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Des Glaciers et des climats, ou des Causes atmosphériques en géologie, recherches sur les forces diluviennes, indépendantes de la chaleur centrale, sur les phénomènes glaciaire et erratique, par Henri Lecoq

Henri Lecoq
P. Bertrand
Rapport à M. le ministre secrétaire d'état de l'Intérieur sur les résultats financiers de la régie de la Maison centrale de Melun pendant les années 1843, 1844 et 1845 2 mai 1846. Signé Le Sous-Secrétaire d'état, A. Passy. - Règlement pour le service des régies économiques établies dans les maisons centrales de force et de correction

Antoine-François Passy
Impr. royale
Élémens des forces centrales, ou Observations sur les loix que suivent les corps mus autour de leur centre de pesanteur,... par M. le chevalier de Forbin

Gaspard-François-Anne de Forbin
Vve Desaint
Histoire des Ariégeois comté de Foix et vicomté de Couserans. De l'esprit et de la force intellectuelle et morale dans l'Ariège et les Pyrénées centrales, par M. H. Duclos

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Un article de Wikipedia.y-project.com.

En mécanique classique du point matériel, un champ de forces <math>\vec(M,t)\,</math> est dit champ de force centrale, s'il vérifie les trois conditions suivantes :

  • Il est indépendant du temps, donc <math>\vec(M,t) = \vec(M)\,</math>
  • Il est dirigé (centripète ou centrifuge) en direction du centre de force O, donc <math>\vec(M) = g(M) \times \overrightarrow</math>
  • g(M) = g(r,<math>\theta</math>,<math>\phi</math>) ne dépend que de la distance radiale r = OM (pas de la colatitude <math>\theta</math>,ni de la longitude<math>\phi</math>) : <math>g(M)=g(r)</math>.

On note souvent <math>\vec = \overrightarrow/r</math>, le vecteur unitaire radial centrifuge.
Finalement, la force centrale s'écrit algébriquement : <math>\overrightarrow(M) = F(r) \times \overrightarrow</math>.

On montre assez facilement qu'on peut lui associer une énergie potentielle (scalaire, en joule), notée <math>U(M) = U(r) = - \int_0^r F(r).dr +c^</math>. Souvent la constante est choisie conventionnellement, si cela est possible, pour que <math>U(r=\infty) = 0</math>.


Sommaire

[] La force linéaire de Hooke

Robert Hooke fut le premier à énoncer clairement la loi de ce champ de force centripète :

<math>\overrightarrow(M) = - k \times \overrightarrow</math>

Le coefficient k est dit constante de rappel du ressort (ou également : raideur du ressort); k s'exprime en N/m.

L'énergie potentielle associée est conventionnellement prise égale à <math>U(M) = \frac \times k \times r^\,</math>.

Hooke considéra le mouvement du pendule sphérique pour de très petites oscillations, comme dû au mouvement de la petite masse sous l'action d'un champ central <math>-k \times \overrightarrow</math> avec <math>k = \frac{m \times g}\,</math>, l étant le rayon de la sphère. Il généralisait ainsi le travail de Galilée sur le pendule simple (1601). L'observation en est très aisée car la trajectoire est une simple ellipse ayant pour centre le point O (en France, on parle d'ellipse de Lissajous, mais il s'agit plus correctement d'ellipse de Galilée-Hooke).

[] Le champ newtonien

Isaac Newton démontra en 1685 le théorème dit de Newton-Gauss (voir Théorème de Gauss appliqué à l'électrostatique) : la loi universelle d'attraction gravitationnelle entre un astre sphérique, de centre O, de masse M et de rayon R, sur une petite masse ponctuelle m située en M, extérieur à la sphère ( donc r = OM > R) se réduit à la simple force centrale <math>- \frac{G \times M \times m} \times \vec_r\,</math>.

Ce théorème est tout à fait remarquable et a profondément étonné Newton, qui le considéra comme une de ses principales découvertes.

Le mouvement des planètes, sous l'action du champ newtonien du Soleil ,<math>- \frac\,</math>, où <math>k=G \times M_S\,</math> est la constante de Gauss, connue avec une précision remarquable (10 chiffres significatifs), est celui décrit par les célèbres lois de Kepler,démontrées en 1684 par Newton dans le « de Motu », qui fut réécrit, (dès que Newton eut claire conscience du théorème de Newton-Gauss au travers de la loi universelle de la gravitation), en un traité non moins célèbre : les Principia (voir lois de Kepler, démonstration). Gràce à ce théorème, Newton réunifiait les deux mondes,celui de Galilée et celui de Kepler : la mécanique terrestre et la mécanique céleste (voir les Dialogues).

Le champ newtonien a pour énergie potentielle, <math>U(r) = - \frac{G \times M \times m}\,</math> (à laquelle il faut rajouter une constante qui est nulle par convention), soit au niveau de la Terre <math>- \frac{G \times M \times m}\,</math>. Il faut donc donner à un projectile l'énergie cinétique initiale opposée pour qu'il puisse s'extraire du champ de pesanteur : la vitesse correspondante, 11,2 km/s, est la deuxième vitesse cosmique : <math>v = \sqrt{2 \times g \times R}\,</math>, indépendante de m (loi de Galilée : masse inerte et masse-charge gravitationnelle sont toujours proportionnelles et donc, si on choisit les mêmes unités, sont identiques. Cette loi, élevée au rang de Principe d'équivalence sera le point d'ancrage de la Théorie de la Gravitation d'Einstein. Il est vérifié expérimentalement à mieux que 21 décimales près.

L'étude générale du champ newtonien fait l'objet, en sciences de la Terre , de la gravimétrie; en électrostatique, du champ des charges fixes portées par des isolants; en mathématiques, de la théorie du potentiel, sujet très développé par Henri Poincaré et Ito et Doob.

[] Épistémologie et histoire des sciences

En effet, on en déduit immédiatement que pour la Terre, de masse <math>M_T</math> , considérée comme sphérique, la gravité terrestre g est <math>\frac{G \times M_T}\,</math>; et que pour la Lune, « considérée comme une pomme » éloignée de soixante rayons terrestres, l'influence de la Terre est (60)2 = 3600 fois plus petite : ce calcul, est resté célèbre à juste titre, et fit la renommée de Newton. Afin de se rendre compte de la simplicité du résultat, on cite Newton lui-même, souriant:

Soit une pomme, au dessus de ma tête : elle est attirée à gauche par l'hémisphère terrestre gauche, de masse M/2,par une force difficile à calculer, dirigée vers un point C1, qui n'est pas le centre de gravité de l'hémisphère, et symétriquement elle est attirée à droite par l'autre hémisphère, de masse M/2, vers un point C2. Par symétrie, ces deux forces se composent en une force dirigée vers le centre O de la Terre (et la pomme me tombe dessus), mais il est incroyablement simple que la loi soit en 1/OM².


(Or Newton ne souriait quasiment jamais ! Cette anecdote, patrimoine de la physique, est appelée dans le monde entier, the Newton's apple : elle est malheureusement mal racontée; hélas, un peu comme le E= mc2 d'Einstein ou le Eurêka d'Archimède).

En particulier , il en résulte cette conséquence immédiate, proprement invraisemblable, mais vite comprise par Newton: à l'intérieur d'une coque massique sphérique de masse M, de rayon interne <math>R_1</math>, de rayon externe <math>R_2</math>, la gravité externe est <math>- \frac{G \times M}\,</math>, et la gravité internet est rigoureusement nulle : tout objet y flotte en apesanteur (il s'agit bien ici d'apesanteur et non d'impesanteur). Le Théorème d'Ivory généralise ce fait extraordinaire d'apesanteur aux coques ellipsoïdales. Cavendish reprendra cela en électrostatique, voir expérience des hémisphères de Cavendish. Jules Verne s'amusa de ce phénomène curieux dans un de ses 80 romans. Si près que l'on soit de la paroi interne de la coque, le mur tout proche attire autant que tout le reste de la coque dans l'autre sens, en un équilibre rigoureux nul, ceci de quelque manière que l'on définisse le « proche». À dire vrai, c'est cela le vrai théorème de Newton-Gauss, the extraordinary theorem : le théorème en 1/r² à l'extérieur, c'est de la broutille vite démontrée (et que d'ailleurs beaucoup ont intuité avant Newton. Cette intuition pour le cas externe était claire chez Newton depuis son raisonnement par similitude de 1671; mais il lui manquait l'intérieur de la Terre !). En ce sens, l'enseignement français pêche par grave négligence culturelle: les Principia ne sont pas sortis tout droit de la cuisse de Jupiter.

Par ailleurs, Newton, profondément pieux , était aussi très satisfait de ce théorème : si le système solaire était dans la coque interne d'un Univers sphérique, alors la partie droite de l'Univers équilibrait la force exercée par la partie gauche. Un Dieu unique pouvait régir cet Univers : pour Newton, l'espace et le temps purent être absolus d'entrée de jeu , alors que Galilée, Huygens et bien d'autres s'étaient attachés à démontrer le principe de la relativité galiléenne. Son ?uvre va étouffer l'équivalence des hypothèses. Il faudra attendre Fresnel, Michelson, puis Ernst Mach pour que ce principe de relativité retrouve un second souffle.

[] Champ en loi de puissance

Le champ est cette fois <math>F(r) = - \frac\,</math>, donc l'énergie potentielle <math>U(r)= - \frac{(n-1) \times r^}\,</math> (exceptant n=1).

Si n est négatif, on note généralement <math>F(r) = - k \times r^p\,</math>, d'énergie potentielle <math>U(r) = + \frac{k \times r^}{ p+1} + c^\,</math>.

De toute façon, l'énergie potentielle est croissante (si k est positif , certes) : on dit que la particule se meut dans un puit de potentiel. On montre que, pour n<3, si le moment cinétique <math>\vec= m \times \overrightarrow \wedge \vec\,</math> (constant) est non nul, la trajectoire reste bloquée entre un cercle péricentrique et un cercle apocentrique, dense dans la couronne sauf conditions initiales invraisemblables du point de vue physique. Les deux cas d'exception sont ceux précités : n = 2 (Newton) et p = 1 (Hooke) : c'est le Théorème de Bertrand.

Lors de ce mouvement borné, l'énergie potentielle moyenne est f% .E°; E° étant l'énergie mécanique totale, et bien sûr la vitesse quadratique moyenne <math>u = \sqrt{(2m \times (1-f%) \times E}\,</math> : c'est une forme du théorème du viriel.

Dans le cas où la vitesse initiale <math>\vec</math> est rigoureusement perpendiculaire à la position initiale <math>\overrightarrow</math>, la trajectoire est circulaire de rayon r tel que <math>F(r) = - \frac{m \times V^2}\,</math> (cours de Terminale S). Si une légère erreur se produit, la couronne est extrèmement étroite. Ceci vaut pour toute loi centrale U(r), qui au voisinage de R peut se développer comme <math>U(r) = U(R) + U(R)^\prime(r-R) + \frac U(R)^(r-R)^2 + o((r-R)^2)\,</math>, ou bien comme U(r)# <math>- \frac }</math>, où N(R) s'appelle l'indice local du champ le champ se « comporte comme » un champ en <math>\frac\,</math>),ou bien comme un champ d'indice p(R). Et un Théorème de Bohlin, généralisé par Vladimir Arnold, montre que l'on peut ramener l'étude des champs d'indice p à ceux d'indice n ; ceci facilite l'étude (un peu fastidieuse) de tous les cas. Goldstein indique toutes les valeurs de n et p (rationnelles) pour lesquelles la solution (toujours intégrable) est connue sous forme d'intégrales elliptiques ordinaires.

[] Voir aussi

 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Force centrale
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