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Géolocalisation 
extracted from Wikipedia, the Free Encyclopedia


 

La géolocalisation est un procédé permettant de positionner un objet (une personne, une information, ...) sur un plan ou une carte à l'aide de ses coordonnées géographiques.

Cette opĂ©ration est rĂ©alisĂ©e Ă  l'aide d'un terminal capable d'ĂȘtre localisĂ© (grĂące Ă  un rĂ©cepteur GPS ou Ă  d'autres techniques) et de publier (en temps rĂ©el ou de façon diffĂ©rĂ©e) ses coordonnĂ©es gĂ©ographiques (latitude/longitude). Les positions enregistrĂ©es peuvent ĂȘtre stockĂ©es au sein du terminal et ĂȘtre extraites postĂ©rieurement, ou ĂȘtre transmises en temps rĂ©el vers une plateforme logicielle de gĂ©olocalisation. La transmission temps rĂ©el nĂ©cessite un terminal Ă©quipĂ© d'un moyen de tĂ©lĂ©communication de type GSM/GPRS, radio ou satellite lui permettant d'envoyer les positions Ă  des intervalles rĂ©guliers. Ceci permet de visualiser la position du terminal au sein d'une carte Ă  travers une plateforme de gĂ©olocalisation le plus souvent accessible depuis internet.

Sommaire

Techniques de géolocalisation

Géolocalisation par géocodeur

Les logiciels de géocodage permettent de calculer et d'attribuer à une adresse ou à un objet référencé dans une carte vecteur des positions X,Y avec une précision de quelques dizaines de mÚtres en moyenne.

Géolocalisation par satellite

La gĂ©olocalisation par satellite consiste Ă  calculer, grĂące aux signaux Ă©mis par une constellation de satellites prĂ©vue Ă  cet effet, la position actuelle sur la face terrestre d'un terminal Ă©quipĂ© d'une puce compatible. Cette position est alors traduite en termes de latitude, longitude et parfois altitude (ex : 43° 5494 N - 1° 48472 E) et peut alors ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e physiquement sur une carte. Le rĂ©seau satellite de positionnement le plus connu est le GPS (Global Positionning System), bien que l'alternative EuropĂ©enne nommĂ©e Galileo soit en cours de dĂ©ploiement. Dans le cas du GPS, pour que le repĂ©rage spatial fonctionne, un immense rĂ©seau constituĂ© de 27 satellites (dont 3 de secours) tournant autour de la Terre (2 tours en 24 heures) Ă  une altitude de 20 200 km et rĂ©partis sur 6 orbites (4 par orbite) diffĂ©rentes est nĂ©cessaire. Ces satellites constituent un maillage du ciel et servent de repĂšres aux navigateurs GPS dans leur processus de calcul de position. Ce systĂšme de satellites est conçu de façon Ă  ce qu’il y en ait toujours au moins quatre « visibles Â» par les navigateurs GPS, sans quoi la position ne peut pas ĂȘtre dĂ©terminĂ©e.

Pour qu'un terminal soit capable de se gĂ©olocaliser grĂące au rĂ©seau GPS, celui-ci doit absolument ĂȘtre Ă©quipĂ© d'une puce Ă©lectronique GPS (ex : SiRFstar III).

Le GPS offre une précision allant de 15 à 100 mÚtres pour les applications civiles.

Géolocalisation par GSM

Fichier:Geolocalisation CellID.png
Fonctionnement de la géolocalisation par GSM (technique du Cell ID)

Cette technique permet le positionnement d'un terminal GSM en se basant sur certaines informations relatives aux antennes GSM aux quelles le terminal est connecté.

La prĂ©cision du positionnement par GSM peut aller de 200 mĂštres Ă  plusieurs kilomĂštres, selon si le terminal se trouve en milieu urbain (oĂč la densitĂ© d'antennes est supĂ©rieure), ou en milieu rural.

Plusieurs techniques existent :

  • DiffĂ©rence de temps observĂ©e ou EOTD (Enhanced-Observed Timed Difference) : le terminal calcule le temps Ă©coulĂ© entre l'Ă©mission et la rĂ©ception de la requĂȘte envoyĂ©e Ă  l'antenne, il peut alors calculer sa distance par rapport Ă  celle-ci.
  • Temps d'arrivĂ©e (Time of Arrival)
  • Angle d'arrivĂ©e (Angle of Arrival)
  • Cell ID (Identifiant de cellule)

Aujourd'hui, la méthode GSM la plus utilisée est celle du Cell ID. Cette méthode consiste à récupérer les identifiants des antennes GSM aux quelles le terminal est connecté. Par la suite, grùce à une base de données faisant le lien entre les identifiants des cellules et les positions géographiques des antennes, le terminal est capable de déterminer sa position et d'émettre une estimation.

Ces bases de donnĂ©es peuvent ĂȘtre mises Ă  disposition par les opĂ©rateurs pour leurs abonnĂ©s, ou par des sociĂ©tĂ©s privĂ©es qui recensent les antennes GSM ou ayant des partenariats avec les opĂ©rateurs. Des bases de donnĂ©es communautaires existent et sont le plus souvent alimentĂ©es par les utilisateurs eux-mĂȘmes1.

Étant donnĂ© que les bases de donnĂ©es Cell ID ne sont pas stockĂ©es localement dans le terminal, une connexion internet de type GPRS/EDGE ou 3G peut ĂȘtre nĂ©cessaire afin d'Ă©mettre une requĂȘte pour obtenir la correspondance Cell ID / Longitude Latitude.

Géolocalisation par WiFi

De la mĂȘme façon qu'un terminal GSM peut se localiser par la mĂ©thode du Cell ID sur un rĂ©seau GSM, un terminal WiFi peut utiliser la mĂȘme mĂ©thode en se basant sur les identifiants des bornes WiFi (Adresses MAC) qu'il dĂ©tecte. Il existe des bases de donnĂ©es recensant une multitude de bornes d'accĂšs WiFi ainsi que leur position gĂ©ographique. Ces bases peuvent appartenir Ă  des entreprises privĂ©es ou Ă  des communautĂ©s qui les publient gratuitement. Ces bases de donnĂ©es sont construites en utilisant la mĂ©thode appelĂ©e War Driving, qui consiste Ă  parcourir les rues des villes en voiture avec un ordinateur portable Ă©quipĂ© du WiFi et reliĂ© Ă  un rĂ©cepteur GPS, afin de recenser un maximum de points d'accĂšs WiFi.

Géolocalisation par adresse IP (sur internet)

Cette mĂ©thode permet de dĂ©terminer la position gĂ©ographique d'un ordinateur ou de n'importe quel terminal connectĂ© Ă  internet en se basant sur son adresse IP. Les adresses IP sont gĂ©rĂ©es par l'IANA, une organisation qui s'occupe de dĂ©couper les blocs d'adresses IP disponibles et de les distribuer de façon trĂšs contrĂŽlĂ©e aux pays qui en demandent. Toutes ces attributions Ă©tant trĂšs bien documentĂ©es, il est possible de savoir dans quel pays se trouve un terminal connectĂ© Ă  internet grĂące Ă  son adresse IP. On peut mĂȘme obtenir un niveau de prĂ©cision de l'ordre de la ville en se basant sur la distribution des adresses IP faite par les fournisseurs d'accĂšs Ă  internet.

Géolocalisation par RFID

La technologie RFID peut ĂȘtre utilisĂ©e pour la gĂ©olocalisation indoor. Pour se faire, une sĂ©rie de lecteurs RFID Ă©quipĂ©s de diffĂ©rents types d'antennes sont positionnĂ©s de façon Ă  couvrir l'ensemble de la zone souhaitĂ©e. La zone est alors dĂ©coupĂ©e en cases dont la surface varie en fonction du nombre de lecteurs dĂ©ployĂ©s et de leur puissance. Lorsqu'une personne Ă©quipĂ©e d'un tag RFID actif sera dans ces zones lĂ , le systĂšme sera capable de calculer sa position en se basant sur le nombre de lecteurs qui dĂ©tectent le tag et de dĂ©duire la position approximative de l'individu en se rĂ©fĂ©rent au schĂ©ma de dĂ©coupage Ă©tabli. En temps rĂ©el, cette technique reste nĂ©anmoins trĂšs approximative et sa prĂ©cision permettra uniquement de dĂ©terminer la piĂšce ou le couloir dans lequel se trouve la personne gĂ©olocalisĂ©e.

La prĂ©cision de la gĂ©olocalisation par RFID peut grandement ĂȘtre amĂ©liorĂ©e si celle-ci s'effectue de façon diffĂ©rĂ©e. En effet, une fois tous les dĂ©placements enregistrĂ©s, des systĂšmes informatiques peuvent rĂ©aliser toute une sĂ©rie de calculs probabilistes en se basant sur les lecteurs RFID, la puissance de rĂ©ception et la cohĂ©rence des positions d'une personne au sein d'une structure connue. Ceci permet, dans les meilleurs des cas, d'obtenir une prĂ©cision de l'ordre du mĂštre en indoor.

Les difficultés des localisations indoor en temps réel proviennent de l'environnement en constante évolution (portes fermées ou ouvertes, déplacement de meubles etc...). Ces structures altÚrent la puissance et la portée des signaux (effet guide d'onde par exemple) et rendent trÚs difficiles l'utilisation de la triangularisation avec la technologie RFID, c'est pourquoi une méthode de prédécoupage en grilles est généralement utilisée.

Cette technique de gĂ©olocalisation ne doit pas ĂȘtre confondue avec la localisation indoor d'une personne en se basant sur la derniĂšre dĂ©tection de son tag lors d'une entrĂ©e ou sortie de zone. Cette technique est notamment utilisĂ©e dans les hĂŽpitaux grĂące Ă  des lecteurs RFID faible puissance positionnĂ©s dans certaines portes du bĂątiment et qui permettent de dire si une personne Ă©quipĂ©e d'un tag les traverse.

Combinaison de différentes techniques

Fichier:Geolocalisation comparaison cellid wifi GPS.png
Comparaison de prĂ©cision des diffĂ©rentes techniques de gĂ©olocalisation : GSM (Cell ID), WiFi + GSM, GPS

Il existe plusieurs inconvĂ©nients Ă  l'utilisation d'une seule technique de gĂ©olocalisation :

  • La dĂ©pendance au rĂ©seau GPS : l'incapacitĂ© de l'utiliser en intĂ©rieur et le temps de rĂ©ponse Ă  l'allumage;
  • La dĂ©pendance au rĂ©seau GSM : sa couverture gĂ©ographique, l'accĂšs au rĂ©seau GPRS pour exploiter l'information;
  • La dĂ©pendance Ă  la prĂ©sence de bornes d'accĂšs WiFi : en zone rurale par exemple;

Des dispositif qui combinent ces trois techniques et qui sont capables de géolocaliser le terminal dans n'importe quelle situation existent. La précision de ce positionnement va varier en fonction des technologies disponibles, mais le temps de réponse à l'allumage et l'adaptabilité s'en verront améliorées. Ceci permet par exemple de géolocaliser un personne à l'extérieur en utilisant le GPS, et de garder sa trace à l'intérieur des bùtiments ou des tunnels en utilisant la technologie GSM couplée au WiFi pour plus de précision.

L'iPhone d'Apple est un exemple de terminal capable d'utiliser une méthode hybride de géolocalisation grùce à son interface GSM, WiFi et à son récepteur GPS. Cette fonction est fournie par la société skyhookwireless, qui en l'occurrence met à disposition les bases de données appropriées pour transformer les identifiants des cellules GSM et des points d'accÚs WiFi en latitude/longitude et rayon de précision.

Pour une comparaison de précision des différentes techniques de géolocalisation, veuillez consulter le schéma ci-contre.

TélérelÚve d'information

La tĂ©lĂ©relĂšve d'information consiste Ă  rĂ©cupĂ©rer Ă  distance une sĂ©rie d'informations issues de capteurs ou de systĂšmes informatiques, Ă©lectroniques ou Ă©lectriques. La gĂ©olocalisation est trĂšs souvent couplĂ©e Ă  des systĂšmes de tĂ©lĂ©relĂšve via des boĂźtiers tĂ©lĂ©matiques, ce qui permet de combiner la position gĂ©ographique d'un terminal ou d'un vĂ©hicule Ă  une sĂ©rie d'informations annexes relatives Ă  l'objet gĂ©olocalisĂ©. Dans un vĂ©hicule par exemple, ces boĂźtiers peuvent se connecter au chronotachygraphe (pour le transport routier) ou Ă  divers capteurs ou voyants, ce qui permet de relever des informations telles que :

  • la vitesse du vĂ©hicule
  • les kilomĂštres parcourus
  • l'Ă©tat d'une porte (ouverte/fermĂ©e)
  • l'Ă©tat d'une remorque (accrochĂ©e/dĂ©crochĂ©e)
  • la tempĂ©rature (pour les camions frigorifiques

Plateformes logicielles de géolocalisation

Composants

Les composants essentiels d'une plateforme de gĂ©olocalisation sont le suivants :

  • Terminal communicant : C'est le terminal qui reçoit ses coordonnĂ©es gĂ©ographiques (via GPS ou tout autre moyen) et qui les envoi via un rĂ©seau de tĂ©lĂ©communications Ă  la plateforme;
  • SystĂšme informatique capable de recevoir, stocker et traiter les informations : il s'agit des serveurs informatiques qui hĂ©bergent l'infrastructure et qui reçoivent et traitent les donnĂ©es envoyĂ©es par les terminaux. C'est les mĂȘmes serveurs qui mettront Ă  disposition l'information aux utilisateurs (via une interface web par exemple);
  • Module cartographique : c'est le module intĂ©grĂ© au systĂšme informatique qui va permettre d'afficher la position des terminaux sur un fond cartographique adaptĂ©. Ce module prend en charge les calculs de distances, d'itinĂ©raires, dĂ©tecte l'intĂ©raction avec les zones et permet d'avoir accĂšs Ă  des informations terrain (sens interdits, restrictions pour les poids lourds, vitesses autorisĂ©es...).

Architecture temps réel

La position gĂ©ographique d'un terminal gĂ©olocalisĂ© reste nĂ©anmoins une information brute qui peut ĂȘtre exploitĂ©e et couplĂ©e Ă  d'autres donnĂ©es afin de crĂ©er une vaste quantitĂ© de services Ă  forte valeur ajoutĂ©e.

Afin d'exploiter cette information, la donnĂ©e (position) gĂ©nĂ©rĂ©e par un terminal qui se trouve sur le terrain doit ĂȘtre transmise Ă  une plateforme logicielle qui va la traiter, la prĂ©senter graphiquement Ă  l'utilisateur et l'associer Ă  d'autres donnĂ©es afin d'enrichir les informations relatives Ă  l'Ă©tat du terminal ou de la flotte de terminaux.

Voici les Ă©tapes de la chaĂźne de traitement :

  1. Le terminal détermine sa position géographique grùce à une des techniques de géolocalisation citées précédemment (de préférence GPS, GSM et/ou WiFi);
  2. Il envoi ces données vers une plateforme logicielle soit par le réseau GSM/GPRS soit par un réseau satellitaire de type Inmarsat;
  3. La plateforme logicielle de gĂ©olocalisation traite la donnĂ©e et positionne le terminal gĂ©ographiquement sur une carte moyennant la prĂ©cision offerte par la technique de gĂ©olocalisation utilisĂ©e. De plus, en combinant plusieurs informations, notamment rĂ©cupĂ©rĂ©es via un systĂšme de tĂ©lĂ©relĂšve (trafic routier, autonomie du vĂ©hicule, points Ă  visiter etc...), des calculs d'itinĂ©raires ou de tournĂ©es peuvent par exemple ĂȘtre gĂ©nĂ©rĂ©s.
  4. Cette carte ainsi que tous les traitements effectués sont mis à disposition de l'utilisateur à travers un portail web hébergé sur un serveur accessible depuis internet, ou à travers une application métier installée sur le poste de travail.

Pour transmettre les diffĂ©rentes informations rĂ©cupĂ©rĂ©es par le terminal (position gĂ©ographique ou donnĂ©es provenant de capteurs) nous recensons deux principaux moyens de transmission : le rĂ©seau GSM/GPRS et le rĂ©seau satellitaire. Pour visualiser les architectures types illustrant ces deux modes de transmission veuillez consulter les schĂ©mas ci-contre.

Aperçu et Fonctionnalités

Voici une liste de fonctions typiquement offertes par les plateformes de gĂ©olocalisation professionnelles :

  • Visualisation de la position de l'ensemble du parc gĂ©olocalisĂ©
  • Suivi en temps rĂ©el de terminaux
  • Affichage d'un historique de dĂ©placements
  • CrĂ©ation de points d'intĂ©rĂȘt
  • CrĂ©ation de zones gĂ©ographiques (pour le geofencing) et de routes (corridoring)
  • Configuration d'alertes automatiques par courriel ou SMS sur des Ă©vĂ©nements
  • ParamĂ©trage d'Ă©vĂ©nements (entrĂ©e/sortie de zone, dĂ©passement de vitesse, temps d'arrĂȘt...)
  • Guidage sur tournĂ©e
  • GĂ©nĂ©ration de rapports pĂ©riodiques (temps de conduite, arrĂȘts, vitesses moyennes, zones couvertes...)
  • Localisation des terminaux les plus proches d'un point
  • DĂ©termination du nom et numĂ©ro d'une rue Ă  partir de la position (reverse geocoding)
  • Envoi de commandes vers le terminal et configuration Ă  distance (notamment pour changer la frĂ©quence d'Ă©mission de positions)
  • Fonds cartographiques variables (cartes classiques, cartographie photographique, cartes de fonds marins, cartes provenant d'un SIG etc)
  • Configuration d'alertes sur capteurs distants (via tĂ©lĂ©relĂšve)
  • DĂ©tection de mouvement

Types de terminaux existants

Modes de fonctionnement

Typiquement, les terminaux de gĂ©olocalisation existants peuvent ĂȘtre classĂ©s dans une de ces 3 catĂ©gories, mĂȘme si certains peuvent ĂȘtre configurĂ©s pour fonctionner dans un mode au choix :

  • Data loggers : Ces terminaux stockent les positions localement et celles-ci doivent ensuite ĂȘtre extraites ;
  • Data pullers : Ces terminaux envoient leur position Ă  la demande.
  • Data pushers : Ces terminaux effectuent des envois frĂ©quents de leur position ;

Data loggers

Ces terminaux sont généralement équipés de récepteurs GPS et se limitent à stocker dans leur mémoire interne leur position à des intervalles réguliers. Certains loggeurs GPS disposent de slots pour carte mémoire et/ou d'une mémoire interne ainsi qu'un port USB (le terminal est vu comme une clé USB). Ceci permet, postérieurement, de télécharger les données sur un ordinateur pour les traiter.

Ce genre de terminaux est surtout utilisé par des sportifs (joggers, amateurs de VTT...) qui téléchargent ensuite les données sur leur ordinateur personnel afin de calculer la durée du parcours ou d'afficher les points sur une carte à l'aide d'un logiciel SIG. Pour des parcours longs et non contrÎlés, ce genre de dispositif peut permettre de déterminer le gagnant d'une épreuve et de déterminer si celui-ci est bien passé par des points de contrÎle.

Ces terminaux peuvent aussi ĂȘtre combinĂ©s Ă  des appareils numĂ©riques afin de gĂ©otagger les photos en se basant sur l'heure de la prise. Ces terminaux peuvent aussi ĂȘtre utilisĂ©s dans le cadre de surveillances ou de suivi de vĂ©hicules oĂč l'Ă©mission de donnĂ©es serait impossible ou repĂ©rable.

Data pullers

Contrairement aux dispositifs de type "push", les data pullers se limitent Ă  envoyer l'information uniquement sur demande. Ces dispositifs sont suffisants dans les cas oĂč la position de l'objet ou la personne n'a pas besoin d'ĂȘtre connue en continue (ex : la position du vĂ©hicule ne sera nĂ©cessaire que si celui-ci est volĂ©).

De plus, cette mĂ©thode permet aux opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©communications de commercialiser un service de gĂ©olocalisation Ă  travers des terminaux mobiles dĂ©pourvus de rĂ©cepteurs GPS et de forfaits data. Il suffit d'avoir le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone du mobile et d'y ĂȘtre autorisĂ© pour envoyer une requĂȘte de demande de position. L'opĂ©rateur localise alors la position du terminal grĂące Ă  la technique du Cell ID et vous envoi la position de celui-ci. La facturation se fera typiquement Ă  la position.

Data pushers

Ce sont les terminaux les plus utilisés pour des applications professionnelles. Ces terminaux envoient leur position à intervalles réguliers et programmables vers une plateforme de géolocalisation qui traite la donnée en temps réel.

Parmi les terminaux capables d'ĂȘtre gĂ©olocalisĂ©s et de transmettre l'information en temps rĂ©el, nous distinguons :

  • Les terminaux mobiles de type PDA ou smartphones Ă©quipĂ©s d'un GPS et/ou d'un modem GSM/GPRS ;
  • Les boĂźtiers de gĂ©olocalisation dĂ©diĂ©s embarquant un rĂ©cepteur GPS, un dispositif de tĂ©lĂ©communications (GSM/GPRS ou satellite) et avec une capacitĂ© optionnelle de tĂ©lĂ©relĂšve ;
  • Les dispositifs de poche destinĂ©s aux personnes et embarquant un rĂ©cepteur GPS et un modem GSM/GPRS ou satellite.

Ces dispositifs peuvent nĂ©cessiter le branchement Ă  une source Ă©lectrique ou ĂȘtre autonomes grĂące Ă  une batterie interne. En fonction de l'utilisation du terminal, celui-ci pourra ĂȘtre connectĂ© Ă  la batterie d'un vĂ©hicule ou disposer d'une grande autonomie (ex : suivi d'objets sans sources Ă©lectriques comme des conteneurs, colis, animaux, remorques...).

Modes de communication

Voici les différents types de terminaux disponibles selon leur mode de transmission des données.

Terminaux GSM/GPRS

Ce moyen de transmission nĂ©cessite un terminal disposant d'un modem GSM/GPRS ou 3G, ainsi que d'une carte SIM de n'importe quel opĂ©rateur avec un forfait DATA adaptĂ©. Le terminal nĂ©cessite d'ĂȘtre sous couverture GSM/GPRS pour pouvoir envoyer les donnĂ©es vers la plateforme de traitement. Ce type de terminal est utilisĂ© lorsque l'objet ou la personne Ă  gĂ©olocaliser reste dans une zone bien couverte par les rĂ©seaux GSM/GPRS.

Si le forfait allouĂ© Ă  la carte SIM le permet, le terminal peut continuer Ă  envoyer des informations mĂȘme lorsqu'il se dĂ©place Ă  l'international ou qu'il entre dans une zone couverte par un autre opĂ©rateur. Il enverra alors les donnĂ©es en roaming.

Les forfaits GSM/GPRS sont Ă©conomiquement plus avantageux que les forfaits satellite lorsque l'on souhaite remonter les positions Ă  une frĂ©quence Ă©levĂ©e. Ils sont donc Ă  privilĂ©gier si les zones oĂč l'Ă©quipement se dĂ©place restent bien couvertes par les rĂ©seaux GSM/GPRS.

Terminaux satellite

Ce type de terminaux envoi les donnĂ©es Ă  travers un rĂ©seau de satellites de tĂ©lĂ©communications comme Inmarsat. MĂȘme si ce type de canaux sont plus restrictifs au niveau de la quantitĂ© de donnĂ©es envoyĂ©es, ils peuvent offrir par ailleurs une couverture mondiale sans frais supplĂ©mentaires en fonction des satellites et protocoles utilisĂ©s. Cela en fait des terminaux idĂ©aux pour la gĂ©olocalisation de conteneurs, navires ou vĂ©hicules circulant en plein dĂ©sert.

Des terminaux similaires sont utilisĂ©s dans le cadre du systĂšme argos, destinĂ© Ă  l'Ă©tude et Ă  la protection de l'environnement Ă  l'Ă©chelle planĂ©taire, mĂȘme si celui-ci utilise le mĂȘme rĂ©seau satellitaire pour se positionner et pour transmettre les donnĂ©es.

Lorsque le terminal satellite est autonome grùce à une batterie interne, il peut fonctionner jusqu'à 7 ans sans nécessite d'en remplacer la batterie. Son autonomie varie alors en fonction de la fréquence d'actualisation souhaitée.

Pour des parcours longue distance ou des remontĂ©es d’information peu frĂ©quentes, les solutions satellites sont plus Ă©conomiques que les solutions GSM/GPRS.

Notez que certains dispositifs peuvent combiner les deux modes de transmission de données (GSM/GPRS et Satellite) et basculer d'un mode à l'autre en fonction de la couverture ou du besoin.

Applications pratiques de la géolocalisation

Les applications de la géolocalisation sont en plein développement, tant au niveau privé qu'au niveau professionnel. De plus, couplées à des systÚmes de télérelÚve intégrés et sur mesure, de vraies applications métier ont rapidement vu le jour.

Applications professionnelles

La géolocalisation dans le milieu professionnel est presque toujours synonyme de gain de productivité, économies de carburant, économies de communications et sécurité accrue. De plus, ces solutions offrent aux responsables de l'exploitation du parc une vision globale et un meilleur temps de réactivité en cas d'incident. Ceci permet à l'entreprise utilisant un systÚme de géolocalisation d'améliorer son service client et de réduire ses coûts afin d'accroßtre sa compétitivité.

Quelques domaines dans lesquels la géolocalisation est communément utilisée sont listés ci-dessous.

Transport de marchandises et logistique

Type de vĂ©hicules gĂ©olocalisĂ©s :

  • Semi-remorques
  • Remorques
  • Citernes
  • Camions frigorifiques
  • Conteneurs
  • Convoyeurs de fonds
  • Transport de matĂ©riaux dangereux

PossibilitĂ©s fonctionnelles :

  • Suivi en temps rĂ©el et historique
  • Trajets dĂ©taillĂ©s sur carte
  • DĂ©tection de mouvement
  • DĂ©tection d'Ă©tats : ouverture et fermeture de portes, dĂ©crochage de remorques, dĂ©tection des tempĂ©ratures, comptabilisation d'heures de conduite et de pause, protection des conducteurs, consommation des vĂ©hicules, vitesses moyennes sur tronçon, etc...
  • RepĂ©rage des arrĂȘts
  • Calcul des temps de conduite et de pause
  • GĂ©nĂ©ration des surveillances sur les prĂ©sences en zones (entrĂ©es et/ou sorties de zones)

Propreté urbaine et assainissement

Type de vĂ©hicules gĂ©olocalisĂ©s :

  • Camions benne
  • Bennes Ă  ordures mĂ©nagĂšres (BOM)
  • Bornes d'apport volontaire (BAV)
  • VĂ©hicules d'entretien de parcs

PossibilitĂ©s fonctionnelles :

  • Suivi en temps rĂ©el et historique
  • Gestion et optimisation des tournĂ©es de collecte
  • Recalcul du trajet en cas d'imprĂ©vu sur la base des points de passage obligatoires
  • Navigation embarquĂ©e couplĂ©e aux points de collecte
  • Saisie d'anomalies en cours de tournĂ©e
  • Comptage de bacs
  • PesĂ©e sur chĂąssis
  • TraçabilitĂ© des opĂ©rations
  • Lecteur de puces dans le cadre de la redevance incitative
  • Rapports de gestion
  • ParamĂ©trage de surveillances (dĂ©passement de charges autorisĂ©es, sortie de zones...)
  • Fond cartographique adaptĂ© au mĂ©tier
  • Facilitation des rĂ©ponses aux rĂ©clamations et traçabilitĂ© en cas de litige
  • DĂ©tection de changement de cap (map matching)

Transport de passagers

Type de vĂ©hicules gĂ©olocalisĂ©s :

  • Autobus
  • Navettes
  • Bateaux mouche
  • Taxis

PossibilitĂ©s fonctionnelles :

  • Suivi en temps rĂ©el et historique
  • Calcul du temps avant passage
  • Localisation du vĂ©hicule le plus proche ou dans une zone spĂ©cifique
  • GĂ©nĂ©ration de statistiques (temps d'arrĂȘt moyen, temps de chargement de passagers, calcul du temps de parcours en fonction des plages horaires...)
  • Optimisation des horaires et des trajets
  • DĂ©tection de retard de sortie de zone

Suivi et protection de personnes

Type de personnes gĂ©olocalisĂ©es :

  • Travailleurs isolĂ©s
  • Exploitants agricoles
  • Techniciens de maintenance
  • Commerciaux
  • Agents de sĂ©curitĂ©
  • Journalistes, reporters

PossibilitĂ©s fonctionnelles :

  • Suivi en temps rĂ©el et historique
  • Localisation exacte de lieu d'incident
  • Calcul de proximitĂ©
  • Envoi d'ordres de mission
  • Navigation vers les lieux d'intervention
  • DĂ©tection de verticalitĂ©
  • Bouton SOS avec envoi de message
  • Fonction levĂ©e de doute
  • Alarme par arrachement (via cordon jack)

Protection de marchandises, véhicules et antivol

Type de biens gĂ©olocalisĂ©s :

  • VĂ©hicules en tout genre
  • Remorques
  • MatĂ©riel de BTP
  • Colis Ă  haute valeur
  • Conteneurs
  • Engins

PossibilitĂ©s fonctionnelles :

  • Suivi en temps rĂ©el et historique
  • DĂ©tection de mouvement
  • DĂ©tection d'effraction
  • Sortie de zone
  • DĂ©sactivation moteur
  • DĂ©tection de dĂ©crochage de remorque, d'ouverture des portes...

Autres applications

  • Suivi de rallyes en dĂ©sert
  • Suivi et protection des convois humanitaires
  • Suivi de piĂšces (ex : suivi de piĂšces d'Airbus A380 provenant de plusieurs pays)
  • Études comportementales (ex : comprendre la diffusion d'une maladie localisĂ©e en observant les mouvements d'une population restreinte)
  • OpĂ©rations Ă©vĂ©nementielles
  • Suivi des vĂ©hicules par les assureurs. Cela permet de calculer les facteurs de risque de l'utilisateur ou de facturer l'utilisateur en fonction du nombre de kilomĂštres parcourus (Pay As You Drive).

Applications personnelles

Suivi et sécurité des personnes

Type de personnes gĂ©olocalisĂ©es :

  • Randonneurs, skieurs, sportifs extrĂȘmes
  • Personnes dĂ©pendantes
  • Enfants
  • Personnes ĂągĂ©es
  • Personnes avec troubles de la mĂ©moire

PossibilitĂ©s fonctionnelles :

  • Localisation et suivi en temps rĂ©el
  • DĂ©tection de sortie de zone (ex : Ă©cole et trajet de retour)
  • DĂ©tection d'immobilitĂ© prolongĂ©e (en cas d'accident ou perte de connaissance d'une personne isolĂ©e)
  • Bouton SOS avec envoi d'un message
  • LevĂ©e de doute (un appel est Ă©mis vers le terminal gĂ©olocalisĂ© qui dĂ©croche automatiquement)

Sécurité des animaux

Type de personnes gĂ©olocalisĂ©es :

  • Animaux de compagnie
  • Chevaux
  • BĂ©tail

Sécurité des biens personnels (voitures, plaisance...)

Des boßtiers de géolocalisation sont souvent installés au sein de véhicules personnels (voitures, bateaux de plaisance...) pour faciliter leur récupération en cas de vol.

Dispositions légales concernant la géolocalisation en France

Recommandations de la CNIL

La CNIL, autorité administrative indépendante française chargée de veiller à la protection des données à caractÚre personnel et de la vie privée, a émis certaines recommandations aux entreprises souhaitant mettre en place un systÚme de géolocalisation de leurs employés. 2

Les ïŹnalitĂ©s du traitement

La loi "informatique et libertĂ©s" subordonne la mise en Ɠuvre d’un traitement Ă  l’existence d’une finalitĂ© lĂ©gitime. C’est pourquoi, compte tenu du caractĂšre intrusif des dispositifs traitant la donnĂ©e de gĂ©olocalisation des vĂ©hicules / individus et des informations qui peuvent y ĂȘtre associĂ©es, la Commission estime que la mise en Ɠuvre de tels dispositifs n’est admissible que dans le cadre des finalitĂ©s suivantes :

  • La sĂ»retĂ© ou la sĂ©curitĂ© de l’employĂ© lui-mĂȘme ou des marchandises ou vĂ©hicules dont il a la charge (travailleurs isolĂ©s, transports de fonds et de valeurs, etc.) ;
  • Une meilleure allocation des moyens pour des prestations Ă  accomplir en des lieux dispersĂ©s, (interventions d’urgence, chauffeurs de taxis, flottes de dĂ©pannage, etc.) ;
  • Le suivi et la facturation d’une prestation de transport de personnes ou de marchandises ou d’une prestation de services directement liĂ©e Ă  l’utilisation du vĂ©hicule (ramassage scolaire, nettoyage des accotements, dĂ©neigement routier, patrouilles de service sur le rĂ©seau routier, etc.);
  • Le suivi du temps de travail, lorsque ce suivi ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ© par d’autres moyens.

En revanche, l’utilisation d’un systĂšme de gĂ©olocalisation ne saurait ĂȘtre justifiĂ©e lorsqu’un employĂ© dispose d’une libertĂ© dans l’organisation de ses dĂ©placements (visiteurs mĂ©dicaux, VRP, etc.). La Commission rappelle que l’utilisation d’un dispositif de gĂ©olocalisation ne doit pas conduire Ă  un contrĂŽle permanent de l’employĂ© concernĂ©.

A cet Ă©gard, la dĂ©claration auprĂšs de la CNIL doit prĂ©voir l'ensemble des finalitĂ©s du traitement, ainsi une entreprise qui dĂ©clarerait que le systĂšme a pour seule finalitĂ© la localisation des vĂ©hicules les plus proches des clients, ne pourrait pas utiliser les informations issues du systĂšme pour dĂ©montrer une faute commise par un salariĂ©. S'il le faisait, l'employeur commettrait un dĂ©lit de dĂ©tournement de finalitĂ© passible de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende.

FrontiÚre entre le travail et la vie privée

Les outils de gĂ©olocalisation prĂ©sentent des risques certains au regard des droits collectifs (droit syndical, droit de grĂšve) et des libertĂ©s individuelles (libertĂ© d’aller et venir anonymement, droit Ă  la vie privĂ©e) qui doivent ĂȘtre respectĂ©s dans le cadre professionnel. La gĂ©olocalisation soulĂšve donc deux questions :

  • Celle de la frontiĂšre entre travail et vie privĂ©e,
  • Celle du niveau de contrĂŽle permanent qu’il est admissible de faire peser sur un employĂ©.

La Commission considĂšre ainsi que le responsable du traitement ne doit pas collecter des donnĂ©es relatives Ă  la localisation d’un employĂ© en dehors des horaires de travail de ce dernier. C’est pourquoi, la Commission recommande que les employĂ©s aient la possibilitĂ© de dĂ©sactiver la fonction de gĂ©olocalisation des vĂ©hicules Ă  l’issue de leur temps de travail lorsque ces vĂ©hicules/dispositifs peuvent ĂȘtre utilisĂ©s Ă  des fins privĂ©es. Les employĂ©s investis d’un mandat Ă©lectif ou syndical ne doivent pas ĂȘtre l’objet d’une opĂ©ration de gĂ©olocalisation lorsqu’ils agissent dans le cadre de l’exercice de leur mandat.

Information et Droits du salarié

L'entreprise doit obtenir de la part des salariĂ©s concernĂ©s la signature d'un document spĂ©cifiant qu'ils peuvent ĂȘtre Ă  tout moment localisĂ©s pendant leurs heures de travail. D'autre part, elle est tenue de mettre en place une procĂ©dure leur permettant de couper le service. Les employĂ©s doivent ĂȘtre clairement informĂ©s de la façon dont ils pourront la mettre en Ɠuvre.

Le responsable du traitement doit procĂ©der, conformĂ©ment aux dispositions du code du travail et Ă  la lĂ©gislation applicable aux trois fonctions publiques, Ă  l’information et Ă  la consultation des instances reprĂ©sentatives du personnel avant la mise en Ɠuvre d’un dispositif de gĂ©olocalisation des employĂ©s. ConformĂ©ment Ă  l’article 32 de la loi du 6 janvier 1978 modifiĂ©e en aoĂ»t 2004 et Ă  l’article 34-1 IV. 3du code des postes et des communications Ă©lectroniques, les employĂ©s doivent ĂȘtre informĂ©s individuellement, prĂ©alablement Ă  la mise en Ɠuvre du traitement :

  • de la finalitĂ© ou des finalitĂ©s poursuivie(s) par le traitement de gĂ©olocalisation ;
  • des catĂ©gories de donnĂ©es de localisation traitĂ©es ;
  • de la durĂ©e de conservation des donnĂ©es de gĂ©olocalisation les concernant ;
  • des destinataires ou catĂ©gories de destinataires des donnĂ©es ;
  • de l’existence d’un droit d’accĂšs, de rectification et d’opposition et de leurs modalitĂ©s d’exercice ;
  • le cas Ă©chĂ©ant, des transferts de donnĂ©es Ă  caractĂšre personnel envisagĂ©s Ă  destination d’un Etat non membre de la CommunautĂ© europĂ©enne.

La Commission rappelle que chaque employĂ© doit pouvoir avoir accĂšs aux donnĂ©es issues du dispositif de gĂ©olocalisation le concernant en s’adressant au service ou Ă  la personne qui lui aura Ă©tĂ© prĂ©alablement indiquĂ©.

Durée de conservation

Les donnĂ©es relatives Ă  la localisation d’un employĂ© ne peuvent ĂȘtre conservĂ©es que pour une durĂ©e pertinente au regard de la finalitĂ© du traitement qui a justifiĂ© cette gĂ©olocalisation. La Commission estime, au regard des finalitĂ©s pouvant justifier la mise en Ɠuvre d’un dispositif de gĂ©olocalisation, qu’une durĂ©e de conservation de deux mois paraĂźt proportionnĂ©e. Les donnĂ©es de localisation peuvent ĂȘtre conservĂ©es pour une pĂ©riode supĂ©rieure Ă  deux mois si une telle conservation est rendue nĂ©cessaire soit dans un objectif d’historique des dĂ©placements Ă  des fins d’optimisation des tournĂ©es, soit Ă  des fins de preuve des interventions effectuĂ©es lorsqu’il n’est pas possible de rapporter la preuve de cette intervention par un autre moyen. Dans ces cas, une durĂ©e de conservation d’un an paraĂźt proportionnĂ©e, cette durĂ©e ne faisant pas obstacle Ă  une conservation plus longue en cas de contestation, dans ce dĂ©lai d’un an, des prestations effectuĂ©es. Dans le cadre du suivi du temps de travail, seules les donnĂ©es relatives aux horaires effectuĂ©s peuvent ĂȘtre conservĂ©s pour une durĂ©e de cinq ans.

Personnes ayant accĂšs au suivi

L’accĂšs aux donnĂ©es de gĂ©olocalisation doit ĂȘtre limitĂ© aux seules personnes qui, dans le cadre de leur fonction, peuvent lĂ©gitimement en avoir connaissance au regard de la finalitĂ© du dispositif (telles que les personnes en charge de coordonner, de planifier ou de suivre les interventions, personnes en charge de la sĂ©curitĂ© des biens transportĂ©s ou des personnes ou le responsable des ressources humaines). Le responsable du traitement doit dĂšs lors prendre toutes prĂ©cautions utiles pour prĂ©server la sĂ©curitĂ© de ces donnĂ©es et empĂȘcher, notamment en mettant en place des mesures de contrĂŽle et d’identification, que des employĂ©s non autorisĂ©s y aient accĂšs.

Jurisprudence

Dans un arrĂȘt, il a Ă©tĂ© jugĂ© qu’une filature organisĂ©e par l’employeur afin de contrĂŽler et de surveiller l’activitĂ© d’un salariĂ© constitue un moyen de preuve illicite, qui ne peut donc ĂȘtre invoquĂ© en justice, mĂȘme lorsque le salariĂ© avait Ă©tĂ© informĂ© de la possibilitĂ© de ce contrĂŽle (Cass.soc., 26 novembre 2002 n°00-42.401 Meret c/ StĂ© Wyeth-Lederle) 4.

De surcroĂźt, dans un arrĂȘt de la CA d’Agen en date du 3 aoĂ»t 2005, la Cour Ă©nonce, Ă  juste titre, que :

« la gĂ©olocalisation d’un vĂ©hicule doit ĂȘtre proportionnĂ©e au but recherchĂ© et que la mise sous surveillance permanente des dĂ©placements des salariĂ©s est disproportionnĂ©e lorsque des vĂ©rifications peuvent ĂȘtre faites par d’autres moyens, comme c’est le cas en l’espĂšce, puisque l’employeur pouvait mener des enquĂȘtes auprĂšs des clients que le salariĂ© Ă©tait censĂ© visiter (
) qu’il rĂ©sulte de ces Ă©lĂ©ments que la mise en Ɠuvre du GPS Ă©tait illĂ©gale comme disproportionnĂ©e au but recherchĂ© et ne peut ĂȘtre admise en preuve Â».

De ce fait, la surveillance systĂ©matique des dĂ©placements des salariĂ©s pourrait ĂȘtre assimilĂ©e par les juridictions Ă  une vĂ©ritable « filature Ă©lectronique Â» et constituer ainsi une atteinte Ă  la vie privĂ©e de ces derniers, susceptible de ne pouvoir ĂȘtre justifiĂ©e par les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’employeur, eu Ă©gard Ă  son caractĂšre disproportionnĂ© (Dossier thĂ©matique de la CNIL).

La commission rappelle que le dĂ©tournement de finalitĂ© est sanctionnĂ© par l’article 226-21 du Code pĂ©nal, qui prĂ©voit une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 Euros d’amende.

Notes

  1. ↑ ex : OpenCellID
  2. ↑ DĂ©libĂ©ration CNIL concernant la gĂ©olocalisation, DĂ©libĂ©ration n°2006-066 du 16 mars 2006 portant adoption d'une recommandation relative Ă  la mise en Ɠuvre de dispositifs destinĂ©s Ă  gĂ©olocaliser les vĂ©hicules automobiles utilisĂ©s par les employĂ©s d'un organisme privĂ© ou public.
  3. ↑ Loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative Ă  l'informatique, aux fichiers et aux libertĂ©s
  4. ↑ Cass. soc., 26 avril 2006, SociĂ©tĂ© Argedis c/ M. Jeannot Audin, n° 04-43.582, F-P+B, La surveillance d'un salariĂ© sur son lieu de travail par son supĂ©rieur, mĂȘme s'il n'en a pas Ă©tĂ© informĂ©, ne constitue pas un mode de preuve illicite

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

 
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