Desole pas de resultatFlickr Badge François-Antoine
Un article de Wikipedia.y-project.com.François-Antoine, comte de Boissy d'Anglas (8 décembre 1756 à Saint-Jean-Chambre - 20 octobre 1826 à Paris). Fils d'un médecin protestant de l'Ardèche, il étudie le droit et s'installe à Paris avant la Révolution française. Il achète l'office de maître d'hôtel de Monsieur (le futur Louis XVIII).
[] Sous la RévolutionÉlu député du Tiers-État de la sénéchaussée d'Annonay aux États généraux de 1789, il se montre partisan des principales réformes et, après la clôture de l'Assemblée constituante (1791), il est élu procureur syndic général de l'Ardèche (1791). Réélu à la Convention par le département de l'Ardèche (1792), il se signala par la modération de ses opinions, par la multiplicité de ses travaux, par ses positions en faveur des libertés pour les protestants et par sa défense des hommes de couleur. Il vote pour le bannissement de Louis XVI avec les Girondins (20 janvier 1793) et pour l'arrestation de Jean-Paul Marat. Toutefois il échappe à l'arrestation des Girondins (2 juin 1793) et fait partie du groupe de La Plaine. C'est après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) qu'il devient le chef des modérés. Promoteur du décret du 3 ventôse, instituant la séparation des Églises et de l'État et la liberté des cultes, il préside la Convention lors de la dernière révolte des 12 germinal et 1er prairial an III (1er avril et 20 mai 1795), contribue à la Constitution de l'an III. Dans la journée du 20 mai 1795, il avait la présidence ; le peuple des faubourgs insurgés ayant envahi la salle des séances, voulut forcer la Convention à rétablir le régime de la Terreur ; on insulte, on menace le président, et pour l'effrayer on place devant lui la tête du représentant Jean Bertrand Féraud, qui venait d'être assassiné sous ses yeux. À la vue de cette tête, Boissy d'Anglas se découvre respectueusement et salue son infortuné collègue ; puis il se rassied, reste impassible au milieu de cette scène de désordre et d'horreur, jusqu'à ce que la Convention soit délivrée par les sections royalistes de la garde nationale. [] Sous le DirectoireElu en septembre 1795 au Conseil des Cinq-Cents où il est porte-parole de la droite. Lors du coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), il échappe à l'arrestation et se réfugie en Angleterre. Rentré en France après le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Il est nommé au Tribunat, puis Sénat, enfin en mars 1814 à la Chambre des pairs où il est un orateur du parti libéral. Il a un rôle pacificateur lors de la Terreur Blanche de 1815, et défend la liberté des huguenots vis-à-vis des manifestations catholiques. Il est vice-président de la Société biblique et membre de 1803 à 1826 du Consistoire de l'Église réformée de France. [] PublicationsOn a de lui, outre une foule d'Opinions et de Rapports, un Essai sur la vie de Malesherbes, 1819, et des Études littéraires et poétiques d'un vieillard, 1825, qui renferment plusieurs notices intéressantes. [] Voir aussi
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