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Bernard-Henri Lévy 
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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lévy et BHL.
Bernard-Henri Lévy
Bernard-Henri Lévy en séance dédicaces courant 2008.
Bernard-Henri Lévy en séance dédicaces courant 2008.

Activité(s) Écrivain
Naissance 5 novembre 1948 (1948-11-05) (61 ans)
BĂ©ni Saf (AlgĂ©rie AlgĂ©rie)
Mouvement(s) "Nouveaux philosophes"

Bernard-Henri LĂ©vy, nĂ© Bernard Levy le 5 novembre 1948 (1948-11-05) (61 ans) et surnommĂ© BHL, est un romancier, essayiste, metteur en scène, acteur, cinĂ©aste, homme d'affaires et Ă©ditorialiste prĂ©sent sur la scène publique française et internationale.

En 1976, il est l'une des tĂŞtes de file du mouvement des « nouveaux philosophes Â» constituĂ© de philosophes et intellectuels engagĂ©s. Depuis, cette dĂ©nomination est parfois attachĂ©e Ă  son Ĺ“uvre.

Sommaire

Biographie

Jeunesse

Bernard-Henri LĂ©vy est nĂ© Ă  BĂ©ni Saf en AlgĂ©rie le 5 novembre 1948.

Après avoir passĂ© plusieurs annĂ©es au Maroc, sa famille s'installe Ă  Neuilly-sur-Seine en France en 1954. Son père, AndrĂ©, a fondĂ© La Becob, une sociĂ©tĂ© d’importation de bois africains qui a Ă©tĂ© rachetĂ©e par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997 ; Bernard-Henri LĂ©vy est restĂ© depuis actionnaire et administrateur de plusieurs sociĂ©tĂ©s1. Après des Ă©tudes au lycĂ©e Pasteur de Neuilly-sur-Seine puis deux annĂ©es prĂ©paratoires au lycĂ©e Louis le Grand, il entre en 1968 Ă  l’École normale supĂ©rieure de la rue d’Ulm oĂą il a comme professeurs Jacques Derrida et Louis Althusser. Il publie un premier article dans la revue Les Temps modernes intitulĂ© « Mexique, nationalisation de l'impĂ©rialisme Â» suite Ă  un sĂ©jour au Mexique en 1969.

De 1970 Ă  1976 : DĂ©buts

En 1971, il est reçu au concours d’agrĂ©gation de philosophie. En septembre de la mĂŞme annĂ©e, il Ă©crit dans Combat un long reportage consacrĂ© Ă  l'Irlande du Nord ainsi qu'une sĂ©rie d'articles et d'enquĂŞtes sur le monde paysan français dont la thèse rejoint la problĂ©matique maoĂŻste et montre comment la lutte des classes s’invite dans les provinces françaises. ParrainĂ© par Charles Bettelheim, professeur d’économie proche de Louis Althusser, il voyage dans le sous-continent indien, et plus spĂ©cialement au Bangladesh durant la guerre de libĂ©ration contre le Pakistan. A son retour, en mai 1972, il consigne les analyses de ce voyage qui sera la source de son premier livre, Bangla-Desh, Nationalisme dans la rĂ©volution, paru en 1973 dans la collection des Cahiers Libres de Maspero. De retour en France, il est chargĂ© de cours d’épistĂ©mologie Ă  l’UniversitĂ© de Strasbourg et rĂ©pĂ©titeur de philosophie Ă  l’École normale supĂ©rieure.

En octobre 1974, il crĂ©e la collection « Figures Â» chez Grasset, inaugurĂ©e par Jean-Paul DollĂ© et Philippe Nemo.

En septembre 1974, il a une fille de sa première union avec le mannequin Isabelle Doutreluigne : Justine LĂ©vy.

En janvier 1975, il lance avec Michel Butel le quotidien L'Imprévu qui ne rencontre pas le succès espéré et cesse sa parution après seulement onze numéros.

Il fait partie jusqu’en 1976 des conseillers de François Mitterrand au sein du « Groupe des Experts Â» oĂą il siège en compagnie de personnalitĂ©s politiques comme Michel Rocard, Laurent Fabius ou Édith Cresson.

Les nouveaux philosophes et "BHL"

Dès le 10 juin 1976, le magazine Les Nouvelles littĂ©raires publie un numĂ©ro spĂ©cial consacrĂ© aux « nouveaux philosophes Â» dont Bernard-Henri LĂ©vy est le rĂ©dacteur en chef.

Mais c'est la publication chez Grasset, en mai 1977, de La Barbarie Ă  visage humain qui marque l'Ă©mergence du "phĂ©nomène BHL". Dans cet essai, Bernard-Henri LĂ©vy propose un examen des effets du fascisme et de la version totalitaire du socialisme d’État pour tenter d’en faire le bilan pour la pĂ©riode contemporaine.[rĂ©f. nĂ©cessaire] La Barbarie Ă  visage humain dĂ©nonce la tentation totalitaire selon lui inhĂ©rente Ă  toute "idĂ©ologie progressiste". BHL, Ă  la fois dans la dĂ©nonciation du fascisme et du communisme historique, veut se prĂ©senter comme le reprĂ©sentant d’une gĂ©nĂ©ration venue après la double catastrophe du fascisme et du stalinisme, et dĂ©sireuse de repenser la politique en sortant des schĂ©mas totalitaires. Pour prĂ©senter ce livre, BHL se lance dans une critique du rationalisme : « Chacun sait aujourd'hui que le rationalisme a Ă©tĂ© un des moyens, un des trous d'aiguille par quoi s'est faufilĂ©e la tentative totalitaire. Le fascisme n'est pas issu de l'obscurantisme, mais de la lumière. Les hommes de l'ombre, ce sont les rĂ©sistants... C'est la Gestapo qui brandit la torche. La raison, c'est le totalitarisme. Le totalitarisme, lui, s'est toujours drapĂ© des prestiges de la torche du policier. VoilĂ  la "barbarie Ă  visage humain" qui menace le monde aujourd'hui2. Â» Cet essai dĂ©clenche de nombreuses rĂ©actions et controverses.

Il déclara à propos d'une éventuelle arrivée des communistes au pouvoir en France: "... je serais le premier écrivain français, à faire à mon gouvernement cet affront qui n'a jamais été fait depuis qu'il y a de la littérature en France, qui est de changer de nationalité ..." 3

Le 27 mai 1977, au cours de l'Ă©mission de tĂ©lĂ©vision Apostrophes animĂ©e par Bernard Pivot Ă  laquelle avaient Ă©galement Ă©tĂ© invitĂ©s Maurice Clavel, François Aubral et Xavier Delcourt, et intitulĂ©e « Les "nouveaux philosophes" sont-ils de droite ou de gauche ? Â», Bernard-Henri LĂ©vy, aux cĂ´tĂ©s d'AndrĂ© Glucksmann, apparaĂ®t comme une figure mĂ©diatique de ce courant.

Son second livre Le Testament de Dieu, paru en juin 1979, prolonge La Barbarie Ă  visage humain. Ce nouvel essai propose une rĂ©ponse au « nihilisme et au dĂ©senchantement contemporain Â» dus selon lui Ă  « l’oubli de la loi Â» et Ă  l'Ă©chec des grandes idĂ©ologies progressistes. En se rĂ©fĂ©rant Ă  l'Ĺ“uvre de LĂ©vinas, il avance que l'humanitĂ© peut trouver dans la sagesse du texte biblique de nouveaux chemins de libertĂ© et dĂ©crit le monothĂ©isme biblique comme Ă©tant dans son essence un rempart contre tout totalitarisme.[rĂ©f. nĂ©cessaire] L'historien Pierre Vidal-Naquet y relèvera plusieurs grossières erreurs factuelles4.

De 1980 Ă  1993

En 1980, il a participĂ© Ă  la fondation de l’association « L’Action internationale contre la faim Â»5 avec Marek Halter, Jacques Attali, Françoise Giroud et quelques autres. La mĂŞme annĂ©e, BHL et Marek Halter crĂ©ent le ComitĂ© des Droits de l’Homme qui milite pour le boycott des Jeux olympiques d'Ă©tĂ© de 1980.

Cette même année, il épouse Sylvie Bouscasse, et de leur union naît un fils prénommé Antonin.

L'Idéologie française (1981)

En janvier 1981, paraĂ®t chez Grasset L'IdĂ©ologie française, dans lequel Bernard-Henry LĂ©vy fait rĂ©trospectivement de la France le laboratoire du fascisme europĂ©en. Il y dĂ©nonce des traits d'un « fascisme Ă  la française Â» qui serait fondĂ© sur certaines valeurs traditionnelles conservatrices : les valeurs du terroir et le culte de la terre, le dĂ©nigrement de l’esprit cosmopolite, un certain nationalisme, la haine des idĂ©es et des intellectuels ainsi que l’opposition Ă  l’esprit des Lumières. Il rappelle que Maurras, Drumont ou Pierre Drieu La Rochelle appartiennent aussi Ă  l'esprit français. La mise en Ă©vidence d'actes de collaboration entre la France et l'Allemagne nazie — notamment via Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon — illustrerait ainsi ce « fascisme Ă  la française Â». Très controversĂ©, l'ouvrage fut particulièrement critiquĂ© par de nombreux universitaires, tels Raymond Aron (pour qui « Bernard-Henri LĂ©vy viole toutes les règles de l'interprĂ©tation honnĂŞte et de la mĂ©thode historique Â»)6, Paul Thibaud, Emmanuel Le Roy Ladurie ou encore Pierre Nora mais est saluĂ© par Philippe Sollers comme « un livre-clĂ© qui a fait tomber bien des tabous, et qui reste pleinement d'actualitĂ©7 Â».

Du voyage au Pakistan (1981) au Conseil de surveillance d'Arte (1993)

En septembre 1981, Bernard-Henri LĂ©vy part au Pakistan avec Marek Halter et Renzo Rossellini afin de remettre aux rĂ©sistants afghans trois postes Ă©metteurs radio, achetĂ©s par le ComitĂ© des Droits de l'Homme et utilisĂ©s par « Radio Kaboul Â», qui appelle Ă  la rĂ©sistance armĂ©e contre l'occupation soviĂ©tique. Il faut toutefois attendre 1998 pour qu'il rencontre le commandant Massoud.

En novembre 1984, il obtient le prix Médicis pour son roman Le Diable en tête, paru chez Grasset.

En mars 1987, il publie L’Éloge des intellectuels (Grasset).

En novembre 1988, il reçoit le prix Interallié pour son roman Les Derniers Jours de Charles Baudelaire publié chez Grasset.

En mai 1990, il lance et dirige une revue intitulée La Règle du jeu.

En 1991, il est nommé pour un an Président de la Commission d’avance sur recettes au cinéma.

En dĂ©cembre 1992, France 3 diffuse Un jour dans la mort de Sarajevo, un documentaire rĂ©alisĂ© par Bernard-Henri LĂ©vy et Alain Ferrari. LĂ©vy souhaite dĂ©noncer le martyre de cette ville « Ĺ“cumĂ©nique Â» et la souffrance des habitants qui rĂ©sistent hĂ©roĂŻquement Ă  des bombardements incessants. (Guerre de Bosnie)

Le 19 juin 1993, il Ă©pouse l'actrice Arielle Dombasle Ă  Saint-Paul-de-Vence.

En juillet 1993, il devient prĂ©sident du Conseil de surveillance de la chaĂ®ne Arte.

De 1994 Ă  2005

En mai 1994, Ă  l'occasion des Ă©lections europĂ©ennes, il participe Ă  la constitution de la liste « L'Europe commence Ă  Sarajevo Â» pour contraindre les partis politiques Ă  prendre en compte la situation dans les Balkans. DirigĂ©e par LĂ©on Schwartzenberg, elle comprend, outre Bernard-Henri LĂ©vy, Romain Goupil, Pascal Bruckner, AndrĂ© Glucksmann, Michel Polac, Alain Touraine8... De nombreuses personnalitĂ©s soutiendront la liste tels : Marek Halter, Susan Sontag et Paul Auster, la Sud-Africaine, prix Nobel de littĂ©rature, Nadine Gordimer, l’ancien maire de Belgrade Bogdan Bogdanović. Cependant, le 30 mai, Ă  quelques jours des Ă©lections, Bernard-Henri LĂ©vy annonce le retrait de la liste, dĂ©clarant : « L'effet a atteint tous les objectifs possibles, on ne peut pas faire mieux, le but n'a jamais Ă©tĂ© d'envoyer cinq dĂ©putĂ©s pro-Bosniaques Ă  Strasbourg, mais de faire que chaque dĂ©putĂ© europĂ©en ait la Bosnie en tĂŞte Â»9. Maintenue par LĂ©on Schwartzenberg, cette liste, qui avait Ă©tĂ© crĂ©ditĂ©e un temps de 12% d'intentions de vote , obtiendra finalement 1% des suffrages exprimĂ©s 10.

Contre la purification ethnique au Kosovo, il publie en octobre 1994 La Pureté dangereuse, Grasset. Son combat pour les intellectuels de Bosnie-Herzégovine se poursuit et débouche sur la publication en février 1996 du livre Le Lys et la Cendre, Journal d'un écrivain au temps de la guerre de Bosnie, Grasset.

En 1997, il rĂ©alise au Mexique un film de fiction, Le Jour et la Nuit, avec son Ă©pouse Arielle Dombasle, Alain Delon, Lauren Bacall et Karl ZĂ©ro. Ce film a Ă©tĂ© mal accueilli tant par la critique que par le public et demeure Ă  ce jour sa seule tentative de cinĂ©ma de fiction. Face Ă  cet Ă©chec, BHL regretta en particulier « d'avoir Ă©tĂ© mĂ©galo Â» et d'avoir fait « trop grand, trop fort, trop beau, trop tout Â»11. Les Cahiers du cinĂ©ma l'ont qualifiĂ© de « plus mauvais film français depuis des dĂ©cennies Â», et ont regrettĂ© que de l'argent du cinĂ©ma mexicain soit allĂ© Ă  ce film plutĂ´t qu'Ă  des cinĂ©astes mexicains « qui auraient mieux su l'utiliser. Â»12

En 1998, il publie en janvier dans le journal Le Monde deux témoignages de voyage sur la guerre civile et le terrorisme qui ravagent l'Algérie1314. Ces deux textes qui dénoncent et accusent l'islamisme radical et ses militants d'être responsables des massacres perpétrés, déclenchent de vives polémiques tant en France qu'en Algérie en particulier de la part de François Gèze et Pierre Vidal-Naquet15.

En 2000, il publie Le Siècle de Sartre aux éditions Grasset.

En juin 2000, il fonde avec Alain Finkielkraut et Benny Lévy, à Jérusalem, l'Institut d'études lévinassiennes, consacré à la pensée et à l'œuvre du philosophe Emmanuel Lévinas.

En février 2002, le président de la République Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin confient à Bernard-Henri Lévy la mission de se rendre en Afghanistan pour contribuer à la reconstruction culturelle d’un Afghanistan libre. À son retour en France au printemps, Lévy présente son Rapport au Président de la République et au Premier Ministre sur la contribution de la France à la reconstruction de l’Afghanistan publié par La documentation Française et Grasset, qui comporte en seule annexe: un discours de Bernard-Henri lui-même [5].

En 2002 et 2003, il se positionne pour la guerre en Irak. Dans un article publiĂ© en 200216, il explique que «Attaquer Saddam Hussein ? Oui, bien sĂ»r. Ce n'est pas ici que l'on dĂ©fendra ce massacreur de Kurdes et de chiites, ce terroriste, ce mĂ©galomane suicidaire, ce fou, ce NĂ©ron actionniste dont, en 1998 dĂ©jĂ , Massoud me confiait qu'il Ă©tait en possession d'armes chimiques et bactĂ©riologiques massives.» Pour ces raisons il se dĂ©clare favorable Ă  cette guerre sur le principe, la trouvant « moralement justifiĂ©e Â», mais aussi « politiquement dĂ©sastreuse Â» notamment Ă  cause des consĂ©quences nĂ©gatives qu'il entrevoit en matière de lutte contre le terrorisme17.

En mai 2003, il publie Qui a tué Daniel Pearl? aux éditions Grasset.

En juillet 2005, il participe au colloque consacré à Jean-Paul Sartre au centre culturel international de Cerisy.

De 2006 Ă  2007

En janvier 2006, il publie aux éditions américaines Random House son livre sur les États-Unis, American Vertigo, parution précédée d'une tournée de conférences dans ce pays.

En novembre 2006, il soutient d'abord Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire interne du Parti Socialiste qui doit dĂ©signer le candidat du parti pour l’élection prĂ©sidentielle, mais rejoint finalement la candidate choisie par le parti socialiste SĂ©golène Royal dès le premier tour de la prĂ©sidentielle du printemps 2007, la considĂ©rant comme « courageuse Â». Il annonce son choix publiquement après les propos du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy sur la pĂ©dophilie et le suicide, propos qu'il juge « inacceptables Â».

En octobre 2007, il publie un livre sur le Parti Socialiste, Ce grand cadavre à la renverse (Grasset). L'auteur commence son ouvrage en indiquant que Nicolas Sarkozy lui a demandé de le soutenir lors de la dernière élection présidentielle. BHL précise qu'il a refusé parce qu'il fait partie de la gauche. Ce qui le conduit à définir la gauche tout en indiquant l'évolution dangereuse qui lui semble être la sienne. La gauche se définit, selon l'auteur, comme le courant politique auquel appartiennent ceux qui sont anti-colonialistes, portent un jugement positif sur mai 68, négatif sur Vichy et qui se reconnaissent dans le combat des dreyfusards. La gauche connaît une évolution qui la conduit, selon Bernard-Henri Levy, 1°/à devenir anti-américaine de façon trop systématique 2°/à se détourner de l'idée de liberté 3°/à devenir complaisante à l'égard d'Al Qaida et du Hamas. Une prise de position de l'ancien Président des Etats Unis Jimmy Carter sur un dialogue possible avec le Hamas est cité comme exemple de cette évolution (p.283 de l'édition livre de poche) 4°/à cesser d'être universaliste ou internationaliste, devenant chauvine18.

Depuis le début de l'année 2007 il est actionnaire19 et membre du conseil de surveillance20 du journal Libération.

Depuis 2007

Lors de la guerre d'OssĂ©tie du Sud de 2008, BHL s'est rendu en GĂ©orgie en aoĂ»t 2008, publiant le rĂ©cit de son voyage dans deux pages « TĂ©moignages Â» du Monde21. Un article de Rue8922 montre que ces tĂ©moignages contiennent des inventions et affabulations, notamment grâce Ă  plusieurs tĂ©moignages (dont celui de l'eurodĂ©putĂ©e Marie-Anne Isler-BĂ©guin).

En septembre 2008, il publie « Left in dark times Â», version amĂ©ricaine de « Ce grand cadavre Ă  la renverse Â», chez Random House.

Le 8 octobre 2008, parution de « Ennemis publics Â» de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri LĂ©vy, coĂ©ditĂ© par Flammarion et Grasset, qui rĂ©unit une correspondance polĂ©mique Ă©changĂ©e par les auteurs.

En 2008, il prendra partie auprès de Claude Askolovitch et en opposition à Guy Bedos dans l'affaire Siné23.

Lors de la guerre de Gaza 2008-2009, BHL s'est rendu en IsraĂ«l, publiant le rĂ©cit de son voyage dans le JDD24. Dans cet article il constate que la bande de Gaza, totalement Ă©vacuĂ©e par IsraĂ«l en 2005, est devenue non l'embryon de l'État palestinien tant espĂ©rĂ©, mais « une base militaire avancĂ©e Â». Il accuse la dĂ©sinformation du « village mĂ©diatique planĂ©taire Â» en rappelant l'affaire du « gĂ©nocide Â» de JĂ©nine oĂą les 500 victimes palestiniennes annoncĂ©es initialement dans la presse seront en dĂ©finitive chiffrĂ©es Ă  52 (Ă  noter que l'armĂ©e israĂ©lienne elle-mĂŞme en la personne du colonel Ron Kitri avança le chiffre de 200). Il conteste Ă©galement la « rumeur Â» du blocus humanitaire (blocus pourtant confirmĂ© par des organismes internationaux). Mais surtout il tĂ©moigne du rĂ©el dĂ©sir de paix de responsables israĂ©liens et palestiniens en particulier Ehoud Olmert et Moustafa Barghouti. Ce tĂ©moignage sera qualifiĂ© par Acrimed de "tract de propagande"' 25.

En janvier 2009, il publie dans le journal Le Point une note de soutien à Israël justifiant l'opération Plomb durci26.

En 2009, il dĂ©clare que le Parti socialiste « doit disparaĂ®tre Â» pour « en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade Â» depuis le dĂ©clin du communisme. Car d'après lui le parti socialiste n'incarne plus la gauche française ni l'espĂ©rance de qui que ce soit. A ses yeux, le parti socialiste doit renouer avec l'essentiel, l'identitĂ© mĂŞme de la gauche selon lui : l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'anti-totalitarisme, et il voit l'Ă©galitĂ© comme le point de convergence de ces trois principes. Il exprime l'espoir de reconstruire, sur les ruines du parti socialiste, la gauche de demain, moderne et rĂ©inventĂ©e.27

Le 29 septembre 2009, Bernard-Henri LĂ©vy apporte son soutien Ă  Roman Polanski, rĂ©alisateur arrĂŞtĂ© le 26 septembre 2009 Ă  Zurich en Suisse pour une accusation de viol sur mineure. BHL, selon ses propos, considĂ©rait que c'Ă©tait un scandale que d’arrĂŞter un homme plus de trente ans après les faits, que cela n'avait pas de sens. Il fait d'ailleurs signer une pĂ©tition sur son site28.

Le 20 janvier 2010, dans un article du Corriere della Sera il prend la dĂ©fense du pape Pie XII qu'il prĂ©sente comme un "bouc Ă©missaire" victime de la "dĂ©sinformation" et parle de lui comme de l'auteur "d'un des manifestes anti nazis les plus fermes et les plus Ă©loquents" et s'Ă©tonne qu'on l'accuse d'ĂŞtre restĂ© silencieux alors qu'on n'en fait aucun reproche aux chefs d'Etat de l'Ă©poque qui disposaient d'armĂ©es2930.

Dans son ouvrage De la guerre en philosophie paru en fĂ©vrier 2010, il cite les rĂ©flexions du philosophe Jean-Baptiste Botul, alors que celui-ci est un personnage fictif inventĂ© par le journaliste FrĂ©dĂ©ric Pagès31. Ce dernier Ă©voque un « grave accident philosophique qui pourrait compromettre la suite de sa carrière Â» mais constate toutefois que « mĂŞme pris en flagrant dĂ©lit de lecture hâtive ou de fiche mal digĂ©rĂ©e, [BHL] est fĂŞtĂ© par les tĂ©lĂ©s, choyĂ© par les radios, encensĂ© par les journaux Â»32.

Engagements internationaux

Les guerres et Ă©vĂ©nements tragiques en AlgĂ©rie, en Bosnie-HerzĂ©govine et au Rwanda donnent lieu Ă  un ouvrage « La PuretĂ© dangereuse Â» oĂą il voit le dĂ©lire de puretĂ© Ă  l’œuvre dans ces diverses situations. Il Ă©tablit les caractĂ©ristiques de l’intĂ©grisme.

En 1989, après la fatwa contre Salman Rushdie, Bernard-Henri LĂ©vy s’engage dans la dĂ©fense de l’écrivain, dont il fait un emblème et l'objet d’un de ses combats. En 1999, Bernard-Henri LĂ©vy publie avec Salman Rushdie « Questions de Principe Six Â».

En 2000, il publie « Le Siècle de Sartre Â» dans l’hĂ©ritage duquel Bernard-Henri LĂ©vy dit s’inscrire. Cet ouvrage a connut un grand succès auprès d’un large public non spĂ©cialisĂ©[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Ce livre est, de tous ceux de Bernard-Henri LĂ©vy, celui qui reçut le plus grand nombre d’éloges de la part des critiques[rĂ©f. nĂ©cessaire].

« Les damnĂ©s de la guerre Â» est un essai Ă  partir de reportages effectuĂ©s en Angola, au Sri-Lanka, au Burundi, en Colombie, au Soudan et parus en France dans Le Monde, en Italie dans le Corriere della Sera, et dans El Mundo en Espagne, qui donnent un livre intitulĂ© « RĂ©flexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire Â», 2001. L'auteur se fait dans cet ouvrage le porte-parole des victimes de guerres oubliĂ©es et de leur souffrance.

Le 1er dĂ©cembre 2009, la revue amĂ©ricaine Foreign Policy lui attribue la 31ème place des personnages les plus influents au monde, devant Dominique Strauss-Kahn (33e), Esther Duflo (41e) et Jacques Attali (86e)33.

Écrits

Les philosophes qui ont formĂ© sa rĂ©flexion sont : Hegel, Spinoza, Louis Althusser et Emmanuel Levinas. Il rapporte Ă  propos de Hegel l’« Ă©blouissement Â»34 qu’il a Ă©prouvĂ© en dĂ©couvrant la langue et la pensĂ©e hĂ©gĂ©liennes en particulier la vision hĂ©gĂ©lienne de l'histoire. Son professeur Ă  l’École Normale SupĂ©rieure, Althusser, l’a amenĂ© Ă  apprĂ©cier les subtilitĂ©s de la mĂ©taphysique de Spinoza et les liens Ă©troits reliant le thĂ©ologique au politique. Depuis Le Testament de Dieu, publiĂ© en 1979, Bernard-Henri LĂ©vy a puisĂ© les sources de sa philosophie dans les textes de Franz Rosenzweig et Levinas. Sa pensĂ©e met l'accent sur l'existence du Mal et la lutte entre le Bien et le Mal35, mais aussi, plus pragmatiquement, sur le combat contre le fanatisme et le totalitarisme s'inscrit dans le combat contre le Mal, la lutte contre le fanatisme et l’antitotalitarisme.

Un regard critique sur la condition des intellectuels

Bernard-Henri LĂ©vy s'intĂ©resse au dĂ©but des annĂ©es 1980 Ă  la condition des intellectuels, en particulier des intellectuels français, dans son ouvrage Éloge des Intellectuels. Il constate avec crainte (et un petit peu de nostalgie) le risque d'un recul de la culture intellectuelle de haut niveau, face aux genres mineurs, importants mais d'une importance sociale moins cruciale que les travaux des philosophes. Selon lui, les philosophes sont en partie responsables de ce dĂ©clin. Il observe avec inquiĂ©tude les progrès des « nouvelles stars Â» de la musique, du sport, du monde de l'entreprise.

Le « monde vrai Â», terrain d'Ă©tude pour la philosophie

Pour Bernard-Henri LĂ©vy, la mission du philosophe est d’intervenir dans les dĂ©bats contemporains. Le modèle dont il se rĂ©clame est celui de Sartre : le philosophe investi dans les Ă©vĂ©nements et les luttes de son temps, pour qui le monde est aussi bien un terrain d'Ă©tude que d'intervention pour la philosophie. Il ne pense pas que le rĂ´le de la philosophie soit de donner un sens au monde. Il veut faire de la philosophie « un instrument de la luciditĂ© Â»34. Il constate que les questions existentielles, telles la vie, la mort, la souffrance, sont insolubles. Il en rĂ©sulte donc selon lui que la fonction de la philosophie est d’explorer et non de rĂ©soudre ces grands problèmes humains.

Controverses

Principaux reproches

Bernard-Henri LĂ©vy s’est attirĂ© tout au long de sa carrière des critiques sĂ©vères. Les principaux reproches qui lui sont faits sont de plusieurs ordres :

  • La prise de libertĂ© avec la vĂ©ritĂ© et les faits. C’est un reproche fait par exemple par l’historien Pierre Vidal-Naquet36 et par le philosophe Cornelius Castoriadis Ă  propos de son livre Le testament de Dieu, 1978. Dans un article du Nouvel observateur datĂ© du 9 juillet 1979, Cornelius Castoriadis admettant sa perplexitĂ© devant le « phĂ©nomène BHL Â», Ă©crivait : « Sous quelles conditions sociologiques et anthropologiques, dans un pays de vieille et grande culture, un “auteur” peut-il se permettre d’écrire n’importe quoi, la “critique” le porter aux nues, le public le suivre docilement – et ceux qui dĂ©voilent l’imposture, sans nullement ĂŞtre rĂ©duits au silence ou emprisonnĂ©s, n’avoir aucun Ă©cho effectif ? Â» Castoriadis ajoutait nĂ©anmoins : « Que cette camelote doive passer de mode, c’est certain : elle est, comme tous les produits contemporains, Ă  obsolescence incorporĂ©e. Â»
  • Le sociologue et philosophe Raymond Aron a consacrĂ© un article particulièrement critique Ă  L'idĂ©ologie française, article dont il fait Ă©tat dans ses MĂ©moires (1983). Aron montre que LĂ©vy se livre Ă  une lecture unilatĂ©rale de l'histoire de France. Évoquant des questions qui exigent rigueur et subtilitĂ© (s'agissant de l'antisĂ©mitisme en France), LĂ©vy se livre Ă  des gĂ©nĂ©ralisations auxquelles manquent l'Ă©quilibre et un sens du jugement politique.
  • D'ĂŞtre la reprĂ©sentation d'une certaine forme d'oligarchie au sein du parti socialiste37.
  • AppuyĂ© par une citation de Manuel Valls au sujet d'un ouvrage de Bernard-Henri LĂ©vy censĂ© Ă©voquer la rĂ©forme du parti socialiste, le rĂ©dacteur en chef du Monde diplomatique, Serge Halimi, l'accuse Ă©galement de n'avoir aucun attrait pour l'aspect social du socialisme37 , pourtant corollaire du mouvement, et de prĂ©fĂ©rer Mai 68 au Front populaire. Il avoue lui-mĂŞme que : « Oui, c’est vrai, je me suis plus intĂ©ressĂ© Ă  la misère bosniaque qu’à la misère au coin de la rue. Je suis un peu sourd Ă  la question sociale. Que voulez-vous, on Ă©crit avec son intelligence et son inconscient. Â» 38,39
  • Le philosophe Jacques Bouveresse, critique des approximations d'une certaine « philosophie française Â», qui reposerait plus sur des rapprochements hasardeux que sur des raisonnements construits 40.
  • Ă€ l'occasion de la sortie de la Barbarie Ă  visage humain, le philosophe Gilles Deleuze portait un jugement similaire sur l'Ĺ“uvre du jeune philosophe, qui se serait livrĂ© Ă  des rapprochements hâtifs, parfois « ignobles Â»43. Plus gĂ©nĂ©ralement, Ă  propos des nouveaux philosophes, Deleuze Ă©crit : « je crois que leur pensĂ©e est nulle. Je vois deux raisons possibles Ă  cette nullitĂ©. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maĂ®tre, LE monde, LA rĂ©bellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mĂ©langes grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En mĂŞme temps, plus le contenu de pensĂ©e est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux Ă©noncĂ©s vides Â»43.

Ce dernier essai est Ă©trillĂ© par l'historien Pierre Vidal-Naquet et par le philosophe Cornelius Castoriadis, tous deux critiques du totalitarisme, qui soulignent ce qui, d'après eux, constitue de « nombreuses erreurs grossières Â»44.

  • Selon les auteurs d'une enquĂŞte sur BHL, Nicolas Beau et Olivier Toscer, l'Ă©pouse de Daniel Pearl reprocherait Ă  BHL Ă  propos de son « romanquĂŞte Â» Qui a tuĂ© Daniel Pearl ? un « viol littĂ©raire Â»45. Mme Pearl a dĂ©clarĂ© au sujet de Bernard-Henri LĂ©vy qu'il est un homme dont « l'ego dĂ©truit l'intelligence Â»46.
  • Le spĂ©cialiste du sous-continent indien, journaliste au Guardian et historien William Dalrymple a publiĂ© dans New York Review of Books puis dans Le Monde diplomatique une critique sĂ©vère du « romanquĂŞte Â» de BHL sur l'assassinat de Daniel Pearl47. Il y accuse notamment Bernard Henri LĂ©vy de confondre certaines villes, ainsi que de donner une image dĂ©testable de l'islam. Celui-ci a obtenu un droit de rĂ©ponse, oĂą il rĂ©pond aux critiques de son contradicteur48; il souligne notamment avoir donnĂ© un point de vue plutĂ´t Ă©logieux sur l'islam dans le dernier chapitre de son ouvrage. Ce droit de rĂ©ponse a, Ă  son tour, suscitĂ© une rĂ©ponse de Dalrymple, toujours dans le Monde Diplomatique49.
  • Son livre American Vertigo, sous-titrĂ© Voyage dans les pas de Tocqueville, reçut un accueil partagĂ©50 dans les mĂ©dias français51 et fut largement moquĂ© par la presse amĂ©ricaine,52 des libraires français53, Le Monde54 et le Monde Diplomatique55. Ă€ la suite de cet ouvrage un procès fictif lui fut intentĂ© dans un théâtre parisien avec la participation de Daniel Mermet56.
  • En octobre 2007, Ă  l'occasion de la sortie de son livre sur le Parti Socialiste Ce grand cadavre Ă  la renverse, Bernard-Henri Levy a attaquĂ© vivement Nicolas Sarkozy en fustigeant son « Discours de Dakar Â» et son rĂ©dacteur, le conseiller du prĂ©sident de la RĂ©publique, Henri Guaino : « L'homme africain, disait le texte, n'est pas assez entrĂ© dans l'Histoire. Jamais il ne s'Ă©lance vers l'avenir. Dans cet univers oĂą la nature commande tout, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idĂ©e de progrès. Â». Il dira : « C'est un discours raciste Â». « BHL est un petit con prĂ©tentieux Â» lui rĂ©pliquera le conseiller.
  • BHL est prĂ©sentĂ© par certains journalistes comme un imposteur intellectuel57. Ses dĂ©tracteurs estiment que sa rĂ©ussite ne serait due qu'Ă  un rĂ©seau de connaissances bien organisĂ©. 58
  • Entartages : Bernard-Henri LĂ©vy a Ă©tĂ©, plus que n'importe quelle autre personnalitĂ© publique, victime d'entartages en Belgique et en France (on compte sept attentats pâtissiers entre 1985 et 2006)59. Lors de l'un d'eux en 1985, il a renversĂ© son agresseur, NoĂ«l Godin, pour lui intimer ensuite : « Lève-toi vite, ou je t'Ă©crase la gueule Ă  coups de talon ! Â»60. Cette rĂ©action, filmĂ©e, a Ă©tĂ© largement diffusĂ©e et moquĂ©e, notamment par Coluche et Pierre Desproges ; elle lui a Ă©galement valu une chanson de Renaud, L'entartĂ©.
  • En fĂ©vrier 2010, Ă  la sortie de son ouvrage De la guerre en philosophie, la rĂ©fĂ©rence Ă  un philosophe fictif, Jean-Baptiste Botul (inventĂ© par le journaliste du Canard EnchaĂ®nĂ© FrĂ©dĂ©ric Pagès), pour appuyer ses critiques sur Emmanuel Kant provoque une vague de commentaires consternĂ©s et ironiques dans la presse, Ă  la suite d'un article de la journaliste Aude Lancelin paru sur le site littĂ©raire du Nouvel Observateur61. FrĂ©dĂ©ric Pagès commente : "La vie sexuelle d'Emmanuel Kant raconte l'histoire farfelue d'une communautĂ© d'Allemands de Königsberg (devenu Kaliningrad) ayant fui au Paraguay pour constituer une colonie strictement rĂ©gie par la philosophie kantienne. Cela aurait dĂ» l'alerter. Cela pose une question sur sa façon de travailler." Bernard-Henri Levy reconnaĂ®t l'erreur et Ă©crit "Chapeau pour ce Kant inventĂ© mais plus vrai que nature et dont le portrait, qu’il soit donc signĂ© Botul, Pagès ou Tartempion, me semble toujours aussi raccord avec mon idĂ©e d’un Kant [...] tourmentĂ© par des dĂ©mons moins conceptuels qu'il y paraĂ®t."6263.

Ouvrages critiques

Quelques ouvrages d'analyse critique sont consacrĂ©s entièrement Ă  Bernard-Henri LĂ©vy :

  • Le livre Le B.A. BA du BHL, EnquĂŞte sur le plus grand intellectuel français, de la journaliste Jade Lindgaard et du producteur Xavier de la Porte a soutenu l'idĂ©e d'une supposĂ©e « mythomanie Â» de LĂ©vy affirmant que contrairement Ă  ses assertions rĂ©pĂ©tĂ©es, il n'avait par exemple fait que croiser le commandant Massoud.
  • Une imposture française, ouvrage des journalistes Nicolas Beau et Olivier Toscer consacrĂ© Ă  Bernard-Henri LĂ©vy, sorti en librairie le 23 fĂ©vrier 2006.
  • Un nouveau thĂ©ologien de Daniel BensaĂŻd, Ă©ditions Ligne, 2008.

Interprétation des controverses et des ouvrages critiques

Au sujet de ces livres, Josyane Savigneau, dans Le Monde des livres du 1er juillet 2005, journal auquel collabore BHL, signe un article Ă  propos du livre de Philippe Boggio, Bernard-Henri LĂ©vy, une vie 64, oĂą elle remarque une « Ă©trange frĂ©nĂ©sie Â» qui aurait pris plusieurs journalistes de vouloir s’en prendre Ă  Bernard-Henri LĂ©vy :

« En 2004, l’édition française a Ă©tĂ© saisie d’une Ă©trange frĂ©nĂ©sie Ă  propos de Bernard-Henri LĂ©vy. On annonçait cinq livres sur cet intellectuel "Ă  abattre", comme le titrait un journal.»

Ouvrages

  • Bangla Desh, Nationalisme dans la rĂ©volution, 1973 (rééditĂ© sous le titre Les Indes rouges 1985)
  • La Barbarie Ă  visage humain,Grasset, 1977,ISBN 2-246-00498-5
  • Le Testament de Dieu, 1978.
  • L'IdĂ©ologie française, 1981.
  • Questions de principe I, 1983.
  • Le Diable en tĂŞte, 1984.
  • Impressions d'Asie, 1985
  • Questions de principe II, 1986.
  • Eloge des intellectuels, 1988.
  • Les Derniers Jours de Charles Baudelaire, 1988.
  • Questions de principe III, la suite dans les idĂ©es, 1990.
  • Frank Stella, les annĂ©es 80, 1990
  • Les Aventures de la libertĂ©, une histoire subjective des intellectuels, 1991.
  • CĂ©sar, celui qui Ă©tait trop gai, 1991.
  • Le Jugement dernier, 1992.
  • Questions de principe IV, IdĂ©es fixes, 1992.
  • L'art de Piero della Francesca et de Mondrian, 1992.
  • Les Hommes et les Femmes (avec Françoise Giroud), 1993.
  • La PuretĂ© dangereuse, 1994.
  • Questions de principe V, Blocs-notes, 1995
  • Le Lys et la Cendre, 1996
  • ComĂ©die, 1997.
  • Questions de principe VI avec Salman Rushdie 1998
  • Questions de principe VII, MĂ©moire vive, 2001
  • Le Siècle de Sartre, 2000.
  • RĂ©flexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire, 2002.
  • Rapport au PrĂ©sident de la RĂ©publique et au Premier Ministre sur la participation de la France Ă  la reconstruction de l’Afghanistan, 2002
  • Qui a tuĂ© Daniel Pearl ?, 2003.
  • Questions de principe VIII, jours de colère 2004.
  • Questions de principe IX RĂ©cidives, 2004.
  • American Vertigo, 2006.
  • Questions de principe X, Ici et ailleurs, 2007.
  • Ce grand cadavre Ă  la renverse, 2007.
  • Ennemis publics, 2008. (Correspondance entre Michel Houellebecq et BHL)
  • De la guerre en philosophie, 2010 (ISBN 978-2246767213)
  • Pièces d’identitĂ©, 2010 (ISBN 978-2-246-76791-6)

Filmographie

Bibliographie

Liens externes

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Notes et références

  1. ↑ Il est à la tête ou au conseil d'administration des sociétés Finatrois, Les films du lendemain et Société d'édition Grasset et Fasquelle
  2. ↑ Entretien avec Bernard-Henri Lévy, Le Matin, 27 mai 1977.
  3. ↑ BHL, un homme engagé,Dailymotion, BHL, un homme engagé.
  4. ↑ La critique du « Testament de Dieu Â» et la rĂ©ponse de B.-H. LĂ©vy dans le Nouvel Observateur. Disponible en ligne sur le site de P. Vidal-Naquet. ConsultĂ© le 3 novembre 2009.
  5. ↑ http://www.actioncontrelafaim.org/qui-sommes-nous/
  6. ↑ Raymond Aron Ă©crit dans L'Express du 7 fĂ©vrier 1981 : « Bernard-Henri LĂ©vy viole toutes les règles de l'interprĂ©tation honnĂŞte et de la mĂ©thode historique. [...] Le voilĂ  maintenant Fouquier-Tinville, lui qui prĂŞche la dĂ©mocratie. Il oublie que la dĂ©mocratie devient aisĂ©ment, elle aussi, inquisitoire, sinon totalitaire. Juif comme moi, il exclut de la France et rejette dans la France noire d'innombrables Ă©crivains ou penseurs de notre commune patrie. IntĂ©rĂŞt public ou danger public ? Â» (Lire en ligne l'article, mis Ă  jour le 25 fĂ©vrier 2005).
  7. ↑ Stratégie de Philippe Sollers
  8. ↑ « La liste Bernard-Henri LĂ©vy officiellement dĂ©posĂ©e hier Â», L'HumanitĂ©, 28 mai 1994
  9. ↑ Liste Sarajevo: histoire d’'une reculade Nouvel Obs
  10. ↑ Info ou Intox - Sondage Ipsos Brève de l'Humanité, 27 mai 1994
  11. ↑ Bouillon de culture
  12. ↑ Cahiers du cinéma numéro 511, mars 1997, p. 82.
  13. ↑ Journal "Le MONDE", numĂ©ro 16469 paru le 08/01/1998, "AlgĂ©rie, Bernard-Henri LĂ©vy tĂ©moigne" : « Le jasmin et le sang Â»
  14. ↑ Journal "Le MONDE", numĂ©ro 16470 paru le 09/01/1998, "Le rĂ©cit de Bernard-Henri LĂ©vy sur les massacres en AlgĂ©rie" : « La loi des massacres Â» « Ils prĂ©fèrent passer pour des assassins que pour des incompĂ©tents Â»
  15. ↑ Journal "Le MONDE", paru le 05/03/1998 , "L'Algérie de Bernard-Henri Lévy" [1]
  16. ↑ Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, Le Point, 16 août 2002
  17. ↑ « Si je devais rĂ©sumer le sentiment de malaise que me donne la guerre annoncĂ©e en Irak, je dirais : moralement justifiĂ©e, politiquement dĂ©sastreuse. Â» Le bloc-notes de Bernard-Henri LĂ©vy, Le Point, 14 fĂ©vrier 2003
  18. ↑ Critique du livre dans Le Journal du Dimanche, reprise sur le site www.bernard-henri-levy.com
  19. ↑ Rousselet et BHL entrent au capital de Libération
  20. ↑ Laurent Joffrin se félicite
  21. ↑ Choses vues dans la Géorgie en guerre, par Bernard-Henri Lévy, Le Monde, 19 août 2008
  22. ↑ BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Georgie, Rue89, 22 août 2008
  23. ↑ SinĂ© : "provocateur" pour les uns, "antisĂ©mite" pour les autres, par Alice Geraud, LibĂ©ration, 28 janvier 2009
  24. ↑ Carnet de guerre, par BHL, JDD, 18 janvier 2009
  25. ↑ Gaza – MĂ©dias en guerre (4) : « Carnets de guerre Â», le dernier tract de BHL, Acrimed, 28 janvier 2009
  26. ↑ http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2009-02-12/le-bloc-notes-de-bernard-henri-levy-liberer-les-palestiniens-du-hamas/989/0/305272
  27. ↑ Claude Askolovitch, « BHL: "le Parti socialiste doit disparaĂ®tre" Â» sur Le Journal du Dimanche, 2009. ConsultĂ© le 19 juillet 2009
  28. ↑ [2]
  29. ↑ http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-01-20/polemique-bernard-henri-levy-prend-la-defense-de-benoit-xvi-et-pie-xii/920/0/415475
  30. ↑ http://archiviostorico.corriere.it/2010/gennaio/20/anche_Benedetto_XVI_Pio_XII_co_9_100120010.shtml
  31. ↑ Bernard-Henri Lévy en flagrant délire, Le Nouvel Observateur, 8 février 2010.
  32. ↑ « BHL victime d'un auto-entartrage Â», Le Canard enchaĂ®nĂ©, 10 fĂ©vrier 2010, p. 1.
  33. ↑ Bernanke et Obama en tête d'une liste des penseurs influents de 2009
  34. ↑ a et b Récidives, Editions Grasset & Fasquelle , Paris, 2004
  35. ↑ Selon son biographe non-officiel Philippe Cohen, « A Gori, BHL ne s'est pas mis Ă  la vodka Â», sur le site marianne2.fr, BHL a une « thĂ©orie de la guerre Ă©ternelle entre le bien et le mal Â» ; cette thĂ©matique est en effet rĂ©currente dans ses travaux consacrĂ©s aux situations de guerre ou de conflit, tels que RĂ©flexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l'Histoire (2001), Bosna ! (2001), ou encore Qui a tuĂ© Daniel Pearl ? (2003)
  36. ↑ La critique du Testament de Dieu par Pierre Vidal Naquet http://www.pierre-vidal-naquet.net/spip.php?article49
  37. ↑ a et b L’oligarchie, le Parti socialiste et Bernard-Henri Lévy dans Le Monde diplomatique
  38. ↑ Le roi de l’arène
  39. ↑ Quand la serpillière de BHL cire les parquets de l’Élysée
  40. ↑ Jacques Bouveresse, Prodiges et vertiges de l’analogie, Raisons d’agir, 1999, p. 31
  41. ↑ BHL n'a pas vu toutes ses « choses vues Â» en GĂ©orgie, Rue 89, 22 aoĂ»t 2008
  42. ↑ Gori brûle-t-il?, réponse du médiateur du Monde à Rue 89, 30 août 2008
  43. ↑ a et b Gilles Deleuze, A propos des nouveaux philosophes et d’un problème plus général, publié comme Supplément au n°24, mai 1977, de la revue bimestrielle Minuit, et distribué gratuitement. Mis en ligne en 2004 par Multitudes.
  44. ↑ La critique du Testament de Dieu de Bernard-Henry Lévy (1979)
  45. ↑ "une imposture française", page ?
  46. ↑ "Une imposture française", par Nicolas Beau et Olivier Toscer, éditions des Arènes, 2006. Relevé par le journaliste Sébastien Fontenelle ou par le critique de Lire.fr
  47. ↑ La critique de William Dalrymple sur le livre Qui a tuĂ© Daniel Pearl ? dans la New York Review of book, dĂ©cembre 2003. « Le principal problème que pose Qui a tuĂ© Daniel Pearl ? est l’amateurisme du travail de recherche effectuĂ© par son auteur. [...] BHL a visĂ© beaucoup trop haut, eu Ă©gard Ă  ses compĂ©tences Â»
  48. ↑ La réponse de Bernard-Henri Lévy à William Dalrymple
  49. ↑ La réponse de William Dalrymple à Bernard-Henri Lévy
  50. ↑ Voir Ă  ce sujet l'affirmation de critikat : En France comme outre-Atlantique, l’ouvrage, Ă  quelques exceptions près, est accueilli par une douche froide.
  51. ↑ Lire les critiques recueillies par Evene
  52. ↑ Revue de presse traduite :
    NY Times 29/01/2006, "Bernard-Henri Lévy [...] rambled around this country [...] and now has worked up his notes into a sort of book" -
    New York Times : " Il y a de nombreux moments, voyageant en voiture avec lui, oĂą vous avez envie de lui dire de la fermer cinq minutes et de mieux regarder le paysage. " citĂ© par Le Matricule des Anges NumĂ©ro 072 -
    The Economist : " Monsieur LĂ©vy (...) passe beaucoup trop de temps Ă  nous dire des choses que nous savons dĂ©jĂ . " citĂ© par Le Matricule des Anges NumĂ©ro 072 -
    Los Angeles Times : " Mis Ă  part le fait qu'Alexis de Tocqueville et Bernard-Henri LĂ©vy sont tous les deux français, ils n'ont rien en commun. " citĂ© par Le Matricule des Anges NumĂ©ro 072
  53. ↑ Critique du Matricule des Anges Numéro 072 - Avril 2006 sur http://LeLibraire.com
  54. ↑ Sylvie Kauffman : BHL met le doigt sur de vraies questions, mais passe son chemin avant d'avoir trouvĂ© la rĂ©ponse.[3]
  55. ↑ Le récit touristique d’un voyageur poli par Glyn Morgan - avril 2006
  56. ↑ procès organisé au théâtre Dejazet à Paris, diffusé sur France Inter par Daniel Mermet Suite du procès
  57. ↑ Le Monde Diplomatique
  58. ↑ LMSI
  59. ↑ Site officiel de l'Internationale Pâtissière
  60. ↑ Vidéo sur dailymotion
  61. ↑ http://bibliobs.nouvelobs.com/20100208/17560/bhl-en-flagrant-delire-laffaire-botul
  62. ↑ http://www.rue89.com/2010/02/08/bhl-piege-les-amis-de-botul-consternes-et-allegres-137436
  63. ↑ http://laregledujeu.org/2010/02/08/876/vive-jean-baptiste-botul-bhl/
  64. ↑ La Table ronde)
  65. ↑ Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary; le chapitre sur BHL est disponible au téléchargement (pdf)
  66. ↑ Fiche sur le site de l'éditeur.
  67. ↑ [4]
 
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