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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Francisation (homonymie).

La francisation d√?¬©signe l'extension de la langue fran√?¬ßaise par son adoption en tant que langue maternelle ou non, adoption pouvant √?¬™tre subie ou voulue par les populations concern√?¬©es1,2,3,4.

Dans le monde | modifier le code

Le nombre de francophones (au sens de √?¬ę sachant lire et √?¬©crire le fran√?¬ßais √?¬Ľ mais en excluant ceux sachant juste le parler car ces statistiques sont difficiles √?¬† obtenir) dans le monde ne cesse d'augmenter, passant de 106 millions en 19855 √?¬† 173,2 millions en 19976, 183 millions en 2005, 200 millions en 20077 et 220 millions en 2010 (+10 % par rapport √?¬† 2007)8. L'organisation internationale de la francophonie (OIF)9 pr√?¬©voit une tr√?¬®s forte augmentation du nombre de francophones en Afrique avec la hausse du niveau d'√?¬©ducation : leur nombre devrait atteindre 400 millions en 2025 puis 715 millions en 2050 (pr√?¬©vision revue √?¬† la hausse en 2010), puis atteindre 1 milliard en 2060 (pr√?¬©visions revue √?¬† la hausse en 2013)10 c'est-√?¬†-dire √?¬™tre multipli√?¬© par 5, alors que la population mondiale ne se multiplierait que par 1,5 sur la m√?¬™me p√?¬©riode11,12. Selon ces projections, la population francophone devrait donc passer de 3 % en 2000 √?¬† plus de 8 % de la population mondiale en 2050 et neuf francophones sur dix ayant de 15 √?¬† 29 ans seraient des Africains12.

Selon l'OIF, le chiffre de 220 millions de francophones est sous-√?¬©valu√?¬©13, car il ne comptabilise que les personnes sachant √?¬©crire, comprendre et parler couramment le fran√?¬ßais, excluant ainsi du d√?¬©compte une grande partie de la population africaine, qui ne sait pas √?¬©crire14; le fran√?¬ßais est aussi la langue dont la part relative de locuteurs augmente le plus rapidement dans le monde9. Quant au Conseil √?¬©conomique et social, il estime que le nombre mondial de personnes parlant et comprenant le fran√?¬ßais aurait d√?¬©pass√?¬© la barre des 500 millions en 200015,16.

Depuis sa cr√?¬©ation, de plus en plus de gouvernements rejoignent l'OIF : de 21 gouvernements √?¬† sa cr√?¬©ation en 1970, elle en compte 77 en 201317 (57 membres et 20 observateurs), les derniers l'ayant rejoint en 2012 √?¬©tant le Qatar (membre) et l√ʬ?¬?Uruguay (observateur)18, ce qui fait d'elle la plus grande organisation linguistique mondiale.

Le fran√?¬ßais est aussi la langue √?¬©trang√?¬®re la plus apprise apr√?¬®s l√ʬ?¬?anglais19,20. Les personnes apprenant le fran√?¬ßais sont aussi en forte augmentation, pr√?¬®s de 30 % entre 1994 et 200421 tous continents confondus, l'Afrique √?¬©tant en t√?¬™te avec une augmentation de 60,37 % de 1994 √?¬† 2002, passant de 32 808 681 apprenants du fran√?¬ßais en 1994 √?¬† 52 617 368 en 200222 et de 62 % de 1994 √?¬† 2004, suivie de l'Asie avec une augmentation de 48,8 % de 1994 √?¬† 200423.

En 2010, l'espace francophone repr√?¬©sente 20 % du commerce mondial des marchandises, en augmentation par rapport √?¬† 200524.

En 2013, les 77 √?¬?tats et gouvernements de l√ʬ?¬?OIF totalisent 990 millions d√ʬ?¬?habitants, soit 14 % de la population mondiale.

D√?¬®s 2015, l'espace francophone, tout comme l'espace arabophone, devrait d√?¬©passer en population l'espace hispanophone, devenant ainsi le 3e au monde apr√?¬®s les espaces anglophone et sinophone25, et pourrait passer ce dernier √?¬† l'horizon 2050[r√?¬©f. n√?¬©cessaire] si la d√?¬©mographie chinoise suit les pr√?¬©visions d√?¬©mographiques √?¬† la baisse √?¬† la suite de la politique de l'enfant unique.

Europe | modifier le code

Selon le groupe de prospective Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), l'importante croissance d√?¬©mographique de la France (et des pays francophones d'o√?¬Ļ viennent une grande partie des immigrants arrivant dans l'Union europ√?¬©enne) est la cl√?¬© de la renaissance du fran√?¬ßais en tant que langue trans-europ√?¬©enne de premier plan. Du fait de ses quelque 80 millions de locuteurs (en rapide augmentation), le fran√?¬ßais est d√?¬©j√?¬† la deuxi√?¬®me langue maternelle de l'Union europ√?¬©enne. L'effacement de la p√?¬©riode de l'apr√?¬®s-guerre, laquelle vit la langue fran√?¬ßaise perdre de son attrait en tant que langue politique des √?¬©lites, joue un r√?¬īle positif dans le regain de vitalit√?¬© du fran√?¬ßais26.

En 2012, l√ʬ?¬?Agence universitaire de la Francophonie (AUF) d√?¬©cide de la mise en place de Centres de r√?¬©ussite universitaire en Europe centrale et orientale. Cette action entend renforcer l√ʬ?¬?enseignement du et en fran√?¬ßais et la pr√?¬©sence francophone au sein des √?¬©tablissements membres de l√ʬ?¬?AUF en Europe centrale et orientale. Elle met en place au sein des universit√?¬©s partenaires des espaces didactiques dot√?¬©s de ressources p√?¬©dagogiques et d√ʬ?¬?√?¬©quipements techniques de pointe, ainsi que des m√?¬©diath√?¬®ques ; l√ʬ?¬?ensemble favorise la diffusion de ressources francophones centr√?¬©es sur l√ʬ?¬?apprentissage du fran√?¬ßais. 30 Centres de r√?¬©ussite universitaire seront install√?¬©s dans des universit√?¬©s membres implant√?¬©es dans 10 pays (Arm√?¬©nie, Bulgarie, Kazakhstan, Lituanie, Moldavie, Roumanie, Russie, Slovaquie, Turquie, Ukraine)27.

Francisation historique de la France | modifier le code

Moyen √?¬?ge | modifier le code

Au Moyen √?¬?ge, la France n'a pas d'unit√?¬© linguistique, car au d√?¬©but du IXe si√?¬®cle le latin n'est plus qu'une langue √?¬ę sacr√?¬©e √?¬Ľ, on y parle diff√?¬©rentes langues germaniques, basque, celtique, et romanes, ces derni√?¬®res morcel√?¬©es en diff√?¬©rents dialectes, que l'on peut regrouper en trois diff√?¬©rents groupes :

√?¬? cette √?¬©poque le fran√?¬ßais n'√?¬©tait qu'une langue parmi d'autres, appel√?¬©e le √?¬ę fran√?¬ßoys √?¬Ľ, √?¬ę franceis √?¬Ľ, ou √?¬ę fran√?¬ßois √?¬Ľ. Mais elle a pour atout de se trouver dans une r√?¬©gion en explosion d√?¬©mographique, Paris et sa r√?¬©gion28. Le fran√?¬ßois s'enrichit donc tr√?¬®s vite gr√?¬Ęce √?¬† l'apport des autres parlers d√ʬ?¬?o√?¬Įl alentour, et plus Paris prenait de l'importance, plus des gens de tout le pays y affluaient, apportant avec eux leur variante linguistique.

La p√?¬©riode qui s'√?¬©tend de la fin du XIe si√?¬®cle au d√?¬©but du XIVe si√?¬®cle correspond √?¬† une p√?¬©riode de rayonnement du fran√?¬ßais m√?¬©di√?¬©val. Le fran√?¬ßais devient une langue internationale, parl√?¬©e dans toutes les cours des royaumes d'Europe, ce qui laissa des marques dans toutes les langues europ√?¬©ennes. Elle devient la √?¬ę lingua franca √?¬Ľ du monde, les lois sont r√?¬©dig√?¬©es en fran√?¬ßais, la diplomatie se fait en fran√?¬ßais.

Les langues d'o√?¬Įl, sous leur forme normande, s'introduisent en Angleterre dans le sillage de la conqu√?¬™te de ce pays par Guillaume le Conqu√?¬©rant en 1066. Puis le normand c√?¬©da, le r√?¬®gne du fran√?¬ßais y durera plus de trois cents ans. Le vocabulaire anglais en a de profondes marques : 70 % √?¬† 72 % de l'anglais vient du normand ainsi que du fran√?¬ßais29. On raconte qu'√?¬† cette √?¬©poque on parlait plus fran√?¬ßais en Angleterre qu'en France30,31,32.

On voit l'importance que commence √?¬† prendre le fran√?¬ßais quand, en 1250, Saint Louis commande une traduction de la Bible en fran√?¬ßais. L'√?¬©rudit florentin Brunetto Latini √?¬©crit en langue d'o√?¬Įl son Livre du Tr√?¬©sor, vers 1265, et s'en explique en d√?¬©clarant que c'est l√?¬†, la √?¬ę parlure plus d√?¬©lectable et plus commune √?¬† toutes gens √?¬Ľ. Le chroniqueur v√?¬©nitien M. da Canale assure, √?¬† la fin du XIIIe si√?¬®cle, que √?¬ę la langue fran√?¬ßaise court le monde √?¬Ľ33.

C'est au XIIIe si√?¬®cle qu'apparurent des √?¬?uvres litt√?¬©raires en fran√?¬ßais. En 1298, Marco Polo r√?¬©dige ses r√?¬©cits de voyages en fran√?¬ßais34.

Ordonnance de Villers-Cotter√?¬™ts | modifier le code

Mais c'est en 1539 que d√?¬©bute officiellement la francisation de la France avec la proclamation de l√ʬ?¬?ordonnance de Villers-Cotter√?¬™ts, sign√?¬©e par Fran√?¬ßois Ier : elle impose le fran√?¬ßais comme langue du droit et de l√ʬ?¬?administration en France, en remplacement du latin. Cependant30, il ne faut pas en conclure que tous les Fran√?¬ßais parlent cette langue : les historiens estiment que 10 % √?¬† 20 % de la population parle la langue du roi au XVIe si√?¬®cle35. Bien que l'ordonnance soit relativement longue avec ses 192 articles36, seuls les articles 110 et 111 concernaient la langue :

Texte original :

  • 110. Que les arretz soient clers et entendibles et afin qu'il n'y ayt cause de doubter sur l'intelligence desdictz Arretz, nous voullons et ordonnons qu'ilz soient faictz et escriptz si clerement qu'il n'y ayt ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interpretacion.
  • 111. Nous voulons que doresenavant tous arretz, ensemble toutes aultres procedeures, soient de noz courtz souveraines ou aultres subalternes et inferieures, soient de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et aultres quelzconques actes et exploictz de justice ou qui en deppendent, soient prononcez, enregistrez et delivrez aux parties en langaige maternel francoys et non aultrement.

En fran√?¬ßais moderne :

  • 110. Afin qu√ʬ?¬?il n√ʬ?¬?y ait cause de douter sur l√ʬ?¬?intelligence des arr√?¬™ts de nos cours souveraines, nous voulons et ordonnons qu√ʬ?¬?ils soient faits et √?¬©crits si clairement, qu√ʬ?¬?il n√ʬ?¬?y ait ni puisse avoir aucune ambigu√?¬Įt√?¬©/ambig√?¬ľit√?¬© ou incertitude, ni lieu √?¬† demander interpr√?¬©tation.
  • 111. Nous voulons donc que dor√?¬©navant tous arr√?¬™ts, et ensemble toutes autres proc√?¬©dures, soient de nos cours souveraines ou autres subalternes et inf√?¬©rieures, soient des registres, enqu√?¬™tes, contrats, testaments et autres quelconques actes et exploits de justice ou qui en d√?¬©pendent, soient prononc√?¬©s, enregistr√?¬©s et d√?¬©livr√?¬©s aux parties en langage maternel fran√?¬ßais et non autrement.

Temps modernes | modifier le code

En revanche, le fran√?¬ßais est couramment pratiqu√?¬© dans toutes les cours europ√?¬©ennes. En 1685, Pierre Bayle peut ainsi √?¬©crire que le fran√?¬ßais est √?¬ę le point de communication de tous les peuples de l'Europe √?¬Ľ37. Jusqu'√?¬† la fin du XVIIIe si√?¬®cle, les √?¬©l√?¬®ves apprennent toujours √?¬† lire en latin, qui a toujours le statut de langue de transmission du savoir. Le fran√?¬ßais est enseign√?¬© de mani√?¬®re rudimentaire : simples notions d'orthographe et de grammaire. De plus, les classes se d√?¬©roulent toujours en dialecte local afin de se faire comprendre des √?¬©l√?¬®ves, car ces dialectes sont toujours utilis√?¬©s comme langue courante en France.

En juin 1794 l'abb√?¬© Gr√?¬©goire r√?¬©v√?¬®le qu'on ne parlait le fran√?¬ßais que dans 15 d√?¬©partements sur 83, il lui para√?¬ģt paradoxal, et pour le moins insupportable, de constater que moins de 3 millions de Fran√?¬ßais sur 28 parlent la langue nationale, alors que dans toute la Nouvelle-France, cela fait plus de cent ans que le fran√?¬ßais est unifi√?¬© et parl√?¬© couramment de B√?¬Ęton-Rouge √?¬† Montr√?¬©al38.

Mais c'est la R√?¬©volution fran√?¬ßaise qui va marquer une amplification consid√?¬©rable de la francisation du territoire avec le √?¬ę plan Talleyrand √?¬Ľ, qui pr√?¬©voit de n'enseigner que le fran√?¬ßais afin de chasser cette √?¬ę foule de dialectes corrompus, derniers vestiges de la f√?¬©odalit√?¬© √?¬Ľ.

Pour la premi√?¬®re fois on associe langue et nation, le fran√?¬ßais est alors consid√?¬©r√?¬© comme le ciment de l'unit√?¬© nationale39.

Le 17 novembre 1794, en vue d'acc√?¬©l√?¬©rer le francisation dans les campagnes, la Convention nationale adopte le d√?¬©cret de Joseph Lakanal et, le lendemain, toujours sur proposition de Lakanal, est d√?¬©cid√?¬©e la cr√?¬©ation de 24 000 √?¬©coles primaires (une √?¬©cole par 1 000 habitants). Le gouvernement veut que le fran√?¬ßais s'impose l√?¬† ou il y a des √?¬©coles, le d√?¬©cret du 27 janvier 1794 ordonne aux instituteurs de n'enseigner qu'en fran√?¬ßais √?¬ę dans les campagnes de plusieurs d√?¬©partements dont les habitants parlent divers idiomes. √?¬Ľ

Les dialectes c√?¬®dent donc progressivement la place √?¬† un enseignement du fran√?¬ßais, la loi Guizot de 1833 amplifie le ph√?¬©nom√?¬®ne de francisation : √?¬ę l'instruction primaire comprend n√?¬©cessairement [√ʬ?¬¶] les √?¬©l√?¬©ments de la langue fran√?¬ßaise. √?¬Ľ

En 1831 les lois visant √?¬† la francisation continuent √?¬† √?¬™tre vot√?¬©es, on peut par exemple voir cette directive de monsieur Auguste Romieu, sous-pr√?¬©fet de Quimper :

√?¬ę Multiplions les √?¬©coles, cr√?¬©ons pour l'am√?¬©lioration morale de la race humaine quelques unes de ces primes que nous r√?¬©servons aux chevaux ; faisons que le clerg√?¬© nous seconde en n'accordant la premi√?¬®re communion qu'aux seuls enfants qui parleront le fran√?¬ßais [...]. √?¬Ľ

Dans toutes les √?¬©coles, l'enseignement doit √?¬™tre fait en fran√?¬ßais, comme on le remarque dans les r√?¬®glements locaux comme par exemple le r√?¬®glement pour les √?¬©coles primaires √?¬©l√?¬©mentaires de l'arrondissement de Lorient, adopt√?¬© par le Comit√?¬© sup√?¬©rieur de l'arrondissement en 1836 et approuv√?¬© par le recteur en 184240.

Vers 1880, les ministres de l√ʬ?¬?Instruction publique Jules Ferry et Jules Simon introduisent la notion de r√?¬©daction et de composition, puis l'√?¬©tude de la litt√?¬©rature afin d'√?¬©voquer la dimension culturelle de la langue fran√?¬ßaise.

2. Discipline

Article 19

Chaque classe commence et se termine par une pri√?¬®re en fran√?¬ßais, qui est arr√?¬™t√?¬©e par le comit√?¬© local sur proposition du cur√?¬©.

Article 21

Il est d√?¬©fendu aux √?¬©l√?¬®ves de parler breton, m√?¬™me pendant la r√?¬©cr√?¬©ation et de prof√?¬©rer aucune parole grossi√?¬®re. Aucun livre breton ne devra √?¬™tre admis ni tol√?¬©r√?¬©. S'exprimer en breton et parler "grossi√?¬®rement" font l'objet de la m√?¬™me prohibition41.

Mais c'est la loi Ferry qui en 1881 institue la gratuit√?¬© de l'√?¬©cole primaire et en 1882 la rend obligatoire, imposant finalement la langue nationale sur tout le territoire fran√?¬ßais et la d√?¬©mocratisant.

Pourtant en 1863, sur 38 millions de Fran√?¬ßais on en comptabilisait toujours 7,5 millions ne connaissant pas la √?¬ę langue nationale √?¬Ľ. D'apr√?¬®s les t√?¬©moignages de l'√?¬©poque, les enfants des villages ne retenaient presque rien du fran√?¬ßais appris √?¬† l'√?¬©cole, celui-ci √?¬ę ne laisse pas plus de trace que le latin n'en laisse √?¬† la plupart des √?¬©l√?¬®ves sortis des coll√?¬®ges √?¬Ľ. Les √?¬©l√?¬®ves reparlent leur patois √?¬† la maison.

Au cours du XXe si√?¬®cle et jusque dans les ann√?¬©es 1960, les gouvernements ont adopt√?¬© pas moins de 40 lois concernant surtout l'enseignement, la presse, l'administration et l'orthographe.

Au d√?¬©but du XIXe si√?¬®cle, le minist√?¬®re de l'√?¬©ducation nationale trouvait que la francisation √?¬©tait trop lente, les autorit√?¬©s d√?¬©cid√?¬®rent donc de nommer des professeurs d'une autre r√?¬©gion pour les rendre incapables de parler les patois et donc les forcer √?¬† utiliser le fran√?¬ßais.

La Grande Guerre a aussi particip√?¬© √?¬† la francisation de la France, des hommes de toutes les r√?¬©gions se retrouvant ensemble √?¬† combattre avec comme seule langue commune le fran√?¬ßais, la francisation s'est donc encore amplifi√?¬©e durant la Premi√?¬®re Guerre mondiale42.

En 1925, Anatole de Monzie, ministre de l√ʬ?¬?Instruction publique proclame : √?¬ę Pour l'unit√?¬© linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse √?¬Ľ43.

En 1926, le grammairien Ferdinand Brunot √?¬©crit dans son Histoire de la langue fran√?¬ßaise que les patois sont encore bien vivants dans les campagnes. Au XVIIIe si√?¬®cle, comme de nos jours, le patois √?¬©tait chez lui partout o√?¬Ļ l'on causait au village [√ʬ?¬¶]. √?¬? l'heure actuelle, le fran√?¬ßais est la langue des villes, le patois, la langue des campagnes44.

En 1972, Georges Pompidou, alors pr√?¬©sident de la R√?¬©publique, d√?¬©clare au sujet des langues r√?¬©gionales : √?¬ę Il n'y a pas de place pour les langues et cultures r√?¬©gionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau. √?¬Ľ45.

C'est entre 1981 et 1995 que les premi√?¬®res mesures pour conserver les patois en voie de disparition vont √?¬™tre prises comme l'annonce le discours de Fran√?¬ßois Mitterrand de 1981, √?¬† Lorient : √?¬ę Le temps est venu d√ʬ?¬?un statut des langues et cultures de France qui leur reconnaisse une existence r√?¬©elle. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l√ʬ?¬?√?¬©cole, de la radio et de la t√?¬©l√?¬©vision permettant leur diffusion, de leur accorder toute la place qu√ʬ?¬?elles m√?¬©ritent dans la vie publique. √?¬Ľ

Pourtant, en mai 1997, l'inspecteur de l'√?¬?ducation nationale Daniel Gauchon d√?¬©clarait qu'il fallait privil√?¬©gier la culture et la langue fran√?¬ßaises et non pas les langues r√?¬©gionales46.

Francisation face aux langues √?¬©trang√?¬®res en France | modifier le code

Contrairement √?¬† d'autres pays, la France a instaur√?¬© beaucoup d'organismes charg√?¬©s de cr√?¬©er une terminologie fran√?¬ßaise et d'assurer √?¬ę la d√?¬©fense et l'expansion de la langue √?¬Ľ, comme par exemple l'Acad√?¬©mie fran√?¬ßaise, qui rend obligatoire certains mots nouveaux, mais encore l'Association fran√?¬ßaise de terminologie47, qui travaille en collaboration avec l'Office qu√?¬©b√?¬©cois de la langue fran√?¬ßaise (OQLF) et le Service de la langue fran√?¬ßaise de la Communaut√?¬© fran√?¬ßaise de Belgique, le Haut Comit√?¬© pour la d√?¬©fense et l'expansion de la langue fran√?¬ßaise, ou m√?¬™me l'OIF, l'Organisation internationale de la francophonie, qui est charg√?¬©e de prot√?¬©ger la francophonie mondiale et de participer √?¬† son expansion (la France est un des 70 membres).

Une autre date importante pour la francisation de la France est la loi 94-665 du 4 ao√?¬Ľt 1994 ou √?¬ę Loi Toubon √?¬Ľ, qui est la premi√?¬®re loi en France, √?¬† l'instar de la loi √?¬ę loi 101 √?¬Ľ au Qu√?¬©bec, √?¬† imposer clairement le fran√?¬ßais comme seule langue de la R√?¬©publique fran√?¬ßaise.

Son but est de d√?¬©fendre la langue fran√?¬ßaise en France, non pas contre les patois, mais principalement contre l'am√?¬©ricanisation de la France, elle vient s'appuyer sur une disposition introduite en 1992 dans la Constitution : √?¬ę La langue de la R√?¬©publique est le fran√?¬ßais √?¬Ľ.

Le d√?¬©cret d'application du 3 juillet 1996 a mis en place un dispositif d'enrichissement de la langue fran√?¬ßaise. Il impose l'usage des termes en fran√?¬ßais dans les services et √?¬©tablissements publics de l'√?¬?tat (articles 11 et 12 du d√?¬©cret) :

*Art. 11. - Les termes et expressions publi√?¬©s au Journal officiel sont obligatoirement utilis√?¬©s √?¬† la place des termes et expressions √?¬©quivalents en langues √?¬©trang√?¬®res :

1) Dans les d√?¬©crets, arr√?¬™t√?¬©s, circulaires, instructions et directives des ministres, dans les correspondances et documents, de quelque nature qu'ils soient, qui √?¬©manent des services et des √?¬©tablissements publics de l'√?¬?tat.

2) Dans les cas pr√?¬©vus aux articles 5 et 14 de la loi du 4 ao√?¬Ľt 1994 susvis√?¬©e relative √?¬† l'emploi de la langue fran√?¬ßaise. La commission g√?¬©n√?¬©rale observe l'usage pr√?¬©vu au pr√?¬©sent article des termes et expressions publi√?¬©s.

*Art. 12. - Les listes de termes et expressions approuv√?¬©s en vertu des dispositions r√?¬©glementaires relatives √?¬† l'enrichissement de la langue fran√?¬ßaise pr√?¬©c√?¬©demment en vigueur sont assimil√?¬©es aux listes publi√?¬©es en vertu du pr√?¬©sent d√?¬©cret. Elles peuvent √?¬™tre modifi√?¬©es selon la proc√?¬©dure pr√?¬©vue aux articles 7 √?¬† 10 du pr√?¬©sent d√?¬©cret.

En 2004, le s√?¬©nateur Philippe Marini (UMP) fait une proposition de loi destin√?¬©e √?¬† renforcer la loi Toubon.

En 2005, cette proposition est finalement adopt√?¬©e √?¬† l'unanimit√?¬© par le S√?¬©nat. Elle comporte des dispositions visant les entreprises : l'obligation faite aux chefs d'entreprises de soumettre au personnel un rapport sur l'utilisation de la langue fran√?¬ßaise dans l'entreprise, la r√?¬©daction en fran√?¬ßais de l'ordre du jour du comit√?¬© d'entreprise, ainsi que du proc√?¬®s-verbal consignant les d√?¬©lib√?¬©rations.

Cette proposition de loi vise √?¬©galement les techniques de l'information et de la communication, les messages d'erreur par exemple.

En 2006, √?¬† la suite de l'application de la loi Toubon, des entreprises ont √?¬©t√?¬© condamn√?¬©es en France pour usage ill√?¬©gal de l'anglais. Par exemple la soci√?¬©t√?¬© am√?¬©ricaine GEMS, condamn√?¬©e √?¬† 570 000 euros d'amende pour avoir transmis des documents en anglais sans traduction √?¬† ses salari√?¬©s fran√?¬ßais48. Il en va de m√?¬™me des soci√?¬©t√?¬©s Nextiraone et Europ Assistance, elles aussi condamn√?¬©es pour avoir voulu imposer √?¬† leurs salari√?¬©s des logiciels en anglais sans traduction49.

Le 19 juillet 2010 le journal Courrier International titrait : "Le fran√?¬ßais r√?¬©siste, l√ʬ?¬?allemand collabore Face √?¬† l'avanc√?¬©e de l'anglais, Paris multiplie les lois prot√?¬©geant l'utilisation de la langue de Moli√?¬®re et invente de nouveaux mots. √?¬? Berlin, le combat ne fait que commencer, mais il s'annonce difficile, car cela fait longtemps que l'allemand a d√?¬©pos√?¬© les armes, raconte le quotidien polonais Rzeczpospolita"50,51.

Allemagne | modifier le code

En 2012, le fran√?¬ßais est et reste de loin la deuxi√?¬®me langue enseign√?¬©e en Allemagne52 (27 %53), malgr√?¬© l'h√?¬©g√?¬©monie de l'anglais (74 %) et l'√?¬©mergence r√?¬©cente, bien qu'encore assez faible, de l'espagnol. Cette importance du fran√?¬ßais n'avait pas boug√?¬© au cours des derni√?¬®res d√?¬©cennies mais a accus√?¬© une r√?¬©gression de 7 % ces 5 derni√?¬®res ann√?¬©es54.

En 2007, le fran√?¬ßais a remplac√?¬© l'anglais dans les √?¬©coles du Land de la Sarre en Allemagne, √?¬† la fronti√?¬®re avec la France. Le fran√?¬ßais y devient donc la premi√?¬®re langue √?¬©trang√?¬®re obligatoire. La Sarre est le seul Land allemand √?¬† faire du fran√?¬ßais, avec l√ʬ?¬?anglais, une seconde langue obligatoire dans les lyc√?¬©es. √?¬? l√ʬ?¬?universit√?¬© de la Sarre, les bacheliers allemands et fran√?¬ßais peuvent √?¬©tudier parall√?¬®lement le droit allemand et fran√?¬ßais en vue de passer une licence de droit55. Plus d'un √?¬©l√?¬®ve sur deux apprend le fran√?¬ßais en Sarre, car son enseignement y d√?¬©tient une exclusivit√?¬© d√?¬®s le primaire56.

Bulgarie | modifier le code

En 2012, l√ʬ?¬?AUF cr√?¬©e une antenne √?¬† Sofia, soulignant l√ʬ?¬?importance de la tradition francophone dans le pays, notamment celle de la Francophonie universitaire, mettant l√ʬ?¬?accent sur l√ʬ?¬?ouverture des universit√?¬©s bulgares √?¬† de nouvelles coop√?¬©rations avec des universit√?¬©s francophones27.

Espagne | modifier le code

Catalogne | modifier le code

En 2008, la Catalogne, communaut√?¬© autonome d'Espagne depuis 2006, rejoint en tant qu'observateur57 l√ʬ?¬?Assembl√?¬©e parlementaire de la Francophonie58, qui se compose de Parlements et de groupes de parlementaires partageant les valeurs de la Charte de la Francophonie59. La Catalogne souhaite √?¬©galement rejoindre en tant qu'observateur l'Organisation internationale de la francophonie60.

Suisse | modifier le code

Depuis les ann√?¬©es 1970, la Suisse se francise de plus en plus au d√?¬©triment du romanche, de l'italien et de l'allemand61. En 1970, les francophones repr√?¬©sentent 18,1 % de la population suisse, puis 18,4 % en 1980, 19,4 % en 1990, 20,4 % en 2000 et 22,8 % en 2010 (mais avec la possibilit√?¬© de choisir plusieurs langues principales contrairement aux pr√?¬©c√?¬©dents recensements, r√?¬©sultant en un gain pour toutes les langues) 61. Quant √?¬† la langue la plus parl√?¬©e √?¬† la maison ou au quotidien le fran√?¬ßais repr√?¬©sente 23,2 %, soit l√?¬©g√?¬®rement plus que pour la langue principale.

Alors que les germanophones sont en chute depuis 1941, o√?¬Ļ ils repr√?¬©sentaient 72,6 % de la population suisse, ils n'en repr√?¬©sentaient plus que 65 % en 1980 et 63,7 % en 200061.

Les francophones se sont aussi affirm√?¬©s dans les r√?¬©gions francophones ; en 1990, ils repr√?¬©sentaient 77 % des habitants des r√?¬©gions francophones, alors qu'en 2000 ils repr√?¬©sentent plus de 81,6 % des habitants de ces r√?¬©gions.

√?¬ę Dans les cantons francophones, la part des germanophones et des italophones est en recul tandis que celle des francophones augmente. √?¬Ľ Cf. Extrait du recensement f√?¬©d√?¬©ral de la population 2000 (Le paysage linguistique en Suisse)61.

Belgique | modifier le code

Bruxelles | modifier le code

Les recensements linguistiques montraient une transition simultan√?¬©e de l'unilinguisme n√?¬©erlandophone vers le bilinguisme d'une part, et du bilinguisme vers l'unilinguisme fran√?¬ßais d'autre part.
Article d√?¬©taill√?¬© : Francisation de Bruxelles.

Au cours des XIXe et XXe si√?¬®cles, Bruxelles s'est transform√?¬©e d'une ville quasiment enti√?¬®rement n√?¬©erlandophone en une ville bilingue, voire multilingue, avec le fran√?¬ßais pour langue majoritaire et lingua franca62. Bien qu'historiquement Bruxelles f√?¬Ľt une cit√?¬© dont les habitants parlaient le braban√?¬ßon63 √ʬ?¬? commun√?¬©ment appel√?¬© √?¬ę dialecte flamand √?¬Ľ64,65 √ʬ?¬?, la situation linguistique bruxelloise changea radicalement au cours des deux derniers si√?¬®cles. √?¬? c√?¬īt√?¬© d'une immigration fran√?¬ßaise et wallonne, cette progression du fran√?¬ßais s'explique avant tout par la conversion linguistique de la population n√?¬©erlandophone au cours des g√?¬©n√?¬©rations66. La raison en fut le manque de consid√?¬©ration dont jouissait le n√?¬©erlandais en tant que langue de culture au sein de la soci√?¬©t√?¬© belge67, renforc√?¬© par l'attrait que repr√?¬©sentait √?¬† l'√?¬©poque le fran√?¬ßais comme langue de haute culture et des √?¬©changes internationaux68,69.

Cette transformation d√?¬©marra graduellement au XVIIIe si√?¬®cle70 mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint ind√?¬©pendante et que Bruxelles d√?¬©borda au-del√?¬† de ses murs71,72. La francisation r√?¬©elle et massive de la population urbaine ne commen√?¬ßa cependant que dans la seconde moiti√?¬© du XIXe si√?¬®cle73. √?¬? partir de 188074, on constate une v√?¬©ritable explosion de bilingues au d√?¬©triment des n√?¬©erlandophones unilingues68,75. Le n√?¬©erlandais ne se transmettait plus √?¬† la g√?¬©n√?¬©ration suivante76, ce qui a eu pour effet une augmentation consid√?¬©rable du nombre des francophones unilingues apr√?¬®s 191077. √?¬? partir des ann√?¬©es 196078, √?¬† la suite de la fixation de la fronti√?¬®re linguistique79 et de l'essor socio√?¬©conomique de la R√?¬©gion flamande75, la francisation des n√?¬©erlandophones a stagn√?¬©80,81. Selon une √?¬©tude publi√?¬©e en 200882 par un professeur de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), 56,8 % des familles bruxelloises parl√?¬®rent le fran√?¬ßais √?¬† la maison en 2006, face √?¬† 7 % de familles n√?¬©erlandophones. Il y avait √?¬©galement 8,6 % de familles bilingues n√?¬©erlandais-fran√?¬ßais62.

Selon une √?¬©tude publi√?¬©e en 2008 par un professeur de la VUB 82, cette francisation atteignait 95,55 % de francophones en 2006 contre 28,23 % de n√?¬©erlandophones (le fran√?¬ßais restant la √?¬ę lingua franca √?¬Ľ de la capitale, et il s'av√?¬®re que la connaissance du fran√?¬ßais augmente toujours avec une augmentation de 0,4 % compar√?¬© √?¬† 2000 alors que le n√?¬©erlandais a chut√?¬© de 5,06 % de 2000 √?¬† 2006, passant de 33,29 % √?¬† 28,23 %). L'anglais, quant √?¬† lui, est devenu deuxi√?¬®me langue la plus connue mais elle reste une langue scolaire (elle n'est pas parl√?¬©e √?¬† la maison).

Langue la plus souvent parl√?¬©e
(19 communes)
Ann√?¬©e N√?¬©erlandais Fran√?¬ßais Autre
1846 60,6 % 38,6 % 0,8 %
1910 49,1 % 49,3 % 1,6 %
1920 39,2 % 60,5 % 0,3 %
1930 34,7 % 64,7 % 0,6 %
1947 25,5 % 74,2 % 0,3 %

Le classement des cinq premiers de cette √?¬©tude est repris ici, en comparant les chiffres de 2006 avec ceux de 2000 :

Top-5 des langues connues (le total est sup√?¬©rieur √?¬† 100, le multilinguisme √?¬©tant courant)
2000 2006
1 Fran√?¬ßais 95,52 % 95,55 %
2 Anglais 33,25 % 35,40 %
3 N√?¬©erlandais 33,29 % 28,23 %
4 Espagnol 6,90 % 7,39 %
5 Arabe 9,99 % 6,36 %

Banlieue de Bruxelles | modifier le code

Ce ph√?¬©nom√?¬®ne est bien plus r√?¬©cent que la francisation de Bruxelles m√?¬™me. Cette progression du fran√?¬ßais se produit en plein territoire n√?¬©erlandophone et davantage dans les villes √?¬©loign√?¬©es de la capitale que dans les villes proches83.

Le magazine Carrefour indiquait √?¬ę Ce qui ressort de fa√?¬ßon constante dans notre analyse, c√ʬ?¬?est l√ʬ?¬?importante hausse de naissances francophones dans des communes plus √?¬©loign√?¬©es de la capitale, que ce soit dans l√ʬ?¬?arrondissement de Hal-Vilvorde ou dans celui de Louvain √?¬Ľ84. La francisation des villes flamandes se produit √?¬† grande vitesse comme les villes de :

  • Kraainem, qui passe de 36,8 % de francophones en 2006 √?¬† 49,2 % en 2008 ;
  • Bever, qui passe de 8,3 % de francophones en 2006 √?¬† 25 % en 2008 ;
  • Lennik, qui passe de 8 % de francophones en 2006 √?¬† 17,3 % en 2008 ;
  • Kortenberg, qui passe de 7,3 % de francophones en 2006 √?¬† 14 % en 200884.

Serbie | modifier le code

Avec l'entr√?¬© de la Serbie dans l'Organisation internationale de la francophonie, plusieurs plans furent appliqu√?¬©s pour accentuer la francisation de ce territoire, amenant √?¬† la loi sur l'enseignement obligatoire d'une deuxi√?¬®me langue dans le cycle scolaire. Les effets de cette loi furent beaucoup plus importants que pr√?¬©vu, le nombre d√ʬ?¬?√?¬©l√?¬®ves passant de 29 000 apprenants en 2008 √?¬† 126 000 en 2010, c'est-√?¬†-dire une augmentation de (+434%en augmentation) en 2 ans85.

Albanie | modifier le code

La premi√?¬®re francisation de l'Albanie se produisit en 1272, ann√?¬©e o√?¬Ļ les Royaumes de Naples et d√ʬ?¬?Albanie √?¬©taient contr√?¬īl√?¬©s par Charles Ier d√ʬ?¬?Anjou fr√?¬®re de Saint Louis alors roi de France, y laissant des traces profondes du fran√?¬ßais dans la culture albanaise.

Au d√?¬©but du XXe si√?¬®cle, de nombreux journaux albanais √?¬©taient r√?¬©dig√?¬©s en fran√?¬ßais. Puis en 1916 la R√?¬©publique fran√?¬ßaise de Kor√?¬ßa se trouvant en Albanie laissa derri√?¬®re elle un lyc√?¬©e fran√?¬ßais. Durant les ann√?¬©es 1920-1940, la l√?¬©gislation albanaise existait en deux langues, albanais et fran√?¬ßais86.

De 1900 √?¬† 1945, tous documents destin√?¬©s √?¬† la correspondance √?¬† l√ʬ?¬?√?¬©tranger furent r√?¬©dig√?¬©s en fran√?¬ßais.

En 1960, apr√?¬®s la rupture avec le bloc communiste la seule destination √?¬©trang√?¬®re autoris√?¬©e pour les √?¬©tudiants albanais est la France, ce qui mena √?¬† un augmentation des bourse d'√?¬©tude d√?¬©livr√?¬©es par la France durant les ann√?¬©es 1960-1980 et participa √?¬† un regain d√ʬ?¬?int√?¬©r√?¬™t pour le fran√?¬ßais sur le territoire albanais.

Mais la francisation moderne de l'Albanie commence en 1990 quand celle-ci rend le fran√?¬ßais l√ʬ?¬?une des langues secondes obligatoires dans toutes les √?¬©coles de la r√?¬©publique. Le nombre de francophones partiels ou complets d√?¬©colle pour atteindre 30 % de la population totale ayant √?¬©tudi√?¬© le fran√?¬ßais en 2010.

En 1990 l√ʬ?¬?Albanie devient membre √?¬† part enti√?¬®re de l√ʬ?¬?Organisation internationale de la francophonie puis lance de grand programme de revitalisation du fran√?¬ßais87. Puis en 1991 l'Association des Albanais Francophones est cr√?¬©√?¬©e88.

Depuis les ann√?¬©es 2000, de plus en plus de m√?¬©dias francophones sont implant√?¬©s en Albanie : TV5 Monde est captable par voie hertzienne, RFI est recevable sur les bandes FM du pays, un bulletin francophone est m√?¬™me diffus√?¬© quotidiennement par l'Agence t√?¬©l√?¬©graphique albanaise. R√?¬©cemment le gouvernement d'Albanie √?¬† d√?¬©cid√?¬© d√ʬ?¬?autoriser la diffusion de toutes les cha√?¬ģnes francophones satellitaires sur le territoire89.

En 2005, l'Albanie rejoint le CR√?¬?FECO (Centre r√?¬©gional pour l√ʬ?¬?enseignement du fran√?¬ßais en Europe centrale et orientale)90

En plus des progr√?¬®s m√?¬©diatiques, l'Albanie d√?¬©cide d'adh√?¬©rer √?¬† l√ʬ?¬?UREF (Universit√?¬© des r√?¬©seaux d'expression fran√?¬ßaise) puis √?¬† l'AIMF (Association internationale des maires et responsables des capitales et m√?¬©tropoles partiellement ou enti√?¬®rement francophones), √?¬† l√ʬ?¬?APF (Agence de la presse francophone), au Forum francophone des affaires et enfin √?¬† l'AUPELF (Agence francophone pour l'enseignement sup√?¬©rieur et la recherche qui √?¬?uvre au d√?¬©veloppement de la √?¬ę francophonie scientifique √?¬Ľ).

Am√?¬©rique | modifier le code

Canada | modifier le code

Panneau touristique bilingue au Yukon.

Sous la pression du Qu√?¬©bec et des francophones du Canada, le 7 juillet 1969, la Loi sur les langues officielles est vot√?¬©e et le fran√?¬ßais obtient un statut √?¬©gal √?¬† celui de l'anglais dans toutes les instances gouvernementales f√?¬©d√?¬©rales. Les francophones de l'ext√?¬©rieur du Qu√?¬©bec obtiennent le droit d'aller √?¬† l'√?¬©cole publique en fran√?¬ßais de la m√?¬™me fa√?¬ßon que les anglophones du Qu√?¬©bec pouvaient le faire depuis des g√?¬©n√?¬©rations, des lois obligent toute notice d'aliment √?¬† √?¬™tre r√?¬©dig√?¬©e en anglais et en fran√?¬ßais ; tout service gouvernemental f√?¬©d√?¬©ral peut √?¬™tre effectu√?¬© dans les deux langues, les lois doivent √?¬™tre disponibles dans les deux langues.

Depuis 1951, le nombre de francophones √?¬† l'ext√?¬©rieur du Qu√?¬©bec a augment√?¬© passant de 721 820 en 1951 √?¬† 935 692 en 197191 puis √?¬† 1 020 545 en 200192,93. Et c'est plus d'un quart de million d√ʬ?¬?anglophones hors Qu√?¬©bec qui utilisent r√?¬©guli√?¬®rement le fran√?¬ßais au travail94.

Le nombre de personnes parlant le fran√?¬ßais a quant √?¬† lui plus que doubl√?¬© depuis la loi sur les langues officielles : d'environ 800 000 personnes en 1960, on est pass√?¬© en 2006 √?¬† 2 561 960 de personnes qui auraient la capacit√?¬© de le parler au Canada hors Qu√?¬©bec. Au Qu√?¬©bec, on recense 7 028 740 francophones95. Sur l'ensemble du territoire canadien, il y a maintenant plus de 9,5 millions de francophones96. La population dont le fran√?¬ßais est la langue parl√?¬©e le plus souvent √?¬† la maison a, elle aussi, augment√?¬© dans l'ensemble du Canada (+1,3 % de 1996 √?¬† 2001 et +2,4 % de 2001 √?¬† 2006)97. En 2011, le nombre de francophones atteint les 10 millions au Canada98.

Au dernier recensement de 2011, une nouvelle tendance a pu √?¬™tre observ√?¬© au Canada, l'augmentation importante des personnes n√?¬©es francophones, due √?¬† un regain de natalit√?¬© chez les francophones et une immigration francophone plus forte, presque toutes les r√?¬©gions et provinces du Canada ont vu leur population francophone maternelle augment√?¬©e de 2006 √?¬† 2011 : Canada (+4,7%en augmentation), Nouveau-Brunswick (+1.24%en augmentation), Ontario (+5,3%en augmentation), Terre-Neuve-et-Labrador (+35,4%en augmentation), √?¬?le-du-Prince-√?¬?douard(-3,4%en diminution), Nouvelle-√?¬?cosse (-0,9%en diminution), Manitoba(+1,2%en augmentation), Saskatchewan(+7,7%en augmentation)Alberta (+25,6%en augmentation), Colombie-Britannique (+11,8%en augmentation), Yukon(+33%en augmentation), Territoires-du-Nord-Ouest (+13,1%en augmentation), Nunavut(+9,8%en augmentation), Qu√?¬©bec (+4,6%en augmentation)99,100,101,102.

Qu√?¬©bec | modifier le code

L'affichage bilingue heurte la fibre francophone et la sensibilit√?¬© de certains Qu√?¬©b√?¬©cois, comme en t√?¬©moigne le vandalisme sur ce panneau qu√?¬©b√?¬©cois bilingue ARR√?¬?T-STOP en r√?¬©f√?¬©rence √?¬† la loi 101.

Les immigrants venus de France lors du r√?¬©gime de la Nouvelle France (1534-1759) ont constitu√?¬© la premi√?¬®re population francophone du monde √?¬† r√?¬©aliser son unit√?¬© linguistique, et cela, deux si√?¬®cles avant la France, et sans v√?¬©ritable intervention √?¬©tatique103.

Le Qu√?¬©bec travaille activement √?¬† la francisation de son territoire, depuis la mise en place en ao√?¬Ľt 1977 de la Charte de la langue fran√?¬ßaise (ou Loi 101). Le Qu√?¬©bec est alors devenu la seule province unilingue francophone. Les autres provinces sont soit bilingues (exemple : le Manitoba, le Nouveau-Brunswick) ou simplement anglophones avec des facilit√?¬©s francophones (exemple : l'Ontario, la Saskatchewan). Par contre, depuis la loi sur les langues officielles du Canada, tous les territoires du Canada ont le fran√?¬ßais comme langue officielle104.

Cette loi 101, qui est une charte visant √?¬† faire respecter la langue fran√?¬ßaise et √?¬† franciser les immigrants du Qu√?¬©bec, instaure des lois linguistiques in√?¬©dites, par exemple l'obligation d'affichage unilingue en fran√?¬ßais √?¬† l'ext√?¬©rieur des commerces, et l'obligation pour tout affichage commercial int√?¬©rieur d'avoir le texte fran√?¬ßais √?¬©crit plus gros que celui de toute autre langue105.

La loi 101 force toute personne √?¬† √?¬©tudier dans une √?¬©cole publique francophone, sauf si le p√?¬®re ou la m√?¬®re a fait des √?¬©tudes primaires ou secondaires au Canada dans une √?¬©cole anglophone. Le nombre d'√?¬©l√?¬®ves anglophones a chut√?¬© de 43 % en vingt ans, passant de 256 251 √?¬©l√?¬®ves anglophones en 1971-1972 √?¬† 111 466 en 1994-1995. Ce ph√?¬©nom√?¬®ne est encore plus accentu√?¬© dans l'√?¬ģle de Montr√?¬©al, o√?¬Ļ le nombre d'√?¬©l√?¬®ves √?¬©tudiant en anglais a subi une diminution de 60 % entre 1971 et 1995106.

Par ailleurs, un certificat de francisation est accord√?¬© aux entreprises de 100 employ√?¬©s et plus qui d√?¬©montrent que leurs employ√?¬©s francophones peuvent travailler en fran√?¬ßais. (Le taux de certification des entreprises qu√?¬©b√?¬©coises est pass√?¬© de 71,4 % en 2002 √?¬† 80,7 % en 2007107).

Cette politique de francisation est une r√?¬©ussite, la proportion d'anglophones √?¬©tant pass√?¬©e de 14 % en 1971 √?¬† 7 % en 2006108 et le pourcentage de nouveaux immigrants choisissant l'anglais comme langue d'√?¬©tude √?¬©tant pass√?¬© de 90 % en 1966 √?¬† 4 % en 2006109.

La connaissance du fran√?¬ßais dans l√ʬ?¬?ensemble du Qu√?¬©bec est pass√?¬©e de 93,6 % en 1991 √?¬† 93,9 % en 1996 puis √?¬† 94,6 % en 2001110. Chez les personnes de langue maternelle anglaise, l'aptitude √?¬† parler le fran√?¬ßais est pass√?¬©e de 35 % en 1971 √?¬† 60 % en 1991, √?¬† 67,2 % en 2001111, puis √?¬† 71 % en 2006112. Chez les personnes de langue maternelle tierce, l'aptitude √?¬† parler le fran√?¬ßais est pass√?¬©e de 35 % en 1971113 √?¬† 68,6 % en 1991 √?¬† 73,5 % en 2001110,114, puis √?¬† 75,3 % en 2006115.

Estrie | modifier le code

L'Estrie, anciennement appel√?¬©e √?¬ę Eastern Townships √?¬Ľ du fait de sa localisation frontali√?¬®re avec les √?¬?tats-Unis, fut un territoire refuge pour les anglophones loyalistes fuyant la r√?¬©volution am√?¬©ricaine, l'empire britannique offrant des terres aux loyalistes dans cette r√?¬©gion de la Nouvelle France r√?¬©cemment conquise. √?¬? partir des ann√?¬©es 1760, la population est donc tr√?¬®s largement anglophone.

Apr√?¬®s 1812, une faible quantit√?¬© de Canadiens-fran√?¬ßais arrivent dans la r√?¬©gion, mais ils ne repr√?¬©sentent qu'une petite minorit√?¬© parmi la population anglophone116. Mais c'est dans les ann√?¬©es 1840 qu'une grande vague d'immigration irlandaise et √?¬©cossaise puis francophone d√?¬©bute. Alors que les francophones ne repr√?¬©sentent toujours qu'une faible minorit√?¬© parmi les autres, ils grandissent rapidement en raison d'une natalit√?¬© record et d'une immigration qui ne cesse d'augmenter. Dans les ann√?¬©es 1850-1860, ils commencent d√?¬©j√?¬† √?¬† repr√?¬©senter une minorit√?¬© importante117.

En 1890, pouss√?¬©s par une des plus fortes natalit√?¬©s au monde, les Canadiens-fran√?¬ßais repr√?¬©sentent plus de 70 % de la population de l'Estrie. Cette proportion francophone restera √?¬† peu pr√?¬®s la m√?¬™me jusque dans les ann√?¬©es 1930 o√?¬Ļ une grande industrialisation de la r√?¬©gion pousse les travailleurs francophones √?¬† venir en Estrie, ce qui produit une nouvelle vague de francisation, les francophones de l'Estrie passent alors de 76 % en 1930 √?¬† plus de 88 % en 1960.

√?¬? la suite de l'explosion d√?¬©mographique de l'apr√?¬®s-guerre, en 2001 les francophones repr√?¬©sentaient plus de 97 % de la population de l'Estrie118.

Nouveau-Brunswick | modifier le code

Bien que la population francophone du Nouveau-Brunswick ait chut√?¬© dramatiquement √?¬† partir de la prise de contr√?¬īle du territoire par les Anglais et du fait de la d√?¬©portation des francophones et des lois antifran√?¬ßaises prises jusque dans les ann√?¬©es 1960, on assiste, depuis peu, √?¬† une refrancisation du territoire (de 1951 √?¬† 2001, la connaissance du fran√?¬ßais y est pass√?¬©e de 38 % √?¬† 43 %)119.

En 1875, un compromis admettant la possibilit√?¬© de communiquer et d'√?¬©tudier en fran√?¬ßais dans les √?¬©coles primaires fut le premier pas en faveur des francophones du Nouveau-Brunswick. Puis en 1922, le premier h√?¬īpital francophone de la province vit le jour √?¬† Moncton : l√ʬ?¬?H√?¬ītel-Dieu120.

Mais il faut attendre les ann√?¬©es 1950-1960 pour voir les d√?¬©buts de la refrancisation du Nouveau-Brunswick. En 1954, Moncton recevait la premi√?¬®re station radiophonique de langue fran√?¬ßaise de Radio-Canada puis en 1959 le premier poste de t√?¬©l√?¬©diffusion francophone dans la m√?¬™me ville. Moncton devint alors le bastion francophone du Nouveau-Brunswick120.

Mais la francisation s'intensifie le 12 juillet 1960 avec l'√?¬©lection de Louis Robichaud, le premier Acadien √?¬©lu premier ministre de la province du Nouveau-Brunswick. En 1963121, l'Universit√?¬© de Moncton est cr√?¬©√?¬©e122. Le Qu√?¬©bec voisin, √?¬† majorit√?¬© francophone, fait pression sur le Nouveau-Brunswick en d√?¬©fendant la cause francophone, et en 1969 la premi√?¬®re loi sur les langues officielles, qui rend le fran√?¬ßais et l'anglais officiels sur le plan juridique, est vot√?¬©e 123.

Carte des r√?¬©gions francophones du Nouveau-Brunswick.

Article 16.2

  • Le fran√?¬ßais et l'anglais sont les langues officielles du Nouveau-Brunswick124, ils ont un statut et des droits et privil√?¬®ges √?¬©gaux quant √?¬† leur usage dans les institutions de la L√?¬©gislature et du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Mais les francophones trouvent qu'elle ne va pas assez loin, et les anglophones trouvent cette loi scandaleuse et font bloc contre elle, il faudra donc attendre jusqu'en 1977 pour que soient mis en vigueur tous les articles de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

En 1981 est adopt√?¬©e la loi reconnaissant l'√?¬©galit√?¬© des deux communaut√?¬©s linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick125. Se sentant menac√?¬©s par cette francisation qui continuait de se renforcer, certains anglophones cr√?¬©√?¬®rent le parti Confederation of Regions (COR)126 qui voulait abolir le bilinguisme au Nouveau-Brunswick. Le COR a obtenu pr√?¬®s de 20 % des suffrages en 1991127.

En 1988 la loi f√?¬©d√?¬©rale sur les langues officielles fut modifi√?¬©e pour prot√?¬©ger et affirmer plus fortement le bilinguisme de la province. Le gouvernement canadien s'engageait √?¬† faire la promotion de la dualit√?¬© linguistique et √?¬† appuyer le d√?¬©veloppement des communaut√?¬©s linguistiques en situation minoritaire. Mais c'est finalement en 2002 que le gouvernement conservateur de Bernard Lord a fini par adopter √?¬† l'unanimit√?¬© une nouvelle loi sur les langues officielles ou loi 64128, proc√?¬©dant ainsi √?¬† une mise √?¬† jour aussi n√?¬©cessaire qu√ʬ?¬?attendue de la loi de 1969. Cette nouvelle loi demande la cr√?¬©ation d'un commissaire aux langues officielles et donne √?¬† la communaut√?¬© francophone du Nouveau-Brunswick de nouveaux outils l√?¬©gislatifs lui permettant d'affirmer sa pr√?¬©sence et de poursuivre la francisation du territoire.

Article 29

  • Tout affichage public et autre publication et communication destin√?¬©es au grand public et √?¬©manant d√ʬ?¬?une institution est publi√?¬© dans les deux langues officielles. Les affichages du Nouveau-Brunswick sont donc en fran√?¬ßais et en anglais, tout comme la signalisation, les lois et toutes instances gouvernementales.

Depuis les ann√?¬©es 1990-2000 les villes se francisent, par exemple la ville d'Edmundston, qui est pass√?¬©e de 89 % de francophones en 1996 √?¬† 93,4 % en 2006, la ville de Moncton (de 30,4 % en 1996 √?¬† 33 % en 2006), la ville de Tracadie-Sheila (de 94 % en 1996 √?¬† 96 % en 2006), Dalhousie (de 42,5 % √?¬† 49,5 %) et Dieppe (de 71,1 % en 1996 √?¬† 74,2 % en 2006). Certaines villes sont devenues majoritairement francophones, comme Bathurst, qui est pass√?¬©e de 44,6 % de francophones en 1996 √?¬† 50,5 % en 2006, ou alors Campbellton, qui est pass√?¬©e de 47 % en 1996 √?¬† 55 % en 2006129,130,131.

Le nombre de francophones a augment√?¬© de 12,4 % au Nouveau-Brunswick entre 1961 et 2001132.

On remarque aussi que la connaissance du fran√?¬ßais augmente √?¬©norm√?¬©ment dans les r√?¬©gions √?¬† majorit√?¬© anglophone comme dans la r√?¬©gion de Westmorland, qui passe de 44 % √?¬† 55 %. Mais la r√?¬©gion ayant subi la plus forte francisation est le comt√?¬© d'Albert, en 1951 seulement 1 % des habitants connaissaient le fran√?¬ßais, alors qu√ʬ?¬?en 2001 cette proportion est de 23 %119,133.

En 2010, la ville de Dieppe (Nouveau-Brunswick) instaure une loi rendant obligatoire l'affichage bilingue fran√?¬ßais-anglais avec le fran√?¬ßais pr√?¬©c√?¬©dant l'anglais, une premi√?¬®re pour le Nouveau-Brunswick. Il est pr√?¬©vu que beaucoup d'autres villes du Nouveau-Brunswick embo√?¬ģteront le pas134.

Ontario | modifier le code

Alors que la part relative des d'Anglophones ne cesse de chuter depuis les ann√?¬©es 1990, au profit des allophones et des francophones qui ne cesse d'augmenter depuis le milieu des ann√?¬©es 2000, cela est principalement due √?¬† une forte immigration d'origine francophone mais aussi un taux de natalit√?¬© francophone plus fort que celui des anglophones.

  • 1996 135 : 441 675 en augmentation (4,10 %) en diminution
  • 2001 136 : 485 630 en augmentation (4,25 %) en augmentation
  • 2006 137 : 488 815 en augmentation (4,06 %) en diminution
  • 2009 138 : 580 000 en augmentation (4,50 %) en augmentation
  • 2011 139 : 611 500 en augmentation (4,76 %) en augmentation

Les anglophones quant √?¬† eux n'ont cess√?¬© de chuter en population relative.

  • 1996 : 7 825 770 en augmentation (72,77 %) en diminution
  • 2001 : 7 965 225 en augmentation (69,80 %) en diminution
  • 2006 : 8 230 705 en augmentation (68,42 %) en diminution
  • 2009 : 8 400 000 en augmentation (64,62 %) en diminution

Alberta | modifier le code

En Alberta, depuis 2006, la connaissance du fran√?¬ßais augmente tr√?¬®s rapidement, passant de 469 680 personnes pouvant parler le fran√?¬ßais en 2006 √?¬† 539 665 c'est-√?¬†-dire une augmentation de 15% en 4 ans.

Plus frappant encore, c'est le nombre de francophone langue maternel qui augmente le plus, passant de 64 533 √?¬† 81 085 plus 25,6% en 4 ans.

Colombie Britannique | modifier le code

Une francisation constante lente se produit en Colombie Britannique depuis les ann√?¬©es 1950, principalement due au syst√?¬®me √?¬©ducatifs d'immersion en fran√?¬ßais tr√?¬®s populaire dans la province mais aussi √?¬† d'autres facteurs ext√?¬©rieur, la connaissance du fran√?¬ßais passe de 3,5% en 1951, 3,7% en 1961, 4,7%en 1971, 5,7% en 1981, 6,4% en 1991, 7% en 2001 puis 7,3% en 2006.


Francisation en Am√?¬©rique du Nord | modifier le code

alternative textuelle
Toute inscription dans les voitures aux √?¬?tats-Unis est en fran√?¬ßais et anglais (Los Angeles).

Le fran√?¬ßais en Am√?¬©rique du Nord a √?¬©t√?¬© introduit gr√?¬Ęce √?¬† l'immense territoire de la Nouvelle-France et la Louisiane fran√?¬ßaise, qui comprenait presque la moiti√?¬© des √?¬?tats-Unis actuels et une grande partie du Canada. C'est pour cela que beaucoup d'endroits portent des noms d'origine fran√?¬ßaise comme (ex. : D√?¬©troit, B√?¬Ęton-Rouge, Trois-Rivi√?¬®res, etc.) Une liste des noms de lieux d'origine fran√?¬ßaise aux √?¬?tats-Unis est disponible, mais cette liste ne regroupe qu'une infime partie de ces noms.

En Am√?¬©rique du Nord les principaux acteurs de la francisation sont le Qu√?¬©bec, la Louisiane et l'Acadie. Bien que faible, la francisation se produit aussi aux √?¬?tats-Unis, en premier lieu gr√?¬Ęce √?¬† la Louisiane qui en 1968 cr√?¬©e le Conseil pour le d√?¬©veloppement du fran√?¬ßais en Louisiane qui ouvre des √?¬©coles de fran√?¬ßais et forme des professeurs √?¬† travers les √?¬?tats-Unis, mais aussi gr√?¬Ęce au fait que les langues √?¬©trang√?¬®res enseign√?¬©es dans la plupart des √?¬©coles sont le fran√?¬ßais et l'espagnol

Le Qu√?¬©bec joue aussi un r√?¬īle important dans la francisation des √?¬?tats-Unis gr√?¬Ęce √?¬† ses lois sur l'obligation de notices en fran√?¬ßais, de nombreux emballages d'aliments ou d'objets vendus aux √?¬?tats-Unis sont r√?¬©dig√?¬©s en fran√?¬ßais et en anglais, afin de pouvoir √?¬™tre vendus √?¬©galement au Canada. Par exemple, les messages de s√?¬©curit√?¬© sur les voitures aux √?¬?tats-Unis sont tous r√?¬©dig√?¬©s en fran√?¬ßais et en anglais.

Les grandes entreprises qu√?¬©b√?¬©coises participent beaucoup √?¬† la francisation √?¬† travers les √?¬?tats-Unis, en demandant √?¬† leurs employ√?¬©s de conna√?¬ģtre le fran√?¬ßais ; pour ceux qui ne le connaissent pas, ils organisent des cours de francisation, d'ailleurs chaque ann√?¬©e, un prix est remis aux entreprises ayant le mieux particip√?¬© √?¬† la francisation (ce qui leur donne une tr√?¬®s bonne image), on peut par exemple citer Zinc √?¬©lectrolytique du Canada Limit√?¬©e140, La capitale groupe financier inc141 ou encore Cirque du Soleil qui emploie plus de 3 000 personnes √?¬† travers les √?¬?tats-Unis142.

Au cours du XIXe si√?¬®cle, plus d'un million de Qu√?¬©b√?¬©cois √?¬©migrent aux √?¬?tats-Unis en raison de l'explosion d√?¬©mographique du Qu√?¬©bec143 la revanche des berceaux leur donne le taux de natalit√?¬© le plus √?¬©lev√?¬© du monde √?¬† cette √?¬©poque (le nombre des Canadiens fran√?¬ßais est pass√?¬© de 140 000 en 1791, √?¬† un million en 1871). Cette croissance de la population a cr√?¬©√?¬© une surcharge par rapport aux terres cultiv√?¬©es, et le probl√?¬®me ne pouvait √?¬™tre r√?¬©solu par les structures existantes. C'est donc plus d'un million de Qu√?¬©b√?¬©cois qui √?¬©migrent vers les √?¬?tats-Unis, cr√?¬©ant une francisation des villes du Maine et du Vermont.

Les territoires de la Nouvelle-France.

De nos jours certains comt√?¬©s du Maine sont toujours francophones :

Plus de 1 000 habitants
Moins de 1 000 habitants

Le sondage le plus r√?¬©cent de l'Association des langues vivantes (2006) montre que les inscriptions pour l√ʬ?¬?apprentissage du fran√?¬ßais aux √?¬?tats-Unis sont √?¬† la hausse144.

De plus, en 2008 le Conseil am√?¬©ricain sur l'enseignement des langues √?¬©trang√?¬®res a effectu√?¬© un sondage indiquant qu'il y a davantage de personnes voulant √?¬©tudier le fran√?¬ßais que toute autre langue √?¬©trang√?¬®re aux √?¬?tats-Unis145.

En 2009, l`Institut polytechnique et Universit√?¬© d'√?¬?tat de Virginie (Virginia Tech) a publi√?¬© un article intitul√?¬© √?¬ęFrench The Most Practical Foreign Language√?¬Ľ, en fran√?¬ßais : Le fran√?¬ßais la langue √?¬©trang√?¬®re la plus utile. Cet article (Voir article) explique pourquoi le fran√?¬ßais est la langue la plus importante √?¬† √?¬©tudier146.

Les m√?¬©dias de Toronto commencent √?¬† parler de √?¬ę La grande francophonie d√ʬ?¬?Am√?¬©rique √?¬Ľ, projet du XXIe si√?¬®cle147.

Efforts de revitalisation du fran√?¬ßais en Louisiane | modifier le code

Panneau routier bilingue √?¬† l'entr√?¬©e de la Louisiane.
Region officiellement francophone d'Acadiana

Entre 1916 et 1931 des lois successives bannissent la langue fran√?¬ßaise dans les √?¬©coles. En 1921, la Constitution louisianaise d√?¬©clare l√ʬ?¬?anglais seule langue autoris√?¬©e.

Ce n'est qu'avec l'arriv√?¬©e de James Domengeaux (1907-1988), que la refrancisation de la Louisiane d√?¬©bute. En 1968, il obtient l'adoption de la Loi 409, cr√?¬©ant le Conseil pour le d√?¬©veloppement du fran√?¬ßais en Louisiane (CODOFIL) qui a pour mission de √?¬ę faire tout ce qui est n√?¬©cessaire pour encourager le d√?¬©veloppement, l√ʬ?¬?utilisation et la pr√?¬©servation du fran√?¬ßais tel qu√ʬ?¬?il existe en Louisiane pour le plus grand bien culturel, √?¬©conomique et touristique de l√ʬ?¬?√?¬?tat √?¬Ľ148. √?¬? cette √?¬©poque, seulement le quart de la population parlait une vari√?¬©t√?¬© de fran√?¬ßais, sans pouvoir ni le lire ni l'√?¬©crire149.

Depuis la cr√?¬©ation du CODOFIL, les Louisianais ont pris conscience qu'il fallait sauvegarder cette culture fran√?¬ßaise, plusieurs lois ont √?¬©t√?¬© vot√?¬©es comme :

  • la Loi no 408 (1968) pr√?¬©voyant l'enseignement du fran√?¬ßais dans les cinq premi√?¬®res ann√?¬©es des √?¬©coles primaires et les trois premi√?¬®res ann√?¬©es des √?¬©coles secondaires ;
  • la Loi no 259 (1968) exigeant que les universit√?¬©s et les coll√?¬®ges forment des enseignants qualifi√?¬©s en fran√?¬ßais ;
  • la Loi no 256 (1968) reconnaissant la langue fran√?¬ßaise comme officielle dans la publication des avis juridiques et des contrats ;
  • la Loi no 458 (1968) autorisant l'√?¬©tablissement d'une station de t√?¬©l√?¬©vision en fran√?¬ßais150.

En 1971, la partie m√?¬©ridionale de la Louisiane est reconnue officiellement comme r√?¬©gion francophone de l'√?¬?tat de Louisiane sous le nom d'Acadiana151.

En 1976, publication du premier livre en fran√?¬ßais cadien, √?¬ę L√?¬Ęche pas la patate √?¬Ľ de Revon Reed. Arriv√?¬©e des premiers enseignants belges.

En 1987, pour la premi√?¬®re fois, la Louisiane participe au Sommet de la Francophonie de Qu√?¬©bec en tant qu'observateur.

En 1991, arriv√?¬©e des premiers enseignants acadiens et en 1992 les premiers programmes d'immersion d√?¬©butent.

C'est en 1994 que l√ʬ?¬?Universit√?¬© de Louisiane √?¬† Lafayette lance le premier programme de doctorat en √?¬?tudes francophones en Am√?¬©rique du Nord.

En 1999, La FrancoF√?¬™te c√?¬©l√?¬®bre trois cents ans de l√ʬ?¬?h√?¬©ritage fran√?¬ßais en Louisiane et, durant l'ann√?¬©e 2000, on assiste √?¬† la cr√?¬©ation de la premi√?¬®re section francophone du barreau louisianais152.

2004 : Kathleen Babineaux Blanco est la premi√?¬®re femme gouverneur d'origine francophone de la Louisiane153.

De nombreux m√?¬©dias aident √?¬† la diffusion du fran√?¬ßais en Louisiane comme les radios : La voix de l√ʬ?¬?Am√?¬©rique fran√?¬ßaise154, KLRZ et Radio Louisiane155.

Les associations sont aussi tr√?¬®s nombreuses, √?¬† tel point qu'en 1987 la ville de La Nouvelle-Orl√?¬©ans fonde le Council of Societies of Greater New Orleans afin de coordonner les organisations francophones de la ville.

Il existe une forte francophilie en Louisiane, et les liens avec le Canada, notamment avec le Qu√?¬©bec, √?¬ę porte-√?¬©tendard de la francophonie en Am√?¬©rique √?¬Ľ, y sont entretenus. Les d√?¬©g√?¬Ęts caus√?¬©s par le passage du cyclone Katrina, en ao√?¬Ľt 2005, ont permis de voir s√ʬ?¬?exprimer une solidarit√?¬© particuli√?¬®re entre ces deux r√?¬©gions. Voici par exemple ce qu√ʬ?¬?√?¬©crit Charles Larroque, pr√?¬©sident de l√ʬ?¬?association Louisiane √?¬† la carte156 : √?¬ę Nous avons besoin, plus que jamais, du Qu√?¬©bec. Nous avons la m√?¬™me m√?¬®re, la m√?¬™me langue, une culture qui √?¬ę nous √?¬Ľ ressemble, qui √?¬ę nous √?¬Ľ rassemble√ʬ?¬¶ Oui ! Dira-t-on ! En Louisiane, la langue fran√?¬ßaise est moins pr√?¬©sente que jadis, mais cette langue est toujours vivante. √?¬Ľ157

Afrique | modifier le code

Sur 53 pays, l'Afrique compte 32 pays francophones, soit plus de la moiti√?¬©158. La zone francophone d'Afrique fait deux fois la taille des √?¬?tats-Unis159.

Le fran√?¬ßais a √?¬©t√?¬© introduit en Afrique par la France et la Belgique pendant la p√?¬©riode coloniale, le processus de francisation a continu√?¬© apr√?¬®s la p√?¬©riode coloniale √?¬† cause de l'√?¬©norme √?¬©tendue des territoires francophones en Afrique, si bien que des pays comme le Ghana ou le Nigeria, qui sont anglophones, se voient constamment francis√?¬©s car compl√?¬®tement entour√?¬©s de pays francophones.

Le fran√?¬ßais est devenu la langue la plus parl√?¬©e d'Afrique, le nombre de locuteurs √?¬©volue tr√?¬®s rapidement entre 1992 et 2002, le nombre d'apprenants du fran√?¬ßais en Afrique subsaharienne et oc√?¬©an Indien a augment√?¬© de 60,37 %, passant de 22,337 millions √?¬† 34,563 millions de personnes160.

On peut observer une tendance similaire au Maghreb. Cependant, les chiffres fournis par l'OIF pour le Maghreb ont √?¬©t√?¬© r√?¬©unis avec ceux du Moyen-Orient ; le d√?¬©compte exact pour les pays du Maghreb n'est donc pas possible mais on observe une augmentation de 10,47 millions √?¬† 18 millions d'apprenants pour cet ensemble, quand bien m√?¬™me le fran√?¬ßais n'est pas une langue officielle (Alg√?¬©rie). Il faut aussi consid√?¬©rer le nombre de locuteurs du fran√?¬ßais dans chaque pays pour se faire une id√?¬©e de l'importance que joue le fran√?¬ßais en Afrique160.

Pays africains non francophones ayant r√?¬©cemment rejoint l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) en vue d'une francisation:

Le fran√?¬ßais joue actuellement un r√?¬īle important en Afrique, servant de plus en plus de langue v√?¬©hiculaire voire de langue maternelle (au Gabon, C√?¬īte d'Ivoire, Congo, Cameroun et B√?¬©nin notamment) dans un grand nombre de pays, et son utilisation s'intensifie. Il a donc √?¬©t√?¬© cr√?¬©√?¬©, en 2001, L'acad√?¬©mie africaine des langues afin de g√?¬©rer ce patrimoine linguistique161.

Les pays africains francophones totalisent 363 millions d'habitants en 2013162. Leur population pourrait atteindre entre 785 millions163 et 814 millions162 en 2050. D'ores et d√?¬©j√?¬†, il y a plus de francophones en Afrique qu'en Europe160.

En 2012, les 8 348 460 internautes francophones repr√?¬©sentent la 2e communaut√?¬© d'internautes en Afrique subsaharienne apr√?¬®s les 81 109 936 internautes anglophones (pr√?¬®s de dix fois plus nombreux gr√?¬Ęce √?¬† un d√?¬©veloppement d'internet plus rapide et non √?¬† une diff√?¬©rence d√?¬©mographique)164.

Burkina Faso | modifier le code

La progression de la ma√?¬ģtrise de la langue fran√?¬ßaise au Burkina Faso se produit √?¬† grande vitesse ; en effet les Burkinab√?¬©s d√?¬©clarant avoir le fran√?¬ßais comme premi√?¬®re langue couramment parl√?¬©e sont pass√?¬©s de 20 947 en 1985 √?¬† 49 647 en 1996 (+137%en augmentation) puis √?¬† 151 184 en 2006 (+205%en augmentation)165.

Quant aux francophones de plus de 10 ans sachant lire et √?¬©crire le fran√?¬ßais mais n'ayant pas forc√?¬©ment le fran√?¬ßais comme premi√?¬®re langue couramment parl√?¬©e, leur population √?¬† explos√?¬© gr√?¬Ęce √?¬† un syst√?¬®me √?¬©ducatif unilingue francophone passant de 195 601 en 1985 √?¬† 993 552 francophones en 2006 (+467%en augmentation)165.

Cette progression du fran√?¬ßais se produit principalement dans la capitale du pays Ouagadougou, qui √?¬† vu sa population de francophones multipli√?¬©e par 10 en 20 ans165.

Cameroun | modifier le code

Comme dans la plupart des pays d'Afrique, ces derni√?¬®res ann√?¬©es ont vu une tr√?¬®s forte augmentation du fran√?¬ßais au Cameroun alors qu'en 2005 seulement 18 % de la population √?¬©tait compos√?¬©e de francophones √?¬ę r√?¬©els √?¬Ľ et 26,8 % √?¬©taient des francophones √?¬ę partiels √?¬Ľ. Le fran√?¬ßais √?¬©tant en progression constante au Cameroun; en 2010 plus de 60 % des camerounais √?¬©crivent le fran√?¬ßais et plus de 80 % le parlent, de plus, la plus grande ville Douala parle fran√?¬ßais √?¬† 99 %165. Le fran√?¬ßais progresse √?¬©galement comme langue maternelle ; une forte proportion de jeunes ne parle aucune langue camerounaise et n'utilise que le fran√?¬ßais166.

Comme la plupart des autres pays d√ʬ?¬?Afrique, le Cameroun voit son nombre de francophones s'envoler passant de 46 % en 2005 √?¬† plus de 60 % en 2010(+14%)en 5 ans. Encore plus frappant, la capitale √?¬©conomique Douala est quant √?¬† elle pass√?¬©e de 98 % de francophones en 2008 √?¬† 99 % en 2010167.

R√?¬©publique d√?¬©mocratique du Congo | modifier le code

La R√?¬©publique d√?¬©mocratique du Congo maitrise de plus en plus le fran√?¬ßais, et depuis le d√?¬©but des ann√?¬©es 2000, la proportion de francophone explose passant de 24 millions de francophone en 2005168 √?¬† 31 million en 2010 (+22,6%)en 5 ans165.

√?¬? Kinshasa, la capitale, le pourcentage de francophones √?¬©volue aussi fortement : en 2008, 87 % de la capitale parlait fran√?¬ßais, alors qu√ʬ?¬?en 2009, 92% parle le fran√?¬ßais165.

Mali | modifier le code

En 1960 un recensement de la nouvelle r√?¬©publique √?¬† estim√?¬© le nombre de francophones √?¬† 66 000, en 27 ans alors que la population avait doubl√?¬© le nombre de francophones passe en 1987 √?¬† 620 000 (+840%en augmentation), se nombre passe √?¬† 918 647 en 1998 (+63%en augmentation) en 10 ans et atteint 2 200 000 (+139%en augmentation) en 2006165.

Maroc | modifier le code

  • En 2012, l√ʬ?¬?Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un r√?¬©seau mondial d'√?¬©tablissements d'enseignement sup√?¬©rieur et de recherche francophones, inaugure son 10e Bureau r√?¬©gional, √?¬† Rabat, qui repr√?¬©sente l'AUF en Tunisie, en Alg√?¬©rie et au Maroc, aupr√?¬®s de 98 √?¬©tablissements d'enseignement sup√?¬©rieur et de recherche. Cette √?¬©volution structurante permet √?¬† l'AUF de renforcer son action en faveur de la formation et de la recherche francophones et d√ʬ?¬?envisager son avenir sereinement169.
  • Au Maroc, en 2011, 79 % des films produits sont tourn√?¬©s en arabe, 17 % en fran√?¬ßais et 4 % en anglais170.

Mozambique | modifier le code

Le Mozambique est un √?¬?tat officiellement lusophone mais conna√?¬ģt depuis 1992 une importante progression du fran√?¬ßais. Alors que ce pays n'est m√?¬™me pas entour√?¬© de pays francophones, des mesures sont prises depuis les ann√?¬©es 1990 en faveur du fran√?¬ßais.

Alors que le nombre d√ʬ?¬?√?¬©tudiants du fran√?¬ßais n√ʬ?¬?√?¬©tait que de 5 000171 dans les premi√?¬®res ann√?¬©es apr√?¬®s sa r√?¬©introduction, il est de nos jours appris par plus de 50 % des 15 √?¬† 18 ans en plus d'√?¬™tre choisi comme option dans les d√?¬©partements universitaires des sciences sociales, de m√?¬©decine, de droit ainsi que par les cadres de la police et des finances172.

En 1992, le fran√?¬ßais devient obligatoire pour les classes de lettres et dans certains secteurs de l'enseignement sup√?¬©rieur173.

Le 29 septembre 2006, le Mozambique rejoint l'Organisation internationale de la francophonie174.

En 2009, le fran√?¬ßais est introduit √?¬† des niveaux inf√?¬©rieurs (9e et 10e)175.

On s'attend √?¬† ce que les effectifs doublent dans une p√?¬©riode de 5 ans dans le circuit scolaire. On pr√?¬©voit aussi le lancement d√ʬ?¬?un mensuel fran√?¬ßais Flash Hebdo et l√ʬ?¬?√?¬©largissement du temps de diffusion du fran√?¬ßais sur les ondes radiophoniques, notamment gr√?¬Ęce √?¬† Radio France Internationale176.

De plus, il a √?¬©t√?¬© r√?¬©cemment annonc√?¬© que l'enseignement du fran√?¬ßais s√ʬ?¬?√?¬©tendra aux classes scientifiques.

Nigeria | modifier le code

Le Nigeria, qui est un √?¬?tat anglophone, se trouve √?¬ę enclav√?¬© √?¬Ľ entre des pays francophones :(le B√?¬©nin, le Niger, le Tchad et le Cameroun)177.

C'est donc vers la fin des ann√?¬©es 1990 √ʬ?¬? d√?¬©but 2000 qu'il a √?¬©t√?¬© fait √?¬©tat de la volont√?¬© du gouvernement f√?¬©d√?¬©ral nig√?¬©rian de franciser le pays en envisageant notamment un enseignement obligatoire du fran√?¬ßais comme langue vivante, voire l'institution du fran√?¬ßais comme seconde langue officielle178.

C'est donc dans ce contexte que le fran√?¬ßais devient progressivement langue officielle du Nigeria, comme le pr√?¬©cise la section 1, no 10 de la Politique d'√?¬©ducation nationale de 1998 : √?¬ę L'enseignement du fran√?¬ßais a √?¬©t√?¬© d√?¬©clar√?¬© obligatoire dans toutes les √?¬©coles √?¬Ľ.

Le Nigeria a r√?¬©cemment fait preuve de son envie de francisation en appelant √?¬† un soutien accru √?¬† la formation de professeurs de fran√?¬ßais178.

C'est en 1996 que le pr√?¬©sident nig√?¬©rian, Sani Abacha, d√?¬©clarait devant le Nigerian Institute for International Affairs que √?¬ę le Nigeria est r√?¬©solu √?¬† lancer un programme national d'apprentissage linguistique qui permettra, rapidement, √?¬† notre pays de devenir parfaitement bilingue179 √?¬Ľ.

Aujourd'hui, plus de 91 % des √?¬©l√?¬®ves √?¬©tudient le fran√?¬ßais dans le premier cycle du secondaire et le fran√?¬ßais est consid√?¬©r√?¬© comme la plus importante langue √?¬©trang√?¬®re parl√?¬©e au Nigeria180.

Tunisie | modifier le code

En 2012, l√ʬ?¬?Agence universitaire de la Francophonie (AUF), un r√?¬©seau mondial d'√?¬©tablissements d'enseignement sup√?¬©rieur et de recherche francophones, ouvre √?¬† Tunis son nouvel institut de la Francophonie pour l√ʬ?¬?ing√?¬©nierie de la connaissance et la formation √?¬† distance. Cette √?¬©volution structurante permet √?¬† l'AUF de renforcer son action en faveur de la formation et de la recherche francophones et d√ʬ?¬?envisager son avenir sereinement181.

Zambie | modifier le code

La Zambie, √?¬?tat anglophone, a connu au d√?¬©but des ann√?¬©es 2000 ces derni√?¬®res ann√?¬©es une progression du fran√?¬ßais, comme le titrait en 2002 le journal africain SYFIA Info : √?¬ę L'√?¬©tonnante progression du fran√?¬ßais en Zambie √?¬Ľ182.

Le fran√?¬ßais est introduit pour la premi√?¬®re fois dans le syst√?¬®me scolaire zambien en 1954 avec une seule classe de fran√?¬ßais de 22 √?¬©l√?¬®ves, puis en 1964 l'enseignement s'√?¬©tend √?¬† une douzaine d'√?¬©coles. Dans les ann√?¬©es 1990, il y a d√?¬©j√?¬† plus de 100 √?¬©coles publiques de fran√?¬ßais en Zambie183.

Asie | modifier le code

De 1994 √?¬† 2004 le nombre d'√?¬©tudiants en fran√?¬ßais a augment√?¬© de 48,8 % en Asie184.

En septembre 2006185, le programme VALOFRASE186 (Valorisation du fran√?¬ßais en Asie du Sud-Est) a √?¬©t√?¬© lanc√?¬© gr√?¬Ęce √?¬† l'Agence universitaire de la Francophonie, l'Organisation internationale de la Francophonie, la Centrale des syndicats au Qu√?¬©bec, la Wallonie-Bruxelles √?¬† Hano√?¬Į et la Coop√?¬©ration fran√?¬ßaise.

Chine | modifier le code

√?¬ę Avec un total d'environ 100 500187) apprenants de fran√?¬ßais √?¬† l'universit√?¬©, et un corps enseignant de plus de 700 professeurs chinois de fran√?¬ßais et 55 professeurs fran√?¬ßais, la population chinoise montre un int√?¬©r√?¬™t jamais d√?¬©menti pour la langue fran√?¬ßaise √?¬Ľ188. Le r√?¬©seau des 15 Alliances fran√?¬ßaises en Chine accueille pr√?¬®s de 28 000 √?¬©tudiants chaque ann√?¬©e alors que pr√?¬®s de 24 000 Chinois √?¬©tudiaient dans une universit√?¬© fran√?¬ßaise en 2009.

√?¬ę Il n√ʬ?¬?y a dans aucun autre pays un d√?¬©veloppement du fran√?¬ßais aussi fort qu√ʬ?¬?en Chine √?¬Ľ, affirme le (directeur de l√ʬ?¬?Alliance fran√?¬ßaise de Canton)189.

R√?¬©cemment les entreprises chinoises demandent de plus en plus de francophones pour pouvoir investir en Afrique.

(Michel Greni√?¬©, Attach√?¬© de coop√?¬©ration linguistique et √?¬©ducative, Ambassade de France √?¬† Pekin.)

Vi√?¬™t Nam | modifier le code

Au Vi√?¬™t Nam les √?¬©tudiants passants par le VALOFRASE ont un taux de r√?¬©ussite au concours d√ʬ?¬?entr√?¬©e √?¬† l√ʬ?¬?universit√?¬© d'environ 70 % alors que la moyenne nationale est de 15 %190.

Plus de 113 667 √?¬©tudiants ont choisi le fran√?¬ßais comme langue d'√?¬©tude en 2007.

40 provinces sur 64 proposent l'apprentissage du fran√?¬ßais √?¬† l'√?¬©cole191.

Cambodge | modifier le code

Alors qu'avant le lancement du programme VALOFRASE les √?¬©tudiants en fran√?¬ßais au Cambodge √?¬©taient peu nombreux, en 2007-2008 45 434 √?¬©tudiants d√?¬©cident de choisir le fran√?¬ßais comme langue d'apprentissage, ce nombre passe √?¬† 98 184 durant l'ann√?¬©e 2008-2009 monte √?¬† 114 529 durant l'ann√?¬©e 2009-2010192 puis atteins 128 097durant l'ann√?¬©e 2010-2011193.

De plus, le nombre de r√?¬©gions proposant le fran√?¬ßais passe de 16 sur 24 en 2006 √?¬† 21 sur 24 en 2009192 puis finalement 24 sur 24 en 2011194.


Laos | modifier le code

Au Laos le nombre d'√?¬©tudiants dipl√?¬īm√?¬©s du baccalaur√?¬©at augmente de 400 % de 2004 √?¬† 2006 et de 935 % de 2004 √?¬† 2009195.

Francisation au Laos
(Laos)
Ann√?¬©e √?¬?l√?¬®ves apprenant le Fran√?¬ßais Nombre de professeurs de Fran√?¬ßais Nombre d'√?¬©tablissements enseignants le Fran√?¬ßais
2009-2010 2639 en augmentation 129 en augmentation 84 en augmentation
2010-2011 30665 en augmentation 152 en augmentation 95 en augmentation
2011-2012 37877 en augmentation 191 en augmentation 113 en augmentation
2012-2013 46177 en augmentation 228 en augmentation 128 en augmentation

Tha√?¬Įlande | modifier le code

En 2008 la Tha√?¬Įlande d√?¬©cide de devenir membre de l'Organisation Internationale de la Francophonie 196, √?¬† la suite de la francisation qui se produit en Asie mais aussi du fait que la Tha√?¬Įlande partage des fronti√?¬®res avec deux anciennes colonies fran√?¬ßaises, le Cambodge et le Laos.

En 2009, le fran√?¬ßais est la deuxi√?¬®me langue √?¬©trang√?¬®re √?¬©tudi√?¬©e dans le secondaire197.

Inde | modifier le code

En inde l'apprentissage de la langue fran√?¬ßaise est en tr√?¬®s forte augmentation depuis le d√?¬©but des ann√?¬©es 2010, √?¬©tant apprise par pr√?¬®s de 500 000 personnes, elle deviens donc la premi√?¬®re langue √?¬©trang√?¬®re apprise dans le pays.

Elle est surtout apprise gr√?¬Ęce l'apprentissage en ligne ou formation en ligne, et est consid√?¬©r√?¬©e comme une langue d'avenir198,199.

Francisation dans d'autres langues | modifier le code

La langue qui a √?¬©t√?¬© le plus francis√?¬©e est sans aucun doute la langue anglaise, qui est compos√?¬©e de 70 % √?¬† 72 % de mots d'origine fran√?¬ßaise et latine200,201.

Liste de termes fran√?¬ßais utilis√?¬©s en anglais : List of French words and phrases used by English speakers (en)

Principaux organismes acteurs de la francisation dans le monde | modifier le code

Il existe beaucoup d'organismes francophones qui √?¬?uvrent √?¬† la diffusion, √?¬† la protection et au rayonnement du fran√?¬ßais de par le monde.

On peut par exemple citer :

  • OIF (Organisation internationale de la francophonie)
  • L'AFAL (Association francophone d'amiti√?¬© et de liaison)
  • Le CIFLE (Comit√?¬© international pour le fran√?¬ßais langue europ√?¬©enne)202
  • TV5 Qu√?¬©bec Canada
  • TV5 Monde (cha√?¬ģne de t√?¬©l√?¬©vision g√?¬©n√?¬©raliste francophone internationale.)
  • L'AIMF (Association internationale des maires francophones)
  • L'Imp√?¬©ratif fran√?¬ßais (Organisme culturel de recherche et de communication vou√?¬© √?¬† la promotion de la langue fran√?¬ßaise, de la culture d'expression fran√?¬ßaise et de la francophonie)203.
  • L'AUF (Agence universitaire de la Francophonie)
  • Le FIPF (F√?¬©d√?¬©ration internationale des professeurs de fran√?¬ßais)
  • L'ADIFLOR (Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues)
  • L'UIJPLF (Union internationale de la presse francophone)
  • L'IFRAMOND (Institut pour l'√?¬©tude de la francophonie et de la mondialisation)204
  • L'APF (Assembl√?¬©e parlementaire de la francophonie)
  • L'AHJUCAF (Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l'usage du fran√?¬ßais)
  • Francopol (r√?¬©seau international regroupant les organisations et les √?¬©coles de formations polici√?¬®res francophones.)
  • L'Alliance fran√?¬ßaise (fondation fran√?¬ßaise de droit priv√?¬© reconnue d√ʬ?¬?utilit√?¬© publique et dont la mission est la promotion de la langue et de la culture fran√?¬ßaise √?¬† l√ʬ?¬?√?¬©tranger.)
  • France 24 (cha√?¬ģne de t√?¬©l√?¬©vision fran√?¬ßaise d√ʬ?¬?information internationale en continu.)
  • L'APDLF (Association Pour la D√?¬©fense de la Francophonie)205
  • L√ʬ?¬?ADF (Association d√?¬©fense du fran√?¬ßais)206
  • L'ALF (Avenir de la langue fran√?¬ßaise)
  • L'IFADEM (L√ʬ?¬?Initiative francophone pour la formation √?¬† distance des ma√?¬ģtres)207
  • Le CODOFIL (Conseil pour le d√?¬©veloppement du fran√?¬ßais en Louisiane)
  • L'APFA (Action pour promouvoir le fran√?¬ßais des affaires)208

Voir aussi | modifier le code

Notes et r√?¬©f√?¬©rences | modifier le code

  1. √ʬ?¬? http://www.cnrtl.fr/definition/francis√?¬©
  2. √ʬ?¬? Dictionnaire G√?¬©n√?¬©ral Et Grammatical, Des Dictionnaires Fran√?¬ßais, Tome 2nd, 1851.
  3. √ʬ?¬? Nouveau Vocabulaire Fran√?¬ßais, O√?¬Ļ L'on A Suivi L'orthographe Adopt√?¬©e.
  4. √ʬ?¬? Le Qu√?¬©b√?¬©cois - Dictionnaires et Langues.
  5. √ʬ?¬? 106 millions de francophones en 1985 (Haut Conseil de la Francophonie ), sur www.ladocumentationfrancaise.fr (consult√?¬© le 3 juillet 2010)
  6. √ʬ?¬? [PDF]√?¬ę La francophonie de demain : essai de mesure de la population appartenant √?¬† la francophonie d√ʬ?¬?ici 2050 √?¬Ľ, par Richard Marcoux et Mathieu Gagn√?¬©, sur www.erudit.org (consult√?¬© le 19 juin 2010)
  7. √ʬ?¬? Rapport de L'OIF 2006-2008 sur www.francophonie.org.
  8. √ʬ?¬? La langue fran√?¬ßaise dans le monde 2010 sur www.francophonie.org.
  9. √ʬ?¬? a et b Rapport Francophonie 2008-2010 du Secr√?¬©taire g√?¬©n√?¬©ral de la Francophonie OIF, Nathan, 384 pages.
  10. √ʬ?¬? http://www.lefigaro.fr/culture/2013/03/20/03004-20130320ARTFIG00318-un-milliard-de-francophones-en-2060.php
  11. √ʬ?¬? [PDF]Cahiers qu√?¬©b√?¬©cois de d√?¬©mographie, vol. 32, no 2, 2003, p. 273-294., sur www.erudit.org.
  12. √ʬ?¬? a et b Richard Marcoux, Agora: La francophonie de demain.
  13. √ʬ?¬? Francophonie : un avenir africain sur www.tv5.org.
  14. √ʬ?¬? L√ʬ?¬?Afrique, un continent refuge pour la francophonie sur www.afriqueavenir.org.
  15. √ʬ?¬? Les derniers discours, sur www.francophonie.org.
  16. √ʬ?¬? Prochains √?¬©v√?¬®nements, sur www.conseil-economique-et-social.fr.
  17. √ʬ?¬? http://www.francophonie.org/-77-Etats-et-gouvernements-.html
  18. √ʬ?¬? http://www.francophonie.org/Les-membres-de-l-OIF-classes-par.html
  19. √ʬ?¬? 12 bonnes raisons g√?¬©n√?¬©rales d√ʬ?¬?apprendre le fran√?¬ßais√ʬ?¬¶, sur Ambassade de France (consult√?¬© le 3 juillet 2010)
  20. √ʬ?¬? (fr)[PDF]Promouvoir la Langue fran√?¬ßaise dans le monde, sur www.diplomatie.gouv.fr (consult√?¬© le 3 juillet 2010)
  21. √ʬ?¬? Rapport d'information de l'Assembl√?¬©e nationale, sur www.assemblee-nationale.fr (consult√?¬© le 3 juillet 2010)
  22. √ʬ?¬? Rapport de la francophonie 2006-2007
  23. √ʬ?¬? Rapport d'information la situation de la langue fran√?¬ßaise dans le monde, sur minist√?¬®re des Affaires √?¬©trang√?¬®res (consult√?¬© le 3 juillet 2010)
  24. √ʬ?¬? francophones repr√?¬©sente 20 % du commerce mondial sur www.francophonie.org.
  25. √ʬ?¬? Observatoire d√?¬©mographique et statistique de l√ʬ?¬?espace francophone, √?¬ę Aper√?¬ßu sur quelques espaces linguistiques dans le monde √?¬Ľ, sur francophonie.org (consult√?¬© le 18 septembre 2013)
  26. √ʬ?¬? (en) Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), Which languages will the Europeans speak in 2025? Heavy trends in the EU√ʬ?¬?s new linguistic equilibriums in one generation from now, Excerpt GEAB no 13 (March 16, 2007) : √?¬ę The revival of French: The significant demographic growth of France (and French-speaking countries where a large part of EU immigrants come from) is key in the revival of French as a major trans-European language. With some 80 million √?¬ę native √?¬Ľ French-speakers (fastly growing), French is already the EU√ʬ?¬?s second mother-tongue. The fading away of the post-1939/1945 era, which initiated the collapse of the French language√ʬ?¬?s attractiveness as the political language of the elites (3), plays a positive role in French√ʬ?¬?s renewed vitality. √?¬Ľ
  27. √ʬ?¬? a et b http://www.auf.org/actualites/rapport-dactivite-2012/
  28. √ʬ?¬? Histoire du fran√?¬ßais en France [PDF].
  29. √ʬ?¬? Des mots anglicis√?¬©s puis refrancis√?¬©s !, sur gringoire.com (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  30. √ʬ?¬? a et b Histoire de la langue fran√?¬ßaise, par Jacques Leclerc., sur Agence intergouvernementale de la Francophonie,
  31. √ʬ?¬? Quand les Anglais parlaient fran√?¬ßais par Andr√?¬© Cr√?¬©pin., sur aibl.fr
  32. √ʬ?¬? Argumentaire en faveur de la langue fran√?¬ßaise.
  33. √ʬ?¬? Livre: Le souffle de la langue : voies et destins des parlers d'Europe, par Claude Hag√?¬®ge, page 95, sur Books google (consult√?¬© le 2 juin 2010)
  34. √ʬ?¬? photo d'une page de livre de Marco Polo : Il milione, chapitre CXXI, consult√?¬© le 2 juin 2010.
  35. √ʬ?¬? L'Histoire du Fran√?¬ßais. La p√?¬©riode f√?¬©odale : l'ancien fran√?¬ßais., sur tlfq.ulaval.ca
  36. √ʬ?¬? Texte integral
  37. √ʬ?¬? Le livre de "L'enseignement du droit fran√?¬ßais en pays de droit √?¬©crit : (1679-1793), par Christian Ch√?¬™ne" (en ligne), sur Google, consult√?¬© le 3 avril 2010.
  38. √ʬ?¬? Histoire du Fran√?¬ßais au Qu√?¬©bec. La Nouvelle-France (1534-1760) : L'implantation du fran√?¬ßais au Canada, consult√?¬© le 4 avril 2010.
  39. √ʬ?¬? Livre Mille ans de langue fran√?¬ßaise, histoire d'une passion (Broch√?¬©) (ISBN 2-2620-2270-4) ou (ISBN 978-2-2620-2270-9).
  40. √ʬ?¬? La pratique du breton de l'Ancien r√?¬©gime √?¬† nos jours, sur * (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  41. √ʬ?¬? R√?¬®glement en 1836 adopt√?¬© par le Comit√?¬© sup√?¬©rieur de l'arrondissement, sur ph-ludwigsburg.de (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  42. √ʬ?¬? Histoire du fran√?¬ßais durant la grande guerre., sur tlfq.ulaval.ca (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  43. √ʬ?¬? Le fran√?¬ßais et les langues historiques de la France, par Herv√?¬© Abalain, sur books.google.com (consult√?¬© le 19 juin 2010)
  44. √ʬ?¬? (ISBN 2-2620-2270-4).
  45. √ʬ?¬? (fr)[PDF] Universit√?¬© de Provence: Histoire de la langue fran√?¬ßaise.
  46. √ʬ?¬? Floril√?¬®ge de contre-v√?¬©rit√?¬©s, de b√?¬™tises, de propos haineux ou racistes., sur gwiriouanden.free.fr (consult√?¬© le 27 mai 2010) L'histoire de la langue bretonne.
  47. √ʬ?¬? Le fran√?¬ßais contemporain (chapitre 9), sur www.tlfq.ulaval.ca (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  48. √ʬ?¬? 570 000 euros d'amende pour refus de traduction, sur www.novethic.fr (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  49. √ʬ?¬? La justice ordonne √?¬† Europ Assistance de traduire un logiciel en fran√?¬ßais, sur www.francophonie-avenir.com (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  50. √ʬ?¬? (fr)Article du Courrier International du 22.03.2010
  51. √ʬ?¬? (pl)Site officel du Journal Rzeczpospolita, sur www.rp.pl.
  52. √ʬ?¬? https://www.destatis.de/EN/FactsFigures/SocietyState/EducationResearchCulture/Schools/Tables/PupilsAttendingForeignLanguageClasses.html
  53. √ʬ?¬? http://www.slate.fr/lien/67409/merkel-langue-allemand-francais
  54. √ʬ?¬? http://www.lefigaro.fr/international/2013/01/21/01003-20130121ARTFIG00819-l-allemand-ne-seduit-guere-les-eleves-francais-et-vice-versa.php
  55. √ʬ?¬? http://www.bundesrat.de/nn_12208/FR/organisation-fr/laender-fr/sl-fr/sl-fr-node.html?__nnn=true
  56. √ʬ?¬? http://www.insee.fr/fr/regions/alsace/default.asp?page=themes/autres_dossiers/stat_suisse_allemagne/all_le_saviez_vous/fiche0205.htm
  57. √ʬ?¬? http://apf.francophonie.org/spip.php?article930
  58. √ʬ?¬? http://apf.francophonie.org/spip.php?rubrique19
  59. √ʬ?¬? http://apf.francophonie.org/spip.php?rubrique2
  60. √ʬ?¬? http://www.ledevoir.com/politique/quebec/175930/dumont-veut-faire-admettre-la-catalogne-dans-la-francophonie
  61. √ʬ?¬? a, b, c et d (fr)[PDF] Le paysage linguistique en Suisse. Recensement de la population suisse par langages., sur www.bfs.admin.ch (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  62. √ʬ?¬? a et b (nl) Rudi Janssens, √?¬ę Taalgebruik in Brussel en de plaats van het Nederlands √ʬ?¬? Enkele recente bevindingen √?¬Ľ, Brussels Studies, n√?¬į13,√ʬ?¬? 2008-01-7 (consult√?¬© le 2009-01-16)
    Traduction en fran√?¬ßais: L√ʬ?¬?usage des langues √?¬† Bruxelles et la place du n√?¬©erlandais. Quelques constatations r√?¬©centes.
    Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur √?¬† la facult√?¬© de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d'accueil : Rudi Janssens sur le site de Brio.
  63. √ʬ?¬? Sera de Vriendt, Els Witte, Ann Mares (r√?¬©d.), √?¬ę √?¬? propos du sens de l'expression 'parler bruxellois' √?¬Ľ, 19 keer Brussel; Brusselse Thema's (7), VUBPress (Vrije Universiteit Brussel),√ʬ?¬? 2001 (ISBN 9054872926, consult√?¬© le 26 janvier 2009), p. 43 [PDF]
    . L'auteur est professeur √?¬©m√?¬©rite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
  64. √ʬ?¬? Claude Javeau, Le cadre socio-politique de l'usage des langues dans la R√?¬©gion de Bruxelles-Capitale [275-281], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. √?¬ę Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut √?¬Ľ,√ʬ?¬? 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7)
    L'auteur est professeur ordinaire √?¬† l'Universit√?¬© libre de Bruxelles.
    R√?¬©daction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), Andr√?¬© Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facult√?¬©s universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Universit√?¬© libre de Bruxelles)
  65. √ʬ?¬? Daniel Droixhe, √?¬ę Le fran√?¬ßais en Wallonie et √?¬† Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe si√?¬®cles √?¬Ľ, Universit√?¬© libre de Bruxelles,√ʬ?¬? 13 avril 2002 (consult√?¬© le 2 avril 2008)
    L'auteur est professeur √?¬† la Facult√?¬© de Philosophie et Lettres de l'Universit√?¬© libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : Coordonn√?¬©es de D. Droixhe.
  66. √ʬ?¬? (de) Johannes Kramer, √?¬ę Zweisprachigkeit in den Benelux-l√?¬§ndern √?¬Ľ, Buske Verlag,√ʬ?¬? 1984 (ISBN 3-8711-8597-3, consult√?¬© le 4 mars 2009)
    L'auteur est docteur en science linguistique √?¬† l'Universit√?¬© de Tr√?¬®ves. Page d'accueil : Coordonn√?¬©es de J. Kramer..
  67. √ʬ?¬? (nl) Nico Wouters, Groot-Brussel tijdens WOII (1940-1944) [57-81], Bruxelles, Gand, De Boeck & Larcier, coll. √?¬ę Les dix-neuf communes bruxelloises et le mod√?¬®le bruxellois √?¬Ľ,√ʬ?¬? 2003, 754 p. (ISBN 2-8044-1216-4)
    L'auteur est docteur en histoire contemporaine √?¬† l'Universit√?¬© de Gand.
    R√?¬©daction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), Andr√?¬© Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facult√?¬©s universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Universit√?¬© libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel)
  68. √ʬ?¬? a et b Eliane Gubin, √?¬ę La situation des langues √?¬† Bruxelles au XIXe si√?¬®cle √?¬† la lumi√?¬®re d'un examen critique des statistiques √?¬Ľ, Taal en Sociale Integratie, I, Universit√?¬© libre de Bruxelles (ULB),√ʬ?¬? 1978 (consult√?¬© le 16 janvier 2009), p. 33-80 [PDF]
    L'auteur est professeur √?¬† la Facult√?¬© de Philosophie et Lettres de l'Universit√?¬© libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : Coordonn√?¬©es..
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    L'auteur est chercheur au Centre de droit public de l'Universit√?¬© libre de Bruxelles.
    R√?¬©daction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), Andr√?¬© Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facult√?¬©s universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Universit√?¬© libre de Bruxelles)

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    L'auteur est chercheur √?¬† l√ʬ?¬?Universit√?¬© Laval (Cellule de g√?¬©ographie culturelle) et directeur de l'Institut sup√?¬©rieur d'√?¬©conomie maritime.
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    L'auteur est professeur √?¬† la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette m√?¬™me universit√?¬©.
    R√?¬©daction : Els Witte, Andr√?¬© Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facult√?¬©s universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Universit√?¬© libre de Bruxelles)
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  205. √ʬ?¬? Association Pour la D√?¬©fense de la Francophonie (l'APDLF), sur freewebs.com (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  206. √ʬ?¬? Fondation D√?¬©fense du fran√?¬ßais, sur defensedufrancais.ch (consult√?¬© le 27 mai 2010)
  207. √ʬ?¬? L√ʬ?¬?Initiative francophone pour la formation √?¬† distance des ma√?¬ģtres, sur www.ifadem.org.
  208. √ʬ?¬? Actions pour promouvoir le fran√?¬ßais des affaires et les autres langues des pays francophones dans le domaine des affaires, sur presse-francophone.org (consult√?¬© le 27 mai 2010) APFA

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