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France
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France
République française (fr)
Drapeau de la France. |
Armoiries de la France. |
| Devise nationale | Liberté, Égalité, Fraternité |
|---|---|
| Hymne national | « La Marseillaise » |
| Plus grandes villes, classées par aire urbaine | Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Nantes, Strasbourg, Grenoble. |
|---|---|
| Superficie totale | 675 417N 1 km2 (classé 41e1) |
| Superficie en eau | 0,26 |
| Fuseau horaire | UTC +1 (HEC) ; heure d’été : UTC+2 (HAEC) |
| Traité de Verdun | 843 ap. J.-C. |
|---|
| Gentilé | Français |
|---|---|
| Population totale (2013) | 65 800 000I 1 hab. (classé 21e) |
| Densité | 97N 2 hab./km2 |
| PIB nominal (2011) | 2 808 milliards de USD (5e) |
|---|---|
| PIB (PPA) (2009) | 2 108 milliards de USD (8e) |
| PIB (PPA) par hab. (2011) | 42 377 USD2 (18e) |
| IDH (2012) | |
| Monnaie | Euro et Franc CFPN 3 (EUR) |
| Code ISO 3166-1 | FRA, FR |
|---|---|
| Domaine Internet | .frN 4 |
| Indicatif téléphonique | +33 |
| Organisations internationales | ONU : 24 octobre 19454 Union européenne : 25 mars 1957 OTAN : 4 |
La France, en forme longue la République française, est une république constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire à tendance présidentielle dont la majeure partie du territoire et de la population sont situés en Europe occidentale, mais qui comprend également plusieurs régions et territoires. La France est d'ailleurs l'unique pays ayant des possessions sur tous les continents (en Amérique, en Antarctique, en Afrique, en Océanie et en Asie si l'on prends en compte les territoires français de Jérusalem). Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l’euro. Sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », et son drapeau est constitué de trois bandes verticales respectivement bleue, blanche et rouge. Son hymne est La Marseillaise. Son principe est gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple5.
La France est un pays ancien, formé au Haut Moyen Âge. Du début du XVIIe siècle à la première moitié du XXe siècle, elle possède un vaste empire colonial. À partir des années 1950, elle est l’un des acteurs de la construction de l’Union européenne. Elle est une puissance nucléaire, et l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. La France joue un rôle important dans l’histoire mondiale par l’influence de sa culture et de ses valeurs démocratiques, laïques et républicaines.
La France a, en 2012, le cinquième plus important produit intérieur brut au monde. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire.
Peuplée de 65,8 millions d’habitants au 1er janvier 2013N 5, la France est un pays développé, avec un indice de développement humain très élevé6.
Géographie
Localisation et frontières
La France métropolitaine est située à l’une des extrémités occidentales de l’Europe. Elle est bordée par la mer du Nord au nord, la Manche au nord-ouest, l’océan Atlantique à l’ouest et la mer Méditerranée au sud-est. Elle est frontalière de la Belgique et du Luxembourg au nord-est, de l’Allemagne et de la Suisse à l’est, de l’Italie et de Monaco au sud-est, de l’Espagne et d’Andorre au sud-ouest.
Si les frontières du sud du pays correspondent à des massifs montagneux, les frontières du nord-est ne correspondent à aucune limite géographiqueN 6 ni linguistique N 7.
La France métropolitaine comprend plusieurs îles, notamment la Corse et des îles côtières. La métropole est comprise entre les latitudes 42°19'46" N et 51°5'47" N, ainsi que les longitudes 4°46' O et 8°14'42" E.
La France est composée de nombreux territoires situés en-dehors du continent européen, couramment appelés territoires d’outre-mer, naguère DOM-TOM, qui lui permettent d’être présente dans tous les océans sauf l'Arctique.
Ces territoires ont des statuts variés dans l'administration territoriale de la France :
- sur le continent sud-américain : la Guyane ;
- dans l’océan Atlantique : Saint-Pierre-et-Miquelon et, dans les Antilles, la Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy ;
- dans l’océan Pacifique : la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et Clipperton ;
- dans l’océan Indien : La Réunion, Mayotte, les Îles Éparses, les Îles Crozet, les Îles Kerguelen et Saint-Paul-et-Amsterdam ;
- en Antarctique : la Terre AdélieN 8.
À travers ses collectivités ultra-marines, la France possède également des frontières terrestres avec le Brésil et le Suriname, ainsi qu’avec les Pays-Bas via la partie française de Saint-Martin.
La superficie de la France métropolitaine est de 552 000 km27 soit environ un hectare par habitant. En comptant la totalité des terres émergées d'outre-mer, la superficie totale est de 675 000 km2.
Elle est le 42e plus grand État du monde par sa surface terrestre. Elle est en outre le troisième plus grand pays d’Europe, après la Russie et l’Ukraine, deuxième si on inclut les départements ultra-marins, et le plus grand de l’Union européenne.
Son territoire métropolitain continental s’étend sur environ 1 000 km du nord au sud et d’est en ouest.
L’étendue de son littoral, outre-mer inclus, est de 8 245 km.
Géologie, topographie et hydrographie
Le territoire métropolitain de la France offre une grande variété d’ensembles topographiques et de paysages naturelsb 1. De larges parties du territoire actuel de la France ont été soulevées lors de plusieurs épisodes tectoniques, notamment la surrection hercynienne à l’ère paléozoïque qui est à l’origine des massifs armoricain, central, morvandeau, vosgien, ardennais et corseb 2. Les massifs alpin, pyrénéen et jurassien sont eux beaucoup plus jeunes, et possèdent des formes moins érodéesb 2 — les Alpes culminent à 4 810 mètres d’altitude au Mont Blanc8. Bien que 60 % des communes soient classées comme présentant des risques sismiques, ces risques restent modérés9.
Ces massifs délimitent plusieurs bassins sédimentaires, notamment le bassin aquitain au sud-ouest et le bassin parisien au nordb 2 — ce dernier comprend plusieurs régions au sol particulièrement fertile, notamment les plateaux limoneux de la Beauce et de la Brieb 3. En outre, diverses voies de passage naturelles, telles que la vallée du Rhône, permettent des communications aiséesb 4. Les littoraux offrent des paysages assez contrastés ; il s’agit tantôt de retombées de massifs montagneux (la Côte d’Azur par exemple), de plateaux se terminant sur des falaises (la Côte d’Albâtre), des régions humides et forestière comme la Sologne ou de larges plaines sableuses (la plaine du Languedoc)b 5.
Le réseau hydrographique de la France est principalement organisé autour de quatre grands fleuves, la Loire, la Seine, la Garonne et le Rhôneb 6, auxquels on peut ajouter la Meuse et le Rhin, moins importants en France mais majeurs à l’échelle européenne. Le bassin versant français des quatre premiers correspond à plus de 62 % du territoire métropolitainb 6.
La France dispose de 11 millions de km² d’eaux marines sous sa juridiction, sur trois océans et à 97 % en outre-mer10.
Climat
Le climat de la France métropolitaine est tempéréb 7, influencé par l’anticyclone des Açores comme le reste de l’Europe de l’Ouest11, avec des variantes régionales ou locales assez marquées. La typologie actuelle retient six grands domaines climatiquesb 7 :
- le quart nord-ouest du pays appartient au domaine breton, avec ses nuances parisiennes et flamandes ; celui-ci est caractérisé par des températures douces, une amplitude thermique faible et des précipitations relativement importantes ;
- au sud de celui-ci, le domaine aquitain reprend les caractéristiques du domaine breton, mais avec des températures plus élevées ;
- au nord-est du pays, le domaine lorrain possède des caractéristiques semi-continentales, avec un hiver froid et des précipitations plus faibles qu’à l’ouest ;
- au bord de la mer Méditerranée, le domaine provençal connaît un ensoleillement important, des étés chauds et secs et des hivers doux et humides ;
- entre les domaines lorrain et provençal, le domaine danubien fait office de zone de transition, avec une amplitude thermique forte ;
- le domaine montagnard, qui correspond aux régions d’altitude élevée, est caractérisé par des hivers froids et humides aux précipitations nivales importantes.
Une grande partie de la France d’outre-mer est en revanche soumise à des climats tropicaux (avec de fortes variantes)b 8, auxquels il faut ajouter les exceptions de la Guyane (climat équatorial)12, de Saint-Pierre-et-Miquelon (climat océanique)13 et des Terres australes et antarctiques françaises (climats polaire et océanique)14.
La France métropolitaine connaît des événements climatiques aux conséquences importantes : des tempêtes (celles de décembre 1999 ont abattu 7 % des arbres des forêts françaisesb 9), des canicules (la canicule européenne de 2003 fit 15 000 mortsb 9), des incendies et des inondations.
La température moyenne en France s’est élevée de 0,1 °C en moyenne par décennie au cours du XXe siècleb 10.
Paysages et environnement
La France métropolitaine possède une grande variété de paysages, entre des plaines agricoles ou boisées, des chaînes de montagnes plus ou moins érodées, des littoraux diversifiés et des vallées mêlant villes et espaces néo-naturels. La France d’outre-mer possède quant à elle une importante biodiversité, par exemple dans la forêt équatoriale guyanaise ou dans les lagons de Nouvelle-Calédonie15. La France est un des pays les plus boisés d’Europe occidentale, les forêts occupant 28 % de la surface nationaleb 11.
-
Le massif alpin du Mont-Blanc.
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La pointe du Van, à l’extrémité occidentale de la Bretagne.
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Le village d’Usson, perché sur une butte volcanique du Massif central.
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La plage de Sainte-Anne, en Guadeloupe.
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Baie du Mont-Saint-Michel en Normandie.
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Les étangs et forêts de Sologne.
Cette diversité des paysages et des écosystèmes est menacée par la fragmentation écologique des milieux par un dense réseau routier16, par l’artificialisation des côtes et par la pollution de son eau et de ses sols. Un tiers des eaux de surface sont de mauvaise voire de très mauvaise qualité, principalement à cause des pollutions industriellesb 12 ; les pollutions agricoles liées à l’usage d’engrais et de pesticides ont quant à elles fortement détérioré la qualité des nappes phréatiques dans plusieurs régions, en particulier la Bretagneb 13. La littoralisation du peuplement et des activitésb 14 entraîne une extension et une densification du bâti sur les côtesb 15, malgré la loi littoral de 1986 et l’intervention du Conservatoire du littoralb 16 et le caractère inondable de certains secteurs. Quant aux infrastructures de transport, notamment routières, elles exposent leurs riverains à une pollution atmosphérique, sonore et visuelle importante16.
Néanmoins, les pouvoirs publics tentent depuis plusieurs décennies de répondre à ces défis environnementaux. Aux réserves naturelles et aux parcs nationaux se sont ajoutés depuis 1968 les parcs naturels régionaux17, qui mêlent conservation et mise en valeur du patrimoine naturel et culturelc 1 et couvrent en 2007 13 % du territoire français18. Six agences de l’eau ont été mises en place pour gérer et protéger les ressources en eau du paysb 12. Grâce à une politique de limitation de l’usage des produits pétroliers et à l’importance de l’énergie nucléaire, les émissions françaises de CO2 par tête sont inférieures à celles de la plupart de ses voisins européens, et a fortiori de celles des États-Unis19. Cependant, selon une étude du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer publiée en 2010, « sur plusieurs points, le bilan environnemental demeure préoccupant, voire se détériore »20.
Répartition spatiale des hommes et des activités
- + de 5 000 hab/km2
- de 300 à 1 000 hab/km2
- de 100 à 250 hab/km2
- de 70 à 100 hab/km2
- de 40 à 70 hab/km2
- - de 40 hab/km2
La France métropolitaine est marquée par des déséquilibres spatiaux multiples. D’une part, elle possède l’originalité d’avoir une capitale six fois plus peuplée que la deuxième aire urbaine du paysN 9, et qui regroupe un quart des étudiantsI 2 et la quasi-totalité des sièges de grandes entreprises du pays21. D’autre part, la ligne Le Havre - Marseille est souvent considérée comme la limite entre un est à l’industrie et à l’urbanisation anciennes, et un ouest longtemps resté agricole et qui bénéficie aujourd’hui d’un important essor démographique et économiquen 1. Enfin, des Ardennes au nord-est aux Landes au sud-ouest se dessine une « Diagonale des faibles densités », caractérisée par un peuplement faible comparé au reste du pays et une économie souvent en difficulté22.
Après un long exode rural au XIXe siècle et jusque dans la deuxième moitié du XXe sièclen 2, le solde migratoire des campagnes françaises est redevenu positif dans les années 1990n 1. L’essentiel de la croissance urbaine se fait dans les zones périurbaines, de plus en plus éloignées de l’agglomération-centren 2. Le tableau ci-dessous liste les principales villes du pays en 2009, classées par défaut en fonction de la population de leur aire urbaine.
| Ville | Aire urbaineI 3 | Pôle urbainI 3 | CommuneI 4 |
|---|---|---|---|
| Paris | 12 161 542 | 10 413 386 | 2 234 105 |
| Lyon | 2 142 732 | 1 536 974 | 479 803 |
| Marseille et Aix-en-Provence | 1 714 828 | 1 557 950 | 850 602 |
| Toulouse | 1 218 166 | 871 961 | 440 204 |
| Lille | 1 154 861 | 1 015 744 | 226 827 |
| Bordeaux | 1 114 857 | 836 162 | 236 725 |
| Nice | 1 000 275 | 941 490 | 340 735 |
| Nantes | 862 111 | 586 078 | 282 047 |
| Strasbourg | 759 868 | 450 091 | 271 708 |
| Grenoble | 666 372 | 495 226 | 155 632 |
| Rennes | 663 214 | 307 588 | 206 604 |
| Rouen | 651 278 | 464 157 | 110 688 |
| Toulon | 607 681 | 559 246 | 165 614 |
| Douai et Lens | 543 591 | 509 093 | 42 461 |
| Montpellier | 542 867 | 387 155 | 255 080 |
| Avignon | 508 604 | 440 628 | 89 592 |
| Saint-Étienne | 508 176 | 371 728 | 171 961 |
Axes de communication et transports
En raison de sa situation de carrefour, la France est un pays de passageb 17. Elle est en effet le passage obligé pour les hommes et les marchandises circulant par voie terrestre entre la péninsule Ibérique et le reste de l’Europe, et, depuis l’ouverture en 199423 du tunnel sous la Manche, entre le Royaume-Uni et le reste de l’Europeb 17. Héritages de l’histoire, les réseaux de transports français sont très centralisés autour de Parisb 18 ; cette centralisation est particulièrement forte dans les transports ferroviaires et aériens, même si elle commence à diminuer24.
Le principal moyen de transport utilisé en France est la route, qui représentait en 2007 respectivement 86,5 % et 79,9 % des trafics voyageurs et marchandisesN 10,25. La France compte plus d’un million de kilomètres de routes en 2005, dont la quasi-totalité sont revêtues26. Depuis la Libération, la France s’est dotée d’un réseau autoroutier étendu, qui totalise 10 991 km en 200726. Depuis quelques décennies, les politiques publiques s’attachent à réduire les accidents mortels sur la route, dont les principales causes identifiées sont la vitesse et l’alcoolj 1, et cherchent à réduire la dépendance des Français vis-à-vis de la voiture, au profit d’autres moyens de transport moins polluantsi 1.
Le réseau ferroviaire français, de son côté, date pour l’essentiel du milieu et de la fin du XIXe siècle ; en 2009, il compte 29 473 km de lignes, dont plus de la moitié sont électrifiées27. L’essentiel du trafic est géré par l’entreprise publique SNCF, sur les lignes appartenant au gestionnaire d’infrastructure Réseau ferré de France (RFF). Depuis les années 1980, le trafic voyageurs augmente en France, grâce d’une part à la prise en charge par les régions du trafic régional et local, et surtout à la naissance et à l’extension continue du réseau de lignes à grande vitesse parcouru par le TGV28. D’autre part, les principales villes du pays sont dotées d’un réseau ferroviaire urbain, de type métro, tramway ou RER ; le métro de Paris, né en 1900, forme l’un des réseaux les plus denses au monde29.
Quant au transport aérien, il est particulièrement centralisé : les deux aéroports parisiens — Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly — ont accueilli en 2008 plus de 87 millions de passagers, quand le premier aéroport de province, Nice-Côte d’Azur, en accueillait à peine plus de 10 millions30. Les aéroports de province sont en effet concurrencés par le TGV pour le trafic domestique, tandis que les aéroports parisiens accueillent la quasi-totalité du trafic long-courrierb 19. La France est le siège de la première compagnie aérienne (Air France-KLM31) et du premier constructeur aéronautique civil (Airbusb 20,N 11) d’Europe.
D’autres modes de transport sont utilisés en France, mais ils sont plus marginaux. Le trafic fluvial assure une part négligeable du trafic voyageurs, et très secondaire du trafic marchandises, en raison principalement de l’inadaptation d’une grande partie du réseau au trafic moderne26. Le trafic maritime est plus important, mais les ports de Dunkerque, du Havre, de Nantes - Saint-Nazaire et de Bordeaux font pâle figure face à leurs rivaux de la mer du Nord comme celui de Rotterdam ou celui d’Anvers32 ; seul le port de Marseille tire son épingle du jeu, en étant le premier port de la Méditerranée en tonnage expédié32. Quant au vélo, il connaît aujourd’hui une nouvelle jeunesse, notamment grâce à la préoccupation environnementale des Français et à la mise en place de systèmes de location de bicyclettes dans plusieurs villes du paysi 2.
Histoire
La France actuelle occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César au Ier siècle av. J.-C., mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui s’y installa à partir du Ve siècle. La France est un État à l’unification ancienne, et fut l’un des premiers pays de l’époque moderne à tenter une expérience démocratique.
Préhistoire, Protohistoire et Antiquité
La présence humaine sur le territoire de la France actuelle remonte au Paléolithique inférieur ; les traces les plus anciennes de vie humaine datent d’il y a environ 1 800 000 anse 1. L’homme est alors confronté à un climat rude et variable, marqué par plusieurs ères glaciaires qui modifient son cadre de viee 1. La France compte un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur, dont l’une des plus célèbres est celle de Lascauxe 1 (Dordogne, -18 000 environ33).
Vers -10 000, à la fin de la dernière ère glaciaire, le climat s’adoucite 1. À partir de -7 000 environ, cette partie de l’Europe occidentale entre dans le Néolithique et ses habitants se sédentarisent, même si l’évolution est différente selon les régionse 2. Après un fort développement démographique et agricole aux IVe et IIIe millénaires, la métallurgie fait son apparition à la fin du IIIe millénaire, d’abord avec le travail de l’or, du cuivre et du bronze, puis avec celui du fer au VIIIe sièclee 3.
En -600, des Grecs originaires de la ville de Phocée fondent la ville de Marseille, au bord de la Méditerranéee 4 ; à la même époque, quelques peuples celtes pénètrent dans le territoire de la France actuelle, mais cette occupation ne se généralise à la totalité de ce territoire qu’entre les Ve et IIIe siècles av. J.-C.e 5. La notion de Gaule apparaît alors ; elle correspond aux territoires de peuplement celte compris entre le Rhin, l’Atlantique et la Méditerranéee 6. La Gaule est alors un pays prospère, dont la partie méridionale est de plus en plus soumise aux influences grecques et romainese 7.
À partir de -125, le sud de la Gaule est peu à peu conquis par la République romaine, qui y fonde les villes d’Aix-en-Provence, Toulouse et Narbonnee 8. En -58, Jules César se lance à la conquête du reste de la Gaule, et vainc en -52 une révolte menée par le chef gaulois Vercingétorixe 9. Les territoires nouvellement conquis sont répartis par Auguste en neuf provinces romaines, dont les principales sont la Narbonnaise au sud, l’Aquitaine au sud-ouest, la Lyonnaise au centre et la Belgique au norde 10. De nombreuses villes sont fondées durant la période gallo-romaine, dont Lyon, appelée à être une capitale des Gaulese 11 ; celles-ci sont conçues à l’image des villes romaines, avec un forum, un théâtre, un cirque, un amphithéâtre et des thermese 12. La religion romaine se superpose aux cultes gaulois sans les faire disparaître, les divinités se confondant peu à peu dans un même syncrétismee 13.
Au IIIe siècle, la Gaule romaine connaît une crise grave, le limes, frontière fortifiée protégeant l’Empire des incursions germaniques, étant franchi à plusieurs reprises par les Barbarese 14. Le pouvoir romain, pendant ce temps, semble chancelant : un Empire des Gaules est proclamé en 260 et échappe à la tutelle romaine jusqu’en 274e 15. Néanmoins, la situation s’améliore dans la première moitié du IVe siècle, qui est une période de renouveau et de prospérité pour la Gaulee 16. En 312, l’empereur Constantin Ier se convertit au christianisme ; les chrétiens, persécutés jusque là, se multipliente 17. Mais les invasions barbares reprennent à partir de la seconde moitié du IVe sièclee 18 ; le 31 décembre 406, les Vandales, Suèves et Alains franchissent le Rhin et traversent la Gaule jusqu’en Espagnee 19. Au milieu du Ve siècle, les Alamans et les Francs, deux peuples païens, s’installent au nord-est de la France actuelle et exercent une forte pression sur les généraux romains qui subsistent dans le nord-est de la Gaulee 20.
Naissance, crises et transformations du Royaume de France au Moyen Âge
La conversion au christianisme du chef franc Clovis fait de lui l’allié de l’Église et lui permet de conquérir l’essentiel de la Gaule au tournant des Ve et VIe sièclese 21. La fusion des héritages gallo-romains, des apports germaniques et du christianisme est longue et difficile, les Francs constituant originellement une société guerrière aux lois très éloignées du droit romain et des principes chrétiense 22. Tandis que la faiblesse démographique que connaît le Royaume des Francs entraîne un déclin des villes, le christianisme s’installe par la fondation d’églises rurales et surtout de très nombreux monastèrese 23. Si le pouvoir de Clovis semblait originellement solide, la dynastie mérovingienne doit bientôt faire face à de graves difficultése 24 ; elle disparaît en 751 lorsque Pépin le Bref est sacré roi des Francs, fondant ainsi la dynastie carolingiennee 25.
Pépin le Bref et son fils Charlemagne agrandissent considérablement le royaume des Francs, qui s’étend à la fin du VIIIe siècle sur plus d’un million de kilomètres carrése 26. L’immense empire carolingien est contrôlé par une administration centralisée basée à Aix-la-Chapelle, des comtes représentant Charlemagne dans tout l’empire et étant surveillés par les missi dominicie 27. Charlemagne, couronné en 800 empereur d’Occident relance les arts libéraux dans l’éducation, et le Palais d’Aix-la-Chapelle accueille une activité intellectuelle et artistique de haut niveaue 28. Néanmoins, après la mort de l’empereur, les comtes et les vassaux de celui-ci parviennent peu à peu à rendre leur fonction héréditaire, et les petits-fils de Charlemagne se partagent l’Empire au traité de Verdun (843) ; Charles obtient la Francie occidentale, qui correspond approximativement aux deux tiers occidentaux de la France actuelle et dont les frontières varieront peu jusqu’à la fin du Moyen Âgee 29. Le nouveau royaume doit toutefois affronter trois vagues d’invasions différentes aux IXe et Xe siècles, menées par les musulmans, les Vikings et les Hongroise 30. À la même époque, les pouvoirs des anciens comtes continuent d’augmenter tandis que le pouvoir royal diminuee 31 ; une société féodale se met en place, caractérisée par sa division en trois ordres : le clergé, la noblesse et le Tiers étate 32.
En 987, Hugues Capet est élu roiN 12 ; la monarchie redevient héréditairee 33, et les Capétiens règneront sur la France pendant plus de 800 ans. Néanmoins, les premiers rois capétiens ne contrôlent directement qu’une portion très faible du territoire français, appelée le domaine royal, et certains de leurs vassaux sont beaucoup plus puissants qu’euxe 34. Au XIIe siècle, le pouvoir royal commence à s’affirmer contre les princes du royaume, mais doit faire face à partir des années 1150 à la naissance d’un « empire Plantagenêt » regroupant dans un même ensemble l’Angleterre et le tiers ouest de la Francee 35.
Le royaume capétien atteint un apogée au XIIIe siècle, la monarchie reprenant le pouvoir qu’elle avait perdue 36 tandis que l’art et la culture français s’affirment en Europee 37. Philippe Auguste (1180-1223) parvient à conquérir l’essentiel des possessions françaises des Plantagenêt, mettant temporairement fin à la menace anglaise et agrandissant considérablement le domaine royal par la même occasione 38. Louis IX (1226-1270) se comporte en arbitre de la chrétienté et participe aux septième et huitième croisades, ce qui l’amènera à être très vite canonisé par l’Église catholiquee 39.
Le XIVe et la première moitié du XVe siècle voient la France plonger dans une crise grave, dont les expressions sont multiplese 40. La Guerre de Cent Ans, menée contre l’Angleterre et née d’un problème de succession à la tête du Royaume de France, ravage le payse 41. Mais la crise des XIVe et XVe siècles n’est pas seulement politique ou militaire : elle est aussi démographique — la peste noire tue à partir de 1347 au moins un tiers de la population du royaumeN 13 —, sociale — les insurrections paysannes et urbaines se multiplient —, économique et religieusee 42. Mais la monarchie, si elle est également touchée par cette crise, n’en sort que renforcée : le pouvoir central, qui s’est déplacé dans la vallée de la Loire, se dote de nouvelles institutions et met en place une armée et un impôt permanentse 43.
Renaissance et Monarchisme (XVIe-XVIIIe siècle)
À partir de 1494, les souverains français mènent de multiples guerres en Italie puis contre l’empereur Charles Quint34. Mais les règnes de François Ier (1515-1547) et de son fils Henri II (1547-1559) sont surtout marqués par un renforcement du pouvoir royal, qui tend à devenir absolu35, et par une Renaissance littéraire et artistique fortement influencée par l’Italie36. En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts fait du français la langue administrative et judiciaire du Royaumee 44. Mais l’unité de la France autour de la personne du roi est bousculée dans la deuxième moitié du XVIe siècle par le problème religieux : entre 1562 et 1598, huit guerres de religion se succèdent entre catholiques et calvinistese 45. Cette crise religieuse se double d’une crise économique et surtout politique37. En 1598, le roi Henri IV (1589-1610) donne par l’édit de Nantes une liberté partielle de culte aux protestantse 46.
Louis XIII (1610-1643) et ses ministres Richelieu et Mazarin doivent faire face à l’opposition de nobles soucieux de reprendre leurs anciens pouvoirse 47. À la même époque, la France mène plusieurs guerres victorieuses (dont la Guerre de Trente Ans) et commence à former un premier empire colonial, principalement en Nouvelle-France, aux Antilles et sur la route des Indese 48. Louis XIV affirme plus que jamais le caractère absolu de son pouvoirN 14 : le « Roi-soleil » se considère comme le « lieutenant de Dieu sur Terree 49 » et fait construire le Château de Versailles, symbole de son pouvoire 50. Il s’entoure d’artistes et de savants, et travaille à l’unité religieuse de son royaumee 51, en reprenant la persécution des protestants et en révoquant l’édit de Nantes. Malgré la situation financière critique de la monarchie, Louis XIV mène plusieurs guerres face à une Europe coalisée contre luie 52, tandis que le marquis de Vauban fait construire un réseau de villes fortifiées aux frontières du Royaumee 53. Si ces guerres aboutissent dans un premier temps à des victoires françaises, plusieurs défaites militaires et des famines ternissent la fin de son règnee 54.
Son arrière-petit-fils Louis XV (1715-1774) mène lui aussi plusieurs guerres, aux résultats contrastése 55. La France abandonne en 1763 au traité de Paris ses possessions en Amérique du Nord, mais acquiert dans la même décennie la Lorraine et la Corsee 56. Pendant ce temps, la France connaît une forte vitalité démographique, économique — la croissance de la production agricole s’accompagne d’une proto-industrialisation, notamment dans le secteur textile — et surtout intellectuelle et culturellee 57. Louis XVI, qui accède au trône en 1774, se révèle incapable de trouver une solution au surendettement de la monarchie et doit convoquer les états généraux en 1788e 58.
Le siècle des révolutions (1789 - début XXe siècle)
Les délégués envoyés aux États généraux qui s’ouvrent le 5 mai 1789 outrepassent rapidement les pouvoirs qui leur sont attribués, et s’érigent en une Assemblée nationale constituantee 59. Le Roi ne peut alors empêcher l’assemblée constituante de décider l’abolition des privilèges dans la nuit du 4 août, puis d’adopter le 26 août une Déclaration des droits de l’homme et du citoyene 60. Après un essai de monarchie constitutionnelle, la République naît en septembre 1792, et Louis XVI, accusé de trahison, est guillotiné le 21 janvier 1793e 61. La France révolutionnaire se lance alors dans plusieurs années de guerres et d’exécutions, jusqu’à l’instauration du Directoire en 1795e 62.
Le 9 novembre 1799, le général Napoléon Bonaparte renverse le Directoire par un coup d’État et lui substitue le Consulat ; cinq ans plus tard, il est couronné Empereur des Française 63. Napoléon Ier crée ou réforme de nombreuses institutionsN 15, et ses multiples victoires militaires mettent la moitié de la population européenne sous son contrôle au début des années 1810e 64. Le déclin sera néanmoins rapide : après une éphémère abdication puis un bref retour au pouvoir, l’Empereur est définitivement vaincu à Waterloo le 18 juin 1815e 65.
La France entame alors une seconde expérience de monarchie constitutionnelle, pendant laquelle les rois Louis XVIII (1814-1824) et surtout Charles X (1824-1830) remettent en question une partie des acquis de la Révolutione 66. Quelques semaines après avoir conquis Alger, Charles X est renversé en 1830 par les Trois Glorieuses, un mouvement révolutionnaire qui amène sur le trône Louis-Philippee 67. Si ce dernier est alors considéré comme réformateur, la contestation monte bientôt, malgré l’essor économique que connaît la France à cette époquee 68.
En février 1848, une nouvelle révolution éclate, dont les objectifs ne sont plus seulement politiques mais aussi sociauxe 69. L’éphémère Seconde République qui est alors mise en place instaure le suffrage universel masculin, abolit l’esclavage dans les colonies et la peine de mort pour raison politiquee 70, mais est renversée par son président Louis-Napoléon Bonaparte, qui est couronné empereur en 1852e 71. Si les premières années du Second Empire sont celles d’un régime autoritaire, Napoléon III entame un tournant libéral en 1860, qui n’empêche pas une montée des oppositions politiques, tandis que le développement industriel et ferroviaire s’accélèree 72. La défaite de la France face à une Allemagne en cours d’unification, en 1870-1871, est un double tournant dans l’histoire du pays : l’empereur capitule le 2 septembre 1870 et la République est proclamée le 4, tandis que la Prusse annexe l’Alsace-Lorrainee 73.
Malgré sa naissance chaotique, la Troisième République est le plus long des régimes politiques qu’a connus la France depuis 1789e 74. Les républicains mettent peu à peu en place leur projet politique : l’école est rendue gratuite, laïque et obligatoire en 1881-1882, les libertés de presse et de réunion sont accordées en 1881, le divorce et les syndicats sont autorisés en 1884, et les Églises sont séparées de l’État en 1905e 75. À la même époque, la France se dote d’un vaste empire colonial, qui sera le deuxième au monde après celui du Royaume-Uni en 1914e 76. Si plusieurs crises politiques se succèdent — crise boulangiste, scandale des décorations, scandale de Panama, affaire Dreyfus —, la menace principale pour la République vient désormais de l’extérieur, où la guerre apparaît de plus en plus imminentee 77.
La France dans les deux Guerres mondiales
Par le jeu des alliances, la France entre en guerre au début du mois d’août 1914 contre l’Allemagne, aux côtés du Royaume-Uni et de l’Empire russee 78. La Première Guerre mondiale, qui fait 1,4 million de victimes françaises et entraîne de nombreuses destructions dans le nord-est du pays, se conclut le 11 novembre 1918 en faveur de la Triple-Ententee 79. Outre le retour de l’Alsace-Lorraine, la France recevra une partie des réparations allemandes prévues par le traité de Versailles tout en obtenant des garanties de sécurité qui s'éteindront tragiquement en 1940 lors de la nouvelle invasion de la Belgique par l'Allemagne à la suite de la reconstruction de l'armée allemande et de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin.
Après quelques années de reconstruction, la France peine à retrouver sa vigueur économique d’avant-guerree 80. Elle sera néanmoins touchée bien après la plupart des autres puissances par la crise des années 193038. Mais si cette crise est tardive, elle est durable et profonde. Aux difficultés économiques s’ajoute une crise politique, malgré l’espoir suscité par l’arrivée au pouvoir en 1936 du Front populaire39. Au final, lorsque la France déclare le 3 septembre 1939 la guerre à l’Allemagne nazie, elle sort tout juste de la plus grave crise qu’ait connue la Troisième Républiquee 81.
Après huit mois sans combats (la « Drôle de guerre »), la Wehrmacht envahit le 10 mai 1940 le nord-est de la France, et le Maréchal Philippe Pétain demande l’armistice le 22 juine 82. Ce dernier obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet, signant ainsi la fin de la Troisième République et la naissance du Régime de Vichy, qui mène une politique conservatrice, traditionaliste et antisémite et collabore avec le Troisième Reich, malgré l’action de la Résistance à l’intérieur et à l’extérieur du payse 83. Le débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie sonne la fin de l'occupation nazie et le début de la Libération de l’Europee 84. Au total, ce conflit aura tué moins de militaires que le précédentN 16, mais les victimes civiles sont nombreuses – au moins 330 000 victimes civiles dont 75 000 Juifs installés sur le territoire français qui ont été tués lors de la Shoah40,N 17 – et les blessures psychologiques et politiques dues à la débâcle de 1940, à la collaboration puis aux règlements de compte lors de l'épuration, sont longues à cicatrisere 84.
Depuis la Libération
Une période de renouveau commence alors pour la Francee 85. Si le Général de Gaulle, chef de la France libre, ne peut empêcher l’adoption d’une constitution proche de celle de la Troisième République, l’après-guerre voit la création de la Sécurité sociale et le droit de vote accordé aux femmese 86. La Quatrième République choisit le camp occidental dans la Guerre froide qui s’ouvre à cette époque, entame la décolonisation de l’Asie et de l’Afrique et participe aux débuts de la construction européennee 87. La France entame dans le même temps une période de forte croissance économique, que l’économiste Jean Fourastié appellera « Trente Glorieusese 88,41 ».
Le 1er juin 1958, lors d’une grave crise politique liée à la guerre d’Algérie, le général de Gaulle est investi Président du Conseil par l’Assemblée Nationale avec pour mission de donner à la République une nouvelle constitution : la Cinquième République donne au président des pouvoirs plus larges face au Parlemente 89. Charles De Gaulle poursuit et achève la décolonisation de l’Afrique, et affirme l’indépendance de la France face aux États-Unise 90. Mais la crise étudiante et sociale de mai 1968 met en avant l’archaïsme d’un régime qui semble déconnecté des aspirations de son temps ; malgré la démission du général de Gaulle en 1969, le gaullisme se maintient au pouvoir cinq ans de plus, sous la figure du président de la République Georges Pompidoue 91.
En 1974 s’ouvre l’ère post-gaulliste, avec l’arrivée d’une personnalité issue du centre, Valéry Giscard d’Estaing, au poste de présidente 92. Alors que la France entre peu à peu dans la crise des années 1970, les premières années de son mandat sont marquées par plusieurs lois actant les mutations de la société française, comme la loi Veil, qui légalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ou l’abaissement de 21 à 18 ans de l’âge de la majoritée 93. Mais le véritable tournant a lieu en 1981, lorsqu’un président socialiste, François Mitterrand, est élue 94. Face à la situation économique qui s’aggrave, celui-ci tente dans un premier temps une politique de relancee 95, tout en adoptant des mesures symboliquement fortes comme l’abolition de la peine de mort42. Si François Mitterrand est réélu en 1988, la France connaît entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1995 deux périodes de « cohabitation », situation jusque là inédite où le Président n’appartient pas au même parti que son gouvernement et qui offre une lecture nouvelle des institutionse 96. Cette situation se reproduit entre 1997 et 2002, mais de façon inversée, après qu’un président de droite, Jacques Chirac, a été élu en 1995, et que des élections législatives ont amené le socialiste Lionel Jospin à la tête du gouvernemente 97. La France adopte dans le même temps la monnaie unique européenne43.
L’élection présidentielle de 2002 est marquée par une surprise électorale, avec l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat de l’extrême droite44. Jacques Chirac est alors logiquement réélu44, et les gouvernements Raffarin puis Villepin sont marqués par l’opposition de la France à la guerre d'Irak45, le « non » au référendum sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe46 et les émeutes urbaines de novembre 200547. Si Nicolas Sarkozy, président à partir de 2007, dirigeait le parti de son prédécesseur au moment de son élection et était membre de son gouvernement, la politique qu’il mène se veut de « rupture48 ». Le gouvernement « d’ouverture » que François Fillon forme avec des personnalités issues non seulement de la droite, mais aussi du centre et de la gauche48, doit cependant faire face à la crise économique venue en 2008-2009 des États-Unis49. Le 6 mai 2012, le socialiste François Hollande est élu président de la République.
Politique et administration
La France est une démocratie libérale, dont le gouvernement a la forme d’une république. Les fondements de l’organisation politique et administrative actuelle de la France ont été fixés en 1958 par la Constitution de la Cinquième République. Selon l’article premier de cette constitution, « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Depuis 2003, ce même article affirme en outre que « son organisation est décentralisée ».
Organisation des pouvoirs
L’organisation des pouvoirs en France est définie par la constitution de 1958, amendée à plusieurs reprisesk 1 ; le rôle de chaque institution est cependant défini tant par la pratique observée depuis 1958 que par le texte de la Constitutionk 1. La France possède un régime politique original par le large pouvoir dont disposent à la fois le Parlement et le Président de la République, ce qui a amené les constitutionnalistes à parler de « régime parlementaire présidentialisé », de « régime semi-présidentiel » ou encore de « régime parlementaire bireprésentatifN 18 ».
Le pouvoir législatif appartient au Parlement, formé de deux chambres, l’Assemblée nationale et le Sénatk 2. L’Assemblée nationale, chambre basse du Parlement, est formée de 577 députés en 201150, élus pour cinq ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions découpées au sein des départementsk 3. L’Assemblée nationale a le dernier mot en cas de désaccord prolongé avec le Sénat sur l’adoption d’une loik 4. Ce dernier est formé en 2011 de 348 sénateurs51 élus pour six ans par 150 000 grands électeurs (principalement des élus locaux)52 et est de ce fait considéré comme moins représentatif que l’Assemblée nationalek 5.
Le pouvoir exécutif appartient en premier lieu au Président de la Républiquek 6, élu pour cinq ans53 au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux toursk 7. Le Président de la République est le chef de l’État et le chef des armées, il promulgue les lois et peut dissoudre l’Assemblée nationalek 8. Il nomme le Premier ministre, et, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernementk 9. Le gouvernement peut être renversé par une motion de censure adoptée par l’Assemblée nationalek 4. Lorsque la majorité parlementaire et le Président n’appartiennent pas au même parti politique, on parle alors de cohabitationk 2.
Le pouvoir judiciaire, quant à lui, est séparé des deux autres, bien que le Président de la République dispose d’un droit de grâce54. Il est lui-même subdivisé entre un ordre administratif, dont la plus haute juridiction est le Conseil d’État, et un ordre judiciaire, dont la plus haute juridiction est la Cour de Cassationk 10. Le droit français, de tradition romano-civiliste55, stipule que tout accusé, avant d’être condamné, est présumé innocent, et qu’une affaire peut être rejugée en appel sur demande d’une des partiesN 19,56.
La conformité des lois à la Constitution, la régularité des scrutins et, plus largement, le respect des institutions sont contrôlés par le Conseil constitutionnelk 11.
Découpage territorial et décentralisation
La France métropolitaine est divisée en de multiples collectivités territoriales, de trois niveaux, la commune, le département et la région. Ces collectivités territoriales sont en même temps des circonscriptions administratives dans lesquelles l’État intervient au travers de ses services déconcentrés. Les communes, au nombre de 36 570 en métropole au 1er janvier 2009I 5, correspondent généralement au territoire d’une ville ou d’un village ; elles sont dirigées par un conseil municipalk 12, qui élit un maire, à la fois agent de la collectivité territoriale et représentant de l’État dans la communek 13. Depuis les années 1990, la coopération entre les communes a été renforcée par l’émergence d’établissements publics de coopération intercommunale, dont le rôle s’accroitk 14. Les départements, créés pendant la Révolution françaisek 15, sont aujourd’hui au nombre de 96 en métropole où ils sont dirigés par un conseil général, dont les membres sont élus au sein des cantonsk 16, l’État y étant représenté par un préfetk 17. Quant aux 22 régions de métropole, dont l’existence est plus récentek 17, elles sont dirigées par un conseil régionalk 18, et l’État y est représenté par un préfet de régionk 12. À ces collectivités territoriales s’ajoutent d’autres divisions territoriales de la France, tels que le canton, l’arrondissement ou plus récemment le pays, mais elles ne possèdent pas de dirigeants élusN 20.
Comparée à ses voisins européens, la France a longtemps été marquée par une forte centralisation politique, les collectivités territoriales disposant de pouvoirs relativement faiblesk 15. Néanmoins, cette situation a beaucoup évolué depuis le début des années 1980, d’abord en 1982-1983 avec les lois Defferre, puis en 2002-2004 sous le gouvernement Raffarin57. En 2010, les compétences des collectivités territoriales sont nombreuses, et concernent notamment les établissements scolaires, les transports, le développement économique et l’action sociale58. Néanmoins, la superposition de multiples échelons et la limite souvent floue entre les compétences des différentes collectivités territoriales est la source de débats sur l’avenir de la décentralisation, sur lequel le gouvernement Fillon s’est penché entre 2008 et 201059.
France d’outre-mer
- Communistes, extrême gauche
- Socialistes, divers gauche
- Écologistes
- Centristes
- Droite
- Extrême droite
- Divers
Les territoires français situés hors d’Europe, qui correspondent à d’anciennes colonies restées françaises, sont quant à eux soumis à des régimes administratifs et juridiques très différents les uns des autres61. Ces territoires, dont la situation économique est globalement moins bonne que celle de la métropole, bénéficient de nombreuses aides de l’État62.
La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et depuis 2011 MayotteN 22 sont à la fois des départements et des régions d’outre-mer, au statut similaire à celui des départements et régions métropolitaines, bien que les lois françaises puissent prévoir des dispositions spécifiques les concernant63. Ces départements, sauf Mayotte, font partie des régions ultrapériphériques de l’Union européenne, et sont soumis à la législation européenne64.
En revanche, les autres territoires français d’outre-mer, à l’exception des collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, ne font pas partie de l’Union européenne, bien que leurs habitants disposent de la citoyenneté européenne65. Il s’agit tout d’abord des cinq collectivités d’outre-mer, aux statuts très variés, la Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna66. Bien que l’État y conserve certaines prérogatives exclusives, elles sont soumises en grande partie à une législation spécifique et bénéficient de la spécialité législative61. La Nouvelle-Calédonie, de son côté, est une collectivité territoriale sui generis, à l’autonomie très poussée, et où un référendum sur l’indépendance doit être organisé entre 2014 et 201967. Enfin, les Terres australes et antarctiques françaises et l’île de Clipperton, qui n’accueillent aucun habitant permanent, sont gérées directement par l’État ou son représentant67,68.
Tendances politiques, partis et élections
Sans être comparable au système américain, le système politique français, et notamment le suffrage uninominal majoritaire qui prévaut lors des élections présidentielles et législatives, tend à une bipolarisation ou à une tripolarisation de la vie politiquen 3. Par conséquent, on observe depuis les débuts de la Cinquième République une tendance au regroupement des partis avec de fréquents retours en arrièrek 19, et l’audience des principaux partis tend à diminuer au profit des petites formationsN 23. Le paysage politique français a connu trois évolutions majeures depuis les années 1980 : la chute de l’audience du Parti communiste françaisn 4, la baisse progressive de l’électorat centriste et la hausse du vote pour des partis d'extrême droiten 3. Ces deux dernières évolutions ont cependant été en partie contredites lors de récents scrutins. Par ailleurs, l’abstention concerne un nombre de plus en plus élevé d’électeurs69.
Depuis les années 1990, les deux principaux partis français sont l’Union pour un mouvement populaire (UMP) — Rassemblement pour la République (RPR) avant 2002 — et le Parti socialiste (PS)70. L’Union pour un mouvement populaire est un parti de droite et de centre-droit71, membre du Parti populaire européen. Le Parti socialiste est un parti de gauche et de centre-gauche71, membre du Parti socialiste européen. En 2012, le Président de la République, le Premier ministre, la plupart des ministres, des députés, des sénateurs et des présidents de conseils régionaux ou généraux en sont membres. De nombreux autres partis participent à la vie politique de la France : les plus importants sont le Front national (FN, droite nationaliste), l'Union des démocrates et indépendants (UDI, centre-droit), le Mouvement démocrate (MoDem, centre), le Parti radical de gauche (centre-gauche), Europe Écologie Les Verts (écologistes)N 24,n 5 et le Front de gauche (gauche antilibérale).
Dirigeants actuels
Le 6 mai 2012, à l'issue de l'élection présidentielle française de 2012, François Hollande est élu président de la République face au président sortant, Nicolas Sarkozy. Il prend ses fonctions le 15 mai 201272 et nomme le jour même Jean-Marc Ayrault au poste de premier ministre.
Jean-Pierre Bel est président du Sénat depuis septembre 2011, et Claude Bartolone président de l'Assemblée nationale depuis juin 2012.
Finances publiques
En France, les prélèvements obligatoires représentaient 44,4 % du PIB en 2006a 1, le sixième taux le plus élevé parmi les pays membres de l’OCDEa 1, et ce taux a tendance à augmentera 2. Les cotisations sociales représentent près de 38 % du total, dix points de plus que la moyenne des pays de l’OCDEa 3 ; à l’inverse, la France est le pays développé où les impôts sur le revenu et sur les sociétés représentent la part la plus faible du total des prélèvements obligatoiresa 4.
Malgré le taux élevé des prélèvements obligatoires, les dépenses publiques les dépassent nettement, totalisant 53,9 % du PIB en 2006a 5. Dès lors, le déficit public est élevé, atteignant 2,7 % du PIB en 2007I 6 et même 7,9 % en 2009 du fait de la conjoncture économique73. La dette publique de la France, quant à elle, atteignait 1 457,4 milliards d’euros fin 2009, soit 75,8 % du PIBI 7, contre 20,7 % en 1980a 6. La France est néanmoins tenue de respecter les critères du Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro, qui limite le déficit budgétaire à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIBa 7.
Protection sociale
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Depuis sa création en 1945a 8, la Sécurité sociale est au cœur du système de protection sociale français, bien que l’État, les collectivités territoriales et les mutuelles aient également un rôle importanta 9. Le maintien des régimes de protection sociale dont disposaient certaines professions avant 1945 explique la grande complexité du systèmea 10, qui ne compte pas moins de 120 régimes de base et 1 200 régimes complémentairesa 11. Le régime général de la Sécurité sociale, qui compte de loin le plus grand nombre d’adhérentsa 10, est divisé en quatre branches correspondant aux quatre risques majeurs, la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, les risques liés à la vieillesse et la famillea 10. Si cette protection sociale ne concernait dans un premier temps que les personnes actives, elle s’est peu à peu étendue à toute la population active comme inactive dans beaucoup de domaines, par exemple lors de la création de la couverture maladie universelle (CMU) en 1999a 8. En outre, à la fin des années 1990, six millions de personnes dépendaient des minima sociauxd 1.
Les prestations sociales sont principalement financées par les cotisations sociales versées par les actifs (65,5 % du total en 2005a 12), mais aussi — et de plus en plus — par l’État et les collectivités territorialesa 12. En 2005, les dépenses de protection sociale — au sens le plus large du termeN 26 — représentaient près de 30 % du PIB et plus de 45 % du revenu disponible ajusté des ménagesa 13. Malgré les efforts menés par les gouvernements successifs pour maîtriser les dépenses socialesa 14, celles-ci augmentent rapidementa 15, du fait notamment de l’augmentation des dépenses de santé des ménagesa 16 et du vieillissement de la populationa 17 — le rapport actifs sur inactifs de plus de 60 ans, qui était de 3 en 1970, devrait atteindre 2,07 en 2010 et 1,36 en 2050 en métropole, selon l’Inseea 18. Enfin le fort taux de chômage, persistant, contribue à l’augmentation du déséquilibre car les chômeurs ne cotisent pas. Les dépenses sociales expliquent à elles seules la quasi-totalité de la progression des dépenses publiques (en pourcentage du PIB) depuis 1960a 19, et la Sécurité sociale affiche en 2009 un déficit de 23,5 milliards d’euros75.
Défense
La France a le troisième budget de la Défense au monde selon le Stockholm International Peace Research Institute, derrière les États-Unis et la Chine76, et fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l’arme nucléaire » par le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires77. L’Armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l’une des plus dotées financièrement en Europe78. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (soit un budget de 39 milliards d’euros en 201079), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB en moyenne78.
Les forces militaires sont divisées en quatre armées principales : l’Armée de terre, la Marine nationale, l’Armée de l’air et la Gendarmerie nationale80.
Depuis 1996, l’Armée est devenue professionnelle et le service militaire obligatoire a été remplacé par une Journée défense et citoyenneté mixte81. D’une capacité d’environ 350 000 hommes80, elle est déployée à travers le monde, dans des théâtres d’intervention comme l’Afghanistan, le Liban, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Kosovo82, mais aussi en vertu de traités internationaux à Djibouti, au SénégalN 27 et au Gabon83, sans oublier les troupes positionnées dans la France d’outre-mer84. Elle mobilise en outre plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate85.
Appartenance à des organisations internationales
La France est un des membres fondateurs de l’Union européenne, de l’espace Schengen et de la zone euro. Elle est également un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Enfin, elle est membre de multiples organisations internationales, comme l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8, le G20, l’Organisation internationale de la francophonie, etc.
Depuis 1945, quelle que soit la majorité au pouvoir, l’Europe est un axe majeur de la politique étrangère française. Deux des sept Pères de l’Europe, Jean Monnet et Robert Schuman, sont français86,87 ; l’un des objectifs était alors d’éviter une nouvelle guerre mondiale en facilitant la réconciliation franco-allemande88. Néanmoins, le positionnement de la France et des Français vis-à-vis de l’Europe a souvent été ambigu : du rejet par l’Assemblée nationale du traité créant la Communauté européenne de défense en 195489 à celui par référendum du traité établissant une Constitution pour l’Europe en 200546, les coups d’arrêt français à la construction européenne ont été nombreux.
Depuis le traité de Maastricht en 1992, les domaines dans lesquels l’Union européenne a compétence exclusive sont de plus en plus nombreuxk 20. Une grande partie du droit applicable en France est en 2010 d’origine européennek 21, d’autant plus que le droit européen prime sur le droit nationalk 22,d 2. La France, puissance moyenne, ne peut peser sur la scène mondiale dans beaucoup de domaines que grâce à l’Union européenned 3. L’unification du marché européen et l’instauration d’une monnaie unique en 1999 ont entraîné de profondes mutations de l’économie françaised 4, dont le caractère bénéfique fait débatd 5,90. Même si a France est le premier bénéficiaire de la Politique agricole commune91, elle fait partie des pays contributeurs net au budget de l'Union européenne92.
Politique étrangère et diplomatie
Depuis la présidence du général de Gaulle (1958-1969), la politique étrangère de la France est caractérisée par une volonté d’indépendance, notamment vis-à-vis des États-Unis93, ce qui s’est traduit par la mise au point par la France d’armes nucléaires et par le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN de 1966 à 200993. La France est vue des années 1960 au début des années 2000 comme un allié du monde arabo-musulman, critique vis-à-vis de la politique de l’État d’Israël94.
Le réseau des représentations diplomatiques de la France est le deuxième du monde95, avec actuellement 156 ambassades et 97 postes consulaires répartis sur les cinq continents95.
La France mène une politique active d’aide aux pays en voie de développement, notamment d’AfriqueN 28,96. L’aide publique au développement représente 0,39 % du revenu national brut français en 2007, un des taux les plus élevés d’Europe occidentale97.
Symboles républicains
Selon la constitution de la Cinquième République, la France possède plusieurs emblèmes, datant pour l’essentiel de la Révolution française. Le drapeau de la France est constitué de trois bandes verticales d’égale largeur, de couleurs bleu, blanc et rouge98. L'hymne national est la Marseillaise98, un chant composé par Rouget de Lisle pendant la Révolution française et parfois critiqué depuis pour la violence de son texte99. Enfin, la République française a pour devise les trois mots « Liberté, Égalité, Fraternité98 ».
En outre, plusieurs symboles officieux existent pour représenter la France. En particulier, le buste de Marianne, une femme portant le bonnet phrygien, orne les mairies, et son visage est représenté sur les timbres-poste et les faces françaises des centimes d’euroN 29,100.
Depuis 1999, le gouvernement français s’est doté d’un logotype rappelant le drapeau et la devise du pays, ainsi que la figure de Marianne. Ce logo figure en entête de tous les documents publiés par l'administration française.
Population et société
Démographie
D'après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 65,8 millions de personnes vivent en France en 2013, dont 63,7 millions en métropole et 2,1 millions dans les départements d’outre-mer (y compris Mayotte)I 1. Si on inclut également les 600 000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et de Nouvelle-Calédonie, la population de l’ensemble des territoires français atteint 66,4 millions, soit environ 1 % de la population mondiale 102. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, mais depuis janvier 2004, le recensement est réalisé tous les ans dans les communes de 10 000 habitants ou plus, hors collectivités d’outre-mer, et tous les cinq ans ailleursI 8.
Après avoir été relativement faible au XIXe et au début du XXe siècle — la France a connu une transition démographique rapide et peu marquéei 3 —, la croissance démographique de la France est devenue l’une des plus fortes d’Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (821 000 naissances en 2009 contre 536 000 décès) et un solde migratoire positif (environ 71 000 individus en 2009) : la population de la France s’est accrue de 0,54 % en 2009I 9.
En 2010, le taux de fécondité en France est d'environ 2,01103 et 27,3 % des nouveau-nés en métropole avaient au moins un parent né à l'étranger dont 23,9 % un parent né hors de l'Union européenne104.
En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer. La part de la population la plus âgée augmente, en raison à la fois de la progression de l’espérance de vie (la France jouit d’une des plus grandes espérances de vie au mondeN 30) et de l’arrivée au troisième âge de la génération du baby boom — phénomène communément appelé le papy boom. La proportion des plus de 60 ans dans la population française est ainsi passée de 17 à 22 % entre 1980 et 2009, et devrait dépasser le tiers en 2050 selon l'Inseei 4.
Immigration, population étrangère et minorités visibles
Selon la démographe Michèle Tribalat, 14 millions de personnes (soit un quart de la population française) en 1999 avaient au moins un parent ou un grand-parent immigréi 5. Gérard Noiriel estimait en 2002 cette proportion à environ un tiers si l'on remonte jusqu'aux arrière-grands parents105.
En 2010, la France accueille, selon la définition internationale des Nations Unies (« personne née dans un autre pays que celui où elle réside »), 7,2 millions d’immigrés soit 11,1 % de la population dont 5,1 millions (7,8 %) nés hors de l'Union européenne. Elle se classe au sixième rang mondial, derrière les États-Unis (42,8 millions), la Russie (12,3), l'Allemagne (9,8), l'Arabie saoudite (7,3), le Canada (7,2) mais elle devance en revanche le Royaume-Uni (7,0), l'Espagne (6,4) et l'Italie (4,8)106,107. La France également est l'un des pays de l'Union européenne qui compte proportionnellement le plus de personnes issues de l'immigration (1re et 2e générations) parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans avec 13,1 % d'immigrés et 13,5 % d'enfants d'au moins un immigré, soit un total de 26,6 %, devant notamment le Royaume-Uni (24,4 %), les Pays-Bas (23,5 %), la Belgique (22,9 %), l'Allemagne (21,9 %) et l'Espagne (20,2 %)108.
Selon la définition française, plus restrictive (nés étrangers hors du territoire), la France métropolitaine comptait en 2008, 5,3 millions d’immigrés, soit 1 100 000 de plus qu’en 1999 et 8,3 % de la population totale. 40 % d’entre eux avaient la nationalité française, qu’ils ont pu acquérir par naturalisation ou par mariage. Les immigrés sont principalement originaires de l'Union européenne (34 %), du Maghreb (30 %), d'Asie (14 %, dont le tiers de la Turquie) et d'Afrique subsaharienne (11 %)109,110. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou de deux immigrés, représentaient, en 2008, 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Trois millions d’entre eux avaient leurs deux parents immigrés. Au total, immigrés et enfants d'immigrés (seconde génération) sont au nombre de 11,8 millions en 2008, soit 19 % de la population (dont un peu plus de 5 millions d'origine européenne et 4 millions d'origine maghrébine)111,110,I 10.
Les immigrés perçoivent des revenus inférieurs d’un tiers en moyenne à ceux des non-immigrési 6 ; ils sont deux fois plus nombreux à ne pas être diplômési 6 et trois fois plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvretéi 6. Toutefois, à situation sociale égale, leur formation scolaire et leurs revenus sont proches de ceux des Français nés en Francei 7.
Les populations d’origine immigrée, et celles qui appartiennent à des minorités visibles, sont parfois victimes de discriminations en Francei 8. Pour des raisons indéterminées et sujettes à débats, une partie de cette population se tourne vers le fondamentalisme religieuxi 9. Pourtant, on assiste à une certaine convergence des modes de vie des populations immigrées et des Français de longue datei 10.
Famille, sexualité et égalité des sexes
La France est en 2009 le pays le plus fécond d’Europe après l’Islande et l’Irlande112, avec une descendance finale des femmes nées en 1959 de 2,12 enfants et un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,99 enfant par femme (1,98 en France métropolitaine)I 11.
Les mutations qu’a connues la famille en France entre les années 1960 et les années 2000 sont aussi nombreuses que profondes. Les naissances sont dans la majeure partie des cas voulues, en raison du développement de la contraception et de l’avortement — plus de 200 000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées chaque année en FranceI 12. Une partie grandissante des couples préfère au mariage l’union libre, ou le Pacte civil de solidarité (PACS), un contrat d’union plus souple que le mariagei 11. Quant aux divorces, leur nombre a été multiplié par 3,2 entre le début des années 1970 et la fin des années 2000i 12.
Quant aux différentes formes d’altersexualité, elles sont dans l’ensemble acceptées en France, même si la loi précède souvent les mentalités dans la tolérance vis-à-vis des minorités sexuellesN 31,i 13. Le mariage des couples de même sexe, ainsi que l'adoption d'enfants par ces mêmes couples, est légale en France depuis le 18 mai 2013113.
Si la place des femmes dans la société française a beaucoup évolué au cours du XXe siècle, favorisées à la fin du siècle par de nombreuses lois contre les discriminations qu’elles subissent, la France est en 2009 loin de l’égalité hommes-femmesi 14. Pour un emploi à temps plein, les femmes touchent en 2008 un salaire en moyenne 19 % inférieur à celui des hommes, et la discrimination salariale pure serait de 6 à 7 % selon le Ministère de l'EmploiN 32,i 15. Quant aux fonctions de décision, les femmes y accèdent peu : elles ne dirigent que 8 % des entreprises de plus de 200 salariési 16, et ne représentent que 18,5 % des députés élus en 2007 et 13,1 % des conseillers généraux élus en 2008i 16.
Langues
Le français est la langue très majoritairement parlée en France, et est officiellement « la langue de la République » depuis la loi constitutionnelle de 1992114. La France est le deuxième pays francophone le plus peuplé du monde, après la République démocratique du Congo115, mais le premier en termes de locuteurs. La France mène une politique linguistique active en faveur du français116. Celle-ci peut être visible entre autres au sein de l'Organisation internationale de la francophonie dont la France fait partie de même qu'au sein de l'Assemblée parlementaire de la francophonie dont la France fait aussi partie.
De plus, les villes de Le Havre, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Marseille, Nantes, Paris, Saint-Denis de la Réunion, Tours, les villes associées d'Angoulême, Nice et Poitiers, les membres associés que sont la Communauté d'agglomération Evry Centre Essonne et la Communauté urbaine de Bordeaux de même que l'Association des communes et collectivités d'outre mer-ACCD`OM sont membre de l'Association internationale des maires francophones117.
En dehors du français, il y aurait en 1999 soixante-quinze autres langues parlées en France, en comptant les langues régionales, les langues issues de l’immigration et les dialectes parlés dans les DOM-TOM, selon un rapport du linguiste Bernard Cerquiglini118.
Religions
Depuis la loi du 9 décembre 1905, les Églises sont strictement séparées en droit de l’État en France. « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte […]120 », exception faite en Alsace-Moselle où le culte catholique, deux cultes protestants et le culte israëlite sont reconnus121. La religion catholique est également toujours reconnue dans certains départements et territoires d'outre mer. La notion de laïcité et la réglementation qui en découle sont l’objet de débats comme, en 2003-2004, au sujet de la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques122.
La France, « fille aînée de l’Église123 », est un pays de tradition catholique ancienne, mais où le poids de l’Église a considérablement diminué. Seules 51 %124 à 64 %125 des personnes interrogées se déclaraient catholiques lors de sondages publiés en 2007, et une large part de la population se dit agnostique, athée ou sans religion. De plus, d’autres religions sont présentes dans des proportions moins importantes, notamment le judaïsme depuis l’Antiquité, différentes branches du protestantisme depuis la Réforme et l’islam depuis l’arrivée en France d’immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient au XXe siècle. Diverses religions chrétiennes (Église apostolique arménienne, gallicanisme, mormons, Église néo-apostolique, Témoins de Jéhovah, mennonitisme…) ou non chrétiennes (hindouisme, bouddhisme, bahaïsme, alévisme…) sont également présentes sur le territoire national.
Par principe, l’État français s’interdit les recensements à caractère religieux ou philosophique ; les estimations du poids de chaque confession, de l'athéisme et de l'agnosticisme restent imprécises et difficiles à réaliser. Toutefois, plusieurs instituts réalisent régulièrement des sondages pour évaluer l'appartenance religieuse des Français.
Au-delà de ces valeurs, la perte d’influence des religions est un aspect majeur de l’évolution de la société française aux XIXe et XXe siècles. Près de 80 % des hommes et 70 % des femmes qui se disent d’origine catholique n’assistent jamais à un service religieuxi 17. Même chez les catholiques les plus fervents, l’obéissance aux préceptes de l’Église diminue : 31 % des pratiquants assidus ayant eu des enfants entre 1995 et 2004 les ont eus hors mariagei 18.
Souhaitant « conscientiser l'opinion au-delà de la sphère pratiquante habituelle », la Conférence des évêques de France a proposé pour la fête de l'Assomption 2012 une prière pour la France126.
Éducation
En France, l’instruction est obligatoire de six à seize ans, et l’école publique est laïque et gratuitei 19. Si la formation et la rémunération des enseignants, ainsi que le choix des programmes, sont du ressort de l’État, la gestion des établissements scolaires primaires et secondaires est du ressort des collectivités territorialesN 33,127.
L’enseignement primaire se déroule en deux phases. L’école maternelle, qui accueille les très jeunes enfants, se donne pour but leur éveil, leur socialisation et la mise en place des outils fondamentaux que sont le langage et le nombre128. Puis, vers l’âge de six ans, les enfants sont accueillis par l’école élémentaire, dont les premiers objectifs sont l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, et l’éducation civique129.
L’enseignement secondaire se déroule lui aussi en deux cycles. Le premier est dispensé au collège et aboutit au diplôme national du brevet130. Le deuxième est dispensé au lycée et aboutit à des examens finaux et nationaux : le baccalauréat (professionnel, technologique ou général) et le certificat d’aptitude professionnelle (CAPA dans l’enseignement agricole)131.
L’enseignement supérieur français présente la particularité de faire cohabiter les universités et le système des grandes écoles, où l’on entre généralement par concours à l’issue des classes préparatoires132. Les enseignements supérieurs pour le brevet de technicien supérieur et les classes préparatoires aux grandes écoles sont dispensés dans des lycées132 ou dans des établissements privés. Les Grandes écoles sont souvent considérées comme à la fois plus performantes et plus élitistes que les universités.
Par ailleurs, près de 17 % des élèves de l’enseignement primaire et secondaire sont scolarisés dans des établissements privés133, la plupart sous contrat d’association avec l’État et souvent confessionnels.
La France a connu depuis la Libération un élargissement considérable de la scolarisation. En 1936, moins de 3 % d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat ; ce pourcentage est passé à 30 % en 1985 et 60 % en 1995i 19. Néanmoins, cette démocratisation de l’enseignement ne supprime pas les inégalités sociales : 25 % des enfants d’ouvriers nés entre 1974 et 1978 sont diplômés de l’enseignement supérieur, contre 77 % des enfants de cadresi 20. Ces inégalités sont encore plus fortes dans les grandes écoles : seuls 2,9 % des étudiants admis à l’École nationale d’administration en 2008 avaient un parent ouvrieri 21.
Selon le programme PISA de comparaison des systèmes éducatifs nationaux, les résultats du système éducatif français sont en recul par rapport aux autres États membres de l’OCDE134, mais ce pessimisme n’est pas universeli 22. Malgré les plans de prévention, l’illettrisme touche 3,1 millions de personnes, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France135.
Santé
Le système de santé français est en grande partie financé par la branche maladie de la sécurité sociale. Le nombre de médecins pour 1 000 habitants était de 3,22 en 2008, un des taux les plus élevés au monde136. Les Françaises et les Français bénéficient également d’une des espérances de vie les plus longues du mondei 23, même si le taux de mortalité prématurée (avant 65 ans) est élevéi 24. Les dépenses de santé par habitant étaient de 4 719 $ par an en 2008137, ce qui place la France au-dessus de ses grands voisins européens, mais en dessous de la Suisse, de la Norvège, du Danemark, du Luxembourg, et des États-Unis. De 1950 à 2006, la dépense consacrée aux soins et aux biens médicaux est passée de 2,5 à 8,8 % du PIBi 25.
Néanmoins, la santé des habitants de la France n’est pas optimale dans tous les domaines. Malgré la chute de la consommation de vin depuis les années 1960i 25, les Français demeurent les seconds consommateurs d’alcool d’Europe occidentale, après les Irlandaisi 24. 29 % des 18-75 ans fumaient quotidiennement en 2005, malgré les intenses campagnes de lutte contre le tabagismei 26. Quant aux drogues illicites, la plus consommée est le cannabis : 39 % des hommes de 18 à 25 ans en auraient consommé en 2005, selon l'Observatoire français des drogues et toxicomaniesi 26.
De plus, la France est un des pays d’Europe qui connaît le plus de troubles dépressifsi 27. La France est le plus gros consommateur d’antidépresseurs en Europei 27, et l’un des pays européens où le taux de suicide est le plus élevéi 24.
Médias
En France, c’est la loi du 29 juillet 1881 qui a institué et en même temps encadré la liberté de la pressek 23.
Si les presses régionale, hebdomadaire et thématique se vendent bien en FranceN 34,138, la presse quotidienne nationale d’information généraliste est peu diffusée hors de la capitale. Dès lors, les cinq principaux titres de cette catégorie (Le Figaro, Le Monde, Aujourd’hui en France, Libération et La Croix) ne vendent réunis que moins d’un million d’exemplaires chaque jour139, quand le quotidien japonais Yomiuri shinbun en vend à lui seul plus de 14 millions140.
Depuis 1981 et la légalisation des « radios libres141 », les stations de radio publiques gérées par Radio France sont concurrencées par des stations privées, souvent propriétés de grands groupes de médias142. Dès lors, parmi les quatre premières stations de radio en audience cumulée en novembre-décembre 2009 (RTL, NRJ, France Inter et Europe 1143), seule la troisième est publique. De même, depuis l’apparition de la première chaîne de télévision privée (Canal +) en 1984, plusieurs centaines de chaînes de télévision privées ont vu le jour, diffusées par le canal hertzien, par câble, par satellite ou plus récemment par la télévision numérique terrestre (TNT). Les trois principales chaînes sont TF1, France 2 et M6144, seul France 2 appartient au groupe public France Télévision.
Quant à l’accès au réseau internet, il ne s’est vraiment démocratisé qu’au début des années 2000145. En décembre 2009, 65 % des Français de 11 ans et plus étaient internautes146.
Entre 2002 et 2009, la France est passée de la 11e à la 43e place du classement de la liberté de la presse dans le monde de Reporters sans frontières147.
Sport
Le sport en France est caractérisé par une tradition sportive ancienne et une grande variété de disciplines pratiquées à haut niveau. La France a un rôle prépondérant dans l’organisation du sport moderneN 35 et son palmarès, depuis la fin du XXe siècle, en fait l’une des meilleures nations au monde dans de nombreux sports. Pour l'année 2012, la France est quatrième du classement mondial établi par Havas Sports & Entertainment (et deuxième nation européenne derrière la Russie)N 36 qui comptabilise plus de 1 600 événements sportifs148,149.
Le football est le sport le plus populaire, avec plus de 2,3 millions de licenciés (dont 97 % d’hommes)150, une popularité accrue par la double victoire de la France lors de la coupe du monde en 1998 puis du championnat d’Europe en 2000. Le tennis (deuxième sport en termes de licenciés), l’équitation, les arts martiaux, le basket-ball, le handball et le golf sont également très pratiqués, sans oublier le rugby et la pétanque, essentiellement dans le sud du pays151.
Près de sept millions de Français pratiquent le ski chaque hiver, le plus souvent en dehors de toute organisation sportive152. Quant à l’escrime et au cyclisme, il s’agit des disciplines dans lesquelles la France est la plus titrée (respectivement 44 et 41 titres olympiques après les Jeux de Vancouver en 2010153).
Le tournoi de tennis international de Roland Garros à la porte d'Auteuil à Paris et le Tour de France cycliste sont des événements annuels importants, ainsi que l'Euro de football attendu en 2016.
Engagement associatif, syndical et politique
Si les taux de participation aux élections diminuent, la participation protestataire, en revanche, se développei 28. En 2008, 42 % des Français ont participé à une manifestation, contre 25 % en 1981i 28. En comparaison des autres pays développés, la France est souvent vue comme un pays où les manifestations et les grèves sont fréquentes154,155.
Mais cette participation ponctuelle à des événements contestataires ne se traduit pas, loin s’en faut, par un engagement important dans les partis politiquesk 24. Quant au taux de syndicalisation (8 %), il est le plus faible des pays riches, même s’il est plus important dans le secteur publici 29. En revanche, les Français sont très impliqués dans le milieu associatif : 14 millions de bénévoles sont membres de plus d’un million d’associationsi 29, qui bénéficient du statut accordé par la loi du 1er juillet 1901156,k 25.
Économie
L'économie de la France est une économie sociale de marché fondée sur la propriété privée. Il y a une intervention étatique relativement forte depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, bien que celle-ci soit remise en cause depuis les années 1980c 2. L’économie française est principalement une économie de services157,j 2.
Sur l’étude publiée par l’INSEE, la valeur du patrimoine national était évaluée à 12 513 milliards d'euros en 2007158. En 2010, le seul patrimoine des Français atteignait à la fin de l'année dernière un chiffre proche de 11 000 milliards d'euros, soit plus de huit fois le montant de leurs revenus ; leur taux d'épargne atteint le niveau exceptionnel d’environ 16 % de leurs revenus159.
Revenus de la population et développement humain
Les revenus des Français et leur pouvoir d’achat ont augmenté durant l'ensemble du XXe siècle et des années 2000j 3, mais de façon inégale, ce qui accroît les inégalités économiques entre ménagesd 6. En moyenne, les salariés à temps plein du secteur privé ont touché, en 2007, 29 279 euros bruts, soit 1 997 euros nets par mois, contre 31 266 euros bruts, soit 2 182 euros nets par mois pour les agents de la fonction publiquej 4. Les revenus du patrimoine ne représentent que 9 % du revenu primaire brut des ménages, mais cette part est très variable selon les ménagesj 5.
En 2007, 7,2 % des Français disposaient d'un revenu inférieur à 50 % du revenu médian (seuil de pauvreté défini par la France)N 37, bien que la moitié d’entre eux aient alors un emploij 6, souvent à temps partiel et sur la base du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Le SMIC concerne 3,4 millions de personnes en juillet 2008j 7 et équivaut à 9,40 euros bruts par heure en 2012I 13). De 200 à 300 000 personnes sont sans domicile fixe en 2009, principalement à Paris et dans les grandes villesj 8.
En 2007, l’indice de développement humain de la France était de 0,961, ce qui place la France au huitième rang mondial160. Néanmoins, la même année, la France n’était qu’au douzième rang des pays de l’Union européenne pour le PIB par habitant en dollars américains aux taux de change courants, alors qu’elle occupait le septième rang en 1987, un recul qui s’explique principalement par une croissance faible du PIB françaisj 9.
Emploi
Si la France a connu durant les Trente Glorieuses une situation proche du plein emploi — au cours des seules années 1960, l’économie française a créé 1,6 million d’emploisi 30 —, elle fait face depuis la fin des années 1970 à une situation de chômage élevé, malgré des fluctuations qui ont fait espérer le retour du plein emploii 30. Au troisième trimestre 2012, 10,3 % de la population active française est au chômage au sens du bureau international du travailI 14. Le chômage touche particulièrement les jeunes, les moins diplômés, les étrangers, et, dans une moindre mesure, les femmesN 38,i 31. Les chômeurs de longue durée représentent un tiers de l’ensemble des chômeurs et sont ceux pour qui la réinsertion est souvent la plus difficiled 7.
La situation de l’emploi en France est également marquée par des mutations profondes et structurelles en termes de statut et de secteur d’activité. Le salariat est devenu la principale forme d’emploi en France, représentant 89,5 % des emplois en 2008I 15. 5,7 millions de personnes, soit un actif sur cinq, travaillaient fin 2007 dans la fonction publique161. Surtout, l’emploi se tertiarise : l’agriculture ne représente plus depuis la fin des années 1970 que moins de 2 % des emploisi 30, et la part de l’industrie a été divisée par deux entre 1978 et 2007, de 28 à 14 % des emploisi 30, faisant de la France une économie postindustrielle162.
Principaux secteurs d’activité
Malgré le maintien à un haut niveau de l’agriculture et de l'industrie, l’économie française est aujourd’hui principalement une économie de services. Le secteur tertiaire s’autonomise peu à peu et devient le principal moteur de la croissance économique du pays157.
Agriculture et agroalimentaire
La France a connu, comme d'autres pays industrialisés, des phénomènes d’exode rural et de chute de l'emploi agricoleb 21 ; ce dernier reste plus important que dans les autres pays d’Europe occidentale : l’agriculture employait 3 % des actifs en 2006, contre 2,5 % en Allemagne et 1,3 % au Royaume-Unib 22. L’agriculture française a été considérablement modernisée et mécanisée dans la seconde moitié du XXe siècleb 23, notamment grâce à la politique agricole communeb 21.
La France compte 520 000 exploitationsb 22 de 51 hectares en moyenne en 2006b 21, faisant d’elle la première puissance agricole européenneb 24. La spécialisation régionale de la France par type de production s’accentueb 21, et les produits agricoles français sont souvent protégés par des appellations d’origine contrôlée, délimitant un terroir agricoleb 25. La France est le premier producteur de vin au monde, malgré la concurrence récente des vins des « nouveaux mondesb 26 » ; elle figure également parmi les premiers producteurs mondiaux de céréales, de sucre, de produits laitiers et de viande bovineb 26. Plus de 80 % des produits exportés ont été transformés par une des premières filières agroalimentaires au mondeb 27. Néanmoins, dans les années 2000, l’agriculture française fait face à des difficultés liées à la surproduction, à la pollution qu’elle suscite et à des revenus très inégaux entre les exploitantsb 23. De même, la pêche apparaît comme un secteur en criseb 28.
Industrie
La France est la quatrième puissance industrielle mondiale. Malgré la tertiarisation de l’économie française, les entreprises industrielles représentaient 71,4 % du PIB et 79 % des exportations françaises en 2006b 29.
Son industrie est caractérisée par des évolutions contrastées : à côté d’industries modernes et dynamiques, qui font de la France un des leaders mondiaux dans de nombreux domaines (automobile, aéronautique, aérospatiale, agro-alimentaire, électronique, nucléaire civil, pharmacie, cosmétique, luxe…)b 30, de nombreuses industries traditionnelles (mines, textile, bois, chaussure, construction navale, sidérurgie…) voient leurs effectifs et leurs chiffres d’affaires chuterb 31, obligeant des régions entières (Nord-Pas-de-Calais et Lorraine notamment) à une douloureuse reconversionb 32. À la décentralisation industrielle des années 1960, qui a permis le développement de nombreuses villes de l’ouest et du sud du paysb 33, a succédé une période de croissance faible de la production industrielleb 34, qui s’explique parfois par des délocalisations vers des pays à la main d’œuvre peu onéreuseb 34.
Mais si la production se fait de plus en plus souvent à l’étranger, les entreprises françaises restent prédominantes dans de nombreux domainesb 35.
Certaines occupent la première place du marché mondial dans leur domaine (par exemple Areva dans la construction de centrales nucléaires163, Danone dans les produits laitiersb 27, L’Oréal dans les cosmétiques164 ou Michelin dans les pneumatiques165).
Énergie
Après la disparition complète de la production française de charbon en 2005b 31, le pétrole, le gaz et surtout l’électricité sont les principales énergies consommées en Franceb 31. Si la France ne produit plus de pétrole brut que de façon marginale166, les treize raffineries implantées sur le territoire permettent de satisfaire plus de 90 % de la demande nationaleb 31. Le groupe français Total, qui possède des concessions dans le monde entier, est la sixième entreprise mondiale et la cinquième du secteur167. La part du gaz dans la consommation énergétique française a fortement augmenté depuis les années 1970b 31, mais il s’agit à 97 % de gaz importé, notamment de Russie, d’Algérie et de la mer du Nordb 31. En revanche, la France produit plus d’électricité qu’elle n’en consommeI 16, notamment grâce à 59 réacteurs nucléaires168 (le second parc mondial après le parc américain)169 qui produisaient en 2008 plus de 76 % de l’électricité du paysI 16, mais dont le bilan environnemental est l’objet de débats170. Quant aux énergies renouvelables, leur part dans la production électrique française augmente et s’établit en 2008 à plus de 13 %I 16, en grande partie grâce à l’hydroélectrique.
Commerce et artisanat
Depuis les années 1970, le secteur du commerce a été bouleversé par l’irruption de la grande distribution, qui représente les deux tiers des dépenses alimentaires des Français en 2008j 10. Par conséquent, de nombreux petits commerces ont disparu, même si l’on assiste en 2009 à une timide reprise, notamment dans les centres-villesj 11. La puissance de quelques grandes entreprises de la grande distribution — Carrefour par exemple est le deuxième groupe mondial du secteur167 — leur permet d’imposer, dans une certaine mesure, des prix bas aux producteursj 10.
Malgré la concurrence des entreprises industrielles, l’artisanat de son côté est parvenu à conserver une place importante dans l’économie françaisej 10.
Tourisme
La France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers avec près de 82 millions de visites en 2007171, mais le troisième pays au monde pour les recettes liées au tourisme internationalN 39,171. Le secteur du tourisme représentait en 2005 près de 900 000 emplois directs, et au moins autant d’emplois indirectsb 14. Plus de 1,3 milliard de nuitées ont été effectuées par des touristes en France en 2007171, dont une partie dans les 3,178 millions de résidences secondaires du paysI 17. Les motifs de ce tourisme sont variés : il s’agit tout à la fois d’un tourisme culturel (notamment à Paris)b 15, balnéaire (notamment sur la Côte d’Azurb 15), naturelb 15, d’affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourismeb 15), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d’attractions le plus fréquenté d’Europe172) et de sports d’hiver (dans les Alpes du Nord notammentc 3). Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont dans leur majorité situés en Île-de-France (Disneyland Paris, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Château de Versailles …)173 ; quelques sites de province attirent néanmoins de nombreux touristes, comme les châteaux de la Loire, le mont Saint-Michel, Rocamadour, le Château du Haut-Kœnigsbourg, le musée Unterlinden de Colmar, le Centre Pompidou-Metz ou le parc du Futuroscope173.
Recherche
La France consacre une part moyennement élevée de son PIB à la recherche et développementh 1 (2,02 % en 2009174), mais ces dépenses sont davantage financées par le secteur publich 1 (41 % en 2008175) et consacrées à la recherche fondamentaleh 2 que dans les autres pays de l’Union européenne et a fortiori de l’OCDE. Si la recherche française est à l’origine de nombreuses découvertes et a été récompensée à de multiples reprises (voir infra), le nombre de brevets déposés par des entreprises françaises est relativement faibleh 3, d’autant que les relations entre les entreprises privées et la recherche publique sont souvent jugées médiocresh 2.
La plupart des chercheurs travaillent dans des centres de recherche publicsh 1, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Depuis 2002, la plupart de ces centres de recherche sont organisés en réseaux avec des universités et des entreprises, pour former des pôles de compétitivité (71 en 2007176).
Finance et assurance
Le secteur bancaire français a longtemps été caractérisé par sa faible concentration, par la ferme réglementation qui l’encadrait et par la part importante du secteur public, mais cette situation a changé au cours des années 1990h 4 et 2000. Les banques françaises BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se placent respectivement aux quatrième, neuvième et dixième places mondiales du secteur en 2009177. Le secteur des assurances occupe également une place importante dans l’économie française, AXA étant la première compagnie d’assurance européenne178.
La bourse de Paris, filiale d’Euronext depuis 2000, est le marché officiel des actions en France. L’indice CAC 40, qui regroupe les cours de 40 actions parmi les plus échangées, représentait une capitalisation totale de plus de 1 000 milliards d’euros fin 2009179.
Place de la France dans l’économie mondiale
En 2009, la France est la cinquième puissance économique mondiale par le PIB nominal180 ou la neuvième à parité de pouvoir d’achat1. La France est en 2010 le quatrième pays au monde par le nombre d’entreprises figurant parmi les 500 premières entreprises mondiales181.
L’économie française est fortement extravertiea 20, notamment vis-à-vis de ses partenaires européens (65 % des exportations françaises182). Cette situation est en partie liée à l’épuisement ou à l’insuffisance des ressources minières et énergétiques du pays, qui l’obligent à importerd 8, et à la taille relativement réduite de ce pays. Mais elle s’explique également par l’importance des exportations. Selon une étude du cabinet d’audit KPMG publiée en 2006, « la France offre globalement des coûts d’implantation plus faibles que ses grands voisins européens, non seulement sur l’énergie, les transports et l’immobilier, mais aussi sur la main d’œuvrea 21 ». Avec une part de marché mondiale d’environ 8 %, la France est le second exportateur de produits agroalimentaires produits sur place, notamment grâce aux exportations d’alcoolsa 22.
Néanmoins, le commerce extérieur de la France connaît d’importantes difficultés. Depuis 2004, la France connaît un déficit de sa balance commerciale, de plus en plus creuséa 23 (- 75,4 milliards de dollars en 20091), une situation qui s’explique en partie par le niveau élevé de l’euro face au dollara 23. Entre 1990 et 2006, la part de marché mondiale de la France dans les exportations de marchandises est passée de 6,3 à 4,1 %a 24 ; la France n’est plus en 2009 que le cinquième importateur et le sixième exportateur mondial1. Selon Eurostat, cette dégradation du commerce extérieur français serait en partie due à une augmentation des coûts salariaux horairesa 25.
Le 13 janvier 2012, l'agence de notation Standard & Poor's annonce la dégradation de la note de la France, qui disposait du AAA, la meilleure note. Elle ne dispose plus que du AA+, avec perspective négative183. Néanmoins, les agences de notation Fitch et Moody's lui maintiennent son triple A jusqu'à nouvel ordre.
Patrimoine culturel
Patrimoine architectural
La France possède un patrimoine architectural riche, témoin d’une longue histoire et de la rencontre de différents traits civilisationnels.
Classés au patrimoine mondial
Sur les 753 biens culturelsN 40 classés au patrimoine mondial par l’UNESCO au 27 janvier 2012, 34 sont français, ce qui fait de la France le troisième pays du monde en nombre de sites culturels classés au patrimoine mondialN 41,184. Le patrimoine architectural français classé au patrimoine mondial comporte à la fois des édifices d’architecture religieuse (l’abbaye de Fontenay par exemple), civile (les châteaux de la Loire), industrielle (la saline royale d’Arc-et-Senans), militaire (les villes fortifiées par Vauban) et urbaine (la place Stanislas de Nancy, le centre-ville de Strasbourg). Il comporte des exemples d’architecture de toutes les époques, de l’architecture romaine (le pont du Gard) à l’architecture d’après-guerre (le centre-ville du Havre), en passant par des chefs-d’œuvre de l’architecture romane (l’abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe), gothique (la cathédrale de Chartres) et classique (le canal du Midi).
Bâtiments d’intérêt historique
En France, depuis 1840, les bâtiments d’intérêt historique, architectural, patrimonial ou culturel peuvent être inscrits ou classés au titre des monuments historiques par l’État, de même que certains biens mobiliers (cloches), ce qui leur assure une protection juridique, ainsi que des aides à la restauration et à l'entretien. À la date du 31 décembre 2008, il y a en France 43 180 monuments historiques inscrits ou classés185. La France a compté des architectes qui ont participé à façonner le patrimoine architectural français et européen à toutes les époques de son histoire, avec des figures telles que Pierre de Montreuil au Moyen Âge, Lescot, Delorme et Androuet du Cerceau à la Renaissance, Mansart, Le Vau, Hardouin-Mansart, Gabriel et Ledoux aux époques classique et néoclassique, Viollet-le-Duc, Garnier et Eiffel au XIXe siècle et Le Corbusier et Perret à l'époque moderne.
Patrimoine artistique et événements culturels
Si des productions artistiques sont attestées dans l’espace correspondant à la France actuelle dès la Préhistoirem 1, on ne peut parler d’« art français » avant le début du IIe millénaire de notre ère, à l’époque où un État et une nation commencent à se formerf 1. À partir de cette époque, les Beaux-Arts français vont être en grande partie similaires à ceux du reste de l’Europe occidentale, voyant se succéder un art roman aux XIe et XIIe siècles et un art gothique du XIIe au XVe sièclesm 2 ; la célébration de la puissance de la monarchie françaisef 2, d’un « espace privilégié » (A. Chastel)f 3 et la représentation du sacréf 4 font partie des thèmes privilégiés d’un art principalement commandé par le pouvoir politique ou religieux. La Renaissance et le développement du classicisme au XVIIe siècle puis du néoclassicisme au XVIIIe siècle sont l’expression à la fois d’une recherche de l’ordre et de l’apparat et d’influences antiques et italiennesm 3 ; c’est également à l’époque moderne qu’émergent des figures individuelles d’artistes, telles les peintres Fouquet, Poussin, La Tour, le Lorrain, Watteau, Boucher, Chardin, Fragonard, Greuze, David, Gros et Ingres, ou les sculpteurs Goujon, Girardon, Coysevox, Puget et Houdonm 4. Aux XIXe et XXe siècles, la France joue un rôle majeur dans les grands courants et révolutions artistiques occidentaux : le romantisme (Delacroix et Géricault), le réalisme (Courbet), l’impressionnisme (Monet, Renoir, Manet, Degas) et le néo-impressionnisme (Seurat, Van Gogh, Cézanne, Gauguin), le fauvisme (Matisse, Derain, Vlaminck), le cubisme (Braque, Picasso, Léger) ou encore le surréalisme (Duchamp) comptent des artistes français parmi leurs principaux représentantsm 4,m 5. Auguste Rodin, de son côté, révolutionne la sculpture à la fin du XIXe sièclem 6.
-
Nicolas Poussin, L'Inspiration du poète, c. 1629-1630, Musée du Louvre, Paris.
-
Jacques-Louis David, La Mort de Marat, 1793, Musées royaux des beaux-arts, Bruxelles.
-
Claude Monet, Nymphéas, 1916, Musée Marmottan, Paris.
-
Auguste Rodin, Le Penseur, 1902, Musée Rodin, Paris.
Contrairement à plusieurs pays qui s’incarnent dans une grande figure d’écrivain, la littérature française compte de nombreuses figures à l’importance et à la renommée à peu près équivalentesm 7. Il serait vain de tenter d’en faire la liste, mais on peut citer au Moyen Âge les poètes Chrétien de Troyes et Villonm 4 ; au XVIe siècle, le romancier Rabelais, l’essayiste Montaigne et les poètes Du Bellay et Ronsard marquent la Renaissancem 4. Au XVIIe siècle, les dramaturges Corneille, Racine et Molière, le poète Boileau, le fabuliste La Fontaine et l’inclassable Pascal s’attachent à maintenir ou rétablir l’ordre par la raisonm 4 ; au XVIIIe siècle, les auteurs des Lumières Voltaire, Diderot et Rousseau, les romanciers Prévost, Laclos et Sade et les dramaturges Marivaux et Beaumarchais fustigent la société de leur époque tout en abordant des sujets jusque là prohibésm 4. Au XIXe siècle, le roman connaît un apogée avec Stendhal, Balzac, Hugo, Dumas, Flaubert et Zola, mais les autres genres ne sont pas en reste, comme le montrent le mémorialiste Châteaubriand et les poètes Lamartine, Musset, Baudelaire, Vigny, Rimbaud et Mallarmém 4. Au XXe siècle, le manque de recul rend plus difficile la perception de figures majeures ; on peut néanmoins citer les poètes Apollinaire, Éluard, Aragon, Char et Prévert, les romanciers Proust, Gide, Céline, Sartre, Camus et Sarraute, et les dramaturges Giraudoux, Cocteau, Beckett et Ionescom 4.
Divisée au Moyen Âge entre un art religieux inspiré du chant grégorien et le chant profane des troubadours et trouvères186, la musique française atteint un certain apogée à partir de l’époque classique, avec des compositeurs comme Lully et Charpentier au XVIIe siècle, Rameau au XVIIIe siècle, Berlioz, Gounod et Bizet au XIXe siècle, ou Debussy au XXe siècle — beaucoup de ces artistes composent des opéras186. À partir du début du XXe siècle, la musique dite « populaire » prend son essor187, mêlant des genres propres à la France (la chanson française) à des genres importés (rock et rap en particulier), et permettant à des vedettes comme Claude François, Johnny Hallyday, Sheila, Michel Sardou ou Jean-Jacques Goldman188 de vendre des dizaines de millions de disques.
Le cinéma, inventé en 1895 à Lyon par les frères Lumière, reste une activité importante en France malgré la concurrence hollywoodienne : la France est en 2005 le sixième producteur mondialN 42 et le premier producteur européen de longs-métrages189. Le cinéma français, principalement tourné depuis les années 1980 vers la comédie et le cinéma d’auteur, a produit dans les années 2000 quelques films au succès mondial, comme Le Fabuleux destin d’Amélie PoulainN 43 ou La Marche de l’empereurN 44,190. Le Festival international du film, organisé chaque année à Cannes, est l’événement culturel le plus médiatisé au monde191.
Attachée à l’idée d’une « exception culturelle », la France protège sa culture, notamment par le biais de quotas de films français à la télévision et d’œuvres musicales françaises à la radio192.
Une longue tradition scientifique
La France est depuis le Moyen Âge un foyer de connaissances et de découvertes majeur. L’université de Paris, créée en 1200, a été dès son origine et jusqu’à l’époque contemporaine l’une des plus importantes d’Occident193. Au 1er septembre 2010, 56 Françaises et Français se sont vu décerner un prix NobelN 45,194 et onze ont obtenu la médaille Fields195.
Au XVIIe siècle, René Descartes définit une méthode pour l’acquisition d’un savoir scientifique, tandis que Blaise Pascal resta célèbre pour son travail sur les probabilités et la mécanique des fluides. Le XVIIIe siècle fut marqué par les travaux du biologiste Buffon et du chimiste Lavoisier, qui découvrit le rôle de l'oxygène dans la combustion, tandis que Diderot et D’Alembert publiaient l’Encyclopédie. Au XIXe siècle, Augustin Fresnel fut le fondateur de l’optique moderne, Sadi Carnot posa les bases de la thermodynamique, et Louis Pasteur fut un pionnier de la microbiologie. Au XXe siècle, on peut citer le mathématicien et physicien Henri Poincaré, les physiciens Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie, restés célèbres pour leurs travaux sur la radioactivité, le physicien Paul Langevin ou encore le virologue Luc Montagnier, co-découvreur du virus du sida.
Gastronomie
La cuisine française est renommée, notamment grâce à ses productions agricoles de qualités: nombreux vins (champagne, vins de Bordeaux ou de Bourgogne etc.) et fromages (roquefort, camembert etc.)196,197, et grâce à la haute gastronomie qu’elle pratique depuis le XVIIIe siècleg 1. Néanmoins, la cuisine française est extrêmement variée, et est essentiellement constituée de spécialités régionales ayant conquis l’ensemble du territoireg 2, comme la choucroute alsacienne, la quiche lorraine, les rillettes du Mans, le bœuf bourguignon, le foie gras périgourdin, le cassoulet languedocien, la tapenade provençale ou les quenelles lyonnaises. De plus, de véritables frontières culinaires se dessinent dans le pays, entre un nord utilisant le beurre et l’échalote et un sud leur préférant l’huile et l’ailg 3,l 1, et entre des régions à la cuisine terrienne (le Périgord par exemple) et d’autres à la cuisine résolument tournée vers la mer (la Provence)g 4. Néanmoins, ces frontières ont tendance à disparaître aujourd’hui, en raison de la jonction des modes de vie et de l’essor d’une cuisine mondialiséeg 5.
Le « repas gastronomique des Français » a été inscrit le 16 novembre 2010 à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO198.
Rayonnement culturel international
Depuis le Moyen Âge, la France possède un rôle décisif dans l’histoire artistique, culturelle, intellectuelle et politique de nombreux paysl 2. En particulier, beaucoup de ses anciennes colonies utilisent encore aujourd'hui sa langue, son droit, ses institutions politiques ou encore son système fiscall 2. La politique culturelle est depuis le milieu du XXe siècle un aspect majeur de la politique étrangère de la France199.
L’influence culturelle mondiale de la France passe notamment par le français, langue de l’élite européenne et de la diplomatie jusqu’au début du XXe sièclel 3. La France est le deuxième pays francophone du monde, après la République démocratique du Congo115. Le français, parlé par quelque 220 millions de locuteurs dans le mondeN 46,l 3, est une des deux langues de travail de l’Organisation des Nations unies et de ses agences, une des trois principales langues de travail de la Commission européenne et de l’Union africaine. La France est un membre fondateur de l’Organisation internationale de la francophonie, qui regroupe 75 pays en 2011 et promeut la langue française, ainsi que les valeurs démocratiques et les droits de l’homme200.
La présence culturelle de la France à l’étranger est entretenue non seulement par ses représentations diplomatiques, mais aussi par le réseau étendu de l’Alliance française201 et par les plus de 400 établissements scolaires français à l’étranger202. De plus, la France est à l’origine de la création de médias à vocation internationale, tels que la radio RFI ou les chaînes de télévision TV5 Monde (commune à plusieurs pays) et France 24203.
Codes pays
La France a pour codes :
- LF, selon la liste des préfixes des codes OACI des aéroports ;
- F, selon la Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques ;
- FR, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-2 ;
- FRA, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha-3 ;
- FRA, selon la liste des codes pays du CIO ;
- .fr, selon la liste des Internet TLD (Top level domain) ;
- FR, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-2 ;
- FRA, selon la liste des codes pays utilisés par l'OTAN, code alpha-3.
Notes et références
Notes
- Dont 543 965 km2 en France métropolitaine. Les 432 000 km2 de la Terre Adélie concernés par le Traité sur l’Antarctique de 1959, qui a conduit au gel des revendications territoriales sur ce continent, sont exclus de cette valeur.
- Cette valeur concerne toute la France, métropolitaine comme d’outre-mer. La densité de population en France métropolitaine est de 114 habitants/km².
- Franc CFP dans les collectivités du Pacifique :
1 000 XPF = 8,38 EUR exactement, soit 1 EUR ≈ 119,3317 XPF environ (source officielle IEOM) - .gp, .mq, .gf, .re, .pm, .yt, .tf, .wf, .pf et .nc pour les collectivités d’outre-mer, ainsi que .eu (partagé avec les autres pays de l’Union européenne).
- En 2013, 63,7 millions de personnes vivent en métropole et 2,1 millions dans les départements d’outre-mer (y compris Mayotte), soit 65,8 millions d'habitants. Si on inclut également les 600 000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et de Nouvelle-Calédonie, la population de l’ensemble des territoires français atteint 66,4 millions.
- Une partie de la frontière de la France avec l’Allemagne correspond néanmoins au cours du Rhin.
- Des populations francophones résident en Belgique et en Suisse, des populations germanophones résident en Alsace et Lorraine et des populations néerlandophones résident en Nord-Pas-de-Calais.
- La souveraineté de la France sur ce territoire, contestée par l’Australie, est en outre limitée par les clauses du traité sur l’Antarctique.
- L’aire urbaine parisienne comptait en 2009 12 161 542 habitants, contre 2 142 732 pour l’aire urbaine lyonnaise. À titre de comparaison, Rome est la troisième aire urbaine d’Italie et compte 1,75 fois moins d’habitants que la première Milan ; Berlin possède une population comparable à celles de Francfort, Munich, Stuttgart et Hambourg ; Barcelone est proche de Madrid en termes d’aire urbaine.
- Ces valeurs concernent l’année 2007, et correspondent à la part du transport routier dans le total des transports de voyageurs et marchandises cette année-là, respectivement en voyageurs-km et en tonnes-km.
- Airbus est issu de la coopération de la France avec ses voisins allemand, espagnol et britannique.
- Depuis la fin du IXe siècle, les rois sont élus par les grands du royaume et ne sont plus systématiquement carolingiens.
- Cette valeur est issue des chroniques du contemporain Jean Froissart. Mais, selon des travaux récents portant sur quelques provinces du royaume, la population de ces provinces aurait été divisée par deux, voire par trois entre 1315 et 1450, la peste étant le principal facteur de cette chute démographique.
- Derrière cet absolutisme apparent, le pouvoir de Louis XIV reste néanmoins limité par les multiples franchises, privilèges et libertés qu’ont obtenus au cours des siècles précédents de nombreuses entités politiques régionales ou locales.
- Napoléon Ier est notamment à l’origine de la création de la Banque de France, des lycées, des chambres de commerce, des cours d’appel, de la Légion d’honneur ou encore des préfectures. C’est également sous son règne que sera adopté le code civil français.
- 238 000 militaires français auraient été tués au cours de la Seconde Guerre mondiale, selon Histoire : Le monde de 1939 à nos jours (manuel scolaire de terminale), Nathan, 1998.
- Jacob Robinson donne le nombre de 83000 Juifs exterminés en France ou à partir du territoire français (Jacob Robinson, Encyclopaedia Judaica, cité par Léon Poliakov, Histoire de l’antisémitisme, t. 2, Seuil, 1993, p. 527).
- L’expression de « régime semi-présidentiel » est due à Maurice Duverger, celle de « régime parlementaire bireprésentatif » à Marie-Anne Cohendet.
- Néanmoins, ce droit d’appel n’existe pas dans certains cas où le litige ou les réquisitions du plaignant sont considérées comme de faible importance. Le pourvoi en cassation reste cependant toujours possible. Voir à ce sujet l’article Organisation juridictionnelle (France).
- Il faut cependant ajouter à cette liste le cas de certaines entités au statut particulier. La Collectivité territoriale de Corse possède un statut à part, distinct de celui des régions. Quant aux trois plus grandes communes du pays (Paris, Marseille et Lyon), elles sont divisées en arrondissements municipaux, au sein desquels un conseil d’arrondissement est élu, mais ce conseil d’arrondissement ne possède que des pouvoirs limités et généralement subordonnés à l’accord du conseil municipal.
- En 1965 et 1974, le parti communiste n’avait pas présenté de candidat aux présidentielles. Par ailleurs, Édouard Balladur, dissident du RPR investi par l’UDF lors de l’élection présidentielle de 1995, est comptabilisé dans les voix du centre.
- En 2009, les habitants de Mayotte se sont prononcés par référendum pour la départementalisation de leur collectivité, dont le statut était déjà proche de celui des départements.
- Entre 1974 et 2002, au premier tour de chaque élection présidentielle, la part des suffrages exprimés obtenues par les trois premiers candidats cumulés n’a cessé de diminuer, de presque 91 % en 1974 à un peu moins de 53 % en 2002. Néanmoins, cette évolution a été contredite par l’élection présidentielle de 2007 : les trois premiers candidats ont obtenu plus de 75 % des suffrages exprimés, un résultat qui s’explique en partie par la peur des électeurs de ne pas voir, comme en 2002, le candidat d’un des deux principaux partis se qualifier pour le second tour.
- Depuis 2009, les Verts sont associés à d’autres partis écologistes dans l’alliance électorale Europe Écologie.
- Le diagramme de gauche représente les principaux impôts en pourcentage des recettes fiscales de l’État en 2007. Le diagramme de droite représente la part du PIB français revenant aux administrations publiques et de sécurité sociale après prélèvements obligatoires et transferts. IR = Impôt sur le revenu des personnes physiques ; CSG = Contribution sociale généralisée ; IS = Impôt sur les sociétés ; TVA = Taxe sur la valeur ajoutée ; TIPP = Taxe intérieure sur les produits pétroliers.
- C’est-à-dire en incluant les prestations sociales stricto sensu, les prestations des services sociaux (l’accès gratuit ou à tarif réduit à l’hospitalisation publique, aux transports en commun pour les RMIstes, les personnes âgées et les jeunes enfants, etc) et les prestations fiscales (notamment l’application du quotient familial dans le calcul de l’impôt sur le revenu), mais sans prendre en compte les dépenses des mutuelles de santé.
- Un retrait prochain des forces françaises du Sénégal est annoncé.
- En 2008, 41 des aides et 49 % du personnel à l’étranger de l’Agence française de développement concernaient l’Afrique subsaharienne. Parmi les sept principaux États bénéficiaires des fonds de l’AFD (Afrique du Sud, Chine, Sénégal, Maroc, Indonésie, Égypte et Tunisie), cinq sont africains et trois sont d’anciennes colonies françaises.
- La France possède de nombreux autres symboles officieux, notamment le coq gaulois, l’hexagone, les majuscules associées « RF » ou encore la figure de Jeanne d’Arc.
- Le CIA World Factbook l’estime à 80,97 ans, ce qui place la France au huitième rang mondial (source).
- Selon une enquête de SOS Homophobie, en 2004, deux tiers des homosexuels ont fait l’objet de remarques désagréables.
- Cette différence salariale pure correspond à des comparaisons à secteur d’activité, expérience, qualification, diplôme, situation familiale et passé dans le monde du travail équivalents.
- Les communes gèrent des écoles maternelles et élémentaires, les départements gèrent les collèges et les régions les lycées.
- Selon l’OJD, le quotidien régional Ouest France est vendu à plus de 762 000 exemplaires chaque jour, le magazine hebdomadaire TV Mag à plus de 6 millions d’exemplaires et le quotidien sportif L’Équipe à plus de 303 000 exemplaires (en ne comptant que son édition générale).
- C’est à Paris que s’est réuni le premier congrès olympique en 1894, sous la direction du Français Pierre de Coubertin, qui décida le rétablissement des Jeux olympiques.
- « The Great Nations of Sport »
- et 13,2 % à 60 % du revenu médian (seuil de pauvreté défini par l’Union européenne)
- L’écart entre hommes et femmes en termes de taux de chômage tend à se résorber. Fin 2008, 8,8 % des femmes actives étaient au chômage, contre 7,6 % des hommes actifs.
- La faible importance des recettes touristiques par rapport au nombre de touristes en France s’explique par la durée des séjours, souvent courte : en effet, il s’agit très majoritairement de touristes européens (qui viennent souvent pour un week-end), ou, lorsqu’il s’agit de touristes extra-européens, ceux-ci visitent souvent plusieurs pays européens dans le même voyage.
- En incluant les sites dits mixtes, à l’intérêt à la fois naturel et culturel.
- Derrière l’Italie et l’Espagne.
- En nombre de films produits, derrière l’Inde, le Nigeria, les États-Unis, le Japon et la République populaire de Chine.
- La comédie romantique Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, réalisé par Jean-Pierre Jeunet et sorti en 2001, a engrangé 23 115 858 entrées à l’étranger au 31 décembre 2009.
- Le documentaire La Marche de l’empereur, réalisé par Luc Jacquet et sorti en 2005, a engrangé 19 962 345 entrées à l’étranger au 31 décembre 2009.
- Dont une l’a reçu deux fois (Marie Curie). Ce chiffre inclut l’unique lauréat français du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel, couramment appelé prix Nobel d’économie.
- Ces valeurs ne concernent que les personnes parlant effectivement le français (et non celles vivant dans un pays francophone sans parler cette langue) et sont des estimations de l’Organisation internationale de la francophonie.
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- Effectifs de l’enseignement supérieur
- Le nouveau zonage en aires urbaines de 2010
- Communes de France les plus peuplées
- Circonscriptions administratives des régions au 1er janvier 2009.
- Finances publiques
- La dette publique s’établit à 1 457,4 milliards d’euros
- Le recensement de la population en bref.
- Bilan démographique 2009 - Évolution de la situation démographique, France entière
- Enquêtes annuelles de recensement 2004 et 2005 - Près de 5 millions d’immigrés à la mi-2004
- Naissances et fécondité en France
- Interruptions volontaires de grossesse
- Salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC)
- Le chômage marque le pas au troisième trimestre 2009
- Statut et type de contrat selon l’âge
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Annexes
Bibliographie
Liens externes
- Site officiel de la France
- Institut national de la statistique et des études économiques
- PIB par habitant ($ US courants), sur le site /donnees.banquemondiale.org
- Site officiel du tourisme en France
- Catégorie France de l’annuaire dmoz
