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Cétacés 
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Cétacés
 80 cétacés et l'homme (en bas à droite)
80 cétacés et l'homme (en bas à droite)
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Super-ordre Eutheria
— non-classé — Cetartiodactyla
Ordre
Cetacea
Brisson, 1762

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Les Cétacés (ordre des Cetacea) sont les mammifères aquatiques qui ressemblent le plus aux poissons, de par leur forme et leur mode de vie complètement aquatique. Ils ont pourtant évolués à partir d'animaux terrestres et, avec les chauve-souris sont considérés comme l'un des groupes d'espèces ayant le plus divergé des autres mammifères1.

Il existe environ 80 à 90 espèces, dont plusieurs ont déjà disparu depuis les temps historiques. Seulement cinq espèces encore existantes sont dulçaquicoles. Ce taxon comprend les animaux les plus grands ayant existé sur Terre, dinosaures y compris, ce sont les spécimens de Baleine bleue.

Ces espèces sont réputées avoir une intelligence remarquable. La discipline de zoologie qui les étudie s'appelle la cétologie.

Leur chasse a également joué un rôle économique important pour de nombreux pays, mais est à présent très limitée.

Sommaire

Histoire évolutive et taxonomie

Article dĂ©taillĂ© : Histoire Ă©volutive des Cetacea.

Les cétacés ont pour ancêtre un animal terrestre. L'analyse phylogénétique des gènes codant certaines protéines mitochondriales2 les a regroupés au sein d'un même clade avec les Artiodactyles (Ongulés à doigts pairs) dans le groupe des Cetartiodactyla. Ils sont donc plus proches des ruminants que des autres mammifères marins tels que les phoques et les loutres plus proches des ours ou des siréniens qui sont eux plus proches des éléphants. Par ailleurs, l'étude de caractères dérivés dans leur génome nucléaire (les Rétrotransposons)3 montre que leurs plus proches parents sont les hippopotames. Une étude basée sur la morphologie remet cependant en question cette proche parenté et suggère une plus grande proximité avec les anthracothères fossiles et une évolution des hippopotames à partir d'une autre branche, au sein des Cetartiodactyla à déterminer4. Les cétacés auraient donc divergé très tôt des anthracothères, à l'instar des suidés et des ruminants. Il faut cependant préciser que cette étude n'a inclus que des représentants fossiles des cétacés, des archéocètes qui ne sont eux-mêmes pas ancêtres des cétacés actuels.

Les plus anciens fossiles connus datent d'environ 60 Ma. Le taxon comprend environ 80 espèces dont plus de la moitié sont de répartition mondiale. Leur origine commune a été très discutée, mais une étude phylogénique a montré qu'ils dérivent d'une espèce commune. Les cétacés à fanons sont issus d'un groupe qui s'est différencié des cétacés à dents au cours de l'éocène.

Taxonomie et dénomination

Le terme cĂ©tacĂ© est issu du grec ancien κῆτος kĂŞtos, et peut se traduire par baleine ou plus prĂ©cisĂ©ment monstre marin. Ces espèces peuvent gĂ©nĂ©riquement ĂŞtre appelĂ©es dauphin ou baleine, ce qualificatif leur Ă©tant donnĂ© en fonction de leur taille. Ces termes ne recoupent pas la classification scientifique qui distingue d'une part les cĂ©tacĂ©s Ă  dents, taxon qui comporte des baleines et des dauphins, et d'autre part les espèces de cĂ©tacĂ©s Ă  fanons qui sont toutes, elles, qualifiĂ©s de baleines. Ainsi, Moby Dick, un grand cachalot, par consĂ©quent un cĂ©tacĂ© Ă  dents, est dĂ©crit comme une « baleine blanche Â». Certaines espèces de cĂ©tacĂ©s Ă  dents portent mĂŞme directement le terme de baleine dans leur nom vernaculaire, comme la baleine blanche.

Outre ces deux noms génériques, des termes spécifiques sont utilisés pour nommer ces espèces ou groupes d'espèce comme béluga, cachalot, narval, orque ou épaulard, marsouin, rorqual, jubarte, sotalie et de termes issus du latin scientifique comme par exemple hypérodon, globicéphale. Ces noms vernaculaires ne désignent pas forcément non plus un taxon précis.

Carl von LinnĂ© avait classĂ© les cĂ©tacĂ©s dans les Plagiures, ce groupe comportait aussi les sirĂ©niens. Ce terme Ă©tait utilisĂ© depuis le XVe siècle au moins et rendait compte de leur queue très aplatie horizontalement. Il regroupait alors des animaux aquatiques, vus comme des poissons, Ă  la queue plate, sans Ă©cailles, et avec des poumons.

Classification

Aujourd'hui, les cĂ©tacĂ©s sont divisĂ©s en deux sous-ordres : les cĂ©tacĂ©s Ă  fanons, appelĂ©s Mysticeti, et les cĂ©tacĂ©s Ă  dents, appelĂ©s Odontoceti. La distinction entre les deux groupes n'est pas si simple cependant, aussi les taxonomistes se fondent sur plusieurs autres caractĂ©ristiques anatomiques pour diffĂ©rencier les espèces des deux groupes. Les narvals ne possèdent aucune dent visible Ă  l'exception de deux dents qui, chez les mâles forment une ou exceptionnellement deux dĂ©fenses5. Les grands cachalots ne possèdent pas de dents sur la mâchoire supĂ©rieure6. D'ailleurs le nom de genre des premiers monodons et le nom d'espèces des seconds, catodon, est Ă  cet Ă©gard parlant.

Le taxon regroupe dix à quatorze familles selon les auteurs, par exemple les petits cachalots forment la famille des Kogiidae ou sont regroupés avec le grand cachalot au sein des Physeteridae. Les analyses phylogénétiques effectuées dans les années 1990 montrent que les cétacés à dents et les cétacés à fanons sont bien issus de la même lignée de mammifères marins. Aujourd'hui, la position des cétacés par rapport aux Artiodactyla est vivement discutée par les scientifiques.

En outre, des dizaines de genres fossiles ont été identifiés, par exemple Ambulocetus, Pakicetus, Basilosaurus, et classés sous le sous-ordre Archaeoceti.

Pour le parasitologue Laurent Soulier, l'Ă©tude des parasites pourrait montrer qu'au sein de chaque espèce il existerait des groupes qui se croisent sans jamais interagir entre eux, comme si ces groupes appartenaient Ă  des espèces diffĂ©rentes.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Description

Exemple, une baleine de Minke
Baleine crème
1. Mâchoire supérieure
2. Évent
3. Peau noire, blanche ou grise
4. Nageoire dorsale en forme de faucille
5. Entaille médiane
6. Nageoire caudale
7. Dessous gris pale ou blanc
8. Les nageoires ont des points
9. Bande blanche sur chaque nageoire
10. 50 Ă  70 sillons ventraux
11. Museau Ă  points

Morphologie

Les cétacés partagent tous un certain nombre de caractères morphologiques, un corps lisse et fuselé, ce qui facilite la pénétration dans l'eau, un système pileux quasi inexistant, l'absence de griffes, pas d'oreilles externes et le conduit auditif est fermé1. Les membres antérieurs et la queue des cétacés ont évolué en nageoires. La nageoire caudale appelée palette, très puissante, est horizontale, contrairement à celles des poissons. Celle-ci assure la propulsion tandis que les nageoires latérales assurent l'équilibre et le maintien de la direction. L'aileron dorsal fait office de stabilisateur comme la quille d'un bateau. Comme les autres mammifères, les cétacés respirent à l'aide de poumons et doivent régulièrement faire surface pour respirer avec leur évent situé au sommet du crâne.

Le dimorphisme sexuel observé pour ces espèces est principalement lié à la taille, les mâles odontocètes sont en général plus grands que les femelles, mais ce n'est pas le cas par exemple chez les botos7 et chez la plupart des mysticètes dont la baleine bleue8. Les mâles de certaines espèces d'odontocètes, comme les Ziphiidae ou surtout le narval, possèdent une dentition différente des femelles1.

La livrée des cétacés est adaptée au mode de vie de l'animal. Elle peut être asymétrique gauche-droite comme pour le rorqual commun. Pour plusieurs espèces, elle permet de reconnaître les spécimens. La plupart des cétacés océaniques ont le dos foncé et le ventre blanc, de façon à ce que les proies et les prédateurs les confondent avec le fond de la mer lorsqu'ils les voient de dessus et ne voient qu'un reflet de la surface de l'eau lorsqu'ils les voient par dessous.

Des caractĂ©ristiques morphologiques permettent de reconnaitre les espèces, voire les individus, cependant l'observation des cĂ©tacĂ©s est difficile, du fait de leur vitesse et de leur mĂ©fiance vis-Ă -vis de l'homme. Les analyses gĂ©nĂ©tiques permettent de rĂ©soudre cette difficultĂ© : en effet, Ă  chaque plongeon les cĂ©tacĂ©s laissent des squams, des rĂ©sidus huileux ou des excrĂ©ments qui flottent. Ceux-ci peuvent ĂŞtre analysĂ©s. Les espèces peuvent Ă©galement ĂŞtre identifiĂ©es par leurs chants, toutes les espèces ne produisant pas des vocalises identiques.

Les spécimens de certaines espèces peuvent être facilement reconnus par les taches sur leur peau. Ainsi les spécimens de certaines espèces peuvent être reconnus uniquement par les taches sur leur nageoire caudale. Les baleines les plus grandes peuvent être aussi reconnues par la forme de l'implantation des balanes sur leur peau ou la forme de leurs nageoires. Les marques sur la peau, souvent présentes chez les mâles car résultant de combats, permettent aussi d'identifier les individus.

Selon Alexey V. Yablokov, la livrée des cétacés est liée à leur mode de vie, ainsi les cétacés aux livrées plus ou moins uniformes seraient planctophages, les livrées des espèces au ventral dégradé clair seraient sociales et les espèces aux livrées contrastées seraient des chasseurs.

Différences morphologiques des deux sous-ordres
Désignation Mysticètes Odontocètes
Évent Ouverture nasale double Ouverture nasale unique
sillons ventraux présent pour quelques espèces absent
rostre absent plus ou moins long selon les espèces

Les nageoires

nageoire caudale de baleine dans l'Atlantique nord

Les cétacés possèdent deux nageoires pectorales ou palettes natatoires thoraciques, une nageoire dorsale ou aileron et une nageoire caudale ou queue. Les nageoires caudales permettent aux cétacés de s'orienter. Il semble que la nageoire dorsale permettent une plus grande efficacité dans les mouvements. Les nageoires dorsales de certains épaulards mâles peuvent dépasser deux mètres. Megaptera novaeangliae dispose quant à elle des plus grandes nageoires pectorales, celles-ci peuvent atteindre le tiers de leurs corps9.

La progression est due aux pressions sur l'eau d'une nageoire caudale de forme homocerque. Celle-ci est orientĂ©e horizontalement, alors qu'elle est verticale chez les poissons osseux et cartilagineux. La pression de la queue sur l'eau est exercĂ©e verticalement, le sens de mouvement de cette nageoire favoriserait les dĂ©placement de ces animaux du fond vers la surface et inversement. Le marsouin de Dall, un des cĂ©tacĂ©s les plus rapides, a Ă©tĂ© mesurĂ© Ă  55 km/h10, l'orque pourrait l'ĂŞtre encore plus. Hormis les sirĂ©niens, les autres mammifères marins ne possèdent pas de queue qui permette le mouvement.

Les sens 11

Le sens le plus développé chez les cétacés est l'audition, particulièrement chez les cétacés à dents qui sont dotés de la fonction d'écholocation, sorte de sonar naturel. Ils émettent des clics d'écholocation dont une partie est réfléchie par les obstacles. L'analyse de ces retours leur donne une sorte d'image acoustique de leur environnement. La présence de ce type de sens est beaucoup moins développée chez les baleines à fanons, mais des signes semblent montrer qu'elles n'en sont pas dépourvues.

Leur vue n'est pas mauvaise, même si elle n'est pas leur sens principal. Elle est beaucoup plus mauvaise pour les dauphins de rivières, certaines espèces sont même presque aveugles, pour les autres, elle est efficace sous l'eau ou hors de l'eau. Certains cétacés sortent la tête de l'eau pour observer les oiseaux et en déduire où se trouvent les bancs de poissons. Les cétacés des delphinariums sont capables de localiser des objets à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau et de s'en saisir. Les odontocètes semblent avoir perdu leur odorat, et il est vraisemblablement très réduit chez les mysticètes. Les globes olfactifs du cerveau ne semblent présent que chez les embryons. D'ailleurs, les chémorécepteurs comme l'organe de Jacobson sont atrophiés chez les Mysticètes et absents chez les Odontocètes.

Ce sens est compensé par un sens du goût, ainsi les grands dauphins sont capables de détecter par exemple des phéromones, des poissons... Ce même dauphin, s'il semble posséder moins de récepteurs chimiques permettant le goût, il est, en revanche, plus sensible au variation de salinité et surtout d'amertume.

Si toutes les espèces naissent avec des poils sur leurs rostres, seules certaines espèces de Mysticètes gardent des vibrisses à l'âge adulte. En revanche toutes ces espèces ressentent les contacts, la chaleur, leur position relative dans l'espace.

Une hypothèse couramment admise mais non prouvée suppose que les cétacés possèderaient un sens magnétique analogue à celui des oiseaux ou des tortues marines. Ceux-ci l'utiliseraient pour migrer sur de longues distances. La présence de magnétite à l'intérieur de leur cerveau corrobore cette hypothèse. Les relevés par satellite des baleines à bosse au large de l'archipel d'Hawaii montre que les trajectoires de ces dernières suivent le nord magnétique avec une grande précision. Certains expliquent par des erreurs dues à ce sens, les échouages, régulièrement observés depuis l'Antiquité au moins.

Différences dans les sens entre les deux sous-ordres
Sens Mysticètes Odontocètes
écholocation soupçonnée présente
odorat absent soupçonné ou très réduit
sens magnétique inconnu soupçonné

Les organes et leurs fonctions

Les ancêtres des cétacés, en quelques millions d'années se sont adaptés du milieu terrestre au milieu marin. À partir d'une morphologie terrestre proche des artiodactyles, ils ont perdu certaines caractéristiques pour en gagner d'autres11. Comme chez les ruminants et autres ongulés, les cétacés possèdent trois bronches, trois poches stomacales, pas de clavicule, etc1. Mais les adaptations au milieu aquatique comme celle du squelette et surtout les adaptations liées aux sens et celles liées aux capacités hyperbares pour certaines espèces sont très originales. On peut tout de même citer l'absence de glande sébacée, la présence d'une couche de graisse importante, les poumons et le foie non lobés, un diaphragme oblique1... L'étude de l'anatomie des grandes espèces est particulièrement malaisée du fait de la taille imposante des animaux et donc des organes, le cœur d'une baleine bleue adulte pèse plus de 500 kilogrammes.

Les nageoires pectorales sont le résultat de l'évolution des membres supérieurs des cétacés, à ce titre, elle contiennent des os internes qui rappellent les os des pattes des mammifères. Les autres nageoires, dorsale ou caudale, sont en revanche dépourvues d'os et de muscles mais sont constituées de tissus fibreux rigides extrêmement solides. Les tissus de la nageoire caudale sont enveloppés de ligaments inextensibles et très solides attachés aux vertèbres.

Le génome des cétacés est diploïde, ils ont 42 ou 44 chromosomes1.

Le système respiratoire et circulatoire

baleine bleu produisant un panache de vapeur lors de sa respiration

Le système respiratoire et circulatoire des cétacés est remarquablement efficace. Il doit répondre à deux objectifs pour la majorité des espèces, à savoir assurer des plongées les plus longues possible et de supporter des pressions élevées. Les performances mesurées au sein de ce taxon sont cependant très variées, les dauphins dulçaquicoles n'ont en effet pas besoin de descendre très profondément et donc pas besoin de plonger longtemps. La plus longue plongée enregistrée pour un Sousouc n'est que de 180 secondes12 ainsi que de 460 secondes pour une Orque mais de 3780 secondes pour une Baleine boréale13, soit 21 fois plus longtemps que pour le sousouc.

La trachée et les bronches sont séparées, ce qui implique que les cétacés ne peuvent respirer que par les évents. La respiration est contrôlée et volontaire et non pas réflexe, si l'animal est anesthésié sans ventilation pulmonaire active ou ses évents bouchés, il meurt. Ils peuvent respirer relativement vite, un Grand dauphin respire trois fois par minute. L'évent est partiellement fermé pendant les expirations et grand ouvert pendant les inspirations. Les expirations expulsent de l'air chaud, mêlé de vapeurs, ce qui en région froide, produit des panaches visibles de loin à cause de la condensation de l'eau. Les cétacés utilisent 80 à 90% de leur volume pulmonaire, contre 10 à 15% environ pour l'homme, ce qui leur permet d'extraire 12% de l'oxygène qu'ils inhalent contre 4%, classiquement chez les mammifères terrestres.

Le volume sanguin des cĂ©tacĂ©s est Ă©levĂ© puisqu'il reprĂ©sente 15 % du poids de leur corps, contre 7 % chez les humains. En outre, il dispose de deux fois plus d'hĂ©maties et de myoglobines1 que ces derniers. Ils sont Ă©galement capables de contrĂ´ler l'alimentation en oxygène des organes non vitaux comme les intestins1. La frĂ©quence de battements de cĹ“ur de certains d'entre eux baisse Ă  80 par minute en plongĂ©e1.

Le Rete mirabile est bien développé comme pour tous les mammifères marins. Il l'est surtout dans la cage thoracique où il forme un plexus sous la plèvre, entre les côtes et de chaque côté de la colonne vertébrale. Il est également développé dans l'aire à la base du crâne1. Les dispositions et mécanismes des veines et artères autour du cœur, qui est relativement aplati, ont pour but de ralentir le retour du sang veineux et donc de réduire la fréquence de battement.

En gĂ©nĂ©ral, les mammifères marins ont proportionnellement des plus petits poumons que les autres mammifères, ceux des cĂ©tacĂ©s sont particulièrement Ă©lastiques et placĂ©s dorsalement dans la cage thoracique. Ils reposent sur un diaphragme plus long et placĂ© plus horizontalement que chez les autres mammifères. Ils plongent donc avec relativement peu d'air en comparaison de leur volume total. Il plongent d'autant plus facilement que leur masse volumique est plus Ă©levĂ©e sans un grand volume d'air. Les humains qui plongent en utilisant des bouteilles, malgrĂ© leur lourd Ă©quipement, doivent ajouter des plombs Ă  leurs accessoires pour arriver Ă  descendre. Lors de la descente, l'air viciĂ© repasse du sang aux poumons, Ă©vitant aux gaz de stationner dans le système sanguin. Ils expirent donc dans l'eau lors de la plongĂ©e pour Ă©vacuer les surplus de gaz. Il semblerait que les Grands Cachalots secrètent Ă©galement une « huile Â» fixant l'azote du sang[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Ainsi, ils ne craignent donc ni l'ivresse des profondeurs et ne sont que rarement victimes d'accidents de dĂ©compression.

Comme chez les plongeurs professionnels humains, on peut observer une ostĂ©onĂ©crose c'est-Ă -dire une nĂ©crose des tissus cartilagineux au niveau des articulations. C'est une consĂ©quence de l'accumulation de l'azote qui provoque de minuscules accidents de dĂ©compression14. Certains experts estiment que les grands cachalots qui peuvent plonger Ă  plus de 2 500 mètres pendant plusieurs heures observent des paliers de dĂ©compression.

Les muscles et le squelette

Le squelette
Squelette de baleine bleue

Les modifications au niveau du squelette sont nettement visibles et sont analogues sur plusieurs points Ă  celles des sirĂ©niens, mais il s'agit d'une convergence Ă©volutive[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Le rĂ´le du squelette, n'est pas de porter le corps, mais de servir de support aux ligaments. Le poids moyen de leur squelette a Ă©tĂ© Ă©valuĂ© Ă  17% soit un peu plus que ceux des hommes, Ă©valuĂ© Ă  15%, mais moins que ceux des Ă©lĂ©phants, Ă©valuĂ© Ă  20%.

Les membres pelviens sont considĂ©rablement rĂ©duits : il ne reste plus que quelques os pelviens rĂ©siduels auxquels est reliĂ© le muscle ischio-caverneux qui maintient le pĂ©nis en place Ă  l'intĂ©rieur de la fente gĂ©nitale chez les mâles. Ce muscle est analogue Ă  celui retrouvĂ© chez les autres mammifères dont, entre autres, les ongulĂ©s et l'Homme. En revanche, les membres thoraciques sont conservĂ©s, quoique atrophiĂ©s, et l'on retrouve la Scapula (« omoplate Â» de l'Homme), l'humĂ©rus, le radius, l'Ulna (anciennement « cubitus Â»), les os du Carpe, les mĂ©tacarpes et les phalanges qui se sont multipliĂ©es, on parle d'hyperphalangie. Les membres supĂ©rieurs ne sont pas mobiles les uns vis-Ă -vis les autres Ă  part pour l'Ă©paule. La clavicule est absente comme elle l'est chez les autres ongulĂ©s1. Le tout forme une nageoire pectorale, Ă©quivalente Ă  celle des Poissons et dont le rĂ´le n'est pas la propulsion mais le maintien de l'Ă©quilibre dans l'espace et la direction des mouvements. Les autres nageoires ne sont pas ossifiĂ©es.

Parmi les autres caractéristiques observées, on observe un cou court et peu flexible, les vertèbres sacrées ne sont pas fusionnées.

C'est au niveau du crâne que l'on différencie principalement les Odontocètes des Mysticètes, les mysticètes ont un crane symétrique, pas les odontocètes. Les os de la face (maxillaire, incisif, mandibule, etc...) se sont allongés et se télescopent avec les os du crâne sur la face dorsale du crâne pour former ce que l'on appelle l'évent, issu de la migration sur la face dorsale des narines osseuses au cours de l'Oligocène.

Les côtes sont très fines voir absentes, sauf chez les Baleine pygmée11. Cette adaptation confère un avantage important pour les plongées profondes11. Le nombre de phalanges dépend des espèces mais est toutefois important, permettant de rigidifier les nageoires pectorales de grande taille11.

Il n'y a pas d'os dans les nageoires dorsale et caudale en revanche, les nageoires pectorales en contiennent et ils sont les homologues de ceux, par exemple, de la main humaine. De très rares spécimens disposent d'embryons de nageoires à moitié arrière du corps, parallèlement au nageoires pectorales, ce sont, selon la théorie de l'évolution, des vestiges des membres arrières, peu à peu atrophiés au fil des générations.

Différences dans les squelettes des deux sous-ordres
Mysticètes Odontocètes
Absence de dents (sauf à l’état embryonnaire), présence de fanons Présence de dents, quelques fois présentes simplement dans la gencive
Crâne symétrique Crâne asymétrique
Absence de côtes sternales Présence de côtes sternales
Sternum composé d'un os unique qui s’articule uniquement sur la première paire de côte Sternum composé de trois os s’articulant avec trois paires de côtes ou plus

L'attache des muscles dorsaux au squelette varie énormément entre les différentes familles, c'est un des critères possibles d'identification de celles-ci.

Les muscles

La chair est particulièrement foncée, car les muscles sont riches en myoglobine. La musculature est particulièrement développée puisqu'elle représente 40% de la masse corporelle de la Baleine bleue et 54% du Rorqual boréal11. L'organisation de la musculature est foncièrement différente de celle des autres mammifères, les muscles peauciers peuvent être réduit mais leur masse peut être importante.

Le système tégumentaire

  • Les fanons des mysticètes sont fixĂ©s sur les mâchoires supĂ©rieures, les plus long fanons des plus grandes espèces sont supĂ©rieurs Ă  1,5 mètres de large. Ces fanons leurs servent Ă  filtrer ce que contient leur bouche en expulsant l'eau.
  • Les cĂ©tacĂ©s sont homodontes c'est-Ă -dire que leurs dents, sauf exception comme le narval qui en principe ne possède qu'une dĂ©fense, sont identiques entre elles. La denture est très diffĂ©rentes parmi les espèces de ce groupe, mais les embryons de toutes ces espèces disposent de dents. Les mysticètes perdent ces dents avant leur naissance, tandis que certains espèces de Platanistidae en ont plus de 12015. Les dents de lait des odontocètes ne tombent pas, la seconde sĂ©rie reste atrophiĂ©e. Les dents des odontocètes servent Ă  agripper les proies et leur forme dĂ©pend de leur rĂ©gime alimentaire. Ainsi, leur nombre et leur forme permet aux spĂ©cialistes d'en dĂ©duire l'espèce. Les cĂ©tacĂ©s avec des dents sont plutĂ´t piscivores, ceux sans dent sont plutĂ´t consommateurs de cĂ©phalopode.
  • poils sensitifs sont fixĂ©s sur les commissures de la bouche pour les mysticètes.
Différences du système tégumentaire entre les deux sous-ordres
Mysticètes Odontocètes
présence de fanons présence de dents, au moins deux
présence de poils absence de poils
La peau

La peau est composĂ©e de quatre couches dont les Ă©paisseurs sont diffĂ©rentes de celle des autres mammifères. La couche Ă©pidermique des cĂ©tacĂ©s atteint 2 Ă  4 millimètres en moyenne, et 12 millimètres chez le bĂ©louga. L'Ă©piderme est composĂ© de tissu conjonctif dense et est en gĂ©nĂ©ral dĂ©pourvu de follicules pileux et de glandes sĂ©bacĂ©es. Certaines zones, pour certaines espèces, sont encore Ă©quipĂ©es de poils sensibles. La couche Ă©pidermique est fine, lisse et Ă©lastique et exsude de l'huile qui augmente leur hydrodynamisme. Cette adaptation est Ă©galement prĂ©sente chez de nombreux poissons. Ainsi les Mysticètes peuvent atteindre des vitesses de 26 km/h et les odontocètes des vitesses supĂ©rieures Ă  30 km/h1. Le paradoxe de James Gray, qui stipule que les muscles des cĂ©tacĂ©s sont insuffisamment puissants pour permettre Ă  ceux-ci de se dĂ©placer aux vitesses observĂ©es est aujourd'hui caduc16, les muscles le sont. Plusieurs hypothèses pour expliquer l'inadĂ©quation musculaire supposĂ©e Ă  leur vitesse rĂ©elle ont Ă©tĂ© formĂ©es. L'une d'elle proposait qu'il se formait Ă  la surface de la peau une multitude de rides minuscules qui dirigent le flux de l'eau en Ă©vitant la crĂ©ation de micro-turbulences qui freineraient ces animaux, permettant de conserver un Ă©coulement rĂ©gulier de l'eau favorisant un glissement dans l'eau avec peu d'efforts.

Le derme est composĂ© de tissus conjonctifs d'une Ă©paisseur formĂ©e par quelques cellules. L'hypoderme est lui plus Ă©pais, il est poreux et inextensible11. La concentration en graisse y est importante, ainsi l'hypoderme de la Baleine Bleue est constituĂ© de 62% de graisse soit 15 Ă  20 tonnes au total11. La proportion en graisse varie entre les couches extĂ©rieures et les couches intĂ©rieures. La quantitĂ© de graisse varie elle en fonction des saisons, des migrations, de la quantitĂ© de nourriture disponible. Comme chez les autres mammifères, cette couche sert de rĂ©serve Ă©nergĂ©tique. C'est dans cette couche que l'on retrouve les grandes accumulations de polluants auxquels sont soumis les cĂ©tacĂ©s. Cette couche contient des tissus conjonctifs intermĂ©diaires et est très vascularisĂ©e. Ce système permet aux cĂ©tacĂ©s de contrĂ´ler leur tempĂ©rature interne. La quatrième couche, le Stratum germinativum est constituĂ© d'un ÉpithĂ©lium pavimenteux et les mĂ©lanocytes y sont fixĂ©s.

La peau des cétacés est aussi sensible au toucher.

Le système uro-digestif

Osmorégulation
Article dĂ©taillĂ© : osmorĂ©gulation.

L'eau de mer est un milieu Hypertonique, c'est-à-dire que les cellules des organismes marins doivent sans cesse lutter contre la perte naturelle de leur eau. Cette lutte nécessite une adaptation au moins aussi poussée que celle des mammifères vivant dans les zones très arides17. Il existe assez peu d'études sur ce sujet pour ces animaux17.

La concentration en sel dans leur urine est faible de tel sorte qu'elle est plus peu être plus faible que la salinité ambiante oblige à se poser la question de ce qu'ils boivent. Les cétacés en boivent cependant très peu, selon une étude de 1970, entre 4,5 et 13 ml par kg et par jour17. Ces espèces ne règlent pas leur concentration interne en sels par l'absorption de l'eau de mer17.

Seul parmi les mammifères, les reins des cétacés, des pinnipèdes, des loutres ou des ours ont une structure réniculée17. Ces reins sont constitués d'une multitude de petits lobes qui contiennent des tissus corticaux et une pyramide rénale insérée dans un seul calice. La structure des reins ne permet pas d'expliquer leur performance, la raison de leur performance est vraisemblablement due au mécanisme de régulation hormonale de la concentration d'urine17.

Le système digestif

Les Cétacés sont carnivores pourtant leur système digestif ressemble à ceux des Ruminantia, il possède trois poches1. Ils n'ont pas de vésicule biliaire1. Le foie est non lobé.

La première poche stomacale est un assez grand et musculeux estomac mécanique qui broie les aliments. Cela est d'autant plus nécessaires que leurs dents, quand ils en ont, ne sont pas destinées à broyer la nourriture. Le seconde poche est la plus grande, les sucs digestifs commence à dissoudre la nourriture. L'estomac pylorique est le plus petit des trois estomacs, commence là l'assimilation des substances nutritives. Cet estomac est suivi d'une ampoule duodénale, puis du duodénum. L'élimination des sels et donc les reins jouent un rôle parallèle important.

Les organes reproducteurs

Les organes génitaux sont internes, situés derrière la fente génitale, chez les mâles comme les femelles si bien qu'il est parfois difficile de distinguer le sexe des spécimens. Les testicules des mâles sont également dans cette poche. L'utérus des femelles est constitué de deux parties comme chez les autres ongulés et les carnivores, les mamelles, plates, élongées et extractibles, se trouvent près de la fente génitale. Le placenta est épithéliochoriale1.

Chez les femelles des cétacés, contrairement aux autres mammifères, les corps blancs ne disparaissent pas et témoignent de l'histoire reproductive de chaque animal. Les cétologues peuvent ainsi estimer le nombre de gestations d'un cétacé.

La thermo-régulation

La graisse

La couche de graisse sous-cutanĂ©e, gĂ©nĂ©ralement très Ă©paisse, permet d'Ă©viter la dĂ©perdition de chaleur, Ă©pouse la forme du corps et Ă©quilibre le poids de ce dernier, augmente la flottabilitĂ©. La Pannicule de certaines baleines peut atteindre 30 cm.

Le système nerveux et sens

L'oreille et l'ouĂŻe

Les cétacés n'ont plus d'oreilles externes mais se servent, en plus des osselets habituels aux mammifères, de petits os dans la mandibule qui transmettent les sons grâce au coussin adipeux qui entoure l'os tympanique. L'oreille interne est isolée par une ampoule contenant de l'air. Les variations de densité de toutes ces structures indiquent à l'animal d'où vient le son. Le nombre de cellules qui innervent l'oreille - deux ou trois fois plus élevé que chez l'homme - et la taille importante du nerf auditif indiquent que les cétacés parviennent très bien à discriminer les tons et les ondes sonores à haute fréquence et surtout le lieu de leur provenance.

La production des sons

Les cétacés peuvent produire un grand nombre de son destinés à communiquer comme la production de bulles, de sifflements, de bruit de battements de nageoire, de vocalises et de trombes avec leur évents, mais pas seulement pour communiquer. Le sonar nécessite l'émission de cliquetis pour fonctionner. Le Grand Cachalot et l'Épaulard ainsi que quelques espèces de dauphins sont capables d'étourdir et de paralyser les poissons et les calmars avec de puissantes ondes sonores.

Les yeux et la vue

Les cétacés n'ont pas de paupières, leurs yeux secrètent une huile qui les protège. Ils n'ont pas de glandes lacrymales. Leurs yeux sont souvent petits par rapport à leur taille en comparaison de ceux des primates par exemple. La sclère est très épaisse, particulièrement à l'arrière de l'œil dans la zone du nerf optique ce qui réduit encore le volume du globe oculaire et donc l'acuité visuelle. Le cristallin est presque sphérique.

L'arrière de la rétine est constitué d'un tapetum lucidum, de type cellulosum choroïdien, une zone richement vascularisée qui permet d'accroitre la quantité de lumière qui se dirige vers la rétine, autrement dit cela accroit la vision dans l'obscurité. La rétine contient des cônes et des bâtonnets, ce qui leur permet de détecter les couleurs, mais les cônes ne représentent que 1% des photo-récepteurs et ceux sensibles aux faibles longueurs d'onde ont disparu. Bien que cette question soit sujette à controverse18, la vision des couleurs ne leur est certainement possible que dans certaines circonstances.

Les yeux sont disposés latéralement ce qui rend la vision stéréoscopique impossible pour certaines espèces. Les Delphinidae peuvent bouger, tel les caméléons leurs yeux indépendamment19. Les grands dauphins peuvent même focaliser leurs yeux et les zones de chevauchement leur permettraient de percevoir les objets en relief19.

Mais, même si ce n'est pas leur organe sensoriel principal, ils n'en sont pas pour autant atrophiés. Le grand Dauphin sait même adapter sa vision hors de l'eau de sorte18 qu'en observant le vol des oiseaux de mer, il peut repérer les bancs de poissons.

Le cerveau

Le cerveau des cétacés est très performant. Avec les éléphants20 et les primates21, les cétacés font partie des rares animaux dont la conscience d'eux-mêmes a été scientifiquement mise en évidence. Les expériences sur le Grand dauphin montrent qu'ils sont également capables de se mettre à la place d'un humain, d'apprendre, d'inventer mais ils ont également conscience de leurs propres états de la connaissance (métacognition)22. D'autre part, on sait que les cétacés sont capables de communiquer, que tous les groupes d'une même espèce n'utilisent pas forcément les mêmes signaux, y compris vocaux, pour communiquer23, de maitriser une grammaire24 et même, pour certaines espèces au moins, de pouvoir nommer par vocalise un partenaire. Le cerveau des cétacés a évolué alors qu'ils étaient déjà mammifères marins, d'une façon indépendante de celui des primates depuis 95 Ma25 et il est donc remarquable qu'il permette des performances comparables à celles des primates sur ces points. C'est un remarquable exemple de convergence évolutive.

En fait le néocortex des cétacés surpasse par son degré de gyrification celui de tous les autres mammifères, y compris des humains. L'épaisseur des différentes couches du néocortex diffère cependant de celle des primates, la I et la IV sont plus minces, la II plus dense. En fait la connectivité intra-hémisphérique semble favorisée26 chez les cachalots par exemple. Le cerveau des cétacés se caractérise aussi par la forte densité des cellules gliales26. Ceci rend les cerveaux des cétacés très différents de ceux des espèces terrestres même si, curieusement les corticaux préfrontaux dédiés aux fonctions cognitives élevées comme l'attention, le jugement, l'intuition, et la conscience sociale, sont à la même position que ceux des primates26.

Chorologie

Espèces mutualistes

De nombreux exemples d'entraide pour la pĂŞche ont Ă©tĂ© observĂ©s, tĂ©moignant de l'opportunisme et de l'intelligence de ces espèces. Ainsi des Baleines Ă  bosse collaborent entre elles pour rabattre des bancs de poissons avec l'aide de thons, des Grands dauphins collaborent avec des humains sur les plages du SĂ©nĂ©gal. Ces mĂŞmes dauphins peuvent collaborer avec des goĂ©lands pour les mĂŞmes raisons. Quelques espèces mutualistes se nourrissent des ectoparasites par exemple le poisson nettoyeur appelĂ© capucette barrĂ© consomme les « poux de baleines Â» des baleines grises.

Espèces parasites

l'un des ectoparasites des grands cétacés (cyame ovale, mâle). Ses puissantes griffes lui permettent de s'ancrer dans la peau de la baleine, souvent autour des orifices ou des blessures. Il se nourrit de la peau superficielle27

.

Les cétacés sont hôtes de très nombreuses espèces de parasites, internes ou externes. Ils peuvent être cleptoparasite ou quelque fois victimes de ces pratiques du fait par exemple des oiseaux de mer, de rémoras ou de poissons-pilotes bien que leur intelligence les protège quelque peu. Les parasites serait responsables de la mort de 25% des cétacés de Méditerranée. Non pas qu'ils tuent directement leur hôtes, seuls certains parasites particulièrement pathogènes le font, mais leur prolifération devient pathologique sur les animaux faibles ou immunodéprimés28, ce qui finit par les tuer.

Des cestodes Tetrabothrium et Diplogonoporus parasitent leurs intestins, des  plerocercoid  â‡”  merci d'apporter votre expertise, et de prĂ©ciser Phyllobothrium et Monorygma parasitent leur pĂ©ritoine et leur peau, des trĂ©matodes comme ceux des genres Bolbosoma et Corynosoma parasitent leurs estomacs, leur foie, leurs intestins, leurs sinus, des vers acanthocĂ©phales parasitent leurs intestins, des nĂ©matodes comme ceux des genres Anisakis, Crassicauda, et Placentonema parasitent Ă©galement leurs estomacs et leurs voies gĂ©nitales. Les voies respiratoires sont parasitĂ©es par des nĂ©matodes de la famille Pseudaliidae.

Certains des parasites externes sont de grande taille comme le Squalelet fĂ©roce ou les lamproies. Certains crustacĂ©s parasites, Rhizocephala et copĂ©podes dont Balaenophilus unisetus et les Pennella, colonisent leur peau et leur graisse. Des nĂ©matodes comme Odontobius ceti, des protozoaires vivent Ă©galement sur la peau. Des crustacĂ©s amphipodes dits « poux de baleine Â», les Cyamidae consomment la peau des cĂ©tacĂ©s sur lesquels ils vivent (ou les parties blessĂ©es purulentes). Ils sont rares chez les dauphins et Ă©taient très nombreux autrefois sur les baleines, surtout en Ă©tĂ©. Ils se dĂ©placent en s'encrant profondĂ©ment dans la peau au moyen de leurs longues griffes. La diatomĂ©e Cocconeis ceticola, qui n'est pas a proprement parler un parasite provoque des plaques de couleurs sur la peau.

Les balanes de genre Coronula et Conchoderma par exemple se fixent sur la peau, voire les fanons des espèces les plus grandes. Ce ne sont pas à proprement parler des parasites, ils ne semblent pas occasionner de désavantage à ces baleines29.

L'analyse de ces parasites donnent aux scientifiques des informations sur l'espèce hôte et des informations biogéographiques28.

Les Prédateurs

illustration du XVIe siècle montrant une orque attaquant une baleine

Les cétacés ont peu de prédateurs naturels. Disparu il y a 1,6 Ma, le plus grand requin ayant jamais existé le Mégalodon a pu être un prédateur de cétacés, des traces de dents ont été découverts sur des fossiles de petites baleines. Aujourd'hui, tous les cétacés sont susceptibles de subir des attaques d'Orque, ceux-ci attaquent même les juvéniles de Baleines bleues en les noyant. Les grands requins tels que le Requin tigre ou le Requin blanc sont également des prédateurs possibles. Les Morses ainsi que l'Ours polaire sont occasionnellement prédateurs de cétacés, principalement des bélougas ou des narvals. Les cétacés à fanon ont pour principale défense leur masse, qui généralement dissuade les prédateurs. Les odontocètes comptent davantage sur la cohérence de leur groupe, sur leur vitesse et sur leur agilité.

Les humains restent le prédateur le plus redoutable des cétacés, que cette chasse soit artisanale ou industrielle.

Les maladies virales ou bactériennes

Un Morbillivirus semblable à la maladie de Carré, au début des années 1990 a causé en Méditerranée une épidémie qui a tué en masse les odontocètes, en particulier les dauphins bleu et blanc. Il semble que cette surmortalité a été causée par l'accumulation de plusieurs maladies dues à de mauvaises conditions climatiques, à une fragilisation des organismes liée aux pollutions chimiques, à une diminution des ressources alimentaires. D'autres virus comme des Adenovirus, des Poxviridae, des Hepadnavirus, des Herpesviridae et grippes peuvent être transmis à l'homme et mortels, pour eux ou pour nous. De même, les cétacés peuvent également être porteurs de virus moins dangereux comme des Calicivirus, des Papillomavirus, Picornavirus et Morbillivirus.

Les cétacés semblent sensibles à la bactérie Erysipelothrix rhusiopathiae30. Brucella maris est pathogène pour l'ensemble des mammifères marins. Plusieurs Vibrio et Pseudomonas pseudomallei sont des bactéries pouvant causer des zoonoses.

Par ce qu'ils sont susceptibles de transmettre leurs maladies ou d'attraper les nôtres, ce qui pourrait avoir dans un sens comme dans l'autre des conséquences imprévisibles, il est recommandé de ne pas toucher les cétacés31, pas plus d'ailleurs que pour tout autre animal sauvage, même si celui-ci vient vers vous.

Les hybrides

Comme chez les autres mammifères, les cas d'hybridation naturelle semblent rares chez les cétacés, en comparaison de ceux observés chez les oiseaux par exemple. Quelques cas d'hybridations spontanées ou induites par une présence commune en delphinarium sont cependant connus. Une étude a confirmé que des femelles marsouins de Dall peuvent occasionnellement s'hybrider avec des marsouins commun, ces accouplements semblent dépendre principalement de facteurs écologiques provoquant un isolement reproductif qui pousse les mâles à poursuivre les femelles32. En 2008, un hybride de rorqual et de baleine à bosse aurait été observé puis photographiée à Rurutu, Polynésie33.

Plusieurs whalphins issus d'une fausse orque (Pseudorca crassidens) et d'un grand dauphin (Tursiops truncatus) sont nés en captivité.

Comportement

Le comportement des cétacés est d'une façon générale mal connu, du fait de leur crainte de l'homme, de leur extrême mobilité et, pour les espèces marines au moins, de leur environnement peu favorable à la présence de l'homme. Les cétacés sont les seuls amniotes, avec les siréniens, à vivre tout leur cycle de vie dans l'eau, les autres espèces aquatiques de ce groupe, comme les manchots, les crocodiliens ou les phoques doivent au moins revenir à terre pour faire naitre leur petit, et que les hippopotames amphibies, dont la parturition est aquatique, doivent retournent à terre pour se nourrir.

Comportement social

La plupart des espèces de cĂ©tacĂ©s sont grĂ©gaires, le nombre d'individus dans les groupes peut fortement varier, ainsi certains orques chassent par trois ou quatre, d'autres en groupe comptant plus d'une dizaine d'individus. Pour cette espèce, leur nombre dĂ©pend du type de proies chassĂ©es. Le Marsouin de Dall est communĂ©ment observĂ© par groupe de 20, mais des groupes de plus de 200 individus ont Ă©tĂ© observĂ©s10. Le Boto est lui plutĂ´t solitaire7. Certaines espèces comme les dauphins Ă  long bec34 ou les dauphins bleu et blanc35 peuvent cĂ´toyer des espèces plus grandes comme les rorquals au sein de groupes plus ou moins grands. Plusieurs espèces aiment nager auprès des plus grosses ou des bateaux, devant l'Ă©trave ou derrière la poupe, profitant du sillage pour se dĂ©placer Ă  moindre effort, pour chercher une protection ou pour jouer en surfant sur les sillons provoquĂ©s par les gros volumes. Au sein des groupes, tous les individus n'ont pas le mĂŞme rĂ´le social. Chez les Tursiops, certains individus favorisent mĂŞme les relations entre les sous-groupes, autrement dit, la cohĂ©rence globale du groupe36. Une hiĂ©rarchie existe entre les individus, et entre les trois gĂ©nĂ©rations : juvĂ©niles, sub-adultes, adultes. Les individus de la mĂŞme espèce au sein d'un groupe sont la plupart du temps très solidaires37, n'hĂ©sitant pas Ă  aider les malades. La plupart des espèces grĂ©gaires regroupent leurs petits au sein de nurseries pendant que les adultes chassent, certaines d'entre elles, comme celles des dauphins Ă  long bec34 ou le bleu blanc38 peuvent regrouper des centaines de petits. Cependant les conflits entres mâles au sein d'un groupe, entre groupes diffĂ©rents, voir entre espèces peuvent-ĂŞtre violents.

On appel pods les groupes de dauphins.

Les cétacés sont carnivores et la plupart du temps diurnes, le Dauphin à long bec est cependant connu pour chasser la nuit1.

La plupart des espèces étudiées sont polyandres, polygynes ou polygynandres. Parfois le comportement sexuel, comme celui de la Baleine franche de l'Atlantique Nord est connu, car la parade nuptiale et l'accouplement se déroulent près de la surface39. La plupart des espèces de cétacés n'ont qu'une seule saison de reproduction par an. Les femelles donnent naissance à un nouveau-né tous les un à six ans, après 10 à 17 mois de gestation1. Beaucoup d'espèces migrent vers l'équateur pour mettre bas, notamment plusieurs mysticètes qui jeûnent durant toute cette saison et qui repartent avec leur petit se nourrir vers les pôles après quelques semaines. Habituellement, les naissances ont lieu en saison chaude. Les nouveau-nés sont précoces, ils sortent par le siège de l'utérus et doivent immédiatement nager pour regagner la surface. Les femelles allaitent les petits sur les périodes qui s'étalent selon les espèces de six mois à deux ans, du moins pour le Grand Cachalot6. Les mères sont très maternelles mais les mâles ne s'occupent en général pas des petits, bien que quelques cas où des mâles jouant et apportant de la nourriture à des jeunes ont été observés. Chez certaines espèces, comme le béluga, les mères et leurs jeunes peuvent former des associations qui durent longtemps après que ceux-ci soient sevrés1. Les jeunes n'atteignent leur maturité sexuelle qu'après plusieurs années, une dizaine en moyenne pour les mysticètes. Même après avoir atteint la maturité sexuelle, les jeunes doivent attendre plusieurs années avant qu'ils ne soient socialement intégrés et placés dans une situation où la reproduction est permise.

Communication

Les cĂ©tacĂ©s sont vraisemblablement tous capables de communiquer entre eux, quelques fois Ă  très grandes distances et de transmettre des informations complexes. Ainsi les grands dauphins sont capables de nommer un congĂ©nère ou eux-mĂŞmes ; en outre, ils sont capables d'identifier la signature vocale des diffĂ©rents individus de leur groupe40. Les orques possèdent des techniques de chasses propres Ă  un groupe, qu'ils peuvent enseigner Ă  un nouvel arrivant. Leur langage basĂ© sur des sifflements bruyants et des ultra-sons inaudibles pour l'oreille humaine semble ĂŞtre très Ă©laborĂ© mais est encore mal compris.

  • Communication gestuelle
  • vocalisation et autres sons comme des grincement de dent chez les Belugas par exemple41
  • Communication Ă©motionnelle (dĂ©tection des Ă©motions avec le sonar)

Stratégie alimentaire

Migration

Article dĂ©taillĂ© : migration animale.

Les cétacés peuvent nager en formation en V pour diminuer les efforts.

Physiologie

Les cĂ©tacĂ©s doivent remonter Ă  la surface pour respirer, y compris lorsqu'ils dorment. Leurs phases de sommeil sont courtes, environ un quart d'heure et s'Ă©talent sur toute la journĂ©e, mais certains cĂ©tacĂ©s peuvent ĂŞtre observĂ©s inactifs en mer durant de longues pĂ©riodes. Les cĂ©tacĂ©s semblent ne jamais entrer en sommeil paradoxal car on suppose qu'ils doivent garder du tonus musculaire pour assurer qu'un mouvement permettant la respiration soit possible.[rĂ©f. nĂ©cessaire] Chez certaines espèces de cĂ©tacĂ©s, fonctionnement unique dans le règne animal, chaque hĂ©misphère cĂ©rĂ©bral assure Ă  son tour cette fonction, chez les autres espèces, le sommeil est unilatĂ©ral42.

Répartition

On trouve des cétacés dans toutes les mers du monde et outre dans les rivières d'Asie, d'Amérique du Sud et du nord. La répartition de certaines espèces est mondiale, comme les orques d'autres se cantonnent à un hémisphère comme les baleines de Minke, à un océan comme le Lagenorhynchus obliquidens. Certaines espèces sont fortement migratrices, d'autres très sédentaires.

Quelques espèces vivent très près des pôles, dans des eaux très froides. Ces cétacés sont en général de plus grande taille que la moyenne. Ces espèces ont un taux métabolique plus faible et comparativement, disposent d'une plus petite surface de peau en comparaison de leur volume sanguin ce qui leur permettre de moins perdre de chaleur, et enfin elles disposent d'une imposante couche de graisse.

Les records

  • La baleine bleue est l'animal le plus grand ayant vĂ©cu sur Terre, et cumule de nombreux records comme celui du plus grand pĂ©nis (env. 2 mètres).
  • Le Grand Cachalot est l'animal Ă  dent le plus grand ayant vĂ©cu sur Terre.
  • La baleine borĂ©ale est certainement le mammifère qui vit le plus longtemps, un spĂ©cimen a Ă©tĂ© datĂ© de 115 Ă  130 ans43, ces baleines pourraient vivre 200 ans.
  • Le Grand Cachalot est le tĂ©trapode Ă  plonger le plus profond, il a Ă©tĂ© observĂ© Ă  2 035 m44
  • Le record mondiale de durĂ©e de plongĂ©e pour un animal Ă  poumon est dĂ©tenue par un bĂ©rardie d’Arnoux, une plongĂ©e a Ă©tĂ© mesurĂ©e Ă  9180 secondes soit près de 3 heures45.
  • La baleine Ă  bosse dĂ©tient le record de distance annuellement parcourue chez les mammifères avec environ 25 000 kilomètres46.
  • les laits de cĂ©tacĂ©s, et en particulier celui du BĂ©luga, sont parmi les plus gras des laits de mammifères avec plus de 500 grammes de graisse par litre.
  • Certains cĂ©tacĂ©s n'ont pas de dents tandis que certains Platanistidae en ont plus de cent vingt15, ce qui reprĂ©sente un record pour les mammifères.

Les cétacés et l'Homme

Les menaces

En 2005, l'UNESCO reconnaissait que « plus de deux tiers des dauphins, des marsouins et autres espèces de la famille des cĂ©tacĂ©s sont en danger d’être abattus ou pris dans des filets Â»47. En 2007, l'IUCN a dĂ©clarĂ© probablement disparu le Dauphin de Chine48, tandis que selon elle, en 2008, une espèce est considĂ©rĂ©e comme en danger critique d'extinction, le Marsouin du Golfe de Californie49. Sept autres espèces sont classĂ©es par cet organisme comme en danger, le Rorqual borĂ©al50, la Baleine bleue51, le Rorqual commun52, le Dauphin de Nouvelle-ZĂ©lande53, la Baleine franche de l'Atlantique Nord54, la Baleine franche du Pacifique Nord55, le Sousouc56. Cinq espèces, uniquement Ă  dents, sont classĂ©es vulnĂ©rables. Bien que les effectifs de nombreuses espèces soient en dĂ©clin, plusieurs espèces, après avoir Ă©tĂ© grandement menacĂ©es comme la Baleine borĂ©ale57 ou la Baleine bleue, ont ces effectifs en augmentation. Ainsi par exemple la population de Baleines borĂ©ales qui atteint au moins 10 00057 spĂ©cimens en 2006 augmente de 3 Ă  5% par an, alors qu'elle se situait vraisemblablement Ă  près de 50 000 individus avant les campagnes de chasse.

Une des menaces directes pour les cĂ©tacĂ©s semble ĂŞtre les sonars militaires qui utilisent des systèmes d'Ă©cholocation comparables Ă  ceux des cĂ©tacĂ©s marins. Ă€ forte puissance, ils peuvent les tuer. Aux Bahamas en 2000, une expĂ©rience de l'US Navy avec un Ă©metteur Ă  230 dB dans la gamme de frĂ©quence 3 000 Ă  7 000 hertz provoqua l'Ă©chouage de seize baleines, dont sept furent trouvĂ©es mortes. L'US Navy reconnut sa responsabilitĂ© dans cet Ă©chouage dans un rapport publiĂ© dans le Boston Globe, le 1er janvier 2002. Les sonars peuvent avoir Ă©galement un rĂ´le nĂ©faste sur leur anatomie, qui leur ferait perdre leur sens de l'orientation, voire de les empĂŞcher de se nourrir ou de se reproduire. Ils pourraient provoquer des malaises de dĂ©compression, ce qui occasionne ensuite des Ă©chouages. La chasse commerciale, principalement faite par les Japonais, fait chuter d'une manière importante les populations de certaines espèces comme le globicĂ©phale tropical, la fausse orque, le dauphin bleu et blanc, le dauphin d'Électre. La viande de ces espèces y est vendu sous l'appellation « viande de baleine Â». Les spĂ©cimens des plus grosses espèces de cĂ©tacĂ©s peuvent Ă©galement ĂŞtre tuĂ©s par des chocs avec les bateaux. Peu de prĂ©cautions sont prises par les armateurs pour Ă©viter ces chocs, qui, s'ils sont mortels pour les cĂ©tacĂ©s, cause peu de dommages aux navires.

Les menaces indirectes sont la pollution et la surpêche qui crée une diminution des ressources alimentaires. Ces menaces ne touchent pas uniformément chacune des espèces. En outre, plusieurs associations écologistes et la FAO58 dénoncent également les mortalités occasionnées par les filets sont les filets dérivants. Cependant cette pratique continue en 2008, même dans les endroits ou elle a été interdite, comme en Méditerranée59. Depuis les années 1990, des pingers sont expérimentés avec succès pour éloigner les dauphins et surtout les marsouins des filets. Le Whale-waching souvent pratiqué in situ et durant la période de reproduction peut aussi perturber leur vie, de même que la pollution sonore sous-marine et l'augmentation du nombre de navires à grande vitesse.

Les représentation de cétacés

Une des illustrations d'un récit racontant une pêche à la baleine à Wakayama.

Les plus anciennes reprĂ©sentations connues des cĂ©tacĂ©s sont datĂ©es de 6 Ă  10 000 ans, ce sont des peintures rupestres dĂ©couvertes en CorĂ©e du Sud qui reprĂ©sentent des scènes de chasse60. Dans l'antiquitĂ©, les gros cĂ©tacĂ©s sont avant tout des monstres marins, thème que l'on retrouve dans la Bible ou dans Pinocchio, les dauphins sont aux contraire reprĂ©sentĂ©s sur de nombreuses fresques romaines assez fidèlement. Arion de MĂ©thymne est sauvĂ© par un dauphin.

La chasse Ă  la baleine, par son danger a Ă©tĂ© le centre de nombreuses Ĺ“uvres, la plus cĂ©lèbre Ă©tant Moby Dick. Après la moitiĂ© du XXe siècle et le dĂ©but de la prise de conscience des menaces pesant sur les cĂ©tacĂ©s, les dauphins sont devenus populaires. Une sĂ©rie tĂ©lĂ©visuelle, Flipper le dauphin a reçu un accueil particulièrement favorable. Par la suite des centres d'Ă©levage, appelĂ©s delphinarium sont apparus, contribuant Ă  faire de ces animaux des animaux « sympathiques Â».

Le Whale-watching

Article dĂ©taillĂ© : Whale-watching.

Le whale-watching est une forme d'Ă©co-tourisme qui Ă  pour but d'observer les cĂ©tacĂ©s dans leur milieu naturel. Cette activitĂ©, plus rarement dĂ©nommĂ© « tourisme baleinier Â», est une activitĂ© en plein dĂ©veloppement depuis les annĂ©es 1990. C'est une activitĂ© controversĂ©e, car si elle offre un intĂ©rĂŞt Ă  la protection des cĂ©tacĂ©s, elle peut provoquer des nuisances, d'autant qu'elle se pratique principalement sur les lieux de reproduction31.

Mise en place des protections

Une zone pour protĂ©ger les mysticètes a Ă©tĂ© créé en 1979 dans l’OcĂ©an Indien puis une autre autour de l'Antarctique en 1994, les deux sanctuaires ont une zone contiguĂ«. Un espace maritime protĂ©gĂ© pour tous les types de cĂ©tacĂ©s leur est consacrĂ© en MĂ©diterranĂ©e : le Sanctuaire Pelagos qui rĂ©sulte d'un accord signĂ© en 1999 par la France, l'Italie et Monaco pour la protection des mammifères marins qui le frĂ©quentent.

De nombreuses associations comme la Société pour la conservation des baleines et des dauphins

Voir aussi

Articles connexes

Références externes

Liens externes

Bibliographie

Références

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  • (it) Cet article est partiellement ou en totalitĂ© issu d’une traduction de l’article de WikipĂ©dia en italien intitulĂ© « Cetacea Â» (voir la page de discussion).

 
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