La Rachidia
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La Rachidia (??????? ????????), est un institut de musique tunisienne qui voit le jour en 1934 grâce à une élite de mélomanes dirigés par Mustapha Sfar (Cheikh El Médina de Tunis). Elle porte le nom officiel d'Association de l'Institut Al-Rachidi de musique. C'est la première institution musicale en Tunisie et une des plus vieilles institutions de musique arabe.
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[] Étymologie
Le nom de La Rachidia est choisi en référence à Rachid Bey, troisième souverain husseinite, qui fut initié à la musique par sa mère, une aristocrate italienne[1]. Il s'intéresse donc particulièrement à la musique et à la chanson venues d'Andalousie et ?uvre à enrichir la musique tunisienne par celle venant de Turquie (notamment au niveau des règles et des rythmes). Ce souverain met en place une école de musique au palais beylical qui est conservée sous le règne de ses successeurs.
[] Histoire
Deux ans après le congrès de la musique arabe organisé en mars 1932 au Caire, La Rachidia voit le jour en réaction à l'envahissement des espaces publics (cafés) par les disques orientaux, à l'apparition de chansons tunisiennes en français (défense de l'identité nationale en période de colonisation) et aux effets d'une chanson alors considérée comme « de bas étage »[1]. Dans une première étape, l'institution vise donc la sauvegarde du patrimoine musical tunisien dont le malouf et ses variantes. Dans une seconde étape, elle vise la documentation d'un patrimoine considérable : les premiers essais d'adaptation de notation musicale sont exécutés par Mohamed Triki[1].
Les premières années suscitent l'enthousiasme des paroliers et des musiciens. Ces derniers, réunis au sein d'une cellule (khaliya), donnent leur premier concert au Théâtre municipal de Tunis. La Rachidia recrute ses premiers éléments féminins : Chafia Rochdi, Saliha et Fathia Khaïri. Cette phase de développement se poursuit après l'indépendance avec la création par Khemaïs Tarnane d'un conservatoire pour l'apprentissage du malouf qui donne un second souffle à l'institution avec l'apparition des figures de Tahar Gharsa, Mohamed Saâda, Abdelhamid Ben Aljia, Ridha Kalaï, Naâma ou encore Oulaya[1]. À partir des années 1950, l'enseignement y est introduit avec la même mission de sauvegarde du patrimoine et d'encouragement de la créativité et de l'innovation chez les jeunes musiciens de tous horizons.
Avec le lancement de l'orchestre de la radio-télévision tunisienne, on assiste à une désertion de l'orchestre de La Rachidia. Après le décès de Tarnane en 1964, Tahar Gharsa est nommé responsable de l'ensemble vocal jusqu'en 1978. Par ailleurs, une décision présidentielle est prise en 1991 pour renforcer le budget de l'institution et la réhabiliter par la relance de la troupe première, l'actualisation du patrimoine musical national, la réintroduction de l'enseignement et l'encouragement des créateurs dans toutes les branches de la musique, une mission dont est chargé Ben Aljia avec l'aide de Tahar Gharsa. Le fils de ce dernier, Zied Gharsa assure la direction de l'ensemble musical à partir de 2003[1] et remplace Ben Aljia à la tête de l'orchestre en juillet 2006.
[] Activités
Le comité artistique assure la charge de la collecte du patrimoine et de la révision des nouvelles compositions. Le deuxième comité, composé de poètes et d'auteurs, se penche sur l'étude des textes des chansons.
La Rachidia anime des concerts tous les mois à l'Institut supérieur de musique qui en est le siège. En 2005, l'ouverture du Festival international de Carthage est consacré à célébrer les 70 ans de cette institution.
[] Références
[] Lien externe
- (fr) Lotfi Ben Khélifa, « La Rachidia. L'arène des chants éternels », Saisons tunisiennes, 30 août 2008
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/La Rachidia
Revue de presse La_Rachidia
