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Guerre d'Irak

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(Redirigé depuis Guerre en Irak, 2003)
Guerre d'Irak

Localisation du triangle sunnite : cette expression fut médiatisée, comme celle de la zone verte dans le centre de Bagdad, après la fin des opérations de combat majeures, lorsque la phase de l'occupation de l'Irak s'avéra plus difficile que prévu.
Informations générales
Date Officiellement
du 19 mars 2003
au 1er mai 2003
Lieu Irak Irak
Casus belli Eléments déclenchants
Issue Non réglée
Belligérants
États-Unis États-Unis
Coalition militaire en Irak
Forces de sécurité du nouveau gouvernement Irakien
Armée irakienne puis
Guérilla irakienne
Groupes armés irrégulièrs
Commandants
Batailles et sièges
Opération libération de l'Irak
Bataille de Falloujah
Siège de Tall Afar
Opération Restore Peace III

La guerre d'Irak opposa à l'origine l?Irak gouverné par le parti Baas de Saddam Hussein à une coalition menée par les États-Unis. Débutant avec l'invasion de l'Irak en 2003 (dite « Operation Iraqi Freedom »), le président George W. Bush a officiellement déclaré son achèvement le 1er mai 2003, sous la bannière Mission accomplie. Toutefois, le conflit perdure jusqu'à aujourd'hui, l'armée américaine étant toujours une puissance occupante, tandis que les diverses parties semblent s'être engagées dans une guerre civile de longue haleine. Cette guerre multiforme combine résistance à l'occupant, terrorisme et lutte entre les composantes sunnites, chiites et kurdes de la population. En juillet 2008, Iraq Body Count estime que de 86 062 à 93 898 civils irakiens sont morts dans les violences, constituées essentiellement d'attentats [réf. nécessaire], et au moins 250 000 civils irakiens auraient été blessés [réf. nécessaire], la majorité des victimes résultant des opérations militaires offensives engagées par l'armée américaine, épaulée par la nouvelle armée irakienne [réf. nécessaire], auxquels il faut ajouter 4 125 morts (selon Globalsecurity) et 30 409 blessés dans les rangs américains (4 439 morts pour l'ensemble des troupes de la coalition) et plus de 36 000 blessés du côté occidental, les morts des sociétés militaires privées[1], et parmi les combattants irakiens (armée irakienne et insurgés). La guerre a provoqué l?exode d?au moins deux millions d?Irakiens, réfugiés à l?étranger depuis 2003 (principalement en Syrie et en Jordanie, mais également en Europe et aux USA)[2]. Le site National priorities estime à plus de 535 milliards de dollars le coût de la guerre[3].

La guerre d'Irak est la seconde guerre du XXIe siècle caractérisée par la doctrine Bush de guerre préventive et la deuxième concernant ce que certains appellent le nouvel empire américain (la première étant celle contre l?Afghanistan). Elle est notamment l'occasion, pour les États-Unis et leurs alliés, de tester de nouvelles méthodes de guerre urbaine, utilisant les technologies de l'information les plus récentes, et de nouveaux concepts de combat en réseau[4].

Cette guerre « préventive » intervient dans la lutte contre le terrorisme que George W. Bush a initiée en réponse aux attentats du 11 septembre 2001. Cet événement a entraîné George W. Bush à considérer la sécurité du peuple américain et de ses intérêts partout dans le monde comme sa priorité. Pour cette raison, il a lancé une attaque contre l'ennemi difficile à localiser qu'est Ben Laden et son organisation Al Qaeda.

Après avoir lancé une offensive en Afghanistan, lieu où Ben Laden s'est réfugié, et suspectant des liens entre l'Iraq/Irak et Al Qaeda, George W.Bush charge Donald Rumsfeld et Tommy Franks de constituer un plan d'attaque contre l'Irak, c'est le plan d'opération 1003, qui est une « évolution » du plan de guerre de la première guerre du Golfe.

Sommaire

[] Événements ayant précédé la guerre

[] La détermination des États-Unis

La deuxième guerre d'Irak a été menée sous l'impulsion des États-Unis.

Les raisons invoquées officiellement étaient principalement :

Ces accusations ont depuis été démontrées comme non fondées, y compris par le sénat américain, Saddam Hussein considérant l'extrémisme islamiste comme une menace pour son régime. [5]
Le Irak survey group chargé par le gouvernement américain de trouver ces armes déclara en septembre 2004 qu'il n'y avait plus aucune arme chimique depuis 1991, ni aucun programme en cours en vue d'en obtenir de nouvelles (voir plus bas), et que seules ont été collectées dans tout le pays 500 munitions abandonnées ou oubliées et dans un état dégradé, datant de la guerre Iran-Irak . [6],[7],[8],[9]
Mais ces éléments sont contestés par de très nombreux analystes, journalistes et responsables politiques. Les éléments avancés par les États-Unis pour étayer leurs affirmations sur la présence en Irak d'armes de destruction massive, la poursuite de recherches visant à fabriquer de telles armes ou encore l'existence de liens entre l'Irak et le terrorisme ne provoquent guère plus de controverses, surtout après la publication du memorandum de Downing Street. De plus, certains éléments provoquent des interrogations sur les motivations réelles de l'intervention, comme :

Certains observateurs ont suggéré d'autres raisons, officieuses :

  • les liens entre les néo-conservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises sous-traitantes de l'armée (dont Halliburton) ;
  • la décision de l'Irak de ne plus faire valoir son pétrole contre des devises en dollars, mais en euros (voir 1).

Certains suggèrent également que la guerre en Irak peut être considérée comme une guerre préventive contre la Chine [réf. nécessaire] dont le développement est compromis par sa faiblesse énergétique, les États-Unis voulant encercler la Chine par le contrôle de gisements pétroliers mais aussi par le biais d'évolutions démocratiques (Mongolie, Kirghizie?).

On peut donc distinguer deux sortes d'objectifs, les objectifs/enjeux officiels, énoncés lors des discours des représentants de la Maison Blanche et relaté dans la presse, où l'avis de la doctrine qui s'exprime par des objectifs/enjeux officieux.

[] Les enjeux officiels

Objectifs politiques

Établir le plus rapidement possible un gouvernement de transition (gouvernement provisoire irakien) qui désignerait dans le peuple un gouvernement démocratique représentatif de toutes les communautés irakiennes (chiites, sunnites et Kurdes), capturer les membres du parti Baas et les juger, renverser le régime dictatorial mis en place par Saddam Hussein et sa famille et affecter les biens (palais, argent?) saisis à ceux-ci pour la reconstruction des infrastructures détruites lors de la guerre par les armes (missiles, combats?) ou les pillages.

Objectifs humanitaires

Libérer l?Irak de son dictateur Saddam Hussein, afin que l?Irak devienne un pays uni, stable et libre, appuyer la reconstruction et l?aide humanitaire, minimiser les dommages causés à l?infrastructure du pays et à la population civile, condamner Saddam Hussein pour ses crimes (violation des droits de l?homme), punir l?Irak pour les 16 résolutions des Nations unies qu?elle n?a pas respectées et le non respect du programme « pétrole contre nourriture 2». Promouvoir la démocratie et les droits de la femme dans le monde musulman.

Objectifs militaires

Écarter une menace qui pèse sur le monde, due aux capacités qu?a Saddam Hussein à mener une guerre; neutraliser les armes de destruction massive (biologique, chimique et nucléaire) ainsi que les missiles à longue portée et les autres armements, frapper des cibles militaires sélectionnées, rendre au Koweït des biens (?uvres d?art, matériel militaire) et des prisonniers de guerre, qui ont été dérobés lors de la première guerre du Golfe.

Objectifs anti-terroristes

Détruire les poches de soutien au terrorisme situées en Irak, éliminer un allié d?Al-Qaeda qui aide et protège les terroristes, les finance, et qui procure un refuge pour divers groupes terroristes palestiniens, qui met des armes et des bases militaires à la disposition des groupes terroristes iraniens.

Objectifs économiques

Protéger les richesses pétrolières qui seront utiles pour la reconstruction du pays et aussi pour le programme « pétrole contre nourriture », arrêt de l?important marché noir[10].

[] Les enjeux officieux

Objectif politique

Installer un régime démocratique qui servira les intérêts américains et qui de plus serait une menace pour plusieurs régimes islamiques voisins de l?Irak. Suite aux menaces terroristes, qui se sont exprimées avec les attentats du World Trade Center, et le déclenchement de la guerre contre le terrorisme (Irak et Afghanistan), cela a permis à l?administration Bush de devenir un rempart contre le terrorisme aux yeux de millions d?Américains et a permis le déploiement sans précédent de la puissance militaire américaine et de renforcer l?image de Bush en tant que « patriote » et « défenseur de la nation ». La suppression d'un régime anti-israélien est également un facteur à prendre en compte.

Objectif militaire

Placer des troupes américaines et des bases en permanence sur le sol irakien pour ainsi avoir un contrôle sur le golfe Persique, montrer au monde que l?armée américaine est toujours la plus puissante et qu?elle peut agir efficacement et rapidement sans se soucier de la communauté internationale, libérer des prisonniers de guerre américains retenus en Irak. L'Iran serait, de plus, pris en "tenaille"[réf. nécessaire].

Objectif économique

Ce conflit permettrait également à beaucoup d?entreprises américaines proches de l?administration Bush (telles que Halliburton et Bechtel) de profiter du pétrole irakien, prendre le contrôle des puits de pétrole du 2e producteur mondial ; il s'agirait donc d'une raison motivée par les analystes de la géopolitique du pétrole. Le secteur de l'armement aurait également l'occasion "d'écouler les stocks" et de restimuler la production par une augmentation des "besoins". Beaucoup d'argent pourrait ainsi être réinjecté dans l'économie américaine, plus spécifiquement dans le secteur de l'armement et des hydrocarbures, très proches des Républicains [réf. nécessaire].

Objectif religieux et idéologique

Lutter contre les extrémistes radicaux musulmans qui soutiennent le terrorisme et la « résistance ». Il faut, selon George W. Bush, rétablir par la force si nécessaire, les valeurs essentielles de la liberté dans le monde. « La liberté au monde est un don de Dieu à tous les hommes de la terre ». Pour cette raison, l?Amérique, a le devoir de libérer les peuples car elle joue le rôle de phare de la liberté dans le monde, et la responsabilité de promouvoir la liberté [réf. nécessaire].

[] Conflit diplomatique à l'ONU

Cette guerre fait suite à la mission de l'ONU en Irak qui avait en charge le désarmement de l'Irak (résolution 1441 (2002), votée à la demande des Américains et des Britanniques) le 8 novembre 2002. Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu se mettre d'accord entre les partisans :

  • Axe de la paix : (France, Allemagne, Russie, Chine), pour qui tous les moyens pacifiques n'avaient pas encore été exploités, notamment donner encore du temps à la mission des inspecteurs ;
  • Axe de la guerre : (États-Unis, Royaume-Uni), pour qui l'Irak ne « jouait pas le jeu » et restait détenteur d'armes de destruction massive. En outre, les pays de la coalition estimaient qu'après 12 ans d'inspections et de nombreuses résolutions, l'ONU n'avait toujours pas réussi à déterminer la menace que pouvait représenter d'éventuelles armes de destruction massive irakiennes. L'expulsion [réf. nécessaire] d'inspecteurs onusiens en 1998 montrait aux yeux des néo-conservateurs américains l'impuissance de l'organisation internationale à se faire respecter.

Étant donné le fait que la France, la Russie et la Chine menaçaient d'utiliser leur droit de veto pour empêcher une approbation à l'ONU de la guerre contre l'Irak, et la forte probabilité qu'une majorité du Conseil de sécurité refuse de suivre les États-Unis et le Royaume-Uni, ces derniers ont décidé d'attaquer l'Irak sans l'aval de l'ONU. Comme après la guerre du Kosovo, elle aussi illégale à ses débuts, en 1999, la guerre en Irak a été légalisée a posteriori et de facto par les résolutions suivant la guerre et organisant l'occupation du pays. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies et l'ancien secrétaire général Boutros Boutros-Ghali ainsi que plusieurs gouvernements ont qualifié la guerre d'illégale.

[] Forces de la coalition

Icône de détail Article détaillé : Coalition militaire en Irak.
Carte des états de la Coalition
Carte des états de la Coalition

Engagement de forces armées lors de l'offensive initiale : États-Unis, Royaume-Uni et Australie.

Pays ayant un rôle actif et significatif dans le soutien logistique, politique et armé : l'Australie, la Bulgarie, la Corée du Sud, le Danemark, l'Espagne jusqu'en mars 2004 (retrait des troupes suite aux élections législatives), les États-Unis, la Hongrie, l'Italie, le Japon, la Lituanie, les Pays-Bas, les Philippines, Pologne jusqu'en juillet 2004 (désengagement suite à l'exécution d'un otage philippin), la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Royaume-Uni, la République tchèque, la Slovaquie, la Turquie, l'Ukraine.

En mars 2003, les 49 pays de la coalition cités par la Maison Blanche sont : l'Afghanistan, l'Albanie, l'Angola, l'Australie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, Colombie, la Corée du Sud, le Costa Rica, le Danemark, la République dominicaine, le Salvador, l'Érythrée, Espagne, l'Estonie, les États-Unis, l'Éthiopie, la Géorgie, le Honduras, la Hongrie, l'Italie, l'Islande, le Japon, le Koweït, Lituanie, la République de Macédoine, les Îles Marshall, la Micronésie, la Mongolie, le Nicaragua, l'Ouganda, l'Ouzbékistan, les Palaos, Panama, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, le Rwanda, Singapour, la Slovaquie, la République tchèque, le Royaume-Uni, les Tonga, la Turquie, l'Ukraine.

Le cas espagnol : Alors que le premier ministre espagnol José María Aznar (Partido Popular, droite espagnole) avait dans un premier temps engagé l'Espagne dans le conflit, les élections législatives espagnoles de 2004 lui ont fait perdre la majorité, au profit du PSOE de Jose Luis Zapatero, qui prit la décision, conformément à son programme, de retirer les troupes espagnoles d'Irak. Quelques jours avant les élections, un attentat attribué à Al Qaida avait frappé Madrid. Jose Maria Aznar avait alors accusé l'organisation basque ETA d'être à l'origine des attentats, ce qui s'est révélé inexact. Cette erreur a fait perdre toute crédibilité au premier ministre, ce qui aurait, selon certains, entraîné la victoire de Jose Luis Zapatero.

L'engagement australien : Lors de l'invasion de l'Irak en mars 2003, l'Australie menée par le conservateur John Howard lance l'opération Bastille, en envoyant environ 2 000 hommes, trois navires de guerre et une quinzaine d'avions de chasse. Pendant la campagne électorale de l'automne 2004, l'opposition travailliste avait promis de ramener les soldats australiens au pays. La victoire du parti de John Howard aux élections législatives (octobre 2004), allié de George W. Bush, devrait prolonger le soutien à l?opération américaine en Irak (environ 850 Australiens sur place).

En novembre 2006, les forces non-américaines, représentent environ 10 % des effectifs.

Outre le Royaume-Uni, les nations ayant des forces en Irak sont - dans l'ordre décroissant des effectifs - : la Corée du Sud, l'Australie, la Pologne, la Roumanie, le Danemark, le Salvador, la Géorgie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Lettonie, l'Albanie, la Slovaquie, la République tchèque, la Mongolie, la Lituanie, l'Arménie, la Bosnie-Herzégovine, l'Estonie, la Macédoine, le Kazakhstan et la Moldavie soit plus de 14 000 militaires.[11]

Des nations comme le Japon ont retiré leurs forces terrestres mais contribuent à la logistique de l'opération.

[] Opposition à la guerre

Dans un très grand nombre de pays, d'importantes manifestations ont rassemblé la population voulant montrer son refus de l'intervention américano-britannique. Le mouvement a été particulièrement intense en Europe, où, selon les sondages, entre 70 et 90 % de la population était opposée à cette guerre. À Londres et à Barcelone et Madrid particulièrement, les importantes manifestations ont démontré la rupture entre les décisions des deux gouvernements, qui soutenaient la guerre, et la volonté des citoyens, qui étaient massivement contre.

[] 2003 : La guerre conventionnelle

[] Déroulement et issue de la guerre

Icône de détail Article détaillé : Opération libération de l'Irak.
Militaires Iraquiens montés sur un VTT MT-LB, 28 février 2003
Militaires Iraquiens montés sur un VTT MT-LB, 28 février 2003
VCI BMP-2 iraquien détruit pendant l'offensive
VCI BMP-2 iraquien détruit pendant l'offensive

Le 19 mars 2003 à 21h37 soit quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48h du président américain George W. Bush qui demandait au président irakien Saddam Hussein ainsi qu'à ses fils Oudaï et Qusay de quitter l'Irak, les États-Unis ont lancé des missiles sur Bagdad. L'Irak a répliqué en envoyant, à partir d'une vedette rapide de fabrication soviétique [réf. nécessaire], dissimulée dans le littoral, 6 [réf. nécessaire] missiles "mer-mer", volant au raz des vagues et, par suite, très difficiles à intercepter mais dont le système de guidage est inopérant sur un objectif terrestre [réf. nécessaire], tirées sur le Koweït, qui n'ont fait ni victimes ni dégâts, puisqu'ils ont été interceptés par les systèmes antimissiles Patriot [réf. nécessaire], ou ont atteint des zones inhabitées [réf. nécessaire].

La stratégie de la coalition a consisté, d'abord, en des bombardements ciblés et répétés de la capitale irakienne et autres villes importantes, visant à la fois à terroriser les Irakiens, l'espoir de la coalition étant de voir des désertions massives dans l'armée irakienne ou un soulèvement de la population irakienne, et à détruire les systèmes de défenses du pays. Les bâtiments les plus bombardés furent les Palais Présidentiels[12] (très photogéniques pour les médias occidentaux) et les édifices du parti Baas, ainsi que les casernements que les forces armées irakiennes avaient évacuées plusieurs semaines auparavant[réf. nécessaire], et les systèmes fixes de communications irakiens utilisées en temps de paix [réf. nécessaire]. Les forces armées irakiennes étant bien mieux camouflées qu'en 1991 [réf. nécessaire], et les forces de la Coalitions n'ayant réussi à identifier pratiquement aucun objectif militaire utile à détruire [réf. nécessaire], les forces de la Coalition passèrent à l'offensive terrestre en même temps que débutaient les bombardements aériens.

Chars M1 de la 1re Division blindée américaine à Bagdad devant les mains de la victoire commémorant la guerre Iran-Irak
Chars M1 de la 1re Division blindée américaine à Bagdad devant les mains de la victoire commémorant la guerre Iran-Irak

Parallèlement aux bombardements aériens, 3 Divisions de l'US Army, la 1ère Force expéditionnaire de Marines américaine[13] de l'US Marine Corps et la 1ère Division blindée britannique[14] de la British Army, comptant 100 000 hommes de troupe et des milliers de blindés sous le commandement de l'United States Central Command stationnés au Koweït, sont entrés dans le pays essentiellement par la frontière sud et ont affronté 3 des 17 "divisions" de l'Armée régulière irakienne (chaque "division" irakienne étant d'une force militaire équivalente à un Régiment de la Coalition, soit à un Régiment renforcé de Cavalerie légère blindé en combat rapproché [15], soit à un Régiment mécanisé en combat rapproché [16], soit à un Régiment d'infanterie légère[17][réf. nécessaire][18]) et 4 des 6 "divisions" de la Garde Républicaine[19] (chaque "division" de la Garde étant d'une force militaire équivalente à une Brigade de la Coalition : au total, 3 Brigades blindées en combat rapproché[20] et 1 Brigade d'infanterie motorisée[21][réf. nécessaire][22]) ; les diverses milices, tels les fedayins de Saddam, essentiellement chargées d'assurer la garde statique de points sensibles, n'ont pratiquement pas eu l'occasion de combattre.

Des combats ont été menés pendant plusieurs jours dans les villes d'Umm Qasr et de Nassiriya, pendant près de deux semaines à Bassorah, la résistance des Irakiens, combattant exclusivement en milieu urbain ou semi urbain, étant plus forte que ce que l'état-major de la Coalition ne l'avait escompté. En particulier, des commandos irakiens (ou des forces spéciales irakiennes) tinrent des quartiers d'Umm Qasr pendant presqu'une semaine [réf. nécessaire], et les forces de l'armée régulière irakienne (composée d'officiers de carrière en majorité sunnites[réf. nécessaire] et de militaires du rang, appelés pour la plupart, en majotité chiites) de Bassorah, équivalentes au total à un Régiment renforcé de Cavalerie légère blindée (6e "division" blindée irakienne) et à un Régiment mécanisé (51e "division" mécanisée irakienne) de la Coalition[23], "fixèrent" la 1ère Division blindée britannique[24] (flancgardée sur sa droite par une Brigade d'élite[25] britannique des Royal Marines débarquée à Faw[26], et disposant de l'appui aérien de la Coalition) dans les faubourgs de cette ville[27] pendant toute la durée du déplacement des forces américaines vers Bagdad [réf. nécessaire], et empêchèrent ainsi cette division blindée britannique de participer à l'offensive sur Bagdad au coté des forces américaines, comme cela était très probablement initialement prévu[28] ; une fois leur mission accomplie, les forces irakiennes de Bassorah ne se rendirent pas, mais "s'évaporèrent" [réf. nécessaire], alors qu'elles avaient certainement la possibilité de tenir encore plus longtemps... De même, une force de l'armée régulière irakienne de Nassiriya, infanterie légère (11e "division" irakienne d'infanterie, appuyée par un petit nombre de mortiers, ne disposant ni de blindé ni d'appui aérien) du volume d'un Régiment d'infanterie de la Coalition , s'opposa avec succès à Nassirya, pendant près de trois jours, au franchissement à cet endroit de l'Euphrate par une Brigade de l'US Marine Corps disposant pourtant de moyens très supérieurs en termes de qualité[réf. nécessaire]. L'infanterie mécanisée américaine, fortement blindée, avec ses chars lourds de combat Abrams, ses VCI Bradley, accompagnée d'une très puissante artillerie lourde (automoteurs M109 Paladin [29] et lance-roquettes multiples M270 [30]) et disposant d'une suprématie aérienne totale, a ensuite contourné les villes dans leur marche vers Bagdad. L'objectif était d'atteindre le plus rapidement possible le point central du régime, en espérant qu'une chute de la capitale entraînerait la reddition des foyers de résistance partout ailleurs.

En parallèle, dans la région du Kurdistan, la Coalition avait initialement prévue qu'une Division d?infanterie mécanisée de l'US Army venue de la province de Mardin en Turquie, Division assez légère mais la plus moderne de toute l'armée américaine au point de vue de son informatisation (et encore en cours d'expérimentation...), "fixe" dans cette région, avant l'invasion, une partie importante de l'armée irakienne, cette Division ayant pour mission, soit de "menacer" Bagdad dans l'hypothèse où l'armée régulière irakienne se trouvant au Kurdistan se serait rendue, soit de "fixer" pendant toute la durée de l'invasion, et jusqu'à la chute de Bagdad, une partie importante de l'armée irakienne dans cette région, les forces kurdes du PDK et du UPK devant dans le même temps "menacer" Mossoul et Kirkouk[réf. nécessaire]. Cette division n'est finalement pas autorisés à débarquer en Turquie et, devant rejoindre le Koweït par bateau, arrivera après la fin des combats.

Face à cette menace, les Irakiens avaient massé à l'ouest de Bagdad 11 "divisions" de l'armée régulière irakienne et 2 "divisions" de la Garde Républicaine[31] : en première ligne, face à la frontière avec la Turquie, les forces irakiennes étaient équivalentes à 2 Brigades d'infanterie motorisée de la coalition, auxquelles il faut ajouter des groupes paramilitaires dans Mossoul et Kirkouk ; en seconde ligne, des forces équivalentes à 3 Brigades la la Coalition se trouvaient sur chacun des trois axes routiers menant du Kurdistan à Bagdad. Les forces en présence étaient relativement équilibrées, voire même légèrement à l'avantage des défenseurs irakiens, bien que la suprématie aérienne de la Coalition lui donnait certainement en réalité l'avantage ; néanmoins, au cas où l'armée régulière irakienne aurait décidé de combattre, il est peu probable que cette Grande Unité américaine, "expérimentale" et dont tous les équipements n'étaient pas encore opérationnels, aurait réellement cherché à l'affronter et à la "réduire", par soucis de limiter ses pertes en vies humaines[réf. nécessaire]. Finalement, moins d'un mois avant la date de l'invasion, la Turquie n'autorisa pas les forces terrestres américaines à opérer depuis son territoire ; néanmoins, compte tenu de la faiblesse de la logistique irakienne, la plus grande partie de l'armée irakienne du Kurdistan fut forcée de demeurer sur place, à l'exception de quelques unités de la Garde Républicaine qui furent envoyées en renfort des unités de la Garde qui assuraient la défense de Bagdad[réf. nécessaire]. En remplacement de cette Division d'infanterie mécanisée, l'armée américaine envoya au Kurdistan une Brigade aéroportée, principalement destinée à empêcher une intervention de l'armée turque dans cette région et à contrôler l'action des forces kurdes du PDK et du UPK[réf. nécessaire] ; cette Brigade, en conformité avec une tactique que l'armée américaine avait déjà utilisée en Afghanistan, se contenta de "suivre" et "d'appuyer" si nécessaire les forces kurdes, "sécurisant" par exemple les ponts, forces kurdes qui avaient maintenant pour objectif la prise des villes de Mossoul et de Kirkouk. Les forces de l'armée régulière irakienne n'opposèrent pratiquement aucune résistance aux forces kurdes, ayant probablement eu pour consigne (pour motiver ses soldats dans une guerre qui se voulait être une "guerre de défense nationale" et non pas une guerre de défense du régime ou une guerre civile) de ne combattre que les forces "étrangères", les Kurdes étant alors considérés par les irakiens comme des irakiens[réf. nécessaire], et les villes de Mossoul et de Kirkouk furent pratiquement prises sans combat, après que les forces de l'armée régulières irakienne se soient (tout comme les autres forces de l'armée irakienne, qui ne se rendirent jamais, à l'exception, à la fin des hostilités, des Généraux commnandant des Régions militaires) "évaporées"...[réf. nécessaire]

Dans les mois qui avaient précédé l'invasion, les forces de la Coalition avaient fait courir le bruit d'une possible vaste opération aéroportée qui, depuis le désert irakien situé près de la frontière jordanienne aurait, aurait pu conduire une offensive sur Bagdad en passant par Falloujah ; en réalité, cette opération, demandant des moyens très importants, en particulier au niveau de la Logistique, et très risquée si les irakiens avaient décidé de mettre en place des troupes sur les aérodromes qui auraient dû dans ce cas être utilisés par les forces de la Coalition, ne semble jamais avoir été réellement planifié, et les irakiens ne semblent pas y avoir réellement cru[réf. nécessaire] ; ils placèrent néanmoins quelques troupes à Falloujah, ville qui pouvait, de toute manière, être menacée par des troupes de l'US Army si celles-ci avaient décidé de se flanc garder sur leur aile gauche lors leur attaque principale sur Bagdad par le Sud. En fait, la Coalition se contenta d'envoyer dans cette région désertique quelques forces spéciales, région uniquement défendue coté irakien par des gardes frontières ; les forces spéciales américaines se contentèrent de progresser vers le nord, afin de contrôler la frontière de l'Irak aves la Syrie et d'empêcher ainsi une fuite éventuelle des dirigeants irakiens en direction de la Syrie, si ceux-ci avaient décidé de faire une telle tentative[réf. nécessaire].

Après seulement 19 jours de déplacement et au prix de quelques combats (depuis le départ du Koweit), l'armée américaine a bousculé facilement au sud et à l'est de Bagdad des unités de la Garde Républicaine[32] (entièrement composée de militaires professionnels, en majorité, ou presque exclusivement, des Sunnites[réf. nécessaire]), principalement équipées de chars moyens T-72 Lion de Babylone, de véhicules de transport de troupes (VTT) BTR à roues, de véhicules de combat d'infanterie (VCI) BMP-1 et de VCI BMP-2, ne dépassant jamais un volume équivalent à un Escadron blindé des forces de la Coalition [réf. nécessaire], unités combattant de façon isolées et apparemment très mal commandées au niveau du Commandement de la Garde Républicaine[33] ; le Commandant des opérations (Civil) de la Région militaire centre, incluant en particulier les régions de Bagdad, de Tikrît, de Baqubah et de Kut, défendue par le Garde Républicaine, était Qoussaï Hussein [réf. nécessaire], l'un des deux fils de Saddam Hussein. L'armée américaine a alors pénétré dans Bagdad, menant des attaques contre des bâtiments symboliques du gouvernement irakien, alors que le premier plan du Pentagone aurait prévu de parvenir à 80 km de la capitale après 47 jours. L'armée américaine a pris le contrôle de la capitale avec une série de raids blindés qui ont facilement réduit une faible résistance, mal organisée, de la Garde Républicaine Spéciale [34] chargée de la protection des "Palais Présidentiels", et de divers groupes paramilitaires.

Le régime de Saddam Hussein est tombé dans les jours suivants. Les dernières poches de résistance armée n'ont alors pas tardé à tomber.

Saddam Hussein lors de son arrestation
Saddam Hussein lors de son arrestation

Les troupes de la coalition ont ensuite cherché les hauts responsables du gouvernement irakien (réunis symboliquement dans un jeu de cartes). Si certains ont pu être arrêtés rapidement, une partie importante des dignitaires irakiens est plusieurs mois introuvable, en particulier les deux fils de Saddam Hussein, Udaï et Qusaï (tués tous deux le 22 juillet 2003). En février 2005, sur les 55 plus hauts dignitaires de l'ancien régime, seuls 11 étaient encore en fuite.

Saddam Hussein a quant à lui été arrêté dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003, avec l'aide des Kurdes. Il fut pendu le 30 décembre 2006 au matin après avoir été jugé par le Tribunal spécial irakien (voir Irak).

[] Médiatisation

Une des grandes première de cette guerre a été sa très grande médiatisation. Certains journalistes étaient présents aux premières lignes, intégrés ou aux côtés des troupes de la Coalition, ou dans des zones potentiellement dangereuses. De plus, bon nombre de soldats équipent leurs véhicules ou leurs casques de petite webcam. Des images du front étaient diffusées vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Seuls les journalistes embarqués avaient directement accès au front : leur neutralité a été mise en cause pour des raisons psychologiques. De plus, les armements modernes permettant des attaques distantes ne permettaient pas de voir les combats. Ainsi, malgré une forte médiatisation, les « dommages collatéraux » ne sont pas bien évalués.

Une partie importante de la presse internationale était rassemblée au plein c?ur de Bagdad, dans l'hôtel Palestine, qui fut d'ailleurs l'objet de certains tirs américains. Plusieurs journalistes ont d'ailleurs été tués par les forces américaines pendant le conflit.

Le sauvetage de Jessica Lynch, mené par les forces spéciales U.S. en pleine couverture médiatique de l'opération libération de l'Irak, fut décrié comme un spectacle hollywoodien visant à atteindre le télespectateur ; voir les articles sur le cinéma de sécurité nationale et le cliché de la demoiselle en détresse. Cette photo émane des services de presse de l'USCENTCOM.
Le sauvetage de Jessica Lynch, mené par les forces spéciales U.S. en pleine couverture médiatique de l'opération libération de l'Irak, fut décrié comme un spectacle hollywoodien visant à atteindre le télespectateur ; voir les articles sur le cinéma de sécurité nationale et le cliché de la demoiselle en détresse.
Cette photo émane des services de presse de l'USCENTCOM.

Par exemple, la libération médiatisée d'une militaire (Jessica Lynch) d'un hôpital irakien, où elle était soignée après sa capture lors d'une embuscade, filmée par des caméras à vision nocturne est également sujet à caution. Plusieurs témoins parlent d'une mise en scène avec tirs à blanc (voir lien en bas de page). Plusieurs Irakiens avaient indiqué aux forces de la coalition où elle se trouvait et comment la libérer. La mission de secours des forces spéciales était donc des plus classiques, car bien peu de geôliers ont répliqué. Jessica Lynch a écrit un livre qui résume les événements dont elle se rappelle, ses souffrances et toute la médiatisation que sa libération a causées. Dans son livre elle explique que bon nombre d'Américains la considéraient comme un héros de guerre. D'autres, au contraire la considèrent plus comme une sorte d'imposteur. Ces gens n'hésitent pas à remettre en cause les moyens qui ont servi à sa libération. En effet, ce sont des forces spéciales qui sont intervenues, en grand nombre et suréquipées, alors que les témoins et les sources qui avaient indiqué l'hôpital où elle était soignée avaient précisé qu?il n'y avait pas de risque majeur.

Une autre conséquence de la médiatisation, cette fois-ci néfaste pout les États-Unis, est le bruit qui a couru et qui s'est confirmé à propos des tortures dans les prisons d'Abu Ghraib. De nombreuses photos ont circulé sur ces tortures, la majorité vraies, d'autres truquées par la presse, ont permis de faire passer devant la cour martiale les soldats responsables.

La fin de l'opération de guerre conventionnelle fut savamment orchestrée lors d'un discours du président prononcé le 1er mai 2003 sur le pont d'un porte-avions nucléaire sur lequel on pouvait lire la bannière Mission accomplie ; le président américain le prononça sur un ton victorieux après avoir atterri d'un Lockheed S-3 Viking.

[] Polémique à propos des armes de destruction massive

[] Informations divulguées avant-guerre

Richard Butler, diplomate australien et chef de la United Nations Special Commission (UNSCOM) chargé des recherches sur le sujet après la guerre du Golfe, dont certains [réf. nécessaire] affimeraient qu'il aurait été à l'origine, ou couvert, [réf. nécessaire] la communication au Pentagone du contenu militaire (plans détaillés de l'intérieur des installations industrielles inspectées en Irak par les inspecteurs en désarmement de l'UNSCOM, ayant permi la programmation des bombes aériennes GPS utilisées pour la destruction de ces installations en 1998 et en 2003 [réf. nécessaire]) des rapports d'inspection qui étaient exclusivement destinés à l'ONU, a publié un livre en 2000, intitulé The Greatest Threat: Iraq, Weapons of Mass Destruction, and the Crisis of Global Security (ISBN 1-58648-039-1). (« La plus grande des menaces : les ADM de l'Irak et la crise pour la sécurité globale »). Dans ces pages, il explique que les inspecteurs ont découvert en 1998 que l'Irak produisait du gaz VX. L'Irak avait démenti, puis admis en avoir produit seulement 200 litres, puis 3900 litres mais sans toutefois être en mesure de les utiliser comme armes.

En 2002, les inspecteurs de l'ONU ont résumé ce qu'ils avaient trouvé en Irak, dans un rapport écrit par l'analyste Kenneth Katzman. Entre 1991 et 1994, les inspecteurs ont découvert quarante laboratoires secrets de recherche nucléaire ainsi que trois programmes clandestins d'enrichissement d'uranium.

Hans Blix, dont la moralité n'a jamais été mise en cause par personne, le 27 janvier 2003, a affirmé dans son rapport que les inspecteurs de l'ONU avaient découvert, fin 2002, que l'Irak de Saddam Hussein produisait du gaz VX ainsi qu'un gaz proche du gaz moutarde, le thiodiglycol ainsi que des missiles balistiques tactiques. Certains de ces missiles Al Samud (Résistance en arabe, missile balistique tactique "Short Range Ballistic Missile" (SRBM) "sol-sol" dérivé du missile "sol-air" soviétique SA-2 Guideline, conçu, mis au point et fabriqué par les Irakiens), lancés à partir de plates-formes de lancement mobiles réalisées en Irak, missiles qui avaient été développés en toute légalité par l'Irak sous le contrôle des inspecteurs de l'UNSCOM à partir de 1994, qui estimaient en 1998 que sa portée réelle était de 149 Km [réf. nécessaire], en conformité avec la Résolution 687 de l'ONU qui fixait à 150 Km la portée maximale des missiles que pouvait détenir, fabriquer ou développer l'Irak, mais dont les structures semblent avoir été allégées après 1998, ce qui aurait donné aux modèles de production une portée pouvant atteindre 160 Km, voire un peu plus [réf. nécessaire], ont été détruits devant les médias quelques semaines avant l'invasion.

[] La situation après-guerre

Actuellement, aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs enquêtes sont en cours afin de déterminer les responsabilités dans le dévoilement de fausses informations, tels les rapports d'avant-guerre exagérés sur la présence d'armes de destruction massive en Irak, raison qu'avaient invoquée les États-Unis et le Royaume-Uni pour justifier leur intervention armée. La CIA est mise en cause. Des équipes de la CIA ont été envoyées en Irak pour trouver des preuves, après plus de deux mois de recherches infructueuses.

Différentes commissions s'ouvrent courant juillet 2003, au Royaume-Uni et aux États-Unis, à propos des faux documents confirmant la présence d'armes de destruction massive soumis par ces gouvernements à leur population.

Le 22 janvier 2004, Dick Cheney, vice-président américain, réaffirme que le régime de Saddam Hussein était lié au réseau terroriste Al-Qaida. Il maintient également que l'Irak poursuivait des programmes de développement d'armes de destruction massive, bien qu'aucune preuves n'ait été découverte après plus de 6 mois de présence sur le territoire irakien par l'armée américaine et ses alliés [réf. nécessaire].

Le 23 janvier 2004, David Kay, chargé de la recherche d'armes de destruction massive en Irak par le gouvernement des États-Unis, démissionne et proclame qu'il n'y a pas eu production d'armes de destruction massive depuis la fin de la première Guerre du Golfe - tout en ne condamnant pas l'intervention militaire. George Tenet, directeur de la CIA, nomme un remplaçant, Charles Duelfer. Colin Powell confirme finalement qu'il y a peu de chances qu'il y ait eu des armes de destruction massive en Irak. Peu avant cette démission, le premier ministre britannique Tony Blair se réaffirmait convaincu de la présence d'ADM en Irak devant des journalistes.

Le 6 octobre 2004, Charles Duelfer rend un rapport public dans lequel il affirme que le régime de Saddam Hussein ne possédait pas d'armes de destruction massive et n'en avait pas fabriqué depuis 1991, et surtout qu'il ne disposait pas non plus de la capacité d'en produire, comme les inspecteurs de l'ONU sur place en avaient acquis la certitude [réf. nécessaire]. Le rapport crée un scandale international en mentionnant le nom de personnalités soupçonnées d'avoir bénéficié de fonds occultes de la part du régime de Saddam Hussein, notamment l'homme politique français Charles Pasqua.

Le 12 janvier 2005, le porte-parole de la Maison Blanche, Scott McClellan, annonce la fin de la mission américaine de recherche d'armes de destruction massive en Irak, sans avoir trouvé trace d'armes prohibées[réf. nécessaire].

Le chef inspecteur de la mission ISG, Charles Duelfer, témoigne que « l'on ne peut pas écarter la possibilité que les ADM aient été transférées en Syrie. » Il cite « un nombre important de preuves crédibles »[35].

L'ISG affirme dans son rapport que parmi les ADM recherchées, figureraient quatre-vingt tonnes de gaz moutarde qui ont disparu des entrepôts irakiens[36] .

Environ 500 munitions chimiques datant d'avant 1991 mais non classés ADM ont été découvertes dans le pays ainsi que plusieurs tonnes de divers produit chimiques [37].

Le général George Sada, deuxième adjoint des forces aériennes irakiennes sous la présidence de Saddam Hussein, a écrit un livre, Saddam's secrets, dans lequel il explique qu'il a recueilli les témoignages de pilotes de Boeing 747 qui ont utilisé leurs avions pour transporter des ADM en Syrie, en février 2003 [38]. Une colonne de camions a fait également le trajet, avec le matériel le moins lourd. La CIA a effectivement des images satellites montrant des colonnes de camions irakiens traversant la frontière, à la même période [39].

John Loftus, ancien procureur fédéral des États-Unis, a publié un rapport fin 2007 [40] sur les collusions entre le régime bassiste et les envois d'enveloppes contaminées au bacille du charbon et la présence, selon lui, d'ADM en Irak en 2003.

Une des sources d'informations, Rafid Ahmed Alwan, ingénieur chimiste irakien, qui a fait défection en Allemagne en 1999 et a été interrogé par le BND a fourni de faux renseignements accréditant l'existence d'un programme d'armement chimique. Cela fut révélé au grand public en 2007[41].

[] Depuis 2003 : Occupation de l'Irak et guérilla

[] Occupation de l'Irak

Après leur victoire, les troupes de la coalition ont cherché à stabiliser la situation en Irak en installant un gouvernement militaire provisoire, l'autorité provisoire de la coalition. Néanmoins, la population est massivement hostile aux troupes de la coalition et des conflits surviennent. En outre, la majorité des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, règlements de compte?

Carte détaillant les zones d'occupation de l'Irak en 2003, par autorité occupante et selon les muhafadat.
Explosion, provoquée par la coalition, d'une voiture piégée découverte sur les lieux d'un premier attentat en 2005.
Explosion, provoquée par la coalition, d'une voiture piégée découverte sur les lieux d'un premier attentat en 2005.

En avril 2003, l'ancien chef du Commandement central américain, le général