|
{revue}
Les sinogrammes (ou caractères chinois) sont les unités de l'écriture logographique chinoise han. L'effectif précis des sinogrammes existants est disputé. Les estimations vont de 40 000 à plus de 60 000 si on prend en considération leur nombre sur la durée totale d'existence de l'écriture chinoise (les 3/4 sont des variantes graphiques (異體字) qui ne sont plus utilisées), le chinois courant requiert la connaissance de 3 000 à 5 000 sinogrammes et le japonais de 2 000 à 3 000. Le nombre de graphèmes ( 筆素 bǐ sù) par sinogramme est compris entre un (一,乙) et trente six ( 齉 Nàng) pour ce qui est de l'écriture simplifiée ( 簡體字 jiǎntǐzì) en usage en République Populaire de Chine et à Singapour. Taiwan et Hong Kong, quant à eux, utilisent toujours l'écriture que les occidentaux appellent « traditionnelle » et que les Chinois désignent par le terme 繁體字 fántǐzì qui signifie « écriture compliquée ».
Définition historique du termeLe terme francophone « sinogramme » correspond au mandarin hànzì (en sinogrammes traditionnels 漢字, en sinogrammes simplifiés 汉字, prononcé /xan.ts̩ɻ/), littéralement « écriture des Hàn ». Ce terme a été notamment diffusé par la Méthode d'initiation à la langue et à l'écriture chinoises (Joël Bellassen, La Compagnie, Paris, 1990). En France, il était déjà en usage au XIXe siècle : on le trouve employé, par exemple, dans un article d’Alexandre Ular, « Notes sur la littérature en Chine » (La Revue blanche, t. XX, sept.-déc. 1899, p. 20). Il était également utilisé par les auteurs anglo-saxons : ainsi George Ripley et Charles A. Dana dans The New American Cyclopaedia: A Popular Dictionary of General Knowledge, dont l’édition fut entreprise dès 1858. Le premier usage attesté le serait en 1830, en langue latine : « sinogrammatum. » Cette année-là, l’abbé Janelli Cataldo publia un ouvrage dont le titre est : Tabulae Rosettanae Hieroglyphicae et Centuriae Sinogrammatum polygraphicorum interpretatio per Lexeogra¬phiam Temuricosemiticam (Neapoli Typis Regiis). Les sinogrammes ne sont pas tous des idéogrammes. Il existe aussi des pictogrammes et des idéophonogrammes. HistoireLa tradition veut que les caractères chinois aient été inventés par 倉頡 / 仓颉 Cang Jie (~2650). Ses compositions étaient fondées sur l'observation de la nature, c'est pourquoi on disait qu'il avait deux paires d'yeux. Mais il s'agit très probablement d'une légende. Une autre tradition fait remonter l'invention des caractères à 伏羲 Fuxi, le légendaire premier empereur. D'après Edouard Chavannes, dans son essai sur "La divination par l'écaille de tortue", les caractères chinois seraient inspirés des dessins, que l'on trouve sur plusieurs milliers de fragments d'écaille de tortue et d'os, retrouvés près de la ville de Ngan Yang dans le nord du Honan en 1899. D'après lui, ces fragments seraient antérieurs au premier millénaire avant JC. A l'origine, il semblerait que ses fragments servaient à la divination et aux augures. Les gouvernants s'en servaient pour régir leur destin et celui de leur peuple. ClassificationLes sinogrammes ne sont pas tous des idéogrammes, encore moins des hiéroglyphes ou des dessins. En effet, les sinogrammes se classent en différentes catégories, 4 principales, à savoir :
A ces quatre catégories vient se rajouter ce qu'on appelle communément les "clés" dans les dictionnaires. Ces éléments graphiques (souvent des pictogrammes) sont là pour "indiquer" de quoi parle le sinogramme :
Codes ISO 15924 de représentationCodes ISO 15924 de représentation des systèmes d’écritures sinographiques:
Voir aussi
Ressources graphiques sur Wikimedia Commons
Liens externes
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |