Selection Videos Hugo%20Ch%C3%A1vez
VTV CONTRAGOLPE terrorismo mediático 2/2 GIRA HUGO CHÁVEZ EU
HUGO CHÁVEZ regresa de EUROPA 2/2
HUGO CHÁVEZ regresa de EUROPA 1/2
HUGO CHÁVEZ entrevista COMPLETA 1/2 en ESPAÑA y mensaje a los españoles: Venezuela os asegura todo el suministro de petróleo. Franela de BUSH padre, regalo del \

Attention nous ne sommes pas responsable du contenu, eBabylone collecte les infos de sites tiers

Revue de presse Hugo_Ch%C3%A1vez
shout shout

Hugo Chávez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Chávez.
Hugo Chávez
52e Président du Venezuela

Actuellement en fonction
Mandat
2 février 1999 - {{{fin mandat1}}}
Depuis le 2 février 1999
{{{début mandat2}}} - {{{fin mandat2}}}
{{{début mandat3}}} - {{{fin mandat3}}}
{{{début mandat4}}} - {{{fin mandat4}}}
Élu(e) le
Parti politique Mouvement cinquième république (1997-2008)
Parti socialiste unifié du Venezuela (depuis 2008)
Prédécesseur Rafael Caldera
Élu(e) le }}
Élu(e) le }}
Élu(e) le }}

Autres fonctions
}}
Mandat
{{{début fonction1}}} - {{{fin fonction1}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république1}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat1}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre1}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction2}}} - {{{fin fonction2}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république2}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat2}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre2}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction3}}} - {{{fin fonction3}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république3}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat3}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre3}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction4}}} - {{{fin fonction4}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république4}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat4}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre4}}}
Gouvernement }}

Biographie
Nom de naissance Hugo Rafael Chávez Frías
Naissance 28 juillet 1954
Sabaneta, Barinas (Venezuela)
Décès }}
{{{lieu décès}}}
Nature du décès }}
Nationalité }}
Conjoint(s) Nancy Colmenares
Marisabel Rodríguez Oropeza
Enfant(s) }}
Diplômé
Profession Militaire
Occupations }}
Résidence(s) Palais de Miraflores (Caracas)
Religion Catholique romain
Signature }}

Président de la République bolivarienne du Venezuela

Hugo Rafael Chávez Frías, né le 28 juillet 1954 à Sabaneta dans les llanos, au sud du Venezuela, est un ancien militaire vénézuélien, président du Venezuela depuis le 2 février 1999.

Sommaire

[] Débuts

Fils de Hugo de los Reyes Chávez et d'Elena Frías de Chávez, tous deux enseignants, il a quatre enfants (Rosa Virginia, María Gabriela, Hugo Rafael et Rosinés). Il a été marié deux fois et est actuellement séparé de sa seconde épouse.

Dans sa jeunesse, ses parents décident de l'envoyer à l'Académie militaire du Venezuela qu'il quitte avec le diplôme de Sciences et Arts militaires. Il étudiera également plus tard la science politique à l'université Simón Bolívar de Caracas en 1989-1990 mais ne terminera pas son cursus.[1]

Après ses études, il intègre les forces armées vénézuéliennes et monte jusqu'au grade de Lieutenant-colonel.

Le 24 juillet 1983, lors de la journée du 200e anniversaire de la naissance du Libertador (Libérateur) du Venezuela et des autres colonies espagnoles d'Amérique du Sud, Simón Bolívar, Chávez crée avec notamment Raúl Isaías Baduel, au sein de l'armée, le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 (Mouvement révolutionnaire bolivarien 200, MBR-200) d'orientation socialiste.

[] Les coups d'État manqués (1992)

Le 4 février 1992, le MBR-200, dirigé par Hugo Chávez, tente un coup d'État contre le président Carlos Andrés Pérez. Le putsch prend pour nom « opération Ezequiel Zamora ». Cette tentative échoue, et Chávez est emprisonné pendant deux ans, épreuve à laquelle il se référera en évoquant « la prison de la dignité ». Lors de son séjour carcéral, il enregistre une vidéocassette dans laquelle il appelle à l'insurrection. Elle est diffusée vers 4 heures du matin dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992, lors d'un deuxième coup d'État préparé par le MBR-200. La deuxième tentative avorte également, bien que les membres du MBR-200 aient tout de même pris le contrôle du pays pendant quelques minutes.

En 1994, Rafael Caldera est élu pour la deuxième fois au Venezuela. Réalisant une de ses promesses politiques faites avant d'être élu, il ordonne la libération de Chávez.

C'est à cette époque que Chávez fait la connaissance, par l'intermédiaire des Carapintadas (qui étaient en contact avec plusieurs des membres du MBR-200), de l'idéologue argentin négationniste Norberto Ceresole[2], qui fera partie de son entourage jusqu'en 1999 et sera finalement expulsé du Venezuela au terme d'une importante polémique.

[] Mandats présidentiels

[] Première élection à la tête du Venezuela

Hugo Chávez à Porto Alegre, le 26 janvier 2003
Hugo Chávez à Porto Alegre, le 26 janvier 2003

Une fois libéré, Chávez crée un parti politique nommé « Movimiento Quinta República, MVR » (Mouvement cinquième république), une version civile du MBR-200. C'est à la tête de ce parti qu'il prendra le pouvoir, quatre ans plus tard. En 1998, année d'élections législatives et d'élection présidentielle, sa cote dans les sondages augmente progressivement (30 % en mai, 39 % en août). Le slogan de sa campagne électorale le proclame « fléau de l'oligarchie et héros des pauvres ». La coalition de partis de gauche, rassemblée autour du MVR, remporte 34 % des sièges du Congrès national lors des élections législatives du 8 novembre. Les deux partis Action Démocratique et COPEI qui s'étaient jusqu'alors partagés le pouvoir n'obtiennent ensemble que 9 % des voix.

En 1999 Chávez sort victorieux de l?élection présidentielle avec 56 % des voix, la plus forte majorité jamais constatée à cette élection en quarante ans de démocratie Vénézuelienne. Le 2 février de la même année, il prête serment sur une constitution qu'il qualifie de moribonde et dont il demandera la modification à deux reprises par la suite.

Éprouvant des difficultés à faire passer ses réformes aux parlements, il met en ?uvre le 25 avril un référendum sur l'opportunité de former une nouvelle assemblée constituante, de programmer des élections pour cette dernière et une nouvelle élection présidentielle pour l'année 2000, ce référendum verra une victoire du « oui » à 92 % avec un taux de participation de 40 %. Le 7 août, la nouvelle Assemblée constituante est instituée en petite pompe, en effet, Hugo Chávez a annulé le défilé militaire qui accompagne habituellement cette cérémonie, voulant par là illustrer la soumission de l'armée aux autorités civiles dans un pays qui a précédemment connu de nombreuses dictatures militaires. Ce défilé est remis au 4 février, date anniversaire de sa première tentative de coup d'État. Cette assemblée à 95 % Chaviste a pour mandat de préparer une nouvelle constitution afin de remplacer celle de 1961. Ses 131 membres, la plupart sans aucune expérience politique, n'ont que trois mois pour la rédiger. Il est prévu de faire ratifier cette nouvelle constitution par référendum.

Le 19 décembre de la même année, 72 % des participants au référendum acceptent la nouvelle constitution bolivarienne.

Résultats du référendum
? referendum du 19 décembre 1999 ?
Entériner la nouvelle constitution?
Choix Votes  %
Oui: 3,301,475 72%
Non: 1,298,105 28%
Abstention: 6,041,743 56%

Les principaux changements de la Constitution bolivarienne du Venezuela sont :

  • Changement de nom du pays en « République bolivarienne du Venezuela ».
  • Abolition du Sénat, passant ainsi à un système monocaméral ;
  • Le mandat du président passe de 5 ans à 6 ans ;
  • Le président peut être réélu immédiatement à la fin de son mandat une seule fois. La constitution antérieure permettait la réélection du président, mais seulement après une période d'au moins 10 ans.
  • Mise en vigueur du « Référendum révocatoire » qui permet au peuple de destituer n'importe quel gouvernant, fonctionnaire ou administrateur public, y compris le président ;

[] Première réélection (2000)

Néstor Kirchner et Hugo Chávez en juillet 2004
Néstor Kirchner et Hugo Chávez en juillet 2004

Les élections générales promises par Chávez ont lieu le 30 juillet 2000. Chávez est réélu président avec 59,5 % des voix. Le MVR remporte 76 des 165 sièges de l'Assemblée nationale, ainsi que les gouvernements de 12 des 23 États (régions administratives) du pays.

Dans les États de Merida et de Trujillo, l'armée doit intervenir, les gouverneurs sortants, soutenus par des manifestants, refusant d'accepter leurs défaites.[réf. souhaitée]

Le 10 août 2000, dans le cadre d'une tournée de l'OPEP (pays producteurs de pétrole), Chávez effectue une visite officielle en Irak. Il est le premier chef d'État à s'y rendre depuis la première guerre du Golfe.

[] La polarisation du peuple vénézuélien

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les cours du pétrole brut s'effondrent ce qui provoque une crise économique, l'économie du Venezuela reposant en grande partie sur le pétrole dont le pays est le troisième exportateur mondial. Le gouvernement, faute de moyens financiers, est aux prises avec d'importants troubles sociaux. L'opposition et le patronat accusent les réformes sociales d'être à l'origine cette crise.

Le 10 décembre 2001, le patronat et les syndicats vénézuéliens appellent à une grève générale pour protester contre les mesures économiques d'Hugo Chávez. Cette grève paralyse le pays pendant plus de douze heures[réf. nécessaire]. Au même moment, des milliers de partisans du gouvernement se réunissent à Caracas afin de soutenir le président, et écoutent un discours de Chávez justifiant les mesures engagées. La population vénézuélienne est partagée entre pro et anti-chavistes.

Le dimanche 7 avril 2002, Chávez, en direct lors de son émission Aló Presidente et avec un sifflet[3], met à la porte sept dirigeants de la Compagnie nationale des pétroles du Venezuela (PDVSA) et en force douze autres à prendre leur retraite. Mécontents, les cadres de la compagnie protestent, ce qui incite la principale centrale syndicale ouvrière du pays, la Confederacion de Trabajadores de Venezuela (Confédération des travailleurs du Venezuela, CTV), de concert avec le patronat, à appeler à une grève générale de 24 heures.

La CTV est majoritairement composée de membres des deux partis ayant formé le précédent gouvernement, l'Accion Democrática (AD) et le Partido Social Cristiano de Venezuela (COPEI)[réf. nécessaire]. Le secteur pétrolier, responsable de 80 % des exportations du pays mais n'employant que 2 % de la main d'?uvre, dispose d'un poids économique disproportionné lors des mouvements de grève.

Cette grève et cette manifestation en faveur du gouvernement illustrent la polarisation du peuple vénézuélien.

  • D'un côté, la partie de la population avantagée par l'ancien système économique, notamment les personnes liées à l'industrie pétrolière, accusées, en premier lieu par Chávez, d'être corrompues. Ils jouissent de l'appui du patronat et des médias privés, et sont très bien organisés.
  • De l'autre, la majorité de la population, qui vit sous le seuil de pauvreté (80 % des Vénézuéliens pendant les années 90), au profit de laquelle sont destinées les réformes du nouveau gouvernement. C'est cette majorité qui a porté Hugo Chávez à la présidence et qui continue de le soutenir[4].

[] Le coup d'État de Carmona (2002)

Le 11 avril 2002, une manifestation de l'opposition se redirige illégalement vers le palais présidentiel de Miraflores. Au niveau du pont « Llaguno », sur lequel sont rassemblés de nombreux partisans d'Hugo Chávez, des francs-tireurs postés sur les édifices alentour ouvrent le feu, blessant et tuant partisans et opposants à Chávez, le bilan officiel est de dix-neuf victimes du côté de l'opposition et deux du côté des chavistes[réf. nécessaire]. Dans la soirée, un groupe de militaires, par la voix du général Lucas Rincon, demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse. Hugo Chávez est alors arrêté et séquestré par les militaires, et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place. Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête. Il avait été reçu, quelque temps auparavant, par des officiels américains[5] et par le Premier ministre espagnol, José María Aznar.[réf. nécessaire] Madrid et Washington seront les premiers à avaliser le coup d'État en reconnaissent le nouveau gouvernement le soir même du putsch. En 2004, le ministre des affaires étrangères espagnoles Miguel Ángel Moratinos accuse le gouvernement d'Aznar d'avoir encouragé l'ambassadeur à appuyer (ou soutenir selon la traduction du verbe apoyar) le coup d'état[6][7].

Le lendemain, malgré un silence médiatique des putschistes en place, a lieu une manifestation massive de la population de Caracas qui sera sévèrement réprimée[réf. nécessaire] mais qui finira par dépasser par son ampleur les forces de police ; soutenue par la garde présidentielle restée fidèle à Chávez, elle renverse avec l'aide de ces derniers Carmona qui prend la fuite avec son gouvernement. Les ministres de Chávez qui s'étaient pour la plupart cachés reprennent les uns après les autres leurs fonctions. Comme le prévoit la Constitution, le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré, le soir même du retour aux pouvoir de l'ancien gouvernement.

Pendant ces deux journées de pouvoir, Carmona a :

  • dissout l'Assemblée nationale et promis des élections législatives pour décembre 2002;
  • promis une élection présidentielle dans l'année;
  • déclaré l'annulation de la constitution de 1999 introduite par Chávez;
  • promis un retour au système parlementaire bicaméral;
  • annulé 49 lois qui donnaient au gouvernement un plus grand contrôle sur l'économie;
  • rétabli le général en retraite Guaicaipuro Lameda comme président de la compagnie Petróleos de Venezuela;
  • renvoyé les juges de la Cour suprême.

Ces événements ont été filmés de l'intérieur par des journalistes d'une chaîne irlandaise, Radio Telefís Éireann, qui étaient sur place pour tourner un reportage sur le programme de Hugo Chávez. Ils en ont tiré un documentaire : The revolution will not be televised. Il est cependant à noter que ce film a son antithèse avec Radiographia de una mentira [8].

Le 17 décembre 2005, le président colombien Álvaro Uribe dénonce le « complot » organisé par d'anciens militaires vénézuéliens contre Hugo Chávez[9]. Ils se seraient réunis à Bogotá dans le bâtiment de la force publique colombienne, avec des militaires colombiens.

[] Le référendum révocatoire de mi-mandat (2004)

Hugo Chávez a mis en place, dans la nouvelle constitution, la possibilité pour le peuple de décider de la révocation du président ou de tout fonctionnaire vénézuélien par un référendum pouvant être organisé une fois la moitié de son mandat effectué et un certain nombre de signatures réunies. Ainsi, l'opposition a réuni le nombre de signatures nécessaires pour entamer cette procédure de révocation à mi-mandat. Les signatures sont refusées par le Conseil National Électoral (CNE), car réalisées avant la fin de la période de mi-mandat réglementaires. L'opposition a alors repris sa quête de signatures et a de nouveau réuni le nombre suffisant de signatures pour permettre l'organisation du référendum révocatoire. Cette fois, le gouvernement et le CNE ont argué que l'opposition s'était livrée à des falsifications et que les noms de certains des signataires appartenaient à des morts. Dans un climat très tendu, le gouvernement a tout de même décidé d'accepter la liste de signatures présentée par l'opposition et a mis en place pour le 15 août 2004 le dit référendum.

À ce moment, tous les sondages donnent Chávez gagnant avec 60 % des intentions de vote. Ce type de référendum n'existe, dans le monde, que dans trois pays[réf. souhaitée]. Chávez affirme qu'en cas de victoire, il se représentera à l?élection présidentielle qui suivra, ce qui peut être interprété par une ambigüité comme contraire aux dispositions limitant les mandants présidentiels de la Constitution de 1999.[réf. nécessaire]

Dans le pays, la fracture entre le gouvernement et l'opposition est plus que jamais palpable. Carlos Andrés Pérez, ancien président de la république, déchu pour corruption et impopulaire pour sa répression violente des manifestations Caracazo, allant jusqu'à déclarer que: « contre Chávez, il faut utiliser la violence (?), [et qu']une dictature devrait être instaurée ensuite. »[réf. nécessaire] Chávez affirme, en réponse, que les chefs de l'opposition sont pires qu'Hitler...[réf. nécessaire]

Le référendum révocatoire est mis en place pour le 15 août 2004. Pour en garantir la régularité, il est surveillé par la Fondation Carter et par l'Organisation des États américains (OEA). Des machines à voter fournies par la société italienne Smartmatic sont utilisées lors du scrutin. Plus tard, les autorités décident d'utiliser des machines fournies par la société Choicepoint, qui utilisent les empreintes digitales pour confirmer la régularité des votes.

Or, ces machines ont tendance à se bloquer et certaines personnes auront à attendre jusqu'à 12 heures avant de pouvoir voter. La durée d'ouverture des bureaux de vote est prolongée deux fois afin de s'assurer que tout le monde puisse voter ; l'important est que les votes se produisent dans le calme. Le soir, les résultats préliminaires indiquent que plus de 58 % des votants se prononcent contre la destitution de Chávez. Ce chiffre est confirmé par la fondation Carter et l'OEA, mais les opposants affirment que le résultat est entaché de fraudes. Dans les jours qui suivent, la majorité de l'opposition s'accorde à reconnaître Chávez gagnant et seul le parti de Mendoza refuse d'admettre la victoire du No.

Le résultat final promulgué le 23 août 2004 du CNE [10] donne les chiffres suivants, avalisés par les observateurs internationaux présents sur place :

Vote Nombre de votants Pourcentage
NO (non) 5 619 954 58,91 %
SI (oui) 3 872 951 40,60 %
NUL 47 064 0,49 %

[] Seconde réélection (2006) et échec de la réforme constitutionelle (2007)

Le 3 décembre 2006, Chávez gagne l'élection présidentielle avec près de 63 % des voix, battant le chef de l'opposition, Manuel Rosales.

Le 4 septembre 2006, il annonce l'organisation pour 2010 d'un référendum constitutionnel afin, entre autres, d'abolir toute limite au nombre de mandats pouvant être effectués par le président. Cette proposition a été interprétée dans certains médias français comme Le Monde et le journal de 20h de TF1 du 3 décembre 2006[11] comme l'organisation d'une présidence à vie. Le président en titre devrait pourtant toujours être élu lors d'élections soumises au suffrage universel. Il est aussi à noter que si cette réforme avait abouti, elle aurait mis à égalité France et Venezuela sur le sujet; la France ne disposant pas à l'instar d'autres républiques d'un règlement limitant le nombre de mandats présidentiels.

Hugo Chávez a depuis lancé en 2007 une réforme qui prévoyait de supprimer le nombre limite de mandats, d'inscrire le socialisme dans la constitution et de permettre des mesures d'exception à la liberté de la presse[12] en temps de crise. Ainsi, le 24 octobre 2007, le socialisme est inscrit dans la constitution du Venezuela : pour de nombreux opposants, il s'agit d'une remise en cause du pluralisme politique[12]. Lorsque l'état d'urgence est proclamé, la liberté de la presse peut être suspendue, ainsi que les normes de la justice[12] ; ces dispositions sont semblables à ce qui existe dans de nombreuses autres démocraties. Cette réforme a fait l'objet d'une manifestation étudiante demandant le report du référendum populaire prévu le 2 décembre. Les manifestations ont été dispersées « de façon musclée » le 2 novembre[13],[14]. Les manifestations se sont poursuivies et le 8 novembre une fusillade entre partisans pro et anti-Chávez a fait 8 blessés au retour d'une de ces manifestations à Caracas[15].

Un ancien général et ministre de la défense, le général Raúl Isaías Baduel, qui avait fondé avec Chávez le MBR 200 et avait aidé son retour au pouvoir en 2002 a qualifié la réforme de « coup d'État » en novembre 2007 se proclamant dans le même discours « leader de l'opposition ». Il avait déjà dénoncé en juillet 2007 à propos de cette réforme « l'orthodoxie marxiste, qui considère la démocratie [...] comme un simple instrument de la domination bourgeoise »[16].

Le 2 décembre 2007, l'électorat vénézuélien a rejeté par référendum la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chávez en accordant au "non" une courte majorité de 50,7% dans un scrutin qui voit une abstention de 49,7%[17]. Après quelques tergiversations, Chávez annonce, conséquemment à cette défaite, sa première lors d'une consultation du peuple, qu'il se retirera à l'issue de son second mandat, c'est à dire en 2013[18].

[] Des mesures sujettes à polémique

Chávez a menacé les membres des Forces armées en disant que ceux qui n'approuvaient pas la politique du Président n'y avaient pas leur place[19].

Le 18 janvier 2007, le parlement vénézuélien ? dont tous les membres appartiennent au MVR (Parti chaviste) puisque l'opposition a boycotté les dernières législatives ? accorde à Chávez les « pleins pouvoirs » pour une durée de dix-huit mois, en votant une loi l'autorisant à légiférer par décret dans certaines parties du pays[20].

[] Concession hertzienne de RCTV

En avril 2007, Hugo Chávez a été accusé, selon les termes du Figaro, de « bâillonner la télévision d'opposition » lorsque la commission nationale des télécommunications refusa de renouveler la licence de RCTV, chaine appartenant au financier états-unien William H. Phelps. En effet cette commission a pris la décision de ne pas renouveler la concession hertzienne de RCTV conformément à une loi de 1987, crée sous la présidence de Jaime Lusinchide, actuellement dans l'opposition. RCTV pouvait cependant toujours diffuser par satellite, internet ou par câble et n'était pas non plus la seule chaîne d'opposition[21]. Cette chaîne populaire très critique envers le président avait même été jusqu'à soutenir et favoriser le coup d'État de Carmona en 2002[22]. Le gouvernement vénézuélien a édité un livre blanc publiquement consultable regroupant l'ensemble des critiques contre la chaîne ayant amené au non renouvellement de cette concession parmi lesquelles le reproche d'avoir violé la loi sur la responsabilité sociale de la radio et de la télévision durant les évènements de 2002[23]. Un sondage vénézuélien avait démontré l'impopularité de cette mesure, puisque presque 70 % des sondés étaient opposés à la fin de concession de la chaîne, ironiquement la plupart ne l'étant non pas pour les contenus politiques de la chaîne, mais pour ses feuilletons[24]...

La concession hertzienne ainsi libérée a été attribuée à la nouvelle télévision publique Teves (« Televisora Venezolana Social »). Une étude de l'Institut de recherches en communication (Ininco) aurait montré que « 74 % des contenus de la chaîne publique relevaient de la propagande gouvernementale ». Marcel Granier, président d'un conglomérat de chaines et de RCTV s'est dit sûr que « la démocratie et RCTV reviendront au Venezuela ». Le quotidien d'opposition Tal Cual allant même juqu'à affirmer en éditorial que « la fermeture de RCTV marque le point le plus haut de l'escalade d'agressions contre la liberté d'expression au Venezuela », en ajoutant que « L'Organisation des États américains (OEA) et le Mercosur peuvent bien dire qu'Hugo Chávez est un démocrate, mais ses actes le démentent totalement ».[25].

Cependant, la couverture médiatique occidentale sur l'affaire RCTV a été fortement critiquée et qualifiée ouvertement de « désinformation » par l'Acrimed[26] et le Monde diplomatique[27] en France ainsi qu'aux États-Unis par le FAIR, qui s'interrogea sur le fait qu'une télévision occidentale ayant appuyé un coup d'état et ses instigateurs aurait sans doute du faire face à des sanctions plus importantes que celles infligées à RCTV[28].

Le 26 mai 2007, L'armée s'empare de l'infrastructure de diffusion hertzienne de la chaine de télévision RCTV. Le 27 à minuit, elle cesse d'émettre sur le réseau hertzien mais peut toujours émettre sur le câble, le satellite et internet. Seule un foyer sur cinq peut désormais la recevoir[29].

Plusieurs milliers d'étudiants ont manifesté contre cette décision[30]. Mgr Baltasar Porras Cardoso, un évêque vénézuélien supporter du putsch de Cardoso a dénoncé le « sectarisme » du chef de l'État, comparant Chávez à Hitler, Mussolini et Castro dans les colonnes du quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo. Le maire de Caracas a considéré que « Le gouvernement ferme les chaînes critiques car il ne veut pas qu'on voie ces [manifestations]. »[31]. À l'inverse des centaines de milliers de manifestants ont manifesté leur soutien à Chávez début juin[32]. Pour contrer les opposants, Chávez a demandé à ses partisans de former des « conseils étudiants », qui pourraient recevoir 600 millions de dollars de l'État[33].

Manifestation de soutien à RCTV au Venezuela le 27 mai 2007
Manifestation de soutien à RCTV au Venezuela le 27 mai 2007

Des intellectuels, universitaires et hommes politiques britanniques principalement issus de la gauche contestataire dont John Pilger, Harold Pinter, Tariq Ali, Kelvin Hopkins et Julia Buxton, ainsi que des universitaires français comme Annie Lacroix-Riz ont soutenu cette décision de ne pas renouveler la concession de la RCTV en raison de sa participation au coup d'État de 2002. Ils rappellent que cette chaîne a utilisé son canal pour appeler maintes et maintes fois au soulèvement contre le gouvernement démocratiquement élu, et que les conspirateurs de 2002 ont violé la constitution vénézuélienne en de nombreux points lors des deux jours de leur prise de pouvoir[34]. Le sociologue Luis Lander considère qu'affirmer que « RCTV [est] le représentant de la démocratie est une blague »[22]. Pour sa part Salim Lamrani rappelle qu'en 2006 il y avait pas moins de 16 chaînes privées de plus au Venezuela par rapport à 2000, contre seulement 4 chaînes publiques supplémentaires. Sur la même période, le nombre de radios privées a augmenté de 75, contre 7 pour le secteur public. Devant une telle augmentation du nombre de médias privés, il considère que l'affirmation d'une volonté d'hégémonie médiatique de la part de Chávez est pour le moins discutable[35]. Les défenseurs de la chaîne rappellent que c'est à la commission de contrôle des médias de traiter ces questions mais qu'elle a été mise sous la coupe de Chávez[réf. nécessaire]. Human Rights Watch[36], Reporters sans frontières[37], le parlement européen[38] et le sénat des États-Unis[39] ont condamné la décision d'Hugo Chávez.

[] Menaces envers Globovision

Le ministre de la communication vénézuélien Willian Lara a accusé Globovision, une chaine privée locale de Caracas, de diffuser des images subliminales appelant à l'assassinat du président vénézuélien[40]. Le président de Globovision a dénoncé ces allégations comme « ridicules ». Une enquête a été ouverte par le gouvernement chaviste. Parlant de « fascisme » à propos de Globovision, Chávez a enjoint la chaine à « se calmer, autrement c'est moi qui vais leur infliger le calmant ».[réf. nécessaire]

Réagissant lors de la visite en France de Chávez aux menaces sur Globovision, Robert Ménard, secrétaire générale de Reporters sans frontières, parla de « l'inquiétante dérive d'un homme et de son régime »[41].

[] Présence médiatique de Chávez

Une fois par semaine, toutes les chaînes de télévision et stations de radio publique interrompent leur programmation et transmettent intégralement et en direct les discours d'Hugo Chávez.[réf. nécessaire] Entre 1999 et 2006, les médias ont dû relayer ces discours à 1 339 reprises selon un décompte du quotidien El Nacional, soit environ 170 fois par an[42]. D'après Maxime Vivas, écrivain altermondialiste et auteur d'un livre pour le journal l'Humanité, El Nacional, « journal qui approuva le putsch allant jusqu?à le qualifier de « démocratie retrouvée » est d?un anti-chavisme délirant » et affirme que « de toute évidence, le chiffre, à supposer qu?il ne soit pas purement bidonné (comme l?information d?El Nacional ayant annoncé durant le putsch de 2002 la démission de Chávez) correspond plutôt au total des apparitions de Chávez à la télévision en sept ans, sous des formes diverses et dans des circonstances précises »[43].

Le quotidien vénézuélien El Universal estime que la stratégie de réduction de la liberté de la presse d'Hugo Chávez est plus « raffinée » que la censure pure et simple et passe par des procès contre les journalistes sur des questions sans rapport avec leur métier pour les dissuader d'être critiques. Les agences gouvernementales seraient également invitées par des primes à instiller une autocensure et à neutraliser les critiques éventuelles. Selon El Universal, « plutôt que de contrôler directement les médias, [le pouvoir] préfère les neutraliser ». L'ONG Espacio Público a ainsi recensé en 2006 106 atteintes à la liberté d'expression[44].

[] Politique du gouvernement Chávez

[] Politique intérieure

[] Politique économique

Depuis son élection, Hugo Chávez déclare mettre petit à petit en place une politique économique sensiblement « socialiste » sans pour autant l'être totalement, il la nomme « révolution bolivarienne ». [45].

Une redistribution partielle des terres a été lancée : dans un pays où l'économie est principalement fondée sur l'exploitation du pétrole et où la question de la terre n'est plus un véritable problème économique depuis les années 1960, Hugo Chávez décide de nationaliser les domaines en friche appartenant aux plus riches propriétaires et à ceux ne pouvant justifier de titre de propriété. Il les redistribue alors à des agriculteurs devant former de petites coopératives, afin de donner du travail aux plus pauvres et de limiter les importations dans un pays endetté et ayant une quantité considérable de terres cultivables non exploitées. Malheureusement, les résultats ne sont - pour le moment - pas très concluants et de nombreux économistes craignent que la politique menée par M. Chávez ne rende le Venezuela encore plus dépendant des importations alimentaires qu'auparavant[46].

Des systèmes de microcrédits d'initiative publique sont mis en place afin de faciliter le développement des petites entreprises parmi les franges les plus pauvres de la population n'ayant pas accès au crédit bancaire, faute de garanties suffisantes. À la différence du microcrédit commun, issu d'initiatives privées, celui mis en place ici est encouragé par le pouvoir mais également par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour les initiatives visant les réfugiés colombiens[47].

Dans le pays, la culture des OGM est interdite. Un système de banque de semences est mis en place, afin de fournir qui le demande. Son but officiel est de préserver la diversité des plantes.

La pêche intensive est interdite dans les eaux territoriales vénézuéliennes, afin de préserver la biodiversité maritime et de favoriser les petits pêcheurs. La pêche au chalut est ainsi interdite dans les zones côtières.

[] Bilan

La période 1998-2002 a été marquée par la récession, le PIB décroissant sur la période d'1,9%[48]. Depuis, la croissance économique a été tirée par la hausse des cours du pétrole[45] et la croissance a atteint 9% en 2006. Le pétrole représente en 2007 90% des exportations du pays[49] et 50% des recettes du gouvernement[50].

En 2007 l'inflation a atteint 22,5%, soit le double de l'objectif gouvernemental, contre une estimation de 5% par le Fonds monétaire international pour les économies émergentes[45]. Le taux de chômage était estimé pour 2006 à 8,9%[49].

Début 2008, le Venezuela, sous l'effet d'une augmentation de la demande mondiale[51], de problèmes de production, de contrebande, et d'une augmentation majeure du pouvoir d'achat des classes pauvres[52] subit une importante pénurie alimentaire accompagnée par une hausse du prix des denrées d'environ 35 %; l'opposition pointe quant à elle les mesures socio-économiques du gouvernement comme responsables de la crise[53]

[] Éducation

Hugo Chávez a mis en place plusieurs programmes d'éducation :

  • La "Misión Robinson" pour l'alphabétisation qui utilise, la méthode cubaine "Yo sí puedo" au lieu de l'ACUDE utilisée par les gouvernements précédents ;
  • La "Misión Ribas" qui vise à la poursuite de l'enseignement scolaire ;
  • La "Misión Sucre" qui concerne l'éducation supérieure.

La réorganisation de la Fundación Ayacucho en 2005 a permis d?attribuer plus de 14 000 bourses d?enseignement supérieur pour l?année 2006 ; la part du Produit Intérieur Brut consacrée à l?éducation, qui était de 1,7 % en 1993 et de 1,6 % en 1998, est passée à 4,3 % en 2005[54].

Selon l'UNESCO, l'analphabétisme a été éradiqué au Venezuela, et la politique de lutte contre la faim est présentée comme un exemple à suivre par le dernier rapport sur le Droit à l'alimentation présenté à l'Assemblée Générale des Nations Unies. D'autre part, les taux de pauvreté et de pauvreté extrême ont considérablement baissé ces dernières années[55].

[] Politique militaire

Ces initiatives ont été largement critiquées par l'opposition qui les accuse d'être entachées de corruption. Chávez a répondu que de tels programmes sont les principaux moyens de développement possibles. Il a également déclaré que l'influence des « américanistes » au sein de la bureaucratie de l'État entravait le développement du pays.

Avec Chávez, les forces vénézuéliennes ont diversifié leurs sources d'approvisionnement en armements, achetant du matériel au Brésil, à la Russie et à l'Espagne. Les États-Unis, déclarant craindre des transferts de technologie, ont pressé la Russie et l'Espagne de ne pas les livrer. Le Venezuela s'est également plaint que les États-Unis aient refusé ou retardé la vente de pièces pour des avions de combat F-16 achetés dans les années 1980. Chávez a rompu la coopération militaire entre les deux pays et demandé le départ des conseillers américains du pays.

En 2005, dans le cadre de la doctrine de « Défense intégrale de la nation », Chávez a annoncé la création d'une grande « réserve militaire » pouvant atteindre 1,5 million de personnes soit 6% de la population du pays. À l´occasion du discours présidentiel du Nouvel An 2006, le président a présenté un projet de changement du nom des troupes vénézuéliennes. Dorénavant, les « troupes vénézuéliennes » deviendront «troupes bolivariennes», en hommage à Bolivar. Ce changement de nom cher au gouvernement Chávez[56] concernerait également la marine et la flotte aérienne.

En 2008, il a fusionné les deux principaux services de renseignement en un seul organisme : le Bureau de renseignement et de contre-espionnage (cette appellation n'est pas définitive) placé désormais directement sous ses ordres.

Tous les citoyens, les fonctionnaires ainsi que les étrangers présents au Venezuela sont désormais obligés, par les articles 16 et 24 de la loi du 28 mai 2008, à coopérer avec les services de renseignements et avec les milices favorables au président Chávez [57].

[] Réseau de distribution alimentaire MERCAL

Le réseau de distribution alimentaire MERCAL a été mis en place. Il s'agit de distribuer en dessous des prix du marché, dans des boutiques ou des supermarchés liés à l'État, les produits agricoles. 13 millions de Vénézuéliens bénéficient du réseau de distribution MERCAL, soit un peu plus de la moitié de la population. Mais le MERCAL n'est pas réservé aux plus démunis et tout un chacun peut y faire ses courses, ce qui réduit l'aspect social de cette création.

Le système fonctionne sur la base du rationnement, comme deux litres d'huile ou un kilo de lait en poudre par personne. Ce système de distribution favorise cependant les arrangements, les produits vendus aux prix du MERCAL finissant souvent vendus à des prix classiques dans les boutiques. Par ailleurs il a entrainé une raréfaction de certains produits de base comme le lait; selon un diplomate étranger, « bloqué depuis plusieurs années, le prix de vente du lait est inférieur au coût de production, donc de nombreux paysans ont vendu leurs vaches. » Le régime a dénoncé un « sabotage » à propos de ces pénuries tandis que Fédécameras, l'organisation patronale vénézuélienne, y voit « le signe avant-coureur des pénuries d'une économie planifiée à la soviétique »[58].

[] Santé

En échange de livraisons de pétrole vénézuélien, le gouvernement cubain de Fidel Castro fournit environ 20 000 médecins, qui participent au programme Barrio Adentro (à l'intérieur du quartier), un programme de santé pour les quartiers défavorisés, et sont également présents dans les zones rurales reculées.
Les casernes militaires sont utilisées pour accueillir du matériel médical de haute technologie, multipliant ainsi les centres hospitaliers et permettant à une plus grande partie de la population d'y accéder gratuitement.

[] Politique internationale

[] Le discours de l'unité sud-américaine

Hugo Chávez développe une rhétorique de l'unité sud-américaine, en particulier avec des visées anti-américaines. Il défend plus spécifiquement une alliance avec les pays de l'ALBA (Cuba, Bolivie, Nicaragua). Il a ainsi prôné une alliance armée de ces pays contre les États-Unis des pays de la zone. Il déclara ainsi en janvier 2008 : « Nous devons monter une stratégie commune [..] parce que l'ennemi est le même : l'empire des États-Unis »[59].

Bien qu'ayant signé la convention de Quito concernant la CSAN, qui prévoit une union coordonnée des pays du continent, Hugo Chávez tente également d'établir des unions avec d'autres pays comme l'Uruguay, le Paraguay et l'Argentine. Il a également déclaré vouloir former avec le Brésil de Lula, et d'autres pays d'Amérique du Sud, une compagnie transnationale du pétrole, appelée Petroamerica.

Les présidents du Venezuela et de Cuba, Hugo Chávez et Fidel Castro, suivis par le président bolivien Evo Morales, ont entamé, en avril 2005, la mise en ?uvre de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), renforçant la coopération entre les deux pays. Ces accords sont signés à La Havane, alors que la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice effectue une tournée en Amérique latine pour promouvoir le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). L'ALBA est présentée par Chávez et Castro comme l'application des principes de « solidarité plus vaste entre les peuples d'Amérique latine » et une alternative à la ZLEA. L'échange de pétrole vénézuélien contre des médecins cubains entre dans ce cadre, et il est également question d'agriculture ou de produits miniers. Depuis, le Nicaragua a adhéré à l'ALBA, ainsi que trois États des Caraïbes: la Dominique, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Antigua-et-Barbuda.

En juillet 2006, le Venezuela rejoint le Mercosur, marché commun sud-américain (sur le même modèle que l'UE), dont sont déjà membres le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.

[] Hugo Chávez et les FARC

Le gouvernement de la Colombie, qui possède une très longue frontière terrestre avec le Venezuela, s'est inquiété plusieurs fois de l'expansion militaire du Venezuela et de son attitude par rapport aux organisations terroristes de Colombie, en particulier les groupes de guérilleros marxistes (FARC, ELN). Ainsi il avait fait savoir en mars 2005 sa préoccupation causée par une « course aux armements » à laquelle se livrerait Caracas[60].

Selon le gouvernement colombien et divers médias dont une revue américaine (US News and World Report), Chávez aurait permis aux FARC et à l'ELN de trouver refuge dans la zone frontalière des deux pays. Un convoi de munitions en provenance du Venezuela destiné aux FARC aurait selon la même source été intercepté en Colombie, et des cadres du FARC auraient transité par le Venezuela pour se faire soigner à Cuba.[réf. nécessaire]

Chávez a en outre été accusé d'avoir directement financé l'organisation des FARC : En mars 2008, les forces armées du gouvernement colombien affirmèrent avoir récupéré sur place un ordinateur appartenant à Raúl Reyes lors de son assassinat par un raid aérien dans la république voisine d'Équateur. Selon des documents trouvés dans cet ordinateur, Hugo Chávez aurait reçu des FARC, en 1992, une somme équivalente à cent millions d'euros lorsqu'il était emprisonné pour sa tentative de coup d'État, et il aurait envoyé la somme de 300 millions de dollars aux FARC en 2008. Ces accusations ont été immédiatement démenties par le vice-président vénézuélien Ramon Carrizalez[61]. Des journalistes, notamment le journaliste d'investigation Greg Palast, dénoncent l'impossibilité d'un ordinateur d'avoir résisté au bombardement mené par les forces colombiennes et contestent l'authenticité des documents présentés, notamment sur la foi de dates de création ou modification de fichiers qui seraient postérieures à la date de saisie annoncée[62],[63]. Néanmoins, l'enquête menée par l'agence Interpol conclut qu'« aucune des données contenues dans les pièces à conviction informatiques n?a subi d?altération postérieurement à leur saisie, le 1er mars 2008, par les autorités colombiennes »[64]. En outre, comme le mentionne le journal britannique The Economist, « le fait que de nombreux gouvernements aient demandé à la Colombie s'ils pouvaient accéder aux documents laisse à penser qu'ils jugent le contenu de l'ordinateur authentique »[65].

Malgré toutes ces accusations et polémiques, une rencontre au sommet entre Hugo Chávez et son homologue colombien Alvaro Uribe, le 11 juillet au Venezuela, a conduit les deux hommes à renouer des relations cordiales et à annoncer « le début d'une nouvelle ère[66] ». Les deux pays ont en effet grand besoin de renforcer leurs relations politiques et commerciales, et la rencontre a notamment servi à discuter d'accords portant sur six milliards de dollars américains[67]. Cette rencontre historique a été précédée par des déclarations apaisantes de Hugo Chávez qui a félicité son homologue colombien pour la libération réussie d'une quinzaine d'otages politiques des FARC (dont Íngrid Betancourt), et l'a invité à se rendre au Venezuela où il serait reçu « comme un frère[68]» ; Hugo Chávez a par ailleurs appelé les FARC à renoncer à la voie des armes après la libération d'Íngrid Betancourt[67].

[] Anti-américanisme et anti-impérialisme

Une hostilité affichée envers l'administration des États-Unis et son « impérialisme » est le trait dominant de la politique étrangère du gouvernement vénézuélien depuis 1998. Chávez ainsi a accusé le gouvernement américain de comploter pour perpétuer l'hégémonie de son pays en Amérique latine, et pour y arriver, de vouloir renverser son gouvernement. En mars 2004, il porte plainte contre les États-Unis auprès de l'Organisation des États américains (OEA), les accusant d'avoir participé au putsch de 2002. Il dit avoir de nombreuses preuves de leur participation qui concerneraient, entre autres, la présence de navires de guerre de l'US Navy dans les eaux territoriales vénézuéliennes. Cette plainte n'a débouché sur rien. Le 15 septembre 2005, lors du sommet du 60e anniversaire de l'ONU, il déclare qu'il faut transférer cette organisation : « Nous proposons que le siège des Nations unies [à New York] quitte un pays qui ne respecte pas les résolutions de l?Assemblée générale ». Il annonce ensuite lors d'une émission de télévision de la chaîne américaine ABC que les États-Unis veulent envahir le Venezuela[69