|
{revue}
Free, entreprise filiale du groupe Iliad, est l'un des principaux fournisseurs d'accès à Internet en France, deuxième en nombre d'abonnés haut-débit (en tenant compte de ceux d'Alice), devant SFR et derrière Orange2. Le réseau de Free, utilisé par des sociétés du groupe Iliad, est appelé Proxad.
HistoriqueL'offre internet en réseau téléphonique commutéFree fait figure de pionnier de l'accès à Internet, en France, en étant l'un des trois premiers à proposer dès le 26 avril 1999 un accès à Internet sans abonnement ni numéro surtaxé. Ses prédécesseurs sur le créneau de l'accès sans abonnement furent World Online (1er avril 1999), puis Freesurf (19 avril 1999), mais sur un nombre de régions plus limité. Ce service inclut le courrier électronique (POP3/IMAP4) accessible aussi par une interface Web IMP. La destruction des courriels indésirables, ainsi qu'un classement automatique des courriels entrants dans différents répertoires (si on utilise l'interface web), est possible grâce à l'outil mfilter. Dans le passé, mfilter permettait aussi d'envoyer une réponse automatique personnalisée à l'expéditeur déclaré des mails refusés. Cette possibilité a été supprimée entre le 23 et le 26 août 2007. Cette suppression a pour but d'éviter les problèmes de boucle avec les mails en réponse automatique signalant que l'expéditeur du spam n'existe pas3. Free propose également un hébergement Web gratuit dont la capacité initiale de 100 Mo est passée à 1 Go depuis début 2005 puis 10 Go depuis juin 2006 par défaut avec support de PHP et MySQL. Depuis septembre 2006, Free propose également PostgreSQL. De plus, Free propose maintenant une gestion de plugins permettant de transformer son espace web en wiki, album photo, blog… (ceci est actuellement suspendu à cause de bugs récurrents, dans la future version l'intégration des modules se fera directement et non pas une nuit après.) L'offre internet ADSLFree est aussi l'une des entreprises françaises pionnières dans l'accès et l'offre Internet par ADSL, après un début chaotique au début de l'année 2000 qui servait principalement de test : à l'époque, les infrastructures techniques et légales n'étaient pas au rendez-vous (conflit notamment avec France Telecom sur le dégroupage). L'offre Triple playFree lance enfin en novembre 2002 une offre ADSL dégroupée à un prix plus attractif que ses concurrents, tout en ajoutant, plusieurs mois après, des services comme la téléphonie illimitée (août 2003) vers les fixes (VoIP : Voice over IP ou voix sur réseau IP) ou la télévision (décembre 2003) pour les abonnés bénéficiant de la Freebox, et ceci sans surcoût d'abonnement. Cet abonnement à Free Haut Débit coûte 29,99 € par mois depuis son lancement. On reproche parfois à Free d'avoir imposé des prix trop bas sur le marché.4 Le dégroupage totalEn 2004, Free est le second fournisseur d'accès en France à proposer le dégroupage total, après Alice (Telecom Italia en fin 2003), et permet de s'affranchir de l'abonnement à France Télécom. Puis l'offre ADSL 2+ est lancée : elle permet d'obtenir un débit supérieur par rapport à une connexion ADSL classique, à distance égale du central téléphonique, et une portée supérieure des équipements à débit égal. L'offre fibre FTTHFree a annoncé en septembre 2006 une offre fibre optique en FTTH (Fiber To The Home). 100 Mbps en réception, 50 Mbps en émission, deux boitiers Freebox pouvant recevoir la télévision en HD. Boitier Freebox Optique, dotée de 4 ports Ethernet, intégrant les fonctions routeur et Wi-Fi. Boitier Freebox HD, incluant un magnétoscope numérique et pouvant être reliée à la Freebox Optique en Ethernet ou en Wi-Fi. Cet abonnement à Free Très Haut Débit coûte lui aussi 29,99 € par mois, mais ne couvre encore que quelques quartiers dans les plus grandes villes. Fin 2008, le déploiement de cette offre est loin derrière celui de Numericable5. L'internationalisationFree possède le 3e réseau (réseau DWDM classique) privé en termes de couverture nationale et de capacité. Le réseau de Free est désormais international : il est présent à Washington (États-Unis), Londres (Royaume-Uni), Amsterdam (Pays-Bas) et Francfort (Allemagne). Bien que ces liaisons soient souvent sur des fibres optiques louées à d'importants opérateurs internationaux (Level 3, Global Crossing…), cela permet de diminuer significativement les coûts liés au trafic à destination des pays dans lesquels Free est désormais présent. La téléphonie mobileArticle détaillé : Free Mobile.
Le 17 décembre 2009, l'ARCEP a validé la candidature de Free Mobile pour la dernière licence 3G métropolitaine, l'autorisant à utiliser les fréquences de la bande 2,1 GHz pour mettre en place et utiliser son réseau mobile6. Le 13 janvier, l'ARCEP a attribué à Free Mobile son autorisation d'utilisation de fréquences. Offres de FreeFree propose trois offres sous sa propre marque :
Free propose également une offre AliceBox de type ADSL sous la marque Alice. Fin 2008, le revenu moyen par abonné ADSL (Average Revenue Per User) était de 36,9 € HT[réf. nécessaire]. ServicesPour tous les abonnés
Freebox
Serveurs
Autres servicesFree héberge les miroirs de nombreux logiciels libres et de distributions Linux. Free permet de stocker un fichier allant jusqu’à 10 Go pendant une durée de 30 jours (renouvelés à chaque téléchargement du fichier, le nombre de jours dépend de l'espace libre des serveurs). Cela peut permettre de s'affranchir de certaines limites imposées aux utilisateurs de messagerie électronique (ce genre de service limite généralement l'envoi de pièces jointes à 2-5 Mo). Ce service est réservé en priorité aux abonnés Free, c'est pourquoi il existe une limitation de bande passante pour tout abonné d'un autre opérateur. Ce service est actuellement en version expérimentale beta.8 La « Fondation d'Entreprise Free » a été créée le 11 septembre 20069 sur l'idée de Xavier Niel afin de s'occuper des nouveaux services développés par la société via Iliad. Le but est de pouvoir fournir des services minimaux de communication, tout en profitant du développement du FTTH. Ces réseaux optiques créés dans les bâtiments permettent ainsi d'avoir une ligne reliée à ce système optique, et disposant d'une connexion Internet bas débit gratuite, d'une réception des chaines de la TNT, et d'une ligne téléphonique. Filtage peer to peerLe service peer to peer est bridé. Il est arrivé que pour certaines zones ( non dégroupées ), un bridage des protocoles de P2P mis en place se soit transformé en blocage quasi-total10, contrariant par ce fait toute utilisation légale du P2P. S'ajoute à cela le bridage des newsgroups11. PublicitésCrétin.frFree utilisait la marque fictive Crétin.fr. Le principe du site Crétin.fr consistait d'une part à la parodie proprement dite d'un concurrent fictif prenant ses abonnés pour des « crétins », d'autre part à permettre aux « freenautes »12 de déposer leurs propres films parodiques et voter pour leur film parodique préféré. Les films ayant obtenu le plus grand nombre de votes gagnaient le renouvellement gratuit de leur Freebox13 par une Freebox HD14. Une des vidéos ayant reçu le plus grand nombre de votes et qui a fini par sortir du cadre du concours pour atteindre Youtube ou Dailymotion est la vidéo 5 bonnes raisons de s'abonner à Crétin.fr [1], réalisée par LeKipou. RodolpheÀ partir de 2009, les nouvelles publicités télévisuelles de Free sont centrées autour d'un personnage : Rodolphe. Contrairement à Alice (marque du groupe Iliad depuis 2008) et sa jolie blonde, les publicités qui mettent en scène Rodolphe sont ouvertement humoristiques, tout en mettant en avant les atouts commerciaux et techniques des services de Free. ProblèmesPlaintesLe 21 février 2006, Free est condamné par le Tribunal de grande instance de Paris à payer 30 000 € à titre de dommages-intérêts à l'UFC-Que Choisir et 15 000 € à l'association Familles de France pour 32 articles dans les conditions générales de vente de Free jugés abusifs. Free a réagi en regrettant l'instrumentalisation des tribunaux par certaines associations de consommateurs en mal de publicité et de financement 15. Un peu plus de deux mois plus tard, Free informe ses abonnés du changement des CGV. En mai 2006 l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir lance plusieurs centaines de procédures judiciaires contre la société, à la suite d'un grand nombre de plaintes d'abonnés. À la suite d'une plainte contre X en diffamation, les dirigeants d'UFC-Que Choisir ont été mis en examen. Cette dernière plainte a finalement été rejetée par la cour d'appel de Paris (11ème chambre). En juillet 2007, Free est condamnée à rembourser trois abonnés et à payer 20 000 euros de dommages et intérêts à l'UFC-Que Choisir, mais elle fait appel. Un nouveau procès est prévu en novembre 200916. En octobre 2009, l'association UFC-Que Choisir attaque Free qui est le seul FAI français à surtaxer sa hotline (0.34€ la minute)16. Le 7 décembre 2009, la même association annonce qu'elle a saisi le Tribunal de Grande Instance de Paris à l'encontre de Free pour « pratiques déloyales et illicites dans ses conditions de vente »17. Controverses sur le respect des logiciels libresFree utilise des logiciels libres dans un grand nombre de ses équipements, dont la Freebox qui est prêtée à ses abonnés : elle utilise Linux pour son noyau, ainsi que d'autres logiciels sous GPL(v2), notamment pour ses divers pilotes. Or, la GPL impose de publier le code source de tout logiciel basé sur un logiciel sous GPL, ou réutilisant tout ou partie de son code, notamment lorsqu'il est distribué. Mais Free a toujours refusé de publier le code source des logiciels utilisés par sa Freebox, estimant qu'il n'y avait pas distribution, le terminal Freebox étant produit et prêté à l'abonné qui est tenu de le restituer en fin d'abonnement. La Freebox est dite propriété insaisissable, au même titre que les compteurs électriques ou de gaz propriétés de leurs compagnies respectives. Le client ne peut donc pas modifier le terminal, sous peine d'être facturé lors de la résiliation (190 € pour Freebox v4, 290 € pour le boîtier multimédia de la Freebox HD, 150 € pour le boîtier ADSL de la Freebox HD18). Notes et références
Voir aussiArticles connexesLiens externes
Le Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||