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Francisation 
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Francisation

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Le terme « francisation » désigne une évolution ou une transformation visant à adopter certaines caractéristiques socioculturelles françaises ou à se mettre en conformité avec le droit français.

Le terme est notamment employé en linguistique (francisation de mots), en informatique (francisation de logiciels), en sociologie et éducation (francisation des non-francophones), et en droit maritime (francisation de bateaux). Il caractérise aussi une démarche administrative pouvant être effectuée pour une personne d'origine étrangère qui acquiert la nationalité française.

Au Québec, le terme « francisation » fait également référence à l'enseignement du français, non comme langue étrangère, mais plutôt comme langue d'intégration. Elle vise en particulier les personnes non francophones ayant obtenu le statut de résident permanent par le processus d'immigration du Canada et qui s'établissent au Québec.

Sommaire

Définitions

Le terme francisation comporte plusieurs définitions:

  • Introduire, répandre la langue française dans un lieu où elle n'est que peu ou pas parlée; faire parler français1,2.
  • Processus naturel ou non qui vise la généralisation de l'utilisation du français dans une communauté3.
  • Droit d'arborer le pavillon national, avec les prérogatives et les servitudes qui en découlent.
  • Formalité conférant à un bâtiment de mer le droit de naviguer sous pavillon français4.
  • Apprentissage du français grandissant dans une population non-francophone5.
  • Action de franciser, de donner une forme, un caractère français6.
  • Donner une forme française à un mot d'une langue étrangère7.

Linguistique

La « francisation » englobe les changements d'orthographe et de grammaire d'emprunts, l'usage préférentiel de calques, voire de néologismes originaux, afin d'obtenir un lemme qui respecte les traditions et règles de la langue française, d'ordre phonétique ou grammatical.

La francisation est généralement validée puis recommandée par les organismes officiels de terminologie de la langue française dans les pays francophones, comme la Délégation générale à la langue française et aux langues de France et l'Office québécois de la langue française8.

Exemples de transformation orthographique :

  • « Gazole » pour gas-oil (« diesel », son synonyme, obtenu par antonomase de l'inventeur Rudolph Diesel, est parfois aussi transformé en « diésel »)
  • « Conteneur » pour container
  • « Cédérom » pour CD-ROM

Calque :

Néologisme original :

  • Courriel pour e-mail (usage popularisé au Québec et rendu officiel en France à partir de 200310).
  • Pourriel pour spam
  • numéro d’urgence (22 septembre 2000) ou aide en ligne (28 juillet 2001) ou téléassistance (14 décembre 2004) au lieu de hotline
  • Biodégradable

Francisation par reproduction de sigles :

  • FAQ, de l'anglais Frequently Asked Questions, francisé en « foire aux questions »
  • GPS, de l'anglais Global Positioning System, francisé en « guidage par satellite » ou « géolocalisation par satellite »

Francisation

Dans le monde

Le nombre de francophones dans le monde ne cesse d'augmenter, passant de 106 millions en 198511 à 173,2 millions en 199712, 183 millions en 2005, 200 millions en 2007 13 et 220 millions en 2010 (+10 % par rapport à 2007)14. L'OIF15 prévoit une très forte augmentation du nombre de francophones en Afrique avec la hausse du niveau d'éducation : le nombre de francophones devrait atteindre 400 millions en 2025 puis 715 millions en 2050 (prévision revue à la hausse en 2010), c'est-à-dire être multiplié par 4, alors que la population mondiale ne se multiplierait que par 1,5 sur la même période16,17. Selon ces projections, la population francophone devrait donc passer de 3 % en 2000 à plus de 8 % de la population mondiale en 2050 et neuf francophones sur dix ayant de 15 à 29 ans seraient des africains17.

Selon l'OIF, le chiffre de 220 millions de francophones est sous-évalué18, car il ne comptabilise que les personnes sachant écrire, comprendre et parler couramment le français, excluant ainsi du décompte une grande partie de la population africaine, qui ne sait pas écrire19; le français est aussi la langue dont la part relative de locuteurs augmente le plus rapidement dans le monde15. Quant au Conseil économique et social, il estime que le nombre mondial de personnes parlant et comprenant le français aurait dépassé la barre des 500 millions en 200020,21.

Depuis sa création, de plus en plus de gouvernements rejoignent l'OIF : de 21 gouvernements à sa création en 1970, elle en compte 75 en 2010, les derniers étant les Émirats arabes unis, la République dominicaine, le Monténégro, la Bosnie et l'Estonie22, ce qui fait d'elle la plus grande organisation linguistique mondiale.

Le français est aussi la langue étrangère la plus apprise après l’anglais23,24. Les personnes apprenant le français sont aussi en forte augmentation, près de 30 % entre 1994 et 200425 tous continents confondus, l'Afrique étant en tête avec une augmentation de 60,37 % de 1994 à 2002, passant de 32 808 681 d'apprenant du français en 1994 à 52 617 368 en 200226 et de 62 % de 1994 à 2004, suivie de l'Asie avec une augmentation de 48,8 % de 1994 à 200427.

En 2008, l'espace francophone représente plus de 19 % du commerce mondial des marchandises, en augmentation par rapport à 200528.

En 2008, les 70 États et gouvernements de l’OIF totalisent 870 millions d’habitants, soit 13 % de la population mondiale29.

Possible regain de vitalité du français en Europe

Selon le groupe de prospective Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), l'importante croissance démographique de la France (et des pays francophones d'où viennent une grande partie des immigrants arrivant dans l'Union européenne) est la clé de la renaissance du français en tant que langue trans-européenne de premier plan. Du fait de ses quelque 80 millions de locuteurs (en rapide augmentation), le français est déjà la deuxième langue maternelle de l'Union européenne. L'effacement de la période de l'après-guerre, laquelle vit la langue française perdre de son attrait en tant que langue politique des élites, joue un rôle positif dans le regain de vitalité du français30.

Québec

L'affichage bilingue heurte la fibre francophone et la sensibilité de certains Québécois, comme en témoigne le vandalisme sur ce panneau québécois bilingue ARRÊT-STOP en référence à la loi 101.

Les immigrants venus de France lors du régime de la Nouvelle France (1534-1759) ont constitué la première population francophone du monde à réaliser son unité linguistique, et cela, deux siècles avant la France, et sans véritable intervention étatique31.

Le Québec travaille activement à la francisation de son territoire, depuis la mise en place en août 1977 de la Charte de la langue française (ou Loi 101). Le Québec est alors devenu la seule province unilingue francophone. Les autres provinces sont soit bilingues (exemple : le Manitoba, le Nouveau-Brunswick) ou simplement anglophones avec des facilités francophones (exemple : l'Ontario, la Saskatchewan). Par contre, depuis la loi sur les langues officielles du Canada, tous les territoires du Canada ont le français comme langue officielle32.

Cette loi 101, qui est une charte visant à faire respecter la langue française et à franciser les immigrants du Québec, instaure des lois linguistiques inédites, par exemple l'obligation d'affichage unilingue en français à l'extérieur des commerces, et l'obligation pour tout affichage commercial intérieur d'avoir le texte français écrit plus gros que celui de toute autre langue33.

La loi 101 force toute personne à étudier dans une école publique francophone, sauf si le père ou la mère a fait des études primaires ou secondaires au Canada dans une école anglophone. Le nombre d'élèves anglophones a chuté de 43 % en vingt ans, passant de 256 251 élèves anglophones en 1971-1972 à 111 466 en 1994-1995. Ce phénomène est encore plus accentué dans l'île de Montréal, où le nombre d'élèves étudiant en anglais a subi une diminution de 60 % entre 1971 et 199534.

Par ailleurs, un certificat de francisation est accordé aux entreprises de 100 employés et plus qui démontrent que leurs employés francophones peuvent travailler en français. (Le taux de certification des entreprises québécoises est passé de 71,4 % en 2002 à 80,7 % en 200735).

Cette politique de francisation est une réussite, la proportion d'anglophones étant passée de 14 % en 1971 à 7 % en 200636 et le pourcentage de nouveaux immigrants choisissant l'anglais comme langue d'étude étant passé de 90 % en 1966 à 4 % en 200637.

La connaissance du français dans l’ensemble du Québec est passée de 93,6 % en 1991 à 93,9 % en 1996 puis à 94,6 % en 200138. Chez les personnes de langue maternelle anglaise, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971 à 60 % en 1991, à 67,2 % en 200139, puis à 71 % en 200640. Chez les personnes de langue maternelle tierce, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 197141 à 68,6 % en 1991 à 73,5 % en 200138,42, puis à 75,3 % en 200643.

Estrie

L'Estrie, anciennement appelée « Eastern Townships » du fait de sa localisation frontalière avec les États-Unis, fut un territoire refuge pour les anglophones loyalistes fuyant la révolution américaine, l'empire britannique offrant des terres aux loyalistes dans cette région de la Nouvelle France récemment conquise. À partir des années 1760, la population est donc très largement anglophone.

Après 1812, une faible quantité de Canadiens-français arrivent dans la région, mais ils ne représentent qu'une petite minorité parmi la population anglophone44. Mais c'est dans les années 1840 qu'une grande vague d'immigration irlandaise et écossaise puis francophone débute. Alors que les francophones ne représentent toujours qu'une faible minorité parmi les autres, ils grandissent rapidement en raison d'une natalité record et d'une immigration qui ne cesse d'augmenter. Dans les années 1850-1860, ils commencent déjà à représenter une minorité importante45.

En 1890, poussés par une des plus fortes natalités au monde, les Canadiens-français représentent plus de 70 % de la population de l'Estrie. Cette proportion francophone restera à peu près la même jusque dans les années 1930 où une grande industrialisation de la région pousse les travailleurs francophones à venir en Estrie, ce qui produit une nouvelle vague de francisation, les francophones de l'Estrie passent alors de 76 % en 1930 à plus de 88 % en 1960.

À la suite de l'explosion démographique de l'après-guerre, en 2001 les francophones représentaient plus de 97 % de la population de l'Estrie46.

Nouveau-Brunswick

Bien que la population francophone du Nouveau-Brunswick ait chuté dramatiquement à partir de la prise de contrôle du territoire par les Anglais et du fait de la déportation des francophones et des lois antifrançaises prises jusque dans les années 1960, on assiste, depuis peu, à une refrancisation du territoire (de 1951 à 2001, la connaissance du français y est passée de 38 % à 43 %)47.

En 1875, un compromis admettant la possibilité de communiquer et d'étudier en français dans les écoles primaires fut le premier pas en faveur des francophones du Nouveau-Brunswick. Puis en 1922, le premier hôpital francophone de la province vit le jour à Moncton : l’Hôtel-Dieu48.

Mais il faut attendre les années 1950-1960 pour voir les débuts de la refrancisation du Nouveau-Brunswick. En 1954, Moncton recevait la première station radiophonique de langue française de Radio-Canada puis en 1959 le premier poste de télédiffusion francophone dans la même ville. Moncton devint alors le bastion francophone du Nouveau-Brunswick48.

Mais la francisation s'intensifie le 12 juillet 1960 avec l'élection de Louis Robichaud, le premier Acadien élu premier ministre de la province du Nouveau-Brunswick. En 196349, l'Université de Moncton est créée50. Le Québec voisin, à majorité francophone, fait pression sur le Nouveau-Brunswick en défendant la cause francophone, et en 1969 la première loi sur les langues officielles, qui rend le français et l'anglais officiels sur le plan juridique, est votée 51.

Carte des régions francophones du Nouveau-Brunswick.

Article 16.2

  • Le français et l'anglais sont les langues officielles du Nouveau-Brunswick52, ils ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions de la Législature et du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Mais les francophones trouvent qu'elle ne va pas assez loin, et les anglophones trouvent cette loi scandaleuse et font bloc contre elle, il faudra donc attendre jusqu'en 1977 pour que soient mis en vigueur tous les articles de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

En 1981 est adoptée la loi reconnaissant l'égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick53. Se sentant menacés par cette francisation qui continuait se renforcer, certains anglophones créèrent le parti Confederation of Regions (COR)54 qui voulait abolir le bilinguisme au Nouveau-Brunswick. Le COR a obtenu près de 20 % des suffrages en 199155.

En 1988 la loi fédérale sur les langues officielles fut modifiée pour protéger et affirmer plus fortement le bilinguisme de la province. Le gouvernement canadien s'engageait à faire la promotion de la dualité linguistique et à appuyer le développement des communautés linguistiques en situation minoritaire. Mais c'est finalement en 2002 que le gouvernement conservateur de Bernard Lord a fini par adopter à l'unanimité une nouvelle loi sur les langues officielles ou loi 6456, procédant ainsi à une mise à jour aussi nécessaire qu’attendue de la loi de 1969. Cette nouvelle loi demande la création d'un commissaire aux langues officielles et donne à la communauté francophone du Nouveau-Brunswick de nouveaux outils législatifs lui permettant d'affirmer sa présence et de poursuivre la francisation du territoire.

Article 29

  • Tout affichage public et autre publication et communication destinées au grand public et émanant d’une institution est publié dans les deux langues officielles. Les affichages du Nouveau-Brunswick sont donc en français et en anglais, tout comme la signalisation, les lois et toutes instances gouvernementales.

Depuis les années 1990-2000 les villes se francisent, par exemple la ville d'Edmundston, qui est passée de 89 % de francophones en 1996 à 93,4 % en 2006, la ville de Moncton (de 30,4 % en 1996 à 33 % en 2006), la ville de Tracadie-Sheila (de 94 % en 1996 à 96 % en 2006), Dalhousie (de 42,5 % à 49,5 %) et Dieppe (de 71,1 % en 1996 à 74,2 % en 2006). Certaines villes sont devenues majoritairement francophones, comme Bathurst, qui est passée de 44,6 % de francophones en 1996 à 50,5 % en 2006, ou alors Campbellton, qui est passée de 47 % en 1996 à 55 % en 200657,58,59.

Le nombre de francophones a augmenté de 12,4 % au Nouveau-Brunswick entre 1961 et 200160.

On remarque aussi que la connaissance du français augmente énormément dans les régions à majorité anglophone comme dans la région de Westmorland, qui passe de 44 % à 55 %. Mais la région ayant subi la plus forte francisation est le comté d'Albert, en 1951 seulement 1 % des habitants connaissaient le français, alors qu’en 2001 cette proportion est de 23 %47,61.

En 2010, la ville de Dieppe (Nouveau-Brunswick) instaure une loi rendant obligatoire l'affichage bilingue français-anglais avec le français précédant l'anglais, une première pour le Nouveau-Brunswick. Il est prévu que beaucoup d'autres villes du Nouveau-Brunswick emboîteront le pas62.

Canada

Panneau touristique bilingue au Yukon.

Sous la pression du Québec et des francophones du Canada, le 7 juillet 1969, la Loi sur les langues officielles est votée et le français obtient un statut égal à celui de l'anglais dans toutes les instances gouvernementales fédérales. Les francophones de l'extérieur du Québec obtiennent le droit d'aller à l'école publique en français de la même façon que les anglophones du Québec pouvaient le faire depuis des générations, des lois obligent toute notice d'aliment à être rédigée en anglais et en français ; tout service gouvernemental fédéral peut être effectué dans les deux langues, les lois doivent être disponibles dans les deux langues.

Depuis 1951, le nombre de francophones à l'extérieur du Québec a augmenté passant de 721 820 en 1951 à 935 692 en 197163 puis à 1 020 545 en 200164,65. Et c'est plus d'un quart de million d’anglophones hors Québec qui utilisent régulièrement le français au travail66.

Le nombre de personnes parlant le français a quant à lui plus que doublé depuis la loi sur les langues officielles : d'environ 800 000 personnes en 1960, on est passé en 2006 à 2 561 960 de personnes qui auraient la capacité de le parler au Canada hors Québec. Au Québec, on recense 7 028 740 francophones67. Sur l'ensemble du territoire canadien, il y a maintenant plus de 9,5 millions de francophones68. La population dont le français est la langue parlée le plus souvent à la maison a, elle aussi, augmenté dans l'ensemble du Canada (+1,3 % de 1996 à 2001 et +2,4 % de 2001 à 2006)69.

Francisation en Amérique du Nord

alternative textuelle
Toute inscription dans les voitures aux États-Unis est en français et anglais (Los Angeles).

Le français en Amérique du Nord a été introduit grâce à l'immense territoire de la Nouvelle-France et la Louisiane française, qui comprenait presque la moitié des États-Unis actuels et une grande partie du Canada. C'est pour cela que beaucoup d'endroits portent des noms d'origine française comme (ex. : Détroit, Bâton-Rouge, Trois-Rivières, etc.) Une liste des noms de lieux d'origine française aux États-Unis est disponible, mais cette liste ne regroupe qu'une infime partie de ces noms.

En Amérique du Nord les principaux acteurs de la francisation sont le Québec, la Louisiane et l'Acadie. Bien que faible, la francisation se produit aussi aux États-Unis, en premier lieu grâce à la Louisiane qui en 1968 crée le Conseil pour le développement du français en Louisiane qui ouvre des écoles de français et forme des professeurs à travers les États Unis, mais aussi grâce au fait que les langues étrangères enseignées dans la plupart des écoles sont le français et l'espagnol

Le Québec joue aussi un rôle important dans la francisation des États-Unis grâce à ses lois sur l'obligation de notices en français, de nombreux emballages d'aliments ou d'objets vendus aux États-Unis sont rédigés en français et en anglais, afin de pouvoir être vendus également au Canada. Par exemple, les messages de sécurité sur les voitures aux États-Unis sont tous rédigés en français et en anglais.

Les grandes entreprises québécoises participent beaucoup à la francisation à travers les États-Unis, en demandant à leurs employés de connaître le français ; pour ceux qui ne le connaissent pas, ils organisent des cours de francisation, d'ailleurs chaque année, un prix est remis aux entreprises ayant le mieux participé à la francisation (ce qui leur donne une très bonne image), on peut par exemple citer Zinc électrolytique du Canada Limitée70, La capitale groupe financier inc71 ou encore Cirque du Soleil qui emploie plus de 3 000 personnes à travers les États-Unis72.

Au cours du XIXe siècle, plus d'un million de Québécois émigrent aux États-Unis en raison de l'explosion démographique du Québec73 la revanche des berceaux leur donne le taux de natalité le plus élevé du monde à cette époque (le nombre des Canadiens français est passé de 140 000 en 1791, à un million en 1871). Cette croissance de la population a créé une surcharge par rapport aux terres cultivées, et le problème ne pouvait être résolu par les structures existantes. C'est donc plus d'un million de Québécois qui émigrent vers les États-Unis, créant une francisation des villes du Maine et du Vermont.

Les territoires de la Nouvelle-France.

De nos jours certains comtés du Maine sont toujours francophones :

Plus de 1 000 habitants
Moins de 1 000 habitants

Le sondage le plus récent de l'Association des langues vivantes (2006) montre que les inscriptions pour l’apprentissage du français aux États-Unis sont à la hausse74.

De plus, en 2008 le Conseil américain sur l'enseignement des langues étrangères a effectué un sondage indiquant qu'il y a davantage de personnes voulant étudier le français que toute autre langue étrangère aux États-Unis75.

En 2009, l`Institut polytechnique et Université d'État de Virginie (Virginia Tech) a publié un article intitulé «French The Most Practical Foreign Language», en français : Le français la langue étrangère la plus utile. Cet article (Voir article) explique pourquoi le français est la langue la plus importante à étudier76.

Les médias de Toronto commencent à parler de « La grande francophonie d’Amérique », projet du XXIe siècle77

Efforts de revitalisation du français en Louisiane

Panneau routier bilingue à l'entrée de la Louisiane.
Region officielement francophone d'Acadiana

Entre 1916 et 1931 des lois successives bannissent la langue française dans les écoles. En 1921, la Constitution louisianaise déclare l’anglais seule langue autorisée.

Ce n'est qu'avec l'arrivée de James Domengeaux (1907-1988), que la refrancisation de la Louisiane débute. En 1968, il obtient l'adoption de la Loi 409, créant le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) qui a pour mission de « faire tout ce qui est nécessaire pour encourager le développement, l’utilisation et la préservation du français tel qu’il existe en Louisiane pour le plus grand bien culturel, économique et touristique de l’État »78. À cette époque, seulement le quart de la population parlait une variété de français, sans pouvoir ni le lire ni l'écrire79.

Depuis la création du CODOFIL, les Louisianais ont pris conscience qu'il fallait sauvegarder cette culture française, plusieurs lois ont été votées comme :

  • la Loi no 408 (1968) prévoyant l'enseignement du français dans les cinq premières années des écoles primaires et les trois premières années des écoles secondaires ;
  • la Loi no 259 (1968) exigeant que les universités et les collèges forment des enseignants qualifiés en français ;
  • la Loi no 256 (1968) reconnaissant la langue française comme officielle dans la publication des avis juridiques et des contrats ;
  • la Loi no 458 (1968) autorisant l'établissement d'une station de télévision en français80.

En 1971, la partie méridionale de la Louisiane est reconnue officiellement comme région francophone de l'État de Louisiane sous le nom d'Acadiana81.

En 1976, publication du premier livre en français cadien, « Lâche pas la patate » de Revon Reed. Arrivée des premiers enseignants belges.

En 1987, pour la première fois, la Louisiane participe au Sommet de la Francophonie de Québec en tant qu'observateur.

En 1991, arrivée des premiers enseignants acadiens et en 1992 les premiers programmes d'immersion débutent.

C'est en 1994 que l’Université de Louisiane à Lafayette lance le premier programme de doctorat en Études francophones en Amérique du Nord.

En 1999, La FrancoFête célèbre trois cents ans de l’héritage français en Louisiane et, durant l'année 2000, on assiste à la création de la première section francophone du barreau louisianais82.

2004 : Kathleen Babineaux Blanco est la première femme gouverneur d'origine francophone de la Louisiane83.

De nombreux médias aident à la diffusion du français en Louisiane comme les radios : La voix de l’Amérique française84, KLRZ et Radio Louisiane85.

Les associations sont aussi très nombreuses, à tel point qu'en 1987 la ville de La Nouvelle-Orléans fonde le Council of Societies of Greater New Orleans afin de coordonner les organisations francophones de la ville.

Il existe une forte francophilie en Louisiane, et les liens avec le Canada, notamment avec le Québec, « porte-étendard de la francophonie en Amérique », y sont entretenus. Les dégâts causés par le passage du cyclone Katrina, en août 2005, ont permis de voir s’exprimer une solidarité particulière entre ces deux régions. Voici par exemple ce qu’écrit Charles Larroque, président de l’association Louisiane à la carte86 : « Nous avons besoin, plus que jamais, du Québec. Nous avons la même mère, la même langue, une culture qui « nous » ressemble, qui « nous « rassemble… Oui ! Dira-t-on ! En Louisiane, la langue française est moins présente que jadis, mais cette langue est toujours vivante. »87

Suisse

Depuis les années 1970, la Suisse se francise de plus en plus au détriment du romanche, de l'italien et de l'allemand88. En 1970, les francophones représentent 18,1 % de la population suisse, puis 18,4 % en 1980, 19,4 % en 1990 et 20,4 % en 2000 (de plus, on observe que ce phénomène s'accélère d'année en année)88.

Alors que les germanophones sont en chute depuis 1941, où ils représentaient 72,6 % de la population suisse, ils n'en représentaient plus que 65 % en 1980 et 63,7 % en 200088.

Les francophones se sont aussi affirmés dans les régions francophones ; en 1990, ils représentaient 77 % des habitants des régions francophones, alors qu'en 2000 ils représentent plus de 81,6 % des habitants de ces régions.

« Dans les cantons francophones, la part des germanophones et des italophones est en recul tandis que celle des francophones augmente. » Cf. Extrait du recensement fédéral de la population 2000 (Le paysage linguistique en Suisse)88.

Bruxelles (Belgique)

Les recensements linguistiques montraient une transition simultanée de l'unilinguisme néerlandophone vers le bilinguisme d'une part, et du bilinguisme vers l'unilinguisme français d'autre part.
Article détaillé : Francisation de Bruxelles.

Au cours des XIXe et XXe siècles, Bruxelles s'est transformée d'une ville quasiment entièrement néerlandophone en une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca89. Bien qu'historiquement Bruxelles fût une cité dont les habitants parlaient le brabançon90 — communément appelé « dialecte flamand »91,92 —, la situation linguistique bruxelloise changea radicalement au cours des deux derniers siècles. À côté d'une immigration française et wallonne, cette progression du français s'explique avant tout par la conversion linguistique de la population néerlandophone au cours des générations93. La raison en fut le manque de considération dont jouissait le néerlandais en tant que langue de culture au sein de la société belge94, renforcé par l'attrait que représentait à l'époque le français comme langue de haute culture et des échanges internationaux95,96.

Cette transformation démarra graduellement au XVIIIe siècle97 mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint indépendante et que Bruxelles déborda au-delà de ses murs98,99. La francisation réelle et massive de la population urbaine ne commença cependant que dans la seconde moitié du XIXe siècle100. À partir de 1880101, on constate une véritable explosion de bilingues au détriment des néerlandophones unilingues95,102. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante103, ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910104. À partir des années 1960105, à la suite de la fixation de la frontière linguistique106 et de l'essor socioéconomique de la Région flamande102, la francisation des néerlandophones a stagné107,108. Selon une étude publiée en 2008109 par un professeur de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), 56,8 % des familles bruxelloises parlèrent le français à la maison en 2006, face à 7 % de familles néerlandophones. Il y avait également 8,6 % de familles bilingues néerlandais-français89.

Selon une étude publiée en 2008 par un professeur de la VUB 109, cette francisation atteignait 95,55 % de francophones en 2006 contre 28,23 % de néerlandophones (le français restant la « lingua franca » de la capitale, et il s'avère que la connaissance du français augmente toujours avec une augmentation de 0,4 % comparé à 2000 alors que le néerlandais a chuté de 5,06 % de 2000 à 2006, passant de 33,29 % à 28,23 %). L'anglais, quant à lui, est devenu deuxième langue la plus connue mais elle reste une langue scolaire (elle n'est pas parlée à la maison).

Langue la plus souvent parlée
(19 communes)
Année Néerlandais Français Autre
1846 60,6 % 38,6 % 0,8 %
1910 49,1 % 49,3 % 1,6 %
1920 39,2 % 60,5 % 0,3 %
1930 34,7 % 64,7 % 0,6 %
1947 25,5 % 74,2 % 0,3 %

Le classement des cinq premiers de cette étude est repris ici, en comparant les chiffres de 2006 avec ceux de 2000 :

Top-5 des langues connues (le total est supérieur à 100, le multilinguisme étant courant)
2000 2006
1 Français 95,52 % 95,55 %
2 Anglais 33,25 % 35,40 %
3 Néerlandais 33,29 % 28,23 %
4 Espagnol 6,90 % 7,39 %
5 Arabe 9,99 % 6,36 %

Banlieue de Bruxelles

Ce phénomène est bien plus récent que la francisation de Bruxelles même. Cette progression du français se produit en plein territoire néerlandophone et davantage dans les villes éloignées de la capitale que dans les villes proches110.

Le magazine Carrefour indiquait « Ce qui ressort de façon constante dans notre analyse, c’est l’importante hausse de naissances francophones dans des communes plus éloignées de la capitale, que ce soit dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde ou dans celui de Louvain »111. La francisation des villes flamandes se produit à grande vitesse comme les villes de :

  • Kraainem, qui passe de 36,8 % de francophones en 2006 à 49,2 % en 2008 ;
  • Bever, qui passe de 8,3 % de francophones en 2006 à 25 % en 2008 ;
  • Lennik, qui passe de 8 % de francophones en 2006 à 17,3 % en 2008 ;
  • Kortenberg, qui passe de 7,3 % de francophones en 2006 à 14 % en 2008111.

En Afrique

Sur 53 pays, l'Afrique compte 32 pays francophones, soit plus de la moitié112. La zone francophone d'Afrique fait deux fois la taille des États-unis113.

Le français a été introduit en Afrique par la France et la Belgique pendant la période coloniale, le processus de francisation a continué après la période coloniale à cause de l'énorme étendue des territoires francophones en Afrique, si bien que des pays comme le Ghana ou le Nigeria, qui sont anglophones, se voient constamment francisés car complètement entourés de pays francophones.

Le français est devenu la langue la plus parlée d'Afrique, le nombre de locuteurs évolue très rapidement entre 1992 et 2002, le nombre d'apprenants du français en Afrique subsaharienne et océan Indien a augmenté de 60,37 %, passant de 22,337 millions à 34,563 millions de personnes114.

On peut observer une tendance similaire au Maghreb. Cependant, les chiffres fournis par l'OIF pour le Maghreb ont été réunis avec ceux du Moyen-Orient ; le décompte exact pour les pays du Maghreb n'est donc pas possible mais on observe une augmentation de 10,47 millions à 18 millions d'apprenants pour cet ensemble, quand bien même le français n'est pas une langue officielle (Algérie). Il faut aussi considérer le nombre de locuteurs du français dans chaque pays pour se faire une idée de l'importance que joue le français en Afrique114.

Pays africains non francophones ayant récemment rejoint l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) en vue d'une francisation:

Le français joue actuellement un rôle important en Afrique, servant de plus en plus de langue véhiculaire voire de langue maternelle (au Gabon, Côte d'Ivoire, Congo, Cameroun et Bénin notamment) dans un grand nombre de pays, et son utilisation s'intensifie. Il a donc été créé, en 2001, L'académie africaine des langues afin de gérer ce patrimoine linguistique115.

Les pays africains francophones totalisent 321 millions de personnes en 2007. Leur population pourrait atteindre 733 millions en 2050. D'ores et déjà, il y a plus de francophones en Afrique qu'en Europe114.

Dans d'autres langues

Du Moyen Âge jusqu'en 1919 le français était la langue internationale, c'est pour cela que l'on retrouve des mots français dans beaucoup de langues.

La langue qui a été le plus francisée est sans aucun doute la langue anglaise, qui est composée de 70 % à 72 % de mots d'origine française116,117.

Voici une liste de certaines expressions françaises utilisées en anglais.

Sociologie et éducation

La francisation désigne le processus faisant de la langue française (et la culture associée) la langue utilisée dans la vie de tous les jours. Ce processus peut être volontaire et individuel, chez une personne suivant des cours de francisation pour s'intégrer dans un pays francophone, ou bien le résultat d'une évolution générale. Dans d'autres cas, il s'agit d'une politique autoritaire, visant à imposer l'usage de la langue française à une communauté dont ce n'est pas la langue maternelle (Pays basque français, Alsace , Bretagne, Occitanie par exemple).

Informatique

La francisation d'un logiciel est simplement sa régionalisation en français.

Droit maritime

La francisation est l'acte administratif, appelé « acte de francisation », permettant à un bateau de battre pavillon français118.

Commerce québécois

Le certificat de francisation est accordé en vertu de la Charte de la langue française du Québec aux entreprises de 100 employés et plus qui démontrent que leurs opérations quotidiennes se déroulent en français.

Alors que le taux de certification des entreprises n’était que de 8 % en 1981, il passe à 60 % en 1990 puis à 71,4 % en 2002 pour atteindre 80,7 % en 2007119.

Toponymie

Lorsqu'un nouveau territoire entrait dans le giron français, l'administration, surtout par le passé, a régulièrement francisé certains noms de lieux, de fleuves, de montagnes… pour mieux intégrer cette région. Cela concerne plutôt les régions périphériques, voire uniquement celles appartenant à une sphère linguistique (Alsace, Bretagne, Flandre, Roussillon (Pyrénées-Orientales), Occitanie, Pays basque, Savoie, Corse, etc.).

Cette francisation peut prendre plusieurs formes :

Adaptation On cherche à donner une simple allure française sans trop défigurer la graphie originelle, mais sans se préoccuper du sens initial
  • Sengeirac est devenue Saint-Geyrac (pourtant le nom occitan originel n'avait aucun lien avec un saint particulier)
  • d'innombrables Kroaz-hent bretons (croix de chemins, carrefours) sont devenus des Croissant
Traduction On traduit mot pour mot le nom originel, ce qui permet de conserver l'origine du nom ; toutefois, on rencontre fréquemment des méprises (étymologies fantaisistes), voire des erreurs, de traduction Sent Trían (Saint Trojan) est devenu Sainte-Trie comme Sant Sev (Saint Sev) est devenu Sainte-Sève (avec changement de genre)
Hybridation On ne traduit qu'une partie du nom, soit le suffixe, soit le préfixe, en conservant intact le reste du nom originel ; cela donne parfois lieu à des tautologies
  • La Balme est devenue La Balme-les-Grottes (« Balme » et « Grotte » ont tous les deux le même sens)
  • Col de Porte vient de Porta (« col étroit »), et donc veut dire « col du col »
  • le Tuchenn Gador (butte du trône) est devenu Signal de Toussaines (donc signe ou sommet de butte)
Transcription Il ne s'agit pas de francisation à proprement parler puisque la graphie initiale est conservée ; seule la prononciation est alors réellement francisée
  • Chamonix est prononcé « Tsamoni » en savoyard, mais en français on a tendance à dire « Chamoni », voire « Chamonixe ».
  • Ar Faou (la hêtraie), dont la graphie était phonétique, est resté Le Faou, mais prononcé « le fou »
Cacographie Des erreurs de copies ont pu subvenir, particulièrement lorsque des envoyés francophones pénétraient des régions parlant d'autres langues et que ceux-ci comprenaient mal les habitants de la région.
  • Capbreton provient du nom originel en occitan Cap Berton (prononciation « cabertoun »). La francisation Cap-Breton dénote une inversion du e et du r, puis ultérieurement les deux termes ont fusionné.

Principaux organismes acteurs de la francisation dans le monde

Il existe beaucoup d'organismes francophones qui œuvrent à la diffusion, à la protection et au rayonnement du français de par le monde.

On peut par exemple citer :

  • OIF (Organisation internationale de la francophonie)
  • L'AFAL (Association francophone d'amitié et de liaison)
  • Le CIFLE (Comité international pour le français langue européenne)120
  • TV5 Québec Canada
  • TV5 Monde (chaîne de télévision généraliste francophone internationale.)
  • L'AIMF (Association internationale des maires francophones)
  • L'Impératif français (Organisme culturel de recherche et de communication voué à la promotion de la langue française, de la culture d'expression française et de la francophonie)121.
  • L'AUF (Agence universitaire de la Francophonie)
  • Le FIPF (Fédération internationale des professeurs de français)
  • L'ADIFLOR (Association pour la diffusion internationale francophone de livres, ouvrages et revues)
  • L'UIJPLF (Union internationale de la presse francophone)
  • L'IFRAMOND (Institut pour l'étude de la francophonie et de la mondialisation)122
  • L'APF (Assemblée parlementaire de la francophonie)
  • L'AHJUCAF (Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l'usage du français)
  • Francopol (réseau international regroupant les organisations et les écoles de formations policières francophones.)
  • L'Alliance française (fondation française de droit privé reconnue d’utilité publique et dont la mission est la promotion de la langue et de la culture française à l’étranger.)
  • France 24 (chaîne de télévision française d’information internationale en continu.)
  • L'APDLF (Association Pour la Défense de la Francophonie)123
  • L’ADF (Association défense du français)124
  • L'ALF (Avenir de la langue française)
  • L'IFADEM (L’Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres)125
  • Le CODOFIL (Conseil pour le développement du français en Louisiane)
  • L'APFA (Action pour promouvoir le français des affaires)126

Voir aussi

Notes et références

  1. http://www.cnrtl.fr/definition/francisé(fr)
  2. Livre : Dictionnaire Général Et Grammatical, Des Dictionnaires Français. Tome 2nd 1851 (fr)
  3. Livre : Nouveau Vocabulaire Français, Où L'on A Suivi L'orthographe Adoptée (fr)
  4. http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=17583068 (fr)
  5. Livre :Le Québécois - Dictionnaires et Langues (fr)
  6. Livre : Encyclopédie Universelle (fr)
  7. https://sites.google.com/site/famillesdemots/franc (fr)
  8. (fr) Dispositif d'enrichissement de la langue française en France.
  9. (fr) Henriette Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, Larousse, 1991, p. 251 : lune de miel n.f., traduction de l'anglais honeymoon, première lunaison qui suit le mariage, de honey, « miel », et de moon, « lune »; XIXe siècle. Le Webster's New World Dictionary of American English , 3rd College Edition, donne aussi comme origine possible le vieux norois (Old Norse) hjūnōttsmānathr, lit. wedding-night month.
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  18. (fr) Francophonie : un avenir africain sur www.tv5.org
  19. (fr) L’Afrique, un continent refuge pour la francophonie sur www.afriqueavenir.org
  20. (fr) Les derniers discours sur www.francophonie.org
  21. (fr) Prochains évènements sur www.conseil-economique-et-social.fr
  22. (fr) Membres de L'OIF, sur www.francophonie.org
  23. (fr) 12 bonnes raisons générales d’apprendre le français…, sur Ambassade de France. Consulté le 3 juillet 2010
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  25. (fr) Rapport d'information de l'Assemblée nationale, sur www.assemblee-nationale.fr. Consulté le 3 juillet 2010
  26. (fr) Rapport de la francophonie 2006-2007
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    Traduction en français: L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. Quelques constatations récentes.
    Rudi Janssens est sociologue linguistique et professeur à la faculté de philosophie et lettres de la Vrije Universiteit Brussel (VUB). Page d'accueil : Rudi Janssens sur le site de Brio.
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    . L'auteur est professeur émérite en philologie germanique de la Vrije Universiteit Brussel (VUB).
  91. (fr) Claude Javeau, Le cadre socio-politique de l'usage des langues dans la Région de Bruxelles-Capitale [275-281], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est professeur ordinaire à l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
  92. (fr) Daniel Droixhe, « Le français en Wallonie et à Bruxelles aux XVIIe et XVIIIe siècles », Université libre de Bruxelles, 13 avril 2002. Consulté le 2 avril 2008
    L'auteur est professeur à la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Page d'accueil : Coordonnées de D. Droixhe.
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    L'auteur est docteur en science linguistique à l'Université de Trèves. Page d'accueil : Coordonnées de J. Kramer..
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    L'auteur est docteur en histoire contemporaine à l'Université de Gand.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel)
     
  95. a et b (fr) Eliane Gubin, « La situation des langues à Bruxelles au XIXe siècle à la lumière d'un examen critique des statistiques », Taal en Sociale Integratie, I, Université libre de Bruxelles (ULB), 1978, p. 33-80. Consulté le 16 janvier 2009 [PDF]
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  97. (fr) Johanne Poirier, Choix, statut et mission d'une capitale fédérale : Bruxelles au regard du droit comparé [61-97], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est chercheur au Centre de droit public de l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
    Page d'accueil : Coordonnées..
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    L'auteur est chercheur à l’Université Laval (Cellule de géographie culturelle) et directeur de l'Institut supérieur d'économie maritime.
  100. (fr) Els Witte, Analyse du statut de Bruxelles (1989-1999) [19-33], Bruxelles, De Boeck & Larcier, coll. « Het statuut van Brussel / Bruxelles et son statut », 1999, 817 p. (ISBN 2-8044-0525-7).
    L'auteur est professeur à la Vrije Universiteit Brussel et directeur du Centrum voor de Interdisciplinaire Studie van Brussel de cette même université.
    Rédaction : Els Witte, André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles)
     
  101. (nl) Harry van Velthoven, « Taal- en onderwijspolitiek te Brussel (1878-1914) », Taal en Sociale Integratie, IV, Vrije Universiteit Brussel (VUB), 1981, p. 261-387. Consulté le 2009-01-16 [PDF]
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    L'auteur est professeur en science linguistique à l'Université de l'Ouest de l'Angleterre. Page d'accueil : Professor Jeanine Treffers-Daller : Linguistics Field Leader, Professor of Linguistics. sur le site de HLSS, consulté le 4 avril 2010.
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