Bâle
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| Bâle Basel |
|
|---|---|
| Administration | |
| Pays | |
| Canton | Bâle-Ville |
| Dénomination officielle | Basel |
| Nom en français (officiellement admis) |
Bâle |
| Langue(s) | Allemand |
| Code postal | 4000 |
| N° OFS | 2701 |
| Site Web | www.basel.ch/fr |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitude | 260 m |
| Superficie | 22,75 km² |
| Communes limitrophes | |
| Démographie | |
| Population | 168 674 hab. (1er janvier 2007[1]) |
| Densité | 7 414,2 hab,/km² |
| Gentilé | Les Bâlois |
| Localisation | |
Bâle (Basel en allemand) est la troisième ville de Suisse et le chef-lieu du canton de Bâle-Ville. La commune de Bâle compte 166 209[2] habitants en 2008. Elle est située dans le nord-ouest de la Suisse où le lit du Rhin décrit une courbe en direction du nord. L'agglomération de Bâle compte 660 000 habitants. La ville de Bâle a la particularité de ne pas avoir de maire.
Sommaire |
[] Introduction
L'agglomération bâloise déborde les frontières franco-suisse et germano-suisse, puisqu'elle englobe notamment les villes de Saint-Louis et Huningue en Alsace et de Weil-am-Rhein et Lörrach du Bade-Wurtemberg. En allemand, la région est connue sous le nom de Dreiländereck, (littéralement : l'angle des trois pays), dit en français (Haut-Rhin) District des trois frontières.
Bâle constitue le dernier port du Rhin accessible aux navires de fort gabarit. En amont sont en effet situées les chutes du Rhin de Schaffhouse, obstacle majeur à la navigation.
La ville de Bâle est célèbre pour :
- son carnaval riche en couleur et porteur d'une tradition plus que centenaire qui emprunte autant aux armées napoléoniennes qu'au carnaval de Venise
- et Art Basel, la plus importante foire annuelle d'art contemporain d'Europe, qui se tient vers la mi-juin.
[] Histoire
[] Des origines au XIIe siècle
Il y a plus de 2000 ans, les Celtes occupaient déjà ce territoire où vinrent s'installer successivement plusieurs peuplades, dont les Rauraques. Cependant, c'est l'Empire romain qui donne à Bâle ses plus beaux vestiges de l'Antiquité. À l'origine, un avant-poste défensif était installé sur la colline où s'élève aujourd'hui la Cathédrale. En 44 av. J.-C., Lucius Munatius Plancus fonde une colonie romaine, Colonia Raurica, appelée plus tard Augusta Raurica, située à Augst, à une dizaine de kilomètres de Bâle. Ce lieu est actuellement un site touristique très fréquenté. Ce n'est qu'après sa destruction par les Alamans, au IVe siècle, que Bâle commence à prendre de l'importance. Dès 374 ap. J.-C., le nom de Basilea est mentionné pour la première fois à l'occasion de la visite de l'Empereur Valentinien Ier.
Dans le monde chrétien, Bâle est vers 740, au temps des Carolingiens, le siège administradif de l'Evêché et le reste jusqu'à la Réforme au XVIe siècle. Pendant plusieurs siècles, Bâle est gouverné par des évêques qui devinrent, sous le règne de l'Empereur Henri II, des princes de l'Empire.
En 917, la ville est ravagée par les Magyars, mais rapidement reconstruite.
De 1006 à 1648, Bâle vit sous domination germaniques. L'empereur Henri II préside à la consécration de la Cathédrale en 1019, et l'évêque Burkhard von Hasenburg fait construire le premier mur d'enceinte de la ville en 1080. Vers 1200, un deuxième mur comprenant cinq grandes portes sera érigé, à la même époque que la construction de Notre-Dame de Paris.
[] Du XIIIe siècle au XIVe siècle
En 1225, le prince-évêque de la ville Heinrich von Thun a l'idée géniale de faire construire le premier pont fixe sur le Rhin. Ce sera le seul pont entre Constance et la mer qui permettra, durant 600 ans, de traverser le fleuce à pied sec, sans transbordement de marchandises. Il contruibua à l'essor économique de la ville. Grâce à un négoce florissant, Bâle est au temps de sa splendeur, mais deux catastrosphes interrompent cette évolution pleine de promesses. En 1348, une épidemie de peste emporte plus de la moitié des habitants et, le 18 octobre 1356, un tremblement de terre réduit en cendres et en ruines la ville et plus de soixante châteaux des environs.
L'année 1392 est une date très importante puisque le gouvernement de la ville passe aux mains de la Bourgeoisie. Celle-ci, plus aisée, peut acquérir le Petit-Bâle situé de l'autre côté du Rhin, ainsi qu'une partie des terres environnantes appelées Bâle-Campagne[3]. A la même époque, en 1397, les Juifs sont chassés de la ville, et ce pour quatre siècles.
[] Le XVe siècle
En 1417 un nouvel incendie détruit de nombreux bâtiments datant du Moyen Âge, mais Bâle connaît ensuite, de 1430 à 1530, une autre période de prospérité, l'âge d'or de l'Art Rhénan.
Le Grand Concile de Bâle (1431 - 1448) donne un puissant élan à la ville. L'Assemblée des évêques ose s'opposer à Rome et proclame sa supériorité sur le Pape. Vingt-cinq sessions ont été tenues et ont grandement contribué à la prospérité de la cité qui hébergea non seulement des dignitaires ecclésiastiques, mais également un grand nombre de nobles et même l'Empereur germanique Sigismond Ier. En 1439, sur le parvis de la Cathédrale, le très pieux Duc Amédée VIII de Savoie est couronnée Pape sous le nom de Félix V, devant une foule enthousiaste de 50 000 personnes. En fait, il fut l'un des nombreux antipapes de cette époque, c'est à dire qu'il n'a jamais été reconnu comme Pape par la chrétienté entière et il se retira en 1449.
S'ouvrit également pour la ville la grande époque de l'humanisme et de l'imprimerie. En 1440, au Riehentor dans le Petit-Bâle, mise en service par Heinrich Halbysen (mort en 1451, victime de la peste) du premier moulin à papier baptisé Allenwinden. Le moulin actuel, sis St-Alban-Tal 37, devenu papeterie en 1453 grâce aux fréres Gallician, connut de nombreuses transformations et acquit le titre de Musée suisse du Papier en 1985. En 1460, c'est le nom de Pie II, soucieux de la défense spirituelle de l'Occident, qu'est attachée la fondation de l'Université de Bâle, la plus ancienne de Suisse et l'une des rares en Europe à avoir été érigée et financée par les citoyens de la ville. Son renom attira les humanistes, parmi lesquels Erasme de Rotterdam, mais également plus près de nous les professeurs Friedrich Nietzsche et Karl Jaspers. En 1463, Berthold Ruppel, un collaborateur de Gutenberg, introduit l'art de l'imprimerie de Bâle, et en 1491 Johann Fust imprime la Bible latine.
Essor culturel mais aussi essor économique de la ville, si bien qu'en 1471 l'Empereur germanique Frédéric III permet aux Bâlois de tenir chaque année deux foires commerciales, la Foire d'automne et la Foire de primtemps, toutes deux encore très actives de nos jours.
Cependant, ce ne fut pas une période de paix puisque le 26 août 1444, la bataille de St-Jacques sur la Birs voit la défaite des Conféférés suisses face aux troupes françaises et autrichiennes. Plus tard, lors de la guerre contre les Suèves, des combats eurent lieu le 22 mars sur la colline du Bruderholz et le 22 juillet marqua la date d'une défaite à Dornach. L'issue de cette guerre vit néanmoins la victoire finale Confédérés et l'indépendance de fait de la Confédération helvétique.
[] Le XVIe siècle
Le 13 juillet 1501 représente une date historique puisque Bâle décide d'entrer dans l'alliance des Confédérés, en raison de sa situation limitrophe très exposée. Les délégués suisses sont accueillis par la formule : Soyer les bienvenus à Bâle, sur territoire suisse. Contre l'engagement de neutralisée en cas de conflit contre les Confédérés, Bâle reçoit une place à part parmi les autres cantons. La ville peut ainsi jouir pendant des siècles d'une tangible évolution. En 1504 commence la construction du bel hôtel de ville (Rathaus), sis sur la place du Marché (Marktplatz), au centre-ville, et siège actuel du gouvernement de Bâle-Ville. Cet édifice est toujours très admiré et visité.
La situation politique évolue. Le 12 mars 1521, les statuts du Conseil sont révisés. L'évêque est écarté de la nomination des autorités urbaines. C'est ainsi la fin de son pouvoir temporel dans la cité. Le dernier évêque fut Christoph von Utenheim. En 1585, paiement de 200 000 florins à l'Evêque en échange de sa renonciation à l'ensemble de ses droits sur la ville.
Pendant ce temps, le prédicateur ?colampade de vient en 1515, l'organisateur de l'Eglise selon les principes de la Réforme, et André Vésale (1514 ? 1564) ? le fondateur de l'étude scientifique de l'anatomie humaine ? fait imprimer, à Bâle en 1543, son chef-d'?uvre De humani corporis fabrica.
[] Du XVIIe siècle au XIXe siècle
De 1618 à 1648, la Guerre de 30 ans secoue toute l'Europe. En 1648, le bourgmestre de Bâle, Johann Rudorf Wettstein, obtient, à l'occasion de la signature du traité de Westphalie, la reconnaissance juridique de l'indépendance de la Confédération suisse envers l'Empire allemand, indépendance qui existait déjà de fait depuis environ 150 ans (guerre contre les Souabes en 1499).
La ville de Bâle, qui avait généreusement ouvert ses portes aux huguenots persécutés, voit de nouvelles industries s'implanter sur son sol. Dès 1670 la percée de l'industrie de la soie ? et du ruban de soie en particulier ? entraîne le développement d'entreprises connexes telles que la filature, le tissage du velours et de la soie, la passementerie,la teinturie, et constitue une source de prospérité pour le commerce, les transports, les banques, les assurances. En 1758, Johann Rudoft Geigy-Gemuseus (1733 ? 1793) fonde la maison de commerce Joh. Rudoft Geigy pour l'importation et la vente de denrées coloniales (épices, produits médicaux et colorants naturels). S'y ajoutera vers 1830 la production de quelques colorants naturels. Mais l'industrie chimique bâloise ne verra vraiment le jour que dans la deuxième moitié du XIXe siècle siècle. A côté de l'industrie, la culture n'est pas oublié puisqu'en 1777, Isaak Iselin crée la Fondation pour la Promotion du bien et des valeurs d'intérêt général, ancêtre de la grande bibliothèque publique générale actuelle.
Les idées véhiculées par le siècle des lumières - aboutissant à la Révolution française de 1789 - eurent un grand retentissement dans toute l'Europe, et bien entendu en Suisse et à Bâle. Peter Ochs (1752 - 1821), né à Nantes en France, mais élevé en Allemagne, arriva à Bâle, patrie de son père, en 1769. Homme politique, grand admirateur de la Révolution française, il prépara la constitution de la Révolution helvétique, donnant naissance à un état unitaire. C?est dans sa maison, le Holsteinerhof, que fut signée en 1795 la Paix de Bâle, mettant provisoirement fin aux hostilités entre la France, l?Espagne et la Prusse. Le 24 novembre 1797, le général Bonaparte ? alors âgé de 29 ans ? séjourne à Bâle dans l?hôtel des Trois Rois. Il vient d?Italie et se rend au Congrès de Rastadt. Le 12 août 1798, la République helvétique ??une et indivisible?? est proclamée par le Bâlois Peter Ochs qui négocia l?alliance avec la France de Bonaparte.
Le XIXe siècle est agité par une période de guerres et de bouleversements politiques. Au centre de l'Europe, Bâle se retrouve confronté aux événements extérieurs et aux dissensions intérieurs. Ainsi, en 1813, 80 000 soldats autrichiens, prussiens et russes venant d'Allemagne traversant le pont Mittlere Rheinbrücke et se dirigent vers la France pour combattre l'armée de Napoléon. En 1814, le Roi de Prusse Frédéric-Guillaume III, l'Empereur d'Autriche François Ier et le Tsar Alexandre Ier se rencontrent dans la Maison bleue de la Martinsgasse pour s'entretenir de l'avenir de l'Europe. En 1870, la guerre éclate entre la France et la Prusse. Le Général Hans Herzog assure le commandement de l'armée suisse et les frontières sont surveillées.
Sur le plan intérieur, les événements se succèdent. En 1815 est signé le Pacte des 22 cantons attribuant les terres de l'Evêché à Berne. Neuf communes cependant deviennent bâloises. En 1833, les conflits permanents entre Bâle-Ville et Bâle-Campagne et l'incompréhension réciproque conduisent le 23 août à la création de deux demi-cantons.
Au cours de ces années, le vie de la ville fut également marquée par des événements économiques ou exceptionnels. Ainsi, Bâle est la première ville suisse à posséder un chemin de fer. En 1844, est construite la première gare bâloise située dans le quartier Saint-Jean. Elle permettait de relier Strasbourg par Saint-Louis et Mulhouse en quatre heures et vingt minutes. La gare allemande Badischer Bahnhof sera achevée en 1858. En 1859 est proclamé le décret relatif au démantèlement des fortifications de la ville. Bâle s'ouvre à l'extérieur et crée de nouveaux quartiers. L'industrie chimique naissante en profitera grandement.
Durant la guerre franco-allemande de 1870, Bâle aida les populations alsaciennes réfugiées. Le monument de Strasbourg (Strassburger Denkmal), érigé dans le petit parc Sainte-Élisabeth (Elisabethenanlage),commémore ces événements. Enfin, du 29 au 31 août 1897, Bâle accueille le premier Congrès sioniste présidé par Theodor Herzl. Il s'en tiendra neuf autres jusqu'en 1946 qui aboutiront à la création de l'État d'Israël en 1948.
[] Le XXe siècle
[] Musées
Les musées de Bâle couvrent une vaste palette de collections diverses, l?accent étant mis sur les arts plastiques. Les Musées de Bâle abritent de nombreuses ?uvres d?importance internationale. Avec ses quelque trente-six maisons d?exposition qui enregistrent chaque année plus d?un million de visiteurs, Bâle présente une densité de musées extrêmement élevée par rapport à d?autres villes de même grandeur.
Ces musées, qui jouent un rôle essentiel dans la culture et la politique culturelle de Bâle, sont portés par un réseau serré de collectionneurs d??uvres d?art et de promoteurs culturels tant privés que publics, qui remonte jusqu?au 16e siècle. La collection publique est née en 1661, la plus ancienne collection d?une communauté civile ayant existé sans interruption. Vers la fin des années 1980, différentes collections privées sont devenues accessibles dans des bâtiments neufs, reconnus comme architecture de musée avant-gardiste.
- Art
- Kunstmuseum, exceptionnel ensemble de peintures rhénanes de la Renaissance et belle collection d'art moderne
- Musée d'art contemporain
- Kunsthalle, vouée aux expositions temporaires
- Musée Tinguely, collection d'art contemporain à Münchenstein, dans un bâtiment de Mario Botta
- Fondation Beyeler, collection d'art contemporain à Riehen, dans des bâtiments dus à Renzo Piano
- Schaulager, collection d'art contemporain à Münchenstein, dans un bâtiment des architectes Herzog & de Meuron
- Fondation Herzog, photographies
- Musée d?architecture suisse S AM
- Histoire
- Musée des antiquités
- Musée d?Histoire Naturelle de Bâle
- Musée des cultures de Bâle
- Musée de la caricature et du dessin humoristique de Bâle
- Musée de la Maison de Poupée
- Musée Suisse du Papier, de l?Ecriture et de l?Impression
- Vitra Design Museum
[] Tourisme
- Le Zoo de Bâle
- La cathédrale où est inhumé Érasme
- La vieille ville
- L'hôtel de ville
- La fontaine Tinguely
[] Manifestations
- Le carnaval de Bâle (Basler Fasnacht) ;
- Baselworld (ex-Muba) : salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie;
- La foire de Bâle (manifestation d'art contemporain) ;
- La Basler Herbstmesse (foire d'automne) ;
[] Transports
[] Transport local et régional
La cité rhénane dispose d'un dense réseau de tramways urbains et suburbains. Les premiers, de couleur verte, sont exploités par la compagnie BVB (Basler Verkehrsbetriebe : transports publics bâlois) ; les seconds, jaunes à bande rouge, appartiennent aux BLT (Baselland-Transport : transport de Bâle-Campagne, l'autre demi-canton, avec celui de Bâle-Ville)
De nos jours, les 8 lignes urbaines des BVB totalisent 65,9 km et les véhicules circulent sur 46,58 km de voies et les 4 lignes sururbaines des BLT totalisent 51,8 km.
Pendant le Fasnacht, le célèbre carnaval de Bâle, lorsque le centre-ville est complètement bloqué par les festivités, les BVB mettent alors en service des lignes spéciales avec des itinéraires détournés et portant des numéros en vingtaine (21, 24...).
À partir de 1907, la campagne bâloise est sillonnée de lignes de tramways vicinaux. Fait rare dans l'histoire des transports ferroviaires, toutes ces lignes sont encore en service. Les quatre compagnies ont fusionné au 1er janvier 1974 pour devenir les transports de Bâle-Campagne. Les agglomérations de Bâle et de Pratteln se sont tellement étendues qu'elles finirent par se rencontrer. Par ce fait l'exploitation de la ligne de Pratteln, entièrement en site urbain, a été cédée aux BVB.
Les quatre lignes des BLT (lignes 10, 11, E11 et 17) traversent également la ville en empruntant les voies des BVB et sont aussi par ce fait des tramways urbains.
Un élément étonnant à relever, la ligne 10 des BLT dessert le village français de Leymen. La gare elle-même est en territoire français et lorsque l'on quitte la station d'Ettingen on peut apercevoir un panneau annonçant que l'on sort du territoire fédéral, ainsi on roule pour quelques minutes sur sol français. Le terminus, Rodersdorf, est de nouveau en territoire Suisse.
| n° | parcours |
|---|---|
| 1 | Dreirosenbrücke ? Voltaplatz ? Kannenfeld ? Zoo (Bachletten) ? Bahnhof SBB (?Wettsteinplatz ? Messeplatz ? Badischer Bahnhof) |
| 2 | Biningen Kronenplatz ? Zoo (Dorenbach) ? Bahnhof SBB ? Wettsteinplatz ? Messeplatz ? Bad. Bahnhof - Eglisee |
| 3 | Birsfelden Hard ? Aeschenplatz ? Barfüsserplatz ? Spalentor ? Burgfelden Grenze |
| 6 | Allschwil ? Heuwaage ? Barfüsserplatz ? Schifflände ? Messeplatz ? Bad. Bahnhof ? Eglisee ? Riehen Grenze |
| 8 | Neuweilerstrasse ? Zoo (Bachletten) ? Bahnhof SBB ? Aeschenplatz ? Barfüsserplatz ? Schifflände ? Dreirosenbrücke ? Kleinhüningen |
| 14 | Pratteln ? Muttenz Dorf ? St. Jakob ? Aeschenplatz ? Barfüsserplatz ? Schifflände ? Messeplatz ? Dreirosenbrücke |
| 15 | Bruderholz ? Wolfschlucht ? Aeschenplatz ? Wettsteinplatz ? Messeplatz? Schifflände ? Barfüsserplatz ? Aeschenplatz ? Wolfschlucht ? Bruderholz |
| 16 | Bruderholz ? Jakobsberg ? Gundeldingen (Bahnhof SBB) ? Heuwaage ? Schifflände |
| n° | parcours |
|---|---|
| 10 | Dornach ? Arlesheim ? Münchenstein ? Dreispitz ? Bahnhof SBB ? Aeschenplatz ? Heuwaage ? Zoo ? Binningen ? Oberwil ? Ettingen ? Leymen (F) ? Rodersdorf |
| 11 | Aesch ? Reinach Dorf ? Dreispitz ? Bahnhof SBB ? Aeschenplatz ? Barfüsserplatz ? Schifflände ? Voltaplatz ? St-Louis Grenze |
| E11 | Reinach Süd - Reinach Dorf - Dreispitz - Denkmal - Aeschenplatz - Theater - Heuwaage - Gundeldingen (Bahnhof SBB) - Dreispitz - Reinach Dorf - Reinach Süd |
| 17 | Wiesenplatz ? Dreirosenbrücke ? Schifflände ? Barfüsserplatz ? Heuwaage ? Zoo ? Binningen ? Oberwil ? Ettingen |
[] Transport national et international
Bâle est desservie par l'aéroport international de Bâle-Mulhouse et par les gares de Bâle (SNCF), Bâle CFF (appartenant au réseau SBB/CFF/FFS) et Basel Bad (DB). Elle est aussi un important n?ud routier et autoroutier, et un port fluvial à grand gabarit communiquant par le Rhin avec la France, l'Allemagne et les Pays-Bas.
La gare CFF de Bâle est également le lieu de départ de trois routes cyclistes nationales : la Route du Rhin qui mène à Andermatt, la Route Nord-Sud qui conduit à Chiasso et enfin la Route du Jura qui mène à Nyon.
[] Routes et autoroutes
Bâle est desservie par :
- l'autoroute A35/E25/E60 en provenance de Colmar, Mulhouse et Saint-Louis en France
- l'autoroute A5/E35 en provenance de Weil am Rhein en Allemagne
- l'autoroute A2/A3 desservant la Suisse
La création d'une autoroute souterraine[4], (tangente nord), de 3,5 km permet de relier les réseaux autoroutiers français au réseau suisse déjà relié au réseau autoroutier allemand.
Cette autoroute souterraine permet de relier le quartier de Provolta à celui de Erlenmatt et de restructurer ceux-ci en reconvertissant les friches industrielles. La traversée du Rhin s'effectue grace au premier pont à deux étages de Suisse, le Dreirosenbrücke[5]. Cette section d'autoroute est ouverte depuis Juin 2007.
[] Économie
L'emplacement géographique de Bâle, de même que l'ouverture d'esprit et la tolérance des Suisses, ont attiré d'éminents personnages. Bâle est ainsi devenu la cité des humanistes, la ville du négoce, de la finance et de l'art.
Au XVIe siècle, de grands chercheurs en médecine, tels que Paracelse, André Vésale et bien d'autres, vinrent à Bâle - pour des multiples raisons - afin de faire imprimer leurs thèses ou traités (la création de la première fabrique bâloise de papier remonte à 1440), ouvrant ainsi la voie au monde scientifique.
Vers le milieu du XVIIe siècle, la région bâloise se tourna vers la fabrication des rubans de soie. Le Suisse Emanuel Hoffmann (1643-1702) fit importer de Hollande un métier à tisser. La fabrication du ruban de soie atteignit son apogée au XVIIIe siècle et apporta de substantiels revenus à la région jusqu'au début du XXe siècle. Le besoin de teintures pour les rubans favorisa l'implantation de l'industrie chimique qui, finalement, se substitua à cette spécialité locale.
L'écoulement de la marchandise vers le nord ou le sud s'effectuait sans problème grâce à un réseau fluvial bien adapté. Bâle n'était-elle pas la Porte d'Or de la Suisse ? Le Rhin fut de tout temps très utilisé et contribua grandement au développement de la ville.
[] L'industrie chimique
Les industries de fabrication de rubans tombées en désuétude, l'industrie chimique et pharmaceutiques prit par son essor et aboutit à la formation d'importants complexes qui font de Bâle une des premières places au monde dans ce domaine :
- La première maison implantée fut Ciba (Geeselllschaft für Chemische Industrie in Basel) - dénomination prise en 1884 - dont l'origine remonte en fait à 1859, date à laquelle Alexandre Clavel-Linder (1805 - 1873), natif de Lyon et spécialiste de la teinture de la soie, vint s'établir à Bâle, afin d'exploiter un brevet mis au point en France par les fréres Renard. À la même époque, vers 1864, un chimiste suisse, Johann Rudoft Geigy-Merian (1830 - 1917) y élaborait des colorants. L'association de ces deux grands - Ciba-Geigy - se fit en 1970.
[] Banques et compagnies d'assurances
[] Sport
- FC Bâle, club de football.
- HC Bâle, club de hockey sur glace
- Parc Saint-Jacques, stade de football.
- Open de Bâle, Tournoi ATP de tennis
[] Symboles
Le drapeau de la ville de Bâle est identique à celui du canton de Bâle-Ville (Basel-Stadt). Le drapeau du canton de Bâle-Campagne (Basel-Landschaft) est très similaire, mais avec une crosse d'évêque rouge au lieu de noire, orientée en sens inverse, et décorée différemment.
[] Personnages célèbres
À Bâle sont liés :
- Jean Tinguely,artiste
- Marc Allégret, réalisateur (1900-1973)
- Werner Arnold, cycliste
- Karl Barth, théologien
- Gaspard Bauhin, naturaliste
- Jean Bauhin, naturaliste
- Hans Bernoulli, architecte
- Jacques Bernoulli, mathématicien et physicien
- Arnold Böcklin, peintre
- Emanuel Büchel, boulanger puis peintre et topographe
- Jacob Burckhardt, savant
- Johannes Buxtorf (1599-1664), professeur d'hébreu, fils de Johannes Buxtorf (1564-1629)
- Érasme (1468-1536), humaniste
- Leonhard Euler, mathématicien et physicien
- Lucius Munatius Plancus, fondateur romain
- Roger Federer, (1981 - ) joueur de tennis
- Ferenc Fricsay, chef d'orchestre
- Michael Furter, imprimeur de la fin du XVe siècle
- Christophe Glaser, pharmacien
- Hans Holbein le Jeune, (1497-1543), peintre et graveur
- Herzog & de Meuron, architectes
- Marthe Keller, actrice
- Jürg Kreienbühl, peintre
- Mathis Künzler, acteur
- Matthäus Merian, (1593-1650), graveur et cartographe
- Fritz Müller, médecin et zoologiste
- Franz Overbeck, historien et théologien
- Paul Sacher (1906-1999), industriel et mécène
- Patty Schnyder,(1978 - ), joueuse de tennis
- Sandra Speichert (1971 - ), actrice
- Félix Speiser, voyageur et humaniste
- Jean Jacques Speiser, banquier
- Paul Speiser-Sarasin, banquier, conseiller national
- Jacques Sprenger, inquisiteur
- Hans Urs von Balthasar, théologien
- Luzius Wildhaber, juriste, président de la Cour européenne des droits de l'homme du 1er novembre 1998 au 18 janvier 2007.
- Felix Wuertz, chirurgien
- Théodore Zwinger, savant
[] Notes et références
- ? [xls] Population résidante moyenne selon les communes, 2007, Office fédéral de la statistique. Consulté le 1er mars 2008
- ? Population ville de Bâle, Site officiel de la ville de Bâle. Consulté le 20 février 2008
- ? Kleinbasel (Petit Bâle)
- ? Le Moniteur n°5434 du 18/01/2008 p46
- ? Baukader Schweiz
[] Liens externes
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Bâle
Revue de presse B%C3%A2le
