Encyclopédie - Association pour une solidarité syndicale étudiante & Video

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Un article de Wikipedia.y-project.com.

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L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) est un syndicat étudiant québécois de combat, le seul du genre dans le milieu étudiant québécois. Il regroupe environ 31 000 collégiens/collégiennes et universitaires à travers le Québec. Alors que les deux autres grandes centrales étudiantes du Québec, la FEUQ et la FECQ, limitent leurs revendications pour permettre une négociation qu'ils jugent plus constructive avec le gouvernement, l'ASSÉ voit son action dans une perspective plus large, où l'éducation est un élément essentiel dans la formation des collégiens/collégiennes de demain. Selon elle, il ne convient donc pas de négocier sur des points aussi importants, ce qui explique son attitude plus combative, jugée radicale par certains. Depuis sa création, en 2001, cette philosophie n'a apporté que peu de résultats concrets, principalement à cause de son petit nombre de membres.

Sommaire

[] La grève étudiante de 2005

Voir aussi : Grève étudiante québécoise de 2005.

La fin de semaine du 29 janvier 2005, confrontée au refus complet de négocier du ministre Pierre Reid sur le sujet, et face à ce que l'ASSÉ considère être l'immobilisme de la FEUQ et de la FECQ, l'ASSÉ tient un congrès au Cégep de Saint-Laurent où elle invite diverses associations non membres pour créer la CASSÉE, la Coalition de l'Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante Élargie. Durant le mois de février, la CASSÉE lance alors une série de référendums et d'assemblées générales sur le sujet et déclenche officiellement la grève jeudi le 24 février 2005. La CASSÉE avait comme revendications principales l'abolition de la réforme de l'Aide financière du Québec et la demande d'un engagement ferme du gouvernement pour stopper la décentralisation du réseau collégial et son arrimage avec le marché du travail. Au plus fort de la grève, on estimait à 70 000 le nombre d'étudiantEs membres de la CASSÉE.

La CASSÉE fut exclue de la table des négociations par le nouveau ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier à cause de son refus de condamner des gestes violents posés lors d'actions qu'elle a organisées. Toutefois, selon la CASSÉE, c'est plutôt dans le but de diviser le mouvement étudiant que le ministre l'a écartée. La grève prit fin après la signature de ce que l'ASSÉ perçoit comme une "entente à rabais" entre le ministre Fournier, la FECQ et la FEUQ, une entente paradoxalement rejetée par la majorité des grévistes d'alors

[] Revendications de l'ASSÉ

L'ASSÉ possède une base de revendications très large, dont voici les grandes lignes :

  • La gratuité scolaire, pour tous et toutes, même pour les étudiantEs étrangers et étrangères;
  • L'éradication de l'endettement étudiant, ce qui inclut :
    • l'opposition à toute réduction du budget de l'Aide financières aux études du Québec,
    • la reconnaissance de l'autonomie financière de l'étudiant dès son départ du domicile familiale, ce qui aurait pour conséquence de donner à tous et toutes une même accessibilité aux Prêts et bourses, peu importe les revenus de leurs parents,
    • une révision du mode de calcul des prêts et des bourses pour les couples et les familles monoparentales;
  • La fiscalité responsable, ce qui signifie :
    • un revenu minimum garanti pour toute personne résidant au Québec,
    • l'éradication de l'évasion fiscale et une hausse des impôts pour les entreprises,
    • un réinvestissement massif par le gouvernement québécois dans le système d'éducation;
  • La lutte contre la privatisation de l'éducation, en s'opposant à tout partenariat avec le privé, et en luttant contre toute évaluation des études en fonction des règles du marché;
  • La démocratisation des institutions post-secondaires;
  • La conservation d'une éducation post-secondaire de qualité, générale et peu spécialisée, qui vise à former des citoyens plutôt que des travailleurs, la responsabilité de former des travailleurs et travailleuses revenant aux employeurs et non à l'État;
  • La défense des droits des minorités, avec une attention particulières aux droits des femmes;
  • La promotion de l'altermondialisation, soit la lutte pour une mondialisation socialement et culturellement acceptable, ce qui ne serait pas le cas dans le projet actuel de la ZLEA;
  • La démilitarisation : que le Canada cesse d'avoir une armée et qu'il règle ses conflits diplomatiquement;
  • L'implantation d'une politique de développement du logement social;
  • Le droit inaliénable à la dissidence, ce qui se traduit concrètement par la lutte contre la brutalité policière.

[] Associations membres

Au niveau collégial :

Au niveau universitaire :

[] Voir aussi

[] Liens internes

[] Lien externe

 

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ Association pour une solidarité syndicale étudiante
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