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Anaxagore (500 – 428 av. J.-C.), dit de Clazomènes en Ionie (près d'Izmir, en Turquie), était un philosophe présocratique. On suppose qu'il a donné des cours à Athènes (où il arrive en -478) pendant près d'une trentaine d'années, pendant lesquelles Socrate l'aurait peut-être connu. Il fut le premier philosophe à s’établir à Athènes, où il eut Périclès et Euripide comme élèves (il éleva Périclès). Disciple d'Anaximène, il était surnommé l'« Intellect » car il soutenait que l'intelligence était la cause de l'univers. À l'inverse de nombre de penseurs grecs, il méprise la sphère politique et clame que seul le Cosmos importe. Selon lui, les astres qui s'y trouvent n'étaient non pas des Dieux comme le peuple le pensait alors, mais des masses incandescentes. Il introduisit le concept du noûs (νοῦς, qui se prononce « nousse ») et qui équivaut à l'intelligence organisatrice et directrice du monde. Ce dernier serait formé de substances diverses qui n'auraient ni naissance ni fin mais qui s'agenceraient seulement par combinaisons et séparations. Il a été le premier grec à parler du problème de la quadrature du cercle. Ses voyages en Égypte lui permirent de perfectionner ses connaissances. Suite à un procès pour impiété, vers -454, il fut condamné à mort par ses ennemis qui le voyaient comme un athée par suite de sa théorie cosmique : là où le regard théologique voyait des dieux dans les astres, lui ne les considérait que comme des masses incandescentes. Il considérait entre autres que la lune (formée de terre) reflétait la lumière du soleil (qui est une pierre chaude). Il se retira alors à Lampsaque, une colonie de Milet en Asie mineure, où il mourut par la suite. Il y a deux thèses principales à identifier :
La philosophie d’Anaxagore est exposée dans Peri Physeos (De la nature). Toutefois, il ne subsiste de ce document que quelques fragments2. Selon le philosophe, toute la matière se trouve sous forme d’atomes, particules infiniment petites. L’intelligence éternelle qu’est le noûs mit un ordre dans le chaos éternel. Tous les corps, qu’ils soient en or ou en fer, sont donc composés du même matériau, bref, sont de simples agrégats d’atomes. Cette théorie mena à l’élaboration de la théorie atomique de Démocrite. Le concept du noûs fut également repris par Aristote. Notes et référencesLien externe
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