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{revue}
La bataille de Mazagran est un combat de la conquête de l'Algérie, qui eut lieu en février 1840 à Mazagran, ville de l'Ouest algérien, à 4 km au sud de Mostaganem. La bataille opposa 123 chasseurs de la 10e compagnie du 1er Bataillon, sous les ordres du capitaine Lelièvre, à plusieurs milliers de soldats algériens, conduits par un lieutenant d'Abd el-Kader, Mustapha ben-Tami, qui tentèrent sans succès d'investir une redoute sommaire. Un monument commémoratif fut érigé, par souscription, à la mémoire du fait d'armes de Mazagran, popularisé par la presse française : une colonne corinthienne surmontée d'une statue de la France, placée dans la partie est de l'ancienne redoute.
Description d'époque
Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran par Jean-Adolphe Beaucé
« La province d'Oran devint presque en même temps que celle d'Alger le théâtre de la guerre sainte. Au commencement du mois de février les beys de Mascara et de Tlemcen vinrent, à la tête de douze mille hommes, attaquer le réduit fortifié de Mazagran, défendu seulement par cent vingt-trois hommes du premier bataillon d'Afrique, sous les ordres du capitaine Lelièvre. Voici l'ordre du jour adressé par le général Guéhéneuc aux troupes de la division d'Oran : « L'attaque a duré cinq jours : la force totale de l'ennemi est estimée à douze mille hommes, d'après les calculs les plus modérés; il avait avec lui deux pièces d'artillerie. in Galeries historiques du palais de Versailles, Imprimerie de Fain et Thunot, Paris, 1842 1 Le Mazagran« Les cent vingt trois Français qui, sous le commandement du capitaine Lelièvre, défendirent Mazagran contre douze mille Arabes, étaient abondamment pourvus d'eau par un excellent puits qui se trouvait dans le retrait du fort; mais l'eau-de-vie vint à manquer, et nos braves prenaient du café noir un peu sucré et fortement étendu d'eau. Or, une fois délivrés, nos soldats aimaient à prendre le café « comme à Mazagran », et cette expression, bientôt réduite à « Mazagran » tout court, se répandit parmi les militaires, et les civils l'adoptèrent. » Eugène Muller, Curiosités historiques et littéraires, Delagrave, 1897 NoteLien externeLe Texte ci-dessus est disponible sous GNU Free Documentation License. La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/{title} |