|
{revue}
L’homéopathie ou homœopathie (du grec όμοιος / hómoios, « similaire » et πάθος / páthos, « souffrance » ou « maladie ») est une médecine non conventionnelle, définie pour la première fois par Samuel Hahnemann en 1796 qui consiste à administrer au malade des doses faibles ou infinitésimales obtenues par dilution et agitation (la dynamisation) d'une substance choisie en fonction de l'état physique et psychique du patient et selon le principe dit « de similitude ». Ce principe énonce qu'une personne atteinte d'une maladie peut être traitée au moyen de la substance produisant des symptômes semblables à ceux de la maladie chez une personne en bonne santé. Depuis son origine1, l'homéopathie est considérée par la majeure partie de la communauté scientifique internationale comme une pseudo-science sans validité scientifique ni efficacité clinique2. Une des critiques majeures visant les médicaments homéopathiques souligne que la technique de dilution successive aboutit au fait qu'il n'existe plus une seule molécule de la substance censément active dans le produit final, ce qui est en contradiction totale avec les principes fondamentaux de la chimie et de la physique contemporaines. L'effet supposé des médicaments homéopathiques est le plus souvent considéré comme le résultat de l'effet placébo3. Les remèdes homéopathiques sont généralement considérés comme sans danger, les effets indésirables des diluants étant extrêmement rares4. Cependant, la pratique homéopathique peut s'avérer dangereuse si elle détourne le patient de la médecine conventionnelle dite allopathique, dans les cas où des traitements efficaces permettent de prévenir ou guérir des maladies graves (dépistages, prophylaxies, vaccinations, antibiotiques). L'homéopathie est une pratique répandue de par le monde avec un taux de recours annuel allant de 2 % des personnes au Royaume-Uni et aux États-Unis, à 15 % en Inde, et jusqu'à 36 % en France5. Suivant les pays, l'homéopathie peut être soumise, intégralement, partiellement ou au contraire échapper aux réglementations régissant les médicaments traditionnels (autorisation de mise sur le marché, vente en pharmacie, remboursement, etc.). En France, les médicaments homéopathiques représentent entre 1,2 et 2 % des remboursements de la CNAM5. Par ailleurs, selon les pays, les homéopathes peuvent être ou non diplômés en médecine et avoir suivi ou non une formation spécifique à l'homéopathie. L'industrie homéopathique est dominée au plan mondial par les Laboratoires Boiron qui sont aussi le deuxième plus gros fabricant de médicaments en vente libre de France. HistoireArticle détaillé : Histoire de l'homéopathie.
Utilisé dans l'Antiquité, le principe dit de similitude fut « redécouvert » par un médecin saxon, Samuel Hahnemann (1755-1843), lorsqu'il réalisa que l'écorce de quinquina provoquait les mêmes symptômes que la « fièvre tierce ». En 1796, il pose les bases de l'homéopathie dans un essai6, puis c'est en 1810, qu'il finalise sa théorie avec « Organon der heilkunst » (Organon de l'art de guérir)7. Dans les années 1830, l'homéopathie commença à se répandre en France, mais aussi aux États-Unis. Les pharmaciens refusant de produire ces produits[citation nécessaire], les disciples d'Hahnemann durent les fabriquer eux-mêmes. À la mort d'Hahnemann, en 1843, l'homéopathie déclina en Europe et, ce n'est qu'au début du XXe siècle, avec l'apparition des premiers laboratoires puis l'engouement pour les paramédecines, qu'elle commença son histoire industrielle et sa large diffusion auprès des patients. BasesLes bases, fixées par Hahnemann doivent respecter trois règles :
L'homéopathie s'oppose à l'allopathie, terme également inventé par Hahnemann et qui désigne tout traitement médicamenteux qui ne s'appuie pas sur la similitude lors du choix thérapeutique, mais sur le « principe des contraires ». Ainsi, la phytothérapie est une méthode de soin allopathique. Néanmoins, les notions de « principe des contraires » ou « principe de similitude » ne possèdent pas de fondements scientifiques ou même empiriques. L'adjectif correspondant est « homéopathique » et la personne appliquant cette méthode est un « homéopathe ». Par glissement sémantique, « homéopathique » désigne souvent dans le langage courant une dose minime d'un produit, par référence aux caractéristiques actuelles de l'homéopathie, alors que la signification originelle du terme homéopathie est traiter par similitude : la substance choisie pour traiter la personne malade est dite « homéopathique du malade ». Efficacité thérapeutiqueEn France, l'Académie de médecine dénonce une « méthode obsolète », figée depuis plus de deux cents ans et incapable de faire la preuve de son efficacité8. Il en va de même pour le Collège des médecins du Québec, pour lequel l'homéopathie n'a jamais prouvé de façon quelconque son efficacité, même face à un placebo. Aucune étude clinique n'a établi le moindre effet thérapeutique de l'homéopathie (comparativement à un placebo). Les procédés supposés de fonctionnement des traitements homéopathiques n'ont donc aucun fondement scientifique. PrincipesL'homéopathie est construite sur un principe et ses corollaires formulés ensemble par Hahnemann à la fin du XVIIIe siècle. La similitudeL'homéopathie repose sur le principe de similitude formalisé par Hahnemann après la seule observation de l'effet de l'écorce de quinquina : le paludisme s'accompagne de fièvre et l'écorce de quinine quinquina à forte dose provoque une intoxication également accompagnée de fièvre, Hahnemann a supposé que celle-ci activait un mécanisme de défense contre la fièvre, quelle qu'en fût la cause. C'est lors de la généralisation de sa théorie à d'autres maladies, que les effets néfastes provoqués l'ont contraint à baisser les doses en pratiquant des dilutions. À son grand regret, la dilution classique, si elle diminuait les effets toxiques, effaçait également les effets pharmacologiques. Il découvrit alors la méthode de la dynamisation, qui, de manière surprenante selon ses propres dires, conservait et modifiait les effets pharmacologiques de la substance. Le cas de l'Oscillococcinum, des laboratoires Boiron, est plus complexe. Le médicament a été conçu par Joseph Roy selon les principes de l'homéopathie, par dynamisation d'oscillocoques, un microbe imaginaire que Roy prétendit découvrir dans divers cas d'infection et en particulier dans des cas de grippe. L'existence de l'oscillocoque n'a jamais été confirmée et les observations de Roy n'ont jamais été reproduites. De ce fait, Oscillococcinum est simplement une préparation à base d'autolysat filtré de foie et de cœur de Anas barbariae (canard de Barbarie) dynamisé à la 200e K, pour laquelle il n'existe pas de pathogénésie complète. Selon certains homéopathes9, Oscillococcinum n'est donc généralement pas prescrit de façon homéopathique. Son mode de fabrication s'apparente cependant à celui d'autres remèdes homéopathiques et il possède généralement, dans les pays où il est commercialisé, le statut officiel de médicament homéopathique10. Adaptation du soin au patientCe corollaire découle du principe de similitude, énonce qu'il n'y a pas de soin universel d'une maladie, d'un symptôme, et que l'on peut adapter le soin en fonction du patient. Il s'agit là de ce qui est couramment nommé « individualisation ». L'homéopathe analyse les symptômes spécifiques présentés par le patient dans sa globalité et non pas seulement les symptômes classiques de sa maladie. Une pratique ne reposant pas sur cette analyse des symptômes spécifiques du patient n'est pas en droit de se réclamer de l'homéopathie au sens de Hahnemann. De ce fait, les mélanges de substances diluées, telles un antigrippal et un sédatif, ne sont pas utilisés dans les spécialités homéopathiques. Les substances vendues librement pour des traitements symptomatiques ne respectent pas cette individualisation, puisqu'elles sont présentées comme pouvant traiter le symptôme quelle que soit la personne. Cet argument ad absurdum est utilisé par la communauté scientifique pour qualifier de fraude l'homéopathie. La dynamisation (dilution associée à la succussion)L'effet des substances dépend de la quantité administrée ; Paracelse disait d'ailleurs en substance que « c'est la dose qui fait le poison ». Par exemple, en thérapeutique classique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont, selon la dose, antalgiques ou anti-inflammatoires. Ce n'est pas la dilution en soi qui produit cet effet, mais bien la dose finale ; la dilution ne sert qu'à diminuer la dose administrée. Les expérimentations d'Hahnemann7 lui auraient montré que le fait de secouer la solution après chaque dilution permettrait de conserver une certaine efficacité thérapeutique ; cependant, il proscrit l'emploi de sucre pour administrer ses préparations qu'il conseille d'administrer liquide juste après les avoir préparées et sans les laisser reposer. Cette succussion n'aurait pas pour but de bien mélanger la solution avant de la diluer à nouveau, mais de produire des chocs sans lesquels les qualités thérapeutiques du remède homéopathique n'apparaîtraient pas. Ce procédé, sans lequel les dilutions seraient peu ou pas actives, a été nommé « dynamisation » par Hahnemann. Le solvant, le plus souvent l'eau et l'alcool, est utilisé pour effectuer des dilutions successives, au dixième (DH) ou le plus souvent au centième (CH) d'une solution de teinture mère. La dilution d'une solution de teinture mère dans 99 volumes de solvant est une dilution d'une centésimale hahnemannienne (1 CH, c'est-à-dire un taux de 0,01, ou encore 1 %), la dilution au centième de celle-ci est une dilution de 2 CH (soit au dix millième T = 0,000 1 = 10-4, ou encore 0,01%). Une dilution de n CH est une dilution de 10-2 × n ; 3 CH représente un millionième, 6 CH un millième de milliardième… Les dilutions courantes en France vont jusqu'à 30 CH, le taux de dilution est donc de 10-60. Dans de nombreux pays sont utilisées des dynamisations et dilutions allant jusqu'à 200 CH. Pour donner une idée plus juste :
Plus simplement, on peut dire qu'il n'existe aucune molécule de la substance active dans les préparations homéopathiques. Les substances insolubles sont triturées dans du lactose jusqu'à obtention du seuil de solubilité permettant de préparer la première dilution liquide11. Le reste des opérations suit le même procédé que pour les substances solubles. La dynamisation de Semen KorsakovLe Russe Semen Korsakov est l'auteur d'un système de dilution différent, qui porte son nom. Au lieu de changer de flacon à chaque dynamisation, ce procédé vide simplement le flacon après chaque dynamisation, en considérant qu'il demeure environ un centième du volume initial (ce qui est probablement approximatif). Cette méthode a permis d'automatiser le procédé, et a conduit à l'obtention de dynamisations très poussées, jusqu'à un million de fois (MM Korsakov). En réalité, si le nombre de secousses auxquelles a été soumise la préparation est très élevé (100 millions de coups pour la MMK), la dilution est fortement modifiée, parfois beaucoup plus faible que celle attendue et strictement non mesurable. Appliquée à des substances radioactives bêta, on a compté avec la dynamisation hahnemannienne le nombre d'électrons émis. L'expérience a montré qu'il n'y a plus de radioactivité au-delà de 12 CH. Celle-ci persiste pour une dynamisation korsakovienne de 3000K. Ceci montrerait que la dilution korsakovienne est beaucoup moins poussée que ce que Korsakov lui-même pensait. Cela s'explique probablement par l'interaction entre la substance à diluer et la paroi : les molécules peuvent s'accrocher fortement à la paroi, et le volume n'est alors pas pertinent (le relargage en solution n'est pas proportionnel au volume qui est passé dans le flacon, mais à l'efficacité du lavage de la paroi, c'est-à-dire qu'il n'est pas exponentiel mais logarithmique par rapport au nombre de passages). Inversement, si les molécules actives n'ont aucune affinité avec la paroi, cet effet est négligeable et on retombe sur le cas de la dilution hahnemannienne. L'eau étant le meilleur des solvants, dès que l'eau est contenue dans un récipient ou passe dans un conduit, elle détache quelques molécules de la paroi. La pureté de l'eau nécessaire aux dilutions homéopathiques n'existe pas. Passé le cap de 10 CH, les impuretés du solvant sont des millions de fois plus concentrées que la substance-mère de départ. Ces impuretés donnent aussi leur « empreinte » lors des succussions subséquentes, ce qui fait que, quelle que soit la substance-mère de départ… on obtient toujours la même chose à 30 CH : une solution constituée d'eau avec les impuretés de l'eau utilisée et où les composants dilués sont les matières sèches énumérées sur la constitution de toute eau sans trace de la substance supposée active. Remèdes homéopathiquesArticle détaillé : Liste des remèdes homéopathiques.
Les remèdes homéopathiques peuvent être fabriqués à partir de composés chimiques, de plantes, de champignons d'animaux ou de minéraux Formes pharmaceutiques en homéopathie
Les granules et globules sont la forme pharmaceutique la plus utilisée en homéopathie. Ils sont utilisés par voie sublinguale, en laissant fondre sous la langue.
Utilisation dans le mondeLa popularité de l'homéopathie est surtout remarquable en France, ce pays assurant 80 % du marché des médicaments homéopathiques (et en est également le principal producteur)[réf. nécessaire]. L'emploi de cette méthode en tant que médecine est attesté dans quatre-vingts pays, principalement en Europe, en Amérique du Sud, en Inde, au Bangladesh et au Pakistan. En Grande-Bretagne, cinq hôpitaux sont utilisateurs de traitement homéopathique. Six universités organisent un enseignement de cette matière validé par un diplôme (« Bachelor of Science ») même si cette pratique est contestée13. En Inde exercent près de 250 000 homéopathes traitant près de 10 % de la population indienne avec ces seuls produits14. L’homéopathie est aujourd’hui utilisée dans plus de quatre-vingts pays dans le monde, principalement en Europe. Elle est aussi très présente en Amérique du Sud (Brésil, Argentine), en Inde et au Pakistan. Encore faiblement répandue en Amérique du Nord, elle connaît néanmoins une croissance régulière. Au cours des trente dernières années, l’homéopathie s’est également développée en Afrique du Sud, en Tunisie, au Maroc, au Venezuela, en Israël, en Australie, etc. 15 L'association humanitaire « Homéopathes sans Frontières » travaille sur la prise en charge de malades dans les pays pauvres, notamment en Afrique, et également pour la formation des soignants locaux.[réf. nécessaire] Homéopathie vétérinaireDès 1833, l'homéopathie est utilisée pour traiter les animaux domestiques ou de ferme. L'homéopathie vise les pathologies courantes : dermatoses, problèmes de lactation, de comportement sexuel, de croissance, de mise bas, pathologies de l'appareil locomoteur, pathologies respiratoires, pathologies digestives… Elle est généralement divisée en deux gammes selon la taille de l'animal. Les traitements homéopathiques peuvent être utilisés seuls ou en complément d'un traitement traditionnel. Les normes de l'agriculture biologique restreignent l'usage de la médecine conventionnelle et conseillent d'utiliser l'homéopathie (et d'autres traitements dits naturels comme la phytothérapie) avant tout 16. Devant le manque d'études scientifiquement valides prouvant son efficacité ou devant celles qui lui nient tout effet 17, la plupart des vétérinaires en déconseillent formellement l'utilisation. Situation légaleL'homéopathie est couverte par des réglementations assez différentes selon les pays. L'Espagne et l'Italie considèrent comme la France que l'exercice de l'homéopathie relève de la médecine (bien que son objet soit considéré comme non-scientifique) et exigent donc que les homéopathes possèdent une formation de médecin classique. Au Brésil, l'homéopathie est une spécialité médicale reconnue au même titre que les autres depuis 1992. Tout médecin peut donc se spécialiser en homéopathie. En Allemagne (comme en France), certains remèdes homéopathiques peuvent être prescrits, comme d'autres médicaments, par des professionnels de santé non-médecin comme les dentistes, les sages-femmes ou les kinésithérapeutes. Dans certains pays, les remèdes homéopathiques sont remboursés par les mécanismes d'assurance maladie, au même titre que les autres médicaments (c'est le cas en France, par exemple). Dans d'autres pays, comme l'Allemagne (depuis 2003), l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, l'Italie, la Norvège et la Suède, l'homéopathie n'est pas prise en charge par les systèmes de santé. Les préparations homéopathiques sont en général en vente libre sans ordonnance (automédication). Dans certains pays, leur vente est réservée aux pharmacies, comme pour les médicaments. En Europe, l'homéopathie est un produit devant obtenir une autorisation de mise sur le marché, bien qu'il puisse être dispensé d'étude clinique préalable18. L'homéopathie est décrite à la pharmacopée européenne. En FranceL'exercice de l'homéopathie en tant qu'homéopathe est considéré comme relevant de la médecine. Un homéopathe est donc nécessairement un médecin. Il peut avoir un diplôme universitaire d'homéopathie délivré par les facultés de pharmacie, mais ce n'est pas une obligation légale. L'exercice médical de l'homéopathie, auparavant toléré, est reconnu depuis 1997 par le conseil de l'ordre des médecins. Comme certains médicaments, les remèdes homéopathiques peuvent être prescrits par des professionnels de santé non-médecin comme les dentistes, les sages-femmes ou les kinésithérapeutes. Les remèdes homéopathiques sont vendus en pharmacie. Ils sont néanmoins en vente libre sans ordonnance. Suite à la transposition de la directive européenne en droit français, les préparations homéopathiques sont soumises à une autorisation de mise sur le marché (AMM), mais contrairement aux médicaments allopathiques, la demande peut ne pas comporter d'étude clinique. En effet, le décret 98-52 du 28 janvier 1998 dispense les produits homéopathiques de « tout ou partie des résultats des essais pharmacologiques, toxicologiques et cliniques ». Les médicaments homéopathiques, bien que bon marché, ont subi les restrictions sur les dépenses de santé et leur taux de remboursement a été baissé à 35 %. Au CanadaEn 2003, le contexte réglementaire fédéral a changé : l'homéopathie entre dans la catégorie des produits de santé naturels tout en gardant un numéro d’enregistrement (DIN). Dangers de l'homéopathieLes médicaments homéopathiques sont généralement considérés comme dépourvus d'effets secondaires. Cependant, certaines formes, en particulier les granules, contiennent des excipients à effet notoire (lactose, saccharose) ; les personnes ayant une intolérance à ceux-ci doivent donc prendre des précautions. D'autre part, l'homéopathie peut également être considérée comme dangereuse dans la mesure où les patients qui suivent des traitements homéopathiques seraient de la sorte incités à retarder le recours à d'autres soins médicaux plus efficaces. Le manque de soins appropriés peut alors avoir des conséquences graves pour le malade19,20. En somme, il est surtout dangereux de croire que l'homéopathie peut se substituer à la médecine conventionnelle. ControversesLes controverses sur l'homéopathie portent essentiellement sur trois questions :
Au sujet de l'efficacité de l'homéopathieLes médecins homéopathes et les sympathisants indiquent que des millions de patients et de nombreux médecins dans le monde en font un usage régulier, et constatent un effet positif. Ils précisent également que les homéopathes utilisent depuis Hahnemann des placebos qui leur permettent d'éviter de donner une substance active à des patients malgré tout anxieux, qui ne comprendraient pas qu'on ne leur prescrive qu'une prise par mois par exemple. Les pathogénésies ont rapidement été effectuées en simple, puis en double aveugle[citation nécessaire]. Une majorité des médecins non homéopathes, de nombreux scientifiques et les opposants ne reconnaissent aucune valeur particulière aux médicaments homéopathiques. Ils considèrent que les récentes méta-analyses prouvent que l'homéopathie ne possède pas d'effets supérieurs à celui d'un simple placebo21. D'aucuns disent que Hannemann serait en quelque sorte le découvreur de l'effet placebo. Études cliniquesActuellement, la règlementation française impose que l'efficacité d'un médicament soit prouvée par des essais cliniques réalisés en double aveugle : l'effet du médicament est comparé à celui de son placebo ou d'un médicament existant, sans que le médecin ni le patient ne sachent lequel est prescrit. Pendant longtemps, arguant du principe d'adaptation au patient, les homéopathes ont rejeté la méthodologie ordinaire de test d'efficacité (en effet, le test en double aveugle est basé sur la constitution d'un groupe de patients présentant la même maladie, alors que l'homéopathie entend soigner des patients et non traiter des maladies). Cela subsiste dans l'attitude des homéopathes qui estiment que les études cliniques, négatives comme positives, ne reflètent en rien la pratique de l'homéopathie, car elles ne respectent pas le principe de l'individualisation du remède : les homéopathes considèrent donc qu'elles ne permettent de tirer aucune conclusion sur l'efficacité réelle des remèdes homéopathiques qu'ils prescrivent. En théorie, une méthodologie de test équivalente et adaptée à l'homéopathie est possible, cependant elle est plus difficile à mettre en œuvre. Le principe d'adaptation du soin au patient est en effet au cœur de l'homéopathie, de sorte qu'on ne peut pas constituer à l'avance un lot de patients qui doivent tous être traités de la même façon. On peut imaginer cependant une comparaison des effets de l'homéopathie comme méthode thérapeutique par rapport à un placebo, en laissant à un panel d'homéopathes le choix du traitement homéopathique à administrer à chaque patient, celui-ci étant remplacé par un placebo pour certains patients choisis aléatoirement (à l'insu des patients et des médecins, en accord avec le principe du double aveugle). On peut en outre, si le panel de patient est assez large et si on souhaite spécifiquement observer l'effet d'un produit homéopathique, analyser précisément les résultats pour les patients qui auraient dû recevoir ce produit (seul ou en association, toutes dilutions confondues). On peut éventuellement se limiter a priori à une maladie spécifique ou, comme précédemment indiqué pour une préparation homéopathique, s'intéresser a posteriori aux pathologies. Dans tous les cas, pour que les résultats soient statistiquement significatifs, il faut disposer au départ d'un grand nombre de patients, beaucoup plus grand que pour une étude classique, ce qui explique la difficulté de l'exercice. Notons qu'en médecine comme dans toutes les sciences, chacun doit apporter la preuve de ses arguments. L'initiative revient donc aux laboratoires fabriquant des produits homéopathiques. Quoi qu'il en soit, un certain nombre d'études cliniques plus classiques ont été réalisées, certaines aboutissant à des résultats favorables, d'autres concluant à un effet comparable à celui d'un placebo. Cependant, les études favorables portent de façon assez systématique sur un petit nombre de patients (relativement aux tailles d'échantillon utilisées dans le cas des médicaments de la médecine conventionnelle). Ces études, bien qu'elles permettent d'affirmer l'existence d'un effet supérieur à celui d'un placebo, ne peuvent conclure à un effet très supérieur en terme quantitatif : même si la préparation homéopathique guérit plus souvent que le placebo, la différence d'efficacité est très faible. De plus, les études portant sur un petit nombre de patients sont plus sensibles aux erreurs de mesure que celles utilisant un grand nombre de patients : un diagnostic erroné parmi 10 patients peut suffire à changer totalement la conclusion de l'étude, contrairement au cas d'une étude basée sur 1 000 patients. Étude de 1985 sur le rétablissement du transit intestinal après une opération intra-abdominaleUne étude en double aveugle a été lancée en 1985 sous l'impulsion du ministre des Affaires sociales français Georgina Dufoix ; elle portait sur l'étude de l'opium et du raphanus sur le rétablissement du transit intestinal après une opération intra-abdominale, auprès de six cents personnes. Certains homéopathes participèrent à ce travail (c'est même suite aux travaux de deux d'entre eux, les professeurs Chevrel et Aulagnier, que fut choisi le modèle d'étude). Les résultats, publiés dans The Lancet en 1988, n'ont montré aucune différence avec le placebo. Pour certains homéopathes, ces résultats négatifs étaient prévisibles car l'étude ne respectait pas le principe de l'adaptation du traitement au patient qui est, selon eux, le plus important dans la méthode homéopathique. Un groupe de huit chercheurs de nationalités suisse et britannique dirigé par le docteur Aijing Shang (département de médecine sociale et préventive, université de Berne) a effectué une analyse des publications médicales de 19 banques électroniques, comparant l'effet placebo à l'homéopathie et l'effet placebo à la médecine scientifique. Les résultats de cette étude ont été publiés dans The Lancet22. Il ressort de cette analyse que :
Ceci n'a pas surpris les opposants à l'homéopathie, qui incluent la majorité des scientifiques et des médecins (non homéopathes), ainsi qu'en témoigne le communiqué du 24 juin 2004 de l'Académie de médecine française8. Remarque méthodologiquePour mieux comprendre le débat sur l’efficacité de la thérapeutique homéopathique, il faut en fait prendre en compte deux méta-analyses publiées dans le Lancet. Ainsi, en août 2005, le Lancet publie une méta-analyse de Aijing Shang et coll. dont la conclusion semble en effet trancher le débat sur l’efficacité des médicaments homéopathiques : « Les effets de l’homéopathie ne sont pas significativement différents de l’effet placebo21 ». Une précédente méta-analyse publiée dans le Lancet en septembre 1997 par Klaus Linde et coll.23 concluait, elle, que « Les résultats de notre méta-analyse ne sont pas compatibles avec l’hypothèse selon laquelle les effets cliniques de l’homéopathie sont complètement dus à l’effet placebo. » Mais ajoutait que, du fait de la faible qualité méthodologique, des études devraient d'abord reproduire les résultats annoncés. Le Lancet publie en novembre 2007 les résultats de 5 méta-analyses. Les résultats sont confirmés : pas d'effet significativement différent d'un effet placebo quand les études respectent les critères méthodologiques. Il faut s’attarder un peu sur la méthodologie des recherches étudiées par ces méta-analyses. Les études retenues devraient être des études randomisées en double-aveugle, et contre un placebo, adaptées à la pharmacologie qui est l’un des piliers de la médecine conventionnelle. Quand les méta-analyses soulèvent des « faiblesses méthodologiques », c'est que cette approche n'a pas été scrupuleusement observée. Un autre biais est aussi souvent mentionné : le biais de publication qui fait que, particulièrement pour les médecines alternatives (mais c'est également vrai pour les essais cliniques de la médecine conventionnelle), les « essais qui ne marchent pas » ne sont pas rapportés. Les partisans de l'homéopathie mettent en avant l'argument suivant : l’un des paramètres des études randomisées conventionnelles est la nécessité de répartir les patients en groupes nosologiques (diagnostiques) bien définis : par exemple asthme, bronchite chronique obstructive, infarctus du myocarde, etc. selon des critères qui relèvent exclusivement du système étudié, ici la médecine conventionnelle. Or, un des principes est l'adaptation au patient. Il est donc contraire aux principes de l’homéopathie d’étudier l’efficacité de tel ou tel remède pour l’« asthme », ou la « bronchite chronique ». La plupart des études consacrées à l’homéopathie souffrent cependant de ce biais constitutionnel. Il n’est dès lors pas étonnant qu’elles donnent des résultats contradictoires, de même que les méta-analyses qui les reprennent. Ces considérations sont développées dans un article publié en 2002 : « Médecine intégrative et recherche systémique sur les effets thérapeutiques : Enjeux de l’émergence d’un nouveau modèle pour les soins primaires24 ». Cet article relativise, selon les partisans de l'homéopathie, la pertinence des conclusions que l'on peut tirer de ce type de méta-analyse, que ce soit en faveur ou en défaveur de l’homéopathie. Elles peuvent contribuer au débat sur l’homéopathie lequel, de toute évidence, est loin d’être clos, à la lumière de cette méta-méta-analyse. Toutefois, les indications des médicaments homéopathiques font parfois effectivement référence à la nosologie conventionnelle, comme par exemple à un « asthme », ou à un « angor », mais ces « maladies » doivent être analysées et caractérisées par des modalités propres à un patient déterminé. Explication par l'effet placeboLes études citées précédemment considèrent l'effet des médicaments homéopathiques comme de même niveau que celui du placebo auquel ils étaient comparés. Cela signifie en pratique qu'on observe dans certains cas une amélioration effective de l'état du patient mais que cette amélioration ne peut pas être reliée de manière probante au traitement en lui-même. De nombreux scientifiques et médecins assimilent de ce fait l'homéopathie à un support de l’effet placebo : le simple fait de présenter un produit ou une méthode comme un traitement suffit à lui conférer réellement une efficacité. L'effet placebo est observé dans tout type de traitement, y compris conventionnel : par exemple, les antibiotiques conditionnés dans des gélules rouges sont plus efficaces, et on est soulagé par l'absorption d'une aspirine ou d'un cachet de paracétamol en l'espace de dix minutes alors que celui-ci est encore dans l'estomac.
Explication par la gestion de la relation patient / thérapeuteOn a très tôt remarqué que les médecins homéopathes apportent une attention considérable à l'établissement d'une relation solide entre le patient et son thérapeute : de nombreuses études[réf. nécessaire] ont montré que le temps consacré à chaque patient peut largement être doublé par rapport à une consultation classique. Pour les détracteurs de l'homéopathie, l'effet principal de celle-ci résiderait alors non pas dans le médicament, simple placébo, mais dans l'accompagnement médical lui-même. Un certain nombre d'homéopathes insistent eux-mêmes vivement sur l'importance de la conversation avec le patient qui permet de choisir le meilleur médicament homéopathique dans la panoplie existante, conversation qui, lorsqu'elle a lieu, pourrait expliquer une grande part de l'amélioration ressentie des symptômes. Le développement de cette idée relationnelle, sans rapport avec l'homéopathie cette fois-ci, conduira aux groupes Balint. Dans son ouvrage La Vraie Nature de l'homéopathie25, Thomas Sandoz explore la piste de l'anthropologie médicale et soutient, en se basant notamment sur la notion de coping, que l'homéopathie peut être assimilée à un rituel de conjuration profane efficace faisant écho à la médecine scientifique. Au sujet des principes de l'homéopathieDilutionArticle détaillé : Dilution (homéopathie).
Le médicament homéopathique est obtenu par une succession de dilutions d'une teinture mère. La plus utilisée, la dilution par 100 est notée CH pour centésimal hahnemannienne, et se comprend par la formule suivante : n dilutions CH = 100-n = 10-2n dilutions soit une concentration en produit actif divisée par 102n. Par exemple : 12 CH = 1/1 000 000 000 000 000 000 000 000 ou 10-24 de la concentration initiale.
Pour avoir le nombre de DH, multiplier par deux le nombre de CH. Exemple : 1 CH = 2 DH ; 3 CH = 6 DH ; etc. Le calcul permet donc de prouver qu'à partir d'un certain nombre de dilutions, selon la préparation initiale, la solution ne contient statistiquement plus de molécules actives. Cette absence de « molécule active » constitue l'argument fondamental des opposants à l'homéopathie pour contester la possibilité d'un effet autre que celui du placebo (constitué de sucre). D'un autre côté, l'homéopathie ayant été développée au XIXe siècle, aucune théorie n'existait pour expliquer son mode d'action. De ce fait, les laboratoires financèrent des recherches dans ce sens qui aboutirent sur la théorie de la mémoire de l'eau selon laquelle l'eau pouvait garder les propriétés de substances qu'on y a diluées même en l'absence de ces substances (rémanence de l'empreinte électromagnétique de la molécule), proposée par Jacques Benveniste en 198826. En outre, le domaine des dilutions extrêmes est pour le moins très délicat à appréhender et à maîtriser par les physico-chimistes spécialistes des ultra-traces. Ainsi, des erreurs méthodologiques grossières ont été remarquées dans les travaux du Dr Benveniste visant à prouver l'effet des hautes dilutions 27. Ce dernier point de vue peut paraître cependant contestable quand on considére l'attachement de Benveniste à perfectionner sans cesse ses protocoles expérimentaux afin d'éviter tout risque d'artefact.Dans ses derniers travaux il était parvenu à un dispositif « très propre » mais qui ne permet pas de conclure définitivement quant à la nature des phénomènes observés. (voir l'hypothèse de F. Beauvais sur les corrélations non-locales) Toutefois, une expérience menée en 2001 montra que dans certains liquides tels que l'eau les molécules extrêmement diluées se rassemblaient en agrégats, ce qui relança la controverse sur les effets de l'homéopathie28. SuccussionLe fait de « dynamiser » une solution diluée en l'agitant (succussion) n'a pas de fondement scientifique et ne permet pas de prouver l'utilité thérapeutique d'une telle préparation. Le seul résultat de l'opération appelée « succussion » est d'homogénéiser et d'aérer le liquide. La solution hautement diluée peut être contaminée (érosion des parois du récipient, désorption, etc.) et rendre la composition des liquides obtenus imprévisible 29. En pratique, la pureté du solvant n'est jamais absolue. Les produits en solution dans ce solvant subissant le même traitement de dynamisation que le principe actif initial, il faut donc expliquer pourquoi ce cocktail n'a pas un effet sensible dans la préparation du médicament. L'homéopathie moderne admet la nature moléculaire de la matière qui sous-tend le raisonnement indiqué au-dessus (les théories moléculaires vérifiées expérimentalement sont postérieures à la formulation de l'homéopathie par Hahnemann). Elle a donc cherché à expliquer une efficacité en l'absence des substances initialement introduites dans la préparation, notamment en postulant que l'eau garderait une mémoire des solutés après même que toute trace en aurait disparu. D'autres travaux in vitro visant à expliquer l'éventuel mode d'action d'une solution extrêmement diluée sont régulièrement entrepris depuis l'affaire de la mémoire de l'eau, mais sans résultats définitivement acceptés. Finalement, même en acceptant l'idée d'une éventuelle mémoire de l'eau ou d'une modification des propriétés chimico-physiques du solvant par le fait d'agiter fortement et longuement une solution, il faut constater que la grande majorité des préparations homéopathiques se prennent sous forme de granules. Le fait que les granules, à base de sucre de canne ou d'un mélange de saccharose et de lactose, soient imprégnés par la préparation et puis séchés implique implicitement l'existence d'un transfert de la valeur thérapeutique du remède de la dilution dynamisée au sucre qui ne contient plus d'eau après séchage. On peut se poser la question scientifique de savoir comment la dynamisation peut se transmettre aux molécules de sucre, être stockée dans le sucre sec puis être restituée lors de la dilution dans la salive du patient sous la langue pour pénétrer via les muqueuses de la bouche dans l'organisme à soigner. Les granules dont le poids et la porosité sont soigneusement contrôlés sont absorbés par voie buccale et sublinguale (en laissant fondre sous la langue). À ce sujet, Hahnemann lui-même remarquait dans un opuscule sur le traitement homéopathique de la scarlatine7, que la prise de la préparation homéopathique avec du sucre la rendait inefficace :
On constate que la pratique homéopathique moderne est bien éloignée des préconisations d'Hahnemann. SimilitudeSelon les tenants de l'homéopathie, ce principe déjà cité par Hippocrate (Ve siècle av. J.-C.) aurait mené à quelques thérapeutiques connues et efficaces dont la quinine dans le traitement du paludisme. Néanmoins, la découverte de la quinine provient en réalité d'une démarche empirique d'imitation des peuples d'amérique et notamment des incas qui l'utilisaient contre la malaria. Aucun élément ne permet de croire que les incas avaient forgé un concept tel que celui de similitude. On cite également souvent la vaccination (où on administre un agent infectieux afin d'apprendre au corps à se défendre). Cette découverte était bien fondée à l'époque sur un principe de similitude ; elle résultait d'une observation : la résistance à la variole des garçons et filles de ferme, exposés à une maladie bovine et n'existait pas encore alors de théorie sous-jacente. Les travaux de Pasteur et le développement de l'immunologie ont clarifié les choses depuis. La vaccination et le médicament homéopathique diffèrent cependant sur des points notables :
L'homéopathie fut formulée à une époque où l'on ne comprenait pas pourquoi la vaccination avait un effet, et dans ce cadre, les propositions d'Hahnemann avaient un sens qu'elles ont perdu depuis. Voir aussi l'article Culte du cargo. Au cours du XXe siècle, on élucida le mode d'action de toutes les thérapeutiques rappelant le principe des semblables; l'homéopathie resta mystérieuse, en partie parce que son action n'était pas elle-même évidente. Le hasard ou une observation attentive ont pu se montrer plus féconds que le principe des semblables. Il convient aussi de souligner que ce principe, pourtant une des pierres angulaires de l'homéopathie, n'est pas respecté par bon nombre de médicaments homéopathiques. Par exemple, mercurius, une dilution de mercure (en supposant qu'une telle dilution soit possible, le mercure étant insoluble dans l'eau ou l'alcool), est recommandé pour le traitement de problèmes buccaux et dentaires. Or, le mercure, dont la toxicologie est bien connu, ne cause pas les symptômes dont on lui attribue le traitement. Ce médicament ne respecte donc pas le principe de similitude. Politique économiqueLa France, comme la plupart des pays développés à l'exception des États-Unis (où l'homéopathie a d'ailleurs presque totalement disparu) possède un système public et obligatoire d'assurance-maladie, financé en partie par la CSG et en partie par les cotisations assises sur le travail (alors qu'il est financé par l'impôt dans la majorité des pays européens) ; l'évaluation de l'efficacité des médicaments pris en charge par la collectivité y est très en retard par rapport aux autres pays développés : avec la Belgique, elle est le seul pays développé où les médicaments homéopathiques sont encore remboursés par la collectivité, en dépit du fait que l'Académie nationale de médecine, constatant qu'aucune étude clinique n'a pu prouver une quelconque efficacité de l'homéopathie et qu'aucun test en double aveugle n'a été accompli, a demandé le 7 septembre 2004 l'arrêt du remboursement des médicaments homéopathiques, reprenant ainsi les conclusions de 11 avis successifs de la Commission de la Transparence du Médicament et celui de la Cour des Comptes. Qui plus est, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Grèce, en Finlande, aux Pays-Bas, il n'est pas nécessaire d'être médecin pour exercer l'homéopathie ; en Suède, cette activité est formellement interdite aux médecins. En France, l'activité homéopathique est florissante : Boiron est la 116e plus grande fortune, et Pierre Fabre, second actionnaire des laboratoires Boiron, la 17e fortune de France. Côté allopathie, selon la même source, Jacques Servier est 11e et Mérieux (bioMérieux) 29e. Voir aussiArticles connexesBibliographiePrincipes de l'homéopathie selon ses promoteurs
Analyse critique de l'homéopathie
Histoire
Matières Médicales
Répertoire
Aides à l'utilisation du répertoire de Kent
Homéopathie et spécialités médicales
Notes et références
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||