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Un article de Wikipedia.y-project.com.L?Armée islamique en Irak (al-Jaish al-Islami fil Irak) est le nom que prend un groupe armé agissant en Irak. Elle revendique 300 opérations armées contre les forces de la coalition et a pour caractéristique de beaucoup filmer ses opérations pour des vidéos de propagande. Les vidéos des enlèvements (en particulier de journalistes) de l'Armée islamique en Irak passent généralement en premier sur la chaîne télévisée du Qatar, Al-Jazira, afin d'appuyer les chantages qu'elle effectue. Sa naissance aurait été annoncée par une vidéo distribuée dans les milieux salafistes de Bagdad dès le mois de février 2004. Sa première action revendiquée serait le lynchage de quatre mercenaires américains à Falloujah, le 31 mars 2004. Mais cette revendication est parfois contestée, car un autre mouvement s?en est également attribué la paternité.
[] Principales actionsLa première véritable apparition publique serait donc l?enlèvement du routier philippin Angelo de la Cruz, finalement relâché. Dans une vidéo diffusée le 10 juillet 2004 sur Al-Jazira, il disait être otage de ce groupe et demande à la présidente de son pays, Gloria Arroyo, de retirer son armée dans les 72 heures, afin de ne pas se faire exécuter. Cette opération a été un succès symbolique, puisque le gouvernement philippin, confronté à un mouvement populaire important en défense de l?otage, a été contraint de d'accélérer le retrait des 80 hommes de troupes philippins, qui était déjà en cours et devait se terminer le 20 août. Les 30 derniers policiers philippins furent donc déplacés au Koweit prématurement le 20 juillet. Il faut signaler que l'armée américaine est présente sur le sol philipin, son ancienne colonie, pour contrer la guérilla islamiste d'Abu Sayyaf. La capture du journaliste italien Enzo Baldoni, a été enlevé en Irak par ce groupe et est mort le 26 août 2004. Le groupe demandait le retrait de 3000 militaires italiens en 48h.Reuters. L'AIS renvendique aussi l?assassinat de deux otages pakistanais enlevés le 23 juillet en Irak [1] ; L?AIS a également capturé le 4 août 2004, sur la route entre Bagdad et Kerbala, Fereydoun Jahani, un diplomate iranien, pour réclamer la libération des 500 soldats irakiens toujours détenus par la république islamique d?Iran depuis la guerre qui l?a opposée à l?Irak de 1980 à 1988. Elle reproche également au diplomate d?inciter à la lute intercommunautaire, en clair de soutenir les mouvements chiites en Irak. L?Iran nie détenir ces prisonniers, reconnaissant simplement le problème des soldats « portés disparus ». Libéré le 27 septembre, au moment même du siège de Falluja, Fereydoun Jahani a nié tout accord secret [2] ;. A la fin du mois de juillet 2004, l?AIS a revendiqué l?assassinat de deux ouvriers pakistanais travaillant pour l?armée américaine, laissant la vie sauve à leur chauffeur irakien . Le 20 août, ce sont les journalistes français Georges Malbrunot, du Figaro et de Ouest-France, et et Christian Chesnot, de la radio publique RFI, ainsi que leur guide Mohammed Al-Joundi, qui sont enlevés. Ils ne seront libérés que quatre mois plus tard, le 21 décembre. L?AIS, dans un communiqué, donne un ultimatum de quatre jours à la république française pour abroger la loi sur le port des symboles religieux à l?école, qui proscrit de fait le hijab. Le gouvernement français a engagé des négociations avec le gouvernement Irakien, en demandant l'aide de différents gouvernements de pays musulmans et en contactant différent dignitaires religieux, afin de repousser l'ultimatum. Les deux journalistes ont été retenus 124 jours, la confirmation de leur libération par le gouvernement français étant tombée le mardi 21 décembre 2004. En septembre 2004, l?AIS enlève deux indonésiennes également sur la route entre Amman et Bagdad, en vue d?obtenir la libération de l?islamiste Abu Bakar Bashir, détenu par les autorités de Jakarta : c?est l?intéressé lui-même qui refuse et réclame la libération des deux otages. Elles sont relâchées. Cette attaque contre un pays à majorité musulmane, fermement opposé à l?occupation américaine, suggère une stratégie de type opportuniste : capturer des ressortissants étrangers et formuler ensuite une revendication en fonction de leur nationalité, quel que soit le lien avec la libération de l?Irak, plutôt qu?une sélection rigoureuse des victimes. Le 19 décembre, l'armée islamique en Irak diffuse sur Internet l'exécution par balle d'un otage. Elle affirme qu'il s'agit de Ronald Schultz, un civil américain travaillant pour le ministère irakien de l'habitat. [] OrganisationL?organisation du groupe, telle qu?elle est analysée par les services secrets italiens, est constituée de deux branches, l?une tactique, chargée des opérations d?enlèvement et de détention, l?autre stratégique, chargée de leur médiatisation, sous la forme de vidéos diffusées aux principaux médias arabes. Chaque branche serait à son tour divisée en plusieurs cellules. La vidéo diffusée à Bagdad lors du lancement de l?AIS évoque une constitution en plusieurs brigades, chargées respectivement du renseignement, de l?infanterie et des missiles, coordonnées par un commandement général. Il semble toutefois qu?elle sous-traite les opérations d?enlèvement à des gangs, pour préserver sa propre sécurité. Les membres de l?organisation semblent essentiellement être des irakiens influencés par la wahhabisme, bien intégrés dans la population locale ? ce qui renforce encore ses capacités d?action clandestine. Il disposerait en outre de son propre tribunal religieux, habilité à délivrer des fatwas. L?Armée islamique en Irak jouit d?une image controversée, y compris au sein des partisans de la résistance militaire, en raison de ses pratiques. Le réseau Voltaire avance l'hypothèse d'un complot (voir plus bas). Par ailleurs, certains analystes voient dans les références de l?AIS, qui cite de nombreuses questions liées au Maghreb et à l?Afrique noire dans ses récriminations contre la France, le signe de liens avec les salafistes algériens. Sa rhétorique serait proche de celle de Takfir wal hijra, une branche du GIA algérien qui a connu une certaine importance en 1994-1996, à l?époque des principaux attentats contre la France. [] Le groupe vu par le Réseau VoltaireLe Réseau Voltaire a regroupé plusieurs informations sur ce groupe, estimant qu'il existe une collusion suspecte entre lui et le gouvernement américain[3] :
Le lendemain, les GI's reviennent fouiller la maison ;
[] Liens internes
[] Liens externes
La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Armée islamique en Irak |