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Les Critiques de notre temps et Anouilh

René-Marill Albérès
Garnier frères
L'idiot d'andré barsacq, d'après dostoïevski. suivi de les vagues étaient trop fortes de léon deutsch.

Dostoievski F. M.
L'Avant-Scène. N° 367
Revue theatrale la , revue internationale du théâtre, trim., fondat.: p. arnold, paris

N°05 Avril-Mai 1947 : André Barsacq Paul Claudel Paul Arnold John Burrell Sur la Mise en Scène des Tragédies de Shakespeare Léon Schiller Sur le Théâtre en Pologne Marcel Achard Gabriel Marcel
Numéro spécial. la tête des autres de marcel aymé au théâtre de l'atelier. charles dullin, andré barsacq.

Paris-Theatre N° 76
Revue Paris-Théâtre.

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André Barsacq

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André Barsacq (Théodosie, le 5 février 1909 (24 janvier 1909 dans la religion orthodoxe) - Paris, le 3 février 1973) est un metteur en scène, décorateur, scénographe et directeur de théâtre français.

Sommaire

[] Jeunesse

Né en Crimée, d'un père français et d'une mère russe, il émigre en France en 1919, il fait ses études au lycée Henri-IV, puis à l?École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, section architecture.

Après avoir vu l'adaptation de Jean Cocteau d?Antigone, mise en scène par Charles Dullin dans son Théâtre de l'Atelier, en 1925, il décide de travailler pour le théâtre et entre chez Dullin en 1927 en qualité que décorateur. Pendant dix ans, il travaille pour le théâtre avec Dullin, en compagnie d'Antonin Artaud et Jean-Louis Barrault, puis, à de nombreuses reprises, avec Jacques Copeau, Ida Rubinstein, Igor Stravinski, André Gide ou Paul Valéry et pour le cinéma avec Jean Grémillon, Marcel L'Herbier, Pierre Billon et Max Ophuls. Il travaille ensuite avec Michel Saint-Denis à la Compagnie des Quinze.

En 1937, il fonde avec Jean Dasté et Maurice Jacquemont le Théâtre des Quatre saisons, et débute sa carrière de metteur en scène.

Avec cette compagnie, il participe au French Theatre à New York, où il se lie avec Antoine de Saint-Exupéry et Orson Welles. La même année, il conçoit le Théâtre Volant et le Théâtre de Verdure pour l?Exposition universelle de Paris.

[] Théâtre de l'Atelier

Trois ans plus tard, il prend, pour plus de trente ans, la relève de son maître, Dullin, au Théâtre de l'Atelier.

Il y crée des ?uvres d'auteurs alors vivants tels que Jean Anouilh, Antigone, Le Bal des Voleurs, Eurydice, Roméo et Jeannette, L'Invitation au Château, Colombe, Médée ; Marcel Aymé, la Tête des autres, Les Quatre vérités, Les Oiseaux de Lune, Les Maxibules ; Paul Claudel, Le Pain Dur ; Félicien Marceau, L'?uf, Catarina, L'étouffe-chrétien, La bonne soupe, Le babour, Un jour j'ai rencontré la vérité ; Françoise Sagan, Château en Suède, Un piano dans l'herbe ; René de Obaldia, Le Satyre de la Villette ; Jacques Audiberti, Une fourmi dans le corps ; Georges Neveux, Zamore ; Dominique Rolin, L'Epouvantail ; Rémo Forlani, Au bal des chiens ou Jean-Claude Carrière, L'Aide Mémoire.

Par ailleurs, son répertoire comporte des oeuvres de dramaturges classiques tels que Racine, Molière, Beaumarchais et Musset, mais aussi, plus contemporains, tels que Pirandello, Durrenmatt et Tennessee Williams, dont il assure la création de certaines pièces en France.

Son ascendance maternelle russe et son alliance avec la famille de Léon Bakst en font également un subtil médiateur de l'atmosphère slave, en particulier de Tchekov, Tourgueniev, Ostrovski, Maiakovski, qu'il traduit à chaque fois, et de Gogol, dont il traduit le théâtre pour la Bibliothèque de la Pléiade.

Au nombre de ses traductions, on compte également celle des Géants de la Montagne de Luigi Pirandello, qu'il a fréquenté à Florence en 1935.

Il adapte enfin L'Idiot de Dostoievski en 1966.

Il a par ailleurs réalisé un film inspiré de Macbeth, dont il a écrit le scénario avec Jean Anouilh, Le Rideau rouge avec Michel Simon et Pierre Brasseur

[] Un animateur de la scène française

Que ce soit au Théâtre de l'Atelier, à la Comédie française, à l'Odéon ou à l'Opéra Garnier, il va durant trois décennies présenter plus de 80 spectacles dont 40 créations soit plus à l'époque que tous les théâtres subventionnés.

Il dirige plusieurs des artistes majeurs de son temps : Jean Vilar, Michel Bouquet, Philippe Noiret, Michel Piccoli, Yves Robert, Charles Denner, Jean-Paul Belmondo, François Périer, Jacques Dufilho, Jean Rochefort, Laurent Terzieff, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Marielle, Niels Arestrup, Jacques Perrin ou Roland Dubillard, mais encore Arletty, Delphine Seyrig, Brigitte Bardot, Jeanne Moreau, Maria Casarès, Edwige Feuillère, Marie Bell, Danièle Delorme ou Suzanne Flon.

André Barsacq met en scène également plusieurs opéras à Florence, Paris ou Marseille avec Maria Callas, Renata Tebaldi et Régine Crespin.

Tout au long de sa carrière, il fait appel à de nombreux artistes comme les peintres et décorateurs Lucien Coutaud, Léon Gischia, Raymond Peynet, René Allio ou à des musiciens comme Darius Milhaud, Georges Auric, Francis Poulenc, Henri Sauguet ou Jacques Loussier.

Fondateur, Président puis Président d'honneur du Syndicat national des metteurs en scène, il a fondé le "Nouveau Cartel" en 1958 avec Jean-Louis Barrault, Jean Mercure et Raymond Rouleau. Il a également été Président du Centre Français du Théâtre et fondateur du Théâtre pour l'Enfance.

Parmi ses assistants au Théâtre de l'Atelier, on dénombre, entre autres, Claude Régy ou Marcel Camus.

Félicien Marceau a écrit à son sujet : « Animateur au sens le plus fort du terme, il ne se contentait pas de voir des auteurs, il les suscitait. II ne se contentait pas d'engager des acteurs, il allait en chercher auxquels personne n'aurait pensé. Auteurs et acteurs, on ne compte pas ceux qui lui doivent cette chose capitale, et la plus difficile : leur première chance, leur première affirmation. Cela aussi, c'était tout ensemble le talent et la générosité. Pour que le théâtre soit vivant, pour qu'il soit cette passion qui brûle et sans quoi il n'est pas de répliques feintes devant des murs feints, il y faut cet amour, cette ferveur, ce courage, ce goût du risque, cette rigueur, ce respect du public. C'est tout cela qu'il y avait chez André Barsacq. »[1]

Son frère, Léon Barsacq (1906-1969), était décorateur pour le cinéma.

Mort en 1973, André Barsacq est inhumé à Paris, au cimetière des Batignolles, où repose également son épouse Mila, décédée en 2000.

À Montmartre, dans le 18e arrondissement, la partie de la rue Berthe[2] (il habitait au numéro 2) comprise entre la rue Foyatier et la rue Drevet a été rebaptisée rue André Barsacq [3] par arrêté municipal du 30 août 1978.

[] Principales mises en scène

au Théâtre de l'Atelier

[] Filmographie

[] Sources

[] Bibliographie

  • Jean-Louis Barsacq, Place Dancourt : La vie, l??uvre et l?Atelier d?André Barsacq, Gallimard, 2005 - ISBN 207077595X

[] Références

  1. ? Texte de programme du Théâtre de l'Atelier, 1974
  2. ? Rue Berthe dans la nomenclature des voies de Paris
  3. ? Rue André Barsacq

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La source est wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/ André Barsacq
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