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{revue}
Bernard-Henri Lévy, né Bernard Levy le 5 novembre 1948 et surnommé BHL, est un romancier, essayiste, metteur en scène, acteur, cinéaste, homme d'affaires et éditorialiste présent sur la scène publique française et internationale. En 1976, il est l'une des têtes de file du mouvement des « nouveaux philosophes » constitué de philosophes et intellectuels engagés. Depuis, cette dénomination est parfois attachée à son œuvre.
Biographie
JeunesseBernard-Henri Lévy est né à Béni Saf en Algérie le 5 novembre 1948. Après avoir passé plusieurs années au Maroc, sa famille s'installe à Neuilly-sur-Seine en France en 1954. Son père, André, a fondé La Becob, une société d’importation de bois africains qui a été rachetée par le groupe Pinault-Printemps-Redoute en 1997 ; Bernard-Henri Lévy est resté depuis actionnaire et administrateur de plusieurs sociétés1. Après des études au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine puis deux années préparatoires au lycée Louis le Grand, il entre en 1968 à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm où il a comme professeurs Jacques Derrida et Louis Althusser. Il publie un premier article dans la revue Les Temps modernes intitulé « Mexique, nationalisation de l'impérialisme » suite à un séjour au Mexique en 1969. De 1970 à 1976 : DébutsEn 1971, il est reçu au concours d’agrégation de philosophie. En septembre de la même année, il écrit dans Combat un long reportage consacré à l'Irlande du Nord ainsi qu'une série d'articles et d'enquêtes sur le monde paysan français dont la thèse rejoint la problématique maoïste et montre comment la lutte des classes s’invite dans les provinces françaises. Parrainé par Charles Bettelheim, professeur d’économie proche de Louis Althusser, il voyage dans le sous-continent indien, et plus spécialement au Bangladesh durant la guerre de libération contre le Pakistan. A son retour, en mai 1972, il consigne les analyses de ce voyage qui sera la source de son premier livre, Bangla-Desh, Nationalisme dans la révolution, paru en 1973 dans la collection des Cahiers Libres de Maspero. De retour en France, il est chargé de cours d’épistémologie à l’Université de Strasbourg et répétiteur de philosophie à l’École normale supérieure. En octobre 1974, il crée la collection « Figures » chez Grasset, inaugurée par Jean-Paul Dollé et Philippe Nemo. En septembre 1974, il a une fille de sa première union avec le mannequin Isabelle Doutreluigne : Justine Lévy. En janvier 1975, il lance avec Michel Butel le quotidien L'Imprévu qui ne rencontre pas le succès espéré et cesse sa parution après seulement onze numéros. Il fait partie jusqu’en 1976 des conseillers de François Mitterrand au sein du « Groupe des Experts » où il siège en compagnie de personnalités politiques comme Michel Rocard, Laurent Fabius ou Édith Cresson. Les nouveaux philosophes et "BHL"
Dès le 10 juin 1976, le magazine Les Nouvelles littéraires publie un numéro spécial consacré aux « nouveaux philosophes » dont Bernard-Henri Lévy est le rédacteur en chef. Mais c'est la publication chez Grasset, en mai 1977, de La Barbarie à visage humain qui marque l'émergence du "phénomène BHL". Dans cet essai, Bernard-Henri Lévy propose un examen des effets du fascisme et de la version totalitaire du socialisme d’État pour tenter d’en faire le bilan pour la période contemporaine.[réf. nécessaire] La Barbarie à visage humain dénonce la tentation totalitaire selon lui inhérente à toute "idéologie progressiste". BHL, à la fois dans la dénonciation du fascisme et du communisme historique, veut se présenter comme le représentant d’une génération venue après la double catastrophe du fascisme et du stalinisme, et désireuse de repenser la politique en sortant des schémas totalitaires. Pour présenter ce livre, BHL se lance dans une critique du rationalisme : « Chacun sait aujourd'hui que le rationalisme a été un des moyens, un des trous d'aiguille par quoi s'est faufilée la tentative totalitaire. Le fascisme n'est pas issu de l'obscurantisme, mais de la lumière. Les hommes de l'ombre, ce sont les résistants... C'est la Gestapo qui brandit la torche. La raison, c'est le totalitarisme. Le totalitarisme, lui, s'est toujours drapé des prestiges de la torche du policier. Voilà la "barbarie à visage humain" qui menace le monde aujourd'hui2. » Cet essai déclenche de nombreuses réactions et controverses. Il déclara à propos d'une éventuelle arrivée des communistes au pouvoir en France: "... je serais le premier écrivain français, à faire à mon gouvernement cet affront qui n'a jamais été fait depuis qu'il y a de la littérature en France, qui est de changer de nationalité ..." 3 Le 27 mai 1977, au cours de l'émission de télévision Apostrophes animée par Bernard Pivot à laquelle avaient également été invités Maurice Clavel, François Aubral et Xavier Delcourt, et intitulée « Les "nouveaux philosophes" sont-ils de droite ou de gauche ? », Bernard-Henri Lévy, aux côtés d'André Glucksmann, apparaît comme une figure médiatique de ce courant. Son second livre Le Testament de Dieu, paru en juin 1979, prolonge La Barbarie à visage humain. Ce nouvel essai propose une réponse au « nihilisme et au désenchantement contemporain » dus selon lui à « l’oubli de la loi » et à l'échec des grandes idéologies progressistes. En se référant à l'œuvre de Lévinas, il avance que l'humanité peut trouver dans la sagesse du texte biblique de nouveaux chemins de liberté et décrit le monothéisme biblique comme étant dans son essence un rempart contre tout totalitarisme.[réf. nécessaire] L'historien Pierre Vidal-Naquet y relèvera plusieurs grossières erreurs factuelles4. De 1980 à 1993En 1980, il a participé à la fondation de l’association « L’Action internationale contre la faim »5 avec Marek Halter, Jacques Attali, Françoise Giroud et quelques autres. La même année, BHL et Marek Halter créent le Comité des Droits de l’Homme qui milite pour le boycott des Jeux olympiques d'été de 1980. Cette même année, il épouse Sylvie Bouscasse, et de leur union naît un fils prénommé Antonin. L'Idéologie française (1981)En janvier 1981, paraît chez Grasset L'Idéologie française, dans lequel Bernard-Henry Lévy fait rétrospectivement de la France le laboratoire du fascisme européen. Il y dénonce des traits d'un « fascisme à la française » qui serait fondé sur certaines valeurs traditionnelles conservatrices : les valeurs du terroir et le culte de la terre, le dénigrement de l’esprit cosmopolite, un certain nationalisme, la haine des idées et des intellectuels ainsi que l’opposition à l’esprit des Lumières. Il rappelle que Maurras, Drumont ou Pierre Drieu La Rochelle appartiennent aussi à l'esprit français. La mise en évidence d'actes de collaboration entre la France et l'Allemagne nazie — notamment via Klaus Barbie, Paul Touvier et Maurice Papon — illustrerait ainsi ce « fascisme à la française ». Très controversé, l'ouvrage fut particulièrement critiqué par de nombreux universitaires, tels Raymond Aron (pour qui « Bernard-Henri Lévy viole toutes les règles de l'interprétation honnête et de la méthode historique »)6, Paul Thibaud, Emmanuel Le Roy Ladurie ou encore Pierre Nora mais est salué par Philippe Sollers comme « un livre-clé qui a fait tomber bien des tabous, et qui reste pleinement d'actualité7 ». Du voyage au Pakistan (1981) au Conseil de surveillance d'Arte (1993)En septembre 1981, Bernard-Henri Lévy part au Pakistan avec Marek Halter et Renzo Rossellini afin de remettre aux résistants afghans trois postes émetteurs radio, achetés par le Comité des Droits de l'Homme et utilisés par « Radio Kaboul », qui appelle à la résistance armée contre l'occupation soviétique. Il faut toutefois attendre 1998 pour qu'il rencontre le commandant Massoud. En novembre 1984, il obtient le prix Médicis pour son roman Le Diable en tête, paru chez Grasset. En mars 1987, il publie L’Éloge des intellectuels (Grasset). En novembre 1988, il reçoit le prix Interallié pour son roman Les Derniers Jours de Charles Baudelaire publié chez Grasset. En mai 1990, il lance et dirige une revue intitulée La Règle du jeu. En 1991, il est nommé pour un an Président de la Commission d’avance sur recettes au cinéma. En décembre 1992, France 3 diffuse Un jour dans la mort de Sarajevo, un documentaire réalisé par Bernard-Henri Lévy et Alain Ferrari. Lévy souhaite dénoncer le martyre de cette ville « œcuménique » et la souffrance des habitants qui résistent héroïquement à des bombardements incessants. (Guerre de Bosnie) Le 19 juin 1993, il épouse l'actrice Arielle Dombasle à Saint-Paul-de-Vence. En juillet 1993, il devient président du Conseil de surveillance de la chaîne Arte. De 1994 à 2005En mai 1994, à l'occasion des élections européennes, il participe à la constitution de la liste « L'Europe commence à Sarajevo » pour contraindre les partis politiques à prendre en compte la situation dans les Balkans. Dirigée par Léon Schwartzenberg, elle comprend, outre Bernard-Henri Lévy, Romain Goupil, Pascal Bruckner, André Glucksmann, Michel Polac, Alain Touraine8... De nombreuses personnalités soutiendront la liste tels : Marek Halter, Susan Sontag et Paul Auster, la Sud-Africaine, prix Nobel de littérature, Nadine Gordimer, l’ancien maire de Belgrade Bogdan Bogdanović. Cependant, le 30 mai, à quelques jours des élections, Bernard-Henri Lévy annonce le retrait de la liste, déclarant : « L'effet a atteint tous les objectifs possibles, on ne peut pas faire mieux, le but n'a jamais été d'envoyer cinq députés pro-Bosniaques à Strasbourg, mais de faire que chaque député européen ait la Bosnie en tête »9. Maintenue par Léon Schwartzenberg, cette liste, qui avait été créditée un temps de 12% d'intentions de vote , obtiendra finalement 1% des suffrages exprimés 10. Contre la purification ethnique au Kosovo, il publie en octobre 1994 La Pureté dangereuse, Grasset. Son combat pour les intellectuels de Bosnie-Herzégovine se poursuit et débouche sur la publication en février 1996 du livre Le Lys et la Cendre, Journal d'un écrivain au temps de la guerre de Bosnie, Grasset. En 1997, il réalise au Mexique un film de fiction, Le Jour et la Nuit, avec son épouse Arielle Dombasle, Alain Delon, Lauren Bacall et Karl Zéro. Ce film a été mal accueilli tant par la critique que par le public et demeure à ce jour sa seule tentative de cinéma de fiction. Face à cet échec, BHL regretta en particulier « d'avoir été mégalo » et d'avoir fait « trop grand, trop fort, trop beau, trop tout »11. Les Cahiers du cinéma l'ont qualifié de « plus mauvais film français depuis des décennies », et ont regretté que de l'argent du cinéma mexicain soit allé à ce film plutôt qu'à des cinéastes mexicains « qui auraient mieux su l'utiliser. »12 En 1998, il publie en janvier dans le journal Le Monde deux témoignages de voyage sur la guerre civile et le terrorisme qui ravagent l'Algérie1314. Ces deux textes qui dénoncent et accusent l'islamisme radical et ses militants d'être responsables des massacres perpétrés, déclenchent de vives polémiques tant en France qu'en Algérie en particulier de la part de François Gèze et Pierre Vidal-Naquet15. En 2000, il publie Le Siècle de Sartre aux éditions Grasset. En juin 2000, il fonde avec Alain Finkielkraut et Benny Lévy, à Jérusalem, l'Institut d'études lévinassiennes, consacré à la pensée et à l'œuvre du philosophe Emmanuel Lévinas. En février 2002, le président de la République Jacques Chirac et le premier ministre Lionel Jospin confient à Bernard-Henri Lévy la mission de se rendre en Afghanistan pour contribuer à la reconstruction culturelle d’un Afghanistan libre. À son retour en France au printemps, Lévy présente son Rapport au Président de la République et au Premier Ministre sur la contribution de la France à la reconstruction de l’Afghanistan publié par La documentation Française et Grasset, qui comporte en seule annexe: un discours de Bernard-Henri lui-même [5]. En 2002 et 2003, il se positionne pour la guerre en Irak. Dans un article publié en 200216, il explique que «Attaquer Saddam Hussein ? Oui, bien sûr. Ce n'est pas ici que l'on défendra ce massacreur de Kurdes et de chiites, ce terroriste, ce mégalomane suicidaire, ce fou, ce Néron actionniste dont, en 1998 déjà , Massoud me confiait qu'il était en possession d'armes chimiques et bactériologiques massives.» Pour ces raisons il se déclare favorable à cette guerre sur le principe, la trouvant « moralement justifiée », mais aussi « politiquement désastreuse » notamment à cause des conséquences négatives qu'il entrevoit en matière de lutte contre le terrorisme17. En mai 2003, il publie Qui a tué Daniel Pearl? aux éditions Grasset. En juillet 2005, il participe au colloque consacré à Jean-Paul Sartre au centre culturel international de Cerisy. De 2006 à 2007En janvier 2006, il publie aux éditions américaines Random House son livre sur les États-Unis, American Vertigo, parution précédée d'une tournée de conférences dans ce pays. En novembre 2006, il soutient d'abord Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire interne du Parti Socialiste qui doit désigner le candidat du parti pour l’élection présidentielle, mais rejoint finalement la candidate choisie par le parti socialiste Ségolène Royal dès le premier tour de la présidentielle du printemps 2007, la considérant comme « courageuse ». Il annonce son choix publiquement après les propos du candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy sur la pédophilie et le suicide, propos qu'il juge « inacceptables ». En octobre 2007, il publie un livre sur le Parti Socialiste, Ce grand cadavre à la renverse (Grasset). L'auteur commence son ouvrage en indiquant que Nicolas Sarkozy lui a demandé de le soutenir lors de la dernière élection présidentielle. BHL précise qu'il a refusé parce qu'il fait partie de la gauche. Ce qui le conduit à définir la gauche tout en indiquant l'évolution dangereuse qui lui semble être la sienne. La gauche se définit, selon l'auteur, comme le courant politique auquel appartiennent ceux qui sont anti-colonialistes, portent un jugement positif sur mai 68, négatif sur Vichy et qui se reconnaissent dans le combat des dreyfusards. La gauche connaît une évolution qui la conduit, selon Bernard-Henri Levy, 1°/à devenir anti-américaine de façon trop systématique 2°/à se détourner de l'idée de liberté 3°/à devenir complaisante à l'égard d'Al Qaida et du Hamas. Une prise de position de l'ancien Président des Etats Unis Jimmy Carter sur un dialogue possible avec le Hamas est cité comme exemple de cette évolution (p.283 de l'édition livre de poche) 4°/à cesser d'être universaliste ou internationaliste, devenant chauvine18. Depuis le début de l'année 2007 il est actionnaire19 et membre du conseil de surveillance20 du journal Libération. Depuis 2007Lors de la guerre d'Ossétie du Sud de 2008, BHL s'est rendu en Géorgie en août 2008, publiant le récit de son voyage dans deux pages « Témoignages » du Monde21. Un article de Rue8922 montre que ces témoignages contiennent des inventions et affabulations, notamment grâce à plusieurs témoignages (dont celui de l'eurodéputée Marie-Anne Isler-Béguin). En septembre 2008, il publie « Left in dark times », version américaine de « Ce grand cadavre à la renverse », chez Random House. Le 8 octobre 2008, parution de « Ennemis publics » de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri Lévy, coédité par Flammarion et Grasset, qui réunit une correspondance polémique échangée par les auteurs. En 2008, il prendra partie auprès de Claude Askolovitch et en opposition à Guy Bedos dans l'affaire Siné23. Lors de la guerre de Gaza 2008-2009, BHL s'est rendu en Israël, publiant le récit de son voyage dans le JDD24. Dans cet article il constate que la bande de Gaza, totalement évacuée par Israël en 2005, est devenue non l'embryon de l'État palestinien tant espéré, mais « une base militaire avancée ». Il accuse la désinformation du « village médiatique planétaire » en rappelant l'affaire du « génocide » de Jénine où les 500 victimes palestiniennes annoncées initialement dans la presse seront en définitive chiffrées à 52 (à noter que l'armée israélienne elle-même en la personne du colonel Ron Kitri avança le chiffre de 200). Il conteste également la « rumeur » du blocus humanitaire (blocus pourtant confirmé par des organismes internationaux). Mais surtout il témoigne du réel désir de paix de responsables israéliens et palestiniens en particulier Ehoud Olmert et Moustafa Barghouti. Ce témoignage sera qualifié par Acrimed de "tract de propagande"' 25. En janvier 2009, il publie dans le journal Le Point une note de soutien à Israël justifiant l'opération Plomb durci26. En 2009, il déclare que le Parti socialiste « doit disparaître » pour « en finir, le plus vite possible maintenant, avec ce grand corps malade » depuis le déclin du communisme. Car d'après lui le parti socialiste n'incarne plus la gauche française ni l'espérance de qui que ce soit. A ses yeux, le parti socialiste doit renouer avec l'essentiel, l'identité même de la gauche selon lui : l'antifascisme, l'anticolonialisme et l'anti-totalitarisme, et il voit l'égalité comme le point de convergence de ces trois principes. Il exprime l'espoir de reconstruire, sur les ruines du parti socialiste, la gauche de demain, moderne et réinventée.27 Le 29 septembre 2009, Bernard-Henri Lévy apporte son soutien à Roman Polanski, réalisateur arrêté le 26 septembre 2009 à Zurich en Suisse pour une accusation de viol sur mineure. BHL, selon ses propos, considérait que c'était un scandale que d’arrêter un homme plus de trente ans après les faits, que cela n'avait pas de sens. Il fait d'ailleurs signer une pétition sur son site28. Le 20 janvier 2010, dans un article du Corriere della Sera il prend la défense du pape Pie XII qu'il présente comme un "bouc émissaire" victime de la "désinformation" et parle de lui comme de l'auteur "d'un des manifestes anti nazis les plus fermes et les plus éloquents" et s'étonne qu'on l'accuse d'être resté silencieux alors qu'on n'en fait aucun reproche aux chefs d'Etat de l'époque qui disposaient d'armées2930. Dans son ouvrage De la guerre en philosophie paru en février 2010, il cite les réflexions du philosophe Jean-Baptiste Botul, alors que celui-ci est un personnage fictif inventé par le journaliste Frédéric Pagès31. Ce dernier évoque un « grave accident philosophique qui pourrait compromettre la suite de sa carrière » mais constate toutefois que « même pris en flagrant délit de lecture hâtive ou de fiche mal digérée, [BHL] est fêté par les télés, choyé par les radios, encensé par les journaux »32. Engagements internationauxLes guerres et événements tragiques en Algérie, en Bosnie-Herzégovine et au Rwanda donnent lieu à un ouvrage « La Pureté dangereuse » où il voit le délire de pureté à l’œuvre dans ces diverses situations. Il établit les caractéristiques de l’intégrisme. En 1989, après la fatwa contre Salman Rushdie, Bernard-Henri Lévy s’engage dans la défense de l’écrivain, dont il fait un emblème et l'objet d’un de ses combats. En 1999, Bernard-Henri Lévy publie avec Salman Rushdie « Questions de Principe Six ». En 2000, il publie « Le Siècle de Sartre » dans l’héritage duquel Bernard-Henri Lévy dit s’inscrire. Cet ouvrage a connut un grand succès auprès d’un large public non spécialisé[réf. nécessaire]. Ce livre est, de tous ceux de Bernard-Henri Lévy, celui qui reçut le plus grand nombre d’éloges de la part des critiques[réf. nécessaire]. « Les damnés de la guerre » est un essai à partir de reportages effectués en Angola, au Sri-Lanka, au Burundi, en Colombie, au Soudan et parus en France dans Le Monde, en Italie dans le Corriere della Sera, et dans El Mundo en Espagne, qui donnent un livre intitulé « Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire », 2001. L'auteur se fait dans cet ouvrage le porte-parole des victimes de guerres oubliées et de leur souffrance. Le 1er décembre 2009, la revue américaine Foreign Policy lui attribue la 31ème place des personnages les plus influents au monde, devant Dominique Strauss-Kahn (33e), Esther Duflo (41e) et Jacques Attali (86e)33. ÉcritsLes philosophes qui ont formé sa réflexion sont : Hegel, Spinoza, Louis Althusser et Emmanuel Levinas. Il rapporte à propos de Hegel l’« éblouissement »34 qu’il a éprouvé en découvrant la langue et la pensée hégéliennes en particulier la vision hégélienne de l'histoire. Son professeur à l’École Normale Supérieure, Althusser, l’a amené à apprécier les subtilités de la métaphysique de Spinoza et les liens étroits reliant le théologique au politique. Depuis Le Testament de Dieu, publié en 1979, Bernard-Henri Lévy a puisé les sources de sa philosophie dans les textes de Franz Rosenzweig et Levinas. Sa pensée met l'accent sur l'existence du Mal et la lutte entre le Bien et le Mal35, mais aussi, plus pragmatiquement, sur le combat contre le fanatisme et le totalitarisme s'inscrit dans le combat contre le Mal, la lutte contre le fanatisme et l’antitotalitarisme. Un regard critique sur la condition des intellectuelsBernard-Henri Lévy s'intéresse au début des années 1980 à la condition des intellectuels, en particulier des intellectuels français, dans son ouvrage Éloge des Intellectuels. Il constate avec crainte (et un petit peu de nostalgie) le risque d'un recul de la culture intellectuelle de haut niveau, face aux genres mineurs, importants mais d'une importance sociale moins cruciale que les travaux des philosophes. Selon lui, les philosophes sont en partie responsables de ce déclin. Il observe avec inquiétude les progrès des « nouvelles stars » de la musique, du sport, du monde de l'entreprise. Le « monde vrai », terrain d'étude pour la philosophiePour Bernard-Henri Lévy, la mission du philosophe est d’intervenir dans les débats contemporains. Le modèle dont il se réclame est celui de Sartre : le philosophe investi dans les événements et les luttes de son temps, pour qui le monde est aussi bien un terrain d'étude que d'intervention pour la philosophie. Il ne pense pas que le rôle de la philosophie soit de donner un sens au monde. Il veut faire de la philosophie « un instrument de la lucidité »34. Il constate que les questions existentielles, telles la vie, la mort, la souffrance, sont insolubles. Il en résulte donc selon lui que la fonction de la philosophie est d’explorer et non de résoudre ces grands problèmes humains. ControversesPrincipaux reprochesBernard-Henri Lévy s’est attiré tout au long de sa carrière des critiques sévères. Les principaux reproches qui lui sont faits sont de plusieurs ordres :
Ce dernier essai est étrillé par l'historien Pierre Vidal-Naquet et par le philosophe Cornelius Castoriadis, tous deux critiques du totalitarisme, qui soulignent ce qui, d'après eux, constitue de « nombreuses erreurs grossières »44.
Ouvrages critiquesQuelques ouvrages d'analyse critique sont consacrés entièrement à Bernard-Henri Lévy :
Interprétation des controverses et des ouvrages critiquesAu sujet de ces livres, Josyane Savigneau, dans Le Monde des livres du 1er juillet 2005, journal auquel collabore BHL, signe un article à propos du livre de Philippe Boggio, Bernard-Henri Lévy, une vie 64, où elle remarque une « étrange frénésie » qui aurait pris plusieurs journalistes de vouloir s’en prendre à Bernard-Henri Lévy :
Ouvrages
Filmographie
Bibliographie
Liens externes
Notes et références
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