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La cathédrale Saint-Lazare d'Autun fut construite au XIIe siècle, et consacrée comme cathédrale à la fin de ce siècle, en remplacement de la cathédrale Saint-Nazaire.
Commencée vers 1120, elle fut achevée en 1146. Elle est bâtie sur le modèle de l'abbatiale de Paray-le-Monial. La voûte gothique dut remplacer un plafond en bois au XIIIe siècle, peu de temps après sa consécration comme cathédrale, puisqu'on ajouta des arcs-boutants à cette époque. Une flèche fut construite au XVIe siècle, au-dessus de la croisée du transept, à la place d'un clocher roman détruit par la foudre. Elle atteint 80 m de haut.
Les portails sculptés du porche roman, surmonté de deux tours, sont très riches : ils possèdent des représentations des signes zodiacaux, et des travaux aux différents mois de l'année. Le tympan du portail représente un Jugement dernier, avec le Christ en mandorle. Il possède plusieurs éléments classiques de ce sujet :
- résurrection des morts, dont certains se cachent déjà le visage, d'autres portent les emblèmes du pélerin (coquille Saint-Jacques) ;
- la vierge folle aux seins mordus par les serpents ;
- un Christ immense dominant la scène ;
- à sa droite, Saint Pierre fait entrer les justes au Paradis ; au-dessus, une grande place est faite à la Vierge Marie intercèdant ;
- à la gauche du Christ, a lieu la pesée des âmes ; comme d'habitud dans ce genre de scènes, le Diable triche en appuyant sur la balance, mais exceptionnellement l'archange Saint Michel triche lui aussi en faveur des humains. L'enfer occupe une place réduite.
On a donc une représentation optimiste du Jugement dernier, en cohérence avec l'époque prospère de sa réalisation.
L'interieur est orné de nombreux chapiteaux.
Exceptionnellement, on connaît le nom du sculpteur qui fut l'auteur au moins du Jugement dernier : il s'agit de Gilbert, qui signe de son nom aux pieds du Christ (Gyslebertus hoc fecit).
On lui attribue également sans certitude le premier nu de l'histoire de la sculpture romane, représentant La tentation d'Ève ou Ève couchée. Ce haut-relief, actuellement conservé au musée Rolin d'Autun, ornait le linteau du portail nord. Il fut démonté en 1766, les chanoines du XVIIIe siècle étant probablement moins ouverts à la nudité que ceux du Moyen Âge. Il représente Ève couchée, le corps ondulant dans une posture sensuelle, juste au moment qui suit la consommation du péché, et qui précède la punition divine. Elle tend la main dans son dos, tenant la pomme représentant le péché originel. À droite, se trouve l'arbre de la connaissance, le serpent encore présent et le diable qui fuit, représentant la force qui pousse l'humanité au mal. Le visage d'Ève est traité en deux à -plats à angle quasi-droit sur l'arête du nez, dans un style proche du cubisme, et reflète l'expression d'une femme qui vient de consommer le péché.
Comme fréquemment dans la région, les toits sont couverts de tuiles aux couleurs variées, formant des motifs géométriques.
[] Voir aussi
Liste des cathédrales
Autun
[] Lien
http://www.art-roman.net/autun/autun.htm
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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Cathédrale Saint-Lazare d\'Autun