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Image:Maurin - Cambaceres.png Jean-Jacques Régis de Cambacérès Jean-Jacques Régis de Cambacérès, duc de Parme, duc de Cambacérès, Archichancelier de l'Empire, est un homme politique français, né le 20 octobre 1753, à Montpellier et mort le 8 mars 1824 à Paris.
[] OrigineNé dans une famille de magistrats appartenant à la noblesse de robe, il fit ses études de droit à Aix-en-Provence et en 1771, succédant à son père dans la charge de conseiller à la cour des aides; puis en 1774 il devint avocat, puis conseiller à la Cour des Comptes, Aides et Finances, à Montpellier. [] Sous la RévolutionDés 1789, il participa activement à la Révolution française, au conseil municipal de Montpellier, puis comme procureur syndic du district et président du tribunal criminel de l'Hérault. En 1792, il est élu député de l'Hérault à la Convention nationale. Pendant le procès de Louis XVI il protesta que la convention n?avait pas le pouvoir de siéger comme tribunal et exigea que le roi disposât des moyens nécessaires pour sa défense, néanmoins il vota la mort de Louis XVI de France, mais demanda que son exécution fût repoussée après la fin des hostilités. Entré au Comité de sûreté générale, il vota l'arrestation des Girondins (juin 1793). Il fut chargé en 1793, avec Philippe Antoine Merlin, de la classification des lois et de leur réunion en un seul corps. Il rédigea de nombreuses lois et fut chargé de coordonner la rédaction du Code civil. Deux premiers projets furent présentés en 1793 et 1794. La version définitive n'aboutira qu'en 1804. Il devint en 1794 président de l'assemblée, puis présida le Comité de salut public; eut en cette qualité une grande part au gouvernement et se signala par sa sagesse et sa modération. [] Sous le DirectoireIl fut élu au Conseil des Cinq-Cents en 1795, il exerça des fonctions diplomatiques et négocia la paix avec l'Espagne. En 1796, il prépara un troisième projet de code civil, toujours sans suite. Il ne fut pas réélu en tant que diplomate en 1797 et, en 1798, son élection fut annulée. Le 20 juillet 1799, il devint ministre de la Justice, poste qui lui permit d'appuyer le coup d'État du 18 brumaire (9 novembre).
[] Sous le ConsulatEn 1799, après le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre), il est nommé deuxième consul, en remplacement de Sieyès qui était auparavant consul provisoire. [] Sous le Premier EmpireIl est nommé prince-archichancelier, lors de la proclamation du Premier Empire (1804). Lors des nombreux déplacements de l'empereur sur les théâtres des opérations militaires, il assure la présidence du Sénat et du Conseil d'État, ainsi que la direction de l'administration. Nommé rince de l'Empire et duc de Parme(1808), il accumule une fortune considérable et sa table est renommée pour ses fastes. On lui prête le mot: « En public appelez-moi: ?Votre Altesse Sérénissime?, en privé ?Monseigneur? suffira ». En 1814, il est sans le titre, le véritable régent de France, ce qui ne l'empêche pas de voter, au Sénat, la déposition de Napoléon Ier. Il eut la part principale dans la rédaction du Code civil : il sut mettre à profit les travaux des grands jurisconsultes des siècles précédents, surtout ceux de Pothier; c'est lui qui est l'auteur du Discours préliminaire du Projet de code civil. Le 30 ventôse an XII (21 mars 1804), grâce à la stabilisation politique apportée par le consulat, le Code civil est enfin promulgué.
[] Sous la RestaurationRetiré de la vie politique lors du retour de la monarchie, en 1814, il reprend du service pendant les Cent-Jours, ce qui lui vaut l'exil à Bruxelles après la chute définitive de Napoléon. Ayant perdu son titre de duc de Parme, il prend celui de duc de Cambacérès, titre qui sera confirmé à sa famille en 1857 sous le second Empire. Il se réfugie alors dans la piété et un certain Baron écrit de lui (cité par Pierre Larousse dans Flore Latine): « Quand je dis Cambacérès, il faut vous figurer un vieillard respectable, en perruque et en habit marron, allant tous les matins à Sainte-Gudule, notre cathédrale, près de laquelle il était logé; un domestique le suivait portant un gros livre d'heures. Là, Cambacérès s'agenouillait sur la terre nue, entendait la messe et restait plongé dans de longues méditations: Quantum mutatus ab illo! ». Il est autorisé à rentrer en France en 1818, mais ne joua plus aucun rôle politique, et meurt à Paris en 1824. Notons que compte tenu de son homosexualité, le code civil ne contient pas spécifiquement de condamnation de l'homosexualité, contrairement aux législations d'autres pays de l'époque. Comme pour la majeure partie du Code civil, directement inspiré des différents droits coutumiers français, Cambacérès s'est en réalité contenté de perpétuer une situation déjà existante, sous l'Ancien Régime, où les coutumes (codes coutumiers) ignoraient tout simplement cette question. Son frère est Etienne Hubert de Cambacérès. Son neveu est connu sous le nom de duc de Cambacérès. La maison natale de Cambacérès se trouve place Chabaneau à Montpellier. [] Liens externes
[] Bibliographie
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques Régis de Cambacérès |