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Un article de Wikipedia.y-project.com.Image:Hebert.jpg Jacques-René Hébert Jacques-René Hébert, plus couramment appelé Jacques Hébert, né à Alençon en 1757 et guillotiné à Paris le 24 mars 1794, est un journaliste et homme politique français. Jacques-René Hébert était le fils du joaillier Jacques Hébert mort en 1766 et de Marguerite Beunaiche de La Houdrie (1727-1787). Il a lancé en 1790 le père Duchesne, journal des extrémistes révolutionnaires. Il participa, en 1792, à la chute de la monarchie dans le rôle d?accusateur public et, en 1793, à celle des Girondins. Avec ses partisans, les hébertistes (Chaumette, Chabot, Collot d'Herbois et d?autres), il a fortement influencé le club des Cordeliers et de la Commune insurrectionnelle. Maximilien de Robespierre dont il avait dénoncé la modération le fit arrêter et exécuter en 1794.
[] Créateur du « père Duchesne »Provincial ayant étudié le droit, Hébert monte à Paris. L?année 1789 n?apporta pas de changement notable dans la situation de Hébert. Le docteur Boisset, son compatriote, accepta de le loger à condition qu?il rédigeât à sa place une brochure : La Lanterne magique ou le Fléau des Aristocrates qui marqua le début de sa carrière de libelliste. Il publia ensuite quelques opuscules tandis que sa situation matérielle devenait de plus en plus précaire. La publication des premiers numéros du père Duchesne, à partir de septembre 1790, va ouvrir une nouvelle période dans sa vie. Plusieurs pamphlets avaient été publiés sous ce nom, mais celui d?Hébert, que les colporteurs de rue vendaient en criant : « Il est bougrement en colère aujourd?hui le père Duchesne ! », se distinguait par la violence qui caractérisait son style. De 1790 à 1791, le père Duchesne était constitutionnel et encore favorable à roi et La Fayette, blâmant Marie-Antoinette et Marat et réservant ses foudres à l?abbé Maury grand défenseur de l?autorité pontificale contre la constitution civile du clergé. Le ton s?est nettement durci avec l?avènement de la République. Le gouvernement a fait imprimer en 1792 certains de ses numéros aux dépens de la République afin de les faire distribuer dans les armées afin de sortir les soldats d?une torpeur jugée dangereuse pour le salut de la chose publique. [] Révolutionnaire radicalEn 1791 Hébert rompit avec les modérés qui rêvaient d?un compromis avec les aristocrates. Le 17 juillet 1791, il signa la pétition du Champ de Mars et la fusillade des « patriotes » le jeta au premier rang des révolutionnaires. Il a trouvé désormais son ton débraillé, ce style si volontiers ordurier, tout en gardant une sorte d?élégance, qui le plaçait dans la lignée des grands pamphlétaires du XVIIIe siècle. Le père Duchesne se met à attaquer sans ménagement La Fayette, Mirabeau, Bailly : après la fuite manquée du roi, il prend Louis XVI et même le pape à partie. Avant tout, le père Duchesne est patriote : il devient bientôt le porte-parole des sans-culottes et des sections, dénonçant les man?uvres des suppôts des Anglais, des Allemands et des immigrés. Membre du club des Cordeliers, Hébert siège à la Commune insurrectionnelle où il est envoyé dans la nuit du 9 au 10 août 1792 par la section Bonne-Nouvelle. Il approuve hautement les massacres de septembre, auxquels il n?a d?ailleurs pas participé. Le 22 décembre 1792, il est nommé second substitut du Procureur de la Commune. Jusqu?en août 1793, on le voit soutenir avec fracas les Montagnards contre les Girondins. Ses amis et lui-même restent néanmoins soucieux de ne pas trahir les intérêts profonds de la bourgeoisie et désavouent les sans-culottes lorsqu?ils prônent des mesures extrémistes en matière économique. En avril-mai 1793, Hébert est de ceux qui désignent les Girondins à la vindicte populaire. Le coup d?arrêt tenté par la Convention, qui fait arrêter le 24 mai 1793 Hébert, avec Morineau, Brichet et Varlel, échoue devant la réaction menaçante des sections. La popularité d?Hébert en est considérablement renforcée. Il est alors un des chefs de la Révolution en marche. [] RadicalisationL?attitude d?Hébert change après la mort de Jean-Paul Marat (13 juillet 1793) et la crise de l?été : elle tend à se radicaliser toujours davantage. Les journées des 4 et 5 septembre 1793, où les sans-culottes envahissent la Convention et lui imposent l?application de la Terreur, sont un succès personnel pour Hébert. De septembre 1793 à janvier 1794, il soumet la Convention à un harcèlement continuel (loi des suspects, loi du maximum général). [] Campagnes contre la Reine et contre l?ÉgliseLa campagne qu?il mena contre Marie-Antoinette n?est à coup sûr pas étrangère à la condamnation à mort de la reine. Avec Chaumette et ses propres amis, il a été également un des principaux animateurs de la politique de déchristianisation. Violemment anticlérical et hostile au catholicisme, il se défend cependant contre l?accusation d?athéisme, appelant Jésus « le meilleur Jacobin qu?il y ait eu sous la calotte des cieux » et réécrivant les évangiles à sa façon dans le père Duchesne : « quand le brave sans-culotte Jésus parut, il prêcha la bienfaisance, la fraternité, la liberté, l?égalité, le mépris des richesses. Tous les prêtres menteurs eurent bientôt les ongles rognés et ils tombèrent dans le mépris. Il est vrai que les scélérats s?en vengèrent de la bonne sorte. D?accord avec les juges et le Capet de l?époque, ils firent pendre le pauvre sans-culotte Jésus », Mais il fait marche arrière devant Maximilien de Robespierre, quand celui-ci, le 1er frimaire an II dénonce l?athéisme et décrète la liberté des cultes. Dans les premiers mois de 1794, Hébert exploite le mécontentement populaire né de la vie chère. [] Arrestation, condamnation et exécutionImprudemment, il ne se contente pas d?attaquer les Indulgents, mais il s?en prend aussi à Robespierre, trop modéré désormais à ses yeux. Le gouvernement révolutionnaire se décida enfin à frapper et fit arrêter dans la nuit du 13 au 24 ventôse An II Hébert, avec les principaux chefs des Cordeliers. Tous furent condamnés à mort et exécutés dix jours plus tard, le 4 germinal An II. Il avait épousé le 7 février 1792 Marie Marguerite Françoise Hébert née Goupil, ex-religieuse du couvent de la Conception (rue Saint-Honoré) sous le nom de « s?ur de la Providence », guillotinée le 13 avril 1794, de cette union naîtra une fille, Scipion- Virginie (7 février 1793-13 juillet 1830). [] Références
[] Liens internes
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