Flickr Badge Contre-torpilleur
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Image:HMS Manchester D-95.jpg HMS Manchester, destroyer Type 42 de la Royal Navy, lancé en 1980 Dans la terminologie militaire moderne, un destroyer est un navire de guerre capable de défendre un groupe de bâtiments (militaire ou civil) contre toute menace, comme d'attaquer un groupe de navires moyennement défendu, il possède une bonne protection antiaérienne, anti sous-marine et une protection correcte anti-navire. À l'origine, le terme désignait un bâtiment qui devait attaquer au moyen de torpilles, tout en défendant à l'aide d'une batterie de canons à tir rapide, le gros de la flotte contre des attaques similaires. Ce sont d'excellents chasseurs de sous-marins. Les sous-mariniers les appellent "les tueurs". Image:USS McFaul DDG 74.jpg USS McFaul, US Navy, lancé en 1997 Image:HMCS Iroquois.jpg Destroyer Canadien HMCS Iroquois
[] Histoire[] OriginesImage:Kotaka.jpg Torpilleur japonais Kotaka, 1887 Image:USS Macdonough (DD-9).jpg destroyer américain Macdonough en 1908 Le destroyer, comme la langue d'origine du mot l'indique, apparut en Grande-Bretagne, peu de temps après la guerre civile chilienne et la guerre sino-japonaise, deux conflits ou les petits torpilleurs inventés par John Ericsson avaient fait preuve de leur efficacité. [] ÉvolutionImage:USS Burrows (DD-29).JPG destroyer américain USS Burrows pendant les années 20 Pendant le Première Guerre mondiale, la généralisation du danger des sous-marins, amena les destroyers, à assurer une autre mission la protection des grosses unités contre ces nouveaux ennemis au sein des escadres. Les convois, eux lorsqu'il commencèrent à se structurer firent plus appel à des escorteurs anti sous-marin, spécialisés, les avisos, puis bientôt, au début de la Seconde Guerre mondiale, les corvettes et frégates, qui du fait des navires qu'il était censés protéger étaient bien moins rapides, mais par contre bien plus endurants du fait des distances à parcourir. [] En FranceLa France, n'utilisa pas la désignation de destroyer, les navires destinés à lutter contre les torpilleurs, furent appellés contre-torpilleur, terme qui apparaît la première fois dans le décret ministériel du 17 mars 1886, qui ordonne la transformation des torpilleurs numérotés de 65 à 74, par le montage de quatre canons revolver de 37 mm; au final seul le n° 68 sera converti. En février 1888, la canonnière Gabriel-Charmes est aussi transformée en contre torpilleur n°151. En 1890, ils sont tous reclassés en torpilleurs. La désignation réapparaît en 1896, lorsque que les aviso-torpilleurs Cassini, D?Iberville et Casabianca sont reclassés contre-torpilleurs d?escadre. Les deux Dunois et Lahire reçoivent eux aussi cette désignation dès leur mise en service. La classe Condor, d'abord classée en croiseur-torpilleur, l'adopte aussi, de même que le croiseur de 3e classe, Milan en 1897. En 1901, les contre-torpilleurs d?escadre deviennent officiellement des contre-torpilleurs et sont construits : 32 de "300 tonnes", 13 de "450 tonnes" et 21 de "800 tonnes". La désignation est de nouveau modifiée en 1914, en torpilleur d?escadre. En 1922, le terme de contre-torpilleur réapparaît à l'ocassion du programme naval, qui en prévoit douze de 2.200 tonnes, les six premiers seront ceux de la classe Jaguar, 26 autres suivront; quatre de la classe Fantasque seront reclassifiés en croiseurs légers après la guerre. Après guerre la désignation cède la place à celle d'escorteur d'escadre qui reflète mieux leurs missions, qui apparaît avec le lancement des dix huit du modèle 1947, ils sont destinés à la protection des escadre de bâtiments lourds. Pour protéger les convois et la navigation de commerce, la classification d'escorteur rapide est crée, les quatre premiers seront ceux du modèle 1950, suivi des douze du modèle 1952, puis des trois du modèle 1952A. Le terme de frégate réapparait dans la marine française en 1962, avec les deux bâtiments de la classe Suffren qui sont classés comme frégate lance-engins. Pour sucéder aux escorteurs rapides, sont lancé à la même époque les neuf aviso-escorteurs de la classe Victor Schoelcher. En 1965, la désignation de corvette est adoptée pour le lancement de Aconit, puis des trois Tourville qui elles seront reclassifiées en frégates, dés leur mise en service. En 1988 l'Aconit et les sept corvettes de la classe Georges Leygues sont elles aussi reclassifiées en frégates, le terme corvette disparait dans la marine française. Le 1er juin 1992, le dernier escorteur d'escadre, le Duperré, est désarmé, la désignation disparaît aussi. En 1996, c'est le dernier aviso-escorteur qui subit le même sort. De nos jours seul la désignation de frégate semble s'imposer dans la marine nationale. Les derniers aviso de la D'Estienne d'Orves étant prêt du désarmement et le terme devrait disparaître lui aussi. Elles sont par contre, dorénavant, réparties en deux rangs et leur fonction est précisée, les listes navales française comprenant des :
[] Formations et tactiquesImage:USS Aaron Ward (DD-483).jpg destroyer américain Aaron Ward (DD-483) pendant la Seconde Guerre mondiale Durant la période, où les destroyers remplissait leur rôle traditionel d'attaque et de protection dans les actions utilisant la torpille, ils furent employés de façon groupée et coordonnée. La formation de base employant des destroyer à l'époque était la flotille, la taille de celle-ci variait selon les nations et comprenait en général, de quatre à un dizaine de destroyers. Le bâtiment commandant l'unité était nommé lui conducteur de flotille, selon les pays ; là encore, c'était soit un croiseur léger, soit un destroyer lui-même, mais souvent de plus grande taille avec des aménagements suplémentaires pour remplir des fonctions administratives. La flotille était par ailleurs appuyée par des tenders, qui la ravitaillaient et lui permettaient d'agir loin d'une base terrestre. La petite taille du destroyer, en effet, rendait impossible, tout du moins dans le premiers temps, le rechargement des tubes lance-torpille embarqués, nécessitant l'intervention d'un navire plus lourd équipé de matériel de levage adapté, de plus ces navires rapides consommaient rapidement leur réserve de combustible. Des destroyers isolés n'auraient eu qu'une endurance limitée, mais associés aux tenders, ils se retrouvaient en mesure de suivre la flotte partout où elle allait. La seule limite tactique des destroyers devenait alors leur endurance par gros temps auquel ils étaient plus sensibles qu'un navire de grande taille. Image:USS Vammen;0664401.jpg destroyer américain d'escorte USS Vammen lancé en 1944 La lutte contre les sous-marins, vit l'émergence d'unités spécialisées, beaucoup plus hétérogènes que les flotilles, souvent appelé groupe de chasse, regroupant aussi bien des porte-avions d'escorte, que des sloops, corvettes ou frégate. Dans ces formations, le destroyer servait alors souvent de force d'attaque rapide qui chargeait le sous-marin attaquant le convoi, allant jusqu'à l'éperonner si le besoin était pour l'obliger à passer dans une posture défensive en plongeant profondément. Leur vitesse élevée et leur grande agilité les mettaient quasiment à l'abri des torpilles des submersibles, à moins d'être surpris, quant à leur armement de canons, il rendait sucidaire l'attaque en surface pourtant la plus efficace à cette époque. Cependant, le destroyer souffrait de plusieurs défauts qui le rendaient dépendant des autres navires composants le groupe :
Il constituait donc un élément important des forces d'escorte, mais dépendant des autres composantes. [] Liste des destroyers par pays
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