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Grande école

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Cet article concerne les grandes écoles françaises, qui sont des établissements d'enseignement supérieur. En langage familier, « grande école » se dit quelquefois de l'école élémentaire, par opposition à la « petite école », qui désigne l'école maternelle, voire (en Belgique) de l'université, par opposition à l'enseignement secondaire.

L'expression grande école désigne en premier lieu les établissements d'enseignement supérieur françaises ayant légalement la possibilité[1] - qui les distingue des université - de sélectionner les étudiants qu'elles accueillent, soit par concours, soit sur dossier et entretien. Certaines de ces écoles recrutent leurs étudiants au niveau du baccalauréat et sont dites à classe préparatoire intégrée, d'autres recrutent sur concours au niveau bac+2 parmi les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles. Elles font partie, avec les universités et les établissements formant au brevet de technicien supérieur entre autres, de l?enseignement supérieur en France.

Initialement, en France[2], le développement des grandes écoles est venu de la méfiance du pouvoir politique vis-à-vis des universités qu?il jugeait trop inféodées à l?Église, trop engourdies dans la scolastique et assoupies dans des privilèges. Les premières grandes écoles appelées alors Écoles spéciales nées au milieu du XVIIIe siècle étaient surtout destinées à fournir les cadres techniques et militaires de l?État. Les grandes écoles commerciales ne seront fondées que dans un second temps.

Les grandes écoles constituent l'une des particularités propres du système français d'enseignement supérieur. Elles présentent quelques traits caractéristiques, notamment le fait d'être de petites tailles en termes d'effectif étudiant et d'être moins portées vers la recherche que les universités. En dépit des efforts d'ouverture sociale que beaucoup d'entre elles accomplissent, elle restent également très élitistes et sont (en 1998) moins accessibles aux milieux « modestes » qu?elles ne l?étaient en 1950 [3].

Sommaire

[] Origines

Au départ les écoles spéciales, qui seront appelées plus tard grandes écoles ont été créées au milieu du 18°siècle pour fournir le personnel technique de haut niveau dont l?État avait besoin et aussi en partie pour prendre la relève des jésuites[4] qui au moment de leur expulsion (1763-64) géraient environ 120 collèges. De grands administrateurs de la Révolution française tels Napoléon Bonaparte (école de Brienne), Lazare Carnot (école du génie de Mézières) en sont issus. Ce dernier avec Gaspard Monge, un mathématicien, a créé l'École polytechnique en 1794.

La France présente ainsi un système original, unique en Europe et dans le monde, dans la mesure où coexistent les Grandes Écoles et les universités. Les grandes écoles diffusent des enseignements dans les domaines des sciences de l'ingénieur, du commerce, de l'agronomie, de l'administration? (voir ci-dessous) tandis que l'université conserve, de manière exclusive, les enseignements de médecine, de droit etc.

[] Histoire

[] Avant la Révolution française

Création des premiers concours scientifiques pour l'entrée dans les corps techniques militaires (Génie, Artillerie, Marine). Création d'écoles de formation des officiers techniques et des ingénieurs de l'État. (École des ingénieurs-constructeurs des vaisseaux royaux 1741, École royale des ponts et chaussées 1747, École royale du génie de Mézières 1748, École des mines de Paris 1783). Création d'écoles royales militaires pour nobles boursiers préparant l'entrée dans les corps techniques militaires. L'Ecole d'Arts et Métiers est fondée en 1780 par le Duc de La Rochefoucauld.

[] La 1re République et l'Empire

Antoine-François Fourcroy, dans son Rapport fait à la Convention sur l?organisation des écoles destinées aux divers services publics du 30 vendémiaire an IV, définit la doctrine de l?École spéciale qui pour Thuillier[5] vaudra aussi pour tous les projets d?ENA jusqu?en 1945 : « il est nécessaire que les sujets admis dans ces écoles y soient dans un nombre correspondant au besoin du service, qu?ils se consacrent dés leur entrée dans cette carrière à servir l?État ». La Loi concernant les écoles de services publics du 30 vendémiaire an IV en fixe la liste suivante:

La Loi sur l'organisation de l'instruction publique du 3 brumaire de l'an IV établit, outre les écoles primaires et les écoles centrales, des écoles spéciales destinées à l'étude de:

  • l'astronomie
  • la géométrie et la mécanique
  • l'histoire naturelle
  • la médecine
  • l'art vétérinaire
  • l'économie rurale
  • les antiquités
  • les sciences politiques
  • la peinture, la sculpture et l'architecture
  • la musique

ainsi que des écoles pour les sourds-muets et pour les aveugles-nés. Seules les écoles de santé et les écoles d'économie rurale vétérinaire seront créées. Une École spéciale des langues orientales est également créée.

L'École polytechnique organise le recrutement par concours et la formation préalable des ingénieurs de l'État, en amont des écoles d'applications (École des ponts et chaussées, École des mines, École du génie et de l'artillerie de Metz, École de la marine, École du génie maritime, École spéciale de géographie et de topographie). L'École normale Supérieure (ENS) forme les futurs enseignants.


La loi générale sur l'instruction publique du 11 floréal de l'an X crée les lycées, maintient les écoles spéciales existantes et institue dix écoles de droit, trois nouvelles écoles de médecine, quatre écoles d'histoire naturelle, de physique et de chimie, deux écoles spéciales pour les arts mécaniques et chimiques, une école de mathématiques transcendantes, une école spéciale de géographie, d'histoire et d'économie publique, une quatrième école des arts du dessin. Elle créé également l'École spéciale militaire.

« Lorsque les élèves auront fini leurs six années d'études dans les lycées, leur application et leurs progrès trouveront, au premier terme de leurs travaux, une nouvelle carrière d'espérance et de succès. Deux dixièmes d'entre eux seront placés dans les diverses écoles spéciales, où ils continueront d'être instruits et entretenus aux frais du trésor public, de manière à acquérir avec gloire un état et une existence assurés dans la république. Jamais avantage plus grand n'a été offert à la jeunesse studieuse. La bonne conduite, l'attachement à leurs devoirs, les études fructueuses, conduiront ceux des élèves qui se seront le plus distingués, à puiser dans les sciences ou dans les arts libéraux les moyens de parvenir à une profession honorable. Jurisprudence, médecine, mathématiques, physique, art militaire, manufacture, diplomatie, administration, astronomie , commerce, peinture, architecture, toutes les routes du savoir et des talens qui rendent les hommes chers et utiles à leurs semblables, leur seront ouvertes. Ceux qui ne passeront pas par ce genre de concours dans les écoles spéciales, pourront se destiner, par une étude particulière des mathématiques, aux écoles de services publics, et s'ouvrir ainsi une autre carrière non moins glorieuse et non moins avantageuse dans le génie, l'artillerie, la marine, les ponts et chaussées, les mines et la géographie. » (Extrait du discours prononcé au corps législatif par Antoine-François Fourcroy, orateur du gouvernement, sur le projet de loi)


L'arrêté des consuls de la république du 12 vendémiaire de l'an XI réunit les écoles d'artillerie et du génie pour former une école commune aux deux armes nommé École d'artillerie et du génie et établie à Metz. L'admission se fait sur examen parmi les élèves de l'École polytechnique. La loi du 21 germinal de l'an XI établit 6 écoles de pharmacie.

La loi di 10 mai 1806, relative à la formation d'une Université impériale et le décret du 17 mars 1808 fixant son organisation remettent en cause le développement des écoles spéciales au profit de la mise en place d'un système universitaire centralisé organisé selon les trois grades des anciennes universités (baccalauréat, licence, doctorat), déjà rétabli dans les écoles de droit. Les écoles de droit et de médecine sont transformées en facultés alors que les écoles de services publics restent en dehors de l'Université.

[] 1815-1870

[] 1870-1945

[] Après la seconde guerre mondiale

Création de nouvelles écoles pour former les cadres de la fonction publique (École nationale d'administration, École nationale de la météorologie, École nationale de la santé publique, École nationale des travaux publics de l'État, École nationale de l'aviation civile etc.). Création des Instituts d?études politiques à partir du modèle de l'École libre des sciences politiques, qui est nationalisée et devient l'Institut d'études politiques de Paris. Transformations des instituts universitaires en école nationale supérieure d'ingénieurs, création du concours commun des ENSI. Élévation du nombre d'année d'enseignement dans les Écoles nationales d'arts et métier (cursus en 4 ans après un baccalauréat technologique). La durée de la formation dans les écoles d'ingénieurs et de commerce se généralise à 3 ans (après les deux années de classes préparatoires). Développement d'écoles supérieures d'enseignement technique post-bac (INSA, ENI). Concours commun Supélec-SupOptique (1957), concours commun Centrale Paris-Centrale Lyon (1963) puis concours commun Centrale-Supélec. 1965 : Création du CELSA (Centre d'études littéraires et scientifiques appliquées devenue par la suite École des Hautes Études en Sciences de l'Information et de la Communication) au statut particulier car autonome mais intégrée à la Sorbonne. 1968 : Création du statut d'institut national polytechnique 1970 : Création de l'ENSTA par regroupement de 4 écoles d'application de l'X (École nationale supérieure du génie maritime (fusion de 3 écoles en 1960: (École d'application du génie maritime, École des ingénieurs de l'artillerie navale (1910)), École d'application de l'artillerie navale (1910), École nationale supérieure des poudres (1900), École nationale supérieure de l'armement (1936), École des ingénieurs hydrographes de la marine) et création du concours commun Mines-Ponts. Les classes préparatoires commerciales passent à deux ans en 1996. 1974 : Les Écoles nationales d'arts et métiers, (transformées en ENSAM en 1963, et Arts et Métiers ParisTech aujourd'hui), passent au cursus en 3 ans après 2 ans de prépa. Généralisation des concours communs. Passage de 3 à 5 ans de la scolarité des Instituts d?études politiques (années 2000).

Le système français d'enseignement supérieur, formé des classes préparatoires et les grandes écoles et dont la scolarité est sanctionnée par un diplôme d'établissement demeura pendant très longtemps déconnecté du système des grades universitaires nationaux. Ce n'est qu'en 1999, à l'occasion de la création du grade de master, que l'ensemble des titulaires d'un diplôme d'ingénieur, ou d'un diplôme de fin d'études d'un IEP et de certaines écoles de commerce se sont vus reconnaître le droit de recevoir un grade universitaire par l'État.

[] Sociologie des grandes écoles

Icône de détail Article détaillé : Sociologie des grandes écoles.

[] Typologie des grandes écoles

Il n'existe aucune définition ni liste officielle des grandes écoles. Les textes législatifs et réglementaires font principalement référence aux grandes écoles au travers des "classes préparatoires aux grandes écoles". Le terme grande école n'est pas employé dans le Code de l'éducation, à l'exception d'une citation du Code de la sécurité sociale, il emploie généralement l'expression d'écoles supérieures pour désigner les établissements d'enseignement supérieur qui ne sont pas des universités.

Le terme désigne au départ les écoles normales supérieures et un petit nombre d'écoles dont le but était de fournir du personnel aux grands corps techniques de l'État, (École polytechnique, École nationale supérieure des mines de Paris, École nationale des ponts et chaussées etc.) recrutant exclusivement sur concours. Par la suite ont été ajoutées d'autres écoles dont les concours d'entrée sont également très sélectifs (ENA, ECP...). Son usage est parfois étendu à d'autres d'établissements présentant une grande diversité de niveau et de mode de recrutement. La Conférence des grandes écoles (CGE), association professionnelle loi 1901, utilise une définition assez large de la notion de "grande école", non restreinte aux écoles recrutant majoritairement sur les concours préparés par les CPGE, et s'étendant à un certain nombre d'établissements d'enseignement supérieur menant à un diplôme après cinq années d'études supérieures et recrutant majoritairement sur dossier ou épreuves après le baccalauréat. La liste des membres de la CGE ne constitue pas une liste « officielle » de grandes écoles.

La plupart des écoles d'ingénieurs sont publiques. Elles comptent aussi parmi les plus prestigieuses. Ainsi en 2004-2005, sur 226 écoles, 162 étaient sous tutelle de l'Etat (116 par le Ministère de l'Education Nationale et 46 dépendant d'une autre administration) et 64 privées. Elles ont délivré 26 437 diplômes, dont 25% à des femmes.[6]

[] Sciences et techniques

Plus de 88 écoles supérieures scientifiques recrutent majoritairement sur un des concours préparés au sein des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) scientifiques (MP, PC, PSI, PT, TSI, BCPST, TB):

D'autres écoles recrutent directement après le baccalauréat telles que les Ecoles Nationales d'Ingénieurs (ENI), les Instituts Nationaux de Sciences Appliquées (INSA), et les Universités de Technologie.

51,5 % des ingénieurs diplômés en 2003 étaient issus des classes préparatoires aux grandes écoles (61% en 1993) (sources: [1])

L'article Écoles d'ingénieurs en France donne la liste de l'ensemble des écoles d'ingénieurs quelque soit leur mode de recrutement.

[] Lettres

Trois écoles supérieures recrutent sur un des concours préparés au sein des classes préparatoires aux grandes écoles littéraires :

[] Management, commerce et économie

Elle recrutent majoritairement sur un des concours soit préparés au sein des classes préparatoires aux grandes écoles économiques et commerciales (voies scientifique, économique, technologique), soit accessibles aux bacheliers.

Actuellement, la majorité des élèves des écoles supérieures de commerce sont admis par un concours parallèle ( réservé aux titulaires d'un BTS, d'un DUT ou d'une licence ), 35% des élèves étant issus des classes préparatoires.

Spécifiquement pour les sciences économiques, l?École nationale de la statistique et de l'administration économique recrute à partir des CPGE scientifiques, et forme des économistes.

[] Domaine d'enseignement des écoles

Parmi les grands domaines d'enseignement, on distingue notamment :

Pour une liste des établissements d'enseignement supérieur en France, voir l'article études supérieures en France.

[] Relation avec les centres de recherche et développement et les entreprises

Dans un bassin d'emploi territorial, les relations entre les grandes écoles ou les universités, les centres de recherche et développement, et les entreprises peuvent être organisées dans le cadre de pôles de compétence, par des projets d'intelligence économique territoriale.


[] Grandes écoles en Belgique

En Belgique, le terme "grande école" désigne le regroupement fonctionnel de plusieurs établissements d'enseignement supérieur non universitaire sous une même coupole administrative et financière (par exemple une grande école peut regrouper un établissement d'enseignement infirmier, un établissement de formation d'ingénieurs techniciens et un insitut d'architecture).

[] Voir aussi

[] Lien interne

[] Liens externes

[] Références

  1. ? Code l'éducation, art. L. 612-3 (admission en premier cycle) et L. 612-6 (admission en second cycle).
  2. ? Jacques Attali, 1998, p.11
  3. ? « Selon un étude du Ministère de l?éducation nationale, si en 1950, 29% des élèves des quatre premières écoles (Polytechnique, ENA, ENS, Centrale Paris) venaient des milieux populaires, ils ne sont plus que 9% aujourd?hui, alors qu?ils sont 50% dans l?université et 68% par classe d?âge » Attali, 1998, p.21
  4. ? Pour Léon et Roche [2005, p.34] « l?expulsion [des jésuites] est le fait d?une coalition formée par l?Université, les parlements et les jansénistes »
  5. ? Thuillier, 1983, p.30
  6. ? Quid - Enseignement - Grandes Écoles - Généralités - Quid.Fr

[] Bibliographie

  • Yves-Marie Abraham, « Du souci scolaire au sérieux managérial, ou comment devenir un HEC », Revue française de sociologie, n°48-1, janvier-mars 2007, p. 37-66.
  • Jacques Attali, 1998, Pour un modèle européen d?enseignement supérieur (Lire en ligne)
  • Olivier Basso, Philippe-Pierre Dornier, Jean-Paul Mounier, Tu seras patron mon fils ! Les grandes écoles de commerce face au modèle américain, Paris, Village Mondial, 2004.
  • Michel Bauer et Bénédicte Bertin-mourot, Les 200 en France et en Allemagne. Deux modèles de détection, sélection, formation des dirigeants de grandes entreprises, Paris, CNRS/Heidrick and Struggles, 1992.
  • Pierre Bourdieu, Monique de Saint Martin,La Noblesse d?État. Grandes écoles et esprit de corps, Paris, Minuit, 1989.
  • Denys Cuche, ?La fabrication des ?Gadz?arts?. Esprit de corps et inculcation culturelle chez les ingénieurs Arts et Métiers, Ethnologie française, 1988, XVIII, 1. pp. 42-54
  • Michel Euriat, Claude Thélot, « Le recrutement social de l?élite scolaire en France. Évolution des inégalités de 1950 à 1990 », Revue française de sociologie, n° 36, 1995, pp. 403-438.
  • André Grelon, « Le développement des écoles de commerce en France (1800-1914) et les relations avec les formations d?ingénieurs », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les Écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, pp. 15-33.
  • Gilles Lazuech, « La question de la formation des « managers » dans les écoles de commerce et d?ingénieurs en France depuis le début des années 80 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, pp. 203-222.
  • Gilles Lazuech, L?exception française. Le modèle des grandes écoles à l?épreuve de la mondialisation, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 1999.
  • Henri Le More, Classes dirigeantes, classes possédantes. Essai sociologique sur l?École des Hautes Études Commerciales, Paris, EHESS, thèse de doctorat, 1976.
  • Henri Le More, « L?invention du cadre commercial : 1881-1914 », Sociologie du travail, n°4, 1982, pp. 443-450.
  • Leon A., Roche P., Histoire de l?enseignement en France, Puf
  • Philippe Maffre, Les Origines de l?enseignement commercial supérieur en France au XIXe siècle, Paris, université Paris-I, thèse de doctorat, 1983.
  • Marc Meuleau, HEC 100 : 1881-1981. Histoire d?une grande école, Jouy-en-Josas, Groupe HEC, 1981.
  • Marc Meuleau, Les HEC et l?introduction du management en France, Paris, Université Paris X- Nanterre, thèse d?État, 1992.
  • Gaspard Monge, le fondateur de Polytechnique. François Pairault, Tallandier. Septembre 2000. ISBN 2-235-02271-5.
  • Marc Nouschi, HEC. Histoire et pouvoir d?une grande école, Paris, Robert Laffont, 1988.
  • Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997.
  • Thuillier G., 1983, L?ENA avant l?ENA, Puf.
  • Pierre Veltz, « Faut-il sauver les grandes écoles ? », Presses de Science Po.
  • Michel Villette, « École de l?élite et savoirs ordinaires. L?École supérieure de commerce de Paris en 1990-1992 », in Monique de Saint Martin, Mihai Dinu Gheorghiu (dir.), Les Écoles de gestion et la formation des élites, Paris, MSH, 1997, pp. 140-158.

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