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Le Château des Carpates est un roman de Jules Verne publié en 1889. Il met en ?uvre l?histoire d?une cantatrice à qui on va dérober la voix. Elle est intriguée par un regard qu?elle devine à travers le grillage qui délimite sa loge. Elle sent un regard terrifiant peser sur elle. Il s?agit de quelqu'un qui est amoureux d'elle et qui s'empare de sa voix et de son image. Cette personne est un irigoman. Le jour où elle doit épouser un jeune homme, elle meurt sur scène. Ce jeune homme est persuadé que sa promise n'est pas morte, on lui raconte que dans les Carpates, il y a un château où on entend des voix. Il s'y rend et y voit sa fiancée qui chante, il rentre dans ce château pour la délivrer. Et en fait, il ne s'agit que d'un hologramme, il détruit l?appareil croyant la délivrer. Et sa voix et son image disparaissent à jamais. [] Liens externes
Le Château des Carpathes, un des romans les plus populaires de Jules Verne, est paru pour la première fois en feuilleton dans Magasin, vol. 55, no. 649 (1er Janvier 1892) - vol. 56, no. 672 (15 décembre 1892). Dans le village de Werst, en Transylvanie, circulent des rumeurs sur des phénomènes inquiétants perceptibles dans le château abandonné. Le comte Franz de Télek qui voyage pour oublier la mort de sa fiancée, la cantatrice Stilla, arrive à Werst. Il apprend que le château appartenait à Rodolphe de Gortz, qui l'avait maudit au moment de la mort de Stilla. Il finit par percer le mystère : l'inventeur maudit Orfanik a mis au point un système inédit, "un simple artifice d'optique", qui permet à Rodolphe de Gortz de revoir Stilla en scène. Franz de Télek arrive à pénétrer dans le château, entend et voit Stilla chanter. Mais lorsqu'il se précipite vers elle, Rodolphe de Gortz la poignarde et la glace du système dans laquelle elle apparaissait vole en éclats. Franz devient fou et le château explose. Dans Le Fleuve Alphée, Roger Caillois évoque ce système : "Je préférais Le Château des Carpathes, annonce d'une sorte de télévision ou de cinéma en relief. La projection d'images enregistrées y remplace les apparitions de fantômes du roman noir (...)"(1). Cette interprétation est contestée par un autre commentateur, Jean-Louis Leurrât : "Le Château des Carpathes propose peut-être une préfiguration, assez fruste il est vrai, des hologrammes, mais certainement pas de la télévision". A vrai dire, il importe peu de déterminer si ce "simple artifice d'optique", dont Jules Verne ne nous donne évidemment pas le descriptif technique, est un système de télévision, d'hologramme ou un phonographe couplé d'un magnétoscope. Le roman de Verne est clairement marqué par les développements de l'électricité et des télécommunications caractéristiques des années 1880. Le nom même de Télek (que l'on retrouvera dans Le secret de Wilhelm Storitz) n'évoque-t-il pas le terme de télécommunications, qui commence à se propager à l'époque ? L'auteur lui-même nous indique, au chapitre XV, l'importance de ce contexte scientifique. L'intérêt du roman vernien réside plus dans l'interprétation mythologique des technologies que dans leur soi-disant découverte. A travers la maîtrise de l'enregistrement de l'image et du son, c'est, nous rappelle Verne, le rapport à l'absence et à la mort qui est en jeu. Déjà La journée d'un journaliste associait le téléphote avec la mort et la perspective de la résurrection, Vernbe nous décrivant comment le monde entier pouvait assister par la voie phono-téléphotique à l'expérience de décongelation du cadavre de Nathaniel Faithburn. Mais, dans les deux cas, ces résurrections sont des échecs, comme si elles ne résultaient que de l'illusion qui vient des images. Ainsi Michel Serres voit-il dans Le Château des Carpathes une reprise du mythe d'Orphée.
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Le Château des Carpates |