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{revue}
La gĂ©olocalisation est un procĂ©dĂ© permettant de positionner un objet (une personne, une information, ...) sur un plan ou une carte Ă l'aide de ses coordonnĂ©es gĂ©ographiques. Cette opĂ©ration est rĂ©alisĂ©e Ă l'aide d'un terminal capable d'ĂȘtre localisĂ© (grĂące Ă un rĂ©cepteur GPS ou Ă d'autres techniques) et de publier (en temps rĂ©el ou de façon diffĂ©rĂ©e) ses coordonnĂ©es gĂ©ographiques (latitude/longitude). Les positions enregistrĂ©es peuvent ĂȘtre stockĂ©es au sein du terminal et ĂȘtre extraites postĂ©rieurement, ou ĂȘtre transmises en temps rĂ©el vers une plateforme logicielle de gĂ©olocalisation. La transmission temps rĂ©el nĂ©cessite un terminal Ă©quipĂ© d'un moyen de tĂ©lĂ©communication de type GSM/GPRS, radio ou satellite lui permettant d'envoyer les positions Ă des intervalles rĂ©guliers. Ceci permet de visualiser la position du terminal au sein d'une carte Ă travers une plateforme de gĂ©olocalisation le plus souvent accessible depuis internet. Techniques de gĂ©olocalisationGĂ©olocalisation par gĂ©ocodeurLes logiciels de gĂ©ocodage permettent de calculer et d'attribuer Ă une adresse ou Ă un objet rĂ©fĂ©rencĂ© dans une carte vecteur des positions X,Y avec une prĂ©cision de quelques dizaines de mĂštres en moyenne. GĂ©olocalisation par satelliteLa gĂ©olocalisation par satellite consiste Ă calculer, grĂące aux signaux Ă©mis par une constellation de satellites prĂ©vue Ă cet effet, la position actuelle sur la face terrestre d'un terminal Ă©quipĂ© d'une puce compatible. Cette position est alors traduite en termes de latitude, longitude et parfois altitude (ex : 43° 5494 N - 1° 48472 E) et peut alors ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e physiquement sur une carte. Le rĂ©seau satellite de positionnement le plus connu est le GPS (Global Positionning System), bien que l'alternative EuropĂ©enne nommĂ©e Galileo soit en cours de dĂ©ploiement. Dans le cas du GPS, pour que le repĂ©rage spatial fonctionne, un immense rĂ©seau constituĂ© de 27 satellites (dont 3 de secours) tournant autour de la Terre (2 tours en 24 heures) Ă une altitude de 20 200 km et rĂ©partis sur 6 orbites (4 par orbite) diffĂ©rentes est nĂ©cessaire. Ces satellites constituent un maillage du ciel et servent de repĂšres aux navigateurs GPS dans leur processus de calcul de position. Ce systĂšme de satellites est conçu de façon Ă ce quâil y en ait toujours au moins quatre « visibles » par les navigateurs GPS, sans quoi la position ne peut pas ĂȘtre dĂ©terminĂ©e. Pour qu'un terminal soit capable de se gĂ©olocaliser grĂące au rĂ©seau GPS, celui-ci doit absolument ĂȘtre Ă©quipĂ© d'une puce Ă©lectronique GPS (ex : SiRFstar III). Le GPS offre une prĂ©cision allant de 15 Ă 100 mĂštres pour les applications civiles. GĂ©olocalisation par GSMFichier:Geolocalisation CellID.png
Fonctionnement de la géolocalisation par GSM (technique du Cell ID)
Cette technique permet le positionnement d'un terminal GSM en se basant sur certaines informations relatives aux antennes GSM aux quelles le terminal est connectĂ©. La prĂ©cision du positionnement par GSM peut aller de 200 mĂštres Ă plusieurs kilomĂštres, selon si le terminal se trouve en milieu urbain (oĂč la densitĂ© d'antennes est supĂ©rieure), ou en milieu rural. Plusieurs techniques existent :
Aujourd'hui, la mĂ©thode GSM la plus utilisĂ©e est celle du Cell ID. Cette mĂ©thode consiste Ă rĂ©cupĂ©rer les identifiants des antennes GSM aux quelles le terminal est connectĂ©. Par la suite, grĂące Ă une base de donnĂ©es faisant le lien entre les identifiants des cellules et les positions gĂ©ographiques des antennes, le terminal est capable de dĂ©terminer sa position et d'Ă©mettre une estimation. Ces bases de donnĂ©es peuvent ĂȘtre mises Ă disposition par les opĂ©rateurs pour leurs abonnĂ©s, ou par des sociĂ©tĂ©s privĂ©es qui recensent les antennes GSM ou ayant des partenariats avec les opĂ©rateurs. Des bases de donnĂ©es communautaires existent et sont le plus souvent alimentĂ©es par les utilisateurs eux-mĂȘmes1. Ătant donnĂ© que les bases de donnĂ©es Cell ID ne sont pas stockĂ©es localement dans le terminal, une connexion internet de type GPRS/EDGE ou 3G peut ĂȘtre nĂ©cessaire afin d'Ă©mettre une requĂȘte pour obtenir la correspondance Cell ID / Longitude Latitude. GĂ©olocalisation par WiFiDe la mĂȘme façon qu'un terminal GSM peut se localiser par la mĂ©thode du Cell ID sur un rĂ©seau GSM, un terminal WiFi peut utiliser la mĂȘme mĂ©thode en se basant sur les identifiants des bornes WiFi (Adresses MAC) qu'il dĂ©tecte. Il existe des bases de donnĂ©es recensant une multitude de bornes d'accĂšs WiFi ainsi que leur position gĂ©ographique. Ces bases peuvent appartenir Ă des entreprises privĂ©es ou Ă des communautĂ©s qui les publient gratuitement. Ces bases de donnĂ©es sont construites en utilisant la mĂ©thode appelĂ©e War Driving, qui consiste Ă parcourir les rues des villes en voiture avec un ordinateur portable Ă©quipĂ© du WiFi et reliĂ© Ă un rĂ©cepteur GPS, afin de recenser un maximum de points d'accĂšs WiFi. GĂ©olocalisation par adresse IP (sur internet)Cette mĂ©thode permet de dĂ©terminer la position gĂ©ographique d'un ordinateur ou de n'importe quel terminal connectĂ© Ă internet en se basant sur son adresse IP. Les adresses IP sont gĂ©rĂ©es par l'IANA, une organisation qui s'occupe de dĂ©couper les blocs d'adresses IP disponibles et de les distribuer de façon trĂšs contrĂŽlĂ©e aux pays qui en demandent. Toutes ces attributions Ă©tant trĂšs bien documentĂ©es, il est possible de savoir dans quel pays se trouve un terminal connectĂ© Ă internet grĂące Ă son adresse IP. On peut mĂȘme obtenir un niveau de prĂ©cision de l'ordre de la ville en se basant sur la distribution des adresses IP faite par les fournisseurs d'accĂšs Ă internet. GĂ©olocalisation par RFIDLa technologie RFID peut ĂȘtre utilisĂ©e pour la gĂ©olocalisation indoor. Pour se faire, une sĂ©rie de lecteurs RFID Ă©quipĂ©s de diffĂ©rents types d'antennes sont positionnĂ©s de façon Ă couvrir l'ensemble de la zone souhaitĂ©e. La zone est alors dĂ©coupĂ©e en cases dont la surface varie en fonction du nombre de lecteurs dĂ©ployĂ©s et de leur puissance. Lorsqu'une personne Ă©quipĂ©e d'un tag RFID actif sera dans ces zones lĂ , le systĂšme sera capable de calculer sa position en se basant sur le nombre de lecteurs qui dĂ©tectent le tag et de dĂ©duire la position approximative de l'individu en se rĂ©fĂ©rent au schĂ©ma de dĂ©coupage Ă©tabli. En temps rĂ©el, cette technique reste nĂ©anmoins trĂšs approximative et sa prĂ©cision permettra uniquement de dĂ©terminer la piĂšce ou le couloir dans lequel se trouve la personne gĂ©olocalisĂ©e. La prĂ©cision de la gĂ©olocalisation par RFID peut grandement ĂȘtre amĂ©liorĂ©e si celle-ci s'effectue de façon diffĂ©rĂ©e. En effet, une fois tous les dĂ©placements enregistrĂ©s, des systĂšmes informatiques peuvent rĂ©aliser toute une sĂ©rie de calculs probabilistes en se basant sur les lecteurs RFID, la puissance de rĂ©ception et la cohĂ©rence des positions d'une personne au sein d'une structure connue. Ceci permet, dans les meilleurs des cas, d'obtenir une prĂ©cision de l'ordre du mĂštre en indoor. Les difficultĂ©s des localisations indoor en temps rĂ©el proviennent de l'environnement en constante Ă©volution (portes fermĂ©es ou ouvertes, dĂ©placement de meubles etc...). Ces structures altĂšrent la puissance et la portĂ©e des signaux (effet guide d'onde par exemple) et rendent trĂšs difficiles l'utilisation de la triangularisation avec la technologie RFID, c'est pourquoi une mĂ©thode de prĂ©dĂ©coupage en grilles est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©e. Cette technique de gĂ©olocalisation ne doit pas ĂȘtre confondue avec la localisation indoor d'une personne en se basant sur la derniĂšre dĂ©tection de son tag lors d'une entrĂ©e ou sortie de zone. Cette technique est notamment utilisĂ©e dans les hĂŽpitaux grĂące Ă des lecteurs RFID faible puissance positionnĂ©s dans certaines portes du bĂątiment et qui permettent de dire si une personne Ă©quipĂ©e d'un tag les traverse. Combinaison de diffĂ©rentes techniquesFichier:Geolocalisation comparaison cellid wifi GPS.png
Comparaison de précision des différentes techniques de géolocalisation : GSM (Cell ID), WiFi + GSM, GPS
Il existe plusieurs inconvénients à l'utilisation d'une seule technique de géolocalisation :
Des dispositif qui combinent ces trois techniques et qui sont capables de géolocaliser le terminal dans n'importe quelle situation existent. La précision de ce positionnement va varier en fonction des technologies disponibles, mais le temps de réponse à l'allumage et l'adaptabilité s'en verront améliorées. Ceci permet par exemple de géolocaliser un personne à l'extérieur en utilisant le GPS, et de garder sa trace à l'intérieur des bùtiments ou des tunnels en utilisant la technologie GSM couplée au WiFi pour plus de précision. L'iPhone d'Apple est un exemple de terminal capable d'utiliser une méthode hybride de géolocalisation grùce à son interface GSM, WiFi et à son récepteur GPS. Cette fonction est fournie par la société skyhookwireless, qui en l'occurrence met à disposition les bases de données appropriées pour transformer les identifiants des cellules GSM et des points d'accÚs WiFi en latitude/longitude et rayon de précision. Pour une comparaison de précision des différentes techniques de géolocalisation, veuillez consulter le schéma ci-contre. TélérelÚve d'informationLa télérelÚve d'information consiste à récupérer à distance une série d'informations issues de capteurs ou de systÚmes informatiques, électroniques ou électriques. La géolocalisation est trÚs souvent couplée à des systÚmes de télérelÚve via des boßtiers télématiques, ce qui permet de combiner la position géographique d'un terminal ou d'un véhicule à une série d'informations annexes relatives à l'objet géolocalisé. Dans un véhicule par exemple, ces boßtiers peuvent se connecter au chronotachygraphe (pour le transport routier) ou à divers capteurs ou voyants, ce qui permet de relever des informations telles que :
Plateformes logicielles de géolocalisationComposantsLes composants essentiels d'une plateforme de géolocalisation sont le suivants :
Architecture temps rĂ©elLa position gĂ©ographique d'un terminal gĂ©olocalisĂ© reste nĂ©anmoins une information brute qui peut ĂȘtre exploitĂ©e et couplĂ©e Ă d'autres donnĂ©es afin de crĂ©er une vaste quantitĂ© de services Ă forte valeur ajoutĂ©e. Afin d'exploiter cette information, la donnĂ©e (position) gĂ©nĂ©rĂ©e par un terminal qui se trouve sur le terrain doit ĂȘtre transmise Ă une plateforme logicielle qui va la traiter, la prĂ©senter graphiquement Ă l'utilisateur et l'associer Ă d'autres donnĂ©es afin d'enrichir les informations relatives Ă l'Ă©tat du terminal ou de la flotte de terminaux. Voici les Ă©tapes de la chaĂźne de traitement :
Pour transmettre les différentes informations récupérées par le terminal (position géographique ou données provenant de capteurs) nous recensons deux principaux moyens de transmission : le réseau GSM/GPRS et le réseau satellitaire. Pour visualiser les architectures types illustrant ces deux modes de transmission veuillez consulter les schémas ci-contre. Aperçu et FonctionnalitésVoici une liste de fonctions typiquement offertes par les plateformes de géolocalisation professionnelles :
Types de terminaux existantsModes de fonctionnementTypiquement, les terminaux de gĂ©olocalisation existants peuvent ĂȘtre classĂ©s dans une de ces 3 catĂ©gories, mĂȘme si certains peuvent ĂȘtre configurĂ©s pour fonctionner dans un mode au choix :
Data loggersCes terminaux sont gĂ©nĂ©ralement Ă©quipĂ©s de rĂ©cepteurs GPS et se limitent Ă stocker dans leur mĂ©moire interne leur position Ă des intervalles rĂ©guliers. Certains loggeurs GPS disposent de slots pour carte mĂ©moire et/ou d'une mĂ©moire interne ainsi qu'un port USB (le terminal est vu comme une clĂ© USB). Ceci permet, postĂ©rieurement, de tĂ©lĂ©charger les donnĂ©es sur un ordinateur pour les traiter. Ce genre de terminaux est surtout utilisĂ© par des sportifs (joggers, amateurs de VTT...) qui tĂ©lĂ©chargent ensuite les donnĂ©es sur leur ordinateur personnel afin de calculer la durĂ©e du parcours ou d'afficher les points sur une carte Ă l'aide d'un logiciel SIG. Pour des parcours longs et non contrĂŽlĂ©s, ce genre de dispositif peut permettre de dĂ©terminer le gagnant d'une Ă©preuve et de dĂ©terminer si celui-ci est bien passĂ© par des points de contrĂŽle. Ces terminaux peuvent aussi ĂȘtre combinĂ©s Ă des appareils numĂ©riques afin de gĂ©otagger les photos en se basant sur l'heure de la prise. Ces terminaux peuvent aussi ĂȘtre utilisĂ©s dans le cadre de surveillances ou de suivi de vĂ©hicules oĂč l'Ă©mission de donnĂ©es serait impossible ou repĂ©rable. Data pullersContrairement aux dispositifs de type "push", les data pullers se limitent Ă envoyer l'information uniquement sur demande. Ces dispositifs sont suffisants dans les cas oĂč la position de l'objet ou la personne n'a pas besoin d'ĂȘtre connue en continue (ex : la position du vĂ©hicule ne sera nĂ©cessaire que si celui-ci est volĂ©). De plus, cette mĂ©thode permet aux opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©communications de commercialiser un service de gĂ©olocalisation Ă travers des terminaux mobiles dĂ©pourvus de rĂ©cepteurs GPS et de forfaits data. Il suffit d'avoir le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone du mobile et d'y ĂȘtre autorisĂ© pour envoyer une requĂȘte de demande de position. L'opĂ©rateur localise alors la position du terminal grĂące Ă la technique du Cell ID et vous envoi la position de celui-ci. La facturation se fera typiquement Ă la position. Data pushersCe sont les terminaux les plus utilisĂ©s pour des applications professionnelles. Ces terminaux envoient leur position Ă intervalles rĂ©guliers et programmables vers une plateforme de gĂ©olocalisation qui traite la donnĂ©e en temps rĂ©el. Parmi les terminaux capables d'ĂȘtre gĂ©olocalisĂ©s et de transmettre l'information en temps rĂ©el, nous distinguons :
Ces dispositifs peuvent nĂ©cessiter le branchement Ă une source Ă©lectrique ou ĂȘtre autonomes grĂące Ă une batterie interne. En fonction de l'utilisation du terminal, celui-ci pourra ĂȘtre connectĂ© Ă la batterie d'un vĂ©hicule ou disposer d'une grande autonomie (ex : suivi d'objets sans sources Ă©lectriques comme des conteneurs, colis, animaux, remorques...). Modes de communicationVoici les diffĂ©rents types de terminaux disponibles selon leur mode de transmission des donnĂ©es. Terminaux GSM/GPRSCe moyen de transmission nĂ©cessite un terminal disposant d'un modem GSM/GPRS ou 3G, ainsi que d'une carte SIM de n'importe quel opĂ©rateur avec un forfait DATA adaptĂ©. Le terminal nĂ©cessite d'ĂȘtre sous couverture GSM/GPRS pour pouvoir envoyer les donnĂ©es vers la plateforme de traitement. Ce type de terminal est utilisĂ© lorsque l'objet ou la personne Ă gĂ©olocaliser reste dans une zone bien couverte par les rĂ©seaux GSM/GPRS. Si le forfait allouĂ© Ă la carte SIM le permet, le terminal peut continuer Ă envoyer des informations mĂȘme lorsqu'il se dĂ©place Ă l'international ou qu'il entre dans une zone couverte par un autre opĂ©rateur. Il enverra alors les donnĂ©es en roaming. Les forfaits GSM/GPRS sont Ă©conomiquement plus avantageux que les forfaits satellite lorsque l'on souhaite remonter les positions Ă une frĂ©quence Ă©levĂ©e. Ils sont donc Ă privilĂ©gier si les zones oĂč l'Ă©quipement se dĂ©place restent bien couvertes par les rĂ©seaux GSM/GPRS.
Terminaux satelliteCe type de terminaux envoi les donnĂ©es Ă travers un rĂ©seau de satellites de tĂ©lĂ©communications comme Inmarsat. MĂȘme si ce type de canaux sont plus restrictifs au niveau de la quantitĂ© de donnĂ©es envoyĂ©es, ils peuvent offrir par ailleurs une couverture mondiale sans frais supplĂ©mentaires en fonction des satellites et protocoles utilisĂ©s. Cela en fait des terminaux idĂ©aux pour la gĂ©olocalisation de conteneurs, navires ou vĂ©hicules circulant en plein dĂ©sert. Des terminaux similaires sont utilisĂ©s dans le cadre du systĂšme argos, destinĂ© Ă l'Ă©tude et Ă la protection de l'environnement Ă l'Ă©chelle planĂ©taire, mĂȘme si celui-ci utilise le mĂȘme rĂ©seau satellitaire pour se positionner et pour transmettre les donnĂ©es. Lorsque le terminal satellite est autonome grĂące Ă une batterie interne, il peut fonctionner jusqu'Ă 7 ans sans nĂ©cessite d'en remplacer la batterie. Son autonomie varie alors en fonction de la frĂ©quence d'actualisation souhaitĂ©e. Pour des parcours longue distance ou des remontĂ©es dâinformation peu frĂ©quentes, les solutions satellites sont plus Ă©conomiques que les solutions GSM/GPRS.
Notez que certains dispositifs peuvent combiner les deux modes de transmission de données (GSM/GPRS et Satellite) et basculer d'un mode à l'autre en fonction de la couverture ou du besoin. Applications pratiques de la géolocalisationLes applications de la géolocalisation sont en plein développement, tant au niveau privé qu'au niveau professionnel. De plus, couplées à des systÚmes de télérelÚve intégrés et sur mesure, de vraies applications métier ont rapidement vu le jour. Applications professionnellesLa géolocalisation dans le milieu professionnel est presque toujours synonyme de gain de productivité, économies de carburant, économies de communications et sécurité accrue. De plus, ces solutions offrent aux responsables de l'exploitation du parc une vision globale et un meilleur temps de réactivité en cas d'incident. Ceci permet à l'entreprise utilisant un systÚme de géolocalisation d'améliorer son service client et de réduire ses coûts afin d'accroßtre sa compétitivité. Quelques domaines dans lesquels la géolocalisation est communément utilisée sont listés ci-dessous. Transport de marchandises et logistiqueType de véhicules géolocalisés :
Possibilités fonctionnelles :
Propreté urbaine et assainissementType de véhicules géolocalisés :
Possibilités fonctionnelles :
Transport de passagersType de véhicules géolocalisés :
Possibilités fonctionnelles :
Suivi et protection de personnesType de personnes géolocalisées :
Possibilités fonctionnelles :
Protection de marchandises, véhicules et antivolType de biens géolocalisés :
Possibilités fonctionnelles :
Autres applications
Applications personnellesSuivi et sécurité des personnesType de personnes géolocalisées :
Possibilités fonctionnelles :
Sécurité des animauxType de personnes géolocalisées :
SĂ©curitĂ© des biens personnels (voitures, plaisance...)Des boĂźtiers de gĂ©olocalisation sont souvent installĂ©s au sein de vĂ©hicules personnels (voitures, bateaux de plaisance...) pour faciliter leur rĂ©cupĂ©ration en cas de vol. Dispositions lĂ©gales concernant la gĂ©olocalisation en FranceRecommandations de la CNILLa CNIL, autoritĂ© administrative indĂ©pendante française chargĂ©e de veiller Ă la protection des donnĂ©es Ă caractĂšre personnel et de la vie privĂ©e, a Ă©mis certaines recommandations aux entreprises souhaitant mettre en place un systĂšme de gĂ©olocalisation de leurs employĂ©s. 2 Les ïŹnalitĂ©s du traitementLa loi "informatique et libertĂ©s" subordonne la mise en Ćuvre dâun traitement Ă lâexistence dâune finalitĂ© lĂ©gitime. Câest pourquoi, compte tenu du caractĂšre intrusif des dispositifs traitant la donnĂ©e de gĂ©olocalisation des vĂ©hicules / individus et des informations qui peuvent y ĂȘtre associĂ©es, la Commission estime que la mise en Ćuvre de tels dispositifs nâest admissible que dans le cadre des finalitĂ©s suivantes :
En revanche, lâutilisation dâun systĂšme de gĂ©olocalisation ne saurait ĂȘtre justifiĂ©e lorsquâun employĂ© dispose dâune libertĂ© dans lâorganisation de ses dĂ©placements (visiteurs mĂ©dicaux, VRP, etc.). La Commission rappelle que lâutilisation dâun dispositif de gĂ©olocalisation ne doit pas conduire Ă un contrĂŽle permanent de lâemployĂ© concernĂ©. A cet Ă©gard, la dĂ©claration auprĂšs de la CNIL doit prĂ©voir l'ensemble des finalitĂ©s du traitement, ainsi une entreprise qui dĂ©clarerait que le systĂšme a pour seule finalitĂ© la localisation des vĂ©hicules les plus proches des clients, ne pourrait pas utiliser les informations issues du systĂšme pour dĂ©montrer une faute commise par un salariĂ©. S'il le faisait, l'employeur commettrait un dĂ©lit de dĂ©tournement de finalitĂ© passible de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. FrontiĂšre entre le travail et la vie privĂ©eLes outils de gĂ©olocalisation prĂ©sentent des risques certains au regard des droits collectifs (droit syndical, droit de grĂšve) et des libertĂ©s individuelles (libertĂ© dâaller et venir anonymement, droit Ă la vie privĂ©e) qui doivent ĂȘtre respectĂ©s dans le cadre professionnel. La gĂ©olocalisation soulĂšve donc deux questions :
La Commission considĂšre ainsi que le responsable du traitement ne doit pas collecter des donnĂ©es relatives Ă la localisation dâun employĂ© en dehors des horaires de travail de ce dernier. Câest pourquoi, la Commission recommande que les employĂ©s aient la possibilitĂ© de dĂ©sactiver la fonction de gĂ©olocalisation des vĂ©hicules Ă lâissue de leur temps de travail lorsque ces vĂ©hicules/dispositifs peuvent ĂȘtre utilisĂ©s Ă des fins privĂ©es. Les employĂ©s investis dâun mandat Ă©lectif ou syndical ne doivent pas ĂȘtre lâobjet dâune opĂ©ration de gĂ©olocalisation lorsquâils agissent dans le cadre de lâexercice de leur mandat. Information et Droits du salariĂ©L'entreprise doit obtenir de la part des salariĂ©s concernĂ©s la signature d'un document spĂ©cifiant qu'ils peuvent ĂȘtre Ă tout moment localisĂ©s pendant leurs heures de travail. D'autre part, elle est tenue de mettre en place une procĂ©dure leur permettant de couper le service. Les employĂ©s doivent ĂȘtre clairement informĂ©s de la façon dont ils pourront la mettre en Ćuvre. Le responsable du traitement doit procĂ©der, conformĂ©ment aux dispositions du code du travail et Ă la lĂ©gislation applicable aux trois fonctions publiques, Ă lâinformation et Ă la consultation des instances reprĂ©sentatives du personnel avant la mise en Ćuvre dâun dispositif de gĂ©olocalisation des employĂ©s. ConformĂ©ment Ă lâarticle 32 de la loi du 6 janvier 1978 modifiĂ©e en aoĂ»t 2004 et Ă lâarticle 34-1 IV. 3du code des postes et des communications Ă©lectroniques, les employĂ©s doivent ĂȘtre informĂ©s individuellement, prĂ©alablement Ă la mise en Ćuvre du traitement :
La Commission rappelle que chaque employĂ© doit pouvoir avoir accĂšs aux donnĂ©es issues du dispositif de gĂ©olocalisation le concernant en sâadressant au service ou Ă la personne qui lui aura Ă©tĂ© prĂ©alablement indiquĂ©. DurĂ©e de conservationLes donnĂ©es relatives Ă la localisation dâun employĂ© ne peuvent ĂȘtre conservĂ©es que pour une durĂ©e pertinente au regard de la finalitĂ© du traitement qui a justifiĂ© cette gĂ©olocalisation. La Commission estime, au regard des finalitĂ©s pouvant justifier la mise en Ćuvre dâun dispositif de gĂ©olocalisation, quâune durĂ©e de conservation de deux mois paraĂźt proportionnĂ©e. Les donnĂ©es de localisation peuvent ĂȘtre conservĂ©es pour une pĂ©riode supĂ©rieure Ă deux mois si une telle conservation est rendue nĂ©cessaire soit dans un objectif dâhistorique des dĂ©placements Ă des fins dâoptimisation des tournĂ©es, soit Ă des fins de preuve des interventions effectuĂ©es lorsquâil nâest pas possible de rapporter la preuve de cette intervention par un autre moyen. Dans ces cas, une durĂ©e de conservation dâun an paraĂźt proportionnĂ©e, cette durĂ©e ne faisant pas obstacle Ă une conservation plus longue en cas de contestation, dans ce dĂ©lai dâun an, des prestations effectuĂ©es. Dans le cadre du suivi du temps de travail, seules les donnĂ©es relatives aux horaires effectuĂ©s peuvent ĂȘtre conservĂ©s pour une durĂ©e de cinq ans. Personnes ayant accĂšs au suiviLâaccĂšs aux donnĂ©es de gĂ©olocalisation doit ĂȘtre limitĂ© aux seules personnes qui, dans le cadre de leur fonction, peuvent lĂ©gitimement en avoir connaissance au regard de la finalitĂ© du dispositif (telles que les personnes en charge de coordonner, de planifier ou de suivre les interventions, personnes en charge de la sĂ©curitĂ© des biens transportĂ©s ou des personnes ou le responsable des ressources humaines). Le responsable du traitement doit dĂšs lors prendre toutes prĂ©cautions utiles pour prĂ©server la sĂ©curitĂ© de ces donnĂ©es et empĂȘcher, notamment en mettant en place des mesures de contrĂŽle et dâidentification, que des employĂ©s non autorisĂ©s y aient accĂšs. JurisprudenceDans un arrĂȘt, il a Ă©tĂ© jugĂ© quâune filature organisĂ©e par lâemployeur afin de contrĂŽler et de surveiller lâactivitĂ© dâun salariĂ© constitue un moyen de preuve illicite, qui ne peut donc ĂȘtre invoquĂ© en justice, mĂȘme lorsque le salariĂ© avait Ă©tĂ© informĂ© de la possibilitĂ© de ce contrĂŽle (Cass.soc., 26 novembre 2002 n°00-42.401 Meret c/ StĂ© Wyeth-Lederle) 4. De surcroĂźt, dans un arrĂȘt de la CA dâAgen en date du 3 aoĂ»t 2005, la Cour Ă©nonce, Ă juste titre, que : « la gĂ©olocalisation dâun vĂ©hicule doit ĂȘtre proportionnĂ©e au but recherchĂ© et que la mise sous surveillance permanente des dĂ©placements des salariĂ©s est disproportionnĂ©e lorsque des vĂ©rifications peuvent ĂȘtre faites par dâautres moyens, comme câest le cas en lâespĂšce, puisque lâemployeur pouvait mener des enquĂȘtes auprĂšs des clients que le salariĂ© Ă©tait censĂ© visiter (âŠ) quâil rĂ©sulte de ces Ă©lĂ©ments que la mise en Ćuvre du GPS Ă©tait illĂ©gale comme disproportionnĂ©e au but recherchĂ© et ne peut ĂȘtre admise en preuve ». De ce fait, la surveillance systĂ©matique des dĂ©placements des salariĂ©s pourrait ĂȘtre assimilĂ©e par les juridictions Ă une vĂ©ritable « filature Ă©lectronique » et constituer ainsi une atteinte Ă la vie privĂ©e de ces derniers, susceptible de ne pouvoir ĂȘtre justifiĂ©e par les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de lâemployeur, eu Ă©gard Ă son caractĂšre disproportionnĂ© (Dossier thĂ©matique de la CNIL). La commission rappelle que le dĂ©tournement de finalitĂ© est sanctionnĂ© par lâarticle 226-21 du Code pĂ©nal, qui prĂ©voit une peine de cinq ans dâemprisonnement et de 300 000 Euros dâamende. Notes
Voir aussiArticles connexes
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