<span class="AdQ" id="de" style="display:none;" /> L'astronomie a depuis toujours fascinée les hommes, on parle même d'archéoastronomie pour des temps très anciens. Voici une chronologie des principaux évènements de cette science.
Les Sumériens puis les Babyloniens « découpent » le ciel en constellations, vers 1800 av. J.-C. ils établissent un calendrier basé sur la course du Soleil et sur les phases de la Lune. Les tablettes cunéiformes prouvent qu'ils savaient prédire des événements tels que les éclipses avec une précision de l'ordre de quelques minutes.
Les Babyloniens font les premières prédictions empiriques des dates d'éclipses de Soleil et de Lune grâce à l'utilisation du saros.
-600
Anaximandre remarque que la Terre est isolée dans l'espace et les astres s'échelonnent à des distances différentes, il aurait découvert l'obliquité de l'écliptique, et le premier, reconnu que le ciel paraît tourner autour de l'étoile polaire.
Parménide affirme que la Terre est sphérique et que la Lune emprunte sa lumière au Soleil.
-430
Méton améliore le calendrier grec, il étudia les phases de la Lune et affirma qu'il y avait exactement 235 lunaisons en 19 ans (cycle de Méton).
-400
Eudoxe de Cnide énonce sa théorie des sphères homocentriques et propose un système cosmologique dans lequel le système solaire est composé de planètes sphériques, dont le Soleil, décrivant des trajectoires circulaires autour de la Terre immobile, centre du monde.
-400
Les Grecs, sous l'influence de Platon adoptent une explication de l'Univers : La Terre est au centre, et autour d'elle tournent les planètes dans un mouvement circulaire.
Vers -350
Héraclide du Pont propose l'hypothèse de la rotation de la Terre sur elle-même.
Vers -300
Autolycos de Pitane annonce le traité de la sphère, un des plus anciens traités d'astronomie.
Vers -290
Aristarque de Samos, dans son ouvrage intitulé "Sur les dimensions et les distances du Soleil et de la Lune", est le premier à tenter d'évaluer le diamètre du Soleil et de la Lune et leur distance par rapport à la Terre, en introduisant les premières notions de calcul trigonométrique. Il émit, grâce à ses calculs, l'idée d'une Terre tournant sur elle-même, autour du Soleil.
-200
Ératosthène dirige la bibliothèque d'Alexandrie. En observant l'ombre portée produite par le Soleil sur deux bâtons, plantés verticalement et au même moment mais en deux villes éloignées, Assouan et Alexandrie, il comprend que la Terre est ronde. Par une autre expérience, il parvient même à calculer la circonférence de notre planète avec une précision étonnante.
Hipparque invente la trigonométrie, détermine avec précision (-1° d'erreur) la position de 1000 étoiles et dresse le premier catalogue d'étoiles qui classe les étoiles en six grandeurs, par ordre décroissant. Il est l'un des astronomes les plus brillants de l'Antiquité avec de nombreux travaux : la détermination de la distance Terre-Lune, la mesure précise de la révolution de la Lune, l'explication des éclipses, la détermination de l'inclinaison de la Terre sur l'écliptique, la découverte du phénomène de précession des équinoxes, l'invention de l'astrolabe, et la première méthode de détermination des longitudes.
Les Arabes vont développer ces connaissances, inventer de nouveaux instruments et traduire les écrits grecs. Al-Battani, grâce à ses observations, permet une meilleure connaissance des mouvements apparents du Soleil et des planètes.
Al-Biruni reprend et corrige des résultats de Ptolémée et établit des tables très précises : calculs des demi-cordes (futurs sinus), et de tangentes qu'il applique à l'astronomie et à des méthodes de triangulation géodésiques (calculs de distances et d'aires).
Roger Bacon est le premier à s'apercevoir de l?erreur du calendrier julien par rapport à l'année solaire et propose en 1264 à Clément IV de le rectifier.
George Peurbach calcul des tables sur les éclipses dans Tabulae Ecclipsium, il observe la comète de Halley et rapporte ses observations. Il fut l'auteur de deux autres livres, Theoricae Novae Planetarum, et Algorismus.
Nicolas Copernic fit construire un observatoire à Frauenbourg, près de Dantzig. Après de nombreuses années d'observation, il réintroduit l'héliocentrisme qu'avaient préconisé Pythagore et Aristarque et met fin au système géocentrique de de Ptolémée. Son ?uvre, De revolutionibus orbium coelestium parait seulement quelques mois avant sa mort.
Johannes Kepler défend le système de Copernic et formule les lois qui régissent le mouvement des planètes. À cause de ses travaux et parce qu'il est protestant, il redoute l'église catholique et se réfugie auprès de l'astronome Danois Tycho Brahé. Sa théorie énonce que les planètes ont une orbite elliptique et non circulaire, le Soleil occupant un des foyers de ces ellipses.
Galilée, qui utilise pour la première fois une lunette, a l'idée de la tourner vers le ciel : il invente la lunette astronomique (1610). Grâce à ses observations (surface de la Lune, phases de Vénus, les satellites de Jupiter...), il confirme la théorie de Copernic. L'héliocentrisme s'impose dans la pensée scientifique.
Kepler énonce une deuxième loi concernant les mouvements des planètes autour du Soleil.
Après le passage de la comète qui, depuis, porte son nom, Edmund Halley étudie les orbites particulières des ces corps célestes et comprend que certaines sont périodiques, d'autres non.
Il prédit le retour de la comète de Halley pour 1758, c'est à dire 76 ans après.
Halley compare les positions d'étoiles qu'il observe dans le ciel, aux positions données par Ptolémée dans son catalogue. Il en déduit que les étoiles ne sont pas fixes ; elles ont leurs mouvements propres, observables sur plusieurs années.
Naissance de l'astrophysique avec l'invention de la spectroscopie. La décomposition de la lumière en bandes de couleurs permet de déterminer la composition chimique des planètes (leurs atmosphères) et des étoiles.
Hubble mesure la distance des galaxies, découvre qu'elles s'éloignent de nous et formule la loi de Hubble qui établit la relation entre leur distance et leur vitesse d'éloignement. L'idée du Big Bang prend forme.
Avec le VLT au Chili à 2400 m d'altitude, l'Europe se dote d'un des plus performants instruments d'observation. Actuellement on peut remonter d'environ 14 milliards d'années-lumière dans le passé de l'univers.