Antony
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| Antony | |
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Le carrefour de la Croix-de-Berny |
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| Pays | France |
|---|---|
| Région | |
| Département | |
| Arrondissement | Antony (chef-lieu) |
| Canton | Antony (chef-lieu) + canton de Bourg-la-Reine |
| Code Insee | 92002 |
| Code postal | 92160 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Yves Sénant 2008-2014 |
| Intercommunalité | communauté d'agglomération des Hauts de Bièvre |
| Coordonnées géographiques |
|
| Altitudes | moyenne : minimale : 48 m maximale : 100 m |
| Superficie | 970 ha = 9 7 km2 |
| Population sans doubles comptes |
59 800 hab. (2007) |
| Densité | 6 261 hab./km² |
| Gentilé | Antoniens |
| Site | ville-antony.fr |
Antony est une commune française, sous-préfecture du département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France.
Arrosée par la Bièvre, affluent de la Seine, Antony est située à un carrefour de routes très importantes, notamment le grand axe nord-sud, qui existait déjà il y a 2 000 ans. Faiblement urbanisée jusqu'au début du XXe siècle, Antony s'est considérablement développée entre les deux guerres, sous l'impulsion de son sénateur-maire Auguste Mounié, passant de 4 000 à 20 000 habitants. Au début des années 1960, la population passe en très peu de temps de 25 000 à 50 000 habitants pour loger les rapatriés d'Algérie. Cette extension est trop rapide, souvent mal maîtrisée. Les efforts faits depuis, notamment la création de plusieurs zones d'activités industrielles et de bureaux, la mise en valeur de son riche patrimoine à la fois historique et botanique, ont permis de redonner à cette ville les charmes d'une ville à taille humaine tout en la dotant, dans le domaine de l'enseignement, du plus grand établissement privé de France, et dans le domaine de la santé, du plus grand établissement privé d'Île-de-France.
Sommaire |
[] Géographie
[] Localisation
Antony est une ville de la banlieue sud de Paris située dans le Hurepoix, chef-lieu d'arrondissement des Hauts-de-Seine, à 12,5 kilomètres au sud-ouest de la cathédrale Notre-Dame de Paris[1]. Son altitude[2] est de 48 m pour le point le plus bas, rue Gabriel-Chamon au niveau de la vallée de la Bièvre et 100 m pour le point le plus élevé, avenue d?Estienne d?Orves à la limite de Châtenay-Malabry. Antony a la particularité d'être à l'intersection de trois départements : l'Essonne, avec les communes de Verrières-le-Buisson à l'ouest, Wissous à l'est, Massy au sud ; les Hauts-de-Seine, avec les communes de Châtenay-Malabry à l'ouest, Sceaux et Bourg-la-Reine au nord, le Val-de-Marne, avec les communes de Fresnes et l'Haÿ-les-Roses à l'est. Antony est traversée par trois[3] cours d'eau : la rivière Bièvre et ses deux affluents : le ruisseau des Godets[4] et le ru d'Aulnay. La Bièvre[5] coule à ciel ouvert en amont du parc Heller dans un site où elle est entretenue par le Syndicat intercommunal d'aménagement de la vallée de la Bièvre. Elle est ensuite canalisée et recouverte depuis la décision du conseil municipal du 26 octobre 1950[6] sur presque tout son parcours jusqu'à Paris. Elle fait alors partie des réseaux du Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne.
[] Climat
Le climat d'Antony est de type océanique dégradé. La station de référence pour Antony est celle de Courbevoie[7]. La station d'observation la plus utilisée pour la météorologie à Antony est cependant celle de Paris-Montsouris. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles. La moyenne des précipitations tourne autour de 650 mètres par an étalés sur 111 jours de pluie en moyenne, dont 16 jours de fortes précipitations (plus de 10 mm). Les températures y sont douces, le mois le plus froid étant janvier avec une moyenne de températures de 4.7 °C et les mois les plus chauds juillet et août qui présentent une température moyenne de 20 °C. Le tableau suivant permet de comparer le climat de la commune d'Antony en comparaison avec des stations emblématiques du pays[8] :
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Brest | 1 749 h/an | 1109 mm/an | 9 j/an | 11 j/an | 74 j/an |
| Nice | 2 694 h/an | 767 mm/an | 1 j/an | 31 j/an | 1 j/an |
| Strasbourg | 1 637 h/an | 610 mm/an | 30 j/an | 29 j/an | 65 j/an |
| Antony | 1797 h/an | 615 mm/an | 16 j/an | 20 j/an | 31 j/an |
| Moyenne nationale | 1 973 h/an | 770 mm/an | 14 j/an | 22 j/an | 40 j/an |
Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station d'Orly en 1990, commune située près d'Antony et dont le climat est très semblable :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures maximales (°C) | 5,8 | 7,5 | 10,7 | 14,2 | 18,1 | 21,5 | 24,0 | 23,8 | 20,9 | 15,9 | 9,8 | 6,6 |
| Températures minimales (°C) | 0,7 | 1,3 | 3,0 | 5,3 | 8,8 | 11,9 | 13,8 | 13,4 | 11,2 | 7,9 | 3,8 | 1,6 |
| Températures moyennes (°C) | 3,3 | 4,4 | 6,8 | 9,8 | 13,5 | 16,7 | 18,9 | 18,6 | 16,0 | 11,9 | 6,8 | 4,1 |
| Précipitations (hauteur moyenne en mm) | 51,9 | 44,8 | 50,8 | 46,6 | 57,8 | 50,5 | 50,1 | 46,5 | 52 | 53,2 | 58,1 | 53,1 |
| Source: Relevés Orly [9] | ||||||||||||
[] Voies de communication et transports
[] Voies routières
Antony est principalement desservie par la RN 20 qui la traverse sur toute sa longueur, reprenant[10] le tracé de la voie romaine via Aurelianensis, qui traversait la Gaule du sud au nord, venant d?Espagne pour aller à Cologne, et par l?A86 qui, depuis 1996[10], reprend le tracé de la RN 186, elle-même reprenant le tracé de la route ouverte sous Louis XV d?est en ouest. Antony est également desservie par l?A6 et par l?A10.
L?A86 est très empruntée par les Franciliens aux heures de pointe en semaine travaillée, particulièrement le matin et en fin d?après-midi à la sortie des bureaux. Elle permet de se déplacer de banlieue à banlieue et de contourner Paris en évitant le périphérique. Elle a permis de remplacer dans cette fonction la RN 186, cette dernière ayant été toutefois conservée en axe urbain. Plusieurs parties de l?A86 sont couvertes ou en tunnel à Antony. Les travaux, commencés il y a plus de trente ans, devraient être achevés d?ici la fin de l?année 2008[11].
[] Pistes cyclables
Depuis le 9 octobre 2005, il est possible de se promener à vélo à l'intérieur du parc de Sceaux. À l'intérieur de la ville, compte tenu du réseau dense de voies de circulation, il est prévu[12] de créer progressivement un réseau cohérent de circulations douces, constituées de zones limitées 30 km/h et de pistes cyclables, en priorité vers les collèges et lycées. Depuis 1989[13], une piste cyclable traverse la ville à l'intérieur de la coulée verte, sur une longueur de un kilomètre.
[] Transport ferroviaire
Par le RER B, Antony est proche des gares parisiennes. De la gare d'Antony, on atteint la gare du Nord en 28 minutes (liaison directe par le RER), la gare de Lyon en 28 minutes également, la Gare Saint-Lazare en 32 minutes[14]. Antony est également très proche de la gare de Massy TGV que l'on atteint en 5 minutes par le RER. Cette gare a la particularité d'être à la fois une des gares nouvelles de l'Île-de-France desservie par les TGV Province-Province, et une des gares nouvelles d'une ligne radiale, la LGV Atlantique. C'est ainsi que certains trains desservent à la fois la gare Montparnasse et cette gare. Il n'est donc plus utile d'aller à Paris pour prendre ces TGV.
[] Transports en commun
Antony est reliée au réseau RER par l'intermédiaire de 6 stations :
- cinq stations du RER B qui sont du nord au sud : Parc de Sceaux, La Croix de Berny, Antony (la nouvelle gare, entièrement reconstruite, a été mise en service en juin 2002, le trafic quotidien y est d'environ 30 000 voyageurs.), Fontaine Michalon, Baconnets.
- La station Chemin d'Antony du RER C.
De nombreuses lignes de bus relient Antony à Paris et aux communes limitrophes, via les réseaux de bus de l'Île-de-France :
10 lignes du réseau RATP
RATP TVM 119 196 197 286 297 319 379 395 396
9 lignes du réseau de bus Paladin : Paladin 1 2 3 4 8 9 10 12 13
2 lignes du réseau de bus Daniel Meyer : Daniel Meyer DM151 DM152
et une ligne du réseau Noctilien : N21
[] Transports aériens
Antony est située à proximité de l'aéroport d'Orly. Depuis le 2 octobre 1991, on peut en sept minutes le rejoindre par l'Orlyval à partir de la station Antony du RER B. L'Orlyval est un métro léger de type VAL à petit gabarit au sud de Paris entre la gare de RER B d'Antony et l'aéroport d'Orly. L'exploitation de cette ligne est assurée par la RATP. Cette ligne a une tarification particulière qui ne l'inclut pas dans le régime forfaitaire de la carte orange, elle comporte un tarif enfant à la moitié du tarif ordinaire.
[] Urbanisme
[] Morphologie urbaine
Antony a révisé son Plan local d'urbanisme (PLU)[15] en 2007 à partir des conclusions d'une enquête faite en 2004 auprès des habitants et dont les résultats ont fait l'objet d'un projet d'aménagement et de développement durable (PADD). Les grandes orientations du PLU sont un urbanisme équilibré, une économie dynamique, des équipements publics développés, un environnement préservé pour un cadre de vie de qualité, des déplacements améliorés. La ville bénéficie d'un cadre de vie qu'il convient de préserver : un patrimoine naturel riche, de nombreux espaces verts, un patrimoine bâti diversifié (de l'ancien en pierre de meulière, des maisons individuelles art nouveau, Art déco et d'architecture contemporaine intéressantes), un c?ur ancien bien mis en valeur, de nombreux alignements d'arbres et boisements[16].
Le PLU[17] définit la sectorisation en 9 quartiers : Croix de Berny / La Fontaine, Coulée verte, Centre-ville / Hôtel de ville, Centre-ville / Mounié, Pajeaud, Paul-Bert, Noyer-Doré / Baconnets, Rabats, Zones industrielles. Antony compte 110 kilomètres de rues dont 80,6 sont des voies communales, 16,7 des voies départementales et nationales pour lesquelles la ville s'occupe de l'entretien des trottoirs et 13,1 sont des voies privées[18].
[] Logement
Le logement en Île-de-France est un problème difficile depuis très longtemps compte-tenu de la pénurie récurrente d'habitations. Les deux expériences de Castors qui se sont déroulées à Antony en 1953[19] et 1954[20] sont intéressantes. Le castor est réputé pour construire lui-même son habitat et y prêter une attention particulière. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, devant la pénurie de logements, des Français décident de construire eux-mêmes leurs maisons en s?associant au sein de sociétés anonymes coopératives. C?est ainsi que sont créées les sociétés « Le grillon de l'Île-de-France » et « Les castors de la Bièvre ». En 1953, la Compagnie des Compteurs de Montrouge, qui possède des jardins ouvriers à Antony, propose à ses employés de leur vendre ces terrains à un prix modique. Près de 150 pavillons vont ainsi être construits entre 1953 et 1957. Leurs propriétaires s?investissent complètement dans ces constructions, travaillant le week-end et après leur journée de travail. Le règlement était très strict : le repos n?était autorisé qu?un dimanche par mois et pendant seulement une semaine de congés payés. L?attribution des pavillons aux employés a été faite, par tirage au sort, une fois tous les pavillons construits. De nombreux pavillons sont encore habités par les « Castors » d?origine.
L'ensemble des logements d'Antony représente aujourd'hui un patrimoine diversifié[21] : des pavillons anciens en pierre de meulière, des maisons individuelles Art nouveau, Art déco et d'architecture contemporaine intéressantes, un c?ur ancien bien mis en valeur. Les immeubles construits dans les années 1960 sont en cours de rénovation, tandis que depuis quelques années de petits immeubles de qualité sont venus remplacer des pavillons anciens le long de la RN 20) afin de réaliser un front de qualité. Dans l'enquête de l'hebdomadaire Le Point sur les villes de France « où l?on vit le mieux », Antony est très bien classée dans la quasi-totalité des domaines étudiés avec, notamment, la première position pour le logement[22]. En 1999, on dénombre un total, pour Antony, de 25 381 logements dont 23 342 résidences principales soit 92 % de l'ensemble des logements. Les résidences secondaires sont au nombre de 198 soit un pourcentage de 0,8 %. Les logements occasionnels se chiffrent à 220 soit 0,9 %, le nombre de logements vacants s'élève à 1 621 soit 6,4 %. Sur l'ensemble de ces logements, on dénombre 8 604 logements individuels soit 33,9 % et 16 777 logements dans un immeuble collectif soit 66,1 %[23].
Le nombre moyen d?occupant par logement est en nette diminution[17] : 3,24 en 1968, 2,65 en 1982 et 2,43 en 1999. Le nombre de ménages de une à deux personnes en augmentation entre 1982 et 1999 a une influence sur la consommation du parc de logements, notamment sur le desserrement. Ainsi, plus le nombre de ménages augmente, plus la commune a besoin de logements pour héberger un même nombre d?habitants.
Pour ce qui est des résidences principales, qui représentent 92 % de l'ensemble des logements antoniens, leur époque d'achèvement s'établit de la manière qui suit pour l'année 1999. Sur les 23 342 résidences, 3 359 datent d'avant 1949 soit une part de 14,4 % ; 12 718 datent d'une période comprise entre 1949 à 1974 soit 54,5 % ; 4 274 résidences principales datent de 1975 à 1989 soit 18,3 % et 2 991 datent de 1990 à nos jours soit 12,8 %. S'agissant du nombre de pièces de ces résidences, 2 049 en ont une soit 8,8 %, 3 564 en comptent deux soit 15,3 %, 6 424 en possèdent trois soit 27,5 % et 11 305 en possèdent quatre et plus soit une part de 48,4 %[23]. Le confort de ces résidences principales n'est pas identique. En effet, 152 résidences n'ont pas de baignoire, ni douche soit 0,7 %, 23 028 ont un chauffage central soit près de 98,7 % des résidences, alors que 314 n'en ont pas soit 1,3 %, 15 407 bénéficient d'un garage ou d'un parking soit 66 %. Enfin, il est intéressant de signaler que 3 821 disposent de deux salles d'eau soit 16,4 % du total des résidences principales[23].
À Antony, le prix moyen de l'immobilier à la vente, pour l'année 2008, est d'environ 4 270 euros/m² et le prix moyen de l'immobilier à la vente est de 17,39 euros/m²/mois[24]. Le secteur pavillonnaire couvre les 2/3 de la ville, avec un coefficient d'occupation des sols de 0,7. Antony cherche à respecter la règle des 20 % de logements sociaux. De nombreuses opérations de constructions de logements sociaux sont en cours. La ville met en priorité la rénovation du bâti le long de la RD920 (ex RN 20) en favorisant un front de qualité, l'urbanisation des espaces en déshérence, ce qui permettra de maintenir le nombre d'habitants malgré la tendance nationale à l'érosion du nombre d'habitants par famille.
[] Projets d'aménagements
Les deux principales opérations d'aménagement à Antony sont relatives au quartier de la Croix-de-Berny et au Noyer-Doré. Organisé par la loi n°2003-710[25] du 1er août 2003, le programme national de rénovation urbaine prévoit un effort national sans précédent de rénovation des quartiers en difficulté. C'est dans ce cadre que la quartier du Noyer-Doré, au sud d'Antony est en cours de rénovation[26]. Le PLU prévoit par ailleurs deux nouveaux aménagements urbains : l'aménagement du quartier Bas-Graviers/Crocheteurs le long de l'A86, et à l'est de la ville, l'aménagement de terrains du Cemagref près du lycée Descartes.
Les travaux d'aménagement de la Croix-de-Berny ont commencé dans les années 1970 par la création de l'A86 puis sa couverture[27]. De très importants travaux ont été entrepris pour étendre à 2 fois 2 voies le tunnel de l'A86, son extension à 2 fois 3 voies est envisagée[28]. L'aménagement de la place elle-même a commencé dans les années 2000 par l'installation d'une fontaine de 20 mètres de diamètre[29]. Les travaux de couverture de l'A86 se sont achevés début 2008.
Les travaux d'aménagement du quartier du Noyer-Doré[30], prévus sur une dizaine d'années, ont commencé en mars 2001[31] par la destruction de la barre d'immeubles, dite « Le grand L » construite dans les années 1960.
[] Toponymie
Les origines connues[10] de la ville remontent au IIIe siècle. Le nom « Antony » est d'origine latine, il provient d'un propriétaire gallo-romain du nom d?Antonius, il est cité[32] dans une confirmation du roi Louis Ier le Pieux, faite aux abbés de Saint-Germain-des-Prés en 829, de la possession d'Antony où il est écrit Antoniacum cum ipsa capella. La commune s'est appelée[33] Anthoniaco, Anthognyaco, Antoigni, Antongni, Antoni et Antony depuis le XVIIIe siècle, à l'exception d'une courte période pendant la révolution française où elle prit le nom d'Antony-Révolution.
[] Histoire
Antony possède une longue histoire débutant au IIIe siècle sous l'ère gallo-romaine. elle s'appelait alors Antoniacum cum ipsa capella. L'histoire de la commune se confond avec celle du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois Capétiens donnant naissance à la région d'Île-de-France. Voici ci-dessous les périodes et les faits historiques les plus marquants de la commune d'Antony.
[] Héraldique
Les armes d?Antony, adoptées le 20 juin 1919[34], ont été depuis simplifiées. La dernière version date de 1987[10].
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Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd?hui : écartelé : au 1 et au 4 d?azur à trois fleurs de lys d?or avec, en abîme, un écu de sable à trois besants d?argent, qui est de l?Abbaye de Saint-Germain-des-Prés ; au 2 et 3 de gueules à une colonne d?argent, au chef cousu d?azur chargé d?un lion passant d?or. |
Le pont qui se trouvait sur la rivière a disparu récemment du blason, mais la devise est restée : « parvus ubi pagus fuit Urbem jam alluit unda », c?est-à-dire : « là où il n?y avait qu?un petit village, la rivière arrose maintenant une ville ».
[] Préhistoire et époque gallo-romaine
Aux temps préhistoriques, les hommes se sont installés sur les rebords de plateau[33] dominant la vallée. Des restes sont encore visibles dans le bois de Verrières. Le choix du site a été dès l'origine, conditionné par l'eau et les voies de circulation. Le village qui donnera naissance à Antony s'est installé dans un lieu propice à l'installation des hommes : un site de coteau aux nombreux avantages. Site facile à protéger car en hauteur, le village s?est installé sur des sols plus riches que ceux du plateau, dans une zone non inondable au-dessus des marais, au niveau des sources qui affleurent sur les marnes vertes. Les nombreuses fontaines de la rue de l?Église et de l?avenue du Bois-de-Verrières, ainsi que les noms de lieux (sources, gouttières?) attestent l?existence de cette nappe phréatique.
En 1852[10], lorsque l?on a déplacé le cimetière qui se trouvait devant l'église, on a découvert des sarcophages dont l?origine a été supposée franque ou mérovingienne. Ce qui permet de supposer la persistance constante d?un habitat autour de la villa gallo-romaine.
[] Antony du Xe siècle au XVe siècle
Du IXe siècle au XVe siècle, Antony est l'une des principales dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. L'emplacement d'Antony, son gué le « Pont-aux-Ânes » pour la voie romaine et médiévale, son site de coteau ont également fait d'Antony un lieu de passage depuis Monthléry, place forte qui surveillait l'accès sud de Paris. Antony disposait également d'une petite place forte, la « Tour d?argent » qui, implantée dans la partie haute du village, avait une position de gué et éventuellement une fonction défensive. En 1042, le roi de France Henri Ier, accorde à l'abbé de Saint-Germain des Près « un autel dédié en l'honneur de saint Saturnin et situé dans le territoire de Paris, en la juridiction appelée Paris ».
En 1177, reconnaissant l'importance du village, la chapelle d'Antony devient église paroissiale. Les habitants sont alors tous serfs de l'abbaye. Les habitants des villes commencent ensuite à obtenir des chartes de commune et ceux des campagnes vont amorcer le grand mouvement d'émancipation qui va aboutir à l'affranchissement des serfs. La date décisive est 1248 : Thomas de Mauléon, abbé de Saint-Germain des Près, affranchit ses serfs d'Antony et de Verrières[10]. Cependant de nombreuses charges pèsent encore sur ces paysans : ils doivent payer une rente annuelle, la dîme sur les moulins, fours et pressoirs, et aussi fournir des corvées, tel le curage de la Bièvre tous les trois ans. Durant les XIVe siècle et XVe siècle, Antony vit les troubles de la guerre de Cent Ans, puis la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : pestes failles et ravages. À la fin de cette longue période, l'abbaye est écrasée de dettes et la région s'est vidée de ses habitants.
[] Le désenclavement (XVIe siècle - XVIIIe siècle)
La route de Paris à Orléans est pavée sous François 1er, elle franchi la Bièvre au « Pont d'Antony » d'ou un chemin conduit au centre du village proche de l'église Saint-Saturnin. Le développement de cet axe routier amène[35] le développement de la ville. 1702[36] voit la fondation de la fabrique de cires. À la fin du XVIIIe siècle et début du XVIIIe siècle, Antony devient une ville de villégiature proche de Paris : La Fontaine et Charles Perrault[37] y prennent leurs quartiers d'été. C'est également la période durant laquelle de nombreuses maisons de maître sont construites par des notables parisiens venus chercher à Antony la campagne aux portes de Paris. La plupart de maisons de maître subsistaient encore au milieu du XXe siècle[38] : l'ancien château [39], la propriété de l'acteur François Molé[40], la folie[41] de la famille de Castries au sein du parc Heller aujourd'hui démolie mais dont il reste une dépendance[42], la maison de la Belle Levantine (aujourd'hui Maison Saint-Jean)[43], la propriété des Dames de Saint-Raphaël, la propriété de Ballainvilliers achetée en 1860 par le chirurgien Alfred Velpeau.
[] Le développement au XIXe siècle
Antony reste essentiellement agricole jusqu'au début du XXe siècle. Le Petit Journal écrivait en 1922 : « La jolie commune d'Antony est une de celles, dans la banlieue de Paris, où l'agriculture est restée la plus florissante[44] ». La ville est connue pour son relais de poste aux chevaux[45] qui accueille les voyageurs au carrefour dénommé « Croix de Berny ». La construction du chemin de fer transforme profondément l'activité de la ville lorsque la ligne de Sceaux est ouverte en 1854, ainsi que l'Arpajonnais en 1893[46]. La construction de maisons de maître se poursuit : la propriété du marquis de Castries est démolie et remplacée au second empire par le château Sarran[47], le parc Bourdeau et sa demeure devenue aujourd'hui Maison des Arts[48]. Antony devient le siège de nombreuses congrégations religieuses qui vont marquer la ville. Antony qui depuis 1720 connaissait les S?urs de la Croix Saint-André, religieuses qui tenaient l'école de filles, qui deviendra en 1928 l'Institut de la Croix, puis La Croix avant d'être intégrée à l'Institution Sainte-Marie d'Antony voit arriver plusieurs congrégations religieuses. Les Marianistes achètent la propriété Chénier, et y installent leur séminaire français. Revenus après l'expulsion de 1903, dans leur bâtiment devenu Maison Saint-Jean, aujourd'hui maison de retraite des marianistes, il ont créé en 1968 l'Institution Sainte-Marie d'Antony.
Les rédemptoristes (Congrégation du Très Saint Rédempteur) achètent le 5 août 1889 la propriété du chirurgien Velpeau pour y construire leur noviciat. À la suite de la Séparation des Églises et de l'État en 1905, ils devront quitter Antony dont ils sont expulsés le 13 juin 1908[49]. Ils avaient entre temps construit de très importants bâtiments qui, repris par le département de la Seine, deviendront la pouponnière Paul-Manchon[50]. Les S?urs de Saint-Joseph de Cluny achètent en 1890 les bâtiments de l'ancienne manufacture royale des cires. Elles y installent une maison de repos pour les s?urs qui reviennent des colonies[51]. Toujours présentes à Antony, le bâtiment principal est aujourd'hui une maison de retraite des s?urs de cette congrégation. Les Dames de Saint-Raphaël s'installent en 1893[52]. Cette oeuvre qui accueille des mamans célibataires pour les aider à assurer leur maternité et gère une école, a été fondée[53] par l'abbé Amédée Ferrand de Missol (1805 - 1883), médecin devenu prêtre, ami et compagnon de Frédéric Ozanam. Ces religieuses quitteront Antony en 1972, après avoir créé une ?uvre identique en Colombie. L'école sera alors fermée et l'association sera reprise par des laïcs.
[] L'essor au XXe siècle
Le premier développement très important d'Antony est réalisé sous la conduite de son sénateur-maire Auguste Mounié, la ville passe de 4 000 à 20 000 habitants. Élu maire en 1912, il s'attaque immédiatement au problème du logement. Surnommé dans les journaux « Le Père des mal-lotis », il constitue plus de quarante associations de mal-lotis pour procéder à l'assainissement des logements. Il fait construire des écoles, de nombreuses voies, installe l'éclairage public.
Antony est la première ville du département de la Seine libérée par les troupes de la 2e division blindée du général Leclerc le 24 août 1944[54].
Le second développement est la conséquence de la construction très rapide, et mal contrôlée, de logements au début des années 1960 pour loger les rapatriés d'Algérie. L'urbanisation sauvage amène la construction de petits immeubles de mauvaise qualité, de barres d'immeubles telles « Le grand L » célèbre pour ses couloirs intérieurs de 174 mètres de long [55] sur une hauteur de 11 étages[56], barre qui sera détruite en février 2001[57]. En vingt ans, de 1955 à 1975, la population va passer de[10] 24 512 à 57 795 habitants. Il faut construire très vite, et cela au détriment de la sauvegarde du patrimoine. En vingt ans, la mairie construit[10] onze écoles maternelles et primaires, trois collèges, un lycée, un grand stade, cinq gymnases scolaires et un centre sportif, un parc des sports, deux centres de loisirs, une piscine, l'hôtel de ville et des milliers de logements sociaux. Le nouvel Hôtel de ville, ?uvre moderne due à l'architecte Georges Felus, est inauguré le 19 juin 1970.
Les années 90 voient la reconstruction de la bibliothèque en 1990 puis en 1996 de celles de la caserne de pompiers et du Conservatoire de musique. Enfin, les années 2000 voient la fin des travaux d'aménagement entrepris depuis près de quarante ans dans le quartier de la Croix-de-Berny. Ce quartier, carrefour stratégique de communication (A86, A6, A10, proximité de l'aéroport d'Orly, RERB) dans un site prestigieux près du parc de Sceaux a été réaménagé pour attirer les entreprises et donc les emplois. On prévoit au total la création de 7 000[58] emplois dans ce quartier.
[] Politique et administration
Antony est l'une des deux sous-préfectures du département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France et la principale commune de la communauté d'agglomération des Hauts de Bièvre. Le canton d'Antony ne comprend que les deux-tiers de la commune dans sa partie sud, l'autre partie appartient au canton de Bourg-la-Reine. De par le découpage électoral de la loi n°86-1197 du 24 novembre 1986 [59], la commune d'Antony dépend pour les législatives, de la Treizième circonscription des Hauts-de-Seine qui regroupe les divisions administratives suivantes[60] : Cantons de Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Sceaux. Dans le cadre d'une politique de proximité, la municipalité a mis en place quatre mairies annexes : dans les quartiers Guillebaud, La Fontaine , Pajeaud et aux Baconnets[61] ainsi que depuis septembre 1994, une mairie-annexe mobile[62], véritable mairie mairie à domicile qui circule et stationne dans différents quartiers d'Antony.
Pour les échéances électorales de 2007, Antony a fait partie des 82 communes[63],[64] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter.
[] Tendances politiques
Politiquement, Antony est une ville de droite, les électeurs ayant majoritairement voté à droite pour les élections municipales depuis 1983. L'actuel Président du conseil général des Hauts-de-Seine, Secrétaire Général de l'UMP et député, Patrick Devedjian obtint quatre mandats successifs de maire à la mairie de Antony. Du 16 octobre 1983 au 30 mai 2002, il se présenta en tant que membre du parti RPR. Son successeur à la mairie, Raymond Sibille a été élu en tant que maire UMP. Enfin l'actuel maire d'Antony, Jean-Yves Sénant, est quant à lui membre du parti de l'UMP. Il entame actuellement son second mandat en tant que maire.
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l?Europe du 29 mai 2005, les Antoniens ont majoritairement voté pour la Constitution européenne, avec 63,60 % de Oui contre 36,40 % de Non avec un taux d?abstention de 24,77 % (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Ces chiffres ne sont pas conformes à la tendance nationale, celle-ci se trouvant en opposition. Ce vote démontre le caractère privilégié des habitants de la ville par rapport au reste des départements ruraux ou comportant des bassins ouvriers importants, l'électorat ayant choisi le vote positif étant, selon les analystes politiques, le fait d'une population plus privilégiée économiquement et d'un plus haut niveau d'éducation[65].
À l?élection présidentielle française de 2007, le premier tour[66] a vu arriver en tête Nicolas Sarkozy avec 34,86 % soit 11 924 voix, suivi de Ségolène Royal avec 27,53 % soit 9 418 voix, suivi de François Bayrou avec 22,98 % soit 7 861 voix, et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,10 % soit 1 744 voix, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %. Au second tour[67], les électeurs ont voté à 52,69 % soit 17 241 voix pour Nicolas Sarkozy contre 47,31 % soit 15 482 voix pour Ségolène Royal, résultat proche de la moyenne nationale[68] qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 39 327 inscrits sur les listes électorales antoniennes, 87,05 % soit 34 234 voix ont participé aux votes, le taux d?abstention fut de 12,95 % soit 5 093 voix, 4,41 % soit 1 511 voix ont effectué un vote blanc ou nul et enfin 95,59 % soit 32 723 voix se sont exprimées.
[] Administration municipale
Le conseil municipal antonien, ainsi que l'équipe municipale, est composé d'un maire, de treize maires-adjoints, de vingt et un conseillers municipaux délégués, ainsi que de dix conseillers municipaux. Trente quatre sièges du conseil municipal sont pourvus par les élus de la liste Antony pour tous avec JEA, Union pour Antony et ceux de la liste Antony plus avec vous. Le maire actuel est également le 1er vice-président de la communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre chargé des finances. Il a été élu en mars 2004 conseiller régional d'Île-de-France[69].
Par ailleurs, en 2000, la municipalité a mis en place le Conseil des jeunes citoyens[70]. Le CJC est composé de trente lycéens avec une parité entre garçon et fille. Ces derniers sont élus par leurs pairs dans les trois lycées de la commune que sont Sainte-Marie, Descartes, et Théodore-Monod. Répartis au sein de trois commissions, ces jeunes citoyens ont pour devoir de réfléchir à des questions d'intérêt général et de proposer des actions à la municipalité[71].
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du conseil municipal d'Antony[72][73] :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| UMP, NC, Gauche moderne | Jean-Yves Sénant | 34 | majorité | ||
| PS, PCF, Mars-GR, Défi pour Antony | François Rivet | 6 | opposition | ||
| MoDem, PRG, les Verts, Citoyens à Antony | Jean-François Homassel | 4 | opposition |
Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier et unique tour, fut faible avec seulement 56,98 % de votants[74]. Sur les 40 770 inscrits sur listes électorales, 23 229 Antoniens ont voté et 22 453 électeurs se sont exprimés. Jean-Yves Sénant, tête de la liste Antony pour tous avec Jean-Yves Sénant, a été élu avec une majorité absolue de 52,09 % soit 11 696 voix. Il fut suivi par La liste d'union de la gauche de François Rivet, tête de la liste Union pour Antony, qui a recueilli 29,39 % des suffrages soit 6 599 voix[74]. La Liste gauche-centristes Antony plus avec vous, avec à sa tête Jean-François Homassel, se place troisième en ayant rassemblé 18,52 % des suffrages soit 4 158 voix[74].
Revue de presse Antony
