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Proceedings of the 1st U.S.-U.S.S.R. environmental economics symposium : 16-23 October, 1977, Erevan project 02-11-21 Harmonization of air and water pollution standards, U.S.-U.S.S.R. environmental agreement / ed. by U.S. Department of commerce, Office of environmental affairs

U.R.S.S.] U.S.-U.S.S.R. Environmental Economics Symposium. [1er. 1977. Erivan
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Cahiers d'archéologie biblique. - erevan, 1952, in-fol.

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Erevan

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40° 09? 33? N 44° 30? 33? E / 40.1593, 44.5091

drapeau de l'Arménie
drapeau de l'Arménie
Erevan
?????

Administration
Pays Arménie
Région Erevan
Maire
Mandat en cours
Yervand Zakarian
2003-
Site Site officiel
Géographie
Latitude
Longitude
40° 09? 33? Nord
         44° 30? 33? Est
/ 40.1593, 44.5091
Altitudes moyenne : 989 m
minimale : 865 m
maximale : 1 390 m
Superficie 22 700 ha = 227 km²
Démographie
Population 1 091 235 hab.
Densité 4 807 hab./km²
Gentilé Erevanais, Erevanaise
Localisation
Carte de localisation de Erevan?????
Image:Transparent3x3.gif

Erevan ou Yerevan[1] (en arménien : ?????, Yerevan) est la plus grande des villes d?Arménie, et sa capitale[2] depuis 1918[3], la douzième[4] depuis les origines de l?Arménie.

Elle est fondée en 782 av. J.-C. à l'ouest du pays, à l'extrémité orientale de la plaine de l'Ararat, au-dessus des gorges de la rivière Hrazdan. Elle connaît une histoire mouvementée faite de batailles, de pillages, d'incendies et de séismes pendant plus de 2 500 ans, devient la capitale de l'éphémère première République d'Arménie après la Première Guerre mondiale et recueille une partie des rescapés du génocide arménien. La ville s'étend rapidement au XXe siècle lorsque l'Arménie devient une des quinze républiques de l'URSS. D'une petite bourgade de quelques milliers d'habitants sous la première République, elle devient en moins de cinquante ans le principal centre culturel, artistique et industriel du pays, ainsi que le siège de ses institutions politiques.

Depuis le retour à la croissance du pays, Erevan est en pleine mutation. Les chantiers ont commencé à fleurir aux quatre coins de la ville au début des années 2000. Aujourd'hui, avec ses nouvelles infrastructures (immeubles, quartiers, routes, restaurants et autres boutiques) son visage s'occidentalise et efface rapidement les traces de 70 ans de gouvernance soviétique.

En 2003, la population d?Erevan est estimée à 1 091 235 habitants[5] et son agglomération très peu étendue autour de la ville regroupe avec ses 1 245 700 habitants (estimation officielle actuelle[6]), plus de 42 % de la population arménienne. Ses habitants sont appelés les Erevanais et les Erevanaises.

Sommaire

[] Étymologie et symboles

Le mont Ararat, symbole naturel de la ville
Le mont Ararat, symbole naturel de la ville

Le nom Erevan trouve son origine dans celui de la forteresse urartéenne d'Erebouni érigée à côté du centre-ville actuel et dont il ne subsiste que des ruines. C'était à l'époque une des principales villes de l'Urartu. De nos jours, Erebouni, un des douze districts d'Erevan, abrite les ruines de la forteresse[7].

Le principal symbole de la ville d'Erevan est le mont Ararat, situé en Turquie, visible par beau temps depuis n'importe quel endroit de la ville.

Les armes de la ville reprennent le symbole du lion couronné[8] déjà utilisé par la République d'Arménie. Il représente le royaume arménien fondé par le premier roi de Cilicie, Lévon II (dont le nom est apparenté à leo, lion en latin). Ce symbole héraldique fréquemment utilisé en Orient et en Occident évoque force et majesté. Le lion de Lévon, est représenté couronné comme tous les rois de la dynastie roupénide, un sceptre à la patte antérieure droite, un bouclier ? sur lequel est dessiné le mont Ararat ? sur la poitrine et sous sa forme orientale : marchant à quatre pattes (« passant ») et la tête de face[9]. La municipalité d'Erevan opte pour un mélange des représentations orientale et occidentale : le lion est marchant mais tête de profil.

Depuis 2004, Erevan s'est dotée d'un hymne, Erépouni-Yerevan, écrit par Barouïr Sévag et composé par Edgar Hovhannissian, sélectionné à l'issue d'un concours pour représenter au mieux la ville, et d'un drapeau, reprenant les armes de la ville[10]. Le drapeau reprend l'écu avec le lion. Celui-ci est sur fond blanc, entouré de douze petits triangles rouges représentant les douze capitales successives de l'Arménie.

[] Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire d'Erevan.

[] Antiquité

Ruines de la forteresse d'Erebouni.
Ruines de la forteresse d'Erebouni.
L'« acte de naissance » d'Erevan.
L'« acte de naissance » d'Erevan.

Erevan est une ville ancienne qui possède son « certificat de naissance » : une inscription cunéiforme gravée[11] dans la pierre sur ordre du roi Argishti Ier en 782 av. J.-C. témoigne que celui-ci fit construire une forteresse militaire pour se défendre des attaques en provenance du nord Caucase et la nomma Erebouni[12] (origine du nom « Erevan ») ? bien qu'il y ait des traces d'occupation antérieure. C'est à cette époque de la puissance urartéenne que la ville se dote de canaux d'irrigation et d'un réservoir. Un siècle plus tard, pour pallier l'abandon d'Erebouni, le roi Rusa II fait édifier quelques kilomètres plus au nord la forteresse de Teishebani[12]. La ville est alors la capitale de la province nord et sert d'entrepôt des produits collectés à titre de redevances avant d'être redirigés vers le centre du royaume, Tushpa. Mais la cité est pillée et incendiée en 590 av. J.-C. par les Mèdes alliés aux Scythes.

À la fin de l'époque urartéenne, la dynastie des Ervandounis ou Orontides régnant sur le pays contribue grandement au redressement de la ville. Du VIe au IVe siècle avant J.-C., elle est l'un des principaux centres de la satrapie arménienne de l'empire achéménide.

Du fait de l'absence de données, preuves ou témoignages historiques, la période entre le IVe siècle av. J.-C. et le IIIe siècle apr. J.-C. est connue comme l'âge sombre d'Erevan.

[] Moyen Âge

Reconstitution de l'étendard des Bagratides
Reconstitution de l'étendard des Bagratides

Le développement de la ville est intense au début du Moyen Âge (vers les Ve et VIe siècles), et la première église d'Erevan, l'église Saints-Pierre-et-Paul, est bâtie au Ve siècle av. J.-C.[4] (elle s'effondre en 1931). Après plusieurs tentatives dans les années 640, les Arabes s'emparent de la ville en 658[13]. Elle est alors la deuxième plus importante ville de la région après Dvin qui restera le principal centre économique de la plaine d'Ararat jusqu'au XIe siècle. Les Arabes tentent de mettre à pied la population arménienne, notamment par des conversions massives, mais une forte résistance les oblige à pactiser. Dès lors, les califes successifs tolèrent le christianisme et offrent une large autonomie aux Arméniens. Erevan connaît un siècle de paix et de prospérité jusqu'aux révoltes de 740. La ville est alors pillée et certains quartiers brûlés ; elle ne retrouve une certaine autonomie qu'en 850 avec le futur roi d'Arménie Achot Ier en tant que gouverneur, sous le titre de « prince des princes », qui marque le début de la dynastie des Bagratides[13].

En 920, avec l'appui de Byzance, le roi Achot II réintègre Erevan et sa région au royaume[13]. Au Xe siècle, forte de sa puissance militaire et économique, Erevan devient le véritable centre de l'Arménie orientale. Elle fait partie jusqu'au XIe siècle du royaume des Bagratides, mais est secrètement offerte aux Byzantins en 1023 avant de passer aux mains des Seldjoukides. À la mort du roi en 1041, l'empereur byzantin Michel V réclame et obtient Erevan, Ani et la plaine de l'Ararat[14]. Mais une seconde attaque seldjoukide est fatale à la région, les Byzantins se retirent dans la ville d'Ani[15]. Traditionnellement violents, les Seldjoukides pillent, brûlent et détruisent Erevan. Ils laissent une ville à l'abandon, des cadavres plein les rues, et prennent finalement le contrôle de tout le royaume en 1064[15]. Au XIIe siècle, la Géorgie devient une puissance militaire régionale et accepte de s'associer aux Arméniens pour repousser les Seldjoukides. Erevan est reprise en 1201, se reconstruit et connaît durant vingt ans un « âge d'or ». À partir de 1225, les invasions turkmène et mongoles se succèdent et ces derniers finissent par gouverner la ville avec une certaine tolérance envers les chrétiens. En 1256 Erevan devient la capitale d'un des quatre ulus (régions) de l'Empire mongol. À la fin du XIIIe siècle, la conversion de Ghazan Khan à l'islam et le nomadisme mongol mettent un frein au développement de la région[16]. Tout le pays connaît alors une famine et la population préfère fuir en laissant une nouvelle fois Erevan à l'abandon[16]. En 1387, Tamerlan pille et ravage la ville et sa région, après plusieurs vagues d'invasions[17].

[] Temps modernes

Erevan en 1672
Erevan en 1672

Les XVIe et XVIIe siècles sont une autre période sombre de la ville : d'abord sujet de la Perse, elle devient ensuite un champ de bataille entre Perses et Turcs[18], puis, au fil des siècles, les attaques répétées des Arabes et des Mongols et enfin le terrible séisme de 1679 finiront de détruire quasiment toute la ville[12]. Quelques rares vestiges sont encore visibles de nos jours[12].

Lorsqu'elle est occupée par les Russes, vers 1827, la ville ne compte que 12 500 habitants dont près de la moitié n'est pas arménienne. La paix revenue, la croissance démographique reprend lentement[19] et la ville obtient le statut de capitale de province, puis de gouvernorat.

Timbre de l'époque soviétique - statue de David Sassountsi.
Timbre de l'époque soviétique - statue de David Sassountsi.

Au début du XXe siècle Erevan n'est qu'une petite bourgade de province de 30 000 habitants[19] aux portes de l'empire russe. En 1918 elle est déclarée capitale de la nouvelle République indépendante de l'Arménie[3] et devient ainsi le centre de l'Arménie indépendante jusqu'en 1920. L'urbaniste en chef Alexandre Tamanian remodèle toute la ville pour la transformer en capitale digne de cette république. Cette croissance exceptionnelle bouleverse totalement le visage de cette cité avec la construction de nouveaux quartiers, routes, ponts, d'un aéroport international, et entre autres de l'installation du métro en 1980[20].

Erevan reste la capitale de l'Arménie à sa soviétisation le 29 novembre 1920[21] avant de céder face à Tbilissi qui devient la capitale de la République socialiste soviétique fédérale de Transcaucasie[22] en 1922. À son éclatement en 1936 Erevan redevient la capitale de la République socialiste soviétique d'Arménie et enfin celle de la troisième république à l'indépendance du pays en 1991.

Les manifestations en faveur de l'indépendance du Haut-Karabagh en 1988 sont une des conséquences de la mise en ?uvre de la perestroïka en Union soviétique et de la volonté d'indépendance des quinze républiques soviétiques. Le séisme du 7 décembre 1988 ralentit le processus et l'Arménie est l'une des dernières républiques à obtenir son indépendance.

Après la sévère crise économique des années 1990, due en partie au blocus imposé par la Turquie et l'Azerbaïdjan, la croissance est de retour durant les années 2000 et le visage d'Erevan évolue très rapidement[23].

[] Géographie

Vue satellite d'Erevan, autour de la Hrazdan, avec le lac Erevanian (à droite)
Vue satellite d'Erevan, autour de la Hrazdan, avec le lac Erevanian (à droite)

[] Topographie et situation

  • Altitude : moyenne 990 m - min. 865 m - max. 1 390 m[24].
  • Situation : au bord de la rivière Hrazdan, au nord-est de la plaine d'Ararat.

Erevan se situe au centre-ouest du pays, à l'extrémité nord-est de la grande plaine d'Ararat, là où débutent les reliefs de plateaux et montagnes. Elle est construite sur sept collines, ce qui donne à la capitale arménienne sa physionomie marquée : certains de ses quartiers sont situés en plaine, d'autres sur les collines, en bord de falaise ou même en montagne, à plus de 1 300 mètres d'altitude.

Les quartiers sud et sud-ouest de la ville se trouvent à 900 mètres d'altitude, en bordure de la plaine d'Ararat. Le temps y étant très chaud et peu venteux en été, ce sont surtout des quartiers populaires ou des quartiers industriels où le développement économique est moins important qu'ailleurs. On y trouve les deux aéroports de la ville, plusieurs dizaines d'usines à l'abandon, ainsi qu'en grande banlieue, plusieurs centrales électriques, dont la centrale nucléaire de Metsamor située à une trentaine de kilomètres à l'ouest.

Le centre-ville et les quartiers nord-ouest également situés dans la partie basse de la ville, à quelque 950-1 000 m, sont construits autour des collines du Tsitsernakapert et du canyon de la rivière Hrazdan, le seul endroit frais de la zone centrale en été. Plusieurs dizaines de restaurants et de clubs s'y sont d'ailleurs installés et les touristes et les Erevanais aiment s'y rafraîchir lors des soirées estivales. Le district du Kentron (centre-ville) est situé sur la rive droite, tandis que la rive gauche abrite le district beaucoup plus populaire d'Ajapnyak. Les sols sableux et le climat aride rendent l'air poussiéreux. À la sortie ouest de la ville, la rivière se jette dans le lac Erevanian sur les rives duquel a été construite l'ambassade des États-Unis[25].

Situation de l'agglomération au sein de l'Arménie.
Situation de l'agglomération au sein de l'Arménie.

Le nord et l'est de la ville, en altitude (jusqu'à 1 300 m), boisés et frais en été, sont les quartiers les plus prisés, notamment les districts d'Avan, Nork-Marach, Arabkir et Kanaker-Zeytun. Le panorama sur le mont Ararat et sa plaine est quasi-omniprésent. C'est en outre à l'est, sur une petite colline, que se trouvent les ruines de la forteresse d'Erebouni qui est à l'origine de la ville.

Erevan, contrairement aux autres villes d'Arménie, ne fait pas partie d'un marz (région), étant elle-même une communauté spécifique[26],[27], entourée au nord par le marz de Kotayk', au sud par celui d'Ararat, au sud-ouest par celui d'Armavir et au nord-ouest par celui d'Aragatsotn.

[] Climat

Icône de détail Article détaillé : Climat d'Erevan.

Erevan a un climat continental du fait de sa situation dans une plaine entourée de montagnes et de son éloignement de la mer et de ses influences. Ce climat est plus ou moins affirmé selon les quartiers de la ville : en altitude, il peut parfois être altéré par une influence de climat montagnard (nuits plus fraîches et orages plus fréquents en été, gelées et chutes de neige plus abondantes en hiver). La ville possède un ensoleillement annuel moyen approchant les 2 700 heures[24].

Les hivers sont rudes partout (chutes de neige et gelées courantes) et les étés souvent très chauds (il peut faire jusqu'à 35°C, voire 40°C dans la plaine de l'Ararat). Les rares précipitations (318 mm/an) sont souvent dues à de violents orages d'été.

Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Année
T° max (moyenne) [°C] -2 1 10 19 24 31 34 33 28 21 10 3 17,7
T° max (records) [°C] 12 16 27 29 33 36 40 39 34 27 20 16 40
T° min (moyenne) [°C] -9 -8 -1 6 10 14 17 18 13 7 1 -3 5,4
T° min (records) [°C] -27 -25 -18 -3 3 6 9 10 2 -2 -12 -16 -27
Précipitations [mm] 23 25 28 48 53 23 15 8 13 23 31 28 318

Source : BBC Weather[28]

[] Risques naturels

L'Arménie entière est située dans une zone à forte activité sismique[29]. Elle est en effet à la limite convergente (zone de subduction) des plaques arabique et eurasienne[30],[31].

Le pays, et Erevan en particulier, a déjà subi plusieurs séismes conséquents par le passé. Le plus récent et le plus marquant est le séisme du 7 décembre 1988 dont l'épicentre était situé à une centaine de kilomètres au nord dans la région de Spitak, et qui a fait entre trente mille et cent mille morts[32]. D'une magnitude de 6,9 sur l'échelle de Richter, ses secousses furent ressenties jusque dans la capitale dont plusieurs centaines de bâtiments furent éprouvés mais restèrent debout. Déjà au XVIIe siècle, un séisme semblable avait frappé la région et détruit une grande partie de la ville.

Aujourd'hui, certains sismologues arméniens craignent un séisme catastrophique qui ravagerait toute la ville et ferait plusieurs centaines de milliers de morts. Les inquiétudes sont surtout fondées sur le fait que la plupart des bâtiments erevanais sont soit fragilisés par le séisme de 1988, soit construits aux anciennes normes soviétiques qui sous-estimaient largement les risques réels[33] ; 40 % des constructions de la ville ne satisferaient pas les normes sismiques requises[34].

[] Politique

[] Capitale

Erevan est la capitale de l'Arménie depuis la Première république en 1918. Alors petite capitale du gouvernorat arménien et située dans la plaine de l'Ararat, terre ancestrale des Arméniens, c'est logiquement qu'elle s'impose comme capitale de la toute jeune république.

Lorsque l'Arménie devient une république de l'Union soviétique, Erevan en reste la capitale et héberge toutes les institutions politiques de la république. En 1991, à l'avènement de la troisième république arménienne, Erevan reste le centre politique du pays et accueille toutes les institutions nationales : parlement, ministères, palais présidentiel, organismes publics et institutions judiciaires.

[] Municipalité

Véhicules de la police municipale d'Erevan
Véhicules de la police municipale d'Erevan
Icône de détail Article détaillé : Liste des maires d'Erevan.

La Constitution arménienne adoptée le 5 juillet 1995 a octroyé le statut de marz (région) à Erevan[35]. Son mode de fonctionnement est donc actuellement similaire à celui des autres régions du pays avec quelques spécificités[36].

L'autorité administrative à Erevan est ainsi représentée par :

  • le maire, désigné par le président (qui peut le démettre à tout instant) sur proposition du premier ministre[37], et entouré d'une équipe de quatre secrétaires (dont l'adjoint) dirigeant onze bureaux (dont les finances, les transports, l'emploi, etc.)[38],
  • le Conseil d'Erevan, regroupant sous l'autorité du maire les dirigeants des communautés de districts[39],
  • douze communautés de district (ou douze districts), disposant chacune de leur dirigeant et de leur conseil élus placés sous la tutelle du maire[40]. De par ce découpage, Erevan possède un hôtel de ville principal et douze mairies de district.

La dernière modification de la Constitution (27 novembre 2005) a toutefois transformé la ville en communauté ; la Constitution dispose depuis lors que cette communauté doit être dirigée par un maire élu directement ou indirectement, et qu'elle doit être régie par une loi spécifique[41], la loi relative à Erevan. Cette loi est actuellement en préparation au parlement arménien qui l'a adoptée en première lecture en décembre 2007 et aurait dû en faire de même en seconde lecture au printemps 2008[42]. Le projet de loi prévoit une élection indirecte du maire[43].

Hambartsoum Galstian fut en même temps le dernier maire de la deuxième république et le premier de la troisième. Depuis l'avènement de celle-ci en 1991, huit maires se sont succédé. Le maire actuel est Yervand Zakarian[44].

Depuis 1998 la ville est membre de l'Association internationale des maires francophones (AIMF)[45]. En tant que telle, elle a par exemple participé à l'assemblée générale de Casablanca les 24 et 25 octobre 2001.

En plus de la police nationale et de la police de la route, Erevan possède une police municipale. Ces trois corps de maintien de l'ordre travaillent généralement ensemble.

[] Districts

Erevan est divisée en douze districts (???????)[46], chacun dirigé par un maire de district.

Chaque district est lui-même divisé en quartiers (???????). Un district peut compter jusqu'à sept quartiers.

Les douze districts d'Erevan
Les douze districts d'Erevan
Districts et quartiers d'Erevan
Districts (???????) Nombre d'habitants Superficie Quartiers (???????)
Ajapnyak
????????
125 800
25,68 km2
Ajapnyak, Norachen, Nazarbekian, Silikian,
Lukachin, Haghtanak, Vahakni
Arabkir
???????
150 200
12,35 km2
Nor Arabkir, Aygedsor
Avan
????
50 400
8,37 km2
Avan, Avan Arech 1 et 2
Davtachen
????????
50 500
6,71 km2
Davtachen, Narek
Erebouni
????????
126 200
48,41 km2
Erebouni, Nor Arech, Sari Tagh, Vardachen,
Muchavan, Verin Jrachen
Kanaker-Zeytun
???????-???????
102 700
8,10 km2
Kanaker, Nor Zeytun
Kentron
???????
179 100
14,20 km2
Pokr Kentron, Noragyugh, Nor Kilikia, Aygestan,
Kond
Malatia-Sebastia
???????-????????
158 700
25,80 km2
Nor Malatia, Nor Sebastia, Zoravar Antranik,
Shahumian, Araratian
Nork-Marach
????-?????
14 600
4,60 km2
Nork, Nor Marach
Nor Nork
??? ????
132 100
14,47 km2
Nor Nork
Noubarachen
??????????
9 300
18,11 km2
Noubarachen
Shengavit
????????
146 100
4,05 km2
Nerkin Shengavit, Verin Shengavit, Koghb,
Nerkin Charbakh, Verin Charbakh, Noragavit

[] Démographie

À l'origine un petit village, Erevan est devenue en même temps que la capitale de l'Arménie, une grande ville de plus d'un million d'habitants. Alors qu'en 1827 la ville ne compte encore que de 6 parcs publics, 851 boutiques, 7 caravansérails, 10 bains publics et 1 736 petites maisons en pierre habitées par 12 500 âmes, c'est plus de 1 200 000 habitants qui peuplent la ville en 1989, soit un tiers de la population totale du pays.

Jusqu'à la chute de l'Union soviétique la population était majoritairement composée d'Arméniens mais aussi de minorités russe, kurde, azérie et iranienne. La minorité azérie a complètement disparu à la suite de la guerre du Haut-Karabagh entre 1988 et 1994, et la crise économique des années 1990 a fait fuir une grande partie de la population russe. Aujourd'hui, les Erevanais sont principalement arméniens.

Comme dans le reste du pays et des autres anciennes républiques soviétiques, beaucoup de personnes ont fui vers l'étranger (principalement l'Europe et l'Amérique du Nord) à cause de la crise économique. La population d'Erevan a chuté de près de 1 250 000 en 1989[24] à 1 103 488 en 2001[47] et 1 091 235 en 2003[5]. La population de l'agglomération serait de 1 245 700 habitants en 2006 selon la municipalité d'Erevan[6].

Erevan est la moins peuplée des trois capitales du Caucase.


Évolution démographique
1827 1890 1917 1926 1939 1970 1975 1979 1989 1998 2003 2006
10 000 12 500 34 000 65 000 204 000 767 000 899 000 1 019 000 1 201 539 1 249 202 1 091 235 1 104 900

Sources : Municipalité d'Erevan, ArmStat

  • Taux de croissance de la population : 0,29 % (en 2006)[48].
  • Taux de natalité : 1,12 % (en 2006)[49].
  • Taux de mortalité : 0,84 % (en 2006)[49].
  • Taux de mortalité infantile : 1,19 % (en 2006)[50].

[] Économie

La centrale nucléaire de Metsamor fournit la ville en électricité.
La centrale nucléaire de Metsamor fournit la ville en électricité.

[] Industrie

En 2001, la part d'Erevan dans la production industrielle nationale s'élevait à environ 50 %[51].

Outre l?exploitation d?une carrière de sable, l'industrie erevanaise est centrée sur la fabrication, la transformation et la manutention[49]. Même si la crise des années 1990 a ravagé l'industrie du pays, il reste néanmoins quelques usines toujours en service. Le secteur pétrochimique y est particulièrement remarqué, et dans une moindre mesure, la fonte d'aluminium.

Les autres industries concernent la fabrication d'éléments automobiles, de turbines, de machines électriques, de compresseurs et de machines outils[52].

Du fait de sa position géographique sur les rives de la rivière Hrazdan, la ville d'Erevan a développé la production d?énergie hydroélectrique : deux centrales sont en effet implantées sur le territoire de la municipalité[53]. Par ailleurs, une centrale thermique, située au sud de la ville, fournit également un peu d'électricité.

Erevan, ville en transition.
Erevan, ville en transition.

[] Bâtiment

Le secteur du bâtiment connaît une croissance forte et régulière depuis le début de la décennie[54]. Le panorama de la ville inclut maintenant des dizaines de grues ponctuant l'horizon. L'occidentalisation de l'Arménie entraîne la destruction de bâtiments d'architecture trop soviétique ? et notamment ceux des deux dernières décennies de l'Union soviétique ? ou de certains autres trop vétustes, pour reconstruire du neuf en lieu et place. De plus, les prix de l'immobilier grimpant sans cesse[55], les maisons trop petites du centre-ville sont peu à peu rasées pour être remplacées par des immeubles de plusieurs étages.

[] Travaux publics

Les routes, ponts, parcs publics et le mobilier urbain laissés à l'abandon durant la décennie 1990 sont reconstruits, voire créés, depuis quelques années. L?économie est plus prospère, les investissements augmentent et des ouvriers sont demandés par milliers afin de remettre à flot un secteur délaissé pendant près de quinze ans.

[] Tertiaire

[] Tourisme

Vernissage, le marché aux puces d'Erevan
Vernissage, le marché aux puces d'Erevan

Avec 380 000 visiteurs en 2006 et plus de 450 000 prévus en 2007[56], l'Arménie met l'accent sur le secteur du tourisme. La première ville à en profiter est Erevan. Des dizaines d'hôtels, de restaurants ont vu le jour en cinq ans, l'aéroport a été agrandi, des parcs d'attraction créés, ainsi que nombre d'agences de voyage et de tourisme. Le développement du nombre de taxis et de boutiques prestigieuses est une conséquence indirecte de cet essor du tourisme.

[] Commerce

L?Arménie se rapproche chaque jour du système économique à l'occidentale, des rues et des centres commerciaux font leur apparition dans toute la ville. Toutes les grandes marques et enseignes sont représentées à Erevan comme Adidas, Lacoste, Puma, Levi's, Naf Naf, LG, Philips, Bang & Olufsen, ou encore Hertz.[57]

[] Services

En 2001 la part d'Erevan dans le secteur national des services s'élevait à 76,3 %[51].

Erevan accueille les sièges des principaux médias du pays : organes de presse (Armenian liberty, Azg, etc.), radios[58] (Radio nationale arménienne[59], Radio 2, Radio VEM[60], Radio Van[61], City FM, Radio Aurora[62], RFI, etc.) et chaînes de télévision (Arménie 1, Armenia TV, Yerevan TV, etc.).

Le bon niveau d'études et le faible coût du travail attirent fortement les investisseurs étrangers. L'informatique est, entre autres, en plein développement et après l'installation de Lycos Europe à Erevan en juin 2005[63], c'est Microsoft qui décide d'ouvrir un bureau en Arménie[64]. D'autre part, les sociétés spécialisées dans le domaine d'Internet ou de la téléphonie mobile, connaissant une forte croissance, ont installé leur siège à Erevan.

Le niveau de vie augmente[65], davantage de besoins peuvent être satisfaits ; c'est ainsi que de nombreuses agences bancaires ont ouvert depuis la fin des années 1990, ainsi que des bureaux d'avocats ou de conseils financiers. Les secteurs du bâtiment et du commerce se portent bien, des dizaines de cabinets de notaires ont également vu le jour.

[] Soins de santé

Les deux tiers[66] du système arménien de soins de santé sont centralisés à Erevan. La ville compte cinq hôpitaux généralistes, neuf centres médicaux polyvalents et plusieurs centres médicaux spécialisés[67], tant publics que privés.

[] Lutte contre la pauvreté

Le taux de pauvreté à Erevan a été fortement réduit ces dernières années, et de manière plus rapide que dans le reste de l'Arménie : l'extrême pauvreté et la pauvreté sont passées respectivement de 24,8 % et 58,4 % de la population en 1998-1999 à 3,6 % et 23,9 % en 2005[65]. La capitale présente toutefois les plus fortes inégalités de revenus du pays[65]. Le district de Kentron est le moins pauvre, ceux d'Ajapnyak, de Chengavit et de Noubarachen occupent l'autre extrémité du classement ; ces trois districts se situent en outre en-dessous de la moyenne nationale[65].

Cette évolution s'inscrit dans un cadre national (avec l'aide de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international) et est principalement due à l'accélération de la croissance économique et à la baisse du chômage. Les performances plus marquées d'Erevan par rapport au reste du pays s'expliquent par la concentration des activités économiques dans la capitale[51].

[] Urbanisme

En tant que capitale de la république d'Arménie, Erevan est la plus grande ville du pays avec un peu plus d'un million d'habitants. C'est aussi la ville qui connaît le plus important développement du pays. Elle est le principal centre industriel, commercial, culturel et scientifique de l'Arménie et le centre d'un réseau étendu de voies ferrées. Les industries constituent le principal de l'architecture du sud de la ville.

Erevan est une ville contrastée qui s'étend sur sept collines. Elle est composée de vastes terrains, de larges avenues, de jardins et parcs verdoyants et de constructions de tuf (pierre d'origine volcanique) rose et ocre. La ville doit cette couleur rose non seulement à la couleur du tuf, mais aussi aux teintes rosées que lui donne le soleil couchant sur les sommets enneigés du mont Ararat. Le charme d'Erevan est accentué par l'irrégularité de son réseau routier. Les urbanistes ont dû se plier aux exigences de la nature et composer avec le relief. La ville s'étend en effet sur différents niveaux allant de 865 à 1 390 mètres d'altitude et s'adosse aux gorges de la rivière Hrazdan.

[] Centre-ville

Chantier de l'avenue du Nord, derrière la place de la République.
Chantier de l'avenue du Nord, derrière la place de la République.

Le centre de la ville héberge les universités, l'Académie des Sciences, les musées, les ministères, des bibliothèques publiques, des galeries d'art, des night-clubs, des salles de concerts? alors que les faubourgs sont principalement constitués d'immeubles de logement brejnevien.

Le Kentron (« centre » en arménien) se déploie principalement autour de la place de la République et de l'Opéra. Il est essentiellement composé de longues avenues ombragées aboutissant sur de grandes places bordées de constructions monumentales de type soviétique. L'originalité de ces constructions tient dans le tuf qui recouvre les façades ornées de motifs inspirés de l'architecture médiévale. Une des particularités de la ville relève aussi du nombre de fontaines situées au c?ur d'espaces verts imbriqués dans la ville.

Visage moderne d'Erevan.
Visage moderne d'Erevan.

[] L'Erevan contemporaine

Depuis l'indépendance, Erevan se libère peu à peu des symboles du régime communiste. Les artères et les places aux noms trop marqués sont rebaptisées et les statues des héros de l'Union soviétique sont déboulonnées.

La ville est également en pleine mutation, revêtant de plus en plus des atours de capitale occidentale. Malgré la crise des années 1990 des commerces et des restaurants fleurissent un peu partout et surtout, de grands travaux transforment actuellement profondément son centre. Le plus remarquable de ces travaux est sans nul doute la percée d'une avenue piétonnière - l'Avenue du Nord[68] - de près de 800 mètres de long qui relie les deux points névralgiques de la capitale qui sont l'Opéra et la place de la République. Plus qu'une nouvelle rue, c'est un nouveau quartier qui est né, avec des dizaines de nouveaux immeubles, des boutiques, des restaurants et un immense parking souterrain.

Par ailleurs, l'augmentation constante du trafic automobile a obligé la municipalité à entreprendre des travaux de construction d'une route périphérique pour désengorger le centre-ville (voir plus bas la sous-section « Voirie erevanaise »). Cette croissance continue du nombre de voitures dans le centre de la ville pose également de sérieux problèmes de stationnement. La municipalité a annoncé en avril 2008 la construction d'ici 2011 de 10 000 parkings souterrains supplémentaires dans les zones denses de la ville telles que la mairie, l'Opéra ou le stade de la République afin de remédier à ce problème[69].

[] Parcs et jardins

Poplavok
Poplavok

Erevan est une ville très verte, parsemée de parcs et de fontaines, dont le centre est encerclé par une « ceinture verte », un parc long de plusieurs kilomètres dans lequel se succèdent des dizaines de terrasses de cafés, des terrains de tennis et de basket-ball, des statues et de nombreuses zones arborées. La ceinture verte commence au sud, au niveau de la cathédrale Sourp Krikor Loussavoritch, et se termine au nord par un grand café-restaurant en forme de bateau, le Poplavok, sur l'avenue Machtots, derrière l'Opéra. Autour de ce dernier, la place de la liberté est un parc dont l'étang et la douzaine de terrasses de cafés et restaurants attirent beaucoup d'Erevanais et de touristes. Sa position centrale en fait un endroit incontournable de la ville.

Sur les premières hauteurs de la ville, le parc de la Victoire héberge le monument de Mère Arménie et offre un panorama exceptionnel sur Erevan, le mont Ararat et une partie de sa plaine. On y trouve aussi un petit parc d'attraction avec une grande roue, des auto-tamponneuses et autres manèges, un étang avec des barques, des cafés et un grand hôtel de luxe, le Golden Palace[70].

D'autres grands parcs embellissent le centre-ville, et les quartiers périphériques sont également fréquemment entourés de zones naturelles, parfois très vastes. En définitive, il ne reste dans la capitale que peu de cicatrices de la crise économique de 1992 et 1993, années durant lesquelles les Erevanais durent couper la plupart des arbres de la ville et des environs pour se chauffer en hiver[71].

[] Monuments

Icône de détail Article détaillé : Monuments d'Erevan.