Selection Videos George%20W.%20Bush
War Made Easy part 1 of 7
We fuck the world
George W. Bush - Guilty As Charged
bushwhacked

Attention nous ne sommes pas responsable du contenu, eBabylone collecte les infos de sites tiers

Revue de presse George_W._Bush
shout shout

var wgServer = "http://fr.wikipedia.org"; var wgCanonicalNamespace = ""; var wgCanonicalSpecialPageName = false; var wgMWSuggestTemplate = "http://fr.wikipedia.org/w/api.php?action=opensearch\x26search=\x26namespace="; var wgDBname = "frwiki"; var wgSearchNamespaces = [0]; var wgMWSuggestMessages = ["avec suggestions", "sans suggestion"]; var wgRestrictionEdit = ["autoconfirmed"]; var wgRestrictionMove = ["autoconfirmed"];

George W. Bush

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir George Bush.
George Walker Bush
43e président des États-Unis d'Amérique

Actuellement en fonction
Mandats
20 janvier 2001 - 20 janvier 2005
Depuis le 20 janvier 2001
20 janvier 2005 - 20 janvier 2009
{{{début mandat3}}} - {{{fin mandat3}}}
{{{début mandat4}}} - {{{fin mandat4}}}
Élu(e) le 18 décembre 2000
Réélu(e) le 13 décembre 2004
Parti politique Parti républicain
Vice-président Richard Bruce Cheney
Prédécesseur Bill Clinton
Élu(e) le }}
Élu(e) le }}
Élu(e) le }}

Autres fonctions
46e Gouverneur du Texas
Mandat
17 janvier 1995 - 21 décembre 2000
Président }}
Président de la République {{{président de la république1}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat1}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre1}}}
Gouvernement }}
Prédécesseur Ann Richards
Successeur Rick Perry

}}
Mandat
{{{début fonction2}}} - {{{fin fonction2}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république2}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat2}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre2}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction3}}} - {{{fin fonction3}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république3}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat3}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre3}}}
Gouvernement }}

}}
Mandat
{{{début fonction4}}} - {{{fin fonction4}}}
Président }}
Président de la République {{{président de la république4}}}
Chef de l?État {{{chef de l'etat4}}}
Monarque }}
Gouverneur général }}
Premier ministre {{{premier ministre4}}}
Gouvernement }}

Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 6 juillet 1946
New Haven, Connecticut
Décès }}
{{{lieu décès}}}
Nature du décès }}
Nationalité Américaine
Conjoint(s) Laura Bush
Enfant(s) Barbara Pierce Bush
Jenna Welch Hager
Diplômé Université Yale
Harvard Business School
Profession Homme d'affaires
(pétrole, baseball)
Occupations }}
Résidence(s) Maison blanche (officielle)
Crawford, Texas (privée)
Religion Méthodisme
Signature

Présidents des États-Unis d'Amérique

George Walker Bush (Écouter écouter), né le 6 juillet 1946, fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est le 43e président des États-Unis (depuis le 20 janvier 2001).

Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l?État du Texas (entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000), date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur à la suite de sa victoire à l'élection présidentielle. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004. Ses présidences sont notamment marquées par les attentats terroristes du 11 septembre 2001, par la guerre en Afghanistan et par la guerre en Irak.

En mai 2008, le Time le classe septième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde.[1]

Sommaire

George W. Bush : sa famille, ses études, sa carrière

George W. Bush en 1947 et ses parents George et Barbara Bush
George W. Bush en 1947 et ses parents George et Barbara Bush

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du Baby boom à New Haven, dans l'État du Connecticut.

Il a deux s?urs, dont une décédée quand elle avait trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière.

À l'adolescence, George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.

La famille de George H. W. Bush au début des années 1960: au premier plan Neil, Marvin et Jeb Bush et au second plan, Doro (dans les bras de) George W., Barbara et George H.
La famille de George H. W. Bush au début des années 1960: au premier plan Neil, Marvin et Jeb Bush et au second plan, Doro (dans les bras de) George W., Barbara et George H.

Il est ensuite admis à Yale, dont son grand-père était administrateur, pour poursuivre des études supérieures. Il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il est à l'époque membre d'une confrérie étudiante secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son futur rival à l'élection présidentielle de 2004.

Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde nationale aérienne du Texas en 1968 où il devient pilote d'un F-102. Son unité est chargé de la défense aérienne du sud du pays et du golfe du Mexique [2].

Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales auprès de son père ou d'amis.

George W. Bush en uniforme de la garde nationale dans les années 1970
George W. Bush en uniforme de la garde nationale dans les années 1970

Lorsque son service militaire se termine, après avoir été cependant refusé à la faculté de droit de l'université du Texas, le jeune Bush est admis à la prestigieuse Harvard Business School. Il y obtient son MBA en 1975.

Il se marie avec Laura Welch en 1977. Ils auront deux filles jumelles, Barbara et Jenna, nées en 1981.

En 1978, il se présente au Texas à l'élection pour la Chambre des représentants mais il est battu par le représentant sortant, Kent Hance, son adversaire du parti démocrate.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. La crise suivante (1985-1987) provoque le même scénario qui place George W. Bush à la tête de Harken Energy. Certains accusent alors son père (président des États-Unis de 1989 à 1993) d'avoir fait pression pour que certains éléments troublants lors de cette vente ne soient pas à l'origine d'une enquête approfondie. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes[réf. nécessaire]. De 1983 à 1992, il fait partie du directoire de la société de productions cinématographiques Silver Screen Partners, détenue par Roland W. Betts, un ami et ancien confrère d'université.

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat.

Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances.

Sa personnalité

George W. Bush, sa femme et ses deux filles en 1990
George W. Bush, sa femme et ses deux filles en 1990

George W. Bush a confessé devant des caméras une longue période de débauche, dont il est sorti vers la quarantaine. Il avait sombré dans l'alcoolisme. Sa famille et les amis de son père ont tout fait pour lui donner une apparence sociale acceptable en l'assistant étroitement et financièrement dans ses entreprises économiques. Il affirme que c'est la foi et sa femme qui l'ont aidé. Son père ne croyait pas à la possibilité de sa première élection.

George W. Bush est un born again christian, c?est-à-dire un chrétien qui est « né de nouveau », selon la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3): « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ».

Il affirme prier plusieurs fois par jour et fait souvent référence plus ou moins ouvertement à des passages de la Bible dans ses discours. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en gagnant le soutien d'une part des chrétiens évangéliques. Il a de même conquis une part importante de l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50% de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté.

Il a imprimé cette foi au c?ur du travail gouvernemental. Les réunions du gouvernement à la Maison blanche commenceraient par une prière et la lecture d'un passage de la Bible.

Cet aspect fondamental de la personnalité de George W. Bush laisse entrevoir une dimension mystique qui imprègne l'action gouvernementale américaine. Des chrétiens font valoir que les armes et la foi ne sont pas compatibles pour un « born-again christian ».

Des événements tels que ceux du 11 septembre et de la catastrophe de La Nouvelle-Orléans apparaissent dans cette perspective mystique comme des faits pouvant être analysés sur le plan religieux. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de politique internationale contre le terrorisme après les événements du 11 septembre, le souligne.

Le gouverneur du Texas (1994-2000)

Portrait officiel du gouverneur Bush en 1994.
Portrait officiel du gouverneur Bush en 1994.

Bush revend l'équipe des Texas Rangers en 1994, lors de son élection au poste de Gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortante, Ann Richards.

Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans car en 1998, il est réélu avec 69% des voix.

Sa politique est très remarquée en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il signe l'ordre d'exécution de la sentence judiciaire pour 152 prisonniers reconnus coupables de crimes et condamnés à mort.

Il man?uvre habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien qu'une part d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000, alors qu'il s'est déjà posé comme candidat adverse.

Scrutins présidentiels

L'élection de 2000

L'élection présidentielle de 2000 met face à face George W. Bush à Al Gore, vice-président des États-Unis et candidat du parti démocrate.

Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, notamment d?abaisser substantiellement le niveau d?engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain.

George W. Bush, Laura Bush et Karl Rove
George W. Bush, Laura Bush et Karl Rove

Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politique comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence.

Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le Président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride, qu?il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cents voix. En Floride, certains bureaux de votes sont officiellement fermés pour irrégularités. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1 500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominés par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

G.W. Bush pendant les festivités de Cinco De Mayo, 4 mai 2001
G.W. Bush pendant les festivités de Cinco De Mayo, 4 mai 2001

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les voix de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore. Le résultat officiel final est donc de 50 459 211 voix pour Bush (47,9 %), 51 003 894 pour Gore (48,4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2,7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0,4 %). Il y encore eu des voix pour 12 autres candidats (en tout 0,6 %).

À aucun moment, Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride. En mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdu de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIXe siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance.

Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l?utilisation des machines pour enregistrer les votes.

La réélection de 2004

Bush en campagne, le 19 octobre 2004 en Floride.
Bush en campagne, le 19 octobre 2004 en Floride.

Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes intellectuelles du nord-est et du nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate. En fait, les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis ont presque toutes voté démocrate alors que la majorité d?entre elles se trouvent cependant dans des États républicains (Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc.).

Résultat des présidentielles 2004 par comté
Résultat des présidentielles 2004 par comté

C'est en terme de comtés que l'avantage bascule nettement et largement vers les républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux des États de la Nouvelle-Angleterre et d'Hawaii ont voté majoritairement pour John Kerry. Ainsi, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie. Les démocrates auraient aussi pu perdre les États de l?Illinois, du Michigan, de Washington et du Wisconsin s?ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Detroit, Seattle ou Milwaukee. À l'inverse, les électeurs de San Diego en Californie choisissent George W. Bush dans un État « pro-Kerry ».

Le président Bush au téléphone avec John Kerry lui concédant sa victoire, le 3 novembre 2004.
Le président Bush au téléphone avec John Kerry lui concédant sa victoire, le 3 novembre 2004.

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50 7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48 3 %), 463 635 à Ralph Nader (0 4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0 3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0 3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colistier de John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush est passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11,6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million.

Composition du cabinet

Icône de détail Article détaillé : Administration Bush.

Premier (2001-2005) et second mandat (2005-2009)

Fonction Nom Mandat
Président George W. Bush 2001?
Vice-président Dick Cheney 2001?
Secrétaire d'État (Chef de la diplomatie)) Colin L. Powell 2001?2005
Condoleezza Rice 2005?
Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld 2001?2006
Robert Gates 2006?
Secrétaire au Trésor Paul H. O'Neill 2001?2003
John W. Snow 2003?2006
Henry Paulson 2006-
Attorney General John D. Ashcroft 2001?2005
Alberto R. Gonzales 2005?2007
Paul D. Clément 2007
Peter Keisler 2007
Michael B. Mukasey 2007-
Secrétaire à l'Intérieur Gale A. Norton 2001? 2006
Dirk Kempthorne 2006-
Secrétaire à l'Agriculture Ann M. Veneman 2001?2005
Mike Johanns 2005-2007
Chuck Conner 2007-2008
Edward Schafer 2008-
Secrétaire au Commerce Donald L. Evans 2001?2005
Carlos M. Gutierrez 2005?
Secrétaire au Travail Elaine L. Chao 2001?
Secrétaire à la Santé et aux Services humains Tommy Thompson 2001?2005
Michael O. Leavitt 2005?
Secrétaire au Logement et au Développement urbain Mel Martinez 2001?2003
Alphonso R. Jackson 2004?
Secrétaire aux Transports Norman Y. Mineta 2001?2006
Maria Cino 2006
Mary Peters 2006?
Secrétaire à l'Énergie Spencer Abraham 2001?2005
Samuel W. Bodman 2005?
Secrétaire à l'Éducation Rod Paige 2001?2005
Margaret Spellings 2005?
Secrétaire aux Anciens combattants Anthony J. Principi 2001?2005
Jim Nicholson 2005?2007
Gordon H. Mansfield 2007?
Secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge 2003?2005
Michael Chertoff 2005?


Politique nationale

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain.

En juin 2005, les téléspectateurs américains ont placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands américains, derrière les présidents Ronald Reagan ou Abraham Lincoln mais devant son prédécesseur Bill Clinton.

Il compte cependant des opposants convaincus et un grand nombre parmi des historiens qui jugent sévèrement sa présidence [3].

La justice

George W. Bush et John Roberts le 19 juillet 2005, jour de sa nomination à la Cour Suprême
George W. Bush et John Roberts le 19 juillet 2005, jour de sa nomination à la Cour Suprême

George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66% de ses compatriotes et 80% des Texans. Il juge cette peine dissuasive.

Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour Suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans.

George W. Bush et Samuel Alito le 31 octobre 2005, jour de sa nomination à la Cour suprême
George W. Bush et Samuel Alito le 31 octobre 2005, jour de sa nomination à la Cour suprême

Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour suprême, suite au décès de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005.

Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême des États-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination suite aux très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain.

Le 31 octobre 2005, Samuel Alito est son troisième choix pour succéder à Sandra O'Connor. Il est confirmé par le Sénat le 31 janvier 2006.

L?écologie et l?environnement

  • Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Bill Clinton avait échoué à faire ratifier ce protocole par le Sénat et son retrait définitif par Bush participe à son impopularité en Europe. Le 30 juillet 2005, les États-Unis signent un accord moins contraignant [4] dit du groupe Asie-Pacifique avec la Chine, l'Australie, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud sur le climat auquel s'est joint le Canada le 24 septembre 2007 dans ce qui est devenue en 2006 le Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat (Asia-Pacific Partnership on Clean Development and Climate). basée sur des cibles volontaires et sur des objectifs de réduction à long terme.
  • En 2002 et 2003, George W. Bush fait voter des lois permettant l?exploitation des ressources naturelles souterraines des forêts des parcs naturels. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l?été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité. En novembre 2005, la Chambre des représentants renonce à voter le projet d'exploitation pétrolière dans un territoire protégé de l'Alaska et fait retirer du budget des projets d'exploitation pétrolière dans des secteurs protégés par un moratoire.
  • Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.
George W. Bush promulguant la création du monument national des îles du Nord-Ouest d'Hawaii, juin 2006
George W. Bush promulguant la création du monument national des îles du Nord-Ouest d'Hawaii, juin 2006
  • En juin 2006, c'est après avoir visionné le film de Jean-Michel Cousteau (Voyage to Kure) que le président Bush fait classer les îles du nord-ouest de l'archipel d'Hawaii comme monument national. Ces îles constitueront alors la plus grande zone marine protégée du monde à l'abri de la pêche commerciale. D'une superficie de plus de 350 000 km², ce nouveau monument national s'étire sur près de 2 300 km, comprend une dizaine d'îles inhabitées ainsi qu'une centaine d'atolls et abrite également de nombreuses espèces en danger. Ce faisant, il a enjoint le Congrès à passer des lois sur le contrôle des pêcheries et le développement de l'aquaculture qualifiant la surpêche de "nuisible à notre pays et nuisible au monde".
  • Lors de son discours sur l'état de l'Union de janvier 2007, il annonce un plan de réduction de la consommation d'essence de 20 % au cours des dix prochaines années. En vertu de l'initiative présidentielle, les émissions annuelles de gaz carbonique résultant de la circulation automobile aux États-Unis diminueraient de 10 % d'ici à 2017. Cette réduction s'ajouterait au plan déjà en place de réduction de l'intensité des gaz à effet de serre de l'économie américaine de 18 % d'ici à 2012 [5].

Les minorités ethniques

Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :

  • Colin Powell est le premier afro-américain (new-yorkais d'origine jamaïcaine) à occuper le poste de secrétaire d'État.
  • Condoleezza Rice est la première femme afro-américaine à occuper ce poste en 2005, après avoir été la première femme afro-américaine conseillère à la sécurité nationale.
  • Elaine Chao est la première femme asiatique (née à Taïwan) membre du gouvernement américain.
  • Mel Martinez est en 2001 le premier hispanique (né à Cuba) à entrer au gouvernement américain et Alberto Gonzales, en 2005 le premier hispanique (texan d'origine mexicaine) au poste aussi élevé que celui d?Attorney Général.
  • Outre ces personnalités, il faut rappeler la présence au gouvernement de Norman Mineta, asiatique (californien d'origine japonaise et démocrate déjà en poste sous Clinton) qui fut Secrétaire aux transports, ainsi que Rod Paige, afro-américain et secrétaire à l'Éducation.
  • En 2003, Bush fait personnellement pression sur Trent Lott, le leader républicain au sénat pour qu'il démissionne suite à des déclarations nostalgiques de la ségrégation raciale à l'occasion d'un hommage à l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 1948, le sénateur centenaire ex-démocrate Strom Thurmond.

L?immigration

En 2006, il se prononce tout à la fois pour la régularisation des clandestins présents sur le territoire américain (11 millions de personnes selon certaines estimations) et l'envoi de 6 000 gardes nationaux pour contrer l'immigration illégale à la frontière mexicaine. Il s'agit pour lui de rallier à son projet de réforme l'aile droite de son parti (très divisé) en durcissant la répression. Dans son discours télévisé du 15 mai 2006, il précise qu'il ne s'agit pas d'«amnistier» les clandestins mais d'instaurer un programme de travail temporaire pour les étrangers, insistant sur la maitrise de l'anglais pour pouvoir prétendre à la citoyenneté. Cette tentative de régularisation massive a échoué en juillet 2007 devant le refus de ramener la question de l'immigration à l'ordre du jour au Congrès suite aux dissensions des deux grands partis qui voulaient amender ce projet selon leurs points de vue divergents [6]

Économie

Icône de détail Article connexe : Économie des États-Unis.
George W. Bush lors des Jeux Olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City dans l'Utah
George W. Bush lors des Jeux Olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City dans l'Utah

Le premier mandat présidentiel de George W. Bush commence avec une situation économique difficile, en raison de l?éclatement de la bulle internet ; les États-Unis sont sous la menace d?une récession économique. Il fait alors campagne pour une grande baisse d?impôts, pour relancer la consommation et « rendre aux contribuables américains » le surplus budgétaire ; il parvient à obtenir un vote majoritaire au Sénat pour une baisse d?impôts de 1,35 milliards de dollars[7]. Le taux d'imposition sur le revenu le plus faible passe de 15 à 10 %, le taux le plus élevé de 39,6 à 35 %[7].

Il tente d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture).

Il augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure ainsi que les dépenses sociales qui désormais au niveau le plus historiquement élevé depuis le New Deal [8],[9] mais baisse les dépenses de plusieurs programmes non militaires [10].

Durant son premier mandat, le taux de chômage augmente, pour la première fois depuis 1992, mais retombe au niveau de 1996 lors de l'élection présidentielle de 2004. En 2006, l'OCDE estime le taux de chômage à 4,6 % contre 6 % en 2003[11].

Le début de récession du début de son mandat fait place à un spectaculaire redressement à la fin de l'année 2003. Le taux de croissance est élevé entre fin 2003 et 2007, mais, en termes réels[12], il reste inférieur au taux de croissance des mandats Clinton[13].

En octobre 2005, George W. Bush choisit Ben Bernanke, président du Conseil économique de la Maison Blanche, pour succéder à Alan Greenspan à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis à partir du 1er février 2006.

Le budget fédéral, en excédent de 236 milliards de dollars en 2000, s?est dégradé progressivement avec un point bas en 2004 (déficit de 413 milliards de dollars), puis s?est amélioré pendant le second mandat sous l?effet d?une forte augmentation des recettes des impôts sur les entreprises. Le déficit budgétaire s'établit à 248 milliards de dollars en 2006, soit moins de 2 % du PIB[14],[15].

La dette des administrations publiques en 2006 représente 61,5 % du PIB (en comparaison la Zone Euro affiche un prorata de 69,1 %) [16]

Pour l'année fiscale 2007, le déficit budgétaire prévisionnel est de 163 milliards de dollars soit 1,2 % du PIB. L'amélioration s'explique par une forte hausse des recettes, qui ont progressé de 6,7% à 2 568 milliards de dollars en 2007. Dans le même temps, les dépenses n'ont augmenté que de 2,8% à 2 731 milliards de dollars, soit le plus faible rythme de progression en dix ans [17].

La crise des subprimes qui débuta durant l'été 2007 et la faiblesse du dollar américain face au devises étrangères font peser le risque d'une crise économique fin 2007. Au début de l'année 2008, suite à un effondrement des marchés boursiers et la menace concrète d?une récession, George W. Bush obtient des leaders démocrates et républicains du Congrès un accord sur un plan de relance par la consommation de l?économie américaine, pour un montant de 150 milliards de dollars, concernant 117 millions de foyers, et axé notamment autour des baisses d?impôts et des déductions fiscales pour les entreprises [18].

L?impact des ouragans Katrina et Rita

Le président Bush à Jackson Square (l'ancienne Place d'Armes), La Nouvelle-Orléans, septembre 2005 après l'ouragan Katrina.
Le président Bush à Jackson Square (l'ancienne Place d'Armes), La Nouvelle-Orléans, septembre 2005 après l'ouragan Katrina.

En septembre 2005, l'ouragan Katrina ravage le sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. L'administration fédérale est mise en accusation pour ne pas avoir réagi suffisamment tôt et de ne pas avoir organisé l'évacuation des habitants, même si cette tâche était d'abord de la responsabilité du gouvernement de la Louisiane et de la municipalité de La Nouvelle-Orléans tout comme celle de planifier les besoins, organiser les évacuations et les secours. Dans une vidéo de visioconférence entre des experts de la FEMA et George W. Bush, les spécialistes alertent le président des problèmes prévus (dégâts importants, ruptures des digues?), ce dernier n'essaie pas d'en savoir davantage et répond que tout est prêt pour affronter le danger.

Par la suite, en baisse dans les sondages, George W. Bush reconnaît dans un discours les erreurs commises au niveau fédéral et en prend la responsabilité. « Quatre ans après l'horrible expérience du 11 septembre, les Américains ont tous les droits d'attendre une réponse plus efficace en cas d'urgence. Lorsque le gouvernement fédéral ne parvient pas à faire face à cette obligation, je suis en tant que président responsable du problème, et de la solution », déclare t-il.

Au c?ur de La Nouvelle-Orléans désertée de ses habitants, George W. Bush annonce alors un plus grand engagement fédéral, qui prendra en charge la « grande majorité » du coût de la reconstruction, « des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux », ainsi qu'un rôle accru des forces armées. Il annonce également un vaste plan de reconstruction afin d'enrayer la pauvreté (issue de « de la discrimination raciale, qui a coupé des générations de l'opportunité offerte par l'Amérique ») et fondé sur la création dans la région d'une zone à fiscalité réduite, d'une aide de 5 000 dollars aux réfugiés cherchant à retrouver du travail et la distribution gratuite (par tirage au sort) de terrains aux plus démunis, afin qu'ils puissent y construire leur maison.

Par la même occasion, George W. Bush ordonne au département de la Sécurité intérieure de lancer un réexamen des plans d'urgence dans toutes les grandes villes d'Amérique.

Quelques jours plus tard, l'Ouragan Rita ravage les côtes du Texas mais cette fois-ci, ni la gestion fédérale ni celle de l'État du Texas ne sont prises en défaut ou remises en cause. Les journalistes parlent même d'effet Rita pour expliquer la sensible remontée de George W. Bush dans les sondages (71 % des personnes interrogées déclarent approuver son action au moment du passage du cyclone Rita contre 40 % en ce qui concernait Katrina).

Politique spatiale, énergie, relance du nucléaire et appel aux nouvelles technologies

Le 15 janvier 2004, il lance le Projet Constellation de développement d'un nouvel engin spatial (l'Orion devant remplacer la navette spatiale américaine et l'objectif d'un retour de l'Homme sur la Lune à la fin des années 2010.

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union le 31 janvier 2006, George W. Bush a fixé comme objectif de réduire de 75 % la dépendance du pays au pétrole du Moyen-Orient d'ici 2025. Pour ce faire, il évoque le développement de toute une série d'énergies alternatives ? solaire, éolienne (les États-Unis ont accru de 300 % la production d'électricité par ce moyen entre 2001 et 2007 [19]), charbon propre, nucléaire, hydrogène ou encore éthanol ? allant jusqu'à encourager l'utilisation de voiture hybride. Le discours est reçu avec scepticisme car il vient d'un président lié à l'industrie du pétrole et les éditorialistes parlent de « promesses sans lendemain ». Le financement de celles-ci concernant notamment les nouvelles technologies est aussi mis en doute mais a été réaffirmé dans le cadre de loi de 2007 sur l'indépendance et la sécurité énergétique [20].

Le 20 février 2006, au nom de la sécurité nationale, il annonce que le pays doit recommencer à construire des centrales nucléaires d'ici la fin de la décennie afin de rompre avec une dépendance énergétique « pathologique » qui les rend « otages de nations étrangères qui peuvent ne pas les aimer ». Cette annonce intervient alors que les États-Unis n'ont plus construit de centrales nucléaires depuis les années 1970, lesquelles fournissent un peu plus de 20 % de l'électricité consommée par les Américains.

À cette occasion, une fois n'est pas coutume, il cite la France en exemple (laquelle produit ainsi 78 % de son électricité).

La religion

George W. Bush remet au  Pape Jean-Paul II la médaille de la liberté le 2 novembre 2004

George W. Bush est un protestant méthodiste qui est parfois appelé «le premier président catholique américain» bien que John F. Kennedy ait été le seul catholique titulaire du poste [21]. Lors de sa campagne présidentielle de 2000, il s'était présenté comme un «conservateur compassionnel» et citait Jésus Christ comme son philosophe préféré.

C'est notamment pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains et est formellement contre le mariage homosexuel. Il soutient des positions hostiles à l'avortement mais les plus conservateurs doutent de sa volonté de remettre en cause l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait légalisé le recours à l'IVG. C'est sous son mandat en 2003 que la loi "Partial Birth Abortion Act" interdisant la technique de l'avortement par naissance partielle [22] est votée par le Congrès puis validée en avril 2007 par la Cour Suprême des États-Unis[23].

En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion » [24].

Le 9 avril 2005, suite au décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

Le Dalaï Lama,  Nancy Pelosi, Robert Byrd et George W. Bush, le 16 octobre 2007