Livres
Chefs-d'oeuvre du delta du Gange : Collections des musées du Bangladesh, exposition musée Guimet
Chefs-d'oeuvre du delta du Gange : Collections des musées du Bangladesh, exposition musée Guimet book cover
Auteur: Vincent Lefèvre
Editeur: RMN
Prix Editeur: EUR 49,00
Notre prix: EUR 46,55
Vent en rafales
Vent en rafales book cover
Auteur: Taslima Nasreen
Editeur: Seuil
Prix Editeur: EUR 8,50
Notre prix: EUR 8,08
Lajja
Auteur: Philippe Daron
Editeur: Stock
Prix Editeur: EUR 18,29
Notre prix: EUR 7,51
India North East, Bangladesh Nelles Map
India North East, Bangladesh Nelles Map book cover
Auteur: Taslima Nasreen
Editeur: Nelles Verlag,Germany
Prix Editeur: EUR 7,90
Notre prix: EUR 21,85

Amazon

Revue de presse Bangladesh
shout shout

/*]]>*/

Bangladesh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

?????????????? ???????? (bn)
Gônoprojatontri Bangladesh (bn)
République populaire du Bangladesh (fr)

Drapeau du Bangladesh
(Détails)

Emblème du Bangladesh
(Détails)
Devise nationale : aucune
Langue officielle Bengalî
Capitale Dhâkâ
23°42?N, 90°22?E
Plus grande ville Dhâkâ
Forme de l?État
 - Président
- Chef du gouvernement intérimaire
République[1]
Iajuddin Ahmed
Fakhruddin Ahmed
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 94e
143 998 km²
7 %
Population
 - Totale (2007)
 - Densité
Classé 7e
150 448 340[2] hab.
1045 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
- Reconnue
Du Pakistan
26 mars 1971
16 décembre 1971
Pays limitrophes  Inde
 Birmanie
Gentilé Bangladeshi
IDH (2007) croissant 0,547 (moyen) 140e
Monnaie Taka (BDT)
Fuseau horaire UTC +6
Hymne national Amar Shonar Bangla
Domaine internet .bd
Indicatif
téléphonique
+880

Le Bangladesh écouter (en bengalî ????????, API [?ba?lad?e?], signifiant littéralement « le pays du Bengale »), officiellement République populaire du Bangladesh (?????????????? ????????, Gônoprojatontri Bangladesh), est un pays du sous-continent indien. Situé au nord du golfe du Bengale, quasiment enclavé dans l'Inde, il a une petite frontière commune avec la Birmanie.

Les frontières de la région qui constitue aujourd'hui le Bangladesh furent établies en 1947 pendant la Partition des Indes, quand le pays devint la partie orientale du Pakistan. Leur lien, basé sur leur religion commune, l'Islam, prouve géographiquement difficile puisqu'une énorme étendue de territoire indien mesurant 1 600 km de long les séparait. Soumis à une discrimination politique et linguistique ainsi qu'une négligence économique aux mains du Pakistan occidental, les Bengalîs du Pakistan oriental déclarent l'indépendance en 1971. Le Bangladesh voit le jour après une guerre d'indépendance avec l'appui de l'Inde et l'URSS. Malgré sa narrative de libération, le développement du Bangladesh se voit marqué par des troubles politiques, avec quatorze chefs de gouvernement et au moins quatre coups d'État.

Avec plus de 1 000 hab/km², le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé du monde, si l?on excepte quelques villes-États, et est aussi un des pays les plus pauvres d?Asie. Géographiquement, l'essentiel du Bangladesh est occupé par le delta du Gange et du Brahmapoutre. C'est une plaine fertile mais sujette aux cyclones et inondations des moussons.

Le gouvernement est une démocratie parlementaire sous loi martiale depuis le 11 janvier 2007. Il est membre du Commonwealth depuis 1972[3], l'ASACR, le BIMSTEC, l'OCI, et le D-8.

Sommaire

[] Géographie

Le Bangladesh et la basse vallée du Brahmapoutre
Le Bangladesh et la basse vallée du Brahmapoutre
Article détaillé : Géographie du Bangladesh.

Le Bangladesh est situé dans le delta plat et bas formé par la confluence du Gange et du Brahmapoutre. Ce second est appelé Jamuna dès son entrée en territoire bangladeshi, et le premier devient la Padma dès qu'il recontre la Jamuna peu avant Dhâkâ. La Meghna, quant à elle, rejoint la Padma en aval de la capitale du pays. Les alluvions déposés par ces fleuves créent des plaines comptées parmi les plus fertiles du monde. Le Bangladesh a 58 cours d'eau de part et d'autre de ses frontières internationales, causant des problèmes politiques liés à l'eau particulièrement difficiles à résoudre ; elle partage également des zones ripariennes avec l'Inde[4].

La plus grande partie du Bangladesh est à moins de 12 mètres au-dessus du niveau de la mer[5] et environ 10% du territoire est situé en-dessous du niveau de la mer[6]. Seulement quatre étendues sont situées en-dehors du delta : les collines de Sylhet, la région montagneuse de Madhupur, la région vallonnée des Chittagong Hill Tracts et la zone de Barind[6].

Il est estimé qu'environ 50 % de la superficie du pays serait inondée si le niveau de la mer augmentait d'un mètre[5]. L'endroit le plus élevé du pays - 1 052 mètres - est dans la chaîne des monts Mowdok, dans les Chittagong Hill Tracts du sud-est du pays[7]. La plupart de la côte maritime est constituée de jungle marécageuse, les Sundarbans, la plus grande forêt de mangrove du monde, abritant de nombreuses et diverses espèces de faune et flore, y inclus le tigre du Bengale. En 1997 cette région est déclarée en danger[8]. Cox's Bazar, au sud de la ville de Chittagong dans l'extrême sud-est du pays, possède une plage ininterrompue de 120 km de long, la plus longue du monde[9],[10].

À cheval sur le tropique du Cancer, le Bangladesh a un climat du type tropical avec un hiver doux d'octobre à mars, un été chaud et humide de mars à juin, et des moussons de juin à octobre. Les catastrophes naturelles, telles que les inondations, les cyclones tropicaux[11], les tornades, et les raz de marée touchent le pays pratiquement tous les ans. Le phénomène d'inondation est accentué par la déforestation des pentes de l'Himalaya, par la forme en entonnoir du golfe du Bengale, par le relief de plaine du pays, par l'hydrographie du pays (plus de 90 % du pays est occupé par un delta) et par le réchauffement climatique. À cela s'ajoutent les effets de la déforestation, la dégradation des sols et l'érosion[12],[13].

En 1998 le Bangladesh a vu les pires inondations de l'histoire moderne[14]. Mille personnes sont mortes et 30 millions se sont retrouvées sans abri, 130 000 bétail sont morts, 50 km² de terre furent détruits et 11 000 km de routes sévèrement endommagées ou complètement détruites. Soixante-six pour cent du pays était sous l'eau. L'inondation fut particulièrement mauvaise cette année-là à cause des moussons particulièrement intenses et un dégel particulièrement abondant dans les Himalayas.

[] Histoire

Pièce de monnaie en argent datant de la dynastie mauryam
Pièce de monnaie en argent datant de la dynastie mauryam
Détail du mur du temple de Kantanagar
Détail du mur du temple de Kantanagar
Le fort de Lalbagh, à Dhâkâ
Le fort de Lalbagh, à Dhâkâ
Carte du Bengale en 1907-1909, sous domination britannique
Carte du Bengale en 1907-1909, sous domination britannique

Il existe des vestiges d'une civilisation datant d'il y a quatre mille ans dans la région du Bengale[15],[16], alors peuplée de Dravidiens, Tibéto-Birmans, et Austro-Asiatiques. L'origine exact du mot « Bangla » ou « Bengal » est inconnue, quoiqu'on les pense dérivés de « Bang », le nom d'une tribu parlant le dravidien et installée dans la région aux environs de -1000[17].

Le royaume de Gangaridaï est formé au plus tard dans le XIIe siècle av. J.-C., après l'arrivée des Indo-Aryens ; ce royaume s'unira avec le Bihar sous les empires Magadha et Maurya. Le Bengale devient plus tard partie de l'empire Gupta des IIIe au VIe siècles. Après sa dissolution un Bengalî appelé Shashanka fonde un empire riche mais de courte vie ; il est considéré le premier roi indépendant de l'histoire du Bangladesh. Après une période d'anarchie la dynastie bouddhiste Pala règne sur la région pendant quatre siècles, suivi d'un règne plus court de la dynastie Sena hindoue. L'Islam est introduit au Bengale dans le XIIe siècle par des missionnaires soufi ; les conquêtes musulmanes conséquentes aident à propager l'Islam dans la région[18]. Un général turc, Bakhtiyar Khalji, bat Lakshman Sen de la dynastie Sen et conquiert de grandes étendues du Bengale. La région est régnée par des dynasties de sultans et des seigneurs féodaux pour plusieurs siècles. Au XVIe siècle l'Empire moghol contrôle le Bengale et Dhâkâ devient un centre provincial important de l'administration moghole.

Les commerçants européens arrivent vers la fin du XVe siècle, leur influence grandissant peu à peu jusqu'à ce que la Compagnie anglaise des Indes orientales arrive à contrôler le Bengale suite à la bataille de Plassey en 1757[19]. La rébellion sanglante de 1857, connue sous le nom de Révolte des Cipayes, résulte en un transfert du pouvoir à la Couronne, avec un vice-roi à la tête de l'administration[20]. Pendant la période coloniale la famine est récurrente dans tout le sous-continent indien ; la Grande famine bengale de 1943 prendra jusqu'à 3 millions de vies[21].

Entre 1905 et 1911 il y eut une tentative avortée de diviser la province du Bengale en deux zones, avec Dhâkâ capitale de la zone orientale[22]. Quand l'Inde est divisée en 1947, le Bengale est également divisé pour raisons religieuses ; la partie occidentale est donnée à l'Inde et la partie orientale devient une pronvince du Pakistan appelée Bengale oriental (plus tard renommée en Pakistan oriental), avec sa capitale à Dhâkâ[23].

En 1950 les réformes territoriales aboutissent en l'abolition du système féodal zamindari[24]. Toutefois, malgré le poids économique et démographique de l'est, le gouvernement et les forces militaires pakistanais furent largement dominés par la haute société de l'ouest. Le mouvement de la langue bengalî de 1952 est le premier signe de tension entre les deux parties du Pakistan[25]. L'insatisfaction avec le gouvernement sur les problèmes économiques et culturels augmente dans la décennie qui s'ensuit, pendant laquelle la Ligue Awami émerge comme voix politique de la population bengalophone. Elle agit pour l'autonomie dans les années 1960. En 1966 son président, Mujibur Rahman, est emprisonné ; il est libéré en 1969 après une insurrection populaire.

En 1970 un énorme cyclone appelé Bhola dévaste la côte du Pakistan oriental ; le gouvernement réagit lentement. La colère de la population bengalî quand Mujibur Rahman, dont la Ligue Awami avait gagné une majorité au Parlement dans les élections de la même année[26], est empêché d'entrer en fonction. Après avoir mis en scène des pourparlers avec Mujib, le président Yahya Khan le fait arrêter la nuit du 25 mars 1971 et lance Operation Searchlight[27], une attaque militaire soutenue sur le Pakistan oriental. Les méthodes employées furent très sanglantes ; la violence de la guerre résulte en beaucoup de morts de civils[28]. Parmi les cibles les plus importantes on trouve des intellectuels et des Hindous ; environ dix millions de réfugiés s'enfuient en Inde[29]. Les estimations du nombre de morts vont de 300 000 à 3 millions de personnes[30],[31].

La plupart des leaders de la Ligue Awami quittent le pays et installent un gouvernement en exil à Calcutta, en Inde. La guerre dure neuf mois. Le guérilla Mukti Bahini et les troupes bengalî sont finalement aidés par les Forces armées indiennes en décembre 1971. Sous le commandement du lieutenant général Jagjit Singh Aurora, l'Armée de terre indienne voit une victoire décisive sur les Pakistanais le 16 décembre, prenant plus de 90 000 prisonniers de guerre[32] pendant ce qui est nommé la Troisième Guerre indo-pakistanaise.

Après son indépendance le Bangladesh devient une démocratie parlementaire avec Mujib comme premier ministre. Dans les élections parlementaires de 1973 la Ligue Awami gagne la majorité absolue. Une famine emporte le pays en 1973 et 1974[21]. Début 1975 voit le début d'un gouvernement socialiste à parti unique lidéré par Mujib et le BAKSAL. Le 15 août 1975 Mujib et sa famille sont assassinés par des officiers militaires[33].

Une série de coups d'État et contre-coups-d'État dans les trois mois suivants culminent avec la montée au pouvoir du général Ziaur Rahman (« Zia »), qui réinstalle le système politique précédent à plusieurs partis et fonde le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Zia est assassiné en 1981 par des militaires[33]. Le prochain chef d'État important est le général Hossain Mohammad Ershad, qui monte au pouvoir dans un coup d'État exsangue en 1982 et y reste jusqu'en 1990 quand il est forcé de démissionner sous la pression de donateurs occidentaux suite à un changement majeur en politique internationale après la fin de la Guerre froide et des dictateurs communistes. Depuis lors, le Bangladesh est à nouveau une démocratie parlementaire. La veuve de Zia, Khaleda Zia, mène le BNP à une victoire parlementaire dans les élections générales de 1991 et devient la première femme Premier ministre dans l'histoire du pays. Toutefois, la Ligue Awami, lidéré par Hasina Wajed, l'une des filles de Mujib à avoir survécu l'assassinat, prend le pouvoir aux élections suivantes en 1996. Elle perd en faveur du BNP en 2001. Ces deux femmes sont aujourd'hui en prison dû à des soupçons de corruption.

Le 11 janvier 2007, suite à des violences considérables, un gouvernement par interim est installé pour prendre en charge les prochaines élections. Le pays souffre d'une corruption intense[34], du désordre et de la violence politiquement motivée. Le nouveau gouvernement par interim a fait de déraciner la corruption de tous les niveaux du gouvernement sa priorité. À cette fin, beaucoup d'hommes et femmes politiques et fonctionnaires ainsi que membres des partis politiques se sont vus arrêter pour corruption. Le gouvernement dit être en train de préparer le terrain pour les élections fin 2008.

[] Politique

Article détaillé : Politique du Bangladesh.

[] Gouvernement

Symboles nationaux du Bangladesh
Hymne Amar Shonar Bangla
Animal Tigre du Bengale
Oiseau Shama dayal
Poisson Hilsa
Fleur Nénuphar blanc
Fruit Jacquier
Sport Kabaddi
Calendrier Calendrier bengalî

Le Bangladesh est une démocratie parlementaire ayant l'Islam comme religion d'État[35]. Les élections sont ouvertes à tout citoyen au-dessus de 18 ans et sont tenues tous les cinq ans pour le parlement unicaméral de 300 sièges élus de circonscriptions électorales à un membre. Le Premier ministre, en tant que chef du gouvernement, choisit son cabinet. Le Premier ministre est formellement choisi par le président, mais doit également être un membre du Parlement avec la confiance d'une majorité des autres membres. Le Président est le chef d'État, un poste largement cérémonial, et est élu par le Parlement[36]. Le bâtiment du Parlement, situé à Dhâkâ, est appelé Jatiyo Sangshad et fut créé par l'architecte Louis Kahn.

Les pouvoirs du président ont toutefois été élargis pendant le gouvernement interim, qui est responsable des élections et le transfert du pouvoir. Les membres de ce gouvernement se doivent d'être non-partisans et ont trois mois pour faire leur travail. Cette situation transitoire est une innovation du Bangladesh, créée pendant ses élections de 1991 puis institutionnalisé en 1996 de par le treizième amendement à la constitution[37].

La Constitution du Bangladesh fut rédigée en 1972 et a eu quatorze amendements[37]. L'organisation judiciaire la plus importante est la Cour Suprême, dont les juges sont choisis par le président. Les institutions judiciaires et policières sont faibles[38]. La séparation des pouvoirs, judiciaire et exécutive, est finalement implémentée le 1er novembre 2007. Il est espéré faire du judiciaire une institution plus forte et impartiale. Les lois sont basées en partie sur le common law anglais, mais les lois sur la famille, dont le mariage et l'héritage, sont régis par des documents religieux et diffèrent donc selon la communauté religieuse.

Les deux principaux partis politiques sont le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), la Ligue Awami (AL). Le BNP est lidéré par Khaleda Zia et trouve des alliés parmi des partis islamistes, dont Jamaat-e-Islami et Islami Okiya Jot, tandis que la Ligue Awami de Hasina Wajed est alignée avec les partis de gauche et sécularistes. Hasina et Zia sont des rivales de longue date ayant dominé la vie politique bangladeshi depuis quinze ans ; les deux sont femmes et famille d'un chef du mouvement d'indépendance. Un autre parti politique d'importance est le Parti Jatiya (JP), avec à sa tête l'ancien chef militaire Ershad. La rivalité BNP-AL a été et reste amère et ponctuée de manifestations, protestations, violences et assassinats. La politique étudiante est particulièrement forte au pays, legs de l'époque du mouvement de libération. Presque tous les partis ont des branches académiques très actives, et des étudiants ont été élus au Parlement.

Jatiyo Sangsad Bhaban (le Parlement)
Jatiyo Sangsad Bhaban (le Parlement)

Deux partis radicaux islamistes, Jagrata Muslim Janata Bangladesh (JMJB) et Jama'atul Mujahideen Bangladesh (JMB), furent bannis en février 2005. Des attentats à la bombe servenues depuis 1999 sont dites planifiées par ces groupes, et des centaines de membres suspectés ont été détenus lors de plusieurs opérations de sécurité, y inclus les deux chefs de parti en 2006. Le premier cas d'attentat suicide au Bangladesh eut lieu en novembre 2005.

Les élections de 2006 furent repoussées indéfiniment et la loi martiale déclarée en janvier 2007. Le gouvernement interim de Fakhruddin Ahmed veut réviser la liste des votants et agir contre la corruption. Il pense tenir de nouvelles élections en 2008, mais un manque de coordination entre la commission électorale et le gouvernement, ainsi que leurs activités récentes, ont créé une incertitude autour des élections. Les deux candidates principales, Khaleda Zia et Hasina Wajed, sont inculpées de crimes concernant la corruption.

Les forces militaires du Bangladesh expriment également un intérêt dans le contrôle du pays, essayant de changer la constitution pour permettre une participation militaire en politique[39]. Ils aident le gouvernement interim dans la lutte contre la corruption. Ils imposent également une censure sur les médias nationaux et forcent la fermeture ou empêchent de travailler les chaînes de télévision privées[40].

Le Bangladesh est membre du Commonwealth depuis son indépendance. Il a été admis aux Nations unies en 1974. Le Bangladesh est aussi membre de l?Organisation mondiale du commerce (OMC).

[] Relations internationales et forces militaires

Le Bangladesh suit une politique modérée de relations internationales mettant l'accent sur la diplomatie multinationale, particulièrement au sein des Nations unies. Le pays a rejoint le Commonwealth et l'ONU en 1974, et a depuis servi deux fois au Conseil de sécurité (en 1978-1979 et 2000-2001). Dans les années 1980 le Bangladesh a tenu un rôle important dans la fondation de l'Association sud-asiatique pour la coopération régionale (ASACR), pour développer ses liens avec d'autres pays du sous-continent indien. Depuis la fondation de l'association en 1985 un Bangladeshi a tenu le poste de secrétaire général deux fois.

Ses relations internationales les plus importantes et complexes sont celles avec l'Inde et le Pakistan. Ces relations sont influencées par les liens historiques et culturels partagés et forment une composante importante du discours politique domestique actuel. Il commence également à développer ses liens avec la République populaire de Chine, économiquement et militairement.

Ses relations avec l'Inde commencèrent positivement dû à l'aide apportée par ce pays dans la guerre d'indépendance et pendant la reconstruction. Au fil des années les relations entre les deux ont changé pour plusieurs raisons. Une source majeure de tensions est le barrage de Farakka, construit par l'Inde en 1975 à 11 kilomètres de la frontière avec le Bangladesh ; ce barrage dévie beaucoup de l'eau nécessaire aux Bangladeshis et a un impact négatif sur l'écosystème de la région[41]. L'Inde a exprimé son inquiétude pour les séparatistes anti-Inde et les militants extrémistes islamistes censément cachés au long de la frontière indo-bangladeshi de 4 000 km, ainsi que les immigrants clandestins ; l'Inde est en train de construire une barrière tout au long de presque toute la frontière[42]. Toutefois, lors de la réunion annuelle de 2007 de l'ASACR les pays s'engagèrent pour coopérer sur des problèmes de sécurité, d'économie et ceux liés à leur frontière commune[43].

L'armée de terre compte environ 200 000 troupes[réf. nécessaire], l'armée de l'air 7 000[réf. nécessaire] et la marine 14 950[44]. En plus de leurs rôles traditionnels de défense, les forces militaires sont appelées à rendre service aux autorités civiles lors de catastrophes naturelles, ainsi que pendant des périodes d'instabilité politique. Le Bangladesh n'est pas en guerre, mais a contribué à la coalition combattant dans la première Guerre du Golfe en apportant 2 300 troupes, et est l'un des premiers pays participant aux forces de maintien de paix de l'ONU partout dans le monde. En mai 2007 le Bangladesh avait des déploiements en République démocratique du Congo, Libéria, Soudan, Timor-Leste et Côte d'Ivoire[45].

[] Subdivisions

Divisions du Bangladesh
Divisions du Bangladesh

Le Bangladesh est organisé en divisions (bibhags, ?????), districts (zila ou jela, ????), upazila ou thana (les gouvernements successifs renomment les unités par l'un ou l'autre terme), paridshad et villages.

Les six divisions sont, du nord au sud, Râjshâhî, Dhâkâ, Sylhet, Khulnâ, Barisâl et Chittagong, chacune nommée d'après leur capitale[2]. Il existe 64 districts et 464 upazilas.

Les divisions sont subdivisées en districts (zila); il y en a 64, chacun subdivisé en upazila (sous-districts) ou thana (commissariats). La région de chaque thana, sauf celles en ville, est divisée en plusieurs unions, avec chacune représentant plusieurs villages. En ville les thana sont divisées en wards, elles-mêmes divisées en mahallas. Il n'y a pas d'élus aux niveaux de division, district ou upazila ; l'administration est assurée par des fonctionnaires. Des élections directes sont tenues pour chaque union ou ward pour élire un président et quelques membres. En 1997 un acte parlementaire réserve trois de chaque douze sièges aux candidats femmes[46].

Dhâkâ est la capitale du pays et la plus grande ville, les autres grandes villes sont Chittagong, Khulnâ, Râjshâhî, et Barisal. Ces métropoles ont des maires élus, alors que les autres villes ont à leur tête des présidents. Les maires et les présidents sont élus pour une durée de cinq ans.


Districts du Bangladesh
Districts du Bangladesh
Ville
 
Division[47]
 
Population
ville[47]
Population
métropole[47]
Dhâkâ Dhâkâ 06969458 !6 969 458 11918442 !11 918 442
Chittagong Chittagong 03920222 !3 920 222 03920222 !3 920 222
Khulnâ Khulnâ 01400689 !1 400 689 01400689 !1 400 689
Râjshâhî Râjshâhî 00727083 !727 083 00727083 !727 083
Sylhet Barisâl 00339368 !339 368 00339368 !339 368
Barisal Barisâl 00291769 !291 769 00291769 !291 769
Comilla Chittagong 00419623 !419 623 00419623 !419 623
Tungi Dhâkâ 00368914 !368 914 00368914 !368 914
Mymensingh Dhâkâ 00336960 !336 960 00336960 !336 960
Rangpur Râjshâhî 00295999 !295 999 00295999 !295 999
Narshingdi Dhâkâ 00292838 !292 838 00292838 !292 838
Bogra Râjshâhî 00284003 !284 003 00284003 !284 003
Jessore Khulnâ 00250065 !250 065 00250065 !250 065

[] Économie

Conducteur de pousse-pousse
Conducteur de pousse-pousse
Agriculteur dans une rizière
Agriculteur dans une rizière
Article détaillé : Économie du Bangladesh.

En dépit des efforts de la communauté internationale et domestique d'améliorer les conditions économiques, le Bangladesh reste un pays très pauvre, en partie à cause de sa grande population[48]. Son RNB par habitant en 2006 fut de US$2 300 (en parité de pouvoir d'achat), comparé à la moyenne mondiale de $102 000[2]. Mais le pays a toutefois fait du progrès dans les domaines de l'alphabétisation, la disparité entre les sexes à l'école, et la réduction de l'expansion démographique[49].

Le jute fut la base de l'économie du Bangladesh pour longtemps. Sa part dans l'exportation du produit vit son apogée lors de la Seconde Guerre mondiale et la fin des années 1940, oscillant autour de 80 % du marché[50] ; encore aux années 1970 le jute comptait pour environ 70 % des exportations du pays. La montée en popularité des produits en polypropylène a fait diminuer l'importance du jute dans l'économie du Bangladesh. Aujourd'hui on cultive énormément de riz (chal), thé (cha), et moutarde. Les deux-tiers des Bangladeshi sont agriculteurs, mais plus de trois-quarts des exportations du Bangladesh viennent de l'industrie textile[51], qui commence à susciter l'intérêt d'investisseurs étrangers dans les années 1980 dû à la main-d'oeuvre bon marché et le bas coût de la conversion de devises. En 2002 l'industrie exporte US$50 mille millions[52]. Elle emploie aujourd'hui plus de 3 millions de Bangladeshis, dont 90 % de femmes[53]. Grande partie des gains en devises étrangères proviennent des versements d'expatriés. L'agriculture, quant à elle, occupe environ 67 % du territoire, le riz étant la culture principale, occupant 75 % des terres agricoles.

Parmi les obstacles à la croissance on trouve les cyclones et inondations fréquents, les entreprises d'État inefficaces, les installations portuaires mal gérées, un nombre grandissant de main-d'oeuvre dépassant le nombre d'emplois, l'usage inefficace des ressources d'énergie (dont le gaz naturel), l'alimention électrique insuffisante, l'implémentation lente des réformes économiques, le conflit politique, et la corruption. Selon la Banque mondiale, « parmi les obstacles les plus importants à la croissance on trouve la mauvaise gouvernance et les institutions publiques faibles »[49].

Malgré ces obstacles le pays voit une croissance annuelle moyenne de 5 % depuis 1990[réf. nécessaire]. Il a vu une expansion de sa classe moyenne, et son secteur des services est également en train de se déelopper. En décembre 2005, quatre ans après son reportage sur les économies BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), Goldman Sachs nomme le Bangladesh l'un des « Next Eleven » (littéralement « prochains onze »), avec l'Égypte, l'Indonésie, le Pakistan et sept autres pays. Le Bangladesh a vu une croissance en investissement direct à l'étranger. Plusieurs multinationales, dont Tata et Unocal, y ont beaucoup investi, avec le secteur du gaz naturel en priorité. En décembre 2005 Bangladesh Bank prévoit une croissance du PIB de 6,5 %[54].

Un contributeur significatif au développement de l'économie est la propagation massive du microcrédit de Muhammad Yunus (qui se vit décerner le prix Nobel de la paix en 2006 pour cette idée), à travers le Grameen Bank. À la fin des années 1990 la banque en question avait 2,3 millions de membres, et il y avait 2,5 millions de membres d'organisations similaires[55].

Pour améliorer la croissance économique le gouvernement a instauré plusieurs zones de traitement d'exportations pour attirer les investissements étrangers. Ils sont gérés par le Bangladesh Export Processing Zone Authority.

[] Démographie

Enfants à Sonargaon
Enfants à Sonargaon
Couple souriant à Dhâkâ
Couple souriant à Dhâkâ
Article détaillé : Démographie du Bangladesh.

Le Bangladesh possède une population estimée à 144 millions d'habitants en 2006[56]. Selon le dernier recensement effectué en 2001, les chiffres sont de 124 355 263 habitants, dont 64 091 508 sont des hommes et 60 263 755, des femmes[57]. Il s'agit du septième pays le plus peuplé au monde et l'un des plus denses. Hormis les très petits villes-État tels que le Singapour et le Bahreïn, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé au monde[58]. Le pays, avec 1 023 habitants au km², est souvent comparée à l'île indonésienne de Java. Le taux de croissance démographique de la population bangladeshi a été l'un des plus élevés au monde dans les années 1960 et 1970 ; c'est avec la promotion de la contraception dans les années 1980 qu'on voit ce taux diminuer un peu.[réf. nécessaire] En 1961, le Bangladesh comptait un peu plus de 50 millions d'habitants, et en 1981, un peu moins de 90 millions[59]. Dans les années 80, la promotion du contrôle des naissances permit de ralentir le taux de croissance.[réf. nécessaire] Le taux de fertilité est de 3,1 enfants par femme[2], alors qu'il était de 6,6 dans les années 1970[60]. La population est relativement jeune, avec 60 % de Bangladeshis qui ont moins de 25 ans et seulement 3 % qui sont agés de 65 ans ou plus.[réf. nécessaire] L'espérance de vie est de 62 ans pour les femmes et de 63 ans pour les femmes[61].

La quasi totalité des habitants du Bangladesh sont des Bengalis (98% de la population[réf. nécessaire]). Les minorités sont des peuples musulmans non bengalis venus d'Inde (principalement du Bihar). Il y a treize tribus habitant les Chittagong Hill Tracts, dont les Chakmas sont les plus nombreux. La région est source de tensions interethniques depuis la fondation du pays[62]. Les autres groupes ethniques les plus importants en dehors des Hill Tracts sont les Santals et Garo. On trouve également des Kaibartta, Mundas, Oraons, et Zomis. Le trafic d'êtres humains est un problème récurrent au Bangladesh[63], et l'immigration clandestine reste une cause de tension entre le pays et la Birmanie[64] et l'Inde[65].

La grande majorité de la population parle le bengalî ? langue officielle du pays[66], langue indo-aryenne d'origine sanscrite avec son propre alphabet. L'anglais est toutefois accepté dans les tâches administratives et dans le système éducatif et utilisé comme seconde langue parmi les membres des classes haute et moyenne[67].

Les niveaux de santé et d'éducation ont récemment amélioré, le taux de pauvreté diminuant un peu. La plus grande partie des Bangladeshis sont ruraux, pratiquant l'agriculture de subsistance. Les problèmes de santé abondent, allant de la contamination de l'eau à l'arsenic dans les eaux souterraines[68] et les maladies telles que le paludisme, la leptospirose, et la dengue. Le taux d'alphabétisation est d'environ 41 %[69]. Il y a une disparité entre les sexes : 50 % des hommes peuvent lire, tandis que c'est le cas chez 31 % des femmes[70]. Ce taux a augmenté depuis le début de plusieurs programmes d'alphabétisation ; parmi les plus performants on trouve Food for Education (FFE)[71] et un programme de bourses pour femmes aux niveaux primaire et secondaire[72].

Pour désigner la population totale du Bangladesh, à savoir les Bengalis et les autres, on parle de Bangladeshi ou, plus rarement, de Bangladais.

[] Culture

Article détaillé : Culture du Bangladesh.
Pohela Boishakh
Pohela Boishakh

Un nouvel État pour une nation ancienne, le Bangladesh a une culture comprenant de nouveaux et vieux éléments. La langue bengalî possède un riche héritage littéraire que le Bangladesh partage avec l'État indien de Bengale-Occidental. Le texte littéraire le plus ancien connu en bengalî est la Charyapada, du VIIe siècle. La littérature bengalî au Moyen Âge étaiy soit religieuse (les Chandidas), soit des adaptations d'autres langues (Alaol) ; elle ne commencera à se développer qu'au XIXe siècle. Parmi ses icônes on trouve les poètes Rabindranath Tagore et Kazi Nazrul Islam. Le Bangladesh a également une longue tradition de littérature folklorique, dont des oeuvres comme la Maimansingha Gitika, la Thakurmar Jhuli ou les contes ayant trait au Gopal Bhar.

La musique traditionnelle est basée sur la voix (Baniprodhan), avec peu d'accompagnement instrumental. La tradition Bâul est un héritage unique. Il existe des traditions régionales, dont gombhira, bhatiali et bhawaiya sont les plus connues. La musique folklorique du pays est souvent accompagne d'ektara, un instrument à une seule corde. On trouve également parmi les instruments musicaux la dotara, le dhol, la flûte et la tabla. Il y a aussi des influences de la musique classique hindoustani. La danse puise aussi dans les traditions folkloriques, particulièrement tribales, ainsi que la tradition indienne plus large.

Le Bangladesh produit environ 80 films par an[73]. Les films Bollywood sont très populaires, ainsi que ceux de Calcutta, généralement en bengalî.

On publie environ 200 journaux quotidiens au Bangladesh, ainsi que 1 800 périodiques. Le nombre de lecteurs est toutefois assez bas, environ 15 % de la population[74]. Les Bangladeshis écoutent une grande variété de programmes radio locaux et nationaux de Bangladesh Betar, ainsi que le service en bengalî de la BBC et de Voice of America. Il y a une chaîne de télévision d'État et en ces dernières années on voit une augmentation dans le nombre de chaînes privées.

La tradition culinaire du Bangladesh a des liens très forts avec la cuisine de l'Inde et du Moyen Orient. Le riz et le curry sont des favoris, et les Bangladeshis font des gourmandises de produits laitiers (parmi les plus connues on trouve rôshogolla, chômchôm et kalojam).

Le sari est le vêtement le plus commun du pays parmi la population féminine. Le salwar kalmeez est également très populaire, et dans les grandes villes on voit également des femmes vêtues à l'occidentale. Il y a une tolérance plus haute pour les vêtements occidentaux parmi les hommes. Ceux-ci peuvent également porter la kurta et le pajama ensemble, souvent pour des occasions religieuses. Le lungi est lui aussi populaire.

Le cricket est le sport le plus populaire du pays. En 2000 l'équipe du Bangladesh de cricket obtient le statut de test cricket et peut alors jouer des matches contre les autres équipes les plus importants de l'International Cricket Council. Parmi les autres sports les plus importants on trouve le football, le hockey sur gazon, le tennis, le badminton, le handball, le volleyball, le jeu d'échecs, le carom et le kabaddi. Le Bangladesh Sports Control Board régit sur vingt-neuf associations sportives.

[] Religion

Le Bangladesh est le quatrième pays musulman le plus peuplé au monde avec 125 millions de pratiquants, soit 89,7 % de la population[75]. Environ 96 % sont sunnites et un peu plus de 3 % chiites (les Biharis sont en majorité chiites). L'hindouisme est la deuxième religion majeure représentant 9,2 % de la population[75]. Les ahmadistes, animistes, bouddhistes et chrétiens (ces derniers étant surtout catholiques) constituent le reste de la population.

Le Bangladesh compte onze jours fériés répartis sur les calendriers