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Henri Béraud (né en 1885 à Lyon et décédé en 1958 à Saint-Clément-des-Baleines sur l'île de Ré en Charente-Maritime), est un romancier, journaliste et polémiste de son pseudonyme Tristan Audebert.
[] ParcoursNé à Lyon en 1885, d'un père boulanger, élevé par les Frères. Il employa sa juvénile énergie à de nombreuses activités : poète débutant, fondateur de revues éphémères, représentant en vins et spiritueux, collecteur de beurre, négociant en charbon, antiquaire. Il fut pendant la première guerre mondiale lieutenant d'artillerie.
[] L'époque Canard EnchaînéIl rejoint le Canard Enchaîné en février 1917. Il est recommandé par Paul Vaillant-Couturier, avec qui il se lie d'amitié, ainsi qu'avec Roland Dorgelès. Son amitié ancienne avec Albert Londres, dont le début de la guerre avait révélé le talent, a pu lui servir aussi de carte de visite. Il est aussi recruté à la fin de la guerre pour le Crapouillot de Jean Galtier-Boissière. Au Canard Enchaîné, il publia des contes, un court feuilleton (l'angoisse du mercanti ou le compte du tonneau en 1918), une étude sur l'humour lyonnais, et surtout des articles polémiques contre le Parlement, l'Académie française, le gouvernement, les officiers antirépublicains et l'Action française. C'est lui qui introduisit au Canard Enchaîné, la référence au juliénas, qui passa pour le vin du Canard Enchaîné par excellence jusqu'aux années 60. [] L'époque GringoireLe Canard rompit avec Henri Béraud, lorsqu'il prit parti pour les manifestants du 6 février 1934. L'écrivain explique dans « Les raisons d'un silence » les raisons de son engagement de 1934 pour lequel il dut « renoncer à bien des joies, rompre de chères amitiés » ; pour l'essentiel, il s'agissait d'en finir au plus vite avec un « régime en pleine crevaison qui annonçait la guerre et le désastre ». Pour Jean Galtier-Boissière, ami de Béraud, celui-ci évolua de l'extrême gauche à l'extrême droite sans nettement s'en rendre compte, en suivant la pente de ses intérêts : il en vint à s'identifier au grand monde dont son talent avait su forcer les portes. Il participera aussi à la revue « Le Merle blanc », de Eugène Merlo, et à L'?uvre. Grand reporter et observateur politique au Journal, puis au Petit Parisien. Il devient le directeur politique officieux de Gringoire de 1928 à 1943. Il écrivit des articles violemment anglophobes, sans éprouver de sympathie particulière pour l'Allemagne nazie. Il fut cependant condamné à mort en 1944 pour intelligence avec l?ennemi mais fut gracié par De Gaulle. Gravement malade, il fut libéré et mourut dans sa propriété de l'Île de Ré. [] Bibliographie
Sur Henri Béraud :
[] Ecrivains d'extrême droiteLe 14 juillet de chaque année, à Saint-Clément-des-Baleines (Île de Ré), une cérémonie sur la tombe de Henri Béraud est organisée, suivie d'un colloque sur les écrivains regroupant les associations d'amis d'Henri Béraud, Alphonse de Chateaubriant, Robert Brasillach, Jean de La Varende, Henry de Monfreid, André Fraigneau, Léon Bloy, Pierre Drieu La Rochelle, Louis-Ferdinand Céline, Pierre Gripari et Jacques Chardonne. [] Citations
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