Jeux Olympiques
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| Jeux Olympiques | |
| Création | 776 av JC / 393 rénovés en 1896 |
| Organisateur(s) | Comité international olympique |
| Périodicité | 4 ans |
| Nations | 205 |
| Statut des participants | amateurs et professionnels |
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Pour la compétition à venir, voir : Jeux Olympiques d'été de 2008 |
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Les jeux Olympiques (appelés aussi les JO ou les Jeux) sont un ensemble de compétitions sportives mondiales organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans).
Originellement tenus dans la Grèce antique (voir Jeux olympiques antiques), ils ont été remis au goût de l'époque et réintroduits par le baron Pierre de Coubertin à la fin du XIXe siècle. Les Jeux olympiques modernes ont lieu depuis 1896 tous les quatre ans, hormis lors des deux guerres mondiales.
Les Jeux olympiques modernes comprennent deux compétitions :
- Les Jeux olympiques d'été depuis 1896
- Les Jeux olympiques d'hiver depuis 1924, tenus d'abord la même année que les Jeux olympiques d'été jusqu'en 1992, puis décalés de deux ans depuis 1994
Sommaire |
[] Histoire
[] Les Jeux olympiques antiques
De nombreux mythes entourent l'origine des Jeux olympiques antiques. L'une raconte qu'Héraclès construisit le stade olympique ainsi que les bâtiments alentours en l'honneur de son père Zeus, après avoir accompli ses douze travaux. Il aurait parcouru 600 pas et nommé cette distance un stade, ce qui devait plus tard devenir une unité de longueur équivalente à environ 192 mètres.
Les premiers Jeux olympiques sont réputés avoir pris place en 776 av. J.-C. sur l'initiative d'Iphitos, roi d'Élide. Cette année marque le début du calendrier olympique, selon lequel les années sont regroupées en olympiades. C?est également l'an 1 du calendrier grec adopté en 260 av. J.-C.. Toutefois, il est probable que les Jeux aient été encore plus anciens, compte-tenu de l'abondance des offrandes de l'époque géométrique retrouvées à Olympie. Dès lors, les Jeux gagnèrent en importance dans toute la Grèce antique, mais il existe près de 300 réunions sportives du même type, les agônes. Les Jeux olympiques sont les plus prestigieux avec les Jeux pythiques, les Jeux néméens, les Panathénées et les Jeux Isthmiques.
Le programme des compétitions comprend des épreuves hippiques (chars à deux ou quatre chevaux) et des épreuves gymniques (course à pied sur plusieurs distances, lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, pentathlon[1], lutte, pugilat et pancrace). Disque, longueur et javelot ne donnent pas de titre olympique mais font partie des cinq épreuves du pentathlon avec la course du stade et la lutte[2].
Coroebos ouvre le palmarès olympique officiel en remportant la course pédestre du stade en 776 av. J.-C.[3]. Parmi les autres principaux athlètes Grecs des Jeux antiques, citons notamment Milon de Crotone (lutte, VIe siècle av. J.-C.), Diagoras de Rhodes (boxe, Ve siècle av. J.-C.), Polydamas de Skotoussa (pancrace, VIe siècle av. J.-C.), Léonidas de Rhodes (course, IIe siècle av. J.-C) et Melankomas de Caria (boxe, 1er siècle ap. J.-C.).
A partir de la septième olympiade (752 av. J.-C.), le champion olympique reçoit une couronne d?olivier sauvage, un ruban de laine rouge, la tænia, et une branche de palmier. Le Messénien Daikles est le premier champion olympique honoré ainsi.
Réservés d'abord aux seuls citoyens masculins Grecs, les Jeux génère une trêve olympique. Toutes les guerres en cours doivent être suspendues pour permettre la tenue des Jeux entre cités rivales. La portée d'un titre olympique est considérable. Les champions sont d'authentiques héros populaires et sont couverts de cadeaux et d'honneurs à leur retour dans leur cité. Ils sont de plus pleinement professionnels[4] depuis le Ve siècle av. J.-C. et peuvent changer de cité dont ils défendent les couleurs. Ces véritables transferts provoquent souvent des troubles, parfois importants, dans la cité « trahie ». Cas de Astylos de Crotone (6 titres olympiques), qui passe de Crotone à Syracuse en 484 av. J.-C. provoquant de graves troubles à Crotone.
Un serment olympique en quatorze points régit l'organisation des Jeux depuis 338 av. J.-C.[5]. Le 10e point concerne les cas de tricheries qui sont nombreux et durement sanctionnés.
- I. Être sujet hellène libre, ni esclave, ni métèque.
- II. N'être ni repris de justice, ni d?une moralité douteuse.
- III. S?inscrire à l?avance au stage d?un mois du gymnase d?Ellis.
- IV. Tout retardataire sera hors concours.
- V. Interdiction aux femmes mariées d?assister aux jeux ou de se montrer dans l?Altis sous peine d?être précipitées du rocher du Typaion.
- VI. Pendant les exercices, les maîtres (entraîneurs) des athlètes devront être parqués et nus.
- VII. Défense de tuer son adversaire ou de chercher à le tuer.
- VIII. Défense de le pousser hors des limites.
- IX. Défense de l?intimider.
- X. Toute corruption d?arbitre ou d?adversaire sera punie du fouet.
- XI. Tout concurrent contre lequel ne se présentera pas l?adversaire désigné sera déclaré vainqueur.
- XII. Défense aux concurrents de manifester contre le public ou contre les juges.
- XIII. Tout concurrent mécontent d'une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée.
- XIV. Sera hors concours tout membre du Collège des Juges.
Suite à l'invasion romaine, les Jeux s'ouvrent aux non-Grecs. Le prestige des Jeux est tel que plusieurs empereurs y prennent part. Sur les conseils de l'évêque de Milan (Ambroise), l'empereur Théodose Ier interdit les Jeux en 393-394 en raison de leur caractère païen.
[] La rénovation des Jeux
Les Jeux olympiques connaissent quelques timides tentatives de rénovation entre la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle on découvre les ruines des sites d'Olympie, et la fin du XIXe siècle. Citons ainsi l'Olympiade de la République qui se tient à Paris en 1796, 1797 et 1798. Esprit-Paul De Laffont-Poulotti réclame même le rétablissement des Jeux olympiques. Il va jusqu'à présenter un projet à la municipalité parisienne, qui rejette l?idée. Le CIO honora la mémoire de ce visionnaire en 1924. Parmi les autres tentatives, citons les Jeux du Rondeau en Dauphiné à partir de 1832, les Jeux scandinaves (en 1834 et 1836), les festivals olympiques britanniques (depuis 1849) comme les Jeux de Munch-Wenlock, les Jeux athlétiques disputés à Montréal (Canada) en 1843 et qui sont rebaptisés Jeux olympiques pour les éditions 1844 et 1845 et les Jeux olympiques de Zappas à Athènes en 1859 et 1870. L'Allemagne tient également un rôle important dans cette rénovation en étant déterminant en matière d'archéologie sur le site d'Olympie et en devenant, très tôt, favorable à la rénovation.
La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 26 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris. À cette occasion, Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux olympiques.
Deux ans plus tard, du 16 au 23 juin 1894, se tient également à la Sorbonne le « Congrès pour le rétablissement des Jeux olympiques ». Devant l?absence de réactions à son appel deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre les représentants britanniques et américains, mais aussi d'autres nations, notamment la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède. Plus de 2 000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l?unanimité la rénovation des Jeux olympiques. L'autre décision importante prise à l?occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (britanniques notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d?un élitisme social qui allait à l?encontre des idéaux égalitaires français.
[] Les Jeux olympiques modernes
A l'origine, les Jeux n'ont pas besoin de précision de saison. Entre 1896 et 1920, les Jeux sont exclusivement estivaux. Le patinage artistique et le hockey sur glace font ainsi des apparitions au programme olympique avant même la création de Jeux d'hiver, en 1924.
Après le succès initial des épreuves à Athènes en 1896, les olympiades de Paris en 1900 (qui virent pour la première fois des femmes participer aux épreuves) et de Saint Louis en 1904 sont noyées dans les programmes des expositions universelles. Les jeux intercalaires de 1906 à Athènes, non reconnus par le CIO, marquèrent un regain d'intérêt du public et des athlètes, avec une participation très internationale alors que 80% des sportifs ayant pris part aux jeux de Saint Louis étaient américains. Les nations européennes avaient en effet renoncées à faire le long et couteux déplacement outre-Atlantique.
De 241 athlètes de 14 nations en 1896, les Jeux passent à 10 500 sportifs représentants 200 délégations lors des derniers Jeux olympiques d'été. C'est désormais l'un des événements les plus médiatisés. Les jeux de Sydney en 2000 réunissent ainsi plus de 16 000 journalistes et diffuseurs. La dimension de l'épreuve est telle, que cela pose des problèmes aux villes hôtes, que le sponsoring ne couvre que partiellement. Les villes hôtes profitent en effet des Jeux pour s'équiper en transports en commun et autres équipements sportifs, notamment. A titre d'exemple, le budget estimé des Jeux de Londres en 2012 est de 9 milliards de livres sterling.
Afin de contenir l'expansion, le nombre d'athlètes participants aux Jeux est désormais plafonné à 10 500. Le calendrier des épreuves comprend 302 podiums en 2008, et le CIO fait pression sur les fédérations internationales pour limiter le nombre de leurs épreuves. Certaines disciplines trop gourmandes en participants (baseball masculin et softball féminin) sont même exclues du programme olympique après les Jeux de Pékin. Le nombre des participants aux Jeux olympiques d'hiver est plus modeste avec environ 2500 athlètes attendus à Turin en 2006. Et du côté du programme, on cherche plutôt à l'étoffer. Certaines disciplines de salle ont été approchées pour passer des JO d'été à ceux d'hiver mais les fédérations internationales concernées ont refusé.
Localistation des éditions des Jeux olympiques modernes
[] Programme sportif
[] Les Jeux olympiques antiques
Le programme des compétitions se met progressivement en place. Lors de la première édition des Jeux (776 av. J.-C.), une seule épreuve est disputée : c'est la course pédestre du stade (environ 192 m). En 776 av. J.-C., la course pédestre du double stade (diaulos) est introduite dans le programme, puis quatre ans plus, la première épreuve de fond fait son apparition : le dolichos, soit 24 stades (environ 4600 m). Le pentathlon est introduit au programme olympique en 708 av. J.-C. en même temps que la lutte. Le pugilat arrive en 688 av. J.-C. et le pancrace en 648 av. J.-C.. La course d?hoplites (course pédestre en tenue militaire) fait son entrée au programme en 520 av. J.-C..
Du côté des courses hippiques, les courses de quadriges (quatre chevaux) figurent au programme olympique depuis 680 av. J.-C.. Les courses montées se disputent depuis 648 av. J.-C..
Des épreuves de course et de lutte réservées aux juniors sont ajoutés au programme olympique en 632 av. J.-C.. Un concours de pentathlon (628 av. J.-C.) et un autre de pugilat (616 av. J.-C.) viennent ensuite compléter le programme olympique des juniors.
En plus de ce programme sportif, des concours culturels étaient organisés. Platon est ainsi sacré deux fois « olympionique ».
[] Les Jeux olympiques modernes
[] Les femmes aux Jeux
[] Organisation
[] Le Comité international olympique
Le CIO est fondé lors du Congrès olympique de 1894 à Paris. Il a pour mission d'organiser les jeux. Composé de 115 membres qui se réunissent au moins une fois par an, et élisent un président pour une durée de huit ans, le CIO est décisionnaire au niveau du choix des villes olympiques et du programme des épreuves, en collaboration avec les différentes fédérations internationales gérant les disciplines.
Le CIO reconnaît 205 comités nationaux, selon des critères différents que ceux définissant un État au sens du droit international. De nombreuses dépendances prennent ainsi part aux jeux sous leur propre drapeau, tel que les Bermudes, Porto Rico ou Hong Kong, alors qu'elles sont légalement parties intégrante d'un autre États. Depuis 1980, Taïwan participe sous le nom de Chine de Taipei, la République populaire de Chine refusant sa propre participation si Taïwan était présent sous le nom de République de Chine. Les Îles Marshall ont quant à elles été reconnues par le CIO le 9 février 2006.
[] De l'ouverture à la cloture
Le calendrier olympique, le déroulement des cérémonies et leur symbolique est le résultat d'une évolution. Ainsi, il n'y a pas de cérémonie d'ouverture en 1900 à Paris. Le drapeau olympique dessiné par Coubertin en 1913 apparait aux Jeux de 1920 tout comme le Serment olympique. La flamme olympique, symbolisant le lien entre jeux antiques et jeux modernes, est en usage depuis 1928 et elle effectue un parcours sous forme de relais avant la tenue des jeux depuis 1936. Un hymne olympique existe depuis 1896. Cette pièce de musique grecque est officiellement hymne olympique depuis 1960. Le défilé des athlètes est la plus longue des séquences des cérémonies d'ouverture et de cloture. Le défilé est toujours ouvert par la délégation grecque et le pays qui accueille les Jeux ferme la marche.
Entre les cérémonies d'ouverture et de clotures, deux semaines de compétitions se tiennent sur différents sites, parfois assez éloignés. Les athlètes sont logés dans un village olympique exclusivement réservé aux athlètes et aux entraîneurs. Les journalistes sont regoupés au sein d'un centre médias et ont un accès limité au village olympique des athlètes. L'organisation fait appel des milliers de volontaires bénévoles afin d'assister les athlètes, les officiels, les journalistes et les spectateurs. L'une des traditions typiques des Jeux est l'échange de Pin's entre délégations et médias. Les volontaires terminent souvent les Jeux couverts de ces éplingettes.
La mascotte olympique apparaît officiellement pendant les Jeux d'hiver de 1968 à Grenoble. Depuis, chaque édition crée sa propre mascotte afin de symboliser les valeurs de l'olympisme.
La devise latine des Jeux olympiques est, depuis 1894, année du premier congrès olympique : citius, altius, fortius... (plus vite, plus haut, plus fort...). C'est Pierre de Coubertin qui proposa cette devise, empruntée à son ami l'abbé Henri Didon.
Les langues en usage pendant les Jeux sont, dans cet ordre, le français, l'anglais et la langue locale. A l'usage, le français reculent pourtant clairement devant l'anglais au niveau de la signalisation sur les sites olympiques tandis que l'anglais est privilégié dans les discours des cérémonies d'ouverture et de cloture. C'est pourtant bien en français que débute la cérémonie de remise des médailles, comme le prévoit le protocole olympique.
L'extinction de la flamme olympique est toujours un moment émouvant. Elle marque la fin de la parenthèse olympique.
[] Enjeux économiques et médiatiques
Les Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles furent les premiers jeux bénéficiaires. Aujourd'hui la majorité des recettes viennent des droits télévisuels et des partenaires commerciaux.
Les retombées touristiques et en infrastructures (équipements sportifs, mais aussi ouvrages de génie civil, hôtellerie...) sont également cruciales pour les villes organisatrices. Plusieurs villes sont donc candidates pour les prochaines échéances, et la compétition entre elles est féroce. L'impact économique est tel que la tentation de recourir à la corruption est grande pour emporter la décision du CIO et se voir attribuer l'organisation des Jeux.
[] Olympisme et politique
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Malgré les v?ux de Coubertin, les deux guerres mondiales empêchèrent la tenue du rendez-vous olympique. Les Jeux de 1916 furent ainsi annulés pendant la Première Guerre mondiale, et ceux de 1940 et 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale.
La politique s'empare parfois du symbole olympique. D'abord opposé à la tenue des Jeux olympiques en Allemagne, Adolf Hitler utilise cette manifestation à des fins de propagande. C'est également le cas à Moscou en 1980. L'Union Soviétique entra pourtant tardivement au sein du mouvement olympique. L'URSS arrêtera de participer aux Spartakiades, pour les Jeux olympiques en 1952, à Helsinki, afin d'apaiser les relations Ouest-Est et les menaces de la Guerre froide.
Le tout premier boycott des jeux eut lieu lors de la rénovation en 1896. La Turquie refusa d'y participer compte tenu des nombreux antagonismes existant entre elle et la Grèce.
En 1956, les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent ainsi leur désaccord avec la répression soviétique de l'époque en Hongrie. Lors de ces mêmes Jeux, l'Italie, l'Égypte, l'Irak et le Liban furent absents en raison de la crise de Suez.
En 1968, 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régimes d'apartheid sud africain. L'exclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'était rendue en Afrique du Sud pour y jouer des matches. À Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent à l'appel.
En 1980, les États-Unis et 64 autres délégations boycottent les Jeux de Moscou en raison de l'intervention soviétique en Afghanistan. La France ou encore le Royaume-Uni ne sont pas solidarisés à ce mouvement et se rendent à Moscou avec quatorze autres nations occidentales. Le Comité olympique américain a tenté de passer outre l'orde de boycott donné par la Maison Blanche. Il fallu que le président américain menace les athlètes d'interdiction de sortie de territoire pour faire plier l'USOC. En réplique à ce boycott, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les Jeux de Los Angeles quatre ans plus tard sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie et à cause de l'installation de fusées Pershing américaines en Europe de l'ouest. La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles.
En 1988, Cuba, l'Éthiopie et le Nicaragua boycottent les Jeux de Séoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.
Un mouvement de protestation, mené par Reporters sans frontières, tente de convaincre le plus de pays possible de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin en 2008 pour protester contre le bafouement des droits de l'homme en Chine.
En 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, un commando de terroristes palestiniens prit en otage onze membres de la délégation israélienne dans le village olympique. Peu préparée à ce type d'action, la police allemande a rétabli l'ordre au prix d'un massacre. Depuis cet incident, les polices des pays occidentaux comprennent des sections antiterroristes très pointues. De plus, la sécurité est renforcée autour des grands événements comme les Jeux olympiques. Le village olympique est parfois comparé à un bunker.
En 1996, lors des Jeux olympiques d'Atlanta, une bombe explose sur la place principale de la ville blessant plus de cent personnes.
[] Olympisme et culture
Les Jeux olympiques ont inspiré un certain nombre d'écrivains, qui ont écrit des pages à la gloire du sport. Parmi les nombreux livres sur ce thème on peut citer :
- Maurice Genevoix, Euthymos, vainqueur olympique
- Pierre Louÿs, Les Jeux olympiques
- José María de Heredia, Les Trophées
- Henry de Montherlant, Les Olympiques
- Henry de Montherlant, Le Songe
- Jean-Michel Blaizeau, Les Jeux défigurés Berlin 1936
Et ils ont également inspiré une dystopie qui constitue un reflet de l'univers concentrationnaire, dans W ou le souvenir d'enfance, de Georges Perec.
[] Palmarès
[] Médaillés olympiques
| Athlète | Pays | Sport | Années | Or | Argent | Bronze | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Larissa Latynina | Gymnastique | 1956?1964 | 9 | 5 | 4 | 18 | |
| Paavo Nurmi | Athlétisme | 1920?1928 | 9 | 3 | 0 | 12 | |
| Mark Spitz | Natation | 1968?1972 | 9 | 1 | 1 | 11 | |
| Carl Lewis | Athlétisme | 1984?1996 | 9 | 1 | 0 | 10 | |
| Bjørn Dæhlie | Ski de fond | 1992?1998 | 8 | 4 | 0 | 12 | |
| Birgit Fischer | Canoë-kayak | 1980?2004 | 8 | 4 | 0 | 12 | |
| Sawao Kato | Gymnastique | 1968?1976 | 8 | 3 | 1 | 12 | |
| Jenny Thompson | Natation | 1992?2004 | 8 | 3 | 1 | 12 | |
| Matt Biondi | Natation | 1984?1992 | 8 | 2 | 1 | 11 | |
| Ray Ewry | Athlétisme | 1900?1908 | 8 | 0 | 0 | 8 |
[] Médailles par nation
| Légende | Jeux Olympiques d'été | Jeux Olympiques d'hiver | Été + hiver | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rang | Équipe | Or | Argent | Bronze | Total | Or | Argent | Bronze | Total | Or | Argent | Bronze | Total |
| 1 | 895 | 692 | 602 | 2189 | 78 | 80 | 58 | 216 | 973 | 772 | 660 | 2405 | |
| 2 | 395 | 319 | 296 | 1010 | 78 | 57 | 59 | 194 | 473 | 376 | 355 | 1204 | |
| 3 | 182 | 148 | 164 | 494 | 36 | 31 | 34 | 101 | 218 | 179 | 198 | 595 | |
| 4 | 184 | 196 | 216 | 596 | 25 | 24 | 34 | 83 | 209 | 220 | 250 | 679 | |
| 5 | 147 | 153 | 188 | 488 | 60 | 59 | 41 | 160 | 207 | 212 | 229 | 648 | |
| 6 | 188 | 242 | 238 | 668 | 8 | 3 | 10 | 21 | 196 | 245 | 248 | 689 | |
| 7 | 153 | 129 | 127 | 409 | 39 | 36 | 35 | 110 | 192 | 165 | 162 | 5 | |
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