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L’Empire romain est la période post-républicaine de la civilisation de la Rome antique, caractérisée par une forme autocratique du gouvernement et une grande exploitation territoriale en Europe et tout autour de la Méditerranée. L’expression est utilisée pour décrire l’État romain pendant et après l’époque du premier empereur, Auguste. L'Empire romain succède à la République romaine vieille de 500 ans (509 av. J.-C. – 27 av. J.-C.) affaiblie par la guerre civile. En effet, elle fut affaiblie par le conflit entre Marius et Sylla ainsi que par la guerre civile opposant Jules César à Pompée et Octave à Antoine. Durant ces troubles des centaines de sénateurs sont assassinés ou bien, morts de vieillesse. Le Sénat romain sera repeuplé de partisans du premier triumvirat puis par ceux du second triumvirat. Plusieurs évènements sont communément proposés pour marquer la transition entre la République et l’Empire. L’accession de Caïus Iulius Caesar au poste de dictateur perpétuel en 44 ; la victoire d'Octave (ou Octavien) à la bataille d'Actium le 2 septembre 31 av. J.-C. ; ou encore lorsque le Sénat gratifie Octave du titre d'Auguste (empereur) le 16 janvier 27 av. J.-C.1 Le terme latin d’Imperium Romanum (Empire romain) est probablement le plus connu quand le mot imperium dénote un territoire, toutes les parties du monde alors connu étant sous la loi romaine. L’expansion romaine commence à l’époque de la République, mais atteint son apogée sous l’empereur Trajan. À ce pic territorial, l’Empire romain contrôlait approximativement 6.500.000 km² de territoire. Parce que l’Empire romain fut vaste et durable, l’influence de Rome sur les langues, la religion, l’architecture, la philosophie, la loi et le mode de gouvernement à travers le monde continue jusqu’à ce jour. À la fin du IIIe siècle de notre ère, Dioclétien établit la pratique de la division de l’autorité entre deux empereurs, un dans la partie occidentale de l’Empire (la partie occidentale décline et disparaît durant le Ve et le VIe siècle siècles) et l’autre dans sa partie orientale, afin de mieux gérer le vaste territoire. Durant les siècles suivants, la pratique continua, avec à quelques occasions, la présence d’un seul empereur assumant un contrôle complet de l’Empire. Cependant, après la mort de Théodose en 395, jamais plus aucun empereur unique n'eut la suprématie sur l’Empire. L’Empire romain d'Occident disparut le 4 septembre 4762, étant donné que c'est la date à laquelle Romulus Augustule fut contraint à abdiquer par Odoacre. L’Empire romain d’Orient ou Empire byzantin continua d’exister jusqu’en 1453 avec la prise de Constantinople par les Turcs ottomans de Mehmed II. C’est la raison pour laquelle il est difficile de donner une date exacte pour la fin de l’Empire.
l'EmpereurArticles principaux : Empereur Romain, Sénat Romain, Garde prétorienne, Sacramentum (Rome antique) et Donativum.
Le PrincipatArticles détaillés : Principat et Haut Empire romain.
L'acmé de Rome antique se déduit de cette carte animée, à tout le moins du point de vue territorial. République romaine Empire romain Empire romain d'Occident Empire romain d'Orient
Le Principat commence en -27 et s'achève en 285 environ. La thèse selon laquelle la domination de Rome s'étendait désormais sur un territoire trop vaste et trop complexe pour sa gestion par les structures de la République, entraînant la naissance du Principat est largement dépassée. Les raisons de l'arrivée d’un modèle de gouvernement central sur des bases toujours plus nettement personnelles doivent être recherchées dans le déclin du gouvernement sénatorial de la République romaine, dont le premier acte doit être rattaché à la figure emblématique de Scipion l'Africain. La diffusion d'un sens de l'individualisme toujours plus marqué à Rome est certainement reflétée par la diffusion d'effigies monétaires figurant non plus seulement les ancêtres les plus représentatifs des magistrats en exercice, mais souvent ces magistrats eux-mêmes. Ce processus se manifesta en concomitance avec la pénétration des valeurs de la civilisation hellénique, sans aucun doute favorisée par la conquête romaine des cités helléniques du littoral de la Grande-Grèce et de la Sicile, puis renforcée par la conquête romaine de la Macédoine, de la Grèce moderne et d’une grande partie du monde hellénique, à l’exception de l’Égypte dominée par la dynastie lagide, soumise de toute façon à un protectorat toujours plus pressant. Le recours toujours plus assidu au mandat dictatorial, commencé avec Caius Marius, dénature la portée constitutionnelle de la magistrature dictatoriale, prévue par l'organisation républicaine, jusqu'à la dictature de Sylla, entendue comme mandat pour restaurer l'État romain au sens conservateur-oligarchique (en faveur des optimates), mais n'aboutit pas à la restauration de la monarchie du fait de la volonté personnelle de Sylla. La dictature de César (46 av. J.-C.-44 av. J.-C.) reprend complètement le modèle de Sylla, bien qu'issue du camp politique opposé (celui des populares, les oligarques plus enclins à user de démagogie envers le petit peuple, le vulgus, pour assumer le pouvoir) et formalisa le refus d'une issue monarchique naturelle en alléguant le refus culturel des Romains d'une institution monarchique officielle. L'accession au pouvoir d'Octave (44-30 av. J.-C.), par sa participation au second triumvirat, institution ouvertement subversive, se formalisa en 27 av. J.-C. dans la renonciation aux pouvoirs dictatoriaux, désormais très étendus, en échange de la reconnaissance par le Sénat que l' « État romain » avait besoin d'un guide et d'une inspiration politique de gouvernement ; en prenant le titre d'« Auguste », Octave inaugure une institution constitutionnelle particulière connue sous le nom de « Principat » (parfois appelée, à tort, « Empire » du fait de l'existence effective d'empereurs, en oubliant que la charge d'imperator était déjà un titre républicain, décerné aux généraux victorieux, et que la création d'une administration décentralisée par le biais de la création des provinciae remonte à 237 av. J.-C., avec le cas sicilien). Au cours du premier siècle, l'accroissement territorial de l’Empire se poursuivit, sous les dynasties des Julio-Claudiens, et des Flaviens. Sous Trajan l'Empire atteint son extension maximum avec la conquête de la Dacie et de nouveaux territoires en Orient. Sous la dynastie des Antonins on assiste à une période de paix et de prospérité, bien que vers la fin la nécessité de défendre les frontières de l’Empire contre la pression des ennemis extérieurs commence à se faire plus pressante. La crise du Principat, déjà amorcée à la mort de Marc Aurèle, se concrétise dans l'arrivée au pouvoir de Septime Sévère (193-211) et dans la réforme de l’institution du Principat, désormais étrangère aux dynamiques des milieux sénatoriaux et dominée par celles de l’armée. La monarchie militaire sévérienne (193-235), bien qu'elle recherche quelquefois la légitimation sénatoriale, annonce l'avènement du Dominat (285-641), après la phase très dynamique de l’anarchie militaire (235-285). Crise du troisième siècleArticle détaillé : Crise du troisième siècle.
Après la dynastie des Sévères, au cours du IIIe siècle, ce sont les légions qui proclament les empereurs, qui souvent règnent seulement pendant de brèves périodes et sont durablement engagés dans des campagnes militaires. La crise économique est aussi une crise idéologique et le Christianisme se répand, en partie combattu et en partie toléré. DominatArticle détaillé : Antiquité tardive.
Avec la Tétrarchie, voulue par Dioclétien, commence la scission de l’Empire et de profondes réformes sont engagées pour tenter de fixer le statu quo. Rome perd son rôle de capitale impériale en faveur de Milan, plus proche des frontières à défendre. Constantin fonde sur le site de la ville de Byzance la « Nouvelle Rome », Constantinople. L’adoption progressive de la religion chrétienne (qui s'institutionnalisa au contact de l'État romain, lui empruntant des aspects organisationnels et quelques modèles iconographiques) lancée par Constantin (306-337), s'achève après quelques péripéties entre choix hérétiques (Constance II,337-361) et tentatives de restauration des cultes traditionnels, par l'instauration d'une institution ecclésiale parallèle à l'Église chrétienne (Julien II,361-363), avec l'adoption officielle du culte chrétien (Théodose Ier,379-395). Notes et références
Ouvrages généraux
Articles connexesLiens externes
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