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La maison de la vieille
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Catulle Mendès
Champ Vallon
Jean Lorrain. Correspondance. I. Lettres à Barbey d'Aurevilly, François Coppée, Oscar Méténier, Catulle Mendès, Edmond Deschaumes, Mecislas Golberg, etc., suivies des articles condamnés

Paul-Alexandre-Martin Duval
Monstres parisiens, par Catulle Mendès. 2e édition

Catulle Mendès
E. Dentu
Catulle Mendès. La Colère d'un franctireur

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Catulle Mendès (22 mai 1841, Bordeaux - 7 février 1909, Saint-Germain-en-Laye) est un écrivain et poète français.

Sommaire

[] Biographie

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Catulle Mendès
Après une enfance et une adolescence à Toulouse, Mendès arrive à Paris en 1859 et devient rapidement un des protégés de Théophile Gautier. Il se fait connaître dès 1860 en fondant La Revue Fantaisiste à laquelle collabore notamment Villiers de L'Isle-Adam. Il publie en 1863 son premier recueil de poèmes, Philoméla. À la suite d'un voyage en Allemagne qui le laisse ébloui, Catulle Mendès se range avec ardeur dans le camp des défenseurs du compositeur Richard Wagner.

Catulle Mendès rejoint ensuite le groupe d'écrivains qui se réunit chez Leconte de Lisle : François Coppée, Léon Dierx et José-Maria de Heredia ou Théodore de Banville notamment sont des habitués. Le Parnasse est né, dont Mendès se fera l'historien en publiant plus tard La Légende du Parnasse contemporain. Il participe activement à ce titre à la revue collective Le Parnasse contemporain.

Catulle Mendès épouse Judith Gautier, fille de Théophile Gautier, en 1866. Le couple ne durera pas. Vers 1869, Catulle Mendès se met en ménage avec la compositrice Augusta Holmès. Le couple aura cinq enfants avant de se séparer en 1886. Mendès se mariera ensuite avec la poétesse Jeanne Nette, qui sera sa dernière compagne.

Le corps sans vie de Catulle Mendès est découvert le 7 février 1909 dans le tunnel de chemin de fer de Saint-Germain-en-Laye : on a supposé qu'il avait ouvert la porte de son wagon en se croyant rendu à destination.

L'?uvre de Catulle Mendès, très abondante, est généralement tombée dans l'oubli aujourd'hui. Il est considéré comme le représentant d'un esthétisme fin de siècle, utilisant, non sans préciosité, un vocabulaire recherché et brillant. Les critiques de l'époque lui reprochaient déjà une certaine superficialité et une manière assez visible de suivre la mode du jour. Sa poésie, au parfum décadent, était très appréciée de Verlaine. Il est également l'auteur de courts récits érotiques.

C'est Catulle Mendès qui présenta l'occultiste Eliphas Lévi à Victor Hugo.

[] ?uvres (extraits)

[] Poésies

  • Philoméla (1863) ;
  • Hespérus (1872) ;
  • Contes épiques (1872) ;
  • Poésies (1892) ;
  • Poésies nouvelles (1893).

[] Théâtre et livrets d'opéras

  • La Part du roi (1872) ;
  • Les Frères d'armes (1873) ;
  • Justice (1877) ;
  • Les Mères ennemies (1882)
  • Le Capitaine Fracasse (1878) ;
  • Gwendoline (1886), livret pour l'opéra de Chabrier ;
  • La Femme de Tabarin (1887);
  • Isoline (1888), livret pour l'opéra d'André Messager ;
  • Médée (1898) ;
  • La Reine Fiammette (1898) ;
  • Le Fils de l'étoile (1904) ;
  • Scarron (1905) ;
  • Ariane (1906) livret pour l'opéra de Massenet ;
  • Glatigny (1906).

[] ?uvres critiques

  • La Légende du Parnasse contemporain (1884) ;
  • Richard Wagner (1886) ;
  • L'?uvre wagnérienne en France ;
  • Rapport sur le mouvement poétique français de 1867 à 1900 (1902).

[] Romans

  • La Vie et la mort d'un clown (1879) ;
  • Les Mères ennemies (1880) ;
  • Le Roi vierge (1881) ;
  • Zo'Har (1886) ;
  • L'Homme tout nu (1887) ;
  • La Première maîtresse (1894) ;
  • Gog (1896).

[] Citation

Reste. N'allume pas la lampe...

Reste. N'allume pas la lampe. Que nos yeux
S'emplissent pour longtemps de ténèbres, et laisse
Tes bruns cheveux verser la pesante mollesse
De leurs ondes sur nos baisers silencieux.

Nous sommes las autant l'un que l'autre. Les cieux
Pleins de soleil nous ont trompés. Le jour nous blesse.
Voluptueusement berçons notre faiblesse
Dans l'océan du soir morne et délicieux.

Lente extase, houleux sommeil exempt de songe,
Le flux funèbre roule et déroule et prolonge
Tes cheveux où mon front se pâme enseveli...

Ô calme soir, qui hais la vie et lui résistes,
Quel long fleuve de paix léthargique et d'oubli
Coule dans les cheveux profonds des brunes tristes.

Soirs Moroses, Catulle Mendès, 1876

 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Catulle Mendès
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