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Košice 
extracted from Wikipedia, the Free Encyclopedia


 

Košice
(Capitale régionale)
Blason de Košice
Héraldique
Drapeau de Košice
Drapeau

BandeauKosice.png
Administration
Pays Flag of Slovakia.svg Slovaquie
Région Région de Košice
District District de Košice I à IV
Code postal 040 01
Plaque minéralogique KE
Primator (maire) František Knapík
mandat:2010
Démographie
Population 235 006 hab. (31.12.2007)
Densité 967,9 hab./km²
Géographie
Latitude 48° 43′ 16″ Nord
       21° 15′ 27″ Est
/ 48.72111, 21.2575
Longitude
Altitude 208 m (mini : 184 m) (maxi : 851 m)
Superficie 24 280 ha = 242,8 km²
Localisation en Slovaquie
Localisation dans la région de Košice
Voir la carte physique
City locator 2.svg
Košice
City locator 12.svg
Košice
Voir la carte administrative
City locator 2.svg
Košice
City locator 12.svg
Košice
Sources
http://www.e-obce.sk 1
http://portal.statistics.sk/mosmis/sk/run.html 2
http://www.slovakregion.sk/ 3


Košice (Phonétique: [ˈkɔʃɪʦɛ], allemand : Kaschau, hongrois : Kassa) appelée parfois Cassovie en français sur la base du nom latin Cassovia, est la deuxième plus grande ville de la Slovaquie4 et la cinquième de la défunte Tchécoslovaquie5.

Košice est capitale régionale de la région de Košice (Košický kraj) mais elle étend son influence au-delà des frontières régionales à toute la Slovaquie orientale4. La ville est le siège de plusieurs universités4, de la cour constitutionnelle de Slovaquie6 et des évêchés catholique romain (depuis 1995 archevêché7) et catholique grec7. Elle possède le plus grand centre historique protégé de Slovaquie qui comprend de nombreuses maisons, palais aristocratiques et églises gothiques, baroques ou art nouveau avec en son centre la plus grande église de Slovaquie, la cathédrale Sainte-Élisabeth8.

C'est la première ville d'Europe à s'être vu attribuer des armoiries9 et en 2013 elle sera avec Marseille, capitale européenne de la culture10.

Sommaire

Toponymie

Armoiries et Cathédrale

Le premier document écrit faisant mention de l'implantation d'une communauté est daté de 1230 sous le nom de « Villa Cassa »11. Les autres anciennes formes rencontrées du nom Košice sont Cassa, Kassa et Kossa. L'origine n'est pas connue mais l'explication la plus probable serait que le lieu ait un nom d'origine slave pouvant se traduire par "Gens de Koša" dont Koša serait un nom de famille. La cuvette de Košice étant habitée à l'époque de la colonisation hongroise puis allemande, les nouveaux arrivants auraient emprunté le nom aux populations locales. Par la suite les administrateurs allemands de la ville transformèrent le nom en Kaschau et les hongrois en Kassa. La forme latinisée Cassovia et son adjectif Cassoviensis proviendraient de la Renaissance et de l'humanisme12.

En français, la forme Cassovie fut utilisée jusqu'à la Seconde Guerre mondiale mais est aujourd'hui assez rare et on privilégie le terme local13 mais en 1781 on pouvait lire dans l'Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers de Diderot et D’Alembert: « CASSOVIE ou CASCHAU, (Géog.) ville forte de la haute Hongrie, capitale du comté d’Abanwyvar. Long. 38. 28. lat. 48. 38. »14.

Géographie

Situation

Image satellite.

Košice est situé dans la vallée de la rivière Hornád, un sous-affluent de la Tisa, ouverte vers le sud. Elle est encerclée par les montagnes de la Čierna Hora au nord et les collines des Volovské vrchy à l'ouest, ces deux formations faisant partie de l'ensemble des Monts Métallifères slovaques. À l'est les collines de Slanec ferment le paysage. elle n'est située qu'à 20 km de la Hongrie, 80 km de l'Ukraine, et 90 km de la Pologne, pays avec lesquels elle a des échanges économiques importants4. La distance aux principales capitales de la région sont Budapest (260 km), Bratislava (402 km), Vienne (478 km) et Prague (675 km)15.

L'altitude moyenne du territoire de la ville est de 208 m, le point le plus bas est à 184 m sur la rivière Hornád et le plus élevé culmine à 851 m au sommet de la colline dénommée Vysoký vrch16. Sa superficie est de 24 382 ha dont 9 270 ha (38%) étaient toujours en 2003 des terres agricoles16.

Communes limitrophes

Košice est limité par 26 communes. Toutes ces communes sont des communes rurales et il n'y a pas de continuité du tissu urbain avec ces communes17.

Communes limitrophes de Košice17.
Košická Belá
Veľká Lodina
Sokoľ
Kostoľany nad Hornádom
Družstevná pri Hornáde
Budimír
Beniakovce
Malá Ida
Baška
Nižný Klátov
Vyšný Klátov
Košice[17]. Hrašovík
Košické Oľšany
Sady nad Torysou
Košická Polianka
Šemša
Veľká Ida
Haniska
Sokoľany
Bočiar
Seňa
Vyšná Hutka
Nižná Hutka
Nižná Myšľa
Kokšov-Bakša
Valaliky

Climat

Le climat de Košíce est de type continental tempéré avec des températures moyennes en janvier de -3 °C et de 19 °C en juillet4. La température moyenne annuelle se situe à environ 8,4 - 8 7 °C. Le total annuel des précipitations est de 600 à 650 mm.

Relevé météorologique

Relevé météorologique à Košice
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -5 -3 0 5 9 12 13 13 10 5 0 -3 5
Température moyenne (°C) -2 0 4 9 14 17 18 18 15 9 2 -1 8
Température maximale moyenne (°C) 0 2 8 13 18 21 23 23 19 13 5 0 12
Précipitations (mm) 20 30 30 30 60 80 80 70 50 30 40 30 610
Nombre de jours d'orage 0 0 0 1 5 6 6 5 2 1 0 0 26
Nombre de jours avec gel 28 23 14 2 0 0 0 0 0 4 15 25 114
Record de froid (°C) -24 -22 -16 -3 -2 6 6 5 -2 -7 -12 -20 -24
Record de chaleur (°C) 11 15 23 25 28 31 33 32 30 24 17 12 33
Source : www.weatherbase.com18

Toutes les données sont calculées sur 19 ans sauf données relatives aux précipitations qui sont sur 40 ans.

Record de température

Histoire

Armoiries

Le 7 mars 1369, le roi Louis Ier de Hongrie confèra à Košice dans une bulle des armoiries qui deviendront les plus anciennes conférées à une ville9. En 1423, le roi Sigismond Ier du Saint-Empire confèra à la ville ses deuxièmes armoiries et ses premiers privilèges en ajoutant au chef trois fleurs de lys21. Les seconds privilèges furent accordé en 1453 par le roi Ladislas Ier de Bohême en y apposant une couronne d'or22. Les troisièmes et derniers privilèges furent ceux du roi Vladislas IV de Bohême en 1502 qui compléta les armoiries et ajouta dans la pointe les armes de son épouse Anne de Foix23.

Préhistoire

Les archéologues ont trouvé de nombreuses traces notamment à Barca montrant que la région était habitée à l'âge de la pierre et l'âge du bronze. Selon toute vraisemblance, les Celtes auraient commencé à s'installer dans la région vers 300 av. J.-C.. À partir du Ve siècle ap. J.-C., les Slaves firent leur apparition. Des tombes Slaves et Avars du VIe - VIIIe ont été retrouvées dans les localités de Barca, Kechnec, Šebastovce et Valaliky24.

Moyen Âge

Bataille près de Rozhanovce

À partir de la seconde moitié du XIIe siècle, Košice fut sous la domination de la dynastie hongroise des Árpád. La ville fut fortifiée à la fin du XIIe siècle par le roi Émeric de Hongrie.

Les invasions mongoles n'épargnèrent pas la région, en 1341, une bataille eu lieu à Jasov à 22 Km de Košice. Le roi Béla IV de Hongrie, après ces invasions, repeupla le pays dévasté en faisant appel à des colons allemands établis comme hôtes (hospites), qui jouissaient déjà d’un statut particulier le 13 juin 1249. De nouvelles fortifications furent entreprises vers 1270 sous le règne d'Étienne V et en 1290, André III était en possession d'une place forte de 21 ha25, ce qui en fit la localité fortifiée la plus orientale de l'Europe Civilisée26. C'est cette année là que fut conféré le statut de ville.

En 1301, la mort d'André III et l'extinction de la dynastie des Árpád, la ville connut une période d'instabilité. La ville prit d'abord le parti de Ladislas V dans la guerre de succession qui l'opposait à Charles Robert d'Anjou. Cependant en 1307, la ville changea de camp et soutint Charles Robert d'Anjou qui fut nommé roi en 1308. Le 15 juin 1312, Máté Csák (en) qui contestait toujours le pouvoir royal engagea une bataille à Rozhanovce avec Charles Robert d'Anjou qui ne fut sauvée que par un renfort venant de Košice27.

La paix revenue sous la dynastie des Anjou, le centre urbain a continué à prendre de l'importance et en 1342 et 1347 les privilèges de ville royale lui furent accordés11. La ville se développa au XVe siècle sous les rois Sigismond Ier du Saint-Empire (1386-1437) par la construction de la cathédrale et sous Matthias Ier de Hongrie (1458-1490) où la population atteignit un maximum de 10 000 habitants vers la fin de son règne28.

Années de crise aux XVI ème et XVIIème siècles

"Cassovia Superioris Hungariae Civitas Primaria" Košice capitale de la Haute Hongrie en 1617.

Les XVIe siècle et XVIIe siècle, suite aux menaces d'invasions turques et aux troubles religieux de la réforme et de la contre-réforme, la ville a vu ralentir son expansion11.

La défaite des Hongrois à la Bataille de Mohács en 1526 fit remonter la frontière turque vers le nord. De nombreux Hongrois fouillant les Turcs s'installèrent dans la région à cette époque. Un incendie en 1556 affaiblit la position des catholiques en faveur des protestants, nombreux parmi les populations d'origines allemandes (Luthériens) et hongroises (Calvinistes) en détruisant de nombreux édifices religieux. Suite à l'occupation de la ville d'Eger, l'évêché est déplacé à Košice en 1597 dans une ville à grande majorité protestante28,29. L'Empereur Autrichien Rodolphe II entama la reconquête catholique. En 1603, un coup de force de ce dernier pour reprendre la cathédrale aux mains des protestants mena à la révolte de Étienne II Bocskai, la première contre les Habsbourg30.

Plus tard, Košice a joué un rôle de bastion pendant les soulèvements contre les Habsbourg, en particulier le soulèvement mené par François II Rákóczi de 1703 à 1711 (Paix de Satu Mare, hongrois : Szatmár)31.

Renaissance au XVIIIème siècles et industrialisation

Carte de Košice vers 1840

Les XVIIIe siècle et XIXe siècle ont vu un nouvel essor de la ville, la paix revenue, l'aristocratie vint s'y installer ; fleurirent alors l'architecture baroque, néo-classique et romantique11. L'industrialisation fit ses débuts à Košice en 1791 avec l'implantation de la première manufacture de chapeaux mais la véritable modernisation de la ville ne se réalisa qu'après la révolution hongroise de 1848. La première machine à vapeur commença à fonctionner en 1852, le premier train arriva en gare en 186032, en 1891 les premiers trams à traction chevaline firent leur apparition jusqu'en 1914 où le réseau fut électrifié33. Cependant, le développement de la ville a souffert de la concurrence de Miskolc plus proche de la capitale Budapest et en 1910, Košice, avec 34 entreprises industrielles et 3 230 ouvriers, ne représentait pas 1% de la production industrielle du Royaume de Hongrie34.

Vue de Košice vers 1900.

La période qui suit le compromis Austro-Hongrois de 1867 est également une période de forte Magyarisation de la société. Le pouvoir en place tenta de faire de Košice, alors depuis des siècles une ville bilingue (Slovaque - Hongrois) voir trilingue (Allemand), un centre de rayonnement de la culture hongroise en Haute-Hongrie. Pour ce faire, on rénova la cathédrale Sainte-Élisabeth35, on bâtit le Théâtre d'État, les restes de François II Rákóczi furent transféré à Košice le 29 octobre 190636. Cette politique eut pour conséquence qu'un nombre croissant de citoyens se déclara hongrois dans les recensements. Voir le paragraphe :Minorités ethniques

Première république et annexion hongroise

Affiche de propagande hongroise de l'époque du premier arbitrage de Vienne.

Le 28 octobre 1918, l'indépendance de la République Tchécoslovaque fut proclamée. Mais la ville resta occupée par l'armée hongroise et administrée par le gouvernement en place à Budapest jusqu'au 29 décembre 191837. Le 14 février 1919 éclata une grève générale contre l'état tchécoslovaque contre laquelle seule l'utilisation de la force put y mettre fin. Peu après, les fonctionnaires déclarèrent qu'ils ne reconnaissaient pas la souveraineté tchécoslovaque et démissionnèrent en bloc, on fit venir des fonctionnaires de la région d'Orava pour les remplacer38. En mars, une révolution communiste éclata à Budapest, la république hongroise des conseils fut proclamée 17 mars 1919 et tenta de récupérer les territoires perdus par la Hongrie. Les troupes hongroises réoccupèrent l'est de la Slovaquie et déclarèrent le 6 juin 1919 à Prešov la République slovaque des conseils. Cet état éphémère s'effondra rapidement et le 5 juillet 1919 les troupes tchécoslovaques reprirent la ville39. La frontière ne fut définitivement fixée que par le traité de paix de Trianon du 4 juin 1920.

Le régent Horthy fait son entrée triomphale dans Košice le 11 novembre 1938 ; dans le fond l'hôtel Schalkház.

Après le premier arbitrage de Vienne le 2 novembre 1938, l'administration tchécoslovaque dut quitter la ville pour le 9 novembre 1938, le 10 novembre 1938 à 9 heures du matin les premiers soldats hongrois entraient dans la ville et le 11 novembre 1938, l'amiral Horthy, régent du royaume de Hongrie, fit célébrer son entrée dans la Première ville royale de Haute Hongrie par un défilé militaire. Les habitants d'origine hongroise l'accueillèrent avec des drapeaux hongrois40. Le discours de l'amiral Horthy en partie en Slovaque promettait à la minorité slovaque une liberté absolue de la langue et de la culture41.

C'est le bombardement de Košice (Kassa) en 1941 par des avions non identifiés à ce jour qui servit à la Hongrie de prétexte pour déclarer la guerre à l’Union soviétique. Un second bombardement eut lieu durant l'été 1943 par les forces alliées et visait les casernes et l'aéroport42.

Le 18 janvier 1945, les troupes allemandes se retirèrent de la ville sans livrer bataille. Le lendemain, les troupes du 4e Front ukrainien du général Ivan Iefimovitch Petrov la libèrent. Le 20 janvier 1945, le gouvernement national provisoire de Hongrie annule le premier arbitrage de Vienne43, la ville est donc réintégrée dans la Tchécoslovaquie reconstituée et en devient, du 30 janvier 194543 à avril 1945, le siège du gouvernement provisoire tchécoslovaque car Prague était encore sous domination allemande44.

L'après guerre

Construction des cités périphériques.

Le 11 avril 1960, la ville devint le chef-lieu de la région de Slovaquie Orientale qui comprenait les régions actuelles de Košice et de Prešov. Dans le début des années 1960, on bâtit un complexe sidérurgique à Šaca au sud de la ville. Ce fut le début d'une croissance importante du nombre d'habitants et de la construction des cités périphériques45. Quand le 21 aout 1968, les troupes du pacte de Varsovie mirent fin au printemps de Prague en occupant la Tchécoslovaquie, des habitants tentent d'arrêter un convoi militaire. Celui-ci répliqua en tirant dans la foule en causant la mort de sept personnes46.

Les étudiants de l'université technique se joignirent à la révolution de velours, le 22 novembre 1989 l'université se mit en grève et tous les cours furent suspendus. Le 27 novembre 1989, ils furent des dizaines de milliers à manifester sur la rue Hlavná (à l'époque toujours appelée Leninová)47. Au niveau de la Tchécoslovaquie, la ville occupait la cinquième place par sa population5. Depuis le 1er janvier 1993, la ville est la seconde ville de Slovaquie4.


La succession des puissances de tutelle et grands événements du début du XXe siècle à nos jours est représentée ci-dessous :


Population

Évolution de la population

L'évolution de la population a été constante depuis le début du XIXe siècle sauf durant la Seconde Guerre mondiale où la population a régressé entre autres par la déportation de la communauté juive et par l'expulsion de Hongrois suite aux décrets Beneš. L'expansion démographique de la seconde moitié du XXe siècle est nettement marquée sur le graphique qui suit. Elle s'explique par une demande importante de main d'œuvre dans l'industrie principalement sidérurgique11 et par l'annexion de plusieurs villages dans le territoire de la ville. La stagnation actuelle depuis la fin du régime communiste est également bien visible et s'explique par la diminution de la demande de main d'œuvre et l'émigration principalement vers l'ouest de la Slovaquie, le solde migratoire devenant négatif: -1 045 habitants en 2008 et la grande majorité des migrations sont internes à la Slovaquie48.


Tableau représentant l'évolution de la population de Košice de 1480 à 20072849,50,51,52,53,54,2 en milliers

L'espérance de vie est en croissance entre 2001 et 2008 pour le district de Košice I. Elle est passée pour les hommes de 71,03 ans à 72,23 ans et pour les femmes de 78,07 ans à 79,70 ans55 soit une augmentation de plus d'une année en seulement 7 ans. Une tendance similaire est observée dans les trois autres districts.

Pyramide des âges

La pyramide des âge possède deux pics. Le premier de 50 à 60 ans qui correspond à la génération qui s'est installée à l'époque de la forte croissance démographique des années 1960 à 1980. Le second pour la tranche d'âge des 30-34 ans qui sont les enfants des 50 à 60 ans. Le recul des naissances est bien marqué dans les années 1990 avec une légère reprise actuellement.

Pyramide des âges en 2008 en nbre d'individus56.
Hommes Classe d'âge Femmes
16 
100 et +
21 
37 
95 à 99
90 
103 
90 à 94
244 
472 
85 à 89
1 042 
1 063 
80 à 84
2 145 
1 899 
75 à 79
3 209 
2 879 
70 à 74
4 056 
3 962 
65 à 69
5 359 
5 315 
60 à 64
7 175 
7 465 
55 à 59
9 542 
8 090 
50 à 54
9 577 
7 630 
45 à 49
8 663 
8 017 
40 à 44
8 386 
8 884 
30 à 39
9 021 
10 730 
30 à 34
10 982 
9 982 
25 à 29
9 739 
8 952 
20 à 24
8 700 
8 003 
15 à 19
7 614 
6 220 
10 à 14
5 809 
5 653 
5 à 9
5 270 
6 133 
0 à 4
5 698 

Minorités ethniques

Hongrois

Les Hongrois forment la plus importante minorité de la ville et sont présents dans de nombreux villages au sud de la ville ; avant l'indépendance de la Tchécoslovaquie, et en plein processus de magyarisation, une majorité des habitants de la ville se déclaraient Hongrois (75,4 % en 1910). En 2001, 3,79 % de la population s'est déclaré hongroise2. D'un point de vue culturel, ils ont depuis 1969 à leur disposition un théâtre en hongrois, le Théâtre Thália (hongrois : Thália Színház57), deux écoles58,59 et certaines librairies vendent des livres en hongrois.

Proportion des différentes communautés à Košice de 1850 à nos jours. Les chiffres proviennent des statistiques officielles602. Jusqu'en 1910, les statistiques prennent en compte la langue maternelle, les juifs sont donc enregistrés en fonction de ce critère et comptabilisé en général comme allemand ou hongrois.

Juifs

Synagogue orthodoxe de la rue Puškinová

La première autorisation accordée à un juif de s'installer à Košice date du 6 août 184061. En 1938, sur 58 090 habitants, 11 420 était de culture juive54, et avant l'holocauste, Košice était un centre juif important, avec plusieurs communautés présentes62. Ils furent déportés en quatre convois du 15 mai 1944 au 2 juin 194463 pour Auschwitz64. Aujourd'hui, une petite communauté habite toujours à Košice ; ils étaient 406 recensés en 200163, faisant de la ville le deuxième plus important centre juif du pays64. La ville abrite plusieurs monuments témoins de ce passé, représentant les communautés orthodoxes, hassidiques, néologues ou Status Ante Quo62, tel que le cimetière juif, toujours utilisé, et 4 des 5 synagogues d'avant-guerre. L'une (la synagogue néologue) a été transformée en salle pour l'orchestre philharmonique (et l'étoile de David qui surmontait le dome sert aujourd'hui de mémorial à l'holocauste au cimetière), et une (hassidique) est aujourd'hui un laboratoire. Une autre a été restaurée en 2007 (synagogue orthodoxe de la rue Puškinová) et la dernière, la synagogue orthodoxe de la rue Zvonárska au centre du centre communautaire orthodoxe est en cours de restauration et deviendra le Musée mémorial des communautés juives de la Slovaquie orientale à temps pour 2013, quand Košice sera Capitale européenne de la culture64.

Roms

La première communauté s'installe en 141765. Les Roms sont dans leur grande majorité socialement défavorisés. Le quartier Luník IX constitue la plus grande concentration de cette communauté en Slovaquie66. La culture roms est néanmoins présente avec le théâtre Romathan qui est le seul théâtre défendant la culture tsigane en Slovaquie67. Ils forment officiellement 2,14 % de la population2.

Allemands

L'histoire du peuplement Allemands en Slovaquie et à Košice et vieille de 800 ans. En 1945, 90 % d'entre eux furent expulsés. Il ne reste officiellement que 398 Allemands (2001) soit 0,17 % de la population de la ville. Ils sont traditionnellement associé à la région Unterzips68.

Économie

US Steel Košice

La ville a connu ces dernières années une croissance économique importante qui s'est traduite par une réduction du chômage passant de 21 136 demandeurs d'emplois en 2001 à 7 913 en 200869 et un accroissement des salaires, le salaire brut moyen pour la région de Košice passant de 474 57 € en 2002 à 755 76 € en 200870.

Le moteur de l'économie locale, régionale et en partie nationale est la société US Steel Košice. Cette entreprise sidérurgique construite dans les années 1960 est le principal employeur de la région avec 12 227 employés en moyenne en 200871.

En 2007, un partenariat entre le public et le privé a vu l'émergence de la Košice IT valley qui regroupe actuellement 17 entreprises privées, la ville de Košice, la région de Košice et 3 établissements scolaires dont l'Université Technique de Košice et l'Université Pavol Jozef Šafárik. Cet organisme a pour objectif de développer un pôle de hautes technologies et occupe actuellement 2 643 personnes dans le secteur des technologique de l'information et de la télécommunication72.

Tourisme

Infrastructure hôtelière

En 2008, on estime à 141 758 le nombre de touristes ayant visité la ville ce qui représente 283 225 nuitées dont 58 031 étrangers pour 116 989 nuitée73. Ils proviennent principalement pour le tourisme international de République tchèque, de Pologne, de Hongrie d'Allemagne et des États-Unis74. Le parc hôtelier est en rénovation et en expansion ces dernières années. En 2008, on comptait 59 établissements hôteliers pour 1 653 chambres et 3 499 lits73.

Les 7 merveilles de Košice

Le centre d'information touristique a organisé en 2008 - 2009 une enquête auprès des habitants pour élire 7 merveilles de Košice. Les résultats ont été officiellement proclamés le 9 février 2009 par le primator (maire) de Košice dans le bâtiment de l'ancien hôtel de ville. En première place : la Cathédrale Sainte-Élisabeth ; suivent ensuite le Théâtre d'État, le Marathon International de la Paix, la Fontaine Chantante, la chapelle Saint-Michel, la rue Hlavná et le palais Jakabov75,76.

Édifices

Architecture des premiers temps

Les plus anciens édifices visibles actuellement datent du premier âge d'or de la cité aux XIVe siècle et XVe siècle. Ils sont principalement situés sur la rue Hlavná77 mais le plus ancien de tous se situe un peu à l'écart. Il s'agit de l'église des dominicains située sur la place du même nom construite dans les environs de 129078.

Le centre de la ville est matérialisé par la cathédrale Sainte-Élisabeth bâtie entre le XIVe siècle et le XVIe siècle en style gothique occidental tardif, elle constitue l'extrémité orientale de ce style architectural79. Elle a remplacé une église paroissiale romane. La cathédrale est complétée au sud par la chapelle Saint-Michel de 133080, et au nord par la tour Urban datant de la fin du XIVe siècle début XVe siècle81.

Au niveau de l'architecture militaire de cette époque, les restes des premiers remparts construits entre 1260 et 1290, sont conservés au niveau du sous-sol archéologique de la porte base (Dolná Brana) au sud de la chapelle Saint-Michel82.

Architecture des XVIIIe siècle et XIXe siècle

La première moitié du XVIIIe siècle marque l'arrivée du style baroque qui bénéficie d'une relative prospérité économique. De plus, après la contre réforme, les catholiques reconvertissent la ville à leur foi. L'église de la Sainte Trinité est le premier monument de cette époque83. La statue baroque de l'Immaculée et de la Sainte trinité de 1723 fut construite en remerciement de la fin de l'épidémie de peste qui frappa la ville en 1709 et 1710 84. On rénove l'église des dominicains en 174178.

Au début du XIXe siècle, Košice est une ville de province et les bâtiments de style classique et Empire ne sont pas nombreux, exception notable des palais de Csáky-Dezőfi de style classique et du Comte Forgács de style Empire.

Le style romantique de la fin du XIXe siècle se matérialise par la rénovation de la cathédrale Sainte-Élisabeth entre 1877 et 1896, la construction du palais Jakabov85 et du Théâtre d'État néo-baroque86.

Architecture sous la première république

Intérieur du bâtiment de la poste

Le style dominant de cette période est le fonctionnalisme et le cubisme praguois. Les principaux bâtiments de ce style que l'on peut observer aujourd'hui sont en 1924, l'hôpital d'état (štátná nemocnica connu aujourd'hui sous le nom de vieil hôpital Stará nemocnica)87, en 1928, la caserne des pompiers (hasičská zbrojnica) et entre 1928 et 1930, on construit le complexe de la poste et télégraphe88.

C'est également en 1927 que sont bâties les principales constructions issues de la communauté juive à savoir la synagogue néologique et la synagogue orthodoxe89.

Architecture sous la période communiste

Le nouvel hôpital et maisons en terrasse

La période communiste fut celle de la création des grands quartiers périphériques composés presque exclusivement d'immeubles à appartements en brique dans les années 1950. Ils furent ensuite construits en panneaux de béton préfabriqué (panelák) jusqu'au début des années 199090. De nombreux bâtiments ont été détruits pour faire place à des constructions en béton comme la gare91, l'hôtel Schalkház92, et le quartier huštáky, banlieue de maisons unifamiliales, fit place à des immeubles à appartements93.

En 1981 fut inauguré le nouvel hôpital87 actuellement la plus haute construction de la ville94. Il faut attendre le 2 février 1983 pour que le centre ville bénéficie d'une protection et soit déclaré réserve architecturale urbaine95. C'est actuellement le centre ville qui compte le plus grand nombre d'édifices protégés en Slovaquie8.

Architecture après l'indépendance

Banque nationale de Slovaquie, Agence de Košice

La fin du régime communiste a radicalement changé les tendances architecturales et le rythme de construction qui s'est fortement ralenti. Il en résulte que le paysage urbain, en particulier celui des banlieues, est toujours très fortement marqué par cette dernière période. Quelques bâtiments significatifs de la période en cours sont la banque nationale en 199696, l'aéroport en 200497, la Steel Aréna construite entre 1996 et 200698 ou le complexe Cassovar ouvert en 201099, premier complexe multifonctionnel de bureaux et d'habitations.

Culture

Théâtres

Intérieur du Théâtre d'État

Le Théâtre d'État est le principal de la ville. Il présente un programme classique et comprend trois troupes : théâtre100 , ballet101 et opéra102. Le bâtiment principal construit en 1899 abrite la scène principale où l'on joue principalement du ballet et de l'opéra, parfois du théâtre103. La petite scène (Malá Scéna) se situe à proximité dans un bâtiment de style Art nouveau104, celle-ci est consacrée exclusivement aux représentations théâtrales105.

Depuis le 17 juin 1959, un Théâtre de marionnettes (Bábkové divadlo) présente un programme pour les petits et les grands et depuis 1995, le studio Jorik le complète en jouant pour un public jeune un théâtre de type expérimental106,107.

Divadlo na peróne (français : Théâtre sur le quai), fondé en 2005, est un petit théâtre indépendant et contemporain108 qui se produit dans les locaux de Tabačka kulturfabrik109.

Le Théâtre CASSIA Košice programme des comédies et des comédies musicales dans les locaux du Jumbo Centrum110.

Les minorités ethniques hongroise avec le théâtre Thália et roms avec le théâtre Romathan ont leurs propres troupes et scènes111.

Musées

Konstantin Bauer, De ancienne Cassovie (1928)

En 1872, est fondé le Musée de la Haute Hongrie, aujourd'hui, Musée de la Slovaquie de l'Est. Il présente sur plusieurs sites une exposition sur l'histoire de l'Est de la Slovaquie depuis l'âge de la pierre. On peut y admirer le trésor de Košice retrouvé en 1935 sous le 68 de la rue Hlavná et composé de 2 920 pièces d'or, l'église en bois du village de Kožuchovce déplacée et remontée à Košice en 1927, le Rodošto réplique de l'habitation de François II Rákóczi durant son exil en Turquie construite en 1943, la prison de Mikluš Miklušova väznica, des expositions d'art, numismatique et nature des Carpates. C'est le musée le plus visité de la ville et sa collection est riche de plus de 500 000 objets112.

La galerie de la Slovaquie de l'Est fondée en 1951, expose plus de 6 400 œuvres artistiques principalement de l'Est de la Slovaquie des XIXe siècle et XXe siècle. Elle est située depuis 1992 dans les anciens bâtiments du gouverneur du comitat en style baroco-classique113.

Le Musée slovaque des techniques présente une collection d'objets qui décrivent l'histoire des techniques à partir du XVIIIe siècle, notamment dans le domaine du travail des métaux, de l'extraction minière, de l'horlogerie, de la physique et de la chimie. Un planétarium et le musée de l'aviation y sont associés ainsi que huit autres expositions décentralisés à Prešov, Vlachovo, Medzev, Moldava nad Bodvou, Spišská Belá, Budimír et Bratislava114.

Le Musée Vojtech Löffler consacré au sculpteur local Vojtech Löffler propose une rétrospective de ses œuvres dans la maison où l'artiste a vécu115.

Le Musée de figurine de cire est un petit musée privé implanté dans la Tour Urban, c'est le premier de ce type en Slovaquie116.

Le Zoo de Košice est considéré comme le plus grand zoo d'Europe centrale5 par sa superficie de 288 ha. Il est situé à 7 km du centre-ville de Košice dans le quartier de Kavečany117.

Le jardin botanique est tenu par l'Université Pavol Jozef Šafárik118.

Événements culturels

La Commission européenne a annoncé le 9 septembre 2008 que Košice serait, avec la ville française de Marseille, Capitale européenne de la culture 201310.

Les principaux événements culturels annuels sont autres le printemps musical de Košice en mai, le Cassovia folkfest, un festival folklorique, et le festival des télévisions locales Zlatý žobrák en juin119.

Éducation

Enseignement Primaire et secondaire

Gymnasium de la rue Poštová

Les 38 écoles primaires publiques, 6 écoles primaires privées et 3 écoles primaires confessionnelles sont fréquentées par 20 158 élèves120.

Le système éducatif au niveau du secondaire se répartit en 20 Gymnasiums avec 7 692 élèves121 , 24 écoles techniques avec 8 812 étudiants 122 et 13 écoles professionnelle avec 6 616 étudiants123124.

L'enseignement en langue étrangère se compose, d'une part, d'un réseau de trois Gymnasiums proposant un programme bilingue et dont les cours sont dispensés en slovaque et en français125, anglais126 ou espagnol127. D'autre part, l'école Márai Sándor58 pour les cycles primaires et secondaire, et l'école secondaire technique Grešákova59 sont des instituts proposant un programme d'enseignement en Hongrois destiné cette minorité linguistique. Une école privée accueille les enfants des expatriés et suit en anglais les programmes des États-Unis128.

Enseignement supérieur

Aula maxima de l'Université Technique

L'Université de Košice fondé en 1657 par les jésuites fut renomée en académie royale de Košice en 1777129,130. Elle perdurera jusqu'en 1921 mais suite au modifications frontalières, elle déménage à Miskolc puis à Debrecen ce qui laissa la ville sans université jusqu'en 1937.

Aujourd'hui, Košice est la seconde ville étudiante de Slovaquie après Bratislava. L'Université Technique de Košice est la plus grande université avec environ 16 000 étudiants131 ; une autre université importante est l'Université Pavol Jozef Šafárik avec plus de 7 000 étudiants 123. Les autres universités et hautes écoles comprennent l'Université de Médecine Vétérinaire à Košice avec 1 594 étudiants dont 113 doctorants132 et la Haute École de Management de la Sécurité de Košice privée avec 1 168 étudiants133.

De plus l'Université d'économie de Bratislava134, l'Université Slovaque d'Agronomie à Nitra135 et l'Université Catholique de Ružomberok136 ont une faculté basée à Košice.

Enseignement artistique

Deux conservatoires sont accessibles aux étudiants du cycle secondaire. Le conservatoire d'état ouvert en octobre 1951 enseigne la musique, la danse, les arts dramatiques et le chant137. Il existe de plus depuis septembre 2004 un conservatoire privé de danse138.

Administration

Politique

František Knapík, Primator (maire) de Košice depuis 2006

Le conseil communal est composé de 50 membres élus pour 4 ans au suffrage proportionnel. À sa tête, le Primator est élu au suffrage universel direct en un tour.

Répartition des sièges au conseil communal Période 2006 - 2010139,140
Nombre de Siège Parti politique
32
KDH · SDKÚ-DS · SMK-MKP
11
SMER · ĽS-HZDS · SNS · SF
4
Candidats indépendants
1
HZD
1
Prosperita Slovenska (PS)
1
Strana občianskej solidarity (S.O.S.) · SRS


Depuis 1307, Košice a connu près de 200 personnalités occupant la plus haute fonction administrative de la ville dont certaines l'ont occupée à plusieurs reprises. Leur titre a changé avec le temps et depuis 1983, ils portent le nom de primator141.


Divisions administratives

Les 22 quartiers autonomes de Košice

La ville est divisée en 4 districts pour les besoins administratifs nationaux et 22 quartiers pour l'administration locale16. Ils sont administrés par un Starosta entouré d'un conseil dont le nombre de membres varie de 5 à 23 en fonction du nombre d'habitants du quartier concerné139.

Les districts, avec les quartiers qui les composent, sont :

Autonomie régionale et administration de l'état

Košice est la capitale régionale de la région homonyme142. La ville est également le siège de la cour constitutionnelle de Slovaquie6 et de l'administration territoriale (obvodný úrad) compétante pour la région de Košice143.

Média

Presse écrite

Le quotidien régional Korzar tire à 33 870 exemplaires (chiffre : décembre 2009) pour 7 éditions régionales dans l'est de la Slovaquie144. Le mensuel gratuit Kam do Mesta reprend la totalité des activités culturelles et de loisirs145.

Radio

Le jour de Pâques 1927, les premières émissions de radio ont été émises depuis Košice par la radio publique tchécoslovaque. La radio Regina en est l'héritière et émet toujours depuis Košice des émissions régionales pour l'est de la Slovaquie. C'est l'une des radios publiques de Slovenský rozhlas146.

La majorité des radios nationales ont une rédaction locale à Košice147. La radio locale Radio Košice est une radio commerciale musicale et d'information. Elle émet 24h/24 en FM avec un puissance de 500 watt depuis le 7 juillet 2007148,149. La Radio Tatras International basée à Poprad est diffusée en FM à Poprad et Košice150. Elle propose des informations touristiques en anglais151.

Télévision

La télévision publique STV possède ses studios en ville depuis le 25 février 1967152. La chaîne privée Markíza est aussi présente147. La télévision locale TV Naša (français : Notre TV) propose une émission journalière entre 18 et 19h. Elle est diffusée sur le canal d'une télévision à programmation musicale TV Music Box147. Chaque année en juin a lieu le festival Zlatý žobrák (français : Mendiant d'or) consacré aux télévisions locales119.

Transport

Transport routier

Plan du centre en bleu mestský okruh (I)
mestský okruh (II), carrefour Route I/50 vers Michalovce

Schématiquement, la ville se compose de 2 ceintures de boulevards circulaires :

  • mestský okruh (I) autour de la Vieille Ville signalé par le panneau routier Okruh I.png.
  • mestský okruh (II), ce dernier est de type semi-autoroutier signalé par le panneau routier Okruh II.png.

Les principaux axes routiers quittant la ville dans le sens horaire à partir du Nord153 :

La gare routière se situe à côté de la gare ferroviaire.

Transport ferroviaire

La gare ferroviaire située à 1 km à l'est du centre ville est un point de départ et d'arrêt de nombreuses lignes nationales et internationales quotidiennes.

De Košice partent 4 lignes de chemin de fer qui font de la ville le nœud ferroviaire le plus important de Slovaquie orientale :

Un chemin de fer touristique à écartement étroit dans la vallée de Čermeľ en saison appelé Chemin de fer à écartement étroit des enfants de Košice (slovaque : úzkorozchodná Košická mládežnícka železnica159).

À Košice se termine une ligne à large écartement venant d'Užgorod en Ukraine par lequel transite le minerai de fer vers US Steel Košice160. Des projets d'extension de la ligne vers Vienne existent161.

Transport urbain

Tram sur la ligne 9
Article détaillé : Tram de Košice.
Article détaillé : Trolleybus de Košice.

L'ouverture de la première ligne de tram tirée par des chevaux date du 14 novembre 1891, constitue les débuts des transports en commun public de la ville. En parallèle de la traction hippomobile, des trams à traction vapeur parcourent la ville le 7 juillet 1893. Juste avant la Première Guerre mondiale, le 28 février 1914, le réseau est électrifié163.

De nos jours, Dopravný podnik mesta Košice exploite un réseau de tram de 15 lignes (33,7 km), de trolleybus avec 2 lignes (13 1 km) et 44 lignes de bus et 4 lignes circulent la nuit164.

Transport aérien

Article détaillé : Aéroport international de Košice.
Aéroport international de Košice: Terminal

L'histoire de l'aéronautique locale commence en 1906 par le décollage public de montgolfières militaires place de la gare et d'un terrain de football à proximité. En 1924 est lancé la ligne Prague-Bratislava-Košice et retour par la compagnie Československé aerolinie165.

L'aéroport actuel sur le site de Barca à 6 km du centre ville166,167 a été ouvert en 1953. Un nouveau terminal fut ouvert en 2004165. Après plusieurs années de forte hausse, l'aéroport a connu une baisse de 40 % du nombre de passagers suite à la faillite de la compagnie SkyEurope Airlines le 1er septembre 2009168.

Les lignes régulières à partir de Košice se limite à Prague, Bratislava et Vienne. Ces lignes sont complétées par des charters saisonniers principalement vers le bassin méditerranéen168.

Transport fluvial

La région ne comporte pas de voies fluviales navigables. La voie navigable saisonnière la plus proche est la rivière Bodrog au niveau du port de Ladmovce169.

Sport

Athlétisme

Article détaillé : Marathon International de la Paix.

Le Marathon International de la Paix de Košice, en abrégé MMM pour Medzinárodný Maratón Mieru, est le plus ancien marathon d'Europe170. Il est couru chaque année depuis 1924 sauf en 1938 et 1940 en raison de la situation politique et militaire, et les marathons des années 1939 et de 1941 à 1944 se sont déroulés sans la participation d'un seul coureur étranger171.

Hockey sur glace

Le HC Košice est le principal club de hockey sur glace de Košice et évolue en Extraliga, son stade Steel Aréna a une capacité de 8 347 places et est sélectionné pour le Championnat du monde de hockey sur glace en 2011. Il est également utilisé pour accueillir de grands évènements culturels172.

Ski

Deux stations se situent sur le territoire de la ville. Elle sont toutes les deux accessibles par les transports en commun urbain173,174. La première à Kavečany comporte 8 remontées et 5 pistes, la seconde, Jahodná, possède 7 remontées et 3 pistes175.

Relations internationales

Représentations diplomatiques

On compte à Košice 5 consulats. Le consulat général de Hongrie est situé sur la rue Hlavná176 ; les quatre autres sont des consulats honoraires (Belgique177,178 , Espagne179,178, Turquie178, Russie178).

La France et la République tchèque entretiennent un centre culturel, Alliance française180 et Centre Tchèque (en) (tchèque : České centrum)181 avec présence d'un attaché culturel.

Eurorégions

Košice joue un rôle majeur dans la coopération régionale transnationale en étant le siège du bureau national de l'Eurorégion des Carpates182 et est depuis le 1er décembre 2000 l'un des pôles de l' Eurorégion bipolaire de Košice-Miskolc (sk)183.

Jumelages

Košice a tissé de nombreuses liens avec des villes de par le monde184:

Arbre du partenariat à l'extrémité sud de la rue Hlavná

Personnalités liées à la ville

Pour plus de personnalités liées à la ville:

Article détaillé : Liste de personnalités de Košice.

Panorama de Košice

Sckeskova panoráma Košíc.jpg

Notes et références

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Voir aussi

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Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article(en) Milan Kolcun et Alexander Jiroušek, Wanders in Košice, Édition JeS, 101 p. (ISBN 978-80-88900-28-3) 

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