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Royaume du Cambodge

√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬Ľ√°¬?¬?√°¬?¬∂ (km)

Pre√?¬?h R√?¬©ach√?¬©anach√?¬Ękr K√?¬Ęmp√?¬≠chea (km)

Drapeau
Drapeau du Cambodge.
Blason
Armoiries du Cambodge.
Description de l'image  Location Cambodia ASEAN.svg.
Devise nationale "Nation, Religion, Roi"
Hymne national Nokoreach
Administration
Forme de l'√?¬?tat Monarchie constitutionnelle √?¬©lective
Roi
- Premier ministre
Norodom Sihamoni
Hun Sen
Langues officielles Khmer
Capitale Phnom Penh

11√?¬į 33√ʬ?¬≤ N 104√?¬į 55√ʬ?¬≤ E√Į¬Ľ¬Ņ / √Į¬Ľ¬Ņ11.550, 104.917√Į¬Ľ¬Ņ / 11.550; 104.917

G√?¬©ographie
Plus grande ville Phnom Penh
Superficie totale 181 035 km2
(class√?¬© 88e)
Superficie en eau 2,5 %
Fuseau horaire UTC + 7
Histoire
Ind√?¬©pendance De la France
Date 9 novembre 1953
D√?¬©mographie
Gentil√?¬© Cambodgien, Cambodgienne
Population totale (2010) 14 701 717 hab.
(class√?¬© 65e)
Densit√?¬© 72 5 hab./km2
√?¬?conomie
Monnaie Riel (KHR√ʬ?¬?)
Divers
Code ISO 3166-1 KHM√ʬ?¬?
Domaine Internet .kh
Indicatif t√?¬©l√?¬©phonique +855

Le Cambodge, officiellement le Royaume du Cambodge, en khmer K√?¬Ęmp√?¬≠chea et √°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬Ľ√°¬?¬?√°¬?¬∂, Pre√?¬?h R√?¬©ach√?¬©anach√?¬Ękr K√?¬Ęmp√?¬≠chea, aussi appel√?¬© Srok Khmer, √°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬Ľ√°¬?¬?√°¬?¬Ā√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?, litt√?¬©ralement "Pays des Khmers", est un pays d'Asie du Sud-Est, peupl√?¬© d√ʬ?¬?environ 15 millions d'habitants.

La capitale du royaume est Phnom Penh. Le Cambodge est l√ʬ?¬?√?¬?tat successeur de l√ʬ?¬?Empire khmer hindouiste et bouddhiste qui r√?¬©gna sur pratiquement toute la p√?¬©ninsule d√ʬ?¬?Indochine entre le XIe et le XIVe si√?¬®cle. Le Cambodge a des fronti√?¬®res communes avec la Tha√?¬Įlande √?¬† l'ouest et au nord-ouest, le Laos au nord-est et avec le Vi√?¬™t Nam √?¬† l'est et au sud-est.

Les citoyens du pays portent le nom de Cambodgiens ou Khmers en r√?¬©f√?¬©rence √?¬† l√ʬ?¬?ethnie khm√?¬®re. La majorit√?¬© des Cambodgiens sont de religion bouddhiste therav√?¬Āda (96 % de la population, religion d'√?¬?tat), bien que le pays comporte une communaut√?¬© musulmane cham (2 %) ainsi que quelques tribus des montagnes et une communaut√?¬© chr√?¬©tiennenote 1 (1 %)2.

La g√?¬©ographie du Cambodge est domin√?¬©e par le fleuve M√?¬©kong (khmer : Tonl√?¬© Thom ou Grande Rivi√?¬®re) et le Tonl√?¬© Sap (Rivi√?¬®re d√ʬ?¬?Eau Fra√?¬ģche), principale ressource halieutique. Sa g√?¬©ographie en basse altitude fait que le pays se trouve en grande partie au niveau ou sous le niveau des fleuves. √?¬? la saison des pluies, le courant du M√?¬©kong se renverse et s√ʬ?¬?√?¬©coule vers le Tonl√?¬© Sap dont le lac augmente consid√?¬©rablement sa superficie.

L'agriculture reste le secteur √?¬©conomique dominant (57,6 % de la population active et 33,4 % du PIB)2. Les industries principales du Cambodge sont la confection et le tourisme (plus de 2 millions en 2007-083). Du p√?¬©trole et du gaz ont √?¬©t√?¬© d√?¬©couverts dans les eaux territoriales du pays en 2005. Malgr√?¬© l'extr√?¬™me pauvret√?¬© d'une grande partie de la population (31 % en dessous du seuil de pauvret√?¬©2), le Cambodge conna√?¬ģt depuis la fin des ann√?¬©es 1990 un fort d√?¬©veloppement √?¬©conomique et b√?¬©n√?¬©fice de l'afflux d'investissements internationaux. Entre 2004 et 2007, le PIB du royaume connut une croissance moyenne de 10 % par an2. Malgr√?¬© cette embellie, le PIB par habitant du Cambodge reste, avec seulement 773 dollars par an et par habitant2, bien en dessous de la moyenne r√?¬©gionale et au m√?¬™me niveau que nombre de pays d'Afrique sub-saharienne.

Le Cambodge a un climat tropical.

La monnaie de compte du Cambodge est le riel. Mais, les transactions se r√?¬®glent couramment en dollar am√?¬©ricain (USD) surtout pour les montants importants.

Histoire | modifier le code

Ancien protectorat fran√?¬ßais int√?¬©gr√?¬© √?¬† l'Indochine fran√?¬ßaise, le Cambodge a obtenu son ind√?¬©pendance le 9 novembre 1953, √?¬† la fin de la guerre d'Indochine. Devenu une monarchie constitutionnelle (depuis 1947) dirig√?¬©e par le roi Norodom Sihanouk, le pays affiche une politique de neutralit√?¬© en ce qui concerne la guerre du Vi√?¬™t Nam, mais d√?¬®s 1966 ne s'oppose pas au transit par son territoire des troupes et des fournitures du Nord Vi√?¬™t Nam √?¬† destination des combattants anti-am√?¬©ricains du Front national de lib√?¬©ration du Sud Vi√?¬™t Nam (Vi√?¬™t Cong).

Confront√?¬©, √?¬† partir de 1967-68, √?¬† une insurrection foment√?¬©e par les Khmers rouges - des rebelles communistes d'inspiration mao√?¬Įste -, avec une √?¬©conomie qui va de mal en pis, Norodom Sihanouk doit se r√?¬©soudre √?¬† confier le 14 ao√?¬Ľt 1969 la direction du gouvernement au g√?¬©n√?¬©ral Lon Nol, son pilier militaire, connu pour son anticommunisme, en √?¬©change d'une aide am√?¬©ricaine. Le 18 mars 1970, Lon Nol, pouss√?¬© par le prince Sirik Matak, de la branche Sisowath concurrente, renverse Sihanouk en d√?¬©placement √?¬† l'√?¬©tranger (Moscou et P√?¬©kin) et instaure la r√?¬©publique khm√?¬®re. Devenu alli√?¬© des √?¬?tats-Unis, le Cambodge est alors int√?¬©gr√?¬© √?¬† la strat√?¬©gie d'endiguement du communisme en Asie du Sud-Est.

Le 12 avril 1975, l'ambassadeur am√?¬©ricain Gunther Dean vient de quitter le Cambodge et arrive sur la base d'U-Tapao en Tha√?¬Įlande

Avec l'appui de la Chine, les Khmers rouges d√?¬©clenchent alors une v√?¬©ritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entra√?¬ģn√?¬© dans la guerre du Vi√?¬™t Nam. D√?¬®s 1970 , les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les √?¬?tats-Unis interviennent et sauvent provisoirement le r√?¬©gime r√?¬©publicain (avril-juin 1970). Cependant, lorsqu'en 1973 les √?¬?tats-Unis se d√?¬©sengagent de la r√?¬©gion, leurs frappes a√?¬©riennes ne parviennent plus √?¬† arr√?¬™ter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la R√?¬©publique populaire de Chine prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un r√?¬©gime autoritaire mao√?¬Įste.

Articles d√?¬©taill√?¬©s : Kampuch√?¬©a d√?¬©mocratique et Khmers rouges.
Carte du Cambodge, r√?¬©alis√?¬©e avec des ossements de victimes du r√?¬©gime khmer rouge, un temps expos√?¬©e au mus√?¬©e de Tuol Sleng

L'"Angkar" (organisation) des Khmers rouges applique alors une politique maximaliste, plus extr√?¬©miste encore que celle des sovi√?¬©tiques et des mao√?¬Įstes, visant notamment √?¬† purifier le pays de la civilisation urbaine et bourgeoise. Les villes, √?¬† l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vid√?¬©es de leurs habitants, envoy√?¬©s en r√?¬©√?¬©ducation dans les campagnes.

La traque syst√?¬©matique des anciennes √?¬©lites, "identifi√?¬©es" parce que parlant des langues √?¬©trang√?¬®res ou portant des lunettes (par exemple), ajout√?¬©e aux mines plac√?¬©es par les deux camps, √?¬† la malnutrition et aux maladies aboutit √?¬† des massacres de masse et √?¬† une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus √?¬† un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus commun√?¬©ment admis.

Le 25 d√?¬©cembre 1978, redoutant le chaos s'installant chez son voisin, le Vi√?¬™t Nam envahit le Cambodge et provoque la destruction des rizi√?¬®res, entra√?¬ģnant l'effondrement du r√?¬©gime des Khmers rouges. Les autorit√?¬©s vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs int√?¬©r√?¬™ts et r√?¬©organisent le pays selon le mod√?¬®le socialiste laotien et vietnamien. Une gu√?¬©rilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges aux mouvements royalistes appuy√?¬©s par la Tha√?¬Įlande fait alors rage dans le pays semant la destruction dans toutes les provinces. Des millions de mines sont alors diss√?¬©min√?¬©es √?¬† travers tout le territoire et nombre d'entre elles perdurent jusqu'√?¬† aujourd'hui. Des centaines de milliers de r√?¬©fugi√?¬©s, repouss√?¬©s par les combats, passent la fronti√?¬®re tha√?¬Įlandaise et trouvent refuge dans des camps encadr√?¬©s par l'arm√?¬©e royale Tha√?¬Į (camps de Sa Keo, Nong Samet et Nong Chan). Durant toute la d√?¬©cennie des ann√?¬©es 1980, le pays est ruin√?¬© et divis√?¬© au gr√?¬© des combats. La malnutrition fait des ravages et les √?¬©pid√?¬©mies causent des milliers de morts alors que le pays ne dispose plus ni d'alimentation, ni de m√?¬©dicaments.

Un char M41 "Walker bulldog", vestige de la vingtaine d'ann√?¬©e de guerres, est reconverti en aire de jeux pour les enfants

Apr√?¬®s le d√?¬©part des forces du Vi√?¬™t Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au d√?¬©but des ann√?¬©es 1990, le r√?¬©gime retrouvera peu √?¬† peu un semblant d'autonomie tout en restant r√?¬©guli√?¬®rement d√?¬©nonc√?¬© pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, plac√?¬© au pouvoir par le Vi√?¬™t Nam, dirige le pays depuis cette p√?¬©riode, et s'est maintenu au sommet gr√?¬Ęce √?¬† trois √?¬©lections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est r√?¬©fugi√?¬© √?¬† Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'√?¬©tat en 1993, a abdiqu√?¬© une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge aupr√?¬®s de l'Unesco √?¬† Paris.

Le Cambodge est aujourd'hui confront√?¬© √?¬† une s√?¬©rie de choix douloureux. Son √?¬©conomie, qui d√?¬©pend encore tr√?¬®s largement de l'aide internationale (en 2001, un tiers du budget de l'√?¬?tat provenait de donateurs internationaux), souffre d'une corruption tr√?¬®s importante (pays class√?¬© 157e sur 176 de l'Indice de perceptions de la corruption Transparency International en 20124). De nombreux trafics (pierres pr√?¬©cieuses, bois, fili√?¬®res de prostitution, drogues) en direction des pays voisins et un syst√?¬®me judiciaire de qualit√?¬© m√?¬©diocre p√?¬©nalisent le d√?¬©veloppement √?¬©conomique. D'autres probl√?¬®mes h√?¬©rit√?¬©s du d√?¬©sastre Khmer rouge ob√?¬®rent aussi le d√?¬©veloppement du pays comme la question des terres (le cadastrage, supprim√?¬© par les Khmers Rouge, est encore loin d'√?¬™tre finalis√?¬©) ou l'√?¬©ducation, le syst√?¬®me √?¬©ducatif ayant √?¬©t√?¬© compl√?¬®tement d√?¬©truit par les Khmers rouges (enseignants assassin√?¬©s, etc.).

Actuellement, le secteur touristique et le textile (pr√?¬©sence de grandes cha√?¬ģnes internationales de pr√?¬™t-√?¬†-porter) sont les principaux pourvoyeurs de devises du pays. La stabilit√?¬© politique √?¬©tablie sous l'autorit√?¬© d'Hun Sen attire nombre d'investisseurs √?¬©trangers et permet au pays de b√?¬©n√?¬©ficier d'un des plus forts taux de croissance de la r√?¬©gion (+10 % par an entre 2004 et 2007)2.

En janvier 2011, des rivalit√?¬©s territoriales avec la Tha√?¬Įlande autour du temple de Preah Vihear (patrimoine mondial de l'humanit√?¬© UNESCO) entra√?¬ģnent des violences entre les deux voisins. Des bombardements visant le Cambodge font une dizaine de morts. C√?¬īt√?¬© Tha√?¬Įlandais, deux soldats sont tu√?¬©s. Les tensions restent cependant limit√?¬©es √?¬† la zone frontali√?¬®re aux abords directs du temple et les √?¬©changes commerciaux entre les deux pays continuent √?¬† se d√?¬©velopper.

Politique | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Politique au Cambodge.

Le Cambodge est membre de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) depuis 1999.

Hommes politiques historiques | modifier le code

  • Cheng Heng : Ancien directeur de prison devenu pr√?¬©sident de l'Assembl√?¬©e nationale de Sihanouk, puis Premier Pr√?¬©sident de la R√?¬©publique khm√?¬®re
  • Sosth√?¬®ne Fernandez Secr√?¬©taire d'√?¬?tat √?¬† la S√?¬©curit√?¬© Nationale
  • Ieng Sary : Fr√?¬®re no 3 et ministre des Affaires √?¬©trang√?¬®res du r√?¬©gime communiste khmer rouge
  • In Tam : dernier Pr√?¬©sident de l'Assembl√?¬©e nationale du Sangkum Reastr Niyum et dignitaire du R√?¬©gime de Sihanouk. C'est lui qui avait conduit en 1970 l'Assembl√?¬©e nationale √?¬† voter la destitution de son Chef le prince Sihanouk, Chef d'√?¬?tat en titre
  • Khieu Samph√?¬Ęn : Pr√?¬©sident du Kampuchea d√?¬©mocratique du r√?¬©gime communiste des Khmers rouges
  • Lon Nol : Mar√?¬©chal et Pr√?¬©sident de la R√?¬©publique khm√?¬®re (1970-1975)
  • Lon Non : Chef de la police de la R√?¬©publique khm√?¬®re et fr√?¬®re de Lon Nol (R√?¬©publicain)
  • Long Boret : Premier ministre de la R√?¬©publique khm√?¬®re
  • Nuon Chea : pr√?¬©sident de l'Assembl√?¬©e nationale du Kampuchea d√?¬©mocratique, fr√?¬®re no 2 du r√?¬©gime communiste des Khmers rouges
  • Norodom Sihanouk
  • Penn Nouth : un des premiers ministres du r√?¬©gime de Sihanouk (Sangkum Reastr Niyum ou Communaut√?¬© socialiste populaire, r√?¬©gime paternaliste et autoritaire mis en place par Norodom Sihanouk)
  • Pol Pot : (pseudonyme de Saloth Sar) premier responsable ou fr√?¬®re no 1 du r√?¬©gime communiste khmer rouge
  • Sisowath Monireth : G√?¬©n√?¬©ral et ministre des ann√?¬©es 1950; oncle de Norodom Sihanouk
  • Son Ngoc Thanh : Khmer de Cochinchine dit Krom, il fut Premier ministre apr√?¬®s la prise de pouvoir en 1945 par les Japonais en Indochine fran√?¬ßaise.
  • Son Sann : Khmer Krom. Conseiller √?¬©conomique et Premier ministre de Sihanouk, il fut le premier gouverneur de la Banque nationale du Cambodge. Devenu pr√?¬©sident du Parti d√?¬©mocrate bouddhiste en 1993, apr√?¬®s avoir dirig√?¬© la lutte contre l'occupation vietnamienne et pr√?¬©sid√?¬© le Front de lib√?¬©ration national khmer du Cambodge
  • Son Sen : Khmer Krom, Chef de l'arm√?¬©e khm√?¬®re rouge. Il a √?¬©t√?¬© assassin√?¬© avec toute sa famille par les hommes de main de Pol Pot
  • Ta Mok (dit le Boucher) : officier sup√?¬©rieur du r√?¬©gime communiste Khmer rouge, l'un des principaux responsables du g√?¬©nocide cambodgien entre 1975 et 1979, successeur de Pol Pot apr√?¬®s la mise √?¬† l'√?¬©cart du Fr√?¬®re no 1 en 1997, d√?¬©c√?¬©d√?¬© en 2006.

Hommes politiques actuels | modifier le code

Sam Rainsy principal opposant au premier ministre Hun Sen

Principaux partis politiques (repr√?¬©sent√?¬©s √?¬† l'Assembl√?¬©e Nationale) | modifier le code

  • PPC (Parti du Peuple Cambodgien) ou Kanakpak Pracheachon K√?¬Ęmpuch√?¬©a : mis au pouvoir par les forces vietnamiennes suite √?¬† leur intervention victorieuse en 1978, il s'agit toujours du principal parti cambodgien. Le PPC, anciennement communiste, est dirig√?¬© par Chea Sim et Hun Sen. Il se veut aujourd'hui r√?¬©formiste et social d√?¬©mocrate, se montrant particuli√?¬®rement intransigeant sur les questions de disputes frontali√?¬®res. Le PPC a obtenu 90 si√?¬®ges (58 % des suffrages)5 aux √?¬©lections l√?¬©gislatives de 2008 et ne cesse de progresser depuis les ann√?¬©es 1990 s'appuyant notamment sur les classes populaires et les populations rurales.
  • PSR (Parti Sam Rainsy) : principal parti d'opposition au PPC, il s'affiche centriste, d√?¬©mocrate et lib√?¬©ral. Dirig√?¬© par l'opposant en exil √?¬† Paris Sam Rainsy, il est particuli√?¬®rement bien implant√?¬© dans les zones urbaines et parmi les classes moyennes. Le PSR a obtenu 26 si√?¬®ges (22 % des voix)5 aux √?¬©lections l√?¬©gislatives de 2008 et tend √?¬† gagner en influence depuis les ann√?¬©es 2000.
  • Parti des Droits de l'Homme : fond√?¬© en 2007 par Kem Sokha afin de promouvoir le pluralisme, la d√?¬©mocratie ainsi que la lutte contre la corruption. Alli√?¬© au sein d'une coalition d'opposition avec le Parti Sam Rainsy, il a obtenu 3 si√?¬®ges aux √?¬©lections l√?¬©gislatives de 2008 (6 % des suffrages).
  • FUNCINPEC (Front uni national pour un Cambodge ind√?¬©pendant, neutre, pacifique et coop√?¬©ratif) : ancien mouvement de gu√?¬©rilla royaliste, anti-communiste et anti-vietnamien dans les ann√?¬©es 1980, le FUNCINPEC se transforme en parti politique lors des √?¬©lections l√?¬©gislatives de 1993 (les premi√?¬®res depuis la guerre) qu'il remporte. Le parti se d√?¬©marque par son conservatisme, son nationalisme, son royalisme et son attachement aux traditions ancestrales Khm√?¬®res. Son dirigeant de l'√?¬©poque, le prince Norodom Ranariddh, deviendra alors Premier Ministre. D√?¬©mis de ses fonctions au sein du parti en 2006, il fondera un mouvement politique concurrent. Le FUNCINPEC n'a cess√?¬© de perdre de l'influence depuis le d√?¬©but des ann√?¬©es 2000 mais son audience demeure importante dans les zones rurales. Le parti a obtenu 2 si√?¬®ges aux √?¬©lections l√?¬©gislatives de 2008 ne rassemblant plus que 5 % des suffrages5 contre 21 % cinq ans auparavant6.
  • Parti Norodom Ranariddh : n√?¬© d'une scission au sein du FUNCINPEC et dirig√?¬© par son ancien pr√?¬©sident, le prince Norodom Ranariddh. Sur la m√?¬™me ligne politique que le FUNCINPEC (nationaliste, royaliste et conservateur), il b√?¬©n√?¬©ficie du soutien d'une partie des provinces rurales et de leur attachement √?¬† la famille royale. Le parti a obtenu 2 si√?¬®ges aux √?¬©lections l√?¬©gislatives de 2008 rassemblant 6 % des voix.

√?¬?lections l√?¬©gislatives | modifier le code

La campagne √?¬©lectorale de 2003.
Le Roi Norodom Sihamoni lors d'une c√?¬©r√?¬©monie officielle.
Article d√?¬©taill√?¬© : √?¬?lections au Cambodge.
Nombre de si√?¬®ges
Parti 19937 19988 20039 200810 2013

FUNCINPEC

58

43

26

2

Parti du Peuple Cambodgien (PPC)

51

64

73

90

67

Parti d√?¬©mocrate lib√?¬©ral bouddhiste (PDLB)

10

Molinaka

1

Parti Sam Rainsy (PSR)

15

24

26

56note 2

Parti des Droits de l'Homme (PDH)

3

Parti Norodom Ranariddh (PNR)

2

TOTAL

120

122

123

123

123

Subdivisions | modifier le code

Le Palais Royal de Phnom Penh.
Article d√?¬©taill√?¬© : Subdivisions du Cambodge.

Le Cambodge comprend 23 provinces12, plus la capitale Phnom Penh :

G√?¬©ographie | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : G√?¬©ographie du Cambodge.
Situation en Asie du Sud-Est

Pays d'Asie du Sud-Est, le Cambodge est entour√?¬© par la Tha√?¬Įlande, le Laos et le Vi√?¬™t Nam. Sa superficie est de 181 035 km2 et sa bordure maritime, longue de 443 km, donne sur le golfe de Tha√?¬Įlande. Il poss√?¬®de trois grandes cha√?¬ģnes de montagnes: celle de l'√?¬?l√?¬©phant au sud, les Monts Cardamomes √?¬† l'ouest et la Cordill√?¬®re annamitique √?¬† l'est.

Hydrographie | modifier le code

La capitale, Phnom Penh, est situ√?¬©e sur le principal fleuve du pays, le M√?¬©kong, √?¬† l'entr√?¬©e de son delta. Ce fleuve prend sa source au Tibet et traverse la moiti√?¬© est du Cambodge avant de rejoindre le Vi√?¬™t Nam, o√?¬Ļ il se jette en mer de Chine. Le plus grand lac du pays est le Tonl√?¬© Sap, form√?¬© par l'inondation d'une vaste plaine durant la saison des pluies (environ 300 km√?¬≤ lors de la saison s√?¬®che, et jusqu'√?¬† 10 000 km√?¬≤ lors de la saison des hautes eaux).

Climat | modifier le code

Le Cambodge des campagnes.

Le pays est situ√?¬© en basse altitude, soit au niveau du fleuve ou encore plus bas, ce qui fait que la saison des pluies fait augmenter le niveau des lacs et du fleuve principal : le M√?¬©kong. Pr√?¬®s de 80 % des pr√?¬©cipitations re√?¬ßues en une ann√?¬©e tombent durant la saison des pluies. Les temp√?¬©ratures s'√?¬©chelonnent entre 10 √?¬įC et 38 √?¬įC. Le Cambodge est sous l√ʬ?¬?influence d√ʬ?¬?un climat tropical √?¬† √?¬ę saisons altern√?¬©es √?¬Ľ. Les pluies s√ʬ?¬?√?¬©chelonnent de mai √?¬† novembre. La s√?¬©cheresse, quant √?¬† elle, est presque absolue entre d√?¬©cembre et avril.

Le climat du Cambodge

√?¬?conomie | modifier le code

Articles d√?¬©taill√?¬©s : √?¬?conomie du Cambodge et Tourisme au Cambodge.

En 1999, le revenu national brut (RNB) du Cambodge √?¬©tait de 10 milliards de dollars et le revenu par habitant de 820 dollars, onze ans plus tard, en 2010, le RNB a presque tripl√?¬©, √?¬† 29 milliards, et le revenu par t√?¬™te plus que doubl√?¬©, √?¬† 2 040 dollars.

Au cours de la d√?¬©cennie des ann√?¬©es 2000, l'√?¬©conomie cambodgienne fut de loin la plus dynamique de l'Asie du Sud-Est avec un taux de croissance annuel moyen du PIB de 8 % entre 2000 et 2007 (avec des pics √?¬† 13 % en 2005 et 11 % en 2006)14. La crise financi√?¬®re de 2008 plongea l'√?¬©conomie cambodgienne dans une p√?¬©riode de morosit√?¬© dont le Royaume a encore du mal √?¬† sortir. Centr√?¬©e sur l'exportation, l'√?¬©conomie du pays souffre du ralentissement constat√?¬© chez ses principaux clients (√?¬?tats-Unis, Allemagne, France, Chine). En 2009, l'√?¬©conomie cambodgienne entre en r√?¬©cession avec une contraction du PIB de 2,75 %. La croissance repart alors que la crise mondiale s'estompe et le PIB s'accro√?¬ģt de nouveau de 6,70 % en 2010, essentiellement gr√?¬Ęce au fort d√?¬©veloppement du secteur touristique ainsi que l'explosion des exportations de produits textiles15. N√?¬©anmoins, malgr√?¬© ces bons r√?¬©sultats √?¬©conomiques, le pays demeure d√?¬©pendant de l'aide internationale laquelle repr√?¬©sentait 10 % du PIB en 2009 (contre 33 % en 2001)14.

Le temple d'Angkor Vat, class√?¬© au patrimoine mondial, est la principale attraction touristique du pays.

Au niveau du secteur primaire, le Cambodge se sp√?¬©cialise principalement dans l'agriculture, la p√?¬™che, l'exploitation foresti√?¬®re et l'exploitation mini√?¬®re. L'agriculture est un des plus importants secteur d'activit√?¬© constituant 33,5 % du PIB en 2009 et employant 58 % des habitants2. L'agriculture cambodgienne est principalement bas√?¬©e sur la culture du riz, du ma√?¬Įs et du tabac ainsi que la production de viandes, de poissons, de produits laitiers, de sucre et de farine. Du caf√?¬© est √?¬©galement produit dans les provinces de Mondolkiri et Ratanakiri.

Les ressources naturelles du Cambodge sont le bois, le caoutchouc, les pierres pr√?¬©cieuses, le minerai de fer, le mangan√?¬®se et le phosphate, le potentiel hydro√?¬©lectrique du M√?¬©kong, des quantit√?¬©s inconnues de p√?¬©trole, le gaz, et de la bauxite.

La culture du riz demeure la principale activit√?¬© √?¬©conomique du Royaume.

Pour le secteur secondaire, le Cambodge se concentre surtout sur les activit√?¬©s visant une modification plus ou moins raffin√?¬©e des mati√?¬®res premi√?¬®res, par exemple l'industrie manufacturi√?¬®re et la construction. Ces activit√?¬©s, en relation avec le PIB, repr√?¬©sentent 21 % en 2009. L'industrie du textile est de loin la plus importante activit√?¬© manufacturi√?¬®re du pays contribuant √?¬† elle seule √?¬† 16 % du PIB cambodgien et constituant 75 % des exportations du pays en valeur14. La fabrication de chaussures, de cigarettes, de ciment et de papier ainsi que la transformation et le conditionnement du bois pour l'export constituent les autres principales activit√?¬©s industrielles du Royaume.

Quant au secteur tertiaire (45,5 % du PIB, 2009), il regroupe les services, ce qui comprend les assurances, les banques, la sant√?¬©, l'√?¬©ducation, les services publics et le tourisme (2,5 millions de visiteurs en 2010)16. Le tourisme est l'activit√?¬© √?¬©conomique en plus forte croissance du Cambodge. Le nombre de visiteurs a ainsi √?¬©t√?¬© multipli√?¬© par deux entre 2000 et 2010. En 2010, les touristes Sud-Cor√?¬©ens, Japonais, Chinois et Vietnamiens √?¬©taient les plus importants visiteurs du Royaume en nombre17. L'industrie touristique est la premi√?¬®re source de devises du Cambodge et les fortes perspectives de croissance du secteur entra√?¬ģnent le d√?¬©veloppement de gigantesques projets √?¬† Siem Reap et Sihanoukville, les deux principales destinations touristiques du pays. Il y a malheureusement, en raison de cette activit√?¬©, un probl√?¬®me d'exploitation sexuelle des enfants qui cause la propagation du sida.

Le Royaume de Tha√?¬Įlande et le Vi√?¬™t Nam sont les premiers fournisseurs du Cambodge en 2010 (25 % des importations en valeur pour le premier, 20 % pour le second)2. Les √?¬?tats-Unis demeurent le premier acheteur de produits cambodgiens √?¬† l'export (45 % des exportations en valeur) devant Singapour (9 %) et l'Allemagne (7 %). Le ch√?¬īmage est quasi-inexistant dans le Royaume et son taux est stable entre 3 et 3,5 % de la population active2.

D√?¬©mographie | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : D√?¬©mographie du Cambodge.

Le Cambodge compte 14,71 millions d'habitants (en 2010)2. 0-14 ans : 32,2 % ; 15-64 ans : 64,1 % ; + 65 ans : 3,8 % (en 2010).

Les khmers repr√?¬©senteraient l'ethnie majoritaire (85,4 %), loin devant les vi√?¬™t (7,4 %), les chams (3,5 %), les chinois (3,2 %), les kui (0,2 %), mnong ou pnong (0,2 %), tampuan (0,2 %), laotien (0,2 %), jara√?¬Į (0,1 %), kru√ʬ?¬?ng (0,1 %), malais (0,1 %), tai (0,1 %), chong (0,1 %), etc18

Le bouddhisme est religion d'√?¬©tat au Cambodge depuis 1989.

On estime qu'entre 1975 et 1979 la politique du r√?¬©gime des Khmers rouges aurait entra√?¬ģn√?¬© la disparition de pr√?¬®s de 20 % de la population, soit 1,7 million de personnes19.

Esp√?¬©rance de vie : 62,6 ans, en 20102. Nombre d√ʬ?¬?enfants par femme : 2,84 en 20102.

En 2005, 26 % de la population √?¬©tait sous-aliment√?¬©e.

En 2008, il y avait 0,227 m√?¬©decins pour 1000 habitants3.

En 2008, 61 % de la population avait acc√?¬®s √?¬† l'eau courante (81 % en zone urbaine, 55 % en zone rurale)20. 6 % du PIB est investi dans la sant√?¬©.

Taux de mortalit√?¬© des nourrissons (moins de 1 an) : 43 pour 1000 naissances20. Taux de mortalit√?¬© des enfants de moins de 5 ans : 51 sur 100020.

La mortalit√?¬© infantile est due surtout aux maladies infectieuses et aux infections respiratoires.

Transports | modifier le code

Article d√?¬©taill√?¬© : Transport ferroviaire au Cambodge.

Les voies de communication terrestres sont souvent de mauvaise qualit√?¬©. Le code de la route n'est en g√?¬©n√?¬©ral pas appliqu√?¬©. Il n'y a pas d'autoroute. La route qui relie la capitale √?¬† Sihanoukville est une concession priv√?¬©e √?¬† p√?¬©age. Des compagnies de bus permettent de relier les principales villes. En attendant que le r√?¬©seau ferr√?¬© devenu trop v√?¬©tuste soit r√?¬©nov√?¬©, il n'y a plus de transport ferroviaire pour passagers.

Il y a trois a√?¬©roports, dont deux permettent de relier les grandes villes du sud-est asiatique :

La gestion de ces trois a√?¬©roports est assur√?¬©e par la soci√?¬©t√?¬© fran√?¬ßaise Vinci22

Il existe deux petites compagnies a√?¬©riennes cambodgiennes : Cambodia Angkor Air et TonleSap Airlines (depuis 2011). La compagnie Royal Air Cambodge a fait faillite en 2001.

On compte √?¬©galement 8 terrains d'aviation23.

Sihanoukville est le seul port en eaux profondes du pays24. Il y transite chaque ann√?¬©e 1 √?¬† 2 millions de tonnes de marchandises.

Culture | modifier le code

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√?¬ę Cambodge √?¬Ľ en khmer.
Article d√?¬©taill√?¬© : Culture du Cambodge.

Le khmer (appel√?¬© parfois 'cambodgien') est la langue officielle, nettement majoritaire; elle comporterait 11,2 millions de locuteurs, soit 83,6 % de la population, selon des chiffres de 2012, loin devant le vietnamien (1 millions de locuteurs), le cham (475 000 locuteurs) et le chinois (438 000 locuteurs)18.

Depuis la venue de l'APRONUC, au d√?¬©but des ann√?¬©es 1990, l'anglais est devenu la langue commerciale. Il est parl√?¬© par plus de 650 000 Cambodgiens[r√?¬©f. n√?¬©cessaire], dont ceux des diasporas des √?¬?tats-Unis, du Canada, ou de l'Australie qui reviennent investir √?¬©conomiquement au pays, alors que certains d'entre eux ne parlent que l'anglais[r√?¬©f. n√?¬©cessaire]. De plus, l'anglais est largement utilis√?¬© dans l'administration, et les documents ou textes administratifs importants sont traduits en anglais. Il est aussi tr√?¬®s pr√?¬©sent dans les m√?¬©dias et la culture en g√?¬©n√?¬©ral. L'anglais est aussi utilis√?¬© pour les relations avec l'APEC, en plus de l'ASEAN.

Depuis son ouverture au monde ext√?¬©rieur, les Cambodgiens apprennent aussi de plus en plus √?¬† parler le tha√?¬Į, ou tha√?¬Įlandais : les √?¬©changes commerciaux, surtout dans l'agro-alimentaire, sont de plus en plus importants, et de 50 000 √?¬† 100 000 Cambodgiens utilisent ou savent parler le tha√?¬Į, surtout pr√?¬®s de la fronti√?¬®re et √?¬† Phnom-Penh[r√?¬©f. n√?¬©cessaire].

Le chinois est aussi pr√?¬©sent, sous deux formes dialectales : le hakka, qui est dominant, et le mandarin. Il n'y a pas de statistiques fiables √?¬† propos des langues Chinoises. Souvent, les membres de la communaut√?¬© chinoise sont bilingues, et parlent le khmer, ou le vietnamien, en seconde langue.[r√?¬©f. n√?¬©cessaire]

Le fran√?¬ßais est encore parl√?¬© par environ 5 000 personnes, souvent √?¬Ęg√?¬©es, qui ont connu l'√?¬©poque coloniale, ou sont rescap√?¬©es de l'√?¬©poque khm√?¬®re rouge[r√?¬©f. n√?¬©cessaire](dont les locuteurs dits partiels, ou qui ne savent que quelques mots de Fran√?¬ßais). Au Cambodge, le fran√?¬ßais souffre de son isolement, car les jeunes Cambodgiens qui partent √?¬† l'√?¬©tranger misent plus sur les pays anglo-saxons comme les √?¬?tats-Unis, l'Australie, le Canada, ou la Nouvelle-Z√?¬©lander√?¬©f. souhait√?¬©e]. De plus, l'anglais est tr√?¬®s r√?¬©pandu √?¬† Singapour, en Malaisie, et en Tha√?¬Įlande, et surtout au Viet Nam et aux Philippines. Le fran√?¬ßais continue cependant √?¬† √?¬™tre enseign√?¬©, m√?¬™me s'il n'est plus utilis√?¬© dans l'administration, au d√?¬©triment de l'anglais, depuis 2002r√?¬©f. souhait√?¬©e]. On trouve des groupes importants de francophones √?¬† Phnom-Penh, et √?¬† Battambang. Aussi, la France a une plut√?¬īt bonne image dans le pays[r√?¬©f. n√?¬©cessaire], et le roi Sihamoni parle couramment la langue. Le pays est membre de la Francophonier√?¬©f. souhait√?¬©e].

De 1979 √?¬† 1989, au temps de la R√?¬©publique populaire du Kampuch√?¬©a, le vietnamien aurait √?¬©t√?¬© la seconde langue administrative[r√?¬©f. n√?¬©cessaire]. √?¬? cette √?¬©poque, les langues de certains pays du pacte de Varsovie √?¬©taient mises en valeur, notamment le russe, l'allemand (1 500 locuteurs en 1993[r√?¬©f. n√?¬©cessaire]), et m√?¬™me le roumain, mais il n'y a aucune statistique sur le nombre de leurs locuteurs aujourd'hui. Le roi actuel Norodom Sihamoni parle, outre le fran√?¬ßais, l'anglais et le tch√?¬®que, tout comme une partie de la famille royale r√?¬©fugi√?¬©e un temps √?¬† Praguer√?¬©f. souhait√?¬©e].

Taux d√ʬ?¬?alphab√?¬©tisation des plus de 15 ans de 73,6 % en 2010 (84 % chez les hommes, 65 % chez les femmes)2. Le niveau de scolarisation est bas et il manque d'infrastructures scolaires et d'enseignants. Seulement 1,6 % du PIB sert √?¬† financer le syst√?¬®me d'√?¬©ducation dans ce pays[citation n√?¬©cessaire] [Quand ?].

Les principales f√?¬™tes sont Chaul Chhnam, Pchum ben, Kathen ou Kathina, Om Touk ou Chrat Preah Nongkalr√?¬©f. souhait√?¬©e].

Les sports les plus populaires sont le football, le volley-ball, la boxe khm√?¬®re et le dacau[r√?¬©f. n√?¬©cessaire].

Le riz et la noix de coco sont des aliments fondamentaux consid√?¬©r√?¬©s comme une cuisine √?¬©quilibr√?¬©e et saine pr√?¬©par√?¬©e essentiellement avec des ingr√?¬©dients frais. La sap√?¬®que d'or, l'amok, le prahok, le loc lac, le poulet au curry, les nouilles de riz ainsi que d'autres, sont des mets du Cambodge.

Article d√?¬©taill√?¬© : cuisine cambodgienne.

Les costumes traditionnels sont maintenant port√?¬©s pour les f√?¬™tes et les c√?¬©r√?¬©monies. On s'habille dans la couleur du jour ou toutes ses nuances : lundi √ʬ?¬? orange, mardi √ʬ?¬? violet, mercredi √ʬ?¬? vert, jeudi √ʬ?¬? gris-blanc, vendredi √ʬ?¬? bleu, samedi √ʬ?¬? noir, dimanche √ʬ?¬? rouge[r√?¬©f. n√?¬©cessaire].

Cin√?¬©ma | modifier le code

Le Harc√?¬®lement du gibbon, Les larmes au c√?¬?ur de la montagne... Ces phrases po√?¬©tiques sont les titres de succ√?¬®s du cin√?¬©ma cambodgien. De son √?¬Ęge d'or m√?¬™me, des ann√?¬©es 1960 au milieu des ann√?¬©es 1970. H√?¬©las, presque tous ces films avaient √?¬©t√?¬© d√?¬©truits par les Khmers rouges √?¬† leur arriv√?¬©e au pouvoir en 1975. Sur 400 long-m√?¬©trages, seule une trentaine a pu √?¬™tre sauv√?¬©e25.

Religions | modifier le code

Religion d'√?¬?tat depuis 1989, le bouddhisme therav√?¬Āda compte 14,2 millions d'adeptes, soit 96,4 % de la population2. Les autres religions sont l'Islam (2,1 % de la population, dont la plupart des Chams), le christianisme (1 %, pratiqu√?¬© par de nombreux Vietnamiens et certains Khmers) ainsi que d'autres cultes divers (0,5 %). Les religions √?¬©vang√?¬©liques sont tr√?¬®s pr√?¬©sentes et exercent une activit√?¬© missionnaire intense[r√?¬©f. n√?¬©cessaire].

Divers | modifier le code

Quelques chiffres sur le Cambodge en 201026
Cambodge Inde Chine France m√?¬©tropolitaine
Densit√?¬© (hab./km√?¬≤) 81,2 361,8 140,6 117,86
Esp√?¬©rance de vie (ann√?¬©es) 62,6 66,8 74,7 81,2
Population urbaine (%) 20 30 47 85
I.D.H.27 0,494 0,519 0,662 0,872
Taux d'alphab√?¬©tisation (%) 73,6 61 91,6 99,1
P.I.B.-PPA / hab. (US$) 2 000 3 400 7 400 33 300
P.I.B. brut / hab. (US$) 773 1 203 4 255 39 308

Codes | modifier le code

Le Cambodge a pour codes :

Notes et r√?¬©f√?¬©rences | modifier le code

Notes | modifier le code

  1. √ʬ?¬? En 2002,Fran√?¬ßois Ponchaud estimait la communaut√?¬© √?¬† 10 000 personnes1.
  2. √ʬ?¬? En 2013, le Parti Sam Rainsy et le Parti des Droits de l'Homme ont pr√?¬©sent√?¬© des listes uniques sous la banni√?¬®re Parti du sauvetage national du Cambodge11.

R√?¬©f√?¬©rences | modifier le code

  1. √ʬ?¬? P√?¬®re Fran√?¬ßois Ponchaud - MEP, √?¬ę L'√?¬?glise catholique du Cambodge face au monde - Une √?¬?glise en r√?¬©surrection (1990-2002) √?¬Ľ, √?¬?glises d√ʬ?¬?Asie, sur Service of Documentation and Study on Global Mission (SEDOS), 16 octobre 2002 (consult√?¬© le 30 ao√?¬Ľt 2013)
  2. √ʬ?¬? a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/cb.html
  3. √ʬ?¬? a et b Factbook de la CIA
  4. √ʬ?¬? [1]
  5. √ʬ?¬? a, b et c http://www.ipu.org/parline-e/reports/2051_E.htm
  6. √ʬ?¬? http://www.necelect.org.kh/English/ElectionResult/Result_2003/Result_2003.html
  7. √ʬ?¬? Cambodge √?¬©lections parlementaires en Assembl√?¬©e constituante, 1993, Ressources - ParLine, sur Union interparlementaire (consult√?¬© le 29 ao√?¬Ľt 2013)
  8. √ʬ?¬? Cambodge √?¬©lections parlementaires en Radhsphea Ney Preah Recheanachakr Kampuchea, 1998, Ressources - ParLine, sur Union interparlementaire (consult√?¬© le 29 ao√?¬Ľt 2013)
  9. √ʬ?¬? Cambodge √?¬©lections parlementaires en 2003, Ressources - ParLine, sur Union interparlementaire (consult√?¬© le 29 ao√?¬Ľt 2013)
  10. √ʬ?¬? IPU PARLINE Database : Cambodge (Radhsphea Ney Preah Recheanachakr Kampuchea) √?¬©lections en 2008, Ressources - ParLine, sur Union interparlementaire (consult√?¬© le 29 ao√?¬Ľt 2013)
  11. √ʬ?¬? (en) Vong Sokheng et Bridget Di Certo, √?¬ę Parties to form Cambodia Democratic Movement of National Rescue √?¬Ľ, The Phnom Penh Post,√ʬ?¬? 17 juillet 2012 (lire en ligne)
  12. √ʬ?¬? a, b, c et d (en) Decree Creates Three New Provinces, khmerization.blogspot.com, d√?¬©cembre 2008
  13. √ʬ?¬? (km) D√?¬©cret royal portant transformation de la municipalit√?¬© de Pailin en province [PDF]
  14. √ʬ?¬? a, b et c http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/cambodge_562/presentation-du-cambodge_945/index.html
  15. √ʬ?¬? http://www.lepetitjournal.com/eco-cambodge/economie-en-bref-cambodge/75395-eco--une-croissance-de-65--en-2011.html
  16. √ʬ?¬? http://www.lepetitjournal.com/cambodge/a-la-une-cambodge/70309-cambodge-actu.html
  17. √ʬ?¬? http://www.tourismcambodia.com/news/localnews/2666/tourism-surge-south-korea-heads-list-of-visitors.htm
  18. √ʬ?¬? a et b Cambodge, sur http://www.tlfq.ulaval.ca, Universit√?¬© Laval, 18 janvier 2012 (consult√?¬© le 19 f√?¬©vrier 2013)
  19. √ʬ?¬? Pr√?¬©sentation du programme sur le g√?¬©nocide cambodgien, Universit√?¬© Yale (consult√?¬© le 19 f√?¬©vrier 2013)
  20. √ʬ?¬? a, b et c http://www.unicef.org/french/infobycountry/cambodia_statistics.html
  21. √ʬ?¬? (km) √°¬?¬?√°¬?¬Ź√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬∂√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬ć√°¬?¬†√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬†√°¬?¬ĺ√°¬?¬? (consult√?¬© le 5 mars 2013)
  22. √ʬ?¬? www.vinci-concessions.fr
  23. √ʬ?¬? civilaviation.gov.kh
  24. √ʬ?¬? Portail web du Port de Sihanoukville
  25. √ʬ?¬? GEO no 404 d'octobre 2012 p.28
  26. √ʬ?¬? D√ʬ?¬?apr√?¬®s les donn√?¬©es du CIA World Factbook https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/cb.html
  27. √ʬ?¬? http://hdr.undp.org/en/reports/global/hdr2010/chapters/

Voir aussi | modifier le code

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie | modifier le code

  • Delvert Jean, Le Cambodge, P.U.F., Que sais-je ?.
  • Chandler, David, Une histoire du Cambodge, Les Indes savantes, Paris, 2011. Traduit par Christiane Lalonde avec la collaboration de Michel Antelme
  • Dean, John Gunther, Au c√?¬?ur de le guerre froide, Fran√?¬ßois-Xavier de Guibert, Paris, 2011.

Politique Cambodgienne :

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  • Thion Serge, 1989, Quelques constances de la vie politique cambodgienne, dans Affaires Cambodgiennes, 1979-1989, Asie D√?¬©bat, no 5, Ed. L√ʬ?¬?Harmattan, p. 224-247.
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Liens externes | modifier le code