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Un article de Wikipedia.y-project.com.Ce n'est qu'au XXe siècle que les filles ont pu prétendre à la même éducation que les garçons en France. Pourtant, elles recevaient déjà dans les siècles passés une éducation, différente certes, mais pas inexistante.
[] Sous la Renaissance[] Une éducation avant tout religieuseAu XVIe siècle, l'éducation des filles se bornent avant tout à un point de vue religieux. On leur apprend les travaux domestiques et le catéchisme pour qu'elles puissent ensuite élever leurs enfants chrétiennement. La religion passe par la femme et se transmet de mère en fille. Très peu de femmes sortent de cette éducation religieuse. Celle-ci montre la place encore très importante de l'Eglise, mais aussi le rôle de la femme, qui est uniquement vue comme mère et épouse. Elle n'a pas encore de rôle dans la société. [] La pensée humanisteJ-L Vivès, De l'institution de la femme chrétienne, 1523. Cette oeuvre est beaucoup lue dans les milieux humanistes européens. La nécessité est alors reconnue d'éduquer les filles, mais la question reste entière : que leur apprendre ? La première vertu pour Vivès est la "pudicité", qui correspond à la vision d'une femme réservée. Mais il demande aussi une certaine culture, pour former la future épouse et la future mère. Celle-ci doit pouvoir
Vivès préconise donc un enseignement de la lecture et de l'écriture, mais ne néglige pas les travaux domestiques : tenir l'aiguille et faire la cuisine, même pour les princesses. Mais il distingue quand même les travaux aristocratiques (broderie, dentelle) des travaux plus populaires (filer, coudre). Il recommande aussi la séparation des filles et des garçons. Enfin, dans le débat théorique qui consiste à savoir si les femmes doivent apprendre le latin, Vivès est assez réservé. Il préconise l'étude des lettres pour les filles nobles qui s'y montrent aptes. [] Dans la pratique : couvents et écoles élémentairesIl y a deux lieux précis où a lieu l'éducation des filles :
On connaît en outre quelques rares cas d'autodidactes : Marguerite de Navarre, soeur de François Ier, comprenait le latin et parlait plusieurs langues. Elle représente l'idéal de la culture féminine de la Renaissance. Elle entretient une petite cour d'artistes et d'intellectuels renommés. Il en est de même pour Marguerite de Valois, qui parlait couramment le latin.
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