Liste des sièges de la guerre de Cent Ans
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Liste des sièges de la guerre de Cent Ans (1337 - 1453)
La guerre de Cent Ans ne fut pas une guerre de batailles rangées, ce fut une guerre de coup de mains, de sièges et d'embuscades.
[] Origines de cette guerre
En 1336, le roi Édouard III d'Angleterre, prétendant au trône de France et vassal du roi en tant que duc d'Aquitaine pour ses possessions en Guyenne, entre en rébellion contre Philippe VI de Valois, alors roi de France, dont il conteste l'autorité. Le 24 mai 1337, Philippe VI décide de lui confisquer la Guyenne (Aquitaine) en réaction[1].
[] Principaux sièges
- 1337 : siège de la ville et du château de Puymirol par Étienne Le Galois de la Baume, grand-maître des arbalétriers commandant les troupes françaises. La capitulation se fait en date du 17 juillet 1337. Ce siège marque le début des hostilités "sur le terrain" entre les rois de France et d'Angleterre.
- 24 juillet 1337 : siège de Saint-Macaire par Raoul II de Brienne, comte d'Eu, connétable et lieutenant du roi de France.
- 1338 : siège du château de Penne-d'Agenais par les Français. Robert III d'Artois, rallié aux Anglais, entreprend de forcer les Français à lever le siège.[2]
- Février 1338 : siège du château de Madaillan (canton de Prayssas, Lot-et-Garonne) par les troupes françaises d'Étienne Le Galois de la Baume, et du comte Gaston II de Foix. À cette époque le château était occupé par les Anglais.
- 1338 : siège et prise de Tartas par le comte de Foix sous la bannière de Philippe VI de France.
- Mars - avril 1339 : siège de la bastide de Puyguilhem, tout près de Thénac en Périgord, mené par Pierre de la Palu, seigneur de Varambon, sénéchal de Toulouse et d?Albi, avec le support du chevalier Jean de Surie (ou, de Sury) et neuf écuyers avec leurs hommes d?armes du côté français, contre les Anglais. Pierre de la Palu réunit des troupes à Marmande pour assiéger ensuite Puyguilhem où, pour la première fois en France, les artilleurs du roi employèrent la poudre, les canons et les couleuvrines à la réduction d?une place forte.[3]
- 1339 : siège du château fort de Rihoult en Artois (Pas-de-Calais) par Robert III d'Artois rallié aux Anglais. Il enleva la place mais ne put la conserver. Quelques années plus tard, en 1346, les Flamands, alliés des Anglais, détruisirent le château.
- Septembre 1339 : siège de Cambrai conduit par le roi Édouard III. À cette époque, il semble que Cambrai ait été le théâtre d?une lutte entre partisans de l?empereur Louis de Bavière et du comte Guillaume II de Hainaut d?une part, et les alliés du pape et du roi de France Philippe VI de Valois d?autre part (parmi ces alliés : les rois de Bohême et de Navarre, le comte de Savoie, le Dauphin de Vienne, et les Castillans). Cambrai était en effet une ville de l?Empire, pour laquelle les Cambraisiens avaient autorisé le roi de France à laisser une garnison de 300 hommes d?armes. Précédemment, le roi Édouard III d?Angleterre séjournant au château de Bruxelles en août 1339, quitta cette ville et se dirigea vers le Cambrésis, pour satisfaire ses alliés d?Allemagne : il voulut se saisir de Cambrai par trahison. Il l?attaqua ensuite à force ouverte et l?assiégea à partir du 26 septembre. L?évêque de Cambrai, Guillaume II d?Auxonne, eut beaucoup à souffrir du roi d?Angleterre, qui avait obtenu antérieurement, de l?empereur Louis de Bavière, alors excommunié et déposé par le Saint-Siège, le gouvernement de la Basse-Allemagne. La défense de Cambrai était assurée par le gouverneur de la ville Étienne de la Baume dit le Galois, grand-maître des arbalétriers de France (depuis l?année 1338) : celui-ci, commandant de la garnison française, avait fait parvenir à l?intérieur de la ville de l?artillerie composée de 10 canons, (cinq en métal et cinq en fer) et de la poudre composée de salpêtre, de soufre et de charbon (Les canons avaient été fabriqués en France par le seigneur Hugues de Cardaillac et de Bioude (ou, de Cardilhac et de Bieule), et la poudre par l?écuyer Étienne Morel.) Les canons devaient être de faible calibre, car ils ne coûtèrent que 25 livres, 2 sols et 7 deniers en monnaie de Tours.) Le roi anglais lança plusieurs rudes attaques contre la ville, mais la place résista à toutes celles-ci et ce, pendant toute la durée du siège qui s?étala sur 6 semaines. C?est alors que se présentèrent le roi de France et ses alliés devant Cambrai, à la tête d?une grande et puissante armée : ceux-ci forcèrent l?Anglais à lever le siège et à laisser l?évêque tranquille. Ce fut un échec (siège manqué) pour Édouard III, d?avoir été obligé de lever ses troupes sans résultats : il se retira avec celles-ci vers Saint-Quentin.[4]
- Hiver 1339 - 1340 : siège d?Escaud?uvres (Nord). La ville et le château très fort d?Escaud?uvres, séant sur l?Escaut, se situaient à la frontière du comté de Hainaut (le comte de Hainaut y entretenait une garnison permanente : la place étant sa possession) et à une lieue (4 Km.) de Cambrai. La cité et le château étaient défendus par une puissante garnison sous les ordres du capitaine du château Gérard de Sassegnies et de son écuyer Robert Marineaux. Jean, duc de Normandie et fils du roi de France, Philippe VI de Valois, vint assaillir par surprise, avec le connétable, ses maréchaux, ses troupes et avec l?aide de Cambraisiens, la place durant l?hiver 1339-1340 (décembre 1339 ?) : elle tomba en son pouvoir, après un siège de 6 jours, en plein hiver, sous la neige. Les Français, vainqueurs, détruisirent entièrement les lieux (arasés) et y boutèrent le feu (*1). Le capitaine chargé de la défense de la place et son écuyer furent soupçonnés, par après, de s?être rendus par trahison aux Français : aussi moururent-ils, dit Froissart, villainement à Mons en Haynaut. Escaud?uvres fut démantelé, et les débris de ses murailles, comme ceux de la forteresse de Relenghes, furent transportés à Cambrai pour servir à la reconstruction des fortifications de cette ville et à y édifier la « Porte Robert ». Après la prise d?Escaud?uvres, Jean, duc de Normandie se retira et laissa des garnisons à Douai ainsi qu?au Cateau-Cambrésis pour inquiéter le Hainaut de deux côtés. La place sera cependant rendue au comte de Hainaut lors d?un traité avec le roi de France en 1341[5].
- Hiver 1339 ? 1340 : siège de la maison forte de Relenghes (ou anciennement, Erling ou Herling (*1), située du côté opposé du fleuve Escaut, en face d?Escaud?uvres. Cette maison forte, située à la frontière du Hainaut, fut assiégée une journée entière de décembre 1339 (*2) par les troupes du duc Jean de Normandie avec l?aide de Cambraisiens qui n?eurent aucune peine à atteindre les murs de la maison forte, l?eau des fossés cerclant celle-ci étant gelée : après plusieurs assauts, ils se retirèrent le soir venu sur Cambrai sans avoir pu prendre la place. Les assiégés quant à eux, furent sous le commandement d?un fils illégitime de Jean d'Avesnes, |seigneur de Beaumont (oncle du comte Guillaume II de Hainaut), capitaine de la garnison de la place et secondé par 15 compagnons d?armes et de 18 archers : ceux-ci résistèrent fort bien jusqu?à la limite de l?épuisement et, après le départ des assiégeants, se concertèrent et avisèrent qu?ils ne pourraient pas soutenir un long siège contre les Cambraisiens. Ils prirent donc leurs armes, bagages et quelques biens précieux qui leur appartenaient, boutèrent le feu à Relenghes et partirent avant minuit pour se réfugier à Valenciennes. Le lendemain, les Cambraisiens vinrent reprendre le siège de la maison forte et furent tout ébahis de rencontrer la place déserte, vidée et brûlée[6].
- 1340 : siège d'Aubenton (Aisne). En 1340, les Français, le vidame de Châlons, les seigneurs de Braine, de Beaumé, de La Bôve et de Lor à la tête de 500 hommes entreprirent une expédition contre le comte Guillaume II de Hainaut pour le punir d'avoir embrassé la cause des Anglais. Après avoir ravagé le pays de Chimay, ils revinrent à Aubenton pour partager le butin. En représailles, le comte de Hainaut, ordonna à ses chevaliers et à ses écuyers de détruire la ville d'Aubenton ainsi que de semer la terreur et le meurtre. La population informée de cette incursion imminente releva les palissades et reçut du seigneur Jean de Bosmont, le renfort de cinq cents hommes en armes. Le siège (mars ou avril 1340) de la place par les hennuyers dura 5 jours. Les assiégés, sous le commandement de Jehan de la Bôve (Jean II Barat), résistèrent comme ils le purent : peine perdue,.. 1500 à 2000 hommes, femmes, enfants périront sous le fil de l'épée. La ville fut pillée, mise à sac, détruite et brûlée. Il en résulta une chute démographique dans la région constatée en 1348 lors de la reconstruction des fortifications sur une emprise plus réduite, comportant 3 portes et 6 tours dont une existe encore[7].
- 1340 : siège de Montay (Nord) par Jean, duc de Normandie, fils du roi de France Philippe VI de Valois. Ayant réuni auparavant ses troupes en vue d?assaillir la bourgade, il entreprit le siège de Montay qui fut long et difficile. La Chronographia regum Francorum (II, 114) dit que le roi de France, Philippe VI de Valois, y vint en personne : il s?agirait d?une confusion ! Philippe VI avait en effet, convoqué l?ost à Compiègne pour secourir son fils, le duc de Normandie, le 28 mai 1340, mais rien ne dit qu?il se rendit personnellement devant Montay. Toujours à la même époque, Gérard de Werchin au service du comte Guillaume II de Hainaut, surprit le campement du duc de Normandie et attaqua la bourgade de Montay lors de l?incursion des Français dans la place[8].
- 1340 : siège de Le Quesnoy en comté de Hainaut (Nord). Le duc Jean de Normandie, fils du roi de France Philippe VI de Valois, avec ses troupes se déplaça en Hainaut et fit des ravages dans la contrée (son père et lui n?acceptant pas que le comte de Hainaut se soit rallié aux Anglais). Il décida donc de mettre le siège devant la ville de Le Quesnoy (possession à l?époque du comte Guillaume II de Hainaut) en date du 22 mai 1340. Les habitants de la ville se défendirent eux-même. Fort heureusement, ils étaient bien fournis en hommes d?armes, en armes et en artillerie : ils avaient équipés précédemment les remparts de la ville de canons (« bâtons de feu ») et de bombardes (« bouches à feu ») et de petits canons montés sur affûts qui furent utilisés contre les assaillants français menés par le maréchal de Mirepoix. Les « Chroniques de Froissart » mentionnent en effet ce siège comme suit : « (1340) ..Ceux de la ville (= les assiégés du Quesnoy) décliquèrent contre eux (=les troupes françaises) canons et bombardes qui gettoient (jetaient) grands quarreaux.. » Ces carreaux lancés étaient généralement en fer, mais pouvaient être en pierre et également être des garrots de feu comme ils s?en rencontraient depuis très peu de temps dans certaines places assiégées. Les chevaux des assaillants furent effrayés par le bruit de cette artillerie, qui en plus, dispersaient des projectiles en fer, en pierre contre la cavalerie pouvant causer de graves blessures (tant aux cavaliers qu?aux chevaux) : la cavalerie, inopérante dans ce cas contre de tels engins, n?eut d?autre choix que de se retirer. Les Français, mécontents d?avoir été repoussés par l?artillerie de la ville, se transportèrent par dépit sur les villages environnants qu?ils incendièrent, tels Gommegnies, Frasnoy,.. [9]
- 1340 : siège de la forteresse de Thun-l'Évêque, près de Cambrai. Précédemment, le sire Gauthier de Mauny (ou de Manny, ou encore de Masny), chevalier hennuyer au service du roi Édouard III d'Angleterre, avait « surpris et gagné » avec ses gens d?armes, sur l?évêque de Cambrai, Guillaume II d'Auxonne, la forteresse de Thun-l'Évêque sur l?Escaut. Le duc Jean de Normandie, après avoir ravagé le Hainaut et plusieurs de ses châteaux jusqu?à Valenciennes après le siège d?Escaud?uvres, marcha avec ses troupes sur la puissante forteresse de Thun-l?Évêque pour porter secours à cette place importante qui devint son objectif principal : celle-ci était défendue par une forte garnison, qui tenait le moral élevé, aux ordres de Richard de Limosin et de deux vaillants gentilhommes qui se distinguèrent, les frères Jean et Thierry de Mauny (ceux-ci étaient les frères également du précité Gauthier de Mauny) au service des Anglais. Du côté français, le duc de Normandie, accompagné du duc Eudes IV de Bourgogne, fit dès lors un siège en forme devant Thun aux alentours du 4 juin 1340. Thun se situant du côté Ouest de l?Escaut à une courte distance de ce fleuve, les Français avaient établi leurs campements tout proche de la forteresse. Les troupes du duc de Normandie étaient pourvues de machines extraordinaires (engins de guerre lourds, de type bouches à feu (bombardes) qui, dès le 6 juin, lancèrent jour et nuit dans la place de si grosses pierres qu?elles défonçaient les maisons. Les habitants et la garnison furent obligés de se réfugier dans les caves : leur résistance fut opiniâtre. Il y eut très tôt plusieurs brèches ouvertes dues aux bombardements intensifs. Le 7 juin, les Français furent renforcés de troupes venant de garnisons des provinces de la Meuse, de la Thiérache et du Laonnois. Le 15 juin arriva en personne le roi de France Philippe VI de Valois avec une importante cavalerie placée sous son commandement direct : 18.000 hommes d?armes se comptèrent ainsi devant Thun. Apprenant la nouvelle, le comte Guillaume II de Hainaut (allié des Anglais) fit mandement à tous ses alliés d?aller secourir la forteresse. Une coalition d?anglo-germains (composée en majorité de Brabançons) s?approcha par deux directions et se rassembla aux environs de Valenciennes, sur la partie Est de l?Escaut. Un contingent de près de 40.000 Flamands menés par Jacques d?Artevelle (Jacob van Artevelde, en flamand), s?empressa également de rejoindre les coalisés, en passant par le Tournaisis, et approcha par l?Ouest. Pendant ce temps, le duc Jean de Normandie, pour forcer les assiégés à se rendre, utilisa un autre système (*1). On apporta aux balistiers tous les cadavres de chevaux et de bêtes de somme dont le camp était encombré; ils les firent pleuvoir sur Thun-l?Évêque en telle quantité que bientôt l?infection y fut insupportable, et que, réduite à demander grâce, la garnison promit de se rendre, si dans quinze jours elle n?était pas secourue. Le comte Guillaume II de Hainaut parut avant ce terme avec une armée qui se grossissait chaque jour. Jacques d?Artevelle lui amena en cours de chemin, près de 60.000 Flamands. On se trouvait pour la seconde fois à la veille d?une bataille et pour la seconde fois on hésita; les Flamands voulant attendre Édouard III d?Angleterre qui s?embarquait à l?embouchure de la Tamise. Les coalisés s?impatientant, se concertèrent quant à la stratégie à employer pour déloger les Français devant Thun : les Flamands attaqueraient les Français depuis l?Ouest et les Germains entreprendraient la traversée de l?Escaut pour fondre sur les Français. Mais cela ne se passa pas ainsi ! Les Germains tentèrent d?utiliser les pontons construits par les Français, mais furent refoulés vigoureusement dans un combat « hand-to-hand ». Les coalisés défièrent alors les Français dans une bataille, mais ces derniers tenant le fleuve, refusèrent : les armées opposées se résignèrent chacune sur une rive du fleuve à attendre que l?autre réagisse. À ce stade, tout dépendait des Flamands. Mais ceux-ci étaient indisciplinés et inexpérimentés, étant incapables d?atteindre Thun : ils furent également dans l?incapacité de parvenir jusqu'à celle-ci, en traversant la rivière Scarpe qui était tenue par 500 hommes d?armes de la garnison de Tournai (ville fidèle au roi de France.) Ils se résolurent dès lors à prendre le long chemin par Condé-sur-l'Escaut et Valenciennes : ils étaient encore loin, que le comte Guillaume II de Hainaut décida sans plus attendre d?entreprendre le combat pour secourir la garnison occupant la forteresse. La forteresse ayant déjà plusieurs brèches importantes dans ses murailles, et la garnison du château se protégeant de barricades improvisées, il conclut que toute résistance serait bientôt inutile. Dans la nuit du 23 juin, un immense brasier sortit des murs du château. Les assiégeants français se mirent aussitôt en armes pour prévenir toutes échappées des défenseurs de la forteresse et se ruèrent dans la place : ils la rencontrèrent vidée de ses occupants. La garnison entre-temps, avait pu s?échapper par une ouverture non gardée et était passée à travers le fleuve (grâce à des barques envoyées par les Flamands à la garnison de Thun) pour rejoindre les coalisés composés d'Anglais, de Flamands, d'Hennuyers, de Brabançons et de Germains. Ils see replièrent tous vers le Nord (sans avoir oser combattre en l?absence du chef de guerre, le roi Édouard III d'Angleterre) et quittant ainsi l?ennemi français en possession des ruines de Thun-l'Évêque et de toute la vallée de l?Escaut au sud de la frontière du comté de Hainaut. Le siège de la place fit énormément de tués (*2), tant civils que militaires, dans toute la contrée suite aux mouvements des diverses troupes (avec ses pillages divers) : les textes mentionnent près de 12.000 personnes occises dans les bourgs environnants lesquel furent pour la plupart détruits également. Peu après, le roi de France et son fils quittèrent Thun avec l?objectif d?assiéger Bouchain, la dernière importante place forte au sud de Valenciennes. Apprenant que le roi d?Angleterre avait quitté le port d?Orwell le 22 juin pour débarquer avec sa flotte sur la côte flamande, ce projet ne fut pas mis en exécution et le roi de France préféra envoyer des gens d?armes sur les frontières de la Flandre. [10]
- 1340 : siège de Mortagne (près de Valenciennes, Nord). La dite année à Mortagne, le lit du fleuve Escaut avait été garni de 1.200 pieux pour empêcher toute navigation. À cette époque, le comte de Hainaut, allié au roi d?Angleterre, était en train d?assiéger la ville de Tournai. Mais, le comte aimait trop la guerre active et les beaux faits d?armes pour se plaire dans l?oisiveté d?un siège qui fut grand long et bien tenu : il délaissa donc ce siège pour courir le pays et faire des dégâts à dix lieues à la ronde. Avec ses troupes et celles qu?il avait demandé à la population de la ville de Valenciennes pour le suivre dans ses expéditions, il vint assaillir et mettre le siège devant Mortagne. Mais c?était sans compter sur la ténacité du comte Édouard Ier de Beaujeu qui défendit à outrance la cité, et qui ne capitula point. Malgré plusieurs assauts violents, le comte de Hainaut ne put pénétrer dans la cité. Il s?éloigna et se reporta alors sur la ville de Saint-Amand et son abbaye qu?il brûla après un rude assaut[11].
- 1340 : siège et mise à sac de la ville et abbaye de Saint-Amand (Nord) par les troupes armées du comte de Hainaut. Précédemment, lors d?une matinée du siège de Tournai, un grand nombre de soudoyers de la ville de Saint-Amand (ville portant sa fidélité au roi de France) défenseurs de Tournai et présents à ce siège, vinrent attaquer la cité et l'abbaye d?Hasnon en Hainaut : ils détruisirent la place, violèrent l?abbaye et emportèrent tout ce qu?ils purent emmener. Ces soudoyers, leurs méfaits accomplis, lors de leur retraite, passèrent par le bois de Saint-Amand et décidèrent, sur leur chemin, de prendre également d?assaut l?abbaye de Vicogne (ou Vicoigne) à Raismes en Hainaut : un des abbés de Vicogne, du nom de Godefroy de Bavay, eut la présence d?esprit de cavaler en toute hâte auprès du prévôt de la ville de Valenciennes pour lui réclamer une troupe d?arbalétriers et revint avec celle-ci, après l?accord volontiers du prévôt, combattre les bidaux(fantassins) et les Gennevois soudoyés par la ville de Saint-Amand s?insurgeant contre la dite abbaye de Vicogne. Aussitôt qu?ils sentirent les sagettes qui leur venaient du bois, les soudoyers furent tellement effrayés qu?ils s?enfuirent à qui mieux mieux vers leur point de retraite à Saint-Amand : Vicogne, grâce aux arbalétriers de Valenciennes fut sauvée d?un sac. Apprenant ces nouvelles, le comte de Hainaut, allié au roi d?Angleterre, résolu à contrevenger ces forfaitures, vint avec 3.000 hommes d?armes mettre le siège devant la ville de Saint-Amand, qui manifestait à son gré, trop de sympathie pour le roi de France. La ville n?était protégée que d?une simple palissade et gardée par un vaillant capitaine, un chevalier de Languedoc, sénéchal de Carcassonne du nom d?Hugues de la Roque, et sa garnison. Ce chevalier-sénéchal avait mis en garde le père-abbé et seigneur de Saint-Amand, qu?en cas d?attaque de l?ost ennemi (les anglo-hennuyers), la place ne pourrait résister : il ne fut pas écouté ! Des gens d?armes de Valenciennes, mandés par le comte de Hainaut, arrivèrent également devant Saint-Amand : 12.000 hommes se logèrent devant la ville, et attendirent l?ordre du comte de Hainaut pour assaillir la place. Près du pont de la rivière Scarpe commença l?assaut dur et périlleux qui dura toute la journée : il y eut de nombreux blessés et morts des deux côtés. Le soir tombant, les Valenciennois, lassés, s?en retournèrent dans leur ville. Ils revinrent le lendemain, le comte de Hainaut arrivant également avec une grande compagnie de gens d?armes. L?assaut fut lancé : les assaillants hennuyers gagnèrent les premières barrières et arrivèrent devant la porte de la ville menant au chemin vers Mortagne : les tout premiers à l?assaut furent le comte Guillaume II de Hainaut et son oncle Jean d'Avesnes, sire de Beaumont, qui furent tous les deux rencontrés de pierres jetées d?amont, qu?ils en eurent leurs bassinets (casques) effondrés et les têtes toutes étonnées (Sic !). Le comte, sur le conseil d?un de ses soldats, résolut de ne plus tenter de pénétrer par cet étroit passage fermé par une puissante porte : il choisit un autre endroit de l?enceinte à pilonner qui touchait directement les murs de l?abbaye. En effet, s?il parvenait à prendre l?abbaye, il détiendrait aussitôt la ville, car il n?y avait pas d?entre deux entre la ville et l?abbaye : les murs durement pilonnés se rompirent à plusieurs endroits (*1) : les hommes d?armes du comte s?y engouffrèrent, passèrent une petite rivière, l?Elnon (*2) et arrivèrent devant une place (sur laquelle se rencontrait le marché) devant le moûtier (monastère). Le chevalier-sénéchal de Carcassonne attendit à cet endroit, avec plusieurs compagnons d?armes de son pays, les troupes du comte de Hainaut : ils les reçurent hardiment en combattant tant qu?ils purent, mais ce fut en vain. Le comte prit possession avec sa chevalerie de la place et ordonna que nuls assiégés ne seraient pris à merci et que tous seraient passés au fil de l?épée, tant il était courroucé de ce que les Amandinois avaient causé de dommages à son pays : de rue en rue, d?hôtel en hôtel, de maison en maison, tout fut visité par les hommes d?armes du comte et peu d?habitants en réchappèrent. Même le chevalier-sénéchal de Carcassonne fut occis sous sa bannière ainsi que plus de deux cents de ses hommes d?armes. Le soir même de la destruction de Saint-Amand, le comte de Hainaut (qui prenait cette guerre trop à c?ur), sa chevalerie et ses troupes retournèrent au siège de Tournai, après avoir attaqué en chemin, Orchies, Landas, La Celle et les bourgs environnants. Au troisième jour, les gens d?armes de Valenciennes vinrent à nouveau à Saint-Amand : ils saccagèrent tout ce qu?ils purent et qui ne leur rapportait nul profit, tant dans la ville que dans l?abbaye, allant même jusqu?à briser toutes les cloches « ..dont ce fut dommage, car il y en avoit de moult bonnes et mélodieuses..» dira le chroniqueur hennuyer Jean Froissart[12].
- 1340 : siège et bataille de Saint-Omer (Pas-de-Calais) par les troupes Anglo-flamandes menées par le comte Robert III d'Artois (banni de France et allié du roi Édouard III d?Angleterre) : celui-ci crut facilement s?emparer de la ville et fit d'incroyables efforts pour s'en rendre maître en y plaçant vainement divers corps de ses troupes aux extrémités et aux faubourgs. Du côté français, l?arrivée du duc Eudes IV de Bourgogne et la fidélité des habitants de la ville au roi de France, préserva la place et, l?armée assiégeante fut forcée de se retirer. Précédemment, après le siège de Cambrai et le combat naval de l?Écluse (en flamand, Sluis), le roi d?Angleterre débarqua de nouveau en Flandre avec une armée de 50.000 hommes d?armes et confia le tiers de ses troupes, composées essentiellement de 3.000 Flamands, à Robert III d?Artois, qui devait mettre le siège devant Saint-Omer. Pendant ce temps, le roi de France, Philippe VI de Valois, n?en demeura pas moins inactif : il rassembla son armée entre Lens et Arras, afin de pouvoir porter ses forces où la nécessité l?exigerait. Connaissant les projets de l?Anglais, il envoya dans la ville de Saint-Omer, le comte Jean Ier d?Armagnac avec 42 bannières, parmi lesquelles on distinguait celles d?Eudes IV duc de Bourgogne, du comte Henri de Montbéliard, de Robert de Fiennes (*), des seigneurs de Créqui, de Bergues, de plusieurs vaillants chevaliers d?Artois et de Flandre, de Jean II de Châtillon, le comte Dauphin d?Auvergne, le sire Jean Ier de Mercoeur, le sire de Montagu, le sire de Rochefort, le vicomte de Thouars ainsi que plusieurs chevaliers d?Auvergne et du Limousin. Robert de Fiennes était venu joindre le duc de Bourgogne (lui-même accompagné de son fils Philippe de Bourgogne, dit Monsieur) avec 4 chevaliers et 23 écuyers. Le comte Robert III d?Artois s?étant approché avec ses Anglo-flamands devant Saint-Omer, le duc Eudes IV de Bourgogne ne désirant nullement subir un long siège, préféra lui livrer bataille devant et sous les murs de la ville : les troupes françaises se lancèrent soudainement, lances abaissées, bannières déployées, et en bon convenant de bataille, en s?écriant « Clermont ! Clermont ! Au Dauphin d?Auvergne ! » sur les troupes assiégeantes de Robert III. Les Anglo-flamands ébahis quant à cette « sortie » des assiégés qui vinrent sur eux, s?enfuirent chacun à qui mieux mieux à travers les champs, talonnés par les Français qui les tuèrent par "monceaux" et par "troupeaux". Cette « chasse » s?étendit sur deux lieues (8 Km.) aux alentours de la ville : 1.800 assiégeants furent occis et 400 furent ramenés prisonniers à Saint-Omer. Ce fut un succès total du chef de la garnison de la ville, le duc Eudes IV de Bourgogne, ayant réussi son assaut et mis en déroute les Anglo-flamands (26 juillet 1340). Robert III d?Artois, vaincu, s?enfuit en toute hâte, chargé de la malédiction des Flamands, à qui il avait promis un triomphe assuré, et alla rejoindre Édouard III d?Angleterre qui était en train d?assiéger Tournai, courageusement défendue par une garnison française sous les ordres du comte de Foix et du gouverneur Gaudemar du Fay[13].
- 21 juillet - 25 septembre 1340 : Siège de Tournai (Auj., en province de Hainaut, en Belgique.) Les siège, blocus et levée du siège de Tournai se déroulèrent en réalité entre le 1er août et le 27 septembre 1340. Aux premières rumeurs de guerre dans la contrée, entre français et anglais, les magistrats de Tournai, (ville royale française dont les sujets étaient fidèles au roi de France Philippe VI de Valois) et le gouverneur de la cité, Godemart de Faye, avaient fait réparer les remparts : les portes et les murailles étaient en bon état, on donna seulement plus de profondeur aux fossés situés vers la porte de Marvis, laquelle était défendue par deux pont-levis, des guérites et des espringales. Le fleuve de l?Escaut fut barré par une grosse chaîne de crainte que la ville ne soit attaquée par surprise. On cloisonna les portes de la Vigne, des Récollets, de la Poterie, du Floc-à -Brebis et Blandinoise. Tournai pouvant rapidement tomber en famine, une troupe de 1.000 hommes bien équipés et de 300 arbalétriers fut mise sur pied en vue d?effectuer une chevauchée : celle-ci, sortie un soir de Tournai se pointa le lendemain matin devant Courtrai, mit aussitôt le feu aux faubourgs de la ville et en profita pour enlever du bétail aux courtraisiens (plus de 10.000 moutons, autant de bovidés et de porcs furent ramenés à Tournai.) Apprenant la nouvelle, le chef flamand des révoltés contre le roi de France, Jacques d?Artevelle (ou, en flamand, Jacob van Artevelde), jura de tirer vengeance de Tournai. Il fixa un rendez-vous au pont d?Espierre (entre Tournai et Audenarde) où toutes sortes de milices flamandes au nombre approximatif de 40.000 hommes d?armes (issues d?Ypres, Gand et du Franc de Bruges) devaient le rejoindre ainsi que ses alliés anglais, les comtes et généraux Salisbury et Suffolk (*1)(aux ordres du roi Edouard III d?Angleterre), et auxquels se joignirent également des troupes du comte de Hainaut (*2) et du duc de Brabant, pour ensuite partir tous ensemble assiéger Tournai. Le roi d?Angleterre lui-même, avait quitté Gand pour se rendre au siège Tournai : il établit son quartier au château de Chin, que ses troupes venaient d?enlever en date du 21 juillet. Le même jour, côté français, le comte de Foix entra à Tournai avec une colonne de 2.500 hommes, de sorte que la garnison assurant la défense de la ville se montait maintenant à 14.000 servans d?armes, dont 4.000 cavaliers : la place fut aussi pourvue de toutes sortes de munitions. En juillet 1340, les assiégeants réunis sous l?obédience du roi d?Angleterre vinrent planter le siège devant Tournai. Le roi de France, en réaction leva aussitôt une armée de déblocus comptant plus de 22.000 nobles et près de 3.000 fantassins : L?Evêque de la principauté de Liège, Adolphe de la Marck, y figura même, du côté français, avec 7 chevaliers bannerets et 73 chevaliers bacheliers (= ordinaires) ainsi qu?avec 420 écuyers (pour un total de 501 cavaliers.) Pendant deux mois, il ne se produisit aucune action militaire décisive : le blocus de Tournai piétinait, car les défenseurs tenaient bon. De son côté, le roi de France fit divers mouvements afin de dégager la cité, mais n?engagea pas ses forces, globalement supérieures pourtant en nombre et en équipement des assiégeants coalisés. L?abbesse, Jeanne de Valois (*3), de l?abbaye de Fontenelle (près du bourg de Maing en ancien comté de Hainaut) mère du comte de Hainaut, intervint entre les belligérants et réussit à conclure une trêve à Esplechin, bourg près de Cysoing, en date du 25 septembre 1340 : le siège fut levé et les armées rentrèrent chez elle. C?est le besoin d?argent qui réduisit le roi d?Angleterre à lever le siège de la ville. Quant au roi de France, il congédia ses troupes réunies à Bouvines, en date du 27 septembre 1340. [14]
- 1340 : Siège de Condom (surnommée, Condom-la-Rebelle. Auj., en dép. du Gers, région Midi-Pyrénées) par les anglais. Pierre de la Palu, sénéchal de Toulouse au service de la France, accourut défendre la place.
- 1341 : Siège de Brest (Auj., en dép. du Finistère, Bretagne) par Jean de Montfort.
- 1341 : Siège de la forteresse de Champtoceaux (Auj., en dép. Maine-et-Loire) par le duc de Normandie (le futur roi de France Jean le Bon.)[15]
- 1341 : Siège du château de Lymo ou L'Humeau proche de la bourgade La Varenne (Auj., en dép. Maine-et-Loire) La garnison placée à l'intérieur du château (50 à 60 soldats) par Jean de Montfort fut assiégée puis massacrée par les troupes françaises de Charles de Blois. En 1341, Jean de Montfort se réclamant du duché de Bretagne envahit toute la région. Le duc de Normandie expédié par son père, le roi de France Philippe VI de Valois, intervint en Bretagne en vue de contrer les projets de Jean de Montfort. Le premier obstacle pour pénétrer en Bretagne était la forteresse de Champtoceaux située le long de la Loire et qui avait été garnie par Jean de Montfort d?une garnison composée de mercenaires sous le commandement de quelques allemands originaires de Lorraine. Du côté français, Charles de Blois qui était en train d?assiéger Angers, quitta cette place avec une avant-garde au début d?octobre 1341. Le duc de Normandie le suivit vers le 14 du même mois avec la plupart des hauts dignitaires du royaume, tels Mile de Noyers, le duc de Bourgogne, le duc de Bourbon, le frère de Philippe VI à savoir le duc d?Alençon, le Connétable de France, le Maréchal des armées, et l?Amiral de la flotte française ainsi que Louis d?Espagne. Jean de Montfort fit la tentative effrontée de soulager Champtoceaux avec des forces totalement inadéquate : il les mena hors de Nantes et en poursuivant le long du banc sud de la rivière arriva à une petite forteresse appelée L?Humeau ou, Lymo située à près de 3 milles du siège. Il s?attendait à trouver cette dernière place tenue par ses propres hommes (50 à 60 hommes d?armes), mais il y rencontra Charles de Blois. Après deux jours de combat autour de la tour de la petite forteresse de L?Humeau, les hommes d?armes de Montfort, défendant la place, en furent expulsés par le duc de Normandie : ce fut un bain de sang. L?on massacra jusqu?au dernier soldat toute la garnison mise dans la forteresse par Jean de Montfort. La cause de cette exécution était évidente : les français craignaient que ces hommes, traîtres une première fois, ne le devinssent plus aisément encore une seconde fois. Quant à la forteresse de Champtoceaux, elle tomba aux mains des français en date du 26 octobre 1341. Ce fut un tournant dans cette campagne : Jean de Montfort retourna au plus vite à Nantes, tandis que l?armée du duc de Normandie arriva aux remparts de la cité à la fin du mois d?octobre. La ville de Nantes résistait toujours aux français, mais sans réel enthousiasme : elle venait d?apprendre le désastre de la défaite et du massacre des « Montfortistes » de la forteresse de L?Humeau par les troupes françaises. La Chronographia nous montre que la Bretagne bretonnante tenait plus fortement pour Jean de Montfort comme duc de Bretagne que pour Charles de Blois.[16]
- 1341 : Siège de Nantes (Auj., en dép. de la Loire-Atlantique) par Charles de Blois duc de Bretagne contre le comte de Montfort. En avril 1341 décéda Jean III duc de Bretagne : sa succession fut disputée entre son demi-frère et sa nièce. Son demi-frère Jean, comte de Montfort-L?Amaury par l?héritage de sa mère, prétendant au duché de Bretagne s?empare de presque tout le territoire. Le mari de sa nièce, Charles de Blois, recourut aux tribunaux de Philippe VI de France : Arrêt de Conflans en faveur de Charles de Blois contre Montfort. Edouard III d?Angleterre intervint en soutenant Montfort et lui offrant le comté de Richmond. Désireux d?appliquer la décision des tribunaux du roi, Charles de Blois envahit la Bretagne avec ses troupes et les troupes royales. En 1341 (date nouv. st.), après que le duc de Normandie (fils du roi de France Philippe VI de Valois), Charles de Blois (neveu du roi de France), et les autres seigneurs à leur service eurent conquis le château de Châteauceaux (Champtoceaux, auj. en dép. Maine-et-Loire), le dit duc offrit le château au dit Charles, son cousin comme héritier et duc de Bretagne, comme étant sien et de son propre héritage : le château fut confié à la garde de Rasse de Guincamp. Dès lors, l?armée française se porta vers Nantes où se tenait le comte de Montfort, leur ennemi. En chemin, les maréchaux de France assaillirent la ville de Quarquefoure (auj. Carquefou) à 4 lieues de Nantes (16 Km) : cette ville était bien fermée, murée et entourée de fossés et de palissades. Le siège de la ville fut rude de tous les côtés et les assiégés se défendirent comme ils purent (par manque d?hommes d?armes expérimentés) mais bientôt la cité fut enlevée et moult gens à l?intérieur furent occis. Le spectacle fut désolant : les français boutèrent le feu à la ville et logèrent par après dans les environs. Le lendemain, les seigneurs français vinrent par couleurs, ordonnances et connétablies devant Nantes : ils établirent leurs tentes et pavillons tout autour de la ville se préparant au siège. A l?intérieur de la cité se tenaient le comte de Montfort, le sire Hervé de Léon et, les seigneurs Henri et Olivier de Pennefort ainsi que plusieurs chevaliers et écuyers de Bretagne ayant fait précédemment « féaulté » au comte et à sa femme à Rennes. Lorsque le comte de Montfort se vit assiégé par les français devant Nantes, il ne fut pas trop inquiété : la ville était bien pourvue en artillerie et les bourgeois de la ville était également bien armés. Le comte ordonna à tous les habitants de défendre la cité, de se rendre aux guérites et de ne point se jeter sur l?Ost des français. Il réconforta encore les défenseurs en signalant que ce siège ne pouvait durer longtemps car il avait commencé trop près de l?hiver et qu?aussi la cité se situait proche de la rivière de la Loire assurant une protection naturelle. Or, il advint que les habitants de la ville ne tinrent compte de ses recommandations : certains jeunes bourgeois de Nantes et des habitants, au nombre de 400 personnes d?élite, prièrent le sire de Léon d?être leur capitaine afin de les mener à l?encontre de l?Ost des français. Hervé de Léon en bon chevalier qui aimait les armes acquiesça : sa troupe effectua une sortie en terrain couvert car elle connaissait bien la région. Elle rencontra en chemin une colonne de 15 chars, 40 personnes et 300 sommiers et mules chargés de toutes sortes de marchandises, dont du vin et de la farine, destinées aux assaillants de la ville : la troupe se jeta sur le charrois et fit de nombreux tués. Le sire de Léon et sa troupe, après cette chevauchée, décidèrent de ramener aussitôt dans la ville de Nantes ces précieuses marchandises prises à l?ennemi. Sur ces entrefaites, des cris s?élevèrent de l?Ost des français, mécontents d?avoir été spoliés : les trompettes sonnèrent et les gens s?armèrent et montèrent à cheval. Le soir même le sire Louis d?Espagne avec 500 compagnons d?armes, bannières déployées, s?étant lancer à la poursuite de la troupe du sire de Léon, se livra à quelques forts combats. Lorsque le sire de Léon et sa troupe de Nantais virent qu?ils étaient poursuivis, ils se placèrent entre leurs ennemis et les sommiers capturés, pour pouvoir mettre, pendant ce temps, en sécurité, ces victuailles et autres marchandises à l?intérieur des portes de la ville. Il y eut alors une rencontre brutale et une impressionnante mêlée entre les différentes troupes des protagonistes. Les premiers assaillants mené par Louis d?Espagne furent rejoins bientôt par de nombreux seigneurs de France et Hervé de Léon n?eut d?autre issue que de se réfugier à l?intérieur de la ville, sacrifiant à contre c?ur, une partie de ses hommes au combat, par crainte que les français ne réussirent à forcer l?entrée et ne pénétrèrent dans la cité. Près de la moitié des hommes d?armes du sire Hervé resta à l?extérieur des remparts : ils furent tous pris ou occis et, les survivants furent amenés prisonniers auprès du duc de Normandie et Charles de Blois, qui furent heureux de ces prises de guerre. Le comte de Montfort, à la complainte des habitants de Nantes d?avoir perdu de nombreux fils dans cette chevauchée sans raison, en fut tout courroucé et reprocha la prouesse par trop téméraire du sire de Léon son conseiller, ayant perdu la moitié de ces hommes : le sire en resta muet de honte. Cependant, suite à cette déconvenue, les arbalétriers Génevois (=Génois, de la ville de Genova ou Gênes en Italie) et les soudoyers au service de la France effectuèrent d?interminables escarmouches aux portes et barrières de la ville. Les habitants et certains bourgeois de Nantes voyant leurs biens détruits tant à l?extérieur qu?à l?intérieur de la cité par les assauts des français, leurs fils et leurs amis faits prisonniers, redoutèrent du pire quant à l?avenir proche : ils se concertèrent dès lors secrètement et se mirent d?accord pour traiter en catimini, avec les seigneurs français, leurs assiégeants, afin d?obtenir la paix et récupérer leurs fils prisonniers. Cependant, les français exigèrent de ceux-ci qu?ils achètent ou monnayent ce traité : il fut convenu d?un jour, duquel une porte de la ville serait laissée ouverte, permettant ainsi à l?Ost des français de pénétrer paisiblement dans la ville et de se rendre au château afin d?y arraisonner le comte de Montfort et que nuls habitants de Nantes n?interviendraient contre les seigneurs français dans la cité. Aux jour et heure fixés, la porte désignée dans le traité s?ouvrit, et les français pénétrèrent sans encombres dans la ville, se dirigèrent vers le château et surprirent le comte de Montfort qui dormait encore, car il était tôt au matin. Le sire Hervé de Léon et les autres chevaliers du comte furent eux-mêmes surpris et emmenés par les français. Seuls les sires Henri et Olivier de Pennefort et Ives de Tigry réussirent à se sauver à cheval. Le comte et ses chevaliers furent amener hors de la cité au campement des français. Ce jour-là , le sire de Léon, se sentant trahi de tous, ne voulut plus participer aux conseils que le comte de Montfort eut à faire. Lorsque le comte de Montfort, prisonnier, apparut devant le duc de Normandie et Charles de Blois, ces derniers en furent tout heureux et la guerre à leurs yeux n?en était encore que plus belle, car Nantes, la souveraine cité de Bretagne, rentrait en la possession du roi : se concertant, ils décidèrent d?expédier le comte à Paris. Le comte fut amené ainsi auprès du roi de France sous bonne escorte de 200 lances menées par Louis d?Espagne en personne, accompagné du sire de Montmorency, du sieur d?Estouville, et du sire Grimouton de Cambli. A Paris, le roi de France reçut avec joie, ce prisonnier de marque envoyé par son fils le duc de Normandie : il reprocha au comte de s?être emparé de la Bretagne sans avoir attendu la décision des pairs de France et de s?être porté avec orgueil contre le roi de France. Le roi Philippe VI ordonna aussitôt qu?on emporta le comte au château du Louvre, pour y être emprisonner sous bonne garde, jusqu?à la décision royale. Maintes pensées du roi, de mettre à mort le comte de Montfort, furent contrecarrées par les puissants seigneurs du royaume dont le comte Louis de Flandre : le roi décida ainsi de garder ce prisonnier enfermé, tant qu?il vécut. Quant aux bourgeois de Nantes, ils jurèrent et firent serment de foi et hommage à Charles de Blois qui fut reconnu duc et seigneur de Bretagne : celui-ci entra, le 23 novembre 1341 (1340 date anc. st.), le premier dans la cité accompagné du duc d?Alençon son oncle et du duc de Normandie son cousin. La ville fut prise après deux semaines de siège.[17]
- 1342 : Siège de Guérande (Auj., en dép. Loire-Atlantique) par Louis d'Espagne et ses troupes espagnoles et gênoises aux services de la France. La ville était occupée précédemment par les anglais. Après le siège, la prise et le pillage de la place, la ville fut brûlée.
- 1342 : Siège d'Auray (Auj., dép. du Morbihan, Bretagne) par Charles de Blois.
- 1342 : Siège de Rennes (Auj., en dép. Ille-et-Vilaine, Bretagne) par Charles de Blois.
- 1342 : Siège de Vannes (Auj., en dép. du Morbihan, Bretagne) mené par les troupes d'Edouard III d'Angleterre. La ville est prise et reprise aussitôt par les français.
- 1342 : Siège de Vannes (Auj., en dép. du Morbihan, Bretagne.) Robert III d'Artois, allié aux anglais, est grièvement blessé à ce second siège de Vannes.
- 1342 : Siège de Carhaix (Auj., en dép. du Finistère, Bretagne) par Charles de Blois.
- 1342 : Siège d'Hennebont (Auj., en dép. du Morbihan, Bretagne.) Défense héroïque de Jeanne de Montfort : celle-ci reçoit le secours de Gautier de Masny (ou, de Mauny.) Louis d'Espagne leva le siège et rejoignit Charles de Blois devant Auray.
- 1342 : Siège de Dinan (Auj., en dép. des Côtes-d'Armor) par Louis d'Espagne qui finit par prendre la ville.
- 1342 : Siège et prise du château de Porléac'h (entre Lesneven et Lanhouarneau. Auj., en dép. du Finistère, en Bretagne) par les anglais Gautier de Mauny et Tanguy du Chastel (Le château était la possession du vicomte Hervé VII de Léon.)
- 3 août - 29 septembre 1342 : Siège du château de Ste-Bazeille (Auj., en dép. Lot-et-Garonne, Aquitaine) par les troupes françaises commandées par le frère de l'évêque de Beauvais. Le château étant occupé par une garnison anglo-gasconne.
- 1343 : Siège de Morlaix (Auj., en dép. du Finistère, en Bretagne) par le comte anglais Northampton et ses troupes. Les anglais réussirent l?exploit d?écraser les troupes françaises, dix fois supérieures en nombre, menées par Charles de Blois (3 septembre 1343.) [18]
- 1344 : Siège de Pellegrue (Auj., en dép. de la Gironde, Aquitaine) par le comte anglais Derby et ses troupes composées d?anglo-gascons. Le siège dura six jours : il y eut échange de prisonniers et la conclusion d?une trêve.
- 1344 : Siège du château d'Auberoche en Périgord (Auj., les ruines du château se situent sur la commune de Le Change, dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par le comte de l'Isle-Jourdain qui vint avec 10 à 11 milles hommes d'armes français assiéger la place. Le comte anglais Derby et Gautier de Mauny se trouvant à Bordeaux, apprenant la nouvelle, accoururent aussitôt et mirent les français en déroute. Le siège se déroula d'août au 23 octobre 1344. (en 1345 : selon la nouvelle datation.)
- 1344 : Siège et prise de Guérande (Auj., en dép. Loire-Atlantique) par Charles de Blois.
- 1344 : Siège et prise de Dinan (Auj., en dép. des Côtes-d'Armor, Bretagne) par le comte anglais de Salisbury. La ville sera pillée et incendiée.
- 1345 : Siège de Casseneuil (Auj., arrond. Villeneuve-sur-Lot, en dép. Lot-et-Garonne) par le français Robert de Houdetot sénéchal de l'Agenais et maître-arbalétrier.
- 1345 : Siège de Quimper (Auj., dép. du Finistère, Bretagne) par Jean de Montfort qui y mena vainement divers assauts devant la ville.
- 1345 : Siège de Monségur (au N-E de La Réole. Auj., en dép. de la Gironde, région Aquitaine) par le comte anglais Derby. Le siège dura 15 jours (en mai ou en juin 1345.)
- 1345 : Siège et prise de Bergerac (Auj., en dép. de la Dordogne, Aquitaine) par le comte anglais Derby. La ville se rendit le 24 août 1345. Le comte de l'Isle-Jourdain y fut fait prisonnier.
- 1345 : Siège de La Réole (Auj., dép. de la Gironde, Aquitaine) par le comte anglais Derby et ses troupes composées d?anglo-gascons. Celui-ci pénètre dans la ville le 6 octobre 1345.
- 1345 : Siège d'Angoulème (Auj., dép. de la Charente, région Poitou-Charentes) par les anglais. La ville fut remise au comte anglais Derby. Plus tard le prince Jean (futur Jean II le Bon) reprit la ville aux anglais.
- 1345 : Siège de la citadelle de Blaye (Auj., en dép. de la Gironde, Aquitaine) par le comte anglais Derby. La place rendit les armes.
- Mi-avril - au 20 août 1346 : Siège du Castel et de la ville d'Aiguillon en Guyenne (Auj., en dép. Lot-et-Garonne, en Aquitaine) par le duc de Normandie (le futur roi de France Jean II le Bon, fils de Philippe VI de Valois.) Le siège, commencé par les français dans la deuxième quinzaine d'avril, se heurta à la résistance des assiégés anglo-gascons menés par Gauthier de Mauny. Etaient présents au siège, Ernoul d'Audrehem (qui sera plus tard, un des chefs de la défense de Calais pendant 11 mois) et Philippe de Bourgogne dit Monsieur, comte d'Artois et de Flandre (qui sera tué, écrasé sous son cheval.) Le duc de Normandie fit lever le siège le 25 juin 1346 sans avoir pu s'emparer de la place.[19]
- 1346 : Siège de Niort (Auj., en dép. des Deux-Sèvres), par le comte anglais Derby. La ville fut remise aux anglais.
- Mi-août 1346 : Siège de Béthune (Auj., en dép. du Pas-de-Calais) par Oudart de Renty banni de France et rallié aux Anglais. Il commandait des troupes armées et assiégea Béthune. Il dut se retirer plus tard devant la résistance des défenseurs français de la ville, dirigés par Geoffroy de Charny, Eustache de Ribemont, Baudouin d'Annequin et Jean de Landas.
- 1346 : Siège de Cherbourg (Auj., Cherbourg-Octeville, dép. de la Manche, en Basse-Normandie) par Du Guesclin. Le siège se termina après 6 mois d'assauts sans la prise de la ville. Cependant, en 1395, la ville sera rendue à la France.
- 1346 : Siège et prise de Caen (Auj., en dép. du Calvados, région Basse-Normandie) par les troupes d?Edouard III d?Angleterre. Ce dernier arriva sur les lieux du siège le 26 juillet 1346. Du côté français, le comte d?Eu fut fait prisonnier.
- 1346 : Siège et prise du château de Montreuil-Bonnin (anciennement, Monstroel-Bonin. Auj., en dép. de la Vienne, en Poitou-Charentes.) Le château, à cette époque, possédait un atelier monétaire pleinement actif : ce qui pouvait attiser la convoitise, par les butins et les monnaies d?or escomptés, par quelques assiégeants.. En octobre 1346, le comte anglais Derby vint avec ses troupes assiéger la place ..de grand façon et étaient les archers tout devant.. Les archers anglais tirèrent tellement de flèches que les assiégés n?osèrent plus apparaître aux défenses : ce qui profita astucieusement aux troupes assiégeantes qui avancèrent ainsi et conquirent par la force le château et, .. furent tous ceux morts qui dedans étaient.. (300 assiégés occis.) Les anglais prirent dès lors, la possession des lieux, y laissèrent une garnison et s?en allèrent vers Poitiers. (Note : Un bon archer pouvait tirer à cette époque, 5 à 6 flèches par minute.)
- 1346 : Siège de Tulle (Auj., en dép. de la Corrèze, région du Limousin) par le comte d'Armagnac. Ce siège dura du 1er au 15 décembre 1346.
- 1346-1347 : siège de Calais (Auj., en dép. Pas-de-Calais) par les Anglais. Épisode des six bourgeois de Calais. En 1347, après 11 mois de résistance héroïque, quelques chefs français de la défense de la ville de Calais furent prisonniers courtois amenés à Londres par le roi Edouard III d'Angleterre : Jean de Vienne (ou, de Via(e)ne), Jean de Surie (ou, de Sury), Ernoul d'Audrehem (ou, Arnoul(d) d'Audeneham) qui furent rachetés plus tard par le roi de France Philippe VI de Valois.
- 1347 : Siège de la Roche-Derrien (Auj., en dép. des Côtes-d'Armor en Bretagne) par Charles de Blois et ses troupes françaises. La place était occupée par les anglais.
- 1347 : Siège et prise du fort de Domme (en Périgord, à la limite du Quercy. Auj., en dép. de la Dordogne, région Aquitaine.) En 1346, les anglais surprirent et investirent Domme. En 1347, les troupes françaises menées par Guillaume de Montfaucon et aidées de milices improvisées firent le siège et réinvestirent la place.
- 1350 : Siège de Loudun (Auj., en dép. de la Vienne.) Loudun sera prise le 24 juin 1350 par les anglais et en décembre 1350, reprise par les français menés par le sire de Beaujeu. En 1351, les français réinvestirent les lieux.
- 1350 : Siège du château-fort de Rougemont-le-Château (Auj., en dép. du Territoire-de-Belfort) par le meneur, dit l'Archiprêtre (Arnaud de Cervole ou Enguerrand de Coucy), d'une bande de pillards et de mercenaires. Après le siège et le pillage, le château fut incendié.
- Juillet 1351 : Siège de Montréal en Agenois (ou, Montréal-en-Condomois. Auj., Montréal (-du-Gers), en dép. du Gers) par les français sur les anglais. A cette époque la ville était occupée par les anglais. Charles, roi de Navarre et allié des français, vint y faire le siège, prit la place, et la rasa.
- 1351 : Siège de St.-Jean-d'Angély (Auj., en dép. Charente-Maritime), qui était occupé par les anglais. Edouard III d'Angleterre voulut y faire lever le siège. Charles d'Espagne, allié des français, vint y faire le siège en juillet 1351. Jean le Bon s'y rendit également et gagna la ville le 31 août 1351.
- Février 1352 : Siège de la ville de St.-Antonin (Auj., St.-Antonin-le-Val, proche de Rouergue, en dép. Tarn-et-Garonne) par le comte Jean d'Armagnac et les troupes françaises sur les anglais.
- 1352 : Siège d?Agen (Auj., en dép. Lot-et-Garonne) par le comte Strafford lieutenant du roi d?Angleterre en Aquitaine et ses troupes. Ce siège commença au début de l?année 1352, les anglais tentèrent de réduire la ville.
- 1352 : Siège du château de Madaillan (Auj., en canton de Prayssas, arrond. Agen, dép. Lot-et-Garonne) par le sire de Craon, lieutenant du roi de France.
- Mai - juin 1354 : Siège d'Aiguillon (Auj., en dép. Lot-et-Garonne) par le comte d'Armagnac rallié au Valois.
- 1354 : Siège du château de Madaillan (Auj., en canton de Prayssas, arrond. Agen, dép. Lot-et-Garonne) par le comte Jean d'Armagnac. Sa tentative échoua.
- 1355 : Siège de Narbonne (Auj., dép. de l'Aude, région Languedoc-Roussillon) par le prince de Galles. Aymeri VI de Lara, vicomte de la ville de Narbonne, soutint le siège et obligea le prince à abandonner ses tentatives.[20]
- 1355 : Tentative du siège de Carcassonne (Auj., dép. de l'Aude, région Languedoc-Roussillon) par le prince de Galles. La cité résista vaillamment, mais la ville basse fut dévastée. Un siège de la cité aurait été trop long pour le prince de Galles : il aurait été ralenti dans ses expéditions de pillage de toute la région.[21]
- Juillet 1356 : Siège du château de Breteuil-sur-Iton (Auj., en dép. de l'Eure, en région Haute-Normandie), auquel il fut fait usage de canons. Ce siège fut lancé par les troupes de Jean II le Bon, roi de France. La place capitula.
- 1356 : Siège de Romorantin (Auj., Romorantin-Lanthenay en dép. Loir-et-Cher) par le prince de Galles. Le prince prit la ville en juillet 1356.[22]
- 1357 : Siège de Rennes (Auj., dép. Ille-et-Vilaine, Bretagne) par les Anglais menés par le duc de Lancastre qui soutenait Montfort. Bertrand du Guesclin s'y distingue. Le siège débuta le 2 octobre 1356 et se termina le 5 juillet 1357 : Lancastre décidant de lever le siège.
- 1357 : Siège devant Dinan (Auj., dép. des Côtes-d?Armor, Bretagne) par le duc de Lancastre avec ses troupes composées d'anglais et de bretons fidèles à Jean de Montfort. Février 1357, début du siège : Du Guesclin courut s'enfermer dans la ville en vue d'en assurer la défense. En date du 23 mars 1357, le siège fut levé suite à une trêve entre anglais et français. C?est à cette occasion que Bertrand Du Guesclin affronta en combat singulier Thomas de Cantorbery (ou, de Canterbery) représentant le duc de Lancastre. En effet, malgré la trêve, le duc avait fait enlevé Olivier Du Guesclin (frère de Bertrand). Bertrand sortit vainqueur du combat et son frère Olivier fut libéré et obtint un dédommagement pécunier pour sa captivité.
- 1357 : Siège, prise et occupation d'Honfleur (ou anciennement, Honnefleur. Auj., en dép. du Calvados, en Basse-Normandie) par une bande de 600 anglais.
- 1358 : Tentative de siège et d'assauts d?Amiens (Auj., en dép. de la Somme, région Picardie) par les navarrais, qui boutent le feu aux faubourgs de la ville.
- 1358 : Siège de Paris par le Dauphin (le futur Charles V.)
- Fin mai 1358 : Siège du château d'Ermenonville (Auj.,en dép. de l'Oise, région Picardie), sous la Jacquerie, par Guillaume Calle (ou, Ca(i)llet, Cale, Charles, Karle, Carlé). Le dit château appartenant à Robert de Lorris, chambellan de France.
- 1358 - 1359 : Siège de St.-Valéry (Auj., St.-Valéry-sur-Somme en dép. de la Somme, région Picardie) par des picards menés par le connétable Robert de Fiennes, lieutenant du roi en Picardie et le connétable de St.-Pol. Ceux-ci obtinrent la place le 29 avril 1359, après 7 à 8 mois de siège.[23]
- 1359 : Siège et prise de Tonnerre (Auj., en dép. de L'Yonne, en Bourgogne) par Edouard III d'Angleterre.
- 18 juin 1359 : Siège de Melun (Auj., en dép. Seine-et-Marne) par le Dauphin de France, (le futur Charles V) et les troupes royales menées au combat par le connétable Robert de Fiennes. Melun étant aux mains de Charles de Navarre dit le Mauvais, allié des anglais.
- 1359 : Siège de Clermont (Auj., en dép. de l'Oise, en région Picardie.) Le captal anglais de Buch et Jean de Grailly assiégèrent la ville avec leurs troupes pour le compte des anglo-navarrais.
- 1359 - 1360 : Siège de Reims (Auj., en dép. de la Marne, région Champagne-Ardenne) par Edouard III d'Angleterre avec 100.000 hommes d'armes.
- 1360 : Siège de la forteresse de la Roche-sur-Yon (Bas Poitou. Auj., dép. de la Vendée) par Jean Chandos sénéchal de Poitou au service des anglais. La forteresse sera reprise aux anglais par Olivier de Clisson en 1373.
- Décembre 1362 : Siège de Vitteaux-en-Auxois (Anc., Viteaul. Auj., en dép. de la Côte-d'Or, Bourgogne) par l'Archiprêtre et ses "routiers" (mercenaires et pillards) bretons et gascons.
- 1361 : Siège du château de Ballon (Auj., commune de Ballon, en dép. de la Sarthe, région Pays de la Loire) par Robert le Mareschal, chevalier anglais, qui réussit à prendre possession des lieux. A partir de la place, il rançonna et pilla toute la région. Plus tard, les français reprirent le château.
- 1362 : Siège du château de Saugues (ou, Salgues. Auj., en dép. Haute-Loire, en région d'Auvergne) en Gévaudan, par les troupes françaises du maréchal Arnoul d'Audeneham (ou, Ernoul d'Audrehem.)
- Mai 1363 : Siège de Bécherel (Auj., en dép. Ille-et-Vilaine, en Bretagne) par Charles de Blois et Du Guesclin. Le siège sera levé en juillet 1363.
- 1363 : Siège du château de Valognes (anciennement, Valloignes en Cotentin. Auj., en dép. de la Manche, en Basse-Normandie) par Du Guesclin.
- 1364 : Siège d'Auray (Auj., en dép. du Morbihan, Bretagne) par Jean IV duc de Bretagne.
- 1364 : Siège de Nogent-sur-Seine (Auj., dép. de l'Aube, en région Champagne-Ardenne) par le duc de Bourgogne avec 230 chevaliers, écuyers et leurs gens d'armes.
- Juin - Juillet 1364 : Siège d'Evreux (Auj., dép. de l'Eure, région Haute-Normandie) par les français commandés par le maréchal Mouton sire de Blainville et le sire Jean de la Rivière. Evreux résista et ne fut pas prise.
- 1364 : Siège d'Acquigny (Auj., dans l'arrond. de Louviers, dép. de l'Eure, en Haute-Normandie) par les troupes françaises de Charles V menées par Jean Bureau.
- 25 mars 1364 : Siège du donjon de Rolleboise (Auj., en dép. des Yvelines, région Île-de-France) par Du Guesclin qui y chassa par ruse les mercenaires au service de l'Angleterre.
- 11 avril 1364 : Siège du fort de Meulan (Auj., en dép. des Yvelines, région Île-de-France) par Du Guesclin.
- 1364 : Siège de Mantes (Auj., Mantes-la-Jolie, en dép. des Yvelines, région Île-de-France) par Du Guesclin. La ville sera prise le 7 avril 1364.
- Mai 1364 : Siège et prise du château de Peyriac (en Minervois. Auj., dép. de l'Aude, région Languedoc-Roussillon) par le maréchal de France Ernoul d'Audrehem (ou, Arnould d'Audeneham.) Il soumit le château après 6 à 7 semaines de siège.
- 1364 : Siège de Sancerre ( Auj., en dép. du Cher) par les "routiers" d'une Grande Compagnie (mercenaires et pillards.) Ils furent anéantis par le comte Jean III de Sancerre et ses troupes.
- Août 1364 : Siège du château-fort de Moulineaux, proche de Rouen (Auj., en dép. Seine-Maritime, région Haute-Normandie) par le maréchal Mouton seigneur de Blainville (19/09/1364). Ce fut une victoire française sur les anglo-navarrais.
- 1364 : Siège et prise du fort de Domme (en Périgord, à la limite du Quercy. Auj., en dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par le maréchal de France Mouton seigneur de Blainville. Ce fut une victoire française sur les anglo-navarrais.
- 1364 : Siège, prise et occupation du château-fort de Mauve (Auj., Mauves-sur-Huisne, dép. de l'Orne, région Basse-Normandie) par Robert Secot et sa troupe anglaise. Le dit Robert ne s'éternisa que quelques jours dans les lieux.[24]
- 1364 - 1365 : Siège de Villaines (Auj., en dép. de la Côte-d'Or, Bourgogne) par Guy de Pontailler maréchal de Bourgogne.
- Janvier 1365 : Siège et capture de Nogent-sur-Seine (Auj., en dép. de l'Aube, en région Champagne-Ardenne) par Philippe le Hardi et ses troupes armées. La ville était occupée par les "routiers" (mercenaires et pillards) des Grandes Compagnies en Champagne.
- 1365 : Siège de La Charité (Auj., La Charité-sur-Loire, en dép. de la Nièvre, en Bourgogne) par l?ordre du roi Charles V, et mené par Philippe le Hardi duc de Bourgogne, secondé par le connétable Moreau de Fiennes ainsi que des maréchaux Mouton sire de Blainville et Boucicaut et près de 20.000 hommes d?armes. La ville détenue par des navarrais (alliés des anglais à cette époque) dut capituler : la reddition fut totale. La ville rentrait sous l?obéissance du roi de France. Les français investirent la place et les fortifications furent en partie rasées.
- 1367 : Siège du fort de Meulan (Auj., en dép. des Yvelines, région Île-de-France) par Du Guesclin qui y utilisa des Bouches de feu qui remplacèrent les balistes dans l'attaque et la défense des places.
- 18 mars 1368 : Siège devant le fort de Villiers-St.-Benoît (Auj., dans l'arrond. de Joigny, en dép. de L'Yonne, en Bourgogne) par la Grande Compagnie. Après huit jours de résistance des assiégés, le siège fut racheté 300 livres.
- 1368 : Siège et prise de Tarascon (Auj., en dép. des Bouches-du-Rhône) par le duc d'Anjou et Du Guesclin (4 mars 1368.)
- 1368 : Siège de la ville d'Arles (Auj., en dép. des Bouches-du-Rhône) par le duc d'Anjou et, continué plus tard par Du Guesclin (11 avril 1368.)
- 1368 : Siège de Château-Gontier (Auj., en dép. de la Mayenne angevine) par les Grandes Compagnies (mercenaires et pillards.) La cité sera prise le 17 août 1368.
- 1369 : Siège de Duravel, à l'Ouest de Cahors (Auj., en dép. du Lot, région Midi-Pyrénées) par le chevalier et général anglais Robert Knolle (ou, Knowles) avec ses troupes qui échouèrent dans leurs tentatives à diverses reprises.
- 1369 : Siège de la forteresse de St.-Savin (en Poitou. Auj., en dép. de la Vienne) par les anglais menés par Jean Chandos : ceux-ci éprouvèrent un échec. Les forces françaises étaient menées par Jean de Kerlouët (ou, de Carenlouët.)
- 1369 : Siège de Montauban (Auj., dép. du Tarn-et-Garonne) par Olivier de Clisson rallié aux français. Les anglais sont chassés de la ville.
- 1369 : Siège de Cahors (Auj., en dép. du Lot, région Midi-Pyrénées) par les anglais. Les anglais, chassés de Montauban, et commandés par Chandos, le captal de Buch, le chevalier et général Robert Knolle (ou, Knowles), Thomas Holland et le sénéchal Walkafara allèrent ainsi mettre le siège devant Cahors le 16 ou le 26 mai 1369. Mais, la ville fut très bien défendue par Gausfred de Vayrals, archevêque de Toulouse. Les assiégeants après une journée et une nuit d'assauts se retirèrent honteusement.
- 1369 : Siège de Bourdeilles (Auj., en dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par les comtes anglais de Cambridge et de Pembroke pendant 9 semaines. La cité fut finalement prise.
- 1369 : Siège de Domme (en Périgord, à la limite du Quercy. Auj., en dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par Chandos et ses troupes anglaises qui échouèrent dans leur tentative.
- Juillet 1369 : Siège et prise de la Roche-sur-Yon (Bas-Poitou. Auj., en dép. de la Vendée) par les anglais (3.000 lances) menés par les comtes de Cambridge et de Pembroke, Jean Chandos et Jean d'Andeley.
- Mars 1370 : Siège du château de Belleperche (en Bourbonnais. Auj., près de Bagneux, en dép. de l'Allier, Auvergne) par les troupes des ducs de Bourgogne et de Bourbon. Les "routiers" (mercenaires et pillards) gascons, du parti des anglais, qui occupaient la place furent évacués.
- 1370 : Siège de Limoges (Auj., en dép. de la Haute-Vienne, en région Limousin) par le prince de Galles et le duc anglais de Lancastre. Le siège dura du 14 au 19 septembre 1370 : les anglais ayant réussi à percer une brêche par le sol, pénétrèrent dans la ville et il s'ensuivit un massacre important de la population (Plus de 3.000 hommes, femmes et enfants furent occis.) La ville sera également mise à destruction. [25]
- 1370 : Siège de Montdidier (Auj., en dép. de la Somme, région Picardie) par Robert Knolle (ou, Knowles) chevalier et général anglais avec 6.000 hommes.
- 1370 : Siège et prise de Moissac (ou anciennement, Montsac, en dép. Tarn-et-Garonne.) Les assiégés finirent par se rendre au duc d'Anjou et ses troupes françaises en date du 23 juillet 1370.
- 1370 : Siège de Moncontour (en Poitou. Auj., en dép. de la Vienne, région Poitou-Charentes) par les poitevins alliés aux anglais : ceux-ci s'emparèrent de la place, au détriment du roi de France.
- 1370 ? 1371 : Siège du château de Thury en pays de Cinglais (Auj., Thury-Harcourt, dép. du Calvados, en Basse-Normandie) par le chef anglais Pollehay dit Lemoine agissant au nom du roi Edouard III. Après 8 mois de siège le château fut finalement pris. Il fut par après restitué au duc d?Alençon (allié du roi Charles V) pour la somme de 14.000 francs or.
- 1371 : Siège de Bécherel (Auj., en dép. Ille-et-Vilaine en Bretagne) par Du Guesclin.
- 1371 : Siège et prise de Guérande (Auj., en dép. Loire-Atlantique) par Du Guesclin.
- 1371 : Siège de Soubise (Auj., en dép. Charente-Maritime, région Poitou-Charentes) par le sire de Pons. La place se rendit.[26]
- 1371 : Siège d'Ussel (Bas-Limousin. Auj., en dép. de la Corrèze) par Du Guesclin.
- 1371 : Siège et prise de Bressuire (Auj., en dép. des Deux-Sèvres) par Du Guesclin.
- 1371 : Siège de Conches (Auj., Conches-en-Ouches, en dép. de l'Eure, région Haute-Normandie) par Du Guesclin.
- 1371 : Siège de la cité et du château d'Usson, proche de la ville de Brioude en Auvergne (Auj., en arrond. d'Issoire, dép. du Puy-de-Dôme, région Auvergne) par Du Guesclin.
- 1371 : Siège de Montpon (ou anciennement, Montpaon. Auj., Montpon-Ménestérol, en dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par le duc anglais de Lancastre.
- Septembre 1371 : Siège et prise de Moncontour (en Poitou. Auj., dép. de la Vienne, région Poitou-Charentes) par les anglais Jean duc de Lancastre et, Thomas de Percy, sénéchal du Poitou, aidés par des barons poitevins et leurs hommes d'armes.
- 1371 : Siège de Benon (Bourgade à une trentaine de Km. à l'Est de La Rochelle. Auj., en dép. Charente-Maritime, région Poitou-Charentes) par les armées royales menées par Du Guesclin. La place, défendue par les anglo-gascons, fut prise.
- 1372 : Siège de Fontenay-le-Comte (Auj., en dép. de la Vendée) par le connétable de France Du Guesclin. La place se rend le 12 octobre 1372.
- 1372 : Siège de Ste-Sévère (Bas-Berry. Auj., Ste-Sévère-sur-Indre, dép. de l?Indre, région Centre.) Appelé par le roi Charles V et le duc de Berry, Du Guesclin mit le siège à la mi-juillet devant Ste-Sévère. Le 31 juillet 1372, la garnison anglaise capitule : la place est rendue aux français.
- 1372 : Siège de Moncontour (en Poitou. Auj., en dép. de la Vienne, région Poitou-Charentes.) En 1371, la place est prise par les anglais. En 1372, les français menés par Olivier de Clisson et, quelque temps plus tard secondés par Du Guesclin, et ses troupes, mirent le siège et reprirent la place.
- 1372 : Siège et reprise de Montmorillon (Auj., en dép. de la Vienne, région Poitou-Charentes.) En 1369, les anglais s?étaient emparés de la place. En 1372, les français, sous la conduite de Du Guesclin et le sire de Pons, avec 3.000 lances, mirent le siège et reprirent la place.
- 1372 : Siège de Lussac (Auj., Lussac-les-Châteaux, en dép. de la Vienne, en Poitou-Charentes.) Le connétable et gouverneur Du Guesclin, désireux d?en découdre avec les troupes anglaises de Jean Chandos, parcourut le Poitou avec 3.000 lances. Il assiégea et investit rapidement Lussac, après avoir pris précédemment Montmorillon.
- 1372 : Siège de Chauvigny sise devant la rivière la Creuse (Auj., en dép. de la Vienne, en Poitou-Charentes.) A cette époque, Chauvigny appartenait aux évêques de Poitiers. La place fut assiégée par les troupes de Du Guesclin et celles du duc Jean de Berry. Le siège dura deux jours et le troisième jour, les assiégés se rendirent et furent pris à merci. La soumission de la place à Du Guesclin contenta ce dernier : en effet, il l?avait prise déjà l?année précédente, mais les anglais l?avaient reconquise ensuite.
- 1372 : Bataille, siège et prise de La Rochelle (Auj., dép. de la Charente-Maritime, région Poitou-Charentes) par les français. Le 22 juin 1372, la bataille navale engagée par le commandant Gilles Boccanegra et sa flotte castillane, alliés des français, est couronnée de succès contre la flotte anglaise. Août 1372, le siège est mis devant La Rochelle contre les anglais : le 15 août les rochellois chassent la garnison anglaise par ruse. Le 23 août, Du Guesclin entre dans la ville.
- Noël 1372 - fin mars 1373 : Siège de la forteresse et de la ville de Chizé. Bataille de Chizé (Auj., dép. des Deux-Sèvres, région Poitou-Charentes) par Du Guesclin. Chizé était défendue par le capitaine anglais Robert Morton. Il y eut de nombreux combats devant la place (Bataille de Chizé : 21 mars 1373). Ce furent des victoires françaises.[27]
- 1372 : Siège de Bécherel (Auj., en dép. Ille-et-Vilaine en Bretagne) par Du Guesclin.
- 1373 : Siège d?Hennebont (Auj., dép. du Morbihan, Bretagne) par Du Guesclin (fin du mois de mai 1373.)
- 1373 : Siège du château de Mont-Orgueil par Du Guesclin : il atteignit avec trois vaisseaux l'Île de Jersey et mit le siège au château[28]
- Mars 1373 : Siège de la forteresse de La Souterraine ( Auj., en dép. de la Creuse, région du Limousin) par Jean duc de Berry.
- 1373 : Siège et prise de la place forte de Mortagne-sur-Sèvre (Auj., en arrond. de la Roche-sur-Yon, dép. de la Vendée) par Olivier de Clisson et Du Guesclin au nom du roi de France. La place rendit les armes en août 1373.
- Juillet ? août 1373 : Siège de Brest (Auj., dép. du Finistère, Bretagne) par Du Guesclin.
- 1373 : Siège devant Derval (Auj., dép. Loire-Atlantique, région Pays-de-la-Loire) par Du Guesclin. Ce fut un sanglant épisode de la guerre. (Le château de Derval appartenait à cette époque à Robert Knolle (ou, Knowles) chevalier et général anglais.)
- 1373 : Siège devant le château-fort de Bécherel (Auj., en dép. Ille-et-Vilaine, Bretagne) par les français. Le siège avait été entrepris dès 1371 par Olivier de Montauban et fut aux mains des français en 1374 : ce siège dura fort longtemps quoiqu'il fut abandonné et repris plusieurs fois.
- 1373 : Siège et prise de Quimperlé (Auj., en dép. du Finistère, Bretagne) par Du Guesclin, qui fit passer la garnison anglaise au fil de l'épée.
- 1373 : Siège de Thouars (Auj., dép. des Deux-Sèvres, région Poitou-Charentes) par Du Guesclin. La ville se rend aux français, malgré une tentative infructueuse d'Edouard III d'Angleterre pour la secourir.
- 1373 - 1375 : Siège du château fort de Gençay (Auj., sur la commune de Gençay, en dép. de la Vienne, région Poitou-Charentes.) Précédemment, après la défaite française de 1356 à la bataille de Poitiers (bataille de Nouaillé-Maupertuis), Jean II le Bon roi de France, fut fait prisonnier au château de Gençay. Un chevalier anglais Adam Chel d'Agorisses chassa les seigneurs de Gençay et investit le château d'une importante garnison : il préservera la place 19 ans. En 1373, le connétable Du Guesclin entreprit le siège du château avec les troupes royales. Le siège s'éternisera 2 années : il se termina par la capitulation de l'anglais. Un traité fut signé le 17 février 1375 sur la place même du château entre l'anglais Adam Chel d'Agorisses et Du Guesclin : l'anglais devant déguerpir des lieux ainsi que sa garnison et leurs familles et s'en retourner en Angleterre.
- 1373 : Siège de Lourdes (Auj., dép. des Hautes-Pyrénées, région Midi-Pyrénées) par le duc d'Anjou : ce fut un échec et, le duc se retira alors vers Mont-de-Marsan.
- 1373 - 1374 : Siège de Lusignan (Bas-Poitou. Auj., en dép. de la Vienne, région Poitou-Charentes) par les français menés par le duc de Berry et Bertrand du Guesclin : ce fut une victoire pour les français. Ce siège dura près de vingt mois : du 5 mars 1373 au 1er octobre 1374.
- Janvier 1374 - 1375 : Siège et prise du château de St.-Sauveur-le-Vicomte (Auj., en dép. de la Manche, région Basse-Normandie.) Le roi de France, Charles V, désireux d'en découdre de l'occupation du château par les anglais fit appel à Du Guesclin. Ce dernier chargea son lieutenant Jean de Vienne d'en faire le siège avec 3.000 hommes d'armes, 600 arbalétriers, 200 livres de poudre et 32 bouches à feu (gros canons) en provenance de Paris. L'artillerie française pilonna une des tours du château qui prit feu... Des pourparlers s'engagèrent,.. La place fut rendue aux français moyennant le paiement d'une somme de 40.000 francs.
- 1374 : Siège de La Réole (Auj., en dép. de la Gironde, Aquitaine) par les ducs de Bourbon et d?Anjou au nom du roi de France. Au bout de 3 jours, La Réole tomba.
- 1374 : Siège et prise de Brive-la-Gaillarde (Auj., en dép. de la Corrèze, région du Limousin) par les armées du roi de France et les troupes du bon duc Louys de Bourbon.
- Juin 1374 : Siège de Marziac (en diocèse d'Auch. Auj., Marciac, en dép. du Gers, région Midi-Pyrénées) par le duc d'Anjou.
- 1374 : Siège et prise du château-fort de Mont-Ventadour (Auj., sur la commune de Moustier-Ventadour, dép. de la Corrèze, région du Limousin) par Geoffroy Tête-Noire, meneur d'une bande de brigands dits "les routiers" (mercenaires et pillards). Ceux-ci ayant investis la place, rançonneront toute la région pendant 10 années.
- 1375 : Siège de la place-forte de Cognac (Auj., dép. de la Charente, région Poitou-Charentes) par les troupes royales menées par Jean duc de Berry (frère du roi Charles V) et le chevalier Du Guesclin. La place forte et la ville se rendirent au duc le 1er juin 1375.
- 1375 : Siège de Quimperlé (Auj., en dép. du Finistère, Bretagne) par le duc de Bretagne. Les assiégés, parmi lesquels Olivier de Clisson et Jean de Beaumanoir, ayant résistés à quelques assauts, furent sur le point de se rendre, lorsque la nouvelle d'une trève signée à Bruges le 27 juin 1375 entre la France et l'Angleterre, leur arriva. Les assiégeants, menés par Montfort duc de Bretagne, furent contraints de lever le siège.
- 1375 : Siège de St.-Brieuc (Auj., en dép. des Côtes-d?Armor, Bretagne) par le duc Jean IV de Bretagne et ses alliés anglais. Les habitants soutinrent vaillamment et avec succès le siège : la ville ne fut pas prise.
- 1375 ? 1376 : Siège de St.-Sauveur-le-Vicomte (Auj., dép. de la Manche, région Basse-Normandie) par les troupes royales de Charles V. Jean de Vienne, envoyé par le roi, vint y mettre le siège au printemps 1375 avec tous les barons et chevaliers de Bretagne. Le siège fut cependant levé suite à une seconde session de pourparlers de trêve à Bruges (déc. 1375 à mars 1376) entre les représentants des rois de France et d?Angleterre[29]
- 1377 : Siège de St.-Macaire (Auj., en arrond. de Langon, dép. de la Gironde, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) La place, occupée par des anglo-gascons, dut à subir de nombreux et rudes assauts et fut finalement prise par le duc.
- 1377 : Siège du château de Castillon (Auj., Castillon-la-Bataille, dép. de la Gironde, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) La place se défendit une quinzaine de jours et la garnison anglo-gasconne finit par se rendre au duc.
- 1377 : Siège de Sauveterre (Auj., Sauveterre-de-Guyenne, dép. de la Gironde, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) La bastide, qui avait été édifiée par les anglais, après une résistance de 3 jours à divers assauts, se rendit au duc.
- 1377 : Siège de Caudrot (Auj., dép. de la Gironde, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) Après une résistance de 4 jours à divers assauts, la place se rendit au duc.
- Octobre 1377 : Siège de Montségur en Bazadois (ou, Monségur-en-Bazadais. Auj., Monségur (au N-E de La Réole), dép. de la Gironde, région Aquitaine) par le duc d'Anjou (frère du roi Charles V.)
- 1377 : Siège de Ste-Bazeille (Auj., dép. du Lot-et-Garonne, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) La place se rendit au duc.
- 1377 : Siège de Duras (Auj., dép. du Lot-et-Garonne, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) La place se rendit au duc. Commencé le 9 octobre 1377, le siège se termina le 19 octobre 1377. Il y eut un massacre des habitants.[30]
- 1377 : Siège de Bergerac (Auj., dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par les troupes royales menées par le duc d?Anjou (frère du roi Charles V.) rejoint plus tard, par Du Guesclin. Le siège qui avait commencé vers le 19 août se termina au bout d'une quinzaine de jours en date du 2 ou, 3 septembre 1377 par la reddition de la place.
- 1377 : Siège de la ville d?Ardres (Auj., dép. du Pas-de-Calais.) Le siège qui avait commencé le 4 septembre fut mené par Philippe le Hardi avec ses troupes bourguignonnes et des compagnies d?hommes d?armes de Picardie. La ville fut prise par le duc.[31]
- 1378 : Siège et prise d'Evreux (Auj., dép. de l'Eure, Haute-Normandie) par le sire de Coucy et le sire de la Rivière au nom du roi de France.
- 1378 : Siège et prise de Beaumont (Auj., Beaumont-le-Roger, dép. de l'Eure, région Haute-Normandie) par Du Guesclin. La ville capitula le 6 mai 1378.
- 1378 : Siège de Cherbourg (Auj., Cherbourg-Octeville, dép. de la Manche, en Basse-Normandie) par les troupes royales de Charles V menées par Du Guesclin. Le siège fut meurtrier et Du Guesclin dut se retirer.
- 1378 : Siège de la ville et du château de Carentan (anciennement, Karentan. Auj., en dép. de la Manche, en Basse-Normandie) par le sire de Coucy et le sire de la Rivière au nom du roi de France. La place rendit les armes.
- 1377 - 1378 : Siège de Mortagne-sur-Mer (Auj., Mortagne-sur-Gironde, en dép. Charente-Maritime, région Poitou-Charentes) par Yvain (Evan, ou, Owen) de Galles au nom du roi de France. Yvain, prétendant au trône de Galles, était l'allié des français, et combattit pour Charles V. Il fut assassiné à ce siège, par un émissaire anglais envoyé par le roi d'Angleterre. (Ce siège, selon le chroniqueur J. Froissart dura un an et demi.)
- 1378 : Siège de Pont-Audemer (Auj., dép. de l'Eure, Haute-Normandie) par l'amiral Jean de Vienne. La cité défendue par Martin-Sans-Dureté se rendit le 13 juin 1378 à Du Guesclin.
- 1378 : Siège de Breteuil (Auj., Breteuil-sur-Iton, arrond. Evreux, dép. de l'Eure, en Haute-Normandie) par les ducs de Bourbon et de Bourgogne. Le siège débuta le 12 avril 1378.
- 1378 : Siège de Bernay (Auj., dép. de l'Eure, région Haute-Normandie) par les troupes françaises de Charles le Simple. Pierre du Tertre, défenseur, rendit les armes (Pierre du Tertre était aux ordres de Charles de Navarre dit le Mauvais, allié des anglais à cette époque)
- 29 juillet 1378 : Siège du château de Pacy (Auj., Pacy-sur-Eure, dép. de l'Eure, en Haute-Normandie) par les troupes du roi de France, Charles le Simple, menées par ses généraux. Le siège dura deux jours et la place se rendit le 30 juin 1378. Par après, la même année, les fortifications du château furent démolies. Pacy était une des expéditions envoyées par le roi Charles en Normandie pour anéantir les places occupées par Charles le Mauvais roi de Navarre (allié des anglais.)
- Août 1378 : Siège de Bazas (Auj., dép. de la Gironde, région Aquitaine) par le duc d'Anjou. Ce siège, qui débuta le 19 août 1378, ne nous a pas laissé d'information quant à sa finalité.
- 1378 : Siège de Bayonne (Auj., dép. des Pyrénées-Atlantiques, Aquitaine) par le roi de Castille.
- 1378 - 1379 : Siège de St.-Malo (Auj., dép. Ille-et-Vilaine, en Bretagne) par le duc de Lancastre et ses troupes anglaises. Le roi de France envoya une importante armée pour faire lever ce siège. Le siège fut finalement levé en janvier 1379.
- 1379 : Siège de Guérande (Auj., en dép. Loire-Atlantique) par Olivier III de Clisson qui tente de prendre la ville.
- Septembre 1379 : Siège d'Audenarde (en flamand, Oudenaarde. Auj., en province de Flandre-orientale, en Belgique) par 60.000 flamands armés (des gantois) en révolte contre le comte de Flandre, Louis de Mâle (ou, de Maele.) Ce dernier, soucieux de préserver la ville et 800 lances de garnison, accepta un compromis "forcé" proposé par Philippe le Hardi duc de Bourgogne agissant comme intermédiaire entre les belligérants. Le siège fut finalement levé le 3 décembre 1379, après moult sanglants combats.
- Novembre 1379 : Siège de Termonde (en flamand, Dendermonde. Auj., en province de Flandre-orientale, en Belgique) par les flamands (des gantois) armés, révoltés contre le comte de Flandre, Louis de Mâle (ou, de Maele.) Ce dernier envoya des secours aux assiégés de la ville, mais ne put en éviter le pillage.
- 1380 : Siège du château de Challiers (Auj., Chaliers, en canton de Ruines, dép. du Cantal, région Auvergne) par le duc de Berry et Du Guesclin. Le château fut soumis en juillet 1380.
- 1380 : Siège de Châteauneuf-sur-Charente (Auj., dép. de la Charente, région Poitou-Charentes.) Charles V reprit cette ville après un siège de 4 années.
- 13 juillet 1380 : Siège et prise de Châteauneuf-de-Randon (Auj., dép. de la Lozère, région Languedoc-Roussillon) en Gévaudan par Du Guesclin. Au début de ce siège, Bertrand Du Guesclin, chevalier breton et connétable de France, tomba malade et décéda quelques jours plus tard, en date du 13 juillet 1380.
- Hiver 1380 - 1381 : Siège de Nantes (Auj., en dép. de Loire-Atlantique) par le duc anglais de Buckingham auquel concourut également le chevalier et général anglais Robert Knolle (ou, Knowles.)[32]
- 1381 : Siège de Gand (en flamand, Gent, en province de Flandre-orientale, en Belgique) par Louis de Mâle (ou, de Maele) comte de Flandre. Le siège dura trois semaines.
- 1382 : Siège d'Audenarde (en flamand, Oudenaarde. Auj., en province de Flandre-orientale, en Belgique) par Philippe d'Artevelde (ou, Filips van Artevelde) capitaine des gantois avec ses troupes flamandes en révolte contre le comte de Flandre, Louis de Mâle (ou, de Maele.) Le siège dura sept semaines.
- 1382 : Siège de Buzet (Auj., Buzet-sur-Baïse, dép. Lot-et-Garonne, région Aquitaine) par les capitouls de Toulouse[33]
- 1383 : Siège de Bergues (Auj., dép. du Nord) par Charles VI et ses troupes françaises : il s'ensuivit le sac de Bergues (pillages, incendies,..)
- 1383 : Siège de Bourbourg (Auj., en dép. du Nord.) En 1382 déjà , les flamands (des gantois) se rebellèrent contre le comte de Flandre, Louis de Mâle (ou, de Maele) et mirent dans leur parti les anglais : ensemble, ils prirent Dunkerque (Auj., en dép. du Nord) et assiégèrent ensuite la ville de Bourbourg en 1383. Les armées du roi de France Charles VI, et celles du duc de Bretagne arrivèrent sur les lieux du siège, mais ne purent empêcher les anglais de s'échapper avec leurs butins.[34]
- 1383 : Siège d'Ypres (en flamand, Ieper. Auj., en province de Flandre-occidentale, en Belgique) par les flamands (des gantois) révoltés contre le comte de Flandre Louis de Mâle (ou, de Maele), qui s'allièrent aux anglais. Les assiégés assurèrent une défense héroïque de leur ville, jusqu'à l'arrivée des troupes françaises envoyées les secourir et reconquérir les bastions de la ville déjà pris par les anglo-flamands[35]
- 1384 : Siège du château de Penne en Albigeois (Auj., dép. du Tarn, région Midi-Pyrénées) par Gaucher de Passac, capitaine général du Languedoc, pour y assiéger les anglais.
- Juillet à Septembre 1385 : Siège de Damme, en Flandre (Auj., en province de Flandre-occidentale, en Belgique) par Philippe le Hardi et Charles VI de France.
- 1385 : Siège du château de Taillebourg (Auj., en dép. Charente-Maritime, région Poitou-Charentes) par le comte anglais Derby. Du côté français, Louis de Bourbon participa à briser le siège mené par les anglais.
- 1385 : Siège de Verteuil (Auj., dép. de la Charente.) Le siège débuta en août 1385 par les français menés par le duc de Bourbon et Geoffroy de la Rochefoucauld. Les anglais assiégés dans la ville rendirent les armes.[36]
- 1386 : Siège du château de Boutteville (Auj., dép. de la Charente) par le maréchal de Sancerre.
- 1386 - 1387 : Siège de Brest (Auj., dép. du Finistère, Bretagne) par Jean IV duc de Bretagne.
- Mai 1388 : Siège de Grave (Auj., en province de Gueldre, aux Pays-Bas (Provincie Gelderland, Nederlanden.) Le duché de Brabant (anciennement, région à cheval sur la Belgique et les Pays-Bas actuels), vassal du roi de France, était en litige avec le duché de Gueldre (auj., région se situant aux Pays-Bas) concernant des limites territoriales. Les brabançons levèrent des milices à Bruxelles, Louvain, Nivelles et Liège : 40.000 hommes d'armes, s'abstenant de l'aide des français, partirent faire le siège de la ville de Grave. Le duc de Gueldre avec 3.000 à 4.000 hommes d'armes tomba à l'improviste sur les brabançons, qui furent mis en déroute. Le siège se termina le 29 juin 1388. Cette déconfiture acheva de déterminer le roi de France Charles VI ainsi que le duc de Bourgogne à mettre en oubli tout autre intérêt pour marcher contre le duc de Gueldre.
- 1388 - 1389 : Siège du château-fort de Mont-Ventadour (Auj., sur la commune de Moustier-Ventadour, dép. de la Corrèze, région du Limousin.) A cette époque, le château était occupé par Geoffroy Tête-Noire, meneur des "routiers" (mercenaires et pillards.) Le siège, qui fut décidé par Jean duc de Berry, se déroula entre le 4 décembre 1388 et le 14 juin 1389.[37]
- 1393 : Siège et prise du fort de Domme (en Périgord, à la limite du Quercy. Auj., en dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par les "routiers" ou Grandes Compagnies de mercenaires et pillards anglais.
- 1394 : Siège de St.-Brieuc (Auj., dép. des Côtes-d'Armor, Bretagne) par le connétable de Clisson avec ses troupes et celles envoyées en renfort par le roi de France et le duc d'Orléans. La ville fut prise au bout de 15 jours de siège. Alain de Rohan participa à ces journées.
- 1394 : Siège et prise du Château-Perrier (ou, Château-Poirier. Auj., sur la commune de Kermoroc'h, dép. des Côtes-d'Armor, Bretagne) par le connétable de Clisson. Le siège dura une semaine. Le connétable fit démolir le château en représailles contre le duc Jean IV de Bretagne qui lui-même, précédemment, avait fait démolir le château de la Roche-Derrien (Auj., dép. des Côtes-d'Armor, Bretagne.)
- 1398 : Siège et prise de Montignac (en Périgord. Auj., dép. de la Dordogne, région Aquitaine) par le maréchal de Boucicault avec l'armée royale. Le siège se déroula du 5 août à octobre 1398 : Archambaud VI, chef des brigands occupant la ville, capitula.
- 1404 : Siège du château de Calefrin ou, Carlefin en duché d'Aquitaine (Guyenne) par le connétable de France Charles d'Albret, commandant d'une armée en Guyenne et le chevalier Harpedane. Après 6 semaines de siège, les assiégés anglais se rendirent sous certaines conditions, comme de pouvoir s'en aller sain de corps et avec leurs biens précieux. Et, la garnison anglaise à l'intérieur du château fut enfin neutralisée : elle ne faisait que des ravages et des pillages dans toute la région.
- 1405 : Siège du château de Merck (ou, Marck) en Calaisis (Auj., en dép. du Pas-de-Calais) par Waleran de Luxembourg comte de Ligny et comte de St-Pol avec ses troupes armées composées de 50 arbalétiers et 1.000 hommes d'armes flamands. Il fut battu par les anglais (le château-fort de Merck était à cette époque une possession anglaise.)
- 1405 : Siège de L'Ecluse (en flamand, Sluis. Auj., province de Zélande aux Pays-Bas (Provincie Zeeland, Nederlanden), par le comte anglais de Pembroke qui fut blessé à mort lors de ce siège.
- 21 octobre 1406 : Siège de Blaye (Auj., dép. de la Gironde, région Aquitaine) par les troupes de Louis d'Orléans. Après 15 jours de siège, le défenseur du parti des anglais, Jean de Grailly, livra la ville. Après le départ des anglais et leurs alliés, toutes les richesses du château furent pillées par les assiégeants.
- 1406 - 1407 : Siège de Bourg dite Bourg-sur-Gironde (Auj., dép. de la Gironde, région Aquitaine) par les troupes de Louis d'Orléans. Le siège débuta en novembre 1406 pour se terminer le 14 janvier 1407, car Louis d'Orléans dut se retirer. (Bourg-sur-Gironde, était occupée par les anglo-gascons)
- Début 1406 - novembre 1407 : Siège de Lourdes (Auj., dép. des Hautes-Pyrénées, région Midi-Pyrénées) par les français menés par le duc d'Orléans et des troupes du duc de Berry. La ville finit par capituler après un an et demi d'un long et pénible siège. (Lourdes était occupée précédemment par les anglo-gascons.)
- 1410 : Siège de Cherbourg (Auj., Cherbourg-Octeville, dép. de la Manche, en Basse-Normandie) par les anglais. Jean d'Angennes, commandant de la place assiégée, livra la ville après avoir supporté un long et pénible siège.
- 1411 : Siège de Laon par le duc de Bourgogne. La ville fut prise après quelques jours.
- 1411 : Siège du château de Sully (Auj., Sully-sur-Loire, dép. du Loiret) par le duc Arthur de Richemont du parti des Armagnacs.
- Septembre 1411 : Siège de la ville de Montdidier (Auj., dép. de la Somme, région Picardie) par Jean-Sans-Peur duc de Bourgogne avec son armée composée de flamands, artésiens et bourguignons.
- 1411 : Siège de Ham en Vermandois (Auj., Ham, en dép. de la Somme, région Picardie.) La cité était défendue, en son sein, par une garnison de 500 armagnacs commandée par le connétable Bernard d?Albret aux ordres de Charles VI de France. En 1411, le d
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