Encyclopédie - Cratère & Video
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Pour les articles homonymes, voir Cratère (homonymie). Image:Disambig.svg

Un cratère est une structure géologique circulaire qui consiste principalement en un cône de roche dont la tête manque et a été remplacée par un creux.

Plusieurs types de cratères peuvent se rencontrer et correspondent à des modes de formation très différents mais menant à des formes assez similaires :

  • Un cratère d'éruption volcanique se forme lors de l'éruption d'un volcan. L'apport très rapide de matériaux qui s'écoulent très rapidement crée une forme conique (le refroidissement relativement rapide garantit des flancs pentus). La tête (creux) du cratère peut être formée par la cheminée d'éruption (elle est alors assez petite) ou lors de l'effondrement d'une partie du sommet du cône (on voit alors apparaître une caldeira qui sera éventuellement remplie par un lac, par exemple Crater Lake, dans l'Oregon).
  • Un cratère d'impact est généralement le fruit de la collision entre deux objets de tailles largement différentes (exemple chute d'un projectile sur le sol). L'expression est particulièrement utilisée en astronomie pour désigner le résultat de la collision d'objets célestes. Un cratère d'impact peut se rencontrer à l'échelle planétaire. Par exemple, Mimas, une lune de Saturne, porte les traces gigantesques d'un impact qui a failli la détruire complètement : un cratère de 130 Km de diamètre dont les rebords sont le fruit de la remontée des matériaux environnants sous la force de l'impact, il présente un pic central qui rappelle le « rebond Â» qui a été surpris par certaines photographies rapides de la chute d'une goutte dans le lait. Il est entouré d'ejecta , produits de "l'explosion" de la partie creuse du cratère et du bolide impacteur sous la violence de l'impact, partiellement fondus par l'énergie titanesque mise en jeu par le choc à des vitesses cosmiques (dizaines de Km par seconde) Ces caractéristiques très conformes à la théorie mécanique permettent de penser que le choc a été parfaitement frontal et que la collision est relativement jeune (en termes astronomiques) puisque le cratère n'a pas été partiellement effacé par des impacts ultérieurs.
Image:Impact1.jpg
Représentation d'artiste d'un impact météoritique

Sur Terre les cratères d'impact sont rarement faciles à identifier (en outre jusqu'aux années soixante, début de « l'ère spatiale Â», ils étaient, sauf rares exceptions, rapportés à des phénomènes volcaniques). Avec les progrès dus aux études spatiales, et au développement de l'imagerie géologique, satellitaire ou (Chicxulub) géophysique, les géologues sont aujourd'hui plus avertis des caractéristiques du phénomène et rectifient peu à peu les anciennes confusions tout en multipliant les nouvelles découvertes. Toutefois, dans les conditions superficielles terrestres ces cratères sont assez rapidement dégradés, à l'échelle des temps géologiques, par l'érosion continue qui caractérise l'atmosphère et l'hydrosphère très actives de la Terre. Ou encore, ils peuvent être cachés par l'eau des océans ou les banquises et aussi enfouis par la sédimentation qu'elle soit marine (Chicxulub) ou éolienne voire fluvio-lacustre. Ils peuvent en outre être rendus méconnaissables par les plissements Sudburry et aussi disparaître avec la subduction lors des mouvements de plaques tectoniques. Mais, même compte tenu de ces conditions propres à la Terre (et autres corps célestes "vivants"), si l'on compare la densité géographique des cratères terrestres connus sur les terres émergées, exemptes des exclusions précédentes, à celle des cratères de la Lune ( exemple d'astre "endormi") le déficit sur Terre est gigantesque. Pourtant il ne semble pas y avoir de raison pour que le bombardement sur terre ait été moindre, il resterait donc vraisemblablement bien des trouvailles à faire.

Les cratères dépassant la dizaine de kilomètres sont vraisemblablement impliqués dans l'évolution des espèces vivantes. Découvert par imagerie géophysique sismique, enfoui sous les sédiments tertiaires du golfe du Mexique et de la péninsule du Yucatan, on connaît depuis quelques années le cratère fossile de Chicxulub situé précisément à la charnière entre le Crétacé et le Tertiaire(voir |Tertiaire). Il est, très certainement, associé à un bouleversement écologique planétaire et, fort possiblement, à la disparition des dinosaures (entre autres espèces vivantes du moment). On découvre peu à peu également que divers gisements de richesses métalliques (peut-être aussi pétrolières) sont liés à de tels gigantesques impacts (autrefois inconnus, ou non connus comme tels) comme le gisement de Sudburry au Canada. L'unanimité des géologues sur l'apport métallique de la météorite impliquée n'est pas encore faite mais il existe un courant d'idées tendant à donner une origine extraterrestre aux sources des concentrations de métaux lourds de l'écorce terrestre, les minéraux lourds initiaux de la planète s'en trouvant en principe absents du fait de leur concentration dans le noyau avec le fer, par décantation gravifique, à cause de leurs densités trés élevées, pendant les débuts de l'histoire astronomique de la planète (fusion générale initiale). Un courant d'idées parallèle existe aussi, attribuant la même origine à l'eau et à notre atmosphère (voire à la vie animale elle-même) amenées simultanément, au fur et à mesure que s'accumulait, au cours de l'histoire géologique de la planète, tout cet apport solide des corps célestes.

il est à noter que si les caractères morphologiques des cratères d'impact, les effets lithologiques sur l'encaissant et la nature des ejecta sont beaucoup mieux connus aujourd'hui, il reste un point obscur notable concernant la formation du pic central dans les cratères de taille suffisante pour qu'il se produise (ordre de la huitaine de kilomètres de diamètre sur Terre) et la nature de son soubassement. Les rares recherches (autres que morphologiques ou lithologiques superficielles) tentées sur cette question n'ont rien apporté de particulier à ce jour. Mais il s'agit là d'un point très particulier de la dynamique de formation du cratère : probablement l'ultime segment de la pénétration du bolide, et en tout cas le foyer de convergence des effets centripètes produits lors de l'explosion génératrice du cratère : probablement un lieu de thermodynamique super-paroxysmale, qui n'est pas sans analogie avec le foyer des "charges creuses" des projectiles militaires anti-blindages mais dans un tout autre ordre de grandeur.

[] Lien externes

[1]

[] Homonymes

Par extension, on parle de cratère pour un certain nombre de formations qui ne sont pas toujours géologiques mais qui ont la même forme. Par exemple :

  • un enfant forme un cratère avec la purée dans son assiette.
  • une plaie peut être décrite par un médecin comme étant un cratère.
  • un trou dans une maçonnerie est décrit comme un cratère.
 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Cratère
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