Le Monde diplomatique
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| Le Monde diplomatique | |
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| Langue(s) | Français |
| Périodicité | Mensuelle |
| Format | Berlinois |
| Genre | Généraliste |
| Diffusion | 166 793[1] ex. (2007) |
| Date de fondation | 1954 |
| Ville d?édition | Paris |
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| Directeur de la rédaction | Serge Halimi |
| Rédacteur en chef | Maurice Lemoine |
| ISSN | 0026-9395 |
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| Le Monde diplomatique | |
Le Monde diplomatique est un mensuel français d'information et d'opinion.
Fondé en mai 1954 par Hubert Beuve-Méry comme supplément au quotidien Le Monde, il était destiné aux « cercles diplomatiques et aux grandes organisations internationales ». Créé sur l'initiative d'un ancien diplomate d'origine hongroise devenu journaliste, François Honti, c'est aujourd'hui une filiale rédactionnellement indépendante du groupe Le Monde. En 2007, l'édition française tire à 245 901 exemplaires.
Sommaire |
[] Données sur la structure et le capital
Autrefois simple supplément du quotidien, le « Diplo » a acquis progressivement son autonomie. Suite à l'accession à la direction du Monde de Jean-Marie Colombani, il en devient en 1996 une filiale à hauteur de 51 %.
Le reste du capital est détenu par l'association des Amis du Monde diplomatique représentant les lecteurs (24,5 %), et par l'équipe rédactionnelle du journal (24,5 %) regroupée au sein de l'Association Günter-Holzmann, du nom d'un généreux donateur qui permit le lancement de cette opération. Ensemble, ces parts sont supérieures à la minorité de blocage (33,34 %) et confèrent au journal une relative indépendance politique vis-à-vis du groupe Le Monde. Par exemple, le directeur de la publication n'est éligible que sur proposition des personnels du journal.
Bien que l'indépendance économique du Monde diplomatique vis-à-vis du groupe Le Monde soit limitée, la ligne éditoriale du journal est devenue largement autonome de celle du quotidien depuis l'arrivée de Claude Julien à la direction de la rédaction en 1973. Par ailleurs, le « Diplo » affirme préserver sa ligne éditoriale vis-à-vis des pressions des annonceurs en limitant la part de ses revenus générée par la publicité. De fait, la part de revenu provenant de la publicité est limitée à 5 %[2], chiffre largement inférieur aux autres journaux dont en moyenne la moitié du chiffre d'affaires provient de la publicité.
Une équipe de neuf journalistes permanents (en 2006) assure la rédaction d'une petite partie des articles, la majorité étant écrite par des journalistes indépendants ou des intellectuels (universitaires, écrivains) d'origines et de nationalités variées.
À partir de 1989, l'impression sur les nouvelles rotatives du Monde à Ivry et le passage au format berlinois ont permis d'introduire la couleur. À l'initiative de Claude Julien, le mensuel a dès lors illustré ses articles de reproductions d'?uvres d'art contemporaines, longtemps choisies par Solange Brand.
Le « Diplo » est présent au capital des éditions Cybermonde (33 % de l'édition en Espagne) et Le Monde diplomatique éditions arabes.
Une revue thématique bimestrielle appelée Manière de voir compile des articles parus dans le Monde diplomatique.
[] Éditions internationales
Le Monde diplomatique paraît à la fin 2007 en 26 langues, dont l'espéranto, à travers 71 éditions internationales, dont plus de 38 imprimées (avec un tirage total de 2,2 million d?exemplaires) et 33 électroniques[3], qui couvrent l'essentiel de l'Europe, de l'Amérique du Sud et du monde arabe[4].
Dès les années 1975, deux éditions sont apparues au Portugal et en Grèce, suivies dans les années 1980 par une édition en espagnol et une édition en arabe. À la fin des années 1990, le mouvement se développe : allemand et italien depuis 1995, édition Cône sud en Amérique du Sud, puis grec. Le mouvement s'amplifie avec le russe, le polonais, l'hindi, le coréen, etc. Aux versions imprimées s'ajoutent de nouvelles éditions électroniques (farsi, japonais, catalan, espéranto, etc.). Les éditions étrangères prennent différentes formes : mensuel, supplément mensuel ou hebdomadaire d'un autre titre de presse, trimestriel, etc. À la simple traduction des articles de l'édition française s'ajoutent jusqu'à 20 % d'articles rédigées par l'édition locale.
L'édition anglophone est née en 1999 d'un partenariat avec The Guardian Weekly. Les éditions en arabe sont maintenant réalisées à Paris par une filiale partenaire de A Concept Mahfoum[5].
[] Ligne éditoriale
Le Monde diplomatique traite une grande variété de sujets d'importance planétaire, et en premier lieu des relations internationales, mais aussi de sujets culturels (articles traitant par exemple de la musique techno[6] ou encore de la radio californienne KPFA, emblème de la contre-culture américaine[7]).
[] Anti-libéral, acteur de la fondation d'ATTAC
Jadis tenant d'une ligne éditoriale tiers-mondiste, caractérisée dans les années 1960 par l'intérêt porté aux nouveaux États nés de la décolonisation, le journal se veut critique de tout impérialisme, entre autres américain. Depuis la fin de la guerre froide, le journal s'est rapproché du mouvement alter-mondialisation, se faisant l'un des hérauts de la critique de la mondialisation "néo-libérale". Il a ainsi soutenu la lutte des zapatistes, mouvement de guérilla mexicaine proclamé en 1995, le jour même de la mise en vigueur de l'ALENA (Accord de Libre-Echange d'Amérique du Nord), entre autres en publiant des articles du sous-commandant Marcos[8].
L'éditorial célèbre d'Ignacio Ramonet, publié en 1995, a ainsi mis en circulation le terme de « pensée unique » pour critiquer le dogme néolibéral[9]. Ainsi, Ignacio Ramonet pouvait écrire dans un éditorial :
- « À cet égard, la Chine constitue un cas d?école et anticipe sur la question qui se posera demain à propos de l?Inde, du Brésil, de la Russie ou de l?Afrique du Sud : comment arracher des milliards de personnes à la détresse du sous-développement sans les plonger dans un modèle productiviste et de consommation « à l?occidentale », néfaste pour la planète et mortel pour l?ensemble de l?humanité ? »[10]
La rédaction a pris une part active dans l'émergence, en France, de la nébuleuse altermondialiste. Ainsi, c'est à la suite de la parution d'un éditorial écrit par Ignacio Ramonet en décembre 1997 que fut créée l'association ATTAC[11]. Le journal a relayé des campagnes d'ATTAC (par exemple contre les paradis fiscaux et le secret bancaire[12]). Il est également à l'initiative et membre fondateur de l'Observatoire français des médias, créé à la suite du Forum social mondial de Porto Alegre en 2002.
Le Monde diplomatique critique en détail ce que le philosophe Toni Negri appelle « l'Empire » néolibéral, concept qui englobe non seulement les États-Unis ou la Triade (USA, Union Européenne, Japon) mais aussi l'ensemble des institutions internationales (FMI, Banque mondiale, OMC, etc.). Il publie aussi régulièrement des articles critiquant l'oligarchie française ou l'« hyperbourgeoisie » mondiale[13]. Certains articles dénoncent un (supposé) peu d'empressement de la COB (Commission des opérations de bourse) à signaler à la justice les opérations douteuses[14], ou bien les façons multiples qu'ont certains milliardaires (dont François Pinault[14]) d'éviter de payer l'impôt sur le revenu.
[] Pro-palestinien
Au sujet du conflit israélo-palestinien, le Monde diplomatique a adopté une ligne très critique à l'égard de la politique de l'État d'Israël. En particulier, le journal reproche à ce dernier de ne pas avoir respecté les différentes résolutions du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU depuis 1947 ainsi que sa politique de peuplement des territoires palestiniens occupés.
Il ouvre régulièrement ses colonnes à des personnalités pro-palestiniennes, comme le journaliste Michel Warschawski, la cinéaste Simone Bitton, le médecin et ancien président de Médecins sans frontières Rony Brauman, le journaliste Uri Avnery et l'historien post-sioniste Ilan Pappé. Le Monde diplomatique donne également la parole à plusieurs tendances de la gauche israélienne : Amram Mitzna ou Yossi Beilin du Parti travailliste israélien mais aussi à des intellectuels palestiniens : Edward Saïd, Mahmoud Darwich ou Fayçal Husseini.
Une étude de Samuel Ghiles-Meilhac, parue en 2006, retrace l'histoire du Monde diplo et de ses prises de position, en particulier à l'égard du Moyen-Orient[15]. Samuel Ghiles-Meilhac rappelle qu?en 1954 le « Journal des cercles consulaires et diplomatiques », mensuel au service des diplomates, était favorable à Israël, de même que le Ministère des Affaires étrangères. Mais tout comme le Ministère des Affaires étrangères après la guerre des Six-Jours, le journal a changé après 1967. Sous la direction de Claude Julien, il est devenu, selon Samuel Ghiles-Meilhac, un journal de la gauche radicale, « se revendiquant engagé et militant, caution intellectuelle de la gauche tiers-mondiste, élément central du mouvement français de solidarité avec les Palestiniens ». D'après Samuel Ghiles-Meilhac, beaucoup de collaborateurs du journal sont engagés dans le soutien de la cause palestinienne : Amnon Kapeliouk, Joseph Algazy, Michel Warchawski, Samir Kassir, Éric Rouleau, Edward Saïd, Étienne Balibar, Alain Gresh, Dominique Vidal et Serge Halimi.
[] Pro-Cuba, pro-Chavez
La ligne anti-impérialisme américain se développe tout naturellement en Amérique du sud, champ privilégié de l'influence américaine. Le journal défend Castro et Chavez, quitte à prêter le flanc à une critique en complaisance excessive. Le journal désapprouve les violations des droits de l'homme à Cuba, mais il les relativise (par rapport à d'autres pays), les explique et les justifie par les pressions américaine et le « blocus »[16] américain sur Cuba.
[] Anti-répressif
Le journal critique la « pression sécuritaire », spécialement celle qui pèse sur les « jeunes issus de l'immigration » en France [17] et plus généralement dans le monde celle dont les attentats du 11 septembre 2001 a été l'occasion au motif de l'antiterrorisme [18]. Sans nuance quand il s'agit de la France ou des USA, cette ligne éditoriale s'adapte aux autres conceptions du journal quand c'est nécessaire, notamment lorsqu'il voit dans l'"impérialisme américain" ou "néo-libéral" la vraie cause profonde du problème[19]. Il dénonce le financement étasunien de Reporters sans frontières[20].
[] Une conception de l'Histoire
Le mensuel se veut engagé dans la lutte contre le révisionnisme historique, notamment pour rappeller les réalités du génocide des Juifs européens, les massacres ou déshumanisations liés au colonialisme (massacre du 17 octobre 1961, critique des zoos humains[21] ou de la façon dont l'État français gère les archives[22].
Le journal ouvre également ses colonnes à Annie Lacroix-Riz, accusée de défendre la mémoire de Staline salie par le "révisionnisme khroutchévien" et contester la réalité de l'holodomor, dont le journal dénonce par ailleurs les motivations [23].
[] Désaccords au sein de la rédaction
Fin 2005, des désaccords apparaissent au sein de l'association ATTAC, recoupant ceux au sein du Monde diplomatique. Les divergences entre Bernard Cassen, Jacques Nikonoff, Ignacio Ramonet et Maurice Lemoine d'une part, Dominique Vidal et Alain Gresh d'autre part, amènent ces derniers à démissionner en janvier 2006 de leur poste de directeurs de rédaction du Monde diplomatique, restant membres de la rédaction comme journalistes.
Le quotidien Libération estime que « Alain Gresh et Dominique Vidal se situent dans un courant de « gauche internationaliste » qui s'oppose à une mouvance chevènementiste ou « nationale-républicaine », où l'on retrouve, avec des nuances, Bernard Cassen et le nouveau rédacteur en chef, Maurice Lemoine. »[24] Toujours selon le quotidien, les tensions viennent notamment de divergences sur la question de la laïcité et du voile, la position de Ignacio Ramonet au sujet du régime cubain et de désaccords au sujet des FARC colombiens.
[] Débats autour du Monde diplomatique
[] Critiques de la ligne éditoriale
La ligne éditoriale du journal, de part son caractère engagé, lui vaut des critiques virulentes. Certains détracteurs lui reprochent par exemple des positions pro-palestiniennes et antisémites, favorables au passé soviétique[réf. nécessaire], ou encore la pratique d'un « terrorisme intellectuel[25] ».
Le titre du journal a fait l'objet de parodies sous le nom de L'Immonde Diplomatique[réf. nécessaire] ou bien encore L'Immonde Diplodocus[réf. nécessaire].
[] Accusations de complaisance avec Fidel Castro
Philippe Val, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, a accusé la rédaction du Monde diplomatique, et Ignacio Ramonet en particulier, d'une amitié avec les dirigeants Fidel Castro et Hugo Chávez[26]. Bernard-Henri Lévy dénonce lui aussi une position qui serait selon lui modérée vis-à-vis du régime communiste de Fidel Castro à Cuba[réf. nécessaire]. Le journal a cependant déjà dénoncé les dérives autoritaires du régime castriste[27]
Au sujet de ces accusations, Ignacio Ramonet dénonce un « anticastrisme primaire » et répond en avril 2002 :
- « Sur le plan des libertés [à Cuba], les choses sont loin d'être satisfaisantes, comme Le Monde diplomatique n'a pas manqué de le signaler. Et le dernier rapport d'Amnesty International sur Cuba constate qu'"au moins treize personnes considérées par Amnesty International comme des prisonniers d?opinion se trouvaient derrière les barreaux à la fin de l?année 2000". C'est grave [...] mais c'est loin d'être le « goulag » annoncé. Le rapport ne signale ni torture, ni "disparition", ni assassinat. Pas un cas. Alors que dans des "démocraties" toutes proches ? Guatemala, Honduras, Haïti, voire au Mexique ou au Brésil ? des syndicalistes, des opposants, des journalistes, des prêtres, des maires continuent d'être assassinés...[28] ».
[] Sur le traitement du conflit israélo-palestinien
La position du Monde diplomatique sur le conflit israélo-palestinien est vue par Alexandre Del Valle comme une accusation à l'égard d'Israël[29] d'être l'unique responsable des problèmes d'une paix qui tarde à venir. Le reproche est fait au journal[réf. nécessaire] de partager les vues pro-palestiniennes d'un certain nombre de personnalités qui interviennent régulièrement dans ses colonnes, comme le journaliste Michel Warschawski, la cinéaste Simone Bitton, le médecin et ancien président de Médecins sans frontières Rony Brauman, le journaliste Uri Avnery et l'historien post-sioniste Ilan Pappé.
[] Au sujet du sionisme
Alain Finkielkraut a émis une critique virulente, écrivant que « Pour Le Monde diplomatique et pour Télérama, tous les sionistes sont des chiens, presque tous les Juifs sont des sionistes et donc des chiens, sauf Rony Brauman, ce juif qui sauve l?honneur[30]. »
Dans un éditorial publié sur le site du journal, Dominique Vidal précise clairement la position du Monde diplomatique à l'égard du sionisme : « Le Monde diplomatique [considère] le droit à l?existence et à la sécurité d?Israël comme une des conditions sine qua non d?une paix juste et durable au Proche-Orient[31] ».
[] Polémiques sur l'antisémitisme
Le magazine de la communauté juive L'Arche a dénoncé l'attitude de l'association des Amis du Monde diplomatique pour son soutien au livre d'Alain Ménargues, Le Mur de Sharon, qu'il juge antisémite[32]. Le rédacteur en chef de L'Arche, Méir Waïntrater, reprochait le silence de Dominique Vidal depuis la sortie du livre.
Dominique Vidal a finalement dénoncé en juillet 2005, dans les colonnes du Monde diplomatique, les passages du livre reprenant des thèmes jugés antisémites par L'Arche[33], écrivant que « caractéristiques de la propagande antisémite, ces thèses essentialistes ? que nous rejetons s?agissant de l?islam comme du christianisme ? sont aussi absurdes que dangereuses[34] ».
Alain Ménargues a dénoncé ce qu'il considère comme « la technique classique de l?amalgame et du syllogisme hasardeux, utilisée par L?Arche dans son cas comme pour tous ceux qui critiquent la politique israélienne d?Edgar Morin en passant par Pascal Boniface et Daniel Mermet. Une technique ? décrite par l?avocat Guillaume Weil-Raynal dans son livre Une Haine imaginaire (éditions Armand Colin, 2005) ? qui consiste à l?utilisation systématique de l?antisémitisme pour interrompre toutes critiques réelles et sérieuses de la politique israélienne.[réf. nécessaire] » Il a dit s'étonner qu'un mensuel qui se veut ouvert au débat comme le Monde diplomatique cède à ce qu'il juge être des « pressions injustifiées ».
Ces accusations, reprises par la rédaction, ont eu pour effet la démission en bloc du jury du prix littéraire des Amis du Monde diplomatique (placé sous le parrainage des prix Nobel Dario Fo et José Saramago ainsi que du cinéaste Costa Gavras et de l?écrivain José Luis Sampedro) qui avait retenu Le Mur de Sharon parmi les 29 sélectionnés pour son prix 2005, et une crise interne qui a provoqué un changement à la tête de la rédaction.
[] Polémiques sur la publicité
Des critiques quant à l'apparition d'annonces publicitaires dans le journal émanent parfois d'une partie des lecteurs[réf. nécessaire]. Le plus souvent, les reproches concernent des publicités pour des activités dont le journal, par ailleurs, critique le mode de fonctionnement. Par exemple les complémentaires santé, les services bancaires ou les produits pharmaceutiques. Ils estiment que ces annonces pourraient affecter la ligne éditoriale et, en particulier, limiter la liberté d'expression sur les thèmes en question.
Notamment, deux campagnes publicitaires ont rencontré un flot important de critiques[35]. En novembre et décembre 2003, des annonces publicitaires pour IBM et pour une marque de voiture occupèrent deux pages complètes. Dans les éditions de février et mars 2004 apparurent des annonces de Microsoft, pourfendeur du logiciel libre, alors même que le mensuel avait publié des articles favorables aux logiciels libres et qu'il les utilise pour son site internet.
En réponse à ces critiques, l'équipe éditoriale apporte deux réponses :
- elle affirme ne pas contrôler le contenu des annonces, qui est décidé par une régie publicitaire ;
- surtout, elle fait remarquer que le journal ne laisse que le strict minimum comme place à la publicité (tant dans les pages que dans ses finances) et fait son possible pour la diminuer encore.
Le journal a également publié des articles critiques sur la publicité.
[] Composition de la rédaction
- Directeur de la publication : Serge Halimi.
- Rédacteur en chef : Maurice Lemoine.
- Rédacteurs en chef adjoints : Martine Bulard, Philippe Rivière, Anne-Cécile Robert.
- Rédaction : Mona Chollet, Alain Gresh, Pierre Rimbert, Dominique Vidal.
Le directoire a été renouvelé avec effet au 1er janvier 2008.
Ignacio Ramonet, ancien directeur de la rédaction, a quitté son poste en même temps que Bernard Cassen, et a été remplacé par Serge Halimi.
[] Références
- ? Ce chiffre concerne la diffusion payée de l'édition française uniquement. Le journal revendique un tirage total de 2,2 millions d'exemplaires en 38 éditions internationales (Le Monde diplomatiques, Éditions internationales).
- ? Ignacio Ramonet, « Menaces sur l'information », Le Monde diplomatique, janvier 2007.
- ? Pour des données actualisées, voir « Éditions internationales »
- ? Dominique Vidal, [http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/VIDAL/14139 L'internationale du Diplo, Le Monde diplomatique, novembre 2006, p. 27.
- ? Archives des éditions arabes
- ? Sylvain Desmille, « La vague aléatoire de la musique techno », Le Monde diplomatique, février 1999.
- ? Barbara Epstein, « KPFA, la radio californienne qui résiste », Le Monde diplomatique, octobre 1999.
- ? Le sous-commandant Marcos, « Le fascisme libéral », Le Monde diplomatique, août 2000.
- ? Ignacio Ramonet, « La pensée unique », éditorial du Monde diplomatique en 1995.
- ? Ignacio Ramonet, « Chine, mégapuissance », Le Monde diplomatique, août 2004.
- ? « Le Monde diplomatique et ATTAC », article paru dans Le Monde diplomatique de septembre 2006.
- ? Jean Ziegler, « Mort programmée du secret bancaire suisse », Le Monde diplomatique, février 2001.
- ? Denis Duclos, « Naissance de l?hyperbourgeoisie », Le Monde diplomatique, août 1998.
- ? a? b? Olivier Toscer, « Argent public, fortunes privées », Le Monde diplomatique, décembre 2003.
- ? Samuel Ghiles-Meilhac, Le Monde diplomatique et Israël, 1954-2005. Histoire moderne de l?État juif à travers un journal français de référence, Éd. Le Manuscrit, 2006.
- ? le journal utilise la traduction du terme cubain "el bloqueo", comme l'a parfois fait l'ONU, le terme généralement utilisé étant par ailleurs "embargo"
- ? Mineurs « dangereux » et juges « laxistes »
- ? Ignacio Ramonet, « Antiterrorisme », Le Monde diplomatique, mars 2004.
- ? Demain, Cuba...
- ? [http://www.monde-diplomatique.fr/2008/02/LEMOINE/15607 à propos de "La face cachée de Reporters sans frontières"
- ? Nicolas Bancel, Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire, « Ces zoos humains de la République coloniale », Le Monde diplomatique, août 2000.
- ? Claude Liauzu, « Les archives bâillonnées de la guerre d?Algérie », Le Monde diplomatique, février 1999. Claude Liauzu, « Manipulations de l?histoire », Le Monde diplomatique, avril 2007. Pascal Blanchard, « "Manipulations de l?histoire" », Le Monde diplomatique, mai 2007.
- ? Comment les nationalistes ukrainiens réécrivent l?histoire
- ? Olivier Costemalle, « Attac diplomatique à la direction du Monde diplo », Libération, 7 janvier 2006.
- ? Francis Dupuis-Déri, « Le Monde diplo » et le terrorisme intellectuel, Le Monde libertaire, septembre 2004.
- ? Deux de ses éditoriaux ont été critiqués par l'association Acrimed : « Quand Philippe Val, analyste "complexe", prétend soutenir Ingrid Betancourt » et « Philippe Val se charge de l?épuration de l?Observatoire français des médias »
- ? On a ainsi pu lire : « Au début du mois d?avril 2003, [?] le monde apprenait les peines inacceptables prononcées à La Havane contre des opposants non violents. » (Gianni Minà, « Cuba, le syndrome de l?île assiégée », Le Monde diplomatique, juin 2003).
- ? Ignacio Ramonet, « Anticastrisme primaire », Le Monde diplomatique, avril 2002.
- ? La convergence des totalitarismes, ou les nouveaux visages rouge-bruns-verts de l?antisémitisme - Blog d'Alexandre del Valle
- ? « La querelle Finkielkraut-Brauman », Le Point, 3 octobre 2003.
- ? Dominique Vidal, « Quand Jean-Christophe Rufin prône le délit d?opinion », dossier du Monde diplomatique, 21 octobre 2004.
- ? « Quand les "Amis du Monde diplomatique" font la promotion d?un livre antisémite », L?Arche, n°565, mai 2005.
- ? « L?affaire Ménargues » (suite), L?Arche, n° 561, janvier 2005.
- ? « Le Mur de Sharon », Le Monde diplomatique, Dominique Vidal, juillet 2005.
- ? « Le Monde Diplomatique, publicitaire des multinationales ? » sur Acrimed.
[] Liens externes
Le site du journal a été l'un des premiers à utiliser SPIP.
- Le site internet du journal
- La liste des éditions internationales
- Les amis du Monde diplomatique
- Le Monde diplomatique serait prochainement consultable de 1954 à 1977dans Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Le Monde diplomatique
Revue de presse Le_Monde_diplomatique
