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Expressions marseillaises

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Cet endroit de France s'est trouvé aux confluents commerciaux en provenance de l'ensemble du bassin méditerranéen. Aussi, la culture de Marseille a été enrichie, notamment dans son langage.

Jusqu'au XIXe siècle, à Marseille on parlait le provençal. Vers la fin du XIXe siècle, le français, qui n'était parlé que par quelques élites, est imposé par l?État français. Les Marseillais (et les Provençaux) ont assimilé cette langue, en gardant des mots, des tournures, voire une partie de lagrammaire et de la phonétique du provençal. De plus ce port cosmopolite subit l'influence de tout le bassin méditerranéen, et a intégré des expressions italiennes, corses, arabes, etc.

Sommaire

[] Littérature

Ville portuaire, ville commerçante, industrielle puis désindustrialisée? Marseille est aussi riche de ses cultures. Elle est le berceau d'écrivains comme Antonin Artaud, Edmond Rostand, André Roussin? Le genre « polar marseillais » fut initié par le journaliste Claude Barsotti qui écrit en occitan (provençal). En effet le premier paru fut son livre : Un papier sensa importància[1].

[] Quelques expressions

Voici quelques expressions récentes ou anciennes toujours en usage avec leurs significations respectives.Nous n'avons mis que les expressions typiquement marseillaises, les termes provençaux qui sont employés à l'identique dans les autres villes de Provence n'y figurent pas. Pour la petite histoire nous avons mis quelques expressions qui étaient considérées comme fautives autrefois mais qui sont pourtant passées dans le parler national, comme se bonifier, ébouillanter. Les termes provençaux employés dans cet article sont issus du Trésor du Félibrige dictionnaire provençal-français de Frédéric Mistral Tome 1 et 2 (1878).




[] Acrobate

Un acrobate est un escroc à la petite semaine ou un baratineur, mais pas très adroit et qui ne parvient à tromper que des victimes très naïves. Un charlot en argot français.

[] Adessias

Expression provençale réservée généralement aux amis et aux proches pour dire " au-revoir " qui signifie " Que tu sois à Dieu "(a Dièu sias) en français " Dieu te garde", à Marseille on prononce " adeyche ".

[] Adieu

Pour de mystérieuses raisons à Marseille on dit "adieu" à quelqu'un qui arrive, allez savoir pourquoi !

[] Adieu la valise et le sac à main

Voilà une expression imagée ! On l'emploie lorsque tout est perdu comme dans la fable de La Fontaine " Adieu veaux, vaches, cochons ! "; habituellement on utilise la forme réduite Adieu la valise ! ou tout simplement Adieu.

[] Être à l?agachon

1.) En provençal l'agachoun est une cabane en branchages qu'on utilise pour se dissimuler des oiseaux lorsqu'on chasse, à Marseille. Être à l'agachon signifie donc être à l'affut, on en a étendu le sens pour désigner l'attitude des personnes qui se tiennent à proximité d'un groupe de discussion, l'air de rien, pour écouter les conversations ou qui épient derrière leurs carreaux pour faire des commérages. On peut aussi être à l'agachon lorsqu'on attend le moment pour intervenir, les policiers en embuscade par exemple.

[] Agassins

Du wallon agasse : agacin, cor au pied. Par extension s'applique aux pieds en général, surtout dans la locution : marcher sur les agassins.

[] Donner d'air à

Avoir l'air....ressembler à... " Il donne d'air son grand-père depuis qu'il porte la moustache ".

[] Anchois (Yeux bordés d')

Expression de structure française pour parler de quelqu'un dont le bord des yeux, autour des paupières, est rouge à cause de la fatigue : "Va te coucher, va, que t'as les yeux bordés d'anchois". Avoir le "cul bordé d'anchois" c'est avoir une chance inouie. Dans le même sens, on rencontre : "le cul bordé de nouilles". [2]

[] Arapède

Nom provençal de la patelle, petit mollusque comestible dont les marseillais sont friands, qui s'accroche aux rochers d'où il est difficile de le décoller. Une arapède est une personne extrêmement collante. Arapède de comptoir : Pilier de bar.

[] Arranger

Verbe français employé à Marseille sous une forme pronominale n'ayant pas le même sens qu'en français. On dira à un enfant de s'arranger pour qu'il ajuste son vêtement : "Arrange-toi un peu, sinon le maître il va te crier". [2]

[] Autrement

Adverbe français employé dans la formule : "Et autrement, comment ça va ?" Correspond à : et à part ça ? [2]

[] Avancer (s')

Verbe français pronominal que les Marseillais emploient pour s'apprêter à; se hâter : "Allez petits, avancez-vous qu'on va être en retard". Dans une chanson traditionnelle, on trouve : "venès qué l'ouro s'avanço", soit : faites diligence, l'heure tourne. C'est aussi un euphémisme pour dire que le temps passe. [2]

[] Bacala

C'était le nom d'un port de l'ile portugaise de Bacalhau dans l'archipel de Terre-Neuve ou on préparait la morue séchée pour la conserve aussi appelée stockfish.A Marseille on appelle bacala une personne maigre et efflanquée, on emploie aussi le nom estoquefiche pour stockfish.

[] Bada

Le bada c'est le supplément le rab.

[] Bader

Verbe francisé à partir du provençal : bada, béer. Bader, c'est regarder stupidement, la bouche ouverte. Mais c'est aussi admirer avec amour :

[] Bàffi

De l'italien baffi qui signifie moustaches,à Marseille aussi mais plutôt pour des moustaches imposantes.

[] Ballètti

Nom masculin typiquement marseillais servant à désigner les petits bals populaires, quand il en existait encore. Mais les càcous, lorsqu'ils vont en discothèque, n'hésitent pas à employer encore ce mot désuet : "On va au ballètti demain ?". [2]

[] Ballon

Nom masculin français, synonyme typiquement marseillais de football et de stade : "Le petit, il est en pleine forme depuis qu'il fait du ballon". Ou bien encore : "Tè, dimanche, s'il fait beau, on va au ballon".[2]

[] Banque

Ce mot est encore utilisé par les plus anciens pour désigner le comptoir des commerçants.

[] Faire barraque

À ne pas confondre avec baraque qui est un mot provençal qui désigne une petite construction en bois ou une échoppe. Faire barraque vient de l'espagnol barraco,faire barraco au jeu de carte signifie faire un coup nul. À Marseille on l'utilise pour dire qu'on ne va pas travailler, les commerçants lorsqu'ils laissent le rideau tiré font barraque.

[] Bartavelle

Nom féminin : oiseau ressemblant à la perdrix. Les Marseillais doivent le confondre avec la pie, puisqu'ils s'en servent pour désigner une personne au bavardage incessant : "Celle-là, qué bartavelle, je te jure !".[2]

[] Bastonner

Verbe français tiré du substantif provençal bastoun, bâton. En français classique, signifie : donner des coups de bâton, châtiment réservé à la roture d'ancien régime. A survécu localement dans une acception argotique : donner une raclée : "Elle te l'a bastonné, c'était pas triste". Pronominalement, le verbe indique un affrontement : "Les jeunes du quartier, hier soir, ils se sont bastonnés comme des chiffonniers". Dans le même sens, on trouve le substantif : bastonnade. Intransitivement, bastonner, c'est mettre le paquet : "Les joueurs, ils ont bastonné au stade, què merveille !".[2]


[] Bazarette

Nom féminin formé à partir du verbe provençal : basaruta, jacasser, parler d'abondance. S'applique surtout aux femmes au bavardage incessant et souvent malveillant : "La cousine à Zè, c'est une bazarette pas possible !". S'identifie à une pipelette, une commère.[2]

[]

Interjection provençale, transcription de : bien ! S'emploie dans plusieurs situations; pour exprimer une certitude : "Bè, bien sûr qu'il travaille bien à l'école, le petit". Ou l'étonnement : "Bè... qu'est-ce que tu fait ? Tu te prépares pas ?". Enfin l'hésitation : "Bè, tu sais, je sais pas trop si ça va marcher". Précédé de Hè, il traduit le français : eh bien ! mais souvent avec une nuance de lassitude : "Hè bè, il est encore là ?". Ou de déception : "Hè bè, il a osé te parler comme ça ?".[2]

[] Beau

Mon beau est réservé à l'usage amical pour " mon ami " ou plus condescendant " mon cher " " Comment ça va, mon beau ? ". À noter qu'à Marseille l'adjectif beau ne désigne pas forcément le physique. Lorsqu'on s'est fait arnaquer on dira " Il m'a vu beau comme un soleil " c?est-à-dire il m'a repéré comme la victime idéale. De quelqu'un qui cherche à rouler les autres mais de façon très ostentatoire on dira " Il est pas beau? avec ses airs de pas-y-toucher ".

[] Bèbe

Nom féminin d'origine provençale : bèbo, moue. En bon français, faire la bèbe, c'est plus que faire la moue, c'est franchement "faire la gueule". Exemple : "Qu'est-ce qu'il a ton cousin, à toujours faire la bèbe ?".[2]

[] Bédélet

Nom masculin d'origine provençale qui désigne la panse. Quand on a un peu trop bien mangé, on peut s'en tirer, pour faire plaisir à son hôte, par un généreux : "J'ai mangé à m'en faire péter le bédélet". Un rire excessif peut avoir la même conséquence. L'expression : se crever le bédélet, indique qu'on a fait des efforts surhumains : "Et dire que je me suis crevé le bédélet pour te payer des études !". Certains l'ont transformé en "bédédé".[2]

[] Arriver comme Belsunce

Cette expression signifie que l'on arrive chez les gens les mains vides. En effet, devant la cathédrale de la Major, à Marseille, une statue de Mgr Belsunce accueille les passants les bras grands ouverts avec les paumes vers le haut qui font ressembler Belsunce à quelqu'un qui a les mains vides. "Toks! et les bières alors? tu déconnes, t'arrives comme Belsunce!".

"Mon patron, c'est pas qu'il est pas brave, peuchère, mais il arrive toujours comme Belsunce".[2]

[] Bendèu

Nom masculin, prononcer bindéou. Normalement c'est une "baffe", mais ceux qui manient la litote diront aussi un bendèu pour un coup de poing à assommer un b?uf.

"Tu vas voir le bendeù que tu vas te prendre si tu continues à crier".[2]

[] Bertrand

Bertrand est le prénom d'un personnage de fantaisie inventé pour les besoins d'un dicton populaire qu'on énonce ainsi à Marseille, Fais du bien à Bertrand, il te le rend en caguant (caguer signifie chier en provençal) qui doit se comprendre par Fais du bien aux gens et ils te le rendent en te faisant du tort. Cet énoncé est une déformation d'un dicton provençal Fa dou bèn à Bertrand, te lo ren en CARGANT, c'est-à-dire Fais du bien à Bertrand il te le rend en médisant de toi, en disant par exemple, que si tu lui as rendu service c'est parce que tu attends quelque chose en retour.

Le prénom Bertrand se retrouve aussi dans l'expression humoristique l'os Bertrand qui désigne le coccyx.

[] Biais

Nom masculin d'origine provençale qui a perdu sa prononciation spécifique au profit du français. Il signifie : façon, manière dans la pratique : "Ta s?ur, sas ! elle a le biais pour virer la tête des hommes". En clair, elle sait y faire, elle connaît tous les artifices de la séduction. On peut avoir le biais pour faire la cuisine, pour parler aux gens, mais avec une notion ironique qui veut dire qu'on les vexe : "Y a pas à dire, tu as le biais, toi, pour dire des choses aimables !".[2]

[] Biasse

Nom féminin d'origine provençale : biàsso, besace ou repas froid que l'on emporte : "Petits, si vous allez à la mer, demain, n'oubliez pas votre biasse".[2]

[] Biberine

La Biberine était autrefois le nom commercial d'une confiserie locale constituée par une poudre de sucre aromatisée à la menthe, orange ou citron. Elle était conditionnée dans un sachet de quelques grammes et vendue avec un chalumeau en réglisse à travers lequel on aspirait la poudre. L'expression " tomber " ou " partir en biberine " signifie " réduit en poudre " et par extension " tomber en déconfiture ", on peut le voir comme l'équivalent marseillais de " partir en sucette " dans d'autres régions.

[] Bicou

Un sobriquet très employé à Marseille. À L'origine le bicou désignait en provençal le robinet d'où coulait l'eau de la fontaine ou le pénis, on a appelé ensuite petit bicou un petit garçon, ce qui rapproche ce mot d'autres mots français tels que zizi, kiki, zigouigoui, bitonio et comme eux il a suivi la même évolution pour désigner un petit objet qui fait saillie ou qui dépasse, en général. Pour l'anecdote un " bicou-fréjo " un " bicou froid " est un impuissant.

Dans le même temps il désignait aussi un bonhomme sympathique et rieur, ce qu'on pourrait traduire par luron il est devenu un surnom affectueux qu'on donne à un ami ou un enfant, c'est le plus souvent une marque de sympathie mais, Marseille oblige, on l'emploie aussi par antiphrase envers quelqu'un qu'on n'aime pas, par exemple, lors d'une invective dans les embouteillages. " Ô bicou ! si tu dors de bon matin il te restera plus rien pour la sieste ! "

Plus gentil encore, on trouve le diminutif : Bicouli.

Emmanuel Vitria, une icône marseillaise, un des premiers transplantés cardiaques longtemps détenteur du record de longévité dans la "spécialité" était surnommé bicou.

[] Bidonas

Nom et adjectif formés de l'argot français : bidon, pas sérieux, fantoche, incapable. Avec sa finale en "as", le marseillais dit plus : "C'est pas à un bidonas pareil que je confierais mes économies". Le bidonas, c'est aussi le frimeur, dont on retrouve l'étymologie dans l'italien : bidone, même sens.[2]

[] Bigue

La bigue était autrefois sur le port ou sur les chantiers, une longue poutre de bois de forte section qui servait de mât pour soulever de lourdes charges et même des bateaux. Aujourd'hui on dit une bigue pour désigner quelqu'un de très grand.

[] Bisquer

Verbe de structure française à partir du provençal : biscaïre, qui éprouve du dépit. Le terme francisé a gardé son sens étymologique : "Tè, on va le faire bisquer, ça lui apprendra".[2]

[] Bôfi

Nom masculin provençal très proche de la transcription française : bouffi. Ne s'emploie qu'à l'adresse des humains : "Ton frère, qu'est-ce qu'il a grossi, ces temps-ci, c'est le vrai bôfi !".[2]

[] Bofis

Les bofis les enflures, les boursouflures en provençal, sont les attributs virils. Ce mot est utilisé le plus souvent dans la construction un casse-boffis c'est à dire un casse...pieds.

[] Bogue

La bogue ou Boops est un poisson commun des eaux méditerranéennes d'une trentaine de centimètres de long il a la particularité d'avoir des yeux relativement gros,ce qui lui a valu d'être cité en référence pour désigner quelqu'un qui écarquille les yeux à la vue d'un spectacle qui le fascine.

Ex:"Qu'est ce qu'il a à me regarder avec des yeux de bogue celui là ?"

[] Bômi

Nom masculin provençal désignant la vomissure. On l'entend souvent de la part d'une personne se plaignant de quelque chose qui la gêne : "J'ai vu un accident, tu aurais vu ça, ça m'a donné le bômi". [2]


[] Bordille

Nom féminin d'origine provençale (bordiho) signifiant : détritus. Au pluriel, on l'emploie pour désigner le contenu des poubelles : "Tè, puisque tu descends, sois brave, descends-moi les bordilles". Mais au singulier, c'est une injure grave. Quiconque aura été victime d'une perfidie pourra se plaindre de l'auteur du délit : "Celui-là, qué bordille !". À noter que l'insulte peut s'appliquer à tout être humain qu'il soit homme ou femme. Surtout en renchérissant : bordillasse. [2]

[] Bouffer

Du provençal boufega = se goinfrer, s'empiffrer.Ce mot s'est répandu dans toute la France il signifie maintenant simplement manger. Noter que la racine de ce mot provençal boufe = gonflé d'air à donné aussi le mot français bouffant qui désigne le gonflant d'une robe par exemple.

[] Bomber

Au XIXe siècle le grammairien J.B Reynier voyait dans ce mot un barbarisme fondé sur faire des bonds ou rebondir c'est le sens qu'on lui donnait et donne toujours à Marseille, on l'utilise aussi pour rouler à vive allure.

[] Bon

Un de ces provençalismes qui faisaient enrager les grammairiens au XIX}} siècle : " Pour de bon ? = " sérieusement ? " " C'est un bon, lui " = " c'est quelqu'un de bien, lui ". Les paysans des zones rurales autour de Marseille disaient même le bon du jour pour parler du milieu de la journée. Malgré les mises en garde des gens de lettre, l'expression se bonifier , en parlant du vin, est passée dans l'usage chez les meilleurs auteurs au lieu de s'abonnir qui était préconisée.

[] Bock

Prendre un bock ou bocker c'est piquer un fard, avoir honte, souvent à cause d'une mauvaise plaisanterie en société. Origine et orthographe inconnues, certains l'écrivent boque.

[] Bras-cassé

Déformation moderne de " Brancassi " qui est la traduction provençale du prénom Pancrace. Selon Frédéric Mistral, Brancassi est le personnage-type du nigaud bohème et je-m'en-foutiste qui se nourrit d'air pur et d'eau fraîche, un paresseux dans toute sa splendeur. Selon un proverbe " il n'aurait pas trouvé sa place aux galères ". L'acteur Fernand Charpin dirait de lui " qu'il n'est pas bon à rien mais mauvais en tout ". Suivant les générations on emploie Brancassi ou bras-cassé.

[] Brave

Le mot brave pour un Marseillais peut accessoirement désigner quelqu'un de courageux mais il peut désigner aussi quelqu'un d'infiniment bon et affable, incapable de dire ou de faire le mal. Il peut être utilisé aussi comme adjectif avec le sens de sacré.

Exemple : " il a un brave culot! " = " Il a un sacré culot! ".

Dans un sens plus péjoratif, il se dit aussi de quelqu'un d'un peu trop naïf ou d'un peu "simple".

[] Brêle

Mot féminin. Une brêle c'est un nul un incapable, le terme s'étend aux objets qui fonctionnent mal, en dessous de leurs possibilités ou de mauvaise qualité, les jeunes appellent brêle une mobylette. Origine arabe (mûle).

[] Brigues

wikt:

Voir « brigue » sur le Wiktionnaire.

En provençal les brigues sont les lèvres, faire les brigues signifie faire la moue pour marquer son mécontentement.

la soupe de brigues ou Manger la soupe à la grimace, exprimer sa mauvaise humeur, surtout dans les rapports conjugaux.

[] Broque

Mot féminin de l'italien brocco = Un emplâtre, un cornichon, un nigaud. Une broque est quelqu'un de vraiment stupide, qui se distingue par le fait qu'il n'est pas soigneux, tant dans sa tenue vestimentaire que dans son comportement et surtout sa façon de travailler.

[] Rentrer à l?heure des brousses

Les brousses sont des fromages frais de brebis (bruccio en corse) qui sont fabriqués aux alentours de Marseille dans les collines de l'Estaque et du Rove. Les vendeurs de brousses descendaient à Marseille au matin pour vendre la journée leurs fromages dans les quartiers et rentraient tard dans les fermes du Rove. L'heure des brousses est donc une heure tardive pour rentrer : nous sommes rentrés à l'heure des brousses signifiant que nous sommes rentrés tard.

[] Cabestron

Du provençal cabestran = cabestan; les matelots avaient autrefois un juron cabestran de boun dièu ! qui s'adressait plutôt à quelqu'un qui avait fait une grosse bêtise par incompétence. De nos jours un cabestron pour un homme c'est un cave, un pauvre bougre, pour une femme c'est une mocheté, un laideron.

[] Cabiscou

Du provençal cabiscou qui était un dignitaire ecclésiastique appelé en français chef de ch?ur et qui présidait à l'organisation chantée de l'office. À Marseille le cabiscou est l'ancêtre, le patriarche de la famille.

[] Cacarinette

La coccinelle. Au sens figuré les cacarinettes sont des fables, des histoires vraiment incroyables. De quelqu'un un peu fou, un peu poète, on dit qu'il a des cacarinettes dans la tête.

[] Cache-maille

La tirelire. Tout endroit où on met les petites pièces de monnaie, la cagnotte constituée par les pourboires dans certains métiers.

[] Cacou

wikt:

Voir « cacou » sur le Wiktionnaire.

Frimeur, fanfaron. Un cacou est soit un petit voyou, soit un frimeur (le mot porte l'accent tonique sur la première syllabe). En voilà une voiture de cacou. Selon Victor Gelu, le mot viendrait du diminutif génois du prénom Francesco soit càcu. Le Trésor de la langue française fait de cacou une variante de cagou, dérivant de l'ancien français cacor, lépreux.

[] Cafard

Les cafards sont les olives noires qu'on sert à l'apéritif.

[] Cafouche ou cafoutche

Du provençal cafoucho par le français cahute, il désigne un placard, un réduit ou débarras en général mal rangé puisqu'on appelle aussi cafouche un chambre en désordre.

[] Cagnard

Le cagnard ou canias (prononcer caniass) est un mot provençal qui désigne un endroit exposé au soleil et abrité du vent; le cagnard était aussi la cabane en tôle exposée en plein soleil, qu'on utilisait dans les régiments disciplinaires de la légion et des régiments d'Afrique, pour enfermer les punis et les prisonniers. Le cagnard désigne aujourd'hui le soleil lorsqu'il tape fort.

[] Cagole

wikt:

Voir « cagole » sur le Wiktionnaire.

Fille, jeune fille aux m?urs légères ou d'un comportement vulgaire, qui se fait remarquer de part son comportement et ces allures familières.

Exemples : elle fait trop sa cagole, mais c'est une cagole !

La cagole peut se définir comme une "pétasse", ou une fille s'habillant vulgairement. Du sens masculin: càcou

L'auteur marseillais Jean-Marc Valladier en donne une définition quelque peu délirante dans "le Parler gras, Glossaire marseillais iconoclaste":

"Hétaïre du trivial maintes fois mythifiée, quintessence d'un stéréotype qui confine au sublime, disséquée, glorifiée, célébrée à l'envie par les chantres de l'ethnologie locale, icône d'une féminité idéalisée aux quatre coins de la Galaxie mais jalousée par ses ersatz, magnifiée pour les esthètes par ses talons compensés, son rouge à lèvres bon marché et son chewing-gum baveux, la cagole et ses avatars, voire ses isomorphes sémantiques que sont la cagoline, la cagolette et la cagolasse, reste et restera pour l'éternité la pierre angulaire, l'alpha et l'oméga de l'univers fantasmatique du mâle marseillais en rut, la seule qui pourra étancher de sa seule présence son inextinguible soif d'absolu."

Editions du Fioupélan http://www.lefioupelan.com

[] Caguer

De l'italien cagare qui signifie chier. En provençal il veut dire aussi qu'une fusée, un pétard ou une balle de fusil a fait long-feu. À Marseille lorsque quelqu'un dit j'ai cagué ça veut dire j'ai merdé j'ai raté mon coup, j'ai fait une grosse bêtise; d'ailleurs les objets aussi peuvent caguer lorsqu'ils ne fonctionnent pas ou se détraquent, à l'interlocuteur de comprendre.

[] Caler

Cette expression marseillaise qui est utilisée maintenant dans le langage courant français ressemble par l'orthographe et un peu par le sens au verbe français caler qui signifie qu'un moteur s'est arrêter de tourner , vient en réalité du provençal faïre calèti = mettre les pouces, se rendre, abandonner la partie, reculer devant un défi; les enfants d'autrefois l'employaient en criant calèti !,calèti ! lorsque l'équipe adverse s'avouait vaincue, ou déclarait forfait.

On cale devant un repas trop abondant, un problème récalcitrant, devant un effort trop grand. Noter que cette acception a été une fois de plus rejetée par l'Académie française parce que le grand François de Malherbe la trouvait burlesque. Les dictionnaires usuels continuent aujourd'hui à la considérer comme faisant partie du langage familier.

[] Calotte

Jusque dans un passé récent calotte n'était utilisé qu'à Marseille pour désigner des claques, il est passé maintenant dans le parler national où il fait bon ménage avec taloche.

[] Capon

Mot oublié, qui vient du provençal capoun par l'italien cappone = un coquin, un vaurien et même un couard. On a retenu seulement l'expression "capon de sort" = coquin de sort.

[] Être habillé comme un Carémentran (ou Caramentran)

Être vêtu de façon ridicule : le Caramentran ou Carême entrant était le mannequin ridiculement vêtu que l'on faisait brûler pendant le Carnaval

[] Casser les tarraillettes

Du provençal "tarralha" signifiant "vaisselle en terre cuite. "Une tarraillette est une poterie d'argile miniature avec laquelle les enfants jouent à la dînette. Ainsi, casser les tarraillettes signifie que l'on casse les assiettes et les relations amoureuses, quelqu'un qui a cassé ses taraillettes est mort, il a cassé sa pipe en quelque sorte.

[] Cent ans de dimanches

Les marseillais, qui ont un certain sens de la démesure, ont inventé pour déterminer une action qui va durer un bon moment, une unité de mesure du temps: l'année de dimanches à l'instar de l'année-lumière des astronomes. L'année de dimanches vaut une année civile mais en ne comptant que les dimanches, cent ans de dimanches valent donc (sauf erreur) 255500 jours. Pour un long travail les "français" diront il va me falloir 107 ans pour faire ça ! et les marseillais il va me falloir cent ans de dimanches !.

[] Chaler

À l'origine ce mot signifiait remorquer. Il a la même origine que chalut, par la suite chaler quelqu'un signifiait l'entretenir puis le transporter sur son vélo et encore plus tard sur sa mobylette. En gros, le prendre en charge et faire tout le travail à sa place.

[] Chaouche

Est un mot arabe qui signifie garde, sur le port de Marseille les dockers appellent chaouche le douanier.

[] Chaple

Du provençal chaplamen = Action de hacher, de mettre en pièces, un carnage. Un chaple c'est un travail mal fait, une pièce mise en désordre volontairement.

[] Charcler, charclade

Du provençal chacar qui signifie aussi bien manger gloutonnement que quereller. Charcler signifie faire bombance ou se battre. Sur un stade lorsque "ça joue viril" on dit que ça charcle. Une charclade est une bagarre violente et souvent générale.

[] Chavane

La chavane ou une chavane est un gros orage, " Il tombe la (une) chavane " = " Il pleut des cordes ".

[] Chèchou

Du provençal chècho. Le chèchou c'est ce qui est en plus ou ce qui dépasse .

Dans une première acception c'est le petit morceau qui reste lorsqu'on a coupé des tranches, dans le saucisson par exemple, le talon qui reste à la fin et qu'on donnera au dernier servi, ou ce morceau du rôti qu'on appelle la souris; en bref tous ces petits morceaux qui restent lorsqu'on détaille et qui ne pourront pas être servis, la dernière quantité d'une bouteille.

Le chèchou c'est un petit morceau de n'importe quoi qui dépasse, d'un vêtement par exemple et qui n'a pas d'utilité. Ce mot a un usage extensif, c'est la phrase entière qui déterminera le sens.

[] Chèvre

Une chèvre à Marseille est quelqu'un qui est considéré comme incapable dans sa fonction et par extension dans toutes les fonctions. Ce sont le plus souvent les footballeurs qui héritent de ce sobriquet. On utilise aussi souvent le mot provençal un cabrin. L'origine de ce mot est à chercher non pas dans le nom de l'animal mais dans le nom d'un outil appelé aussi chèvre constitué par un chevalet de grosses poutres qui servait à porter de lourdes charges. Par assimilation une chèvre sur les chantiers ou sur le port était quelqu'un qui ne pouvait servir qu'à porter des charges ou à les tenir, quelqu'un à qui on ne pouvait pas confier des tâches très compliquées. Il y avait aussi une expression provençale on l'a envoyé garder les chèvres qu'on employait envers quelqu'un qui avait été mis dehors de la maison familiale parce qu'il ne voulait pas travailler. Un cabrot était quelqu'un dont les revenus étaient d'origine suspecte.

[] Chichi

D'après Frédéric Mistral, le chichi est un mot enfantin pour petit oiseau. Le chichi-frégi signifiait petit oiseau frit quelqu'un qui mangeait des chichi-frégi était quelqu'un qui mangeait petitement, soit par manque d'argent soit par avarice ou encore parce qu'il était de faible constitution; à Marseille dans le quartier de l'Estaque on a donné ce nom à un gros beignet, qui a fait la réputation du quartier.

Il y a une deuxième acception à ce terme mais qui vient cette fois, toujours d'après Mistral, de chicheto et désigne le pénis des enfants, on peut le "décliner" de la manière suivante chichi,chicheto en provençal, quiquète à Marseille et quéquette dans toute la France.

[] Chichibèli

Autrefois les enfants marseillais avaient un jeu qui consistait à accrocher des petits morceaux de chiffons au dos des passants, à leur insu, le but du jeu étant d'en accrocher un maximum au dos de la même personne. Ces morceaux de chiffons étaient appelés chichibèlis; depuis le jeu a disparu mais le mot est resté pour désigner le morceau de chemise qui dépasse lorsqu'on oublie de fermer la braguette.

[] Chimer

Du provençal chima = chopine. Chimer à Marseille signifie boire de l'alcool ,normalement ou beaucoup. Synonyme français lamper.

[] Choucatoun ou Tchoucatoun

Du provençal lou chouquet = le hoquet. Un Choucatoun est un buveur invétéré, un boit-sans-soif, un suce-litre.

[] Chourer

Du provençal chouras = vaurien, chapardeur. Chourer signifie voler mais plutôt pour le vol à l'étalage, ou le vol à la tire qui à donné le synonyme en argot français tirer. Ce terme est passé dans le parler argotique national.

[] Ô, collègue !

En marseillais, le collègue est un ami, un copain, un camarade. Ce n'est pas spécialement une relation professionnelle.

(du provençal coulègo)

[] Comme

Utilisé pour comment est un provençalisme resté dans le parler marseillais: " Comme tu me parles ?" " Comme tu t'appelles?".

[] La compagnie est longue

Une expression d'origine inconnue qu'on adresse à quelqu'un qui se plaint d'être le seul à subir les coups du sort, en général sur un ton goguenard, surtout s'il s'agit d'une misère qui est à l'évidence partagée par tout le monde: payer des impôts, avoir la grippe en hiver, etc.

-Moi je gagne jamais à la loterie.

- Ah mais ! c'est que la compagnie est longue ! La compagnie étant l'ensemble des gens, mis les uns derrière les autres, qui ne gagnent jamais à la loterie.

Nous citerons aussi une autre expression tout aussi mystérieuse qui a le même sens: le chien de Philippe, très employée à Marseille mais dont il est très difficile de connaitre l'origine.

- Je trouve que je paie trop d'impôts.

-Y a que toi et le chien de Philippe !, sous entendu à part vous deux, les autres sont satisfaits du montant de leur impôt ou vous êtes les seuls à penser ça, sur un ton ironique, bien entendu.

[] Coconier

Mot qui a pratiquement disparu, sauf peut être dans le langage enfantin, il signifie coquetier.

[] Une couffe

Une claque. L'expression habituelle est Si tu continues... je te tire une couffe.

C'est aussi un nom féminin d'origine provençale (couffo : bêtise). Dans l'expression ...qu'est-ce qu'il peut faire comme couffes, il arrête pas. [2]

[] Un coussin de belle-mère (ou "Astragale de Marseille")

Buisson en forme de coussin d'environ un mètre de diamètre dont les feuilles deviennent piquantes en été.

[] Un crachat d?eskimau

Un crachat d'eskimau est un glaçon.

[] Crépine

"Il est né avec la crépine" = " Il est né coiffé ", il est chanceux.

[] Se faire crier

Se faire gronder, se faire disputer.

[] La croille ou croye

Il y avait autrefois, dans les environs de Marseille d'importantes carrières de craie, croio en provençal, qui ont certainement enrichies leurs propriétaires parce qu'on disait alors " orgueilleux comme un marchand de craie ", en provençal bien entendu, pour désigner quelqu'un de vaniteux et prétentieux. Depuis l'expression s'est un peu délitée et on dit de quelqu'un " qu'il a de la croille " pour dire qu'il est arrogant.

[] S?en croire

Quelqu'un qui s'en croit est quelqu'un qui se prend trop au sérieux, qui est sûr de lui, prétentieux. Aujourd'hui on dirait qu'il se la pète.

[] Demander de quelqu?un

Demander de quelqu'un c'est demander des nouvelles de quelqu'un.

[] Déparler

Déparler a plusieurs significations qui se sont superposées avec les âges :

  • Déraisonner, délirer.
  • Parler grossièrement, de façon vulgaire et blessante, dire des choses qu'il ne fallait pas dire.
  • Ne pas cesser de parler : Il n'a pas déparlé de la journée, cette forme est plutôt rare de nos jours.

[] Les diminutifs de prénoms

Voici une liste de diminutifs de prénoms couramment employés à Marseille ou en Provence, c'était une véritable institution autrefois. Ces diminutifs tendent à disparaître en même temps que les prénoms auxquels ils se rattachent, de plus l'habitude de donner des diminutifs pour les prénoms "d'aujourd'hui", est, elle aussi, tombée en désuétude. L'orthographe est purement phonétique.

  • Bèbe pour Robert
  • Càlo pour Pascal
  • Cèlou pour Marcel
  • Cissou pour Francis
  • Dèdou pour André
  • Fanny pour Françoise
  • Fine (Fifine) (Fifi)pour Joséphine, Delphine
  • Fonfon pour Alphonse
  • Gaby pour Gabriel
  • Gu pour Auguste
  • Gastounet et même Tonton pour Gaston
  • Gèqui pour Roger
  • Gètou pour Gérard
  • Gibe pour Gilbert
  • Loule pour Louis quelquefois Raoul
  • Lule pour Lucien
  • Magali pour Marguerite
  • Malou pour Marie-Louise
  • Manie pour Germaine
  • Mèhu ou Miheu pour Marius
  • Mihette pour Mariette, Marinette
  • Mélie pour Amélie
  • Mémé pour Barthélémy
  • Milou pour Émile
  • Miquet pour Michel
  • Mond ou Momond pour Raymond, Edmond
  • Nanand pour Fernand
  • Nàni pour Daniel, Danielle
  • Nanand pour Fernand
  • Nanette pour Annette, Antoinette
  • Nène pour Irène
  • Néné, Netchou pour René
  • Nine pour Régine (également expression affectueuse envers une jeune fille :'Viens, Nine, on va balader')
  • Nini pour Virginie
  • Nénin pour la plupart des prénoms terminés par "IN" Victorin, Valentin, Séraphin?
  • Ninon, Ninou pour Nicole
  • Pipe, Pipou, Filou pour Philippe
  • Ricou pour Éric
  • Riquet, Ritou pour Henri
  • Sandre pour Alexandre, Sandrine
  • Talie pour Chantal
  • Tatave pour Octave
  • Tchoa ou Chichois pour François
  • Tiénou pour Etienne
  • Titou, Titin pour Baptiste, Baptistin
  • Toinou(Toine) pour Antoine
  • Toinette pour Antoinette
  • Tonin pour Antonin
  • Vicou pour Victor
  • Viguier ou Vigé pour Vincent
  • pour Joseph
  • Zize pour Louise

[] Dire

Les Marseillais ont donné une signification supplémentaire à ce mot, ils l'utilisent pour : Appeler ou nommer. Marcel Pagnol dans La Gloire de mon père " ?des fois on lui dit le Taoumè et des fois on lui dit Le Tubé?".

[] Doucement de tomber

Expression tombée en désuétude, c'est un avertissement, que les mères (par exemple) donnaient à leurs enfants trop turbulents et qui signifie fais attention de ne pas tomber, expression typiquement provençale que les marseillais ont accommodée a bien des sauces Doucement comme tu me parles !, Doucement de me menacer ! . Doucement de me toucher ! .

[] Ébouillanter

Voilà encore une expression qui faisait rugir les tenants du beau langage autrefois qui la considéraient comme un provençalisme et un barbarisme, ils lui préféraient échauder, mais l'usage en a décidé autrement.

[] Embouligue

Certainement une déformation du mot français ombilic qui désigne le nombril. Pour un marseillais l'embouligue c'est le ventre en général bien qu'on ne l'utilise plus que dans l'expression Je vais me l'empéguer sur l'embouligue . qu'on peut traduire,en français, par: Je vais me le coller sur les bras, ou sur le dos, avec une variante toutefois si la phrase s'adresse à un tiers Tu peux te l'empéguer sur l'embouligue " se traduit plutôt par Tu peux te le mettre dans le cul .

[] Embrailler

Le contraire de débraillé. Embrailler n'est semble-t-il utilisé qu'à Marseille, pour dire se rhabiller ou arranger ses effets; on dit même de quelqu'un qui est mal habillé, sans goût, qu'il est mal embraillé.

[] (s?)Embroncher

Heurter quelque chose du pied, se prendre les pieds dans un tapis, le bord du trottoir; par extension heurter quelque chose en général. Vient d'une déformation de "s'embrancher" : Se prendre les pieds dans une branche.

[] (s?)Enfader

Selon Mistral ce mot signifie s'affoler ou rendre fou dans le langage provençal. A l'origine c'était les esprits malins ou les fées qui rendaient fous,enfader a la même origine que fada,de nos jours on s'enfade avec un automobiliste ou le voisin de palier.

[] Empaffé

Du provençal empaffar = se gorger, s'enfler d'orgueil. Un empaffé à Marseille est un personnage particulièrement répugnant, d'ailleurs cette injure pour un marseillais est gravissime, c'est un personnage qui cumule les défauts les plus vils, vaniteux, mesquin, fourbe, traître et la liste est longue. Quelquefois il les a tous souvent il en a plusieurs.

[] Empéguer

wikt:

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