Condoleezza Rice
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| Condoleezza Rice | |
| Nom | Condoleezza Rice |
| Naissance | 14 novembre 1954 à Birmingham, Alabama |
| Nationalité | |
| Profession | Professeur de sciences politiques |
| Occupation | Secrétaire d'État des États-Unis |
| Formation | Université de Denver |
Condoleezza Rice (née le 14 novembre 1954 à Birmingham en Alabama) est depuis janvier 2005 la Secrétaire d'État des États-Unis.
Ancienne professeur de sciences politiques à l'université Stanford, elle fut Conseillère à la Sécurité nationale entre 2001 et 2005 sous le premier mandat de George W. Bush puis nommé secrétaire d'État (l'équivalent de ministre des Affaires étrangères) en janvier 2005. Seconde femme à occuper ce poste (après Madeleine Albright sous l'administration Clinton) et seconde afro-américaine (après son prédécesseur Colin Powell), elle fut classée en 2004 et 2005 comme la 1re femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes (détrônée en 2006 par Angela Merkel).
Elle parle couramment le français et le russe et correctement l'espagnol.
Sommaire |
[] Biographie
[] Jeunesse
Le prénom que lui ont donné ses parents est formé à partir de l'expression italienne "con dolcezza", "avec douceur", utilisée dans les partitions de musique.
Le père de Condoleezza Rice était conseiller d'orientation pédagogique et pasteur dans l'église presbytérienne ; sa mère enseignait la musique et était une excellente pianiste.
Elle sera confrontée à la ségrégation raciale qui existait à l'époque dans cet État du Sud des États-Unis. Elle avait 8 ans quand sa camarade d'école, Denise McNair, agée de 11, fut tuée dans l'attentat à la bombe contre l'église baptiste de la 16e rue, une église afro-américaine proche de chez elle, à Birmingham en Alabama, attentat perpétré par des membres du Ku Klux Klan le 15 septembre 1963. Plus tard, à un professeur raciste de l'université de Denver qui argumentait sur la supériorité intellectuelle des Blancs elle déclara : « Celle qui parle le français, ici, c'est moi. Celle qui joue Beethoven, c'est moi. Je possède votre culture mieux que vous. Ce sont des choses qui s'enseignent. »
Rice entra à l'Université de Denver à l'âge de 15 ans pour étudier les sciences politiques, études qu'elle compléta à l'âge de 19 ans, recevant son diplôme de Baccalauréat (système universitaire anglo-saxon) avec la mention cum laude. Un de ses professeurs en affaires internationales était Josef Korbel, père de Madeleine Albright.
À l'Université de Stanford, elle fut professeur de sciences politiques et trésorière. Elle fit partie de plusieurs conseils d'administration, dont celui du pétrolier Chevron.
[] Premières idées politiques
Rice était démocrate jusqu'en 1982 quand elle passa du coté du camp républicain après une aversion croissante pour la politique étrangère de l'ancien président Jimmy Carter. Elle cita également l'influence de son père, John Wesley, dans cette décision qui lui même était passé des Démocrates aux Républicains après s'être vu refusé l'inscription sur les registres de vote du Parti démocrate local. Lors de son intervention à la Convention républicaine de 2000, elle déclara : « Mon père rejoignit notre parti car les Démocrates de Jim Crow en Alabama refusèrent de l'enregistrer pour qu'il puisse voter, les Républicains le firent. ». Néanmoins, malgré son changement de parti, elle fut une des conseillères en politique étrangère du candidat démocrate à la présidence Gary Hart lors des présidentielles de 1984. Elle reste néanmoins pour beaucoup une énigme idéologique.
[] Carrière politique
En 1986, alors qu'elle fait partie du Conseil des relations étrangères, un think tank américain, elle sert comme Conseillère spéciale au Directeur du Joint Chiefs of Staff, le Comité des chefs d?États-majors interarmes. Elle devient une protégée de Brent Scowcroft
De 1989 à mars 1991 (la période de la chute du mur de Berlin et de la désintégration de l'URSS), elle servit dans l'administration du Président George H. W. Bush comme directrice puis Directrice Senior pour les affaires soviétiques et Est-européennes au Conseil national de sécurité et Conseillère spéciale pour le président aux Affaires de sécurité nationale. A ce poste, Rice aida à développer les politiques de Bush et du secrétaire d'État James Baker en faveur de la réunification allemande. Elle impressionna Bush, qui plus tard la présenta à Mikhail Gorbachev comme celle qui « m'a dit tout ce que je connais sur l'Union soviétique. »
En 1991, Rice retourna comme professeur à Stanford, tout en étant consultante pour divers clients, publics et privés sur l'ancien bloc soviétique. A fin 1991, le gouveneur de Californie Pete Wilson la nomma dans un cabinet bi-partisan qui avait été créé pour dessiner la nouvelle carte électorale de l'État.
En 1997, elle siège au Comité fédéral chargé de conseiller pour l'intégration et la formation des femmes au sein des Armées.
Durant la campagne présidentielle de George W. Bush en 2000, Rice prit une année de congé de l'université Stanford pour lui servir de conseiller en politique étrangère. Elle déclarera ainsi au cours d'un diccours remarqué à la Convention républicaine que « les forces armées américaines ne sont pas une force de police mondiale, ils ne sont pas le 911 mondial. » (911 est le n° d'urgence aux États-Unis) .
Dès l'entrée en fonction de Georges W Bush en janvier 2001, elle devient sa Conseillère à la sécurité nationale, fonction qu'elle va occuper jusqu'en 2005. Elle y gagnera au début le surnom de "Warrior princess" du fait de son fort caractère accompagnée de manières délicates.
[] Secrétaire d'État
Le 16 novembre 2004, elle fut nommée par le Président au poste de secrétaire d'État, après la démission de Colin Powell.
Confirmée en janvier 2005 par le Sénat des États-Unis par 85 voix contre 13, elle fut la première femme noire à occuper ce poste.
En février 2005, l'un de ses premiers gestes de secrétaire d'État fut d'aller en Europe pour tenter d'aplanir les divergences et différends euro-américains, et préparer la venue de George W. Bush. Son seul discours fut prononcé le 8 février, à l'Institut d'études politiques de Paris.
En avril 2005, s'appuyant sur les exemples de la Géorgie et de l'Ukraine, elle appela, à Vilnius, en Lituanie, au « changement » politique en Biélorussie - pays qui, selon ses dires, serait la « dernière vraie dictature au centre de l'Europe ». Elle rencontre des groupes biélorusses favorables à la démocratie et au renversement du gouvernement du Président Aliaksandr Loukachenko.
En juin 2005, conformément au discours inaugural de Bush en janvier 2005 sur l'expansion de la démocratie, Condoleezza Rice tança l'Égypte, pourtant l'un des plus précieux alliés arabes des États-Unis au Proche-Orient, lors d'un discours à l'Université américaine du Caire. Elle critiqua à cette occasion, et de façon très sévère, le gouvernement du président Hosni Moubarak, dont l'introduction du multi-partisme à l'élection présidentielle était jugée insuffisante : demandant des élections « libres, équitables et transparentes », « l'état de droit à la place des décrets d'urgence », « un système judiciaire indépendant, et non une justice arbitraire », ainsi que « la protection des militants pacifiques de la démocratie ». À cette occasion, elle reconnut que « pendant soixante ans, les États-Unis ont recherché la stabilité aux dépens de la démocratie au Proche-Orient et n'ont accompli ni l'un ni l'autre ».
En juillet 2005, elle annonce la création du programme d'aide "fonds pour la diversification de l'économie africaine". (voir Politique des États-Unis d'Amérique).
En décembre 2005, dans le cadre de ses tournées dans les pays alliés, elle doit justifier auprès du Conseil de l'Europe et de l'opinion publique européenne l'existence de prisons secrètes de la CIA en Europe ainsi que l'utilisation d'aéroports européens pour des transferts de prisonniers ("combattants ennemis" selon la terminologie américaine). Sans confirmer l'existence de prisons secrètes en Europe de l'Est, elle expliqua que les États-Unis utiliseraient « toutes les armes légales pour battre les terroristes », justifiant le transfert de suspects de terrorisme dans d'autres pays pour être « interrogés, détenus ou jugés » et appelant les gouvernements européens à faire preuve de responsabilité. Selon elle, ces « renditions » auraient sauvé des vies, y compris en Europe.
À l'été 2006, du fait de l'embrasement du Proche-Orient avec les affrontements entre Tsahal et le Hezbollah au Liban, Condoleezza Rice joue un rôle central : elle nuance la position américaine vis-à-vis d'Israël en demandant ouvertement un cessez-le-feu, et obtient un courte trêve de 48 heures de la part du premier ministre israélien, Ehud Olmert, après l'incident du bombardement de Cana par l'aviation israélienne.
[] Musique
Condoleezza Rice est une pianiste accomplie qui se produit en public depuis son plus jeune age. A 15 ans, elle jouait Mozart avec l'orchestre symphonique de Denver, et aujourd'hui joue régulièrement avec un orchestre de chambre à Washington. Elle a aussi joué lors d'évènements diplomatiques dans différentes ambassades et elle s'est produite en public avec le violoncelliste Yo-Yo Ma. Elle a déclaré que son compositeur préféré était Brahms, car sa musique est « passionnée sans être sentimentale ».
[] Citations
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- « Le parti républicain me regarde comme un individu, pas comme une partie d'un groupe. » (1980) à propos de sa non-adhésion au communautarisme noir américain.
- « L'Irak est la clé de l'avènement d'un Moyen-Orient différent, un Moyen-Orient dans lequel les peuples auront retrouvé l'espoir, dans lequel les gens maîtriseront leur propre vie et sauront que leurs aspirations politiques peuvent être acheminées par des voies démocratiques légitimes. » (15 mai 2005)
- « Il y a ceux qui disent que la démocratie mène au chaos [...], à la terreur (...). C'est le contraire qui est vrai : la liberté et la démocratie sont les seules idées assez fortes pour vaincre la haine, la division et la violence. » (21 juin 2005 - Université américaine du Caire)
- Washington se doit de « pardonner à la Russie, ignorer l'Allemagne, et punir la France » (avril 2003).
[] Sources
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d?une traduction de l?article de Wikipédia en anglais intitulé « Condoleezza Rice ».
[] Voir aussi
[] Articles connexes
[] Liens externes
- (fr) Philippe Gélie, Condi Rice veut transformer le monde en douceur, Le Figaro, 19 janvier 2006
- (en) Secretary Rice's view of the world Interview de Cal Thomas
| Précédée par | Condoleezza Rice | Suivie par |
| Colin Powell | Secrétaire d'État depuis 2005 |
en cours de fonction |
| Précédé de : - |
1er Femme la plus puissante du monde 2004, 2005 |
Suivi de : Angela Merkel |
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Condoleezza Rice
Revue de presse Condoleezza_Rice
