|
{revue}
La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui reposent sur la liberté d'opinion, la liberté mentale et d'expression. Ainsi, l'article 11 de la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen de 1789 dispose : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Les grands principes du droit de la presseLa liberté de la presse est considérée par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) comme une composante de la liberté d'expression (article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme). Par ailleurs, la protection des sources journalistiques est considérée comme « l'une des pierres angulaires de la liberté de la presse » 1. FranceLes journalistes ne sont pas contrôlés par une instance propre à leur profession, qui pourrait édicter des règles et leur infliger des sanctions, en cas de faute. Le code du travail, avec la loi cressard leur accorde cependant des droits protecteurs. Le journaliste choisit librement d'accepter le code moral qui fixe leurs droits mais surtout leurs devoirs, appelée aussi charte de Munich, et qui s'inscrit dans les contraintes d'une très relative indépendance des rédactions. Un projet de réforme de cette charte, d'origine gouvernementale et menée par un groupe de dix sages, a suscité des réactions nombreuses sur Internet à l'automne 20092. Les inquiétudes pour la liberté de la presse en France sont reflétées par le palmarès annuel réalisé par l'association Reporters sans frontières, où la place de la France a profondément régressé, passant à la 43ème en 20093, soit une chute de douze places en deux ans4. Le 25 août 2005, Paris Match réalise ses meilleures ventes de l’année en publiant en couverture la photo de Cécilia Sarkozy en compagnie de son amant (et futur mari), le publicitaire Richard Attias, à New York. Arnaud Lagardère, propriétaire du magazine et ami personnel de Nicolas Sarkozy, n’est prévenu de la couverture qu’une fois le magazine imprimé. La direction du groupe Lagardère entre alors en conflit avec Alain Genestar, directeur de la publication de Paris Match, et finit par le licencier en juin 20065. Une polémique s’ensuit sur le rôle de Nicolas Sarkozy dans ce licenciement. En effet, si ce dernier affirme à plusieurs reprises « n’avoir aucune responsabilité dans cette décision »6, Alain Genestar déclare au Monde que « le ministre de l’Intérieur, quand il affirme n’être pour rien dans mon licenciement, ne dit pas la vérité. »7 Cette couverture aurait en effet provoqué la colère de Nicolas Sarkozy, qui aurait obtenu le départ de Genestar. Ce licenciement après vingt années passées à la rédaction, passe mal auprès de ses collègues. En signe de protestation, ceux-ci ont cessé de travailler le 29 juin 2006, en estimant que ce licenciement était lié à « des raisons politiques » Elles ont été avivées par les attaques de leader politiques contre des journalistes. Arnaud Lagardère, ami personnel de Nicolas Sarkozy a licencié en juin 2006 Alain Genestar, directeur de la publication du magazine et Paris Match8, pour le punir d'avoir fait la Une du magazine avec une photo de Cécilia Sarkozy et Richard Attias. Le 8 janvier 2008, lors de la présentation des voeux à la presse du président de la République, retransmise en direct sur plusieurs chaînes de télévision, Nicolas Sarkozy prend longuement à partie Laurent Joffrin, lui reprochant une question sur la "monarchie élective". Le directeur de la rédaction lui répondra poliment dans un éditorial9. Le scénario se reproduit à la mi-janvier 2010, en termes plus violents, le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand s'en prenant sur la chaîne Public Sénat au journaliste du Courrier Picard Nicolas Totet10, ce qui déclenche en retour des milliers de témoignages de sympathie11 au journaliste, au plan local, ou sur des sites de réseaux sociaux comme FaceBook12. La situation actuelle dans le mondeClassement mondial selon Reporters sans frontières
Classement mondial de la liberté de la presse, 2008, reporters sans frontières.13
Chaque année, l'ONG Reporters Sans Frontières établit une liste des pays du point de vue de leur liberté de la presse. Le classement mondial de la liberté de la presse est fondée sur les réponses aux enquêtes envoyées aux journalistes membres d'organisations partenaires de RSF, aussi bien qu'aux spécialistes de la question : les chercheurs, les juristes et les activistes de droits de l'homme. L'enquête porte surdes attaques directes faites aux journalistes et aux mass-média aussi bien que d'autres sources indirectes de pression contre la presse libre, comme la pression sur les journalistes par des lobbies. RSF note que le classement se préoccupe seulement de la liberté de presse et ne mesure pas la qualité du journalisme ni de l'autocensure. Le classement 2009, établit les pays où la presse est la plus libre comme étant la Finlande, la Norvège, l'Irlande, la Suède et le Danemark. Le pays au degré de liberté de la presse le plus faible sont l'Erithrée, suivie par la Corée du Nord, le Turkménistan, l'Iran et le Myanmar (la Birmanie). D'après le troisième classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), publié le 26 octobre 2004, l'Asie orientale et le Moyen-Orient seraient « les pires régions du monde » pour la liberté de la presse14, sur 167 pays. La Corée du Nord occupe la dernière position de ce classement. Les régimes de Birmanie, de Chine, du Viêt Nam et du Laos sont également classés parmi les plus autoritaires. L'Irak se place en 148e position ; 44 journalistes y ont été tués depuis le début de la guerre. Le gouvernement communiste de Fidel Castro à Cuba emprisonne pour sa part 26 journalistes. Le dernier classement de RSF (2006) range la Corée du Nord, le Turkménistan, l'Érythrée et Cuba aux dernières places. La France perd cinq place et occupe la 35ème position sur 168 pays15. Les États-Unis d’Amérique perdent 21 places, de la 23e à la 44e. L'association Reporters sans frontières établit une liste des "prédateurs de liberté de la presse", qu'elle met au point chaque année. En 2006 ce sont cinq nouveaux noms qui augmentent la liste, cette année : le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, les groupes armés tamouls du Sri Lanka, le chef des paramilitaires colombiens Diego Fernando Murillo Bejarano, et le chef de guérilla colombien Raul Reyes. RussieAvec les assassinats d'Anna Politkovskaïa et d'Anatoli Voronined de l'agence de presse Itar-Tass en octobre 2006, l'indépendance des médias russes est mise en doute lorsque l'on sait que les deux principales chaînes de télévision publique (ORT et RTR) sont contrôlées par le gouvernement. Selon Marie Mendras, au moins la moitié des journaux télévisés de ces chaînes est dédiée aux faits et gestes du président Poutine16. Depuis 2003-2004, Moscou a resserré son emprise sur les chaînes de télévision privées telles que NTV. Après la prise d'otages de Beslan en 2004, les Izvestia avaient publié plusieurs photographies de la tragédie et le rédacteur en chef avait été renvoyé immédiatement. Seuls l'internet, les radios et la presse moscovites (Novaïa Gazeta, Kommersant, Radio Echo de Moscou ou Radio Liberté) échappent aujourd'hui à la mainmise du pouvoir. Cependant, 20 à 30 % de la population russe a accès au web17. Union européenneEn octobre 2009, un débat a animé le parlement concernant la liberté d'information. Ce débat a été conclu par la Commissaire Reding qui a indiqué qu'une législation européenne sur le pluralisme des médias était subordonnée a sa nécessité pour résoudre des problèmes liés au marché intérieur18. FranceLa liberté des médias français est apparue aux yeux de certains observateurs réduite depuis l'accession au pouvoir présidentiel de Nicolas Sarkozy (en mai 2007). La Télévision suisse romande a diffusé en juin 2009 un documentaire traitant du pouvoir de Nicolas Sarkozy sur les médias français, usant de la peur et de sanctions pour les contrôler.19 La France est devenue le premier pays européen en termes de perquisitions dans les rédactions et de journalistes mis en examen ou placés en garde-à -vue.20 Par ailleurs, les journalistes français s'astreignent à respecter, lorsqu'ils le peuvent, la Charte de Munich, rédigée en 1971, qui fixe aux journalistes dix devoirs fondamentaux et cinq droits et qui a été signée par les principaux syndicats de journalistes français. L'association Reporters sans frontières a classé la France 43e dans son classement 200921, contre 35e en 200822 et 31e en 2007. Afrique
BéninLe Bénin est le pays d'Afrique qui assurerait le mieux la liberté de la presse. Depuis quelques années déjà , de plus en plus de journaux, radios ou encore chaines de télévision se créent, dans l'un des plus pauvres pays du monde. Dans la capitale (Cotonou), avec son million d'habitants, à peu près quarante journaux quotidiens sont publiés chaque jour, peut-être le record dans le monde (bien que comble de tout, il y ait 50 % d'analphabètes). Les huit millions d'habitants du pays peuvent suivre l'ORTB de l'état, ainsi que le contenu de plus de 70 radios et 4 télévisions privées. Cependant, la plupart des journalistes ont un emploi provisoire (pendant la dictature, deux tiers des journalistes avaient une aide de l'état). Seulement à peu près cinq sont rentables. Ils reçoivent un tout petit budget de l'état et très peu d'aides. MaliCrise de la presse (imprimée) - à cause des coûts et de l'analphabétisme : dans la métropole Bamako (deux millions d'habitants) les plus grands quotidiens ont un tirage de seulement 1 malta romain[précision nécessaire]. Aussi, la radio est la plus importante source d'informations. Les journalistes reçoivent parfois, à la place d'un salaire régulier, un pourboire de la maison où ils sont employés. Aussi, les quelques journalistes régulièrement payés ne se risquent pas à aborder les thèmes des problèmes sociaux, comme la crise des écoles et l'augmentation rapide des prix. Notes et références
Voir aussiArticles connexes
Liens externesLe Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |