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Hockey sur glace aux Jeux olympiques

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Hockey sur glace aux Jeux olympiques

Organisateur(s) Comité international olympique
Périodicité Tous les 4 ans
Tenant du titre Suède Suède
Première apparition Anvers, 1920 (Jeux d'été)
Éditions Vingt-et-unième en 2006
Épreuves Deux en 2006
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Le hockey sur glace fait sa première apparition aux Jeux Olympiques en 1920 à l'occasion des Jeux Olympiques d'été d'Anvers. Il s'agit d'un événement international important au même titre que les championnats du monde. Entre 1920 et 1968, les éditions des jeux ont d'ailleurs compté comme classement pour le championnat du monde. Le tournoi masculin est composé de douze nations tandis que le tournoi féminin n'en contient que huit.

Sommaire

[] Historique

[] La domination canadienne

Alors que le hockey sur glace fait son apparition aux Jeux de 1920, le jeu cousin, le hockey sur gazon existe depuis 1908[1]. Les jeux d'Anvers voient donc l'évolution de plusieurs sports d'été mais également du hockey sur glace. 1920 est également la première édition des Jeux où le Serment olympique est prononcé par un athlète. Victor Boin est le premier athlète à prononcer le Serment ; il s'agit d'un sportif belge participant aux épreuves d'escrime après avoir participé aux épreuves de water-polo en 1908 et de 1912[2],[3]. Outre ses qualités de sportif, Boin est le créateur du premier club de hockey sur glace en Belgique en décembre 1903 : la Fédération des Patineurs de Belgique[4].

La Ligue Internationale de hockey sur glace, admet deux nations nord-américaines ? le Canada et les États-Unis ? en revanche, les perdants de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne et l'Autriche, sont exclus d'une participation olympique. Ce fut la première et unique édition où les équipes comptèrent sept joueurs, au lieu des six actuels[5].

Pour la première édition du tournoi, sept équipes participent et il est décidé de distribuer les médailles selon le « système Bergvall », formule un peu compliquée. Ainsi, un premier tour est réalisée avec les sept équipes. Une de ces sept équipes est tirée au sort et exemptée du premier tour. Les vainqueurs se rencontrent puis une finale est organisée à l'issue de laquelle, la médaille d'or est donnée à la meilleure équipe. Par la suite, les trois équipes éliminées par l'équipe championne participent à une seconde phase avec une équipe exemptée de premier tour. L'équipe qui sort victorieuse de ce second tour reçoit la médaille d'argent. Au final, les trois équipes éliminées par les deux équipes médaillées se rencontrent dans une troisième phase afin d'attribuer la médaille de bronze[6]. Cette première édition est remportée par l'équipe du Canada qui est en fait l'équipe des Falcons de Winnipeg détentrice de la Coupe Allan[7].

Les Jeux Olympiques d'hiver ne voient le jour qu'en 1924 à Chamonix le hockey et les épreuves de patinage artistique intègrent donc les jeux d'hiver alors que ces deux équipes avaient déjà eu lieu lors des éditions des jeux d'été ? le patinage artistique a été fait lors Jeux Olympiques d'été de 1908 à Londres[8]. Encore une fois, l'épreuve, à laquelle participent huit nations, est remportée par l'équipe du Canada. Lors des neuf premières éditions des jeux, le Canada est représenté par une équipe amateur complète[9] et non pas une sélection de joueurs comme les autres équipes. Lors de ces neufs éditions, les Canadiens vont systématiquement monter sur le podium final avec six médailles d'or, deux d'argent et une de bronze en 1956[10].

[] La domination soviétique

Timbre du tournoi de 1976 ? Allemagne - Finlande.
Timbre du tournoi de 1976 ? Allemagne - Finlande.

L?URSS présente pour la première fois une sélection pour affronter l?Allemagne de l?Est en avril 1951 et dès ce premier match, les soviétiques marquent les esprits en battant les joueurs allemands chez eux, à Berlin, sur le score de 23 buts à 2[11]. L?URSS intègre en 1952 la Fédération internationale de hockey sur glace puis participe à ses premiers jeux Olympiques en 1956 et ils raflent alors la médaille d'or[12]. L'équipe va dépasser tout le monde en inscrivant en sept rencontres 40 buts et n'en concédant que 9. Vsevolod Bobrov, joueur réchappé du crash du VVS Moscou en 1950[13], fait partie de l'équipe championne Olympique.

Après le Canada, c'est donc au tour des Soviétiques de dominer les jeux pendant près de quarante ans avec, entre 1956 et 1992, toujours un pied sur le podium, huit médailles d'or, une d'argent et une de bronze[14]. Pendant ces quarante ans, la Tchécoslovaquie est assez régulièrement présente sur le podium[15]. Pour essayer de contrer les Soviétiques, le sélectionneur Canadien va essayer de changer son approche : au lieu d'envoyer les champions amateurs, c'est une sélection de joueurs qui rejoint l'édition de 1964. Ces joueurs sont tous amateurs et certains sont mêmes universitaires. Malgré un match URSS-Canada disputé, c'est encore une fois les Soviétiques qui remportent la médaille d'or[16].

Le tournoi de 1968 est joué en France à Grenoble et lors de cette édition, la France va découvrir le hockey sur glace au niveau international par l'intermédiaire des commentaires de Léon Zitrone. Ce tournoi est alors la source de créations de nombreuses patinoires en France[17]. Il s'agit également du dernier tournoi Olympique servant à déterminer le classement du championnat du monde : en 1972 et 1976, un championnat du monde sera organisé en même temps que les jeux ? les deux championnats du monde sont remportés par les Tchécoslovaques et les deux tournois Olympiques par les Soviétiques[18]. Lors de ce tournoi de 1972 qui se joue au Japon, seulement six équipes vont participer à la conquête de la médaille d'or : l'Allemagne de l'est, la Roumanie et la France se retirent de la compétition pour des raisons financières. Au niveau français, l'excuse officielle avancée est la non-compétitivité de l'équipe au niveau mondial ? finalement cet argument sera utilisé à deux reprises par les autorités françaises et la progression du hockey en France en sera d'autant plus freiné[19].

[] Le « Miracle sur glace »

Vladislav Tretiak, gardien de but soviétique.
Vladislav Tretiak, gardien de but soviétique.

Lors des XIIIe Jeux olympiques d'hiver, le tournoi de hockey va voir l'improbable victoire des États-Unis sur les Soviétiques lors des demi-finales. Ce match sera par la suite désigné par le terme de « Miracle sur glace ».

Tous les pronostics plaidaient en la faveur de l?équipe soviétique à la conquête d?un cinquième titre olympique consécutif : l?entraîneur Viktor Tikhonov dirigeait des joueurs de légende tels Boris Mikhailov, Alexander Maltsev, Vladimir Petrov, Valeri Kharlamov et le gardien Vladislav Tretiak, sans oublier les jeunes talents Viacheslav Fetisov et Sergueï Makarov.

L?équipe soviétique s?appuyait sur des joueurs expérimentés au contraire de l?équipe américaine formée des meilleurs joueurs universitaires, donc jeunes et inexpérimentés ; l?entraîneur Herb Brooks choisissant des amateurs en lieu et place des joueurs professionnels de la Ligue nationale de hockey[20]. Une semaine avant le début du tournoi, un match préparatoire fut organisé au Madison Square Garden de New York, le score fut sans appel et les États-Unis reçurent une véritable correction par les Soviétiques, s?inclinant 10 à 3.

Dans une patinoire acquise à la cause des Américains, rapidement Krutov détourne un tir d'Alexeï Kasatonov, hors de portée du gardien américain Jim Craig pour le premier but soviétique. Les Américains parviennent à revenir au score par l?intermédiaire de Buzz Schneider mais les Soviétiques reprennent l?avance par Makarov. À une seconde de la fin de la première période sur un tir lointain de Christian, mal dégagé par Tretiak, Johnson parvient à égaliser.

Au début de la deuxième période, l?entraîneur russe Tikhonov prend la décision de remplacer Tretiak par Vladimir Myshkin et Maltsev redonne l?avantage à l?URSS, tandis que Craig continue à arrêter toutes les offensives soviétiques. Les jeunes Américains réussissent une nouvelle fois à revenir au score par l?intermédiaire de Johnson en début de la troisième période. À dix minutes de la fin du match, Pavelich passe à Mike Eruzione, le capitaine américain, qui trompe la vigilance du gardien soviétique pour donner l?avantage aux Américains pour la première fois du match. Deux jours plus tard, les États-Unis ont réussi à battre la Finlande 4 à 2 pour remporter leur seconde médaille d'or Olympique de leur histoire[21],[22].

À l'occasion de son centenaire, la Fédération Internationale de hockey va sacrer le Miracle sur la glace comme l'événement numéro de son histoire[23].

[] L'époque contemporaine

Finale de 1998 entre les Tchèques et les Russes.
Finale de 1998 entre les Tchèques et les Russes.

Lors des jeux de 1980, une nouvelle équipe commence à faire parler d'elle : la Suède. L'équipe va remporter en 1980, et lors des deux éditions suivantes, la médaille de bronze. La Fédération internationale décide également en 1980 de supprimer le championnat du monde lorsque les Jeux se déroulent en même temps.

1988 va être la dernière édition ? et la dernière médaille d'or ? à laquelle vont participer les Soviétiques avant la chute de l'URSS et la mise en place de la Communauté des États indépendants, CEI qui remporte tout de même l'édition 1992[24].

Le tournoi de 1998 va être un tournoi de changement : pour la première fois, le hockey féminin prend part aux Jeux Olympiques d'hiver[25] avec la victoire des Américaines emmenées par Cammi Granato[26]. C'est également la première fois que le Comité olympique décide d'autoriser le renfort des joueurs d'une des meilleures ligues au monde : la Ligue nationale de hockey. Finalement, ce sont les Tchèques qui vont remporter la médaille d'or portés par Jaromír Jágr en attaque et Dominik Ha?ek impérial dans ses buts[27].

[] Règles de compétitions

Entraînement des États-Unis aux jeux de Turin (2006).
Entraînement des États-Unis aux jeux de Turin (2006).

Les règles sont les mêmes que les règles classiques de hockey sur glace et sont les mêmes pour le tournoi féminin et masculin. Les règles de la Fédération internationale de hockey sur glace sont utilisées et non pas celles de la Ligue nationale de hockey. Les règles principales sont les suivantes[28] :

  • Pas plus de six joueurs d'une même équipe sur la glace,
  • la partie est composée de trois tiers temps de 20 minutes, avec deux pauses de 15 minutes, les équipes changent de côté à chaque tiers temps. Si les deux équipes sont toujours à égalité, une prolongation de 5 minutes avec arrêt au premier but marqué a lieu, et s'il y a toujours égalité une série de tirs aux buts détermine le vainqueur (sauf pour les matchs à élimination directe où la prolongation peut aller jusqu'à 20 minutes avec arrêt au premier but marqué). La prolongation pour le match de la médaille d'or est de 20 minutes au lieu des cinq minutes classiques.

[] Événements

? = Épreuves officielles

Épreuve 1920 1924 1928 1932 1936 1948 1952 1956 1960 1964 1968 1972 1976 1980 1984 1988 1992 1994 1998 2002 2006
Homme ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
Femme ? ? ?

[] Palmarès

[] Hommes

États-Unis - Lettonie en 2006.
États-Unis - Lettonie en 2006.
Épreuve Lieu Or Médaille d'or Argent Médaille d'argent bronze Médaille de bronze
JO 1920 Anvers Canada Canada États-Unis États-Unis Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
JO 1924 Chamonix Canada Canada États-Unis États-Unis Royaume-Uni Grande-Bretagne
JO 1928 Saint-Moritz Canada Canada Suède Suède Suisse Suisse
JO 1932 Lake Placid Canada Canada États-Unis États-Unis Allemagne Allemagne
JO 1936 Garmisch Royaume-Uni Grande-Bretagne Canada Canada États-Unis États-Unis
JO 1948 Saint-Moritz Canada Canada Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie Suisse Suisse
JO 1952 Oslo Canada Canada États-Unis États-Unis Suède Suède
JO 1956 Cortina URSS Union soviétique États-Unis États-Unis Canada Canada
JO 1960 Squaw Valley États-Unis États-Unis Canada Canada URSS Union soviétique
JO 1964 Innsbruck URSS Union soviétique Suède Suède Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
JO 1968 Grenoble URSS Union soviétique Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie Canada Canada
JO 1972 Sapporo URSS Union soviétique États-Unis États-Unis Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
JO 1976 Innsbruck URSS Union soviétique Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie Allemagne RFA
JO 1980 Lake Placid États-Unis États-Unis URSS Union soviétique Suède Suède
JO 1984 Sarajevo URSS Union soviétique Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie Suède Suède
JO 1988 Calgary URSS Union soviétique Finlande Finlande Suède Suède
JO 1992 Albertville Équipe unifiée Équipe unifiée de l?ex-URSS Canada Canada Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie
JO 1994 Lillehammer Suède Suède Canada Canada Finlande Finlande
JO 1998 Nagano République tchèque République tchèque Russie Russie Finlande Finlande
JO 2002 Salt Lake City Canada Canada États-Unis États-Unis Russie Russie
JO 2006 Turin Suède Suède Finlande Finlande République tchèque République tchèque

[] Femmes

Épreuve Lieu Or Médaille d'or Argent Médaille d'argent bronze Médaille de bronze
JO 1998 Nagano États-Unis États-Unis Canada Canada Finlande Finlande
JO 2002 Salt Lake City Canada Canada États-Unis États-Unis Suède Suède
JO 2006 Turin Canada Canada Suède Suède États-Unis États-Unis

[] Statistiques

[] Hommes

Rang Équipe Or Médaille d'or Argent Médaille d'argent bronze Médaille de bronze
1 Russie Russie[29] 8 2 2
2 Canada Canada 7 4 2
3 États-Unis États-Unis 2 7 1
4 Suède Suède 2 2 3
5 République tchèque République tchèque[30] 1 4 5
6 Royaume-Uni Grande-Bretagne 1 0 1
7 Finlande Finlande 0 2 2
8 Allemagne Allemagne[31] 0 0 2
9 Suisse Suisse 0 0 2

[] Femmes

Rang Équipe Or Médaille d'or Argent Médaille d'argent bronze Médaille de bronze
1 Canada Canada 2 1 0
2 États-Unis États-Unis 1 1 1
3 Suède Suède 0 1 1
4 Finlande Finlande 0 0 1

[] Les athlètes participant aux Jeux

[] Meilleurs pointeurs

Erich Kühnhackl, aujourd'hui entraîneur et ancien meilleur pointeur de l'édition de 1984.
Erich Kühnhackl, aujourd'hui entraîneur et ancien meilleur pointeur de l'édition de 1984.
Teemu Selänne sous les couleurs des Ducks d'Anaheim de la LNH, meilleur pointeur en 1998 et 2006.
Teemu Selänne sous les couleurs des Ducks d'Anaheim de la LNH, meilleur pointeur en 1998 et 2006.

Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.

Joueur  PJ  B   A  Pts
1920 Frank Fredrickson 6 12
1924 Harry Watson 6 37 9 46
1928 David Trottier 3 12 3 15
1932 Walter Monson 6 7 4 11
1936 Hugh Farquharson 9 11 8 19
1948
1952 William Gibson 8 15 7 22
1956 Jim Logan 8 7 5 12
1960 Fred Etcher 7 9 12 21
1964 Suède Sven « Tumba » Johansson 7 8 3 11
1968 URSS Anatoli Firsov 7 12 4 16
1972 URSS Valeri Kharlamov 5 9 6 15
1976 URSS Vladimir Shadrin 5 6 4 10
1980 Tchécoslovaquie Milan Nový 6 7 8 15
1984 Allemagne Erich Kühnhackl 6 8 6 14
1988 URSS Vladimir Krutov 8 6 9 15
1992 Canada Joé Juneau 8 6 9 15
1994 Image:Flag of Slovakia (bordered).svg ?igmund Pálffy 8 3 7 10
1998 Finlande Teemu Selänne 5 4 6 10
2002 Suède Mats Sundin 4 5 4 9
2006 Finlande Teemu Selänne 8 6 5 11

[] Meilleurs joueurs

Le fait de distinguer les meilleurs joueurs du tournoi date de 1956. Willard Ikola le gardien de but américain est sacré meilleur joueur à son poste, Nikolaï Sologubov de l'URSS, meilleur défenseur et Jack McKenzie meilleur attaquant du tournoi malgré la troisième place de son équipe, le Canada[12]. Deux éditions plus tard, le comité de l'IIHF décide de nommer le Soviétique Boris Maïorov comme meilleur attaquant du tournoi et pourtant les deux entraîneurs soviétiques décident eux de remettre le trophée à Eduard Ivanov, défenseur de l'équipe. Lors de ce même édition, une équipe-type du tournoi est mise en place[32].

Meilleur gardien Meilleur défenseur Meilleur attaquant
1956 Willard Ikola URSS Nikolaï Sologubov Jack McKenzie
1960 Jack McCartan URSS Nikolaï Sologubov Suède Nisse Nilsson
1964 Seth Martin Tchécoslovaquie Franti?ek Tikal URSS Boris Maïorov
1968
1972
1976
1980
1984
1988
1992