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Hergé

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Georges Prosper Remi, dit Hergé (Etterbeek, 22 mai 1907 - Woluwe-Saint-Lambert, 3 mars 1983), était un auteur de bande dessinée belge francophone, particulièrement connu grâce aux Aventures de Tintin et Milou.

Sommaire

[] Biographie

[] Jeunesse

Georges Prosper Remi est né à Etterbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, le 22 mai 1907 à 7H30 . Ses parents, Alexis Remi (1882?1970) et Élisabeth Dufour (1882?1946), appartiennent à la classe moyenne et vivent à Bruxelles. Son père était né d'une employée d'une maison de maître et d'un père inconnu, ce qui a fait évoquer à Serge Tisseron le poids d'un secret de famille dans une partie de son ?uvre. Ses quatre années d'école primaire coïncident avec la Première Guerre mondiale (1914-1918), alors que sa ville est occupée par les Allemands ; le petit Georges montre déjà une grande affinité pour le dessin, les marges de ses cahiers sont remplies des aventures d'un petit garçon aux prises avec l'envahisseur. Hergé a également un frère, Paul, de cinq ans son cadet, né le 26 mars 1912 ; au début des années 50, Hergé, jugeant son comportement irrationnel, tentera sans succès d'adopter ses deux enfants, dont Georges Remi Jr., né en 1946.

Le jeune Georges Remi entame en 1920 ses études secondaires à l'Institut Saint-Boniface-Parnasse à Ixelles, un établissement où François Weyergans, lauréat du Prix Goncourt, a aussi mené sa scolarité. Il entre dans la troupe scoute du collège, où il recevra le nom totémique de Renard curieux. Là il créera une peinture monumentale sur un mur qui survit jusqu'à aujourd'hui [1]. Ses premiers dessins paraissent dans Jamais assez, le journal scout du collège, puis à partir de 1923, dans Le Boy-Scout belge, le mensuel des scouts de Belgique. Dès 1924, il signe ses illustrations du nom d'Hergé, formé phonétiquement de ses initiales RG=Hergé.

[] Les débuts au Vingtième Siècle

[] Premiers débuts

En 1925, Hergé est engagé comme employé au service des abonnements du journal catholique (et politiquement très à droite) Le Vingtième Siècle. En 1926, il crée Totor, CP des Hannetons pour Le Boy-Scout belge ; cette même année, ses parents tenteront en vain de lui faire suivre des cours de dessin à l'école Saint-Luc. Il effectue ensuite son service militaire en 1926-1927, service durant lequel il continue d'écrire les aventures de Totor, qu'il poursuivra jusqu'à l'été 1929 [2]. À son retour à la rédaction du Vingtième Siècle en août 1927, il a désormais les fonctions de reporter-photographe et dessinateur, avec l'appui du directeur, l'abbé Norbert Wallez, qui l'encourage à s'instruire et à se cultiver : Hergé effectue pour son journal des illustrations, des portraits, du lettrage ; il signe en outre des illustrations pour divers organes officiels de l'Action catholique de la jeunesse belge [2].

[] Les débuts du Petit Vingtième

En 1928, Hergé est nommé rédacteur en chef du Petit Vingtième, le supplément jeunesse du Vingtième Siècle, créé pour l'occasion. Le premier numéro sort le 1er novembre. Il dessine avec un enthousiasme modéré Les Aventures de Flup, Nénesse, Poussette et Cochonnet, sur un scénario de Desmedt, un rédacteur sportif du journal. Pour le moment, les récits d'Hergé, y compris les aventures de Totor, restent encore des successions d'images, généralement muettes, sous chacune desquelles figure le récit ; mais il découvre à cette époque les comics américains et leur système de bulles, qui permettent aux personnages d'exprimer leurs pensées ou de parler directement dans le dessin : Hergé va passer progressivement du récit illustré à la bande dessinée [2].

Toujours en 1928, il se fiance avec Germaine Kieckens, secrétaire de l'abbé Wallez.

[] Le Sifflet

Parallèlement, Hergé publie toujours dans d'autres revues : ainsi, dessine-t-il sept planches pour l'hebdomadaire satirique Le Sifflet, parmi lesquelles, dans le numéro du 30 décembre 1928, une histoire intitulée La Noël du petit enfant sage au contenu scatologique : le héros de ce récit dépose une assiette auprès du poêle en espérant que le Père Noël n'oublie pas d'apporter du pain d'épices ; son chien découvre plus tard le cadeau attendu en s'exclamant contrapétiquement « Joie ! Une pisse d'epain ! » ; après l'avoir mangé, il éprouve un besoin pressant, et ne pouvant faire sur le tapis, se soulage d'un étron dans l'assiette ; son maître découvre au matin, stupéfait, « le crime du chien ». On remarquera que le personnage de cette histoire ressemble étrangement à Totor et au futur Tintin (la houppe en moins) et que le chien est un fox-terrier semblable à ce que sera Milou. De plus, et pour la première fois, Hergé présente ses dialogues exclusivement au sein de bulles. L'auteur cachera autant qu'il le pourra l'existence de ces récits politiquement incorrects qui ne seront exhumés qu'en 1994 [3],[4].

[] Tintin, Milou, Quick, Flupke et les autres

Le 10 janvier 1929, dans le numéro onze du Petit Vingtième paraît le premier épisode de Tintin au pays des Soviets : c'est le début des Aventures de Tintin et Milou. Le reporter et son fidèle fox-terrier parcourront le monde pendant plus de cinquante ans. Le récit est une commande directe de l'abbé Wallez et dénonce, non sans humour, le système bolchevique.

Le 23 janvier 1930, Quick et Flupke, deux garnements de Bruxelles, font leur première apparition.

La même année, Hergé se voit pourvoir un assistant en la personne de Paul Jamin qui sera plus tard connu en tant que caricaturiste sous le pseudonyme d'Alidor.

Le 8 mai, Tintin et Milou font un retour triomphal à la Gare du Nord de Bruxelles : Le Petit Vingtième a engagé un figurant, Lucien Peppermans, pour jouer le rôle de Tintin et publie un reportage relatant cette arrivée.

Tintin vient de terminer sa première aventure et en enchaîne une nouvelle : toujours à la demande de son directeur, Hergé envoie Tintin au Congo belge, via un récit qui reflète l'esprit missionnaire et colonialiste de l'époque : Tintin au Congo. Le 9 juillet 1931, le journal organise à nouveau le retour de Tintin, dans une mise en scène similaire à celle organisée un an et demi plus tôt, mais avec un autre figurant, Henry Den Doncker [5].

En septembre, le reporter part pour le Nouveau Monde, dans Tintin en Amérique. Hergé commence à se documenter davantage, lisant notamment un ouvrage sur l'histoire des Peaux-Rouges.

Le 20 juillet 1932, Georges Remi épouse Germaine Kieckens.

En 1934, Casterman, l'éditeur de Tournai, commence à publier les albums de Tintin : jusque-là, Les éditions du Petit Vingtième s'en chargeaient. La même année, Hergé publie dans Le Petit Vingtième un récit baptisé Les Aventures de Popol et Virginie au Far West (édité ensuite en album sous le titre Popol et Virginie chez les Lapinos) qui fait écho aux Aventures de Tim l'écureuil au Far-West qu'il avait dessinées (mais pas signées) en 1931 pour un hebdomadaire publicitaire gratuit édité par les grands magasins bruxellois L'Innovation. Ce seront les seules histoires d'Hergé mettant en scène des animaux anthropomorphes[6] ; il déclarera des années plus tard : « J'ai essayé de mettre en scène des animaux, et j'ai vu rapidement que ça ne me menait nulle part. J'en suis donc revenu à des personnages humains.[7] »

[] Extension de l'?uvre d'Hergé

[] Tchang Tchong-Jen

Après les Cigares du pharaon, Hergé désire envoyer son héros en Chine. On le met en contact avec un jeune chinois, Tchang Tchong-jen, étudiant à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Celui-ci pousse Hergé à s'informer et à se documenter sérieusement sur les pays que visite Tintin. Il le sensibilise à la situation en Chine. À travers le Lotus bleu, première aventure de Tintin dotée d'un scénario solide, Hergé prend position en faveur du peuple chinois, qui subit l'occupation japonaise. On est loin des premières aventures de Tintin, où Hergé ne faisait que refléter la mentalité de son époque et de son milieu : l'anticommunisme virulent (Tintin au pays des Soviets) et le colonialisme (Tintin au Congo) ou l'anti-américanisme (Tintin en Amérique), très à la mode à l'époque. Pour Hergé, la bande dessinée devient de moins en moins un amusant passe-temps, et de plus en plus un travail très sérieux.

[] Jo, Zette et Jocko

En 1935, l'hebdomadaire français C?urs Vaillants trouve que Tintin n'est pas forcément un bon modèle pour la jeunesse : pas de parents connus, il ne va pas à l'école, il ne travaille pas beaucoup? Hergé avait pourtant été contacté plusieurs années avant pour la parution de Tintin première manière dans C?urs Vaillants, mais ce journal estimait une bande à base de seuls phylactères trop peu littéraire pour son public (les « histoires à ballons » comme on les nommait alors étaient considérées comme appauvrissant le vocabulaire des jeunes lecteurs compte tenu de leur absence de texte narratif et descriptif). Il demanda donc des commentaires en-dessous de chaque image, comme dans les ?uvres du siècle précédent de Christophe. Hergé s'y essaya, et on peut parfois voir dans les expositions qui lui sont consacrées une partie de ces essais, mais au bout du compte, il considéra que ce style était trop redondant et brisait de surcroît le rythme des scènes d'action. L'affaire était alors restée sans suite.

Le journal, qui a fini par s'ouvrir sur les « histoires à ballons », passe commande à Hergé d'une nouvelle série : Jo, Zette et Jocko. La revue catholique souhaite avoir une histoire qui met en scène une « famille » (Tintin n'a pas de parents). Trois histoires seront publiées sous forme de cinq albums.

[] Période 1935-1940

Entre 1935 et 1940, paraissent successivement :

  • L'Oreille cassée (1935) dans laquelle Hergé transpose la guerre du Chaco entre la Bolivie et le Paraguay sur fond de combinations entre différentes compagnies pétrolières
  • L'Île Noire (1937), qui fait suite à un voyage d'Hergé en Grande-Bretagne, et qui évoque les faux billets émis par les nazis (le docteur Müller est un Allemand) pour fragiliser les démocraties européennes
  • Le Sceptre d'Ottokar (1938), récit d'un Anschluss qui va être déjoué, la tentative de coup d'Etat étant montée par un certain « Musstler », et dont le nom n'est pas sans évoquer la contraction de ceux de Mussolini et Hitler, les deux dictateurs du moment[8]. Cet ouvrage est sans équivoque en faveur d'un régime royaliste (la Belgique) victime des sombres machinations du régime totalitaire voisin (l'Allemagne) ici dénoncé.

La parution de Tintin au pays de l'or noir, débutée en 1939, est interrompue par la mobilisation de Georges Remi, puis par l'invasion allemande de la Belgique. Hergé ne poursuivra ce récit qu'en 1948, en le reprenant depuis le début et en le remaniant. En 1971, à la demande de ses éditeurs anglais, Hergé a certains éléments de l'histoire trop près de l'actualité de 1948. Ainsi, les luttes entre terroristes juifs et arabes pour le contrôle de la Palestine disparaissent. A noter qu'Hergé trouvera en fin de récit une pirouette, que l'on peut trouver frustrante, pour expliquer l'absence, tout au long de l'album, du capitaine Haddock, devenu entretemps un personnage incontournable des aventures de Tintin.

Juste avant la guerre, Hergé prête son concours à un journal financé par l'ambassade d'Allemagne à Bruxelles: L'Ouest, dont le rédacteur en chef était le journaliste Raymond de Becker et y publie une série qualifiée aujourd'hui de « neutraliste » (il s'agit en réalité de quatre gags anti-germaniques parus du 7 au 28 décembre 1939) intitulée les Aventures de Mr Bellum.

[] Hergé sous l'Occupation

À l'été 1940, le Vingtième Siècle cesse sa parution ; le dessinateur est embauché dès octobre par le quotidien belge Le Soir, qui reparaît sans l'accord de ses propriétaires, ce qui vaudra au journal le surnom de Soir « volé », sous le contrôle de l'occupant et la direction de Raymond de Becker. Le 17 octobre, Tintin est de retour dans un supplément hebdomadaire intitulé Le Soir jeunesse, supplément qui disparaîtra le 23 septembre 1941 suite entre autres à des restrictions de papier, Hergé publiant dès lors les aventures de Tintin au rythme d'un strip quotidien, à côté des cours de la bourse[6] [9]. Ainsi paraissent Le Crabe aux Pinces d'Or, (une aventure marquée par l'apparition du capitaine Haddock et dans laquelle Tintin s'attaque à des trafiquants), puis L'Étoile Mystérieuse (récit d'une expédition scientifique à la recherche d'une météorite), Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rackham le Rouge (une course au trésor s'étalant sur deux volumes, et menée avec l'aide d'un nouveau venu, le professeur Tournesol), et enfin Les Sept Boules de cristal (une variante de la malédiction de la momie).

L'?uvre d'Hergé ne souffrira que peu de la censure allemande : en 1941, les autorisations de réimprimer Tintin en Amérique et L'Ile Noire (qui se déroule en Grande-Bretagne) demandées par Casterman tarderont à venir, mais la réédition aura lieu, et aucun album de Tintin ne sera interdit sous l'Occupation. Pour ce qui est de ses nouveaux scénarios, et alors qu'avant la guerre Hergé n'hésitait pas à s'inspirer du climat politique ambiant, il prend soin désormais d'écrire des récits d'évasion, évitant de faire référence à la situation politique internationale. Seule L'Etoile mystérieuse, malgré un scénario anodin, reflète l'époque à laquelle elle a été écrite, de par les nationalités choisies pour les scientifiques participant à l'expédition, qui sont ressortissants de pays neutres, alliés de l'Allemagne ou occupés (comme la Belgique) dans un souci d'éviter tout problème avec la censure[6], le navire concurrent est lui américain (bien qu'à l'époque, les Etats-Unis ne soient pas encore en guerre contre l'Allemagne)[9] ; Hergé remplacera ultérieurement les Etats-Unis par l'état fictif du Sao Rico. C'est aussi L'Etoile mystérieuse qui vaudra à Hergé d'être accusé d'antisémitisme après la guerre (voir plus bas).

C'est en 1943 qu'Hergé rencontre Edgar Pierre Jacobs. Le futur créateur de Blake et Mortimer l'aide à refondre ses anciens albums, pour les coloriser et les faire tenir dans le cadre strict des soixante-deux pages, l'éditeur Casterman étant lui aussi touché par les restrictions de papier dues à la guerre ; jusqu'ici, certaines aventures de Tintin faisaient jusqu'à cent trente pages.

La parution des Sept Boules de cristal est interrompue à la Libération, le 3 septembre 1944[9]. Ayant travaillé dans un journal contrôlé par l'occupant pendant presque trois ans, Hergé est, en quelques jours, arrêté à quatre reprises et presque immédiatement relâché (voir plus bas), mais il est surtout interdit provisoirement de toute publication, à l'instar des journalistes ayant collaboré à un journal pendant l'Occupation, qu'ils y soient intervenus politiquement ou non[6].

[] Le journal de Tintin et les Studios Hergé

Interdit de publication, Hergé ne peut, même sous le pseudonyme de Olav (pris en commun avec E. P. Jacobs)[10] continuer à travailler, sauf à la refonte de ses anciens albums. En 1946, il est contacté par un ancien résistant, Raymond Leblanc, qui lui propose de créer un journal et qui se fait fort d'obtenir l'autorisation pour le dessinateur de publier à nouveau. Le 26 septembre 1946 paraît le premier numéro de l'hebdomadaire Tintin. De nombreux dessinateurs viennent collaborer au magazine. Les aventures de Tintin se poursuivent: Le Temple du Soleil en 1946 (qui poursuit l'intrigue des Sept Boules de cristal ), Au pays de l'or noir en 1948 qui reprend l'histoire interrompue par le début de la guerre, Objectif Lune en 1950 et On a marché sur la Lune. Hergé désirant être particulièrement rigoureux et voulant se documenter au maximum pour ces aventures lunaires, il fonde en 1950 les Studios Hergé. Ces studios compteront jusqu'à une dizaine de collaborateurs qui aideront Hergé dans sa tâche. Les aventures de Tintin continuent d'être publiées dans le journal et ce seront : L'Affaire Tournesol (1955) puis Coke en stock (1958) et Tintin au Tibet (1958)

Icône de détail Article détaillé : Studios Hergé.

[] Crise personnelle

Une liaison a débuté en 1956 entre Georges Remi et Fanny Vlamynck, coloriste aux Studios. Son mariage avec Germaine se brise (le divorce ne sera prononcé qu'en 1960, et Georges ne se mariera avec Fanny qu'en 1977). De plus, Hergé est assailli par des cauchemars récurrents, où tout est blanc. Il consulte un psychanalyste suisse, élève de Jung, qui lui conseille d'arrêter de travailler. C'est pourtant à travers Tintin au Tibet, sans doute son album le plus sombre et le plus intense, qu'Hergé exorcisera ses démons. C'est également à partir de 1960 qu'il découvre l'art contemporain, qui deviendra une passion chez lui.

[] Tintin sous toutes les formes

Tintin devient un succès mondial. Les ventes d'albums s'envolent, il est traduit en un nombre toujours plus grand de langues, et il commence à intéresser les publicitaires. Tintin est adapté au cinéma, d'abord sous forme de films avec acteurs (Tintin et le mystère de la Toison d'or en 1960, Tintin et les oranges bleues en 1964). C'est un jeune belge, Jean-Pierre Talbot, qui interprète le rôle de Tintin. Des dessins animés sont ensuite produits par les studios Belvision. On retiendra notamment une adaptation du Temple du Soleil (1969), et une aventure sur un scénario original de Greg, Tintin et le lac aux requins, réalisée par Raymond Leblanc en 1972 (ainsi qu'un film publicitaire de 10', Tintin et la SGM en 1970, toujours par Belvision).

Simultanément, les parutions des aventures de Tintin s'espacent de plus en plus : Les Bijoux de la Castafiore en 1963, Vol 714 pour Sydney en 1968 et Tintin et les Picaros en 1976. Un portfolio (le seul de l'auteur) sort aussi en 1966 chez Casterman (les 8 Portraits « Tintin », au pelliculé fripé), ainsi qu'une histoire en 4 planches pour Paris Match, Apollo XII - Ils ont marché sur la Lune, en 1969. Tintin est moins une priorité pour Hergé, qui se met à voyager : en 1971, il va pour la première fois aux États-Unis, puis il honore en 1973 une invitation faite trente-cinq ans plus tôt par le gouvernement du Guomindang (pour le remercier de la prise de position en faveur du peuple chinois dans Le Lotus bleu) en se rendant à Taïwan.

[] Les dernières années

En 1978, Hergé débute son travail pour un nouvel épisode de Tintin.

L'année suivante, Andy Warhol réalise sur lui une série de quatre portraits, et les éditions Septimus rééditent en six tomes les Chromos Voir et Savoir du journal Tintin des années 1950, consacrés aux différents moyens de transports humains à travers le temps, avec Tintin et Milou dans divers costumes pour support introductif aux images (les voitures, avions, bateaux et autres aérostats ayant été reproduits par Bob de Moor, Roger Leloup et Jacques Martin : ce dernier reprendra cette idée didactique 45 ans plus tard, pour ses Voyages de Lefranc).

En 1980, Georges Remi tombe malade. Une leucémie sera diagnostiquée par la suite. Il est anémié et très faible. Le 18 mars 1981 ont lieu les retrouvailles entre Hergé et Tchang Tchong-jen, l'ami chinois qui avait inspiré le Lotus bleu et le personnage de Tchang, le seul qui aura pu tirer des larmes à Tintin (Tintin au Tibet).

Hergé s'éteint après une semaine de coma le 3 mars 1983 à la clinique Saint-Luc située dans la périphérie bruxelloise. Bien qu'il soit officiellement mort de leucémie, Philippe Goddin, un de ses plus célèbres biographes, affirme qu'Hergé pourrait être mort du SIDA. En effet, à cause d'une maladie congénitale rare, Hergé devait changer son sang régulièrement (« faire le plein » disait-il). Or à cette époque le VIH était très mal connu et encore indétectable dans le sang. Hergé aurait donc contracté le SIDA lors d'une de ces transfusions ce qui expliquerait les fréquentes grippes, pneumonies et bronchites qu'il avait à répétition à la fin de sa vie.[11] Grâce à une dérogation exceptionnelle, l'autorisation est accordée, suivant le souhait d'Hergé, d'être inhumé dans le cadre du cimetière du Dieweg, qui n?accueillait plus de nouvelle sépulture depuis une trentaine d'années.

Tintin et l'Alph-Art, la dernière aventure du reporter, paraît sous sa forme inachevée en 1986 (une seconde version présentant des planches inédites a été publiée en 2004).

Ce sera ensuite l'occasion de publications parfaitement apocryphes qui, en reprenant le style et le synopsis de l'auteur, proposeront différentes fins.

On dénombre à présent plus d'une centaine d'albums, de qualités très variables tant dans le dessin que le texte, plagiant, parodiant, détournant ou rendant hommage à Hergé et à ses personnages clefs. Leur diffusion se fait de façon confidentielle car ils sont pousuivis farouchement par les héritiers des droits d'auteurs qui exploitent à présent commercialement la marque et ses très nombreux produits dérivés.

L'?uvre d'Hergé fait aussi l'objet d'un très grand nombre d'études, publications, colloques, livres, articles, rencontres, séminaires ou sujets de mémoires et thèses.

[] Distinctions autour de l'Univers Tintin

(et les Éditions Casterman en 1978 pour leur déclinaison pour adultes (A SUIVRE) : Yellow Kid du Meilleur éditeur étranger de Bandes Dessinées )

[] Controverses liées à Hergé et à son ?uvre

Hergé sera inquiété à la Libération, principalement concernant son attitude et son travail pendant la Seconde Guerre Mondiale, sous l'Occupation nazie.

[] Collaborateur ?

De toutes les controverses concernant Hergé, la seule pour laquelle il faillit avoir affaire avec la justice sera due au fait qu'il ait travaillé de 1940 à 1944 au quotidien Le Soir, alors sous le contrôle de l'occupant et reprenant la propagande nazie, et donc au fait qu'il ait été considéré par certains, à la Libération, comme un collaborateur.

En 1940, après la disparition du journal pour lequel il travaillait avant guerre, Le Vingtième Siècle, Hergé est engagé au quotidien Le Soir, qui paraît alors sans l'aval de ses propriétaires et sous contrôle de la censure allemande.

À la situation professionnelle d'Hergé s'ajoutent son admiration pour l'abbé Wallez, antisémite et admirateur de Mussolini[12], et ses relations avec les catholiques ultra-conservateurs et l'extrême-droite rexiste[13]. Hergé avait notamment illustré la brochure Histoire de la guerre scolaire, 1879-1884 du leader de l'extrême-droite belge Léon Degrelle en 1932[14]. Certains détracteurs d'Hergé déduiront de cette proximité une sympathie du dessinateur envers les thèses d'extrême-droite[15]. Il n'a en tout cas jamais fait état publiquement d'un tel engagement politique ; et lorsque Le Pays réel, organe de presse officiel du rexisme, l'avait sollicité en 1940 pour relancer Tintin, alors qu'Hergé était sans employeur, il avait décliné l'offre[9].

Toujours est-il qu'à la Libération en 1944, Hergé est arrêté à quatre reprises, successivement par la Sûreté de l'État, la police judiciaire, le Mouvement National Belge et le Front de l'indépendance ; à chaque fois, il est presque immédiatement relâché, il ne passe d'ailleurs en tout et pour tout qu'une nuit en prison[16]. Libre, il n'en reste pas moins interdit d'exercer sa profession, comme tous les rédacteurs ayant travaillé dans un journal sous l'Occupation, et il est, vu sa célébrité, une des cibles privilégiées d'une partie de la presse issue de la Résistance[16]. Surtout, il reste sous la menace d'une éventuelle condamnation : le substitut chargé de constituer le dossier pour le procès des journalistes du Soir « volé » explique néanmoins dans une lettre confidentielle adressée à l'Auditeur général, que « ce serait de nature à ridiculiser la justice que de s'en prendre à l'auteur d'inoffensifs dessins pour enfants », même si, reconnaît-il plus loin, il allait devoir « poursuivre des chroniqueurs littéraires, sportifs, etc., dont les écrits personnels ne sont pourtant pas sujets à critique[16]. »

William Ugueux, haute personnalité de la Résistance belge, donnera bien plus tard son opinion sur Hergé dont il avait épluché le dossier en 1945 :

« Quelqu'un qui s'est bien conduit à titre personnel, mais qui n'en est pas moins demeuré un anglophobe évoluant toujours dans la mouvance rexiste. Il illustrait bien la passerelle qui reliait l'esprit scout primaire et la mentalité élémentaire des rexistes : goût du chef, du défilé, de l'uniforme... Un maladroit plutôt qu'un traître. Et candide sur le plan politique[17]. »

Ugueux intercède en sa faveur et, le 22 décembre 1945, le « dossier Hergé » est classé sans suite, « eu égard au caractère particulièrement anodin des dessins publiés par Remi » écrira l'Auditeur général pour justifier sa décision[16]. Courant 1946, il obtient l'autorisation officielle de reprendre son travail de dessinateur.

Lorsqu'il s'agira de répondre à des attaques concernant son attitude pendant la guerre, Hergé restera toujours sur la même ligne :

« Je travaillais, un point c'est tout. Comme travaillait un mineur, un receveur de tram ou un boulanger ! Mais alors qu'on trouvait normal qu'un machiniste fasse marcher un train, les gens de la presse était prétendument des traîtres[18]. »

L'épuration le marquera profondément : lorsqu'on l'interrogera à la fin de sa vie quant à son expérience la plus importante, il évoquera l'après-guerre « dans le sens de la répression et de la haine[19]. »

[] Profiteur de guerre ?

Comme le constate l'un de ses biographes : « pour Hergé comme pour un certain nombre d'écrivains et d'artistes, l'Occupation a correspondu à un « âge d'or », ainsi qu'en témoignent la qualité, la richesse et l'abondance de leur travail durant cette période[9]. »

De plus, le salaire mensuel (10 000 francs belges) du dessinateur pendant la guerre sera aussi pointé du doigt, notamment au procès des journalistes du Soir en 1946, par un avocat de la défense soulignant l'absence d'Hergé sur le banc des accusés.

De là à qualifier le créateur de Tintin de profiteur de guerre, il n'y a qu'un pas que certains de ses détracteurs franchiront : l'un d'entre eux soulignera qu'en passant de la rédaction du Vingtième Siècle à celle du Soir en 1940, Hergé passe d'un journal tiré à 15 000 exemplaires à un autre tiré à 200 000 puis 300 000 ; il ajoutera : « De l'effondrement de 1940, date, il faut s'en souvenir, l'entrée d'Hergé dans le succès et son corollaire, la richesse... Ainsi, Hergé vendit 600 000 albums durant l'Occupation[15]. »

[] Antisémite ?

Si l?on peut estimer que toutes les caricatures sont révélatrices de la pensée collective dominante de l'époque où elles ont été réalisées, certains commentateurs reprocheront à Hergé une attitude équivoque au sujet de l'antisémitisme, toujours durant l'Occupation.

En octobre 1941, un recueil de fables signé par Robert du Bois de Vroylande paraît, illustré par Hergé : parmi les dessins se trouvent deux caricatures antisémites[9].

Même si pendant la guerre, Hergé a soigneusement évité de faire référence à la situation politique dans ses ?uvres, dans la première édition de L'Étoile Mystérieuse, parue en 1941 dans Le Soir, le banquier américain qui finance l'expédition concurrente de celle de Tintin porte le nom juif de Blumenstein ; il le changera plus tard en Bohlwinkel. Hergé s'expliquera au sujet de ce personnage :

« J'ai effectivement représenté un financier antipathique sous les apparences sémites, avec un nom juif : le Blumenstein de L'Étoile mystérieuse. Mais cela signifie-t-il antisémitisme ?... Il me semble que, dans ma panoplie d'affreux bonshommes, il y a de tout : j'ai montré pas mal de « mauvais » de diverses origines, sans faire un sort particulier à telle ou telle race. On a toujours raconté des histoires juives, des histoires marseillaises, des histoires écossaises. Ce qui, en soi, n'a rien de bien méchant. Mais qui aurait prévu que les histoires juives, elles, allaient se terminer, de la façon que l'on sait, dans les camps de la mort de Treblinka et d'Auschwitz ?... À un moment donné, j'ai d'ailleurs supprimé le nom Blumenstein et je l'ai remplacé par un autre nom qui signifie, en bruxellois, une petite boutique de confiserie : bollewinkel. Pour faire plus « exotique » je l'ai orthographié Bohlwinkel. Et puis, plus tard, j'ai appris que ce nom était, lui aussi, un véritable patronyme israélite ![20]. »

L?édition originale parue dans Le Soir de ce même récit[21] montre également deux Juifs aux physiques et aux noms évocateurs (Salomon et Isaac) s'exprimant en ces termes alors que la fin du monde approche :

« Tu as entendu Isaac ?... La fin du monde !... Si c?était vrai ?
? Hé ! Hé !... Ce serait une bonne bedide avaire, Salomon ! Che tois 50.000 frs à mes vournisseurs... Gomme za che ne tefrais bas bayer[22]... »

Rappelons que fin 1941, les massacres n?avaient pas encore touché l?Europe de l?Ouest. Tout au plus peut-on reprocher à Hergé son manque de c?ur à l?égard des Juifs puisque ceux-ci sont, en Belgique depuis le 28 octobre 1940, exclus des universités, des écoles et des conseils d?administration, qu'ils ne peuvent exercer aucune fonction ou activité professionnelle, etc.[23]. Il est vrai qu'avant-guerre, Hergé avait, à travers Tintin, dans Le Lotus bleu, vigoureusement défendu la Chine soumise aux exactions japonaises, à des milliers de kilomètres de la Belgique, mais que, noteront ses détracteurs, il ne paraît pas faire preuve de la même considération pour les Juifs sur le palier de sa porte[24].

Il ne semble pas qu'Hergé ait émis publiquement des remords ou des excuses à ce sujet, mais il confiera en privé dans les années 1970 :

« C'est vrai que certains dessins, je n'en suis pas fier. Mais vous pouvez me croire : si j'avais su à l'époque la nature des persécutions et la solution finale, je ne les aurais pas faits. Je ne savais pas. Ou alors, comme tant d'autres, je me suis peut-être arrangé pour ne pas savoir[25]... »

Notons enfin que le traitement des Juifs dans l'?uvre d'Hergé ne fut pas systématiquement négatif : lorsqu'il dépeint des activistes de l'Irgoun luttant contre les Britanniques en Palestine dans la première version (inachevée) de Tintin au pays de l'or noir en 1939, il ne tombe pas dans la caricature[9] ; et le riche Juif américain Samuel Goldwood de L'Oreille Cassée, parue deux ans plus tôt, a quant à lui le beau rôle, puisqu'il restitue spontanément à Tintin le fétiche volé à la fin du récit.

[] « Providence des inciviques » ?

Certains accuseront aussi Hergé d'avoir été, la « providence des inciviques » après la libération[26] pour avoir soutenu, moralement et quelquefois matériellement, certains de ses amis victimes de l'épuration, mais aussi des personnes se recommandant d'un ami mais qu'il n'a jamais rencontrées[16], simplement parce qu'il les considérait comme « des victimes faciles des résistants de la dernière heure[réf. nécessaire]. »

[] Bibliographie

Les études, travaux et publications sont si nombreux que l'on ne peut être exhaustif. Néanmoins méritent d'être considérés par les amateurs:

  • Le monde de Tintin par Paul Vandromme, éditions Gallimard, 1959.
  • Spécial Hergé collectif pour Schtroumpf les cahiers de la bande dessinée, 1971.
  • Hergé écrivain par Jan Baetens, éditions Labor, Bruxelles, 1989.
  • Spécial Hergé collectif hors-série du fanzine A Suivre, 1983.
  • Tintin et le secret d'Hergé par Serge Tisseron, éditions Presses de la Cité, Paris, 1993.
  • L'archipel Tintin, par Albert Algoud, Jean-Marie Apostolidès, Dominique Cerbelaud, Benoît Peeters et Pierre Sterckx, éditions Impressions Nouvelles ISBN 2-906131-70-9.
  • Hergé par Benoit Peeters, editions Décembre, Bruxelles, 1981. Accompagné d'une cassette audio avec des interviews d'Hergé à la R.T.B.F.
  • Nous Tintin, ouvrage collectif pour Télérama sous la direction de Michel Daubert, éditions Moulinsart, 2004 ISBN 2-874-24050-8.
  • Tintin et moi, entretiens avec Hergé, par Numa Sadoul, publié aux éditions Casterman, 1975.
  • Le monde d'Hergé, par Benoît Peeters, publié aux éditions Casterman, 1983.
  • Générations Hergé par Olivier Delcroix, édition des Equateurs, 2006.
  • Hergé et Tintin reporters par Philippe Goddin, éditions du Lombard, Bruxelles, 1986.
  • Hergé, fils de Tintin par Benoît Peeters, publié aux Éditions Flammarion, 2006.
  • A l'ombre de la ligne claire par Benoît Mouchart, éditions Vertige graphic, 2002 ISBN 2-908-98171-8 .
  • Chronologie d'une ?uvre par Philippe Goddin, publié aux éditions Moulinsart en 5 tomes de 2000 à 20004.
  • Hergé par Pierre Assouline, Plon, 1996.
  • Tintin, les secrets d'une oeuvre collectif hors-série de Lire, 2006
  • Hergé par Alain Bonfand et Jean-Luc Marion, Hachette, coll. Coup double, 1996.
  • Le monde inconnu d'Hergé par Bertrand Portevin, Dervy, Paris, 2001.
  • Le Mythe Hergé par Maxime Benoît-Jeannin, éditions Golias, 2001.
  • Le démon inconnu d'Hergé par Bertrand Portevin, Dervy, Paris, 2004.
  • Tintin et le mythe du surenfant par Jean-Marie Apostolidès, éditions Moulinsart, 2003.
  • Tintin and the secret of litterature par Tom Mc Carthy, éditions Granta,
  • Jules Verne et Hergé par Bob Garcia, éditions Mac Guffin, 2005.
  • Tintin est-il de droite ou de gauche, la transcription du débat parlementaire du 3 février 1999 publié chez l'Archer, collection Antidote.
  • Tintin, le rêve et la réalité par Michael Farr, éditions Moulinsart,2001.
  • Tintin au pays des savants ouvrage collectif dirigé par Sven Orti pour Sciences & Vie, éditions Moilinsart, 2003.
  • Tintin reporter du siècle ouvrage collectif pour Le Figaro, numéro hors-série, 2004.
  • Tintin à Baker Street par Bob Garcia, éditions Mac Guffin, 2005.
  • Les Guerres d'Hergé. Essai de paranoïa-critique, par Maxime Benoît-Jeannin, éditions Aden, 2007 ISBN 2-930402-23-7.
  • Tintin, grand voyageur du siècle collectif hors-série de Geo, 2000.
  • Dossier Tintin par Frederic Soumois, publié chez Jacques Antoine, Bruxelles, 1987.
  • Tintin chez Jules Verne par Jean-Paul Tomasi et Michel Deligne, Claude Lefrancq, Bruxelles, 1998.
  • L'école d'Hergé par François Rivière, éditions Jacques Glénat, Grenoble, 1976.
  • Tintin chez le Psychanalyste par Serge Tisseron, editions Aubier Archimbaud, Paris, 1985.
  • Les métamorphoses de Tintin par Jean-Marie Apostolidès, Seghers, Paris, 1984.
  • Tintin, Haddock et les bateaux par Yves Horeau, éditions Moulinsart, 1999.
  • Hergé mon ami par Michel Serres, éditions Moulinsart
  • D'Abdallah à Zorrino par Cyrille Mozgovine, éditions Casterman
  • Les aventures d'Hergé, biographie en bande dessinée par Bocquet, Fromental, Stanislas, éditions Reporter, 1999, réédité en 2007, ISBN 978-2-908710-45-8.
  • Hergé, Lignes de vie, Biographie par Philippe Goddin, éditions Moulinsart, 2007.
  • Hergé Catalogue de l'exposition au Centre Pompidou, éditions Moulinsart, 2006.

[] Musée

Un musée sera ouvert à Louvain-la-Neuve au parc de la Source à partir de 2009. La première pierre a été posée par Fanny le 22 mai 2007, jour du centenaire de la naissance d'Hergé.

[] Notes et références

  1. ? Mural d'Hergé trouvé sur un mur
  2. ? a? b? c? Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 2.
  3. ? Volker Hamann, Hergé, Eine Illustrierte Bibliographie, Ed. Alfons,Barmstedt, 2007, p. 07.
  4. ? (en) Hergé & the clear line : part 1, Paul Gravett.
  5. ? Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 3.
  6. ? a? b? c? d? Benoît Peeters, Le Monde d'Hergé, Casterman, 1983.
  7. ? Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, Casterman, 1983.
  8. ? Le nom de Müssler rappelle aussi celui d'Anton Mussert, chef d'une organisation fasciste puis nazie aux Pays-Bas.
  9. ? a? b? c? d? e? f? g? Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 6.
  10. ? Hergé est scénariste avec Edgar P. Jacobs de Tom Colby - Le Canyon Mystérieux, coll. Document n°1, éd. Magic Strip-diffusion Futuropolis, en 1979 -synopsis de 1945 pour le dessinateur Paul Cuvelier)
  11. ? [1] Hergé mort du SIDA, Le Figaro, 22/05/2007
  12. ? Anne Morelli, Les grands mythes de l'histoire de Belgique de Flandre et de Wallonie, Evo-histoire, Bruxelles, 1995, p.283
  13. ? Anne Morelli, Les grands mythes de l'histoire de Belgique de Flandre et de Wallonie, Evo-histoire, Bruxelles, 1995, pp.282-283
  14. ? Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 3. Voir aussi Petit rappel sur la jeunesse d'Hergé et les années de guerre, sur le site Tintin est vivant !, où figure la couverture de cette brochure.
  15. ? a? b? Maxime Benoît-Jeannin, Le Mythe Hergé, éditions Golias, 2001.
  16. ? a? b? c? d? e? Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 7.
  17. ? Témoignage de William Ugueux à Pierre Assouline, in Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 7.
  18. ? Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, Casterman, 1989, p. 130.
  19. ? Benoît Peeters, Le Monde d'Hergé, édition définitive, Casterman, 1993.
  20. ? Numa Sadoul, Entretiens avec Hergé, édition définitive, Casterman, 1989, p.251
  21. ? Le Soir, 11 novembre 1941, cité par Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 6.
  22. ? En français correct : « Hé ! Hé !... Ce serait une bonne petite affaire, Salomon ! Je dois 50.000 frs à mes fournisseurs... Comme ça je ne devrais pas payer... »
  23. ? Anne Morelli, op. cit., p.286.
  24. ? Anne Morelli, Op.Cit., p.287.
  25. ? Témoignage d'Henri Roanne-Rosenblatt à Pierre Assouline, in Pierre Assouline, Hergé, Plon, 1996, chapitre 7.
  26. ? L'Histoire n°317, février 2007, p.12.

[] Voir aussi

[] Articles connexes

[] Liens externes


Les Aventures de Tintin et Milou
En bande-dessinée
Tintin au pays des Soviets ? Tintin au Congo ? Tintin en Amérique ? Les Cigares du pharaon ? Le Lotus bleu ? L'Oreille cassée ? L'Île Noire ? Le Sceptre d'Ottokar ? Le Crabe aux pinces d'or ? L'Étoile mystérieuse ? Le Secret de la Licorne ? Le Trésor de Rackham le Rouge ? Les Sept Boules de cristal ? Le Temple du Soleil ? Tintin au pays de l'or noir ? Objectif Lune ? On a marché sur la Lune ? L'Affaire Tournesol ? Coke en stock ? Tintin au Tibet ? Les Bijoux de la Castafiore ? Vol 714 pour Sydney ? Tintin et les Picaros

Inachevées : Tintin et le Thermozéro ? Tintin et l'Alph-Art ? Un jour d'hiver, dans un aéroport

Les personnages
Tintin ? Capitaine Haddock ? Milou ? Professeur Tournesol ? Dupond et Dupont ? Bianca Castafiore
Liste des personnages des Aventures de Tintin et Milou
Auteurs
Hergé ? Studios Hergé

Bob de Moor ? Greg ? Edgar P. Jacobs ? Roger Leloup ? Jacques Martin ? Jacques Van Melkebeke
Pasticheurs: Harry Edwood ? Exem ? Yves Rodier ? Didier Savard


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