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{revue}
Georges Seurat - La Parade (1889) - détail montrant la technique du pointillisme
La calanque, peint en 1906 par Paul Signac
Le pointillisme (ou néo-impressionnisme ou divisionnisme) est une technique de peinture issue du mouvement impressionniste qui consiste à peindre par juxtaposition de petites "taches" de peinture de couleurs primaires (rouge, bleu et jaune) et de couleurs complémentaires (orange, violet et vert). On perçoit néanmoins des couleurs secondaires, par le mélange optique des six différents tons seulement1. Cette technique est née en France notamment sous l'impulsion de Georges Seurat (1859-1891) puis de Paul Signac (1863 - 1935), à la fin du XIXe siècle.
Son histoireLa technique de SeuratA la fin du XIXe siècle, les impressionnistes sont de plus en plus nombreux et se font régulièrement refuser leurs œuvres au Salon Officiel de peinture. Ils créent alors, à partir de 1874, leurs propres expositions. En 1884, ils créent le célèbre Salon des Indépendants. Le jeune artiste Georges Seurat s'y rend souvent pour admirer les tableaux impressionnistes. Il est fasciné par leur façon de peindre. En effet, ils essaient de traduire les scènes de vie quotidienne ou les paysages de la manière la plus réaliste possible en peignant par "petites touches"1. La diffusion du néo-impressionnisme, son déclin et ses répercussionsLe terme de « néo-impressionnisme » est employé pour la première fois en 1886 par Félix Fénéon, un critique d'art. Théorie
Paul Signac : Femmes au puits, 1892, Huile sur toile. Détail pour remarquer la composition du vert de l'herbe : il est composé de jaune, de vert et de bleu. Et si l'on regarde de plus près encore, on pourra remarquer de rares points de rouge.
Georges Seurat, 1891, huile sur toile, 185 × 152 cm, Musée d’Orsay. Ce tableau illustre bien cette théorie des lignes et des couleurs.
Lorsque le tableau est regardé à une certaine distance, les taches de couleur ne peuvent être distinguées les unes des autres et se fondent optiquement les unes aux autres. L'aspect visuel obtenu est différent de celui obtenu en mélangeant des couleurs sur une palette et en les appliquant ensuite sur la toile. Certains décrivent le résultat comme plus brillant ou plus pur car le mélange est réalisé par l'œil et non par le pinceau1. L'explication pourrait être liée aux théories sur l'additivité et la soustractivité des couleurs : habituellement, lorsque des couleurs sont produites par un mélange de pigments, la soustractivité joue (chaque pigment absorbe un ensemble de fréquences du spectre lumineux, le mélange des pigments renvoie l'ensemble des fréquences non absorbées). Ainsi, mélanger des pigments de cyan, de magenta et de jaune (les couleurs primaires soustractives) produit une couleur proche du noir. En revanche, lorsqu'on mélange des couleurs produites par des sources de lumière, c'est l'additivité qui joue son rôle : le mélange de faisceaux lumineux des trois couleurs rouge,vert et bleu produit une lumière proche du blanc puisque l'ensemble des fréquences visibles se trouve représenté. Les écrans de télévision, par exemple, utilisent ce système.
MathématiquesDiscipline des mathématiques qui a pour but de répartir des points sur une surface comme une sphère selon la valeur d'un paramètre de proximité s tenant plus ou moins compte de la proximité surfacique (nouvel algorithme très récent, postérieur à 2003), un tore. Applications : notamment les orbitales atomiques (sp2,...).Magazine Sciences et Vie no1054 Juillet 2005, p84 et seq Autre exemple: répartition des électrons en surface d'un conducteur Notes et références
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