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Directoire

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Pour les articles homonymes, voir Directoire (homonymie).

Le Directoire est le régime politique français chargé du pouvoir exécutif entre le 26 octobre 1795 (4 brumaire an IV) et le 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII). Il succède à la Convention nationale.

Sommaire

[] Histoire

Selon la Constitution de l'an III, les dirigeants sont élus par le Conseil des Anciens. Les cinq premiers Directeurs sont Reubell, Barras, La Révellière Lépeaux, Carnot et Letourneur. Chaque année un directeur (choisi par tirage au sort) doit céder sa place. Après le coup d'État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797), le Directoire est aux mains d'un triumvirat (Reubell, Barras, La Révellière Lépeaux). Le Directoire peut être également appelé République bourgeoise ou des propriétaires.

Le Directoire fut, au commencement surtout, une époque de gloire pour les armées françaises : toute l'histoire militaire de ce temps est dans les noms de Bonaparte, de Kléber, de Desaix, de Masséna, de Moreau. Nomination le 29 brumaire An VII (19 novembre 1798), de Nicolas-Noël Boutet en qualité de Directeur Général des Manufactures d'Armes et Ateliers de réparation de France.

A l'intérieur, le travail du Directoire tendit à rapprocher peu à peu les intérêts, à éteindre les passions et les haines, à asseoir le nouveau gouvernement, sans employer de moyens odieux et criminels; cependant il se vit dans la nécessité de recourir à une banqueroute, qui fut déguisée sous le nom de tiers consolidé.

Malgré les succès militaires de Napoléon Bonaparte en Italie (1797), qui permettent de lever d'importantes contributions de guerre, le Directoire, mené par Barras (« le roi des Pourris » selon Bonaparte) devient rapidement synonyme de corruption et de déroute financière de l'État (inflation des assignats).

À la suite de quelques échecs, on ne tarda pas à accuser les Directeurs d'incapacité ; d'ailleurs ils étaient sans cesse en lutte entre eux.

Sieyès et ses amis ont désigné Joubert pour être l'exécutant du coup d'Etat qu'ils préparent contre le Directoire. Mais le sort en décide autrement. Joubert est tué à la bataille de Novi le 28 thermidor an VII. Bonaparte y met fin par son coup d'État du 18 brumaire, qui donne naissance au Consulat. Les cinq Directeurs sont alors Barras, Sieyès, Gohier, Ducos et Moulin.

[] Liste des directeurs


Constitutions
Textes
Régime politique
Constitution de 1791 texte Monarchie constitutionnelle
Constitution de l'an I - 1793 texte Ire République
Constitution de l'an III - 1795 texte Directoire
Constitution de l'an VIII - 1799 texte Consulat
Constitution de l'an X - 1802 texte Consulat à vie
Constitution de l'an XII - 1804 texte Ier Empire
Charte de 1814 texte Restauration
Acte additionnel de 1815 texte Cent-Jours
Charte de 1830 texte Monarchie de Juillet
Constitution de 1848 texte IIe République
Constitution de 1852 texte, IInd Empire
Lois constitutionnelles de 1875 texte IIIe République
Loi constitutionnelle de 1940 texte État français
Loi constitutionnelle de 1945 texte GPRF
Constitution de 1946 texte IVe République
Constitution de 1958 texte Ve République
voir aussi: Site source et Constitution
Jean-François Reubell (ou Rewbell) (1747-1807)
Paul Barras
Louis-Marie de La Révellière-Lépeaux (1753-1824)
Étienne-François Le Tourneur (1751-1817)
Lazare Carnot
  • « Remaniement » de juin 1796 :
François de Barthélemy remplace Étienne-François Letourneur, désigné par tirage au sort.
Philippe-Antoine Merlin de Douai (1754-1838) et Nicolas-Louis François de Neufchâteau (1750-1828) remplacent François de Barthélémy et Lazare Carnot, qui ont été proscrits.
Jean-Baptiste Treilhard remplace Nicolas-Louis François de Neufchâteau, désigné par tirage au sort.
  • « Remaniement » du 21 floréal an VII (16 mai 1799) :
L'abbé Sieyès remplace Jean-François Reubell, désigné par tirage au sort.
Louis Gohier (1746-1830) remplace Jean-Baptiste Treilhard, dont l'élection est annulée au bout de 13 mois ;
Roger Ducos (1747-1816) et le général Jean-François Moulin (1752-1810) remplacent La Révellière-Lépeaux et Merlin de Douai, contraints à la démission.

[] Les Incroyables et les Merveilleuses

Un Incroyable et une Merveilleuse
Un Incroyable et une Merveilleuse

Une fureur de divertissement s'est emparée de la société du Directoire. Depuis que la Terreur est terminée la jouissance est à l'ordre du jour.

Les jolies femmes cèdent à la mode de l'antiquomanie : robes à la Diane ou à la Flore, tuniques couleur chair largement ouvertes sur le flanc et au décolleté généreux. On se vêt, ou plutôt on se dévêt de tulle, de gaze ou de linon transparent qui ne cache rien des formes. L'exposition des produits de l'industrie nationale organisée en 1798, témoigne de cet engouement pour le luxe.

« Ah ! S'il voyait ! »Gravure satirique anonoyme de 1797 montrant un « aveugle » déchirant « par mégarde » la robe transparente d'une Merveilleuse qui expose ainsi ses fesses au public.
« Ah ! S'il voyait ! »
Gravure satirique anonoyme de 1797 montrant un « aveugle » déchirant « par mégarde » la robe transparente d'une Merveilleuse qui expose ainsi ses fesses au public.

Le grand luxe de ces Merveilleuses - c'est ainsi qu'on appelle les beautés du temps - c'est la perruque, ou plutôt la multitude de perruques, car il en existe pour toutes les heures du jour : généralement blondes, on en voit des noires, des bleues, des vertes.

Les cavaliers de ces dames sont nommés les Incroyables, ou plutôt les Incoyables, car ils jugent élégant de supprimer les r (le R de Révolution , de Roi ou ceux qu'on entend dans Terreur) et même toutes les consonnes, devenant ainsi presque inintelligibles. Ils arborent des accoutrements excentriques : habit vert à grands godets, taille pincée, large culotte, énorme cravate sous laquelle le menton disparaît. Ils ont le nez chaussé de grosses lunettes et sont coiffés en « oreilles de chien », leurs cheveux tombant sur les oreilles. Leurs parfums à base de musc leur valent aussi le surnom de « muscadins ». Le bicorne sur la tête, ils tiennent en main un gourdin qu'ils appellent leur « pouvoir exécutif » et grâce auquel ils peuvent tenir le haut du pavé.

Cette jeunesse dorée, qui dépense sans compter, se retrouve à Paris dans tous les lieux à la mode : théâtres, tripots, glaciers, Tivoli ou Frascati, allée des veuves aux Champs-Élysées ou galerie du Palais-Royal. La danse est à l'honneur et les bals publics pullulent. Élégants et élégantes se vantent de fréquenter les plus renommées des « Merveilleuses » : Mademoiselle Lange, Madame Tallien, Madame Récamier, ou deux créoles très recherchées, les citoyennes Beauharnais et Hamelin.

Leur protecteur, Barras, est un personnage influent auquel il est bon de faire sa cour : il donne des fêtes luxueuse, où se presse une société disparate : royalistes et jacobins repentis, grandes dames et courtisanes. Les m?urs sont libres : on divorce pour se remarier et redivorcer au plus vite.

Cette classe de nouveaux riches, que la vente aux armées et l'agiotage a enrichi, devait connaître une mise au pas et un certain regain de sobriété et de pudeur lors de l'avènement du premier consul[1].

[] Style

Le Style Directoire adopté pendant cette période en ce qui concerne les arts décoratifs, l'architecture et le mobilier est une évolution du néoclassicisme et il annonce l'empire. Ce style se veut sobre et les formes carrées.

[] Bibliographie

[] Voir aussi

[] Liens externes

[] Source partielle

« Directoire », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions]. (Wikisource)


Précédé par Directoire Suivi par
Convention nationale
Pouvoir exécutif de la République française
1795-1799
Consulat (Napoléon Bonaparte, Premier Consul)
 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Directoire
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