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Figure de style

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Une figure de style est une façon non littérale d'exprimer une idée et qui l'enrichi au-delà de la simple communication du message. Elle repose sur un travail sur le sens des mots, leur sonorité ou leur ordre dans la phrase.

En tant que transformations, les figures peuvent affecter tous les aspects de la langue : la forme des mots (ce sont les métaplasmes), l'aspect sémantique des mots (ce sont les tropes ou métasémèmes, produisant des glissements de sens ; voir spécialement : métaphore, métonymie, synecdoque), la syntaxe (métataxes) ou la valeur logique et référentielle des propositions (métalogismes, assimilables aux figures de pensée classiques). Selon les circonstances, leur utilisation est utile, stylistique, indispensable ou obligatoire.

L'objectif de cet article est de présenter les figures de style de façon générale et en particulier de proposer une typologie et une bibliographie. Des liens renvoient aux articles où le mécanisme des figures est développé. En ce sens, cet article s'apparente surtout à une liste structurée.

On relèvera dans cette typologie des notions généralement considérées comme des abus de langages. Il faut garder à l'esprit qu'une figure de style n'est réussie et ne se justifie que pour autant qu'elle apporte une réelle valeur ajoutée à la formulation d'une idée ; par corollaire, une formulation qui a priori est un abus de langage, si elle atteint un but consciemment poursuivi par l'auteur et qu'elle enrichit ou précice effectivement la formulation d'une idée.

Dans certaines situations, certains mécanismes de figures de style n'ont pas pour but d'enrichir la formulation d'une idée : ils peuvent avoir été une stratégie pour enrichir le langage (le pied d'une table) ou sont devenus une obligation grammaticale.

Sommaire

[] Histoire

Voir, entre autre, les travaux d'Aristote, César Chesneau Dumarsais et Michel Meyer (philosophe).

Voir Bibliographie.

Le Groupe µ a fourni, dans les années 1970, une typologie raisonnée de toutes les figures rhétoriques (voir Rhétorique générale (1970) fondée (a) sur les types d'opération logique à l??uvre dans la transformation rhétorique (adjonction, suppression, substitution, permutation) et (b) sur les objets langagiers relevant des quatre domaines auxquels ces opérations s'appliquent et qui viennent d'être décrits.

Cette typologie peut prendre la forme d?un tableau de Mendeleev, où, en ordonnée, on trouve les opérations, et en abscisse les objets. Ce tableau permet de décrire la figure en termes d'unités atomiques Mais la définition qui est donnée de la figure comme rupture d'isotopie suppose bien une perspective textualiste, et la description de la dynamique de production et de réception de la figure introduit à une perspective pragmatique.

[] Présentation de la typologie

Les typologies fournies par les travaux classiques ou par les manuels se caractérisent par leur grande hétérogénéité. La terminologie rhétorique renvoie en effet à des traits de la figure fort différents les uns des autres : ce sont tantôt (a) les types d'opération logiques, ou transformation à l'?uvre dans la figure, (b) la relation logique observée entre le terme de départ et le terme d'arrivée, (c) les objets sur lesquels porte l'opération de transformation, (d) l'effet ou les effets obtenus par la figure. On ne s'étonnera donc pas de trouver une même figure dans plusieurs des classements ci-après, ou de trouver un nom qui désigne une catégorie très générale de figure, et d'autres noms désignant non pas une figure nouvelle, mais bien un cas particulier de la précédente.

Dans la typologie proposée ici les figures sont classées en fonction de leur mécanisme pour permettre d'en identifier le nom sur base du fonctionnement constaté.

Les figures de style sont une composante de la stylistique en ce sens qu'elles ressortent d'un travail sur la formulation d'une idée : le choix d'un mot à la place d'un autre, un jeu sur le sens d'un mot, l'ordre des mots, la structure de la phrase,... Elles ne doivent pas être confondues avec la rhétorique. La figure de style est l'outil qui permet d'embellir le discours ou obtenir un effet rhétorique. L'ironie, par exemple, est un choix rhétorique et l'antiphrase une manière de l'exprimer. Il ne faut pas confondre non plus les figures de style avec les contraintes poétiques qui par leur nature n'enrichissent pas forcément une formulation. Un alexandrin n'est pas, en soi, une figure de style. A l'inverse par contre, les figures de styles sont fréquentes en poésie qui joue sur l'image portée par les mots et la structure de la phrase.

[] Les tropes ou métasémènes

Figure de style par excellence, le trope (du grec tropeo, tourner) est l'utilisation d'un mot ou d'une expression avec un sens différent de son sens propre. Nous proposons de classer les tropes selon la relation qui existe entre le sens propre du mot et son sens figuré.

[] Les brachylogies

Une brachylogie (du grec brachus, court) est une construction de phrase plus courte qu'une autre pour exprimer la même idée.

[] Les substitutions

Les substitutions sont les figures où la formulation littérale d'une idée est remplacée par une autre qui la caractérise ou la définit.

[] Les épanalepses

Une épanalepse (du grec e-pana-lepsis, reprise recommencement) est la répétition d'un ou plusieurs mots.

Répétition d'un seul mot :
Répétitions de plusieurs mots :

[] Les consonances

Les consonances sont des répétitions de sons.

Ces sons sont répétés peuvent être identiques.

Ils peuvent également être différents mais proches.

[] Les répétitions d'idées

[] Les anastrophes

Une anastrophe est une modification stylistique de l'ordre habituel des mots.

[] Les ruptures de constructions

Volontaires et bien maîtrisées, certaines ruptures de constructions grammaticale ou logique, qui seraient a priori des fautes de langue, peuvent être utilsées comme figures de style.

  • Anacoluthe : rupture de la construction syntaxique.
  • Énallage : changement de classe grammaticale d'un mot.
  • Hypallage : attribuer à un mot ce qui convient à un autre. Exemple : "le barman, accoudé sur son comptoir avide" Zola.
  • Zeugma ou zeugme : rattachement de deux éléments, qui ne peuvent être mis sur le même plan, à un terme commun. Exemple : "Savez-vous le crime, et qui vous a trahi ?" Racine ; "Il avait pris du ventre et du pays", pour parler de Napoléon ; "Il a perdu son portefeuille et les pédales".

[] Autres (à classer)

[] Figures de rhétorique

Les figures de rhétorique sont les effets que l'orateur veut placer dans son discours pour mieux atteindre son public. L'effet s'exprime souvent par le biais d'une figure de style.

  • Hyperbole : amplification et exagération. "Dans des ruisseaux de sang Troie ardente plongée" Racine.
  • Métalepse : litote de politesse. Exemple : "Je ne suis pas en avance" (pour je suis vraiment en retard).
  • Euphémisme : adoucir des vérités cruelles ou déplaisantes. Exemple : "Il nous a quitté (pour il est mort), ou le conflit en Irak (pour la guerre en Irak)".
  • Antiparastase : c'est un procédé littéraire consistant à s'appuyer sur un argument faible pour le retourner en sa faveur. (procédé assez raffiné)
  • Prétérition : déclarer que l'on ne veut pas en parler mais le faire quand même. Exemple : "Sans parler de l'excellente maison de Condé" (Bossuet).
  • l'accumulation

[] Figures par analogie

  • Comparaison : rapprochement entre deux termes(deux mots), à partir d'un élément commun, à l'aide d'un comparatif aussi appelé outil de comparaison (comme, tel que, ressembler à, etc.)
  • Métaphore filée : répétition ou développement d'éléments liés à une même métaphore initiale.
  • Syllepse : emploi d'un mot à la fois au sens propre et au sens figuré.
  • Mot-valise : concaténation (enchaînement des éléments d'une phrase, des causes et des effets...) de deux mots (exemple "donner l'alcoolade"). Ici, l'opération porte sur la forme des mots (alcool + accolade), et a un impact secondaire sur leur sens (l'haleine de celui qui donne l'accolade empeste l'alcool).

[] Figures d'animations

La plupart des figures qui suivent sont aussi des figures par analogie.

  • Symbole : illustration d'une idée par une image concrète. Exemple : la colombe de la liberté.
  • Allégorie : composition symbolique qui forme un ensemble cohérent. Représentation concrète d'un concept abstrait. Exemple : Allégorie de la caverne chez Platon. (Ceci ne constitue pas une figure à part mais un cas particulier de symbole).
  • Personnification : représentation sous des traits humains d'un objet ou d'un animal. Exemple : "le flot, qui l'apporta, recule épouvanté" (Racine, Phèdre). (Ceci ne constitue pas une figure à part mais un cas particulier de symbole).
  • Réification ou chosification : représentation d'un humain sous les traits d'un objet.
  • Prosopopée : récit personnifié. (Ceci ne constitue donc pas une figure à part mais un cas particulier de personnification) , donne la parole à ceux qui n'en ont pas comme la nature ou des objets, y compris les morts. Exemple : La Discorde dans le Lutrin de Boileau.
  • Déification : élever une chose, ou une personne, au rang de dieu (ceci ne constitue pas une figure à part mais un cas particulier de symbole et de personnification).

[] Figures de pensée

  • Astéisme : louer à travers un discours auquel on donne l'apparence du blâme (et vice-versa). Exemple : chez Boileau "Ils m'ont dit tout Cyrus dans leurs compliments", en parlant de campagnard parlant d'un roman, que Boileau jugeait mauvais.
  • Gnomisme ou Gnomisation : tendance d'un style, d'un écrit à fixer les leçons de la sagesse par la justesse et l'invariabilité des proverbes. Exemple : La Fontaine ou Boileau. ("Rien ne sert de courir, il faut partir à point" ou "[Que]la langue révérée vous soit toujours sacrée.")
  • Ironie : procédé qui consiste à dire le contraire de ce que l?on veut faire entendre. L?ironie repose essentiellement sur l?antiphrase, l?hyperbole ou encore l?emphase.
  • Parrhésie ou licence : procédé stylistique qui consiste sans réticence à dire, dévoiler tout ce qu'on a sur le c?ur. (registres épique, tragique et courant romantique par exemple.)
  • Antiphrase : exprimer une idée en laissant entendre son contraire.

[] Figures d'opposition

  • Antilogie : association en une structure syntaxique de deux termes antithétiques de différentes catégories morpho-syntaxiques.
  • Antithèse : Elle rapproche deux termes ou propositions dont le sens est naturellement opposé pour mettre en valeur le contraste. Exemple : "À vaincre sans péril on triomphe sans gloire". Corneille.
  • Paradoxe : proposition qui contient ou semble contenir une contradiction logique (ou une logique illogique). "Le pénible fardeau de n'avoir rien à faire" Boileau.
  • Oxymore : juxtaposition de deux mots aux sens opposés. "Cette obscure clarté qui tombe des étoiles." Corneille Le Cid.
  • Antiphrase : exprime une idée ou un sentiment par son contraire .( c'est du joli ! c'est du propre ! ) Anouilh

[] Figures de constructions

  • Amphibologie ou Amphibolie : ambiguïté d'une construction qui donne lieu à deux interprétations possibles. Exemple : "J'ai envoyé un cerf à mon frère, que j'ai tué à la chasse".
  • Anaplodiplose : reprise à la fin d'une ?uvre du motif, de l'évènement ou de la configuration initiale.
  • Antilabe : rupture du vers théâtral entre les répliques de plusieurs personnages.
  • Ellipse : retrancher un mot ou plus d'une phrase, d'un texte.
  • Hyperbate : intervertir l'ordre habituel des mots.
  • Inversion : changer l'ordre grammatical.
  • Kakemphaton : ensemble de mots formant un sens incongru ou étonnant.
  • Parallélisme : groupes de phrases ou de mots se correspondant.
  • Parenthèse : subordonnée relative qui s'insère comme une parenthèse ou une phrase relative.

[] Figures d?insistance

Logiquement, cette catégorie doit être juxtaposée à celle des figures d'atténuation.

  • Adynaton : (adynata au pluriel) est une figure de rhétorique, une hyperbole exagérée jusqu'à l'extrême... "J'ai tellement faim que je mangerai la terre entiere" Maurice Forget.
  • Gradation : ordonne un énoncé selon un principe de progression ascendante ou descendante. "Je me meurs, je suis mort, je suis enterré." Molière, L'Avare.
    • Épanorthose : reprendre un terme pour le corriger, le préciser ou encore le développer. "Est-il rien de plus vain qu'un songe mensonger, / Un songe passager vagabond et muable ?" , Jean Baptiste Chassignet
    • Épizeuxe ou pallilogie : répétition d'un mot sans coordinations. "Elle peut peut-être être..." Proust.
    • Épanode : répétition obsessionnelle à caractère comique.
  • Énumération : énoncer les différentes parties d'un tout.
  • Accumulation : énoncer les différentes parties d'un tout de façon successive pour donner une impression de profusion.
  • Conglobation : énumération de termes semblables.

[] Voir aussi

  • Figure de rhétorique
  • Métaplasme : modification phonétique ou morphologique d'un mot qui altère son intégrité par addition, suppression, substitution ou permutation.
  • Métataxe : modification syntaxique d'un énoncé qui altère son intégrité par addition, suppression, substitution ou permutation.
  • Métalogisme : modification sémantique d'un énoncé qui altère sa cohérence interne ou sa valeur référentielle par addition, suppression, ou substitution.
  • Onomastie : procédé consistant à donner un nom significatif à un personnage de conte ou de théatre le plus souvent, allant à l'encontre de la vraissemblance. Exemple : le personnage d'Iphicrate, maître autoritaire dont le nom signifie "celui qui gouverne par la force" ;"Blanche-Neige"

[] Bibliographie

[] Liens internes

[] Liens externes


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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Figure de style
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