Les mémoires sont un genre au croisement de l'autobiographie, de l'histoire et du journal intime. Ils sont constitués de notes prises sur le vif, de pièces historiques (extraits de journaux, témoignages, correspondance...), de récits rétrospectifs en prose dans lesquels l'auteur assume son propre récit et prétend restituer la vérité des événements vécus.
La différence majeure entre l'autobiographie et les mémoires réside dans la nature des faits racontés : dans le premier cas, le récit est centré sur la vie privée de l'auteur ; dans le second, sur son époque.
Dans les mémoires, l'auteur raconte sa propre vie mais en axant son récit sur des faits historiques auxquels il a assisté en qualité de témoin ou pris part en tant qu'acteur. Les mémoires permettent donc à celui qui les compose de mêler vie privée et vie publique mais en donnant plus de relief à la seconde. L'auteur emploie ce biais pour apporter son propre témoignage et ses propres éclairages sur une période historique déterminée - et bien souvent, profiter de l'occasion pour rappeler son rôle et se mettre en avant.
Le mémorialiste est par nature plus proche que l'historien des évènements qu'il décrit. Sa vision de l'histoire est moins impartiale, plus subjective.
Il est traditionnellement issu du monde politique ou militaire. Toutefois la tendance est à la démocratisation du genre, qui n'est plus aujourd'hui réservé aux gens de lettres. Nombre de mémoires fleurissent chaque année sous cette étiquette (ce sont en réalité des autobiographies) écrites (ou dictées) par des personnalités du monde de la chanson, du cinéma, de la télévision.
Les Français vus par eux-mêmes. Le siècle de Louis XIV, une anthologie des mémorialistes du siècle de Louis XIV, éditée par A. Niderst, coll. Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1997.
Les Français vus par eux-mêmes. Le Template:S-, anthologie des mémorialistes du Template:S-, établie et commentée par Arnaud de Maurepas et Florent Bayard, coll. Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1999.