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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Algonquin (homonymie).
Algonquin
Anicinapemi√?¬£in / Anishin√?¬†bemiwin 1
Om√?¬Ęmiwininimowin
Parl√?¬©e au Canada
R√?¬©gion Qu√?¬©bec et tr√?¬®s peu en Ontario
Nombre de locuteurs 2 680 2 en 2006
2 275 en 1998 et 2 425 en 2001 3
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-3 alq
IETF alq
√?¬?chantillon
Ni sakihiman okwisisan4,5
Pejik ikwe o ki kisingwewan Tebeniminangon6

L√ʬ?¬?algonquin est un dialecte de l'ojibw√?¬© de la famille des langues algonquiennes. Il est parl√?¬© par le peuple Algonquin du Qu√?¬©bec et de l'Ontario. L'algonquin (ou Anicinapemi√?¬£in, Anishin√?¬†bemiwin ou Anicin√?¬†bemowin) est aussi un dialecte couramment appel√?¬© Anishinaabemowin mais qui en fait se r√?¬©f√?¬®re √?¬† la langue ojibw√?¬©e.

Dans les diff√?¬©rentes communaut√?¬©s autochtones, l'algonquin est en constant contact avec le fran√?¬ßais et l'anglais car seulement un quart de la population algonquine le parle.

L'algonquin, langue connue pour avoir une morphologie polysynth√?¬©tique complexe, a plusieurs particularit√?¬©s dont celle d'√?¬™tre une langue qui organise le verbe en une s√?¬©rie de quatre classes autour d'une polarit√?¬© √?¬ę anim√?¬© / inanim√?¬© √?¬Ľ (les verbes sont transitifs ou intransitifs selon que les cas soient inanim√?¬©s (table, couteau) ou anim√?¬©s (astres, animaux, arbres)). Une autre originalit√?¬© de cette langue est le marqueur √?¬ę direct-inverse √?¬Ľ qui fait que, suivant la terminaison du verbe, la personne qui l'utilise est soit le sujet ou l'objet de l'action. C'est une explication des linguistes faite seulement au XIXe si√?¬®cle, car m√?¬™me si des personnes d'origine europ√?¬©enne parlaient la langue et avaient d√?¬©crit les principes grammaticaux de l'algonquin d√?¬®s le XVIIe si√?¬®cle, ils n'avaient pas expliqu√?¬© les fondements de cette inversion.

Une autre singularit√?¬© de l'algonquin est sa hi√?¬©rarchie pronominale o√?¬Ļ la deuxi√?¬®me personne (tu) exclut la premi√?¬®re personne (je) qui √?¬† son tour exclut la troisi√?¬®me personne (il, elle, on) [2>1>3] (Exemple : Tu frapper (terminaison A)= tu me frappes / Tu frapper (terminaison B) = je te frappe donc le √?¬ę tu √?¬Ľ l'emporte toujours sur le √?¬ę je √?¬Ľ). De plus, si l'on parle de deux personnes, il existe une hi√?¬©rarchie entre elles ou une obviation (Exemple : Joe aime Sandra, Joe √?¬©tant le sujet principal, on ajoute le suffixe obviatif √?¬ę -n √?¬Ľ √?¬† Sandra et un autre au verbe). Les personnes peuvent √?¬™tre localis√?¬©es en termes de distance (Exemple: Joe voit Sandra, si Sandra est plus proche que Joe par rapport au sujet qui en parle, un suffixe obviatif va √?¬† Joe). La hi√?¬©rarchie pronominale existe dans beaucoup de langues, mais l'algonquin est peut-√?¬™tre la seule langue o√?¬Ļ la deuxi√?¬®me personne est pr√?¬©pond√?¬©rante.

La coutume qui veut que le mot √?¬ę merci √?¬Ľ par exemple, est dit par celui qui donne et non celui qui re√?¬ßoit, donne une dimension autre √?¬† cette langue.

√?¬?tymologie | modifier le code

Classification de la langue algonquine et les dialectes Anishinaabemowin bas√?¬©s sur des innovations lexicales et ayant une intelligibilit√?¬© mutuelle (plut√?¬īt que bas√?¬©s sur la morphologie ou la prononciation), selon Evelyn Todd et Richard Rhodes.
Dialectes et sous-dialectes dans les 10 r√?¬©serves ou √?¬©tablissements algonquins
Nombre de locuteurs des langues ojibw√?¬©es

Anishinaabe une antonomase du mot √?¬ę homme √?¬Ľ, c'est-√?¬†-dire une figure de style par laquelle un nom propre est utilis√?¬© comme nom commun. Il y a plusieurs peuples am√?¬©rindiens qui utilisent le mot √?¬ę homme √?¬Ľ pour se d√?¬©finir, comme les peuples illinois7, dakotas, innus, alnambe pour les Ab√?¬©naquis8 ou lenapi pour les L√?¬©napes.

Dans le dictionnaire fran√?¬ßais-algonquin du p√?¬®re oblat Georges Lemoine, Anishinaabe est traduit par √?¬ę sauvage √?¬Ľ 5 et Anishinaabemowin par √?¬ę langue des Sauvages √?¬Ľ alors que √?¬ę langue algonquine √?¬Ľ est traduit par Om√?¬Ęmiwininimowin. Om√?¬Ęmi winini signifie √?¬ę peuple de la rivi√?¬®re basse √?¬Ľ et mowin signifie √?¬ę la langue √?¬Ľ. Anicinabe(k) signifie √?¬ę homme(s) √?¬Ľ selon Jean Andr√?¬© Cuoq 9.

Classification et dialectes | modifier le code

L'algonquin (Anicin√?¬†bemowin [alq]), ainsi que 7 autres dialectes tels que le chippewa (ojibw√?¬© du sud-ouest ou Anishinaabemowin [ciw]), le saulteaux (ojibw√?¬© de l'ouest ou Anih√?¬°in√?¬Āp√?¬?mowin-Nakaw√?¬?mowin [ojw]), l'ojibw√?¬© du nord-ouest (Anishinaabemowin [ojb]), l'ojibw√?¬© de l'est (Nishnaabemwin [ojg]), l'ojibw√?¬© du centre (Ojibwemowin-Central [ojc]), l'ojibw√?¬© severn (Anishininiimowin [ojs]) et l'ottawa (odawa ou Nishnaabemwin [otw]), sont des dialectes de la langue ojibw√?¬©e (Anishinaabemowin ou √°¬ź¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬ź¬Į√°¬?¬ß√°¬ź¬?√°¬?¬ź [oji]), branche centrale des langues algonquiennes et famille des langues algiques. Cette derni√?¬®re constitue une famille de langues indig√?¬®nes d'Am√?¬©rique du Nord. On pense qu'elles descendent toutes du proto-algique, une proto-langue du second ordre reconstruite √?¬† partir du proto-algonquin ainsi que des langues wiyot et yurok.

On consid√?¬®re ce dialecte particuli√?¬®rement divergent de la langue ojibw√?¬©e, et faisant office de langue transitoire entre les dialectes de l'ojibw√?¬© et l'ab√?¬©naquis. Cependant, bien que les locuteurs s'appellent comme les Ojibw√?¬©s, des Anicin√?¬†be (√?¬ę Anishinaabe √?¬Ľ), ils ne sont pas identifi√?¬©s en tant qu'√?¬ę Ojibw√?¬©s √?¬Ľ et s'appellent plut√?¬īt des Odishkwaagamii (ceux de l'extr√?¬©mit√?¬© du lac). Parmi les Algonquins, cependant, ceux de Nipissing s'appellent Otickw√?¬†gam√?¬¨ (l'orthographe algonquin pour l'ojibw√?¬© est l'Odishkwaagamii) et leur langue Otickw√?¬†gam√?¬¨mowin tandis que le reste des communaut√?¬©s algonquine s'appellent Om√?¬†miwininiwak (les hommes de la basse rivi√?¬®re), et la langue Om√?¬Ęmiwinin√?¬¨mowin (discours des hommes de la basse rivi√?¬®re).

Autre que l'algonquin, des langues, consid√?¬©r√?¬©es comme des dialectes particuli√?¬®rement divergents de la langue Anishinaabe, incluent le Mississauga (souvent appel√?¬© √?¬ę ojibw√?¬© oriental √?¬Ľ) et la langue odawa (daawaamwin ou nishnaabemwin). La langue potawatomi a √?¬©t√?¬© consid√?¬©r√?¬©e comme un dialecte divergent de la langue anishinaabe, mais maintenant, elle est consid√?¬©r√?¬©e comme √?¬©tant une langue √?¬† part enti√?¬®re. Culturellement, les Algonquins et les Mississaugas ne faisaient pas partie de l'alliance d'Ojibwe-Odawa-Potawatomi connue sous le nom de conseil des Trois Feux car les liens √?¬©taient plus forts avec les ab√?¬©naquis, les Attikameks ou les Cris.

Les autres langues √?¬ę s√?¬?urs √?¬Ľ sont le blackfoot, le cheyenne, le cri, le fox, le m√?¬©nomini, le potawatomi et le shawnee. Parmi des langues algonquines, seulement les langues orientales de l'algonquin constitue un v√?¬©ritable sous-groupe.

Particularit√?¬© au Qu√?¬©bec o√?¬Ļ par exemple, les locuteurs de la r√?¬©serve de Kitigan Zibi, situ√?¬©e dans la Vall√?¬©e-de-la-Gatineau, limitrophe de la ville de Maniwaki, consid√?¬®rent leur langue algonquine diff√?¬©rente. En effet, linguistiquement c'est un dialecte ojibw√?¬© de l'est alors que toutes les autres r√?¬©serves et √?¬©tablissements algonquins de l'Abitibi-T√?¬©miscamingue font partie de la famille de l'algonquin.

Locuteurs | modifier le code

En 2006, 2 020 personnes avaient l'algonquin comme langue maternelle, une premi√?¬®re langue apprise dans l'enfance et toujours comprise, et 2 560 personnes avaient une bonne compr√?¬©hension et connaissance de la langue et pouvaient soutenir une conversation10. C'est respectivement une augmentation significative de 10 % et 12 % entre 2001 et 2006 du nombre de locuteurs11.

Au Qu√?¬©bec en 2001, il y avait 1 510 locuteurs et 1 435 dont c'est la langue maternelle.

Statistiques selon la langue parl√?¬©e
(ancien nom)12
Caract√?¬©ristiques linguistiques de la population ayant une identit√?¬© autochtone en 2001 Pourcentage de la population ayant une connaissance de l'algonquin
R√?¬©serve indienne de Lac-Simon13 Sur 995 personnes, 880 algonquin, 100 fran√?¬ßais, 10 fran√?¬ßais/anglais et 10 autres14 88,4 %
√?¬?tablissement am√?¬©rindien
de Kitcisakik
(Grand-Lac-Victoria)15
Sur 219 personnes, 185 algonquin et 34 fran√?¬ßais 84,4 %
R√?¬©serve indienne de Pikogan
(Village-Pikogan)16
Sur 430 personnes, 290 algonquin, 65 fran√?¬ßais et 65 anglais-fran√?¬ßais 67,4 %
R√?¬©serve indienne de Kitigan Zibi
(Maniwaki)17
Sur 1050 personnes, 370 algonquin, 375 anglais, 15 fran√?¬ßais et 280 anglais-fran√?¬ßais 35,2 %
R√?¬©serve de Winneway18 Sur 154 personnes, 35 algonquin, 110 anglais et 9 anglais-fran√?¬ßais 22,7 %
R√?¬©serve indienne de Pikw√?¬†kanag√?¬†n
(Golden Lake)19
Sur 405 personnes, 45 algonquin, 340 anglais et 20 anglais-fran√?¬ßais
En Ontario il y a 65 locuteurs dont 45 dans la r√?¬©serve
11,1 %
R√?¬©serve indienne de Kebaowek20 Sur 242 personnes, 20 algonquin, 207 anglais et 15 fran√?¬ßais 8,2 %
R√?¬©serve indienne de Timiskaming (T√?¬©miscamingue)21 Sur 490 personnes, 30 algonquin, 245 anglais et 215 anglais-fran√?¬ßais 6,1 %
R√?¬©serve indienne de Lac-Rapide22 Sur 218 personnes. Aucune donn√?¬©e sur le nombre de locuteurs  ?
√?¬?tablissement am√?¬©rindien
de Hunter's Point23
Sur 5 personnes. Aucune donn√?¬©e sur le nombre de locuteurs  ?

Place de l'algonquin | modifier le code

Place de l'algonquin dans la famille des langues ojibw√?¬©es (ojibway en anglais):

Langue Canada √?¬?tats-Unis Total (locuteurs) Population ethnique totale
Algonquin 2 680 0 2 680 8 26624
Oji-Cri 12 600 0 12 600 12 600
Ojibway 32 460 13 838 46 298 219 711
Ottawa 7 128 872 8 000 60 000
Potawatomi 30 998 1 028 25 000
Total (Par pays) 54 898 15 708 70 606 325 577

√?¬?ducation | modifier le code

Nombre d'√?¬©tudiants scolaris√?¬©s selon les r√?¬©serves ou √?¬©tablissements.

R√?¬©serves25 Nom des √?¬©coles √?¬?cole de bande √?¬?cole provinciale √?¬?cole priv√?¬©e √?¬?cole f√?¬©d√?¬©rale C√?¬©gep / Universit√?¬© Total Population √?¬©tudiante potentielle √?¬Ęg√?¬©e entre 5 et 24 ans
Hunter's point Aucune √?¬©cole sur le territoire n.d. n.d. n.d. n.d. 17 n.d. 83
Lac-Simon √?¬?cole Migwam 130 42 0 3 18 193 465
Lac-Rapide Rapid Lake School 121 48 0 0 n.d. 169 271
Kipawa Aucune √?¬©cole sur le territoire 1 53 0 0 29 83 174
Kitcisakik Aucune √?¬©cole sur le territoire 0 145 0 0 4 150 191
Kitigan Zibi Paginawatig School (pr√?¬©scolaire)
Kitigan Zibi School (primaire, secondaire I √?¬† V)
186 48 0 0 n.d. 234 705
Lac-Simon √?¬?cole Amik-Wiche 421 0 0 0 31 452 632
Timiskaming Kiwetin School (pr√?¬©scolaire, primaire) 85 101 0 0 67 253 462
Winneway Amo Ososwan School (pr√?¬©scolaire, primaire, secondaire I √?¬† V) 86 8 0 0 32 126 275
Pikw√?¬†kanag√?¬†n19  ? 70 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. 145

Histoire de l'algonquin | modifier le code

Distribution de l'Anishinaabemowin vers 1800
Panneau en langue algonquine dans la r√?¬©serve faunique La V√?¬©rendrye
Le cosmos en Anishinaabe

Hi√?¬©roglyphes ojibw√?¬©s | modifier le code

Peu de choses sont connues en ce qui concerne les "hi√?¬©roglyphes" ojibw√?¬©s. Similaire √?¬† l'√?¬©criture hi√?¬©roglyphique des Micmacs, il existe des p√?¬©troglyphes ou Kinomagewapkong en ojibw√?¬© qui signifie √?¬ę la roche qui enseigne √?¬Ľ, et des Wiigwaasabak, soit des dessins r√?¬©alis√?¬©s sur des √?¬©corces de bouleau qui parlent de Midewiwin ou chamanisme.

Dans la n√?¬©gociation de trait√?¬©s avec les Britanniques ou les Fran√?¬ßais, les signatures des chefs √?¬©taient marqu√?¬©es souvent par un simple √?¬ę X √?¬Ľ, et, par la suite, ces derniers utilisaient des caract√?¬®res √?¬ę hi√?¬©roglyphiques √?¬Ľ ojibw√?¬©s repr√?¬©sentant entre autres leur Doodem.

Aujourd'hui, les artistes ojibw√?¬©s int√?¬®grent des motifs commun√?¬©ment trouv√?¬©s dans les √?¬ę hi√?¬©roglyphes √?¬Ľ ojibw√?¬©s afin d'inculquer une √?¬ę fiert√?¬© autochtone √?¬Ľ (Native Pride).

On pense que plusieurs anciens connaissent encore la signification d'un grand nombre de ces hi√?¬©roglyphes, mais que leur contenu est consid√?¬©r√?¬© comme sacr√?¬©. D√?¬®s lors, tr√?¬®s peu d'informations ont √?¬©t√?¬© r√?¬©v√?¬©l√?¬©es. En Ontario, proche des Algonquins de Pikw√?¬†kanag√?¬†n, au nord-est de Peterborough se trouve le √?¬ę Petroglyphs Provincial Park √?¬Ľ 26. Quelque 900 p√?¬©troglyphes et d'importantes concentrations de gravures cisel√?¬©es il y a des centaines d√ʬ?¬?ann√?¬©es s'y trouvent. Il y a entre autres des repr√?¬©sentations de tortues, serpents, oiseaux et humains.

Phonologie | modifier le code

√?¬? part quelques exceptions, les caract√?¬®res algonquins se prononcent comme en fran√?¬ßais, c'est-√?¬†-dire qu'il n'y a pas de quiescentes27 ni de muettes28.

Consonnes | modifier le code

Tous les sons des voyelles et consonnes sont repr√?¬©sent√?¬©s ci-dessous29 :
Lettres a √?¬† b ch d dj e √?¬® f g h i √?¬¨ j k l
API [√?¬?] [√?¬?√?¬ź] [b] [√?¬ß] [d] [√?¬§] [e~√?¬?] [e√?¬ź] [g] [h~√?¬?] [I] [i√?¬ź] [√?¬?] [k√?¬į~k]
Lettres m n o √?¬≤ p q r s sh t u v w/√?¬£ x y z
API [m] [n] [√?¬?] [o√?¬ź] [p√?¬į~p] [s] [√?¬?] [t√?¬į~t] [w] [j] [z]

Le c se prononce comme un ch en fran√?¬ßais ou un sh en anglais

Le 8 ou plut√?¬īt √?¬£ dans l'alphabet algonquin est utilis√?¬©e pour transcrire le son [u] et a une valeur phon√?¬©tique √?¬©quivalente au W anglais (exemple: water)

Le g est comme un ghimel h√?¬©bra√?¬Įque et comme un gamma grec9.

Le n est nasal √?¬† la fin d'une syllabe dont le mot n'est pas termin√?¬© ou suivi d'une voyelle mais √?¬† la fin d'un mot, le n n'est pas nasal

  Bilabiale Alv√?¬©olaire Post-alv√?¬©olaire V√?¬©lar Glottale
Occlusive Voisement   b  [b]   d  [d]     g  [g]  
Sans voisement   p  [p]   t  [t]     k  [k]  
aspiration   p  [p√?¬į]   t  [t√?¬į]     k  [k√?¬į]  
Affriqu√?¬©e voisement       dj  [√?¬§]    
sans voisement       tc√?¬Ļ  [√?¬ß]    
Fricative voisement     z  [z]   j  [√?¬?]    
sans voisement     s  [s]   c√?¬Ļ  [√?¬?]     h  [h]
Nasale     m  [m]   n  [n]      
Spirante     w  [w]   y  [j]      

Aspiration et allophonie | modifier le code

Les consonnes p, t et k sont non aspir√?¬©es quand elles sont prononc√?¬©es entre deux voyelles ou apr√?¬®s un m ou un n. Vous pouvez entendre des consonnes non aspir√?¬©es en fran√?¬ßais apr√?¬®s la lettre s, tels que le √?¬ę t √?¬Ľ dans stade ou le √?¬ę k √?¬Ľ dans skate. Si vous mettez vos doigts devant la bouche pendant que vous prononcez kate et skate, vous verrez qu'il n'y a aucun souffle d'air car vous prononcez le √?¬ę k √?¬Ľ non aspir√?¬© dans skate.

Ainsi k√?¬¨jig (jour) est prononc√?¬© [k√?¬įi√?¬ź√?¬?√?¬™g], mais anok√?¬¨ k√?¬¨jig (journ√?¬©e de travail) est prononc√?¬© [√?¬?noki√?¬ź ki√?¬ź√?¬?√?¬™g]29.

[h] peut-√?¬™tre prononc√?¬© comme ceci: [h] ou [√?¬?].

Voyelles | modifier le code

courtes
  • a [√?¬?]
  • e [e] or [√?¬?]
  • i [√?¬™]
  • o or u [√?¬?]
longues
  • √?¬† (aussi √?¬° ou aa) [a√?¬ź]
  • √?¬® (aussi √?¬© ou ee) [e√?¬ź]
  • √?¬¨ (aussi √?¬≠ ou ii) [i√?¬ź]
  • √?¬≤ (aussi √?¬≥ ou oo) [o√?¬ź]

Diphtongues | modifier le code

Ce calendrier algonquin de 1871 a "√?¬£abikoni kisis" qui s'√?¬©crit aujourd'hui w√?¬†bigon√?¬¨-g√?¬¨zis ("Mai").
Tous les sons des diphtongues
Lettres aw ay ew ey iw ow
API [aw] [aj] [ew] [ej] [iw] [ow]

Voyelles nasales | modifier le code

L'algonquin a des voyelles nasales, mais il y a des variantes allophoniques (semblables aux voyelles anglaises qui sont parfois nasales avant le m et le n). En l'algonquin, les voyelles deviennent automatiquement nasales avant nd, ng, nj ou nz. Par exemple, k√?¬¨g√?¬≤nz est prononc√?¬© [k√?¬įi√?¬ź√?¬°√?¬Ķ√?¬źz], pas [k√?¬įi√?¬ź√?¬°o√?¬źnz]29.

Accent tonique | modifier le code

L'accent tonique en algonquin est r√?¬©gulier, mais peut poser quelques difficult√?¬©s. Si on divise chaque mot en pieds √?¬Įambiques (un pied compos√?¬© d√ʬ?¬?une syllabe br√?¬®ve suivie d√ʬ?¬?une longue), comptant de longues voyelles (√?¬†, √?¬®, √?¬¨, √?¬≤) comme pied entier, alors l'accent tonique est habituellement sur la syllabe forte du tiers du dernier pied, ce qui, dans les mots qui sont cinq syllabes ou moins, en pratique se traduit habituellement √?¬† la premi√?¬®re syllabe (s'il a une longue voyelle) ou la deuxi√?¬®me syllabe (s'il n'en a pas). Alors les syllabes fortes de chacun des autres pieds ont un second accent tonique. Par exemple: ni-√?¬°bi, √?¬°s√?¬¨-√?¬?bi, mi-√?¬°ki-√?¬?zi, √?¬°n√?¬†-no-√?¬?mi-da-√?¬?na29.

Particularit√?¬©s et usages coutumiers | modifier le code

Le droit de propri√?¬©t√?¬© n'existe pas chez les Algonquins, mis √?¬† part les objets personnels et religieux. Donc si un orignal √?¬©tait tu√?¬©, la peau tann√?¬©e par la suite √?¬©tait donn√?¬©e aux plus n√?¬©cessiteux. Cela ne s'appelait pas de la charit√?¬© mais plut√?¬īt du partage et la joie la plus grande pour un Algonquin est de pouvoir √?¬ę donner √?¬Ľ. Par cons√?¬©quent le mot √?¬ę merci √?¬Ľ ne sert pas √?¬† celui qui re√?¬ßoit la peau de l'orignal, mais √?¬† celui qui le donne √?¬† condition que le receveur l'accepte.

Grammaire | modifier le code

La grammaire algonquine comprend neuf parties.

Nom | modifier le code

Classement des noms | modifier le code

Les substantifs, g√?¬©n√?¬©ralement des mots, se classent selon que le sujet est du genre anim√?¬© ou inanim√?¬©.

  • Le genre anim√?¬© concerne toutes les vies animales ou ce qui a de l'importance au yeux des Algonquins. Quelques exemples: un homme, un orignal, des arbres, certains fruits, le tonnerre, la glace, la neige, les astres, les peaux, les pipes5.
  • Le genre inanim√?¬© est tout ce qui n'a pas de vie et peu d'importance aux yeux des Algonquins. Quelques exemples: un avion, un ch√?¬Ęteau, un canon. Un arc et un aviron ont le privil√?¬®ge de faire partie du premier genre.

Nombre dans les noms | modifier le code

Les substantifs ont trois nombres soit le singulier, le pluriel exclusif et le pluriel inclusif

  • Pluriel exclusif dont le substantif se rapporte √?¬† la premi√?¬®re et la troisi√?¬®me personne et exclut la deuxi√?¬®me personne.

- Notre wigwam (√?¬† lui et √?¬† moi)

  • Pluriel inclusif dont le substantif se rapporte √?¬† la deuxi√?¬®me personne et inclut la premi√?¬®re ou la troisi√?¬®me personne

- Notre wigwam (√?¬† vous et √?¬† nous / √?¬† vous et √?¬† eux)

Diff√?¬©rents cas dans les noms | modifier le code

  • Le nominatif, √?¬©gale au sujet en fran√?¬ßais,
  • Le vocatif est le nom qui d√?¬©signe la personne √?¬† qui l√ʬ?¬?on s√ʬ?¬?adresse est dans le cas d'un substantif au singulier toujours le m√?¬™me mais au pluriel, il se termine par tok, otok, itok.
  • L'obviation est un syst√?¬®me pronominal qui utilise les distinctions classiques. Trois personnes (1re, 2√?¬®me, 3√?¬®me) plus une 3√?¬®me personne obviative, deux nombres (singulier, pluriel), la distinction entre anim√?¬© et inanim√?¬©, et deux types de 1re personne du pluriel (inclusive et exclusive).
Vocatif singulier5 Vocatif pluriel Fran√?¬ßais
ockinawe ockinawetok jeune homme
amik amikotok castor
monz30 monzotok orignal
nidjanis nidjanisitok enfant

La 3√?¬®me personne obviative est un raffinement qui s'applique √?¬† une personne qui ne constitue pas le centre d'int√?¬©r√?¬™t principal. Quand deux personnes ou plus sont concern√?¬©es par une expression, l'une d'entre elles prend l'√?¬©tat obviatif. S'il s'agit d'un nom d'animal, il sera compl√?¬©t√?¬© par un suffixe obviatif, habituellement -n, -an ou -on s'il est termin√?¬© par une voyelle, par g, k, z ou une autre consonne. Les verbes enregistrent toujours la pr√?¬©sence des participants obviatifs, m√?¬™me s'ils ne sont pas pr√?¬©sents dans la phrase en tant que noms.

Exemple: √?¬ę Jean aime Marie, le fils de Steve √?¬Ľ o√?¬Ļ Jean et Steve au nominatif et Marie et fils √?¬† l'obviatif.

  • Le surobviatif est la rencontre de trois troisi√?¬®mes personnes et marqu√?¬© par -ni, -oni, -ini suivant la terminaison du substantif.
  • Le possessif est un cas d'un adjectif possessif joint d'un substantif qui d√?¬©cline ou se conjugue

ni : mon, ma, mes, notre, nos ; ki : ton, ta, tes, vos, votre et notre, nos inclusif ; o, wi : son, sa, ses, leur, leurs

  • Le locatif est un cas exprimant la localisation dans l'espace comme les pr√?¬©positions en fran√?¬ßais √?¬ę √?¬† √?¬Ľ, √?¬ę de √?¬Ľ, √?¬ę en √?¬Ľ, √?¬ę dans √?¬Ľ et √?¬ę sur √?¬Ľ. On ajoute au substantif -ng, -ing ou -ong mais il est ajout√?¬© en fonction de la signification du verbe.
Substantif5 Fran√?¬ßais Locatif Fran√?¬ßais Possessif Fran√?¬ßais
nipi eau niping dans l'eau wi nipim son eau
akik chaudi√?¬®re akikong dans la chaudi√?¬®re ki akikom ta chaudi√?¬®re
asin pierre asining sur la pierre ni asinim ma pierre

Lorsque les pr√?¬©positions sont form√?¬©es de compos√?¬©s d√?¬©tach√?¬©s, on les appelle des locutions pr√?¬©positives: √?¬ę √?¬? cause de √?¬Ľ, √?¬ę √?¬† c√?¬īt√?¬© de √?¬Ľ, √?¬ę √?¬† cause de √?¬Ľ, √?¬ę ainsi que √?¬Ľ et autres et se rendent en faisant accompagner le verbe du substantif mis au locatif (√?¬™tre habill√?¬© en homme; vivre en animal5).

  • Le d√?¬©t√?¬©rioratif se forme avec l'ajout de c, oc ou ic suivant la terminaison du substantif.
  • L'ultra-d√?¬©t√?¬©rioratif se forme avec l'ajout de ic au d√?¬©terioratif.
  • Le diminutif
Substantif5 Fran√?¬ßais D√?¬©t√?¬©rioratif Ultra-d√?¬©t√?¬©rioratif D√?¬©t√?¬©rioratif (Ultra-d√?¬©t√?¬©rioratif)
nipi eau nipic nipicic (tr√?¬®s) m√?¬©chante eau
amik castor amikoc amikocic (tr√?¬®s) m√?¬©chant castor
tesapiwagan si√?¬®ge tesapiwaganic tesapiwaganicic si√?¬®ge (vraiment) bon √?¬† rien
  • L'investigatif ou outil interrogatif est une cat√?¬©gorie de mot-outil servant √?¬† marquer une phrase interrogative. En effet le substantif est pr√?¬©c√?¬©d√?¬© de nen au singulier ou nenak pour le pluriel et qui correspondent aux particules interrogatives √?¬ę qui, quel, quelle, quels, quelles √?¬Ľ.
  • Le dubitatif ou le doute dans une conversation se formule par l'ajout de tok au substantif. Exemple: makwa, makwatok: ours, c'est peut-√?¬™tre un ours
  • Le pass√?¬© √?¬©loign√?¬© exprime une personne ou une chose dont nous parlons est d'une √?¬©poque soit ant√?¬©rieure, soit inconnue ou soit qui n'est pas contemporaine (zapiegoban : le Xavier d'autrefois, que je n'ai jamais connu, dont j'ai perdu le souvenir). On ajoute -goban √?¬† la terminaison du nom.
  • Le pass√?¬© prochain exprime une personne ou une chose qui n'existe plus (zapieban : le d√?¬©funt Xavier) ou n'a plus de rapport avec nous (ni mokomaniban : mon couteau d'autrefois). On ajoute -ban √?¬† la terminaison du nom.

Adjectif | modifier le code

L'algonquin poss√?¬®de cinq sortes d'adjectifs

Le qualificatif | modifier le code

Il y a tr√?¬®s peu d'adjectifs qualificatifs et en voici la liste √?¬† peu pr√?¬®s compl√?¬®te. Le faible nombre d'adjectifs qualificatifs est compens√?¬© par une quantit√?¬© prodigieuse de verbes

Algonquin Fran√?¬ßais Algonquin Fran√?¬ßais
mino bon maia principal
matci mauvais maiak √?¬©tranger
mici gros maiata bl√?¬Ęmable
kitci / kije grand ocki neuf
kwenate joli kete ancien
inin vrai ou par excellence picicik sec ou pur ou ans m√?¬©lange
nicike Seul

Ind√?¬©fini | modifier le code

Les adjectifs ind√?¬©finis sont neningo / mecagwan chaque ; kotak autre ; kakina tout, toute, tous, toutes ; nibina quelques.

Num√?¬©ral | modifier le code

L'adjectif num√?¬©ral est double comme en fran√?¬ßais, avec l'ordinal qui exprime un ordre, un classement et le cardinal qui exprime une quantit√?¬©.

L'adjectif cardinal est originairement compos√?¬© de sept mots racines. En fait ce sont les cinq doigts de la main qui sont √?¬† la base du calcul9. Les cinq premiers mot ningot, nijo, niso, neo, nano proviennent la m√?¬™me racine du mot nindj qui signifie √?¬ę main √?¬Ľ. Tous les autres nombres sont compos√?¬©s de ces racines.

Algonquin Fran√?¬ßais Algonquin Fran√?¬ßais Suivi d'un nom de mesure
Mois, jours, √?¬©t√?¬©...etc
Exemple
p√?¬©jik un nitam premier ningot31 / ningoto ou ningo32 Ni nitamicin, ni pejik / Je suis premier, je suis seul
nijin deux eko nijin deuxi√?¬®me nijo33 Nijimin / Nous sommes deux
nisw√?¬© trois eko nisw√?¬© troisi√?¬®me niso Nis√?¬£i anicinabek, nisominak34 √?¬£abiminak / Trois hommes, trois pommes
niwin quatre eko niwin quatri√?¬®me neo35 Ne√?¬£inanaban, tagon eko ne√?¬£ing / Nous √?¬©tions quatre, c'est la quatri√?¬®me chose
n√?¬†nan cinq eko n√?¬†nan cinqui√?¬®me nano Nanan kikinoamage√?¬£inini√?¬£ak, nano pipon / Cinq professeurs, cinq ans
cangasw√?¬© neuf eko cangasw√?¬© neuvi√?¬®me cangaso
mitasw√?¬© dix eko mitasw√?¬© dixi√?¬®me mitaso

Pour les chiffre 6 (1+5) nigotdasw√?¬©; 7 (2+5) nijwasw√?¬©; 8 nianiniwin. On a ajout√?¬© -dasw√?¬© aux racines de 1 (nigot), 2 (nijin). Suivi d'un nom de mesure, -dasw√?¬© se change en aso.

De 11 √?¬† 19, on compte comme ceci: 15 = dix avec cinq = mitasw√?¬© acitc nanan ou mitaso (nom de mesure) acitc nanan.

20 est nijotana soit la contraction de nijin et mitana soit √?¬ę deux dizaines √?¬Ľ.

De 30 √?¬† 100, on continue √?¬† compter en dizaine, soit 30 (nisomitana), 40 (nimitano), 50 (nano mitana), 60 (ningotwaso mitana) ... etc 100 (mitaso mitana).

De 200 √?¬† 1000, on dit 200, deux fois dix dizaine soit nijin mitaso mitana.

Pour 1000, on dit √?¬ę la grande dizaine de dizaines √?¬Ľ soit kitci mitaso mitana. Mais l'utilisation de √?¬ę mille √?¬Ľ en fran√?¬ßais est plus courante et a donn√?¬© une forme algonquine avec min. Donc il est plus facile de dire 100 000 avec mitaso mitana min.

Exemple 1868: ningotin kitci mitaso mitana acitc nic√?¬£asin mitaso mitana acitc ningot√?¬£aso mitana acitc nic√?¬£as√?¬£i.

Pronoms | modifier le code

Il existe six sous-cat√?¬©gories de pronoms compar√?¬©es √?¬† huit sous-cat√?¬©gories en fran√?¬ßais. Il n'y a pas de pronom num√?¬©ral et quantitatif en algonquin.

  • les pronoms personnels sont de deux sortes et soit une cat√?¬©gorie de pronom servant √?¬† d√?¬©signer les trois types de personnes grammaticales (je, tu, il), soit des pronoms personnels isol√?¬©es qui sont s√?¬©par√?¬©s du verbe par un pr√?¬©fixe et agissent parfois comme des pronoms possessifs.
    • ni : je, nous, mon, ma, mes, notre, nos.
    • ki : tu, vous, ton, ta, tes, votre, vos et nous, notre nos sont inclusifs.
    • o, ot, we : son, sa, il, ils, elle, elles.
ch√?¬¨m√?¬†n un bateau
nich√?¬¨m√?¬†n mon bateau
kich√?¬¨m√?¬†n ton bateau
och√?¬¨m√?¬†n son bateau
  • Pronom possessif
    • min : moi, le mien, la mienne, les miennes, les miens.
    • kin : toi, le tien, la tienne, les tiens, les tiennes.
    • win : lui, elle, le sien, la sienne, les siens, les siennes.
    • ninawint : nous autres, le n√?¬ītre, la n√?¬ītre, les n√?¬ītres.
    • kinawint : nous autres (inclusif), le n√?¬ītre, la n√?¬ītre, les n√?¬ītres.
    • kinawa : vous autres, le v√?¬ītre, la v√?¬ītre, les v√?¬ītres.
    • winawa : neux, elles, le leur, les leurs
  • Pronom d√?¬©monstratif sont utilis√?¬©s comme pronoms et adjectifs selon le genre anim√?¬© ou inanim√?¬©.
  • Anim√?¬©:
    • aam  : celui-ci, celle-ci.
    • iaam : celui-l√?¬†, celle-l√?¬†.
    • okom : ceux-ci, celles-ci.
  • Inanim√?¬© :
    • oom  : celui-ci, celle-ci, ceci.
    • iim : celui-l√?¬†, celle-l√?¬†.
    • onom : ceux-ci, celles-ci.
    • inim  : ceux-l√?¬†, celles-l√?¬†.

Dans les expressions suivantes, le pronom d√?¬©monstratif est toujours employ√?¬© avec ou sans le nom: ces hommes-ci, ceux-ci, cette ferme-l√?¬†, cela.

  • Pronom ind√?¬©fini qui repr√?¬©sentent un √?¬©l√?¬©ment (soit de nature textuelle ou phrastique, soit de nature r√?¬©f√?¬©rentielle) au caract√?¬®re incertain, impr√?¬©cis, vague. Ils ressemblent aux adjectifs du m√?¬™me nom.
    • awiia, awiiak : quelqu'un.
    • keko : quelque chose.
    • awekwen : quiconque.
    • wekotokwen : n'importe quoi.
    • nibina : beaucoup.
    • nanint : quelques-uns.
    • kakina : tous, toutes, tout.
    • pejik : l'un.
    • kotak : l'autre.
    • pepejik : un √?¬† un, un √?¬† chacun.
  • Pronom relatif qui est simplement ka et qui correspond √?¬† : qui, que, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, duquel, desquels, desquelles et dont.
  • Pronom interrogatif est une vari√?¬©t√?¬© d'outil interrogatif. Il s'agit principalement des pronoms √?¬ę quel √?¬Ľ (ainsi que ses flexions √?¬ę quelle, quels, quelles √?¬Ľ), √?¬ę lequel √?¬Ľ (ainsi que ses flexions √?¬ę laquelle, auquel, duquel... √?¬Ľ), √?¬ę qui, que, quoi √?¬Ľ et √?¬ę o√?¬Ļ √?¬Ľ. Ils sont comme des d√?¬©monstratifs, en m√?¬™me temps pronoms et adjectifs.
  • au singulier :
    • awenen : qui, quel, quelle, lequel, laquelle pour le genre anim√?¬©
    • wekonen : quoi, quel, quelle, lequel, laquelle pour le genre inanim√?¬©.
  • Au pluriel :
    • awenenak : qui, quels, quelles, lesquels, lesquelles pour le genre anim√?¬©.
    • wekonenan : quels, quelles, lesquels, lesquelles pour le genre inanim√?¬©.
  • Le dubitatif :
    • awekwenitok : qui?
    • wekotokwenitok : quoi?

Pr√?¬©position | modifier le code

Adverbe | modifier le code

Verbe | modifier le code

Particule verbale | modifier le code

Conjonction | modifier le code

Interjection | modifier le code

Diff√?¬©rences dialectales | modifier le code

Voici quelques comparaisons entre l'ojibw√?¬©, l'outaouais et l'algonquin. Ces trois dialectes sont contigus.

Fran√?¬ßais Algonquin Outaouais Ojibw√?¬©
Blanc W√?¬†b√?¬† Waabshki Waabishki
Partir M√?¬†dj√?¬† ou Nagad√?¬†n Maajaa ou Ngazh Maajaa ou Nagazh
Un Pejig Bezhig Bezhig
Lune Tibik-k√?¬¨zis Dbik-Giizis Dibik-Giizis
Noir Makadew√?¬† Mkade Makade

Comparaison avec d'autres langues algonquiennes

Le mot Femme dans diff√?¬©rentes langues algonquiennes
Langue Fran√?¬ßais Ab√?¬©naqui L√?¬©nape Mal√?¬©cite Micmac Munsee
Mot Femme Behanem Xkwe Ehpit √?¬?pit Oxkw√?¬©ew
Langue Atikamekw Cri Miami-illinois Kickapoo Innu-aimun Naskapi
Mot Iskwew Iskwew Mitemohsa Ihkweea Ishkueu Iskwaaw
Langue Algonquin Ojibw√?¬© Potawatomi Sauk Shawnee Arapaho
Mot Ikwe Ikwe Kw√?¬© Ihkw√?¬™wa Kweewa Hisei
Langue Gros-Ventre Pied-noir Cheyenne Wiyot Yurok
Mot Ii3ei Aak√?¬≠√?¬≠wa H√?¬©'e Kab√?¬ļ√?¬ć Wenchokws

Notes et r√?¬©f√?¬©rences | modifier le code

  1. √ʬ?¬? (en) Languagegeek (site d√?¬©di√?¬© √?¬† la promotion des langues am√?¬©rindiennes, et sp√?¬©cialement √?¬† leur utilisation sur Internet)
  2. √ʬ?¬? Statistique Canada Connaissance de diverses langues (147), groupes d'√?¬Ęge (17A) et sexe (3) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les r√?¬©gions m√?¬©tropolitaines de recensement et les agglom√?¬©rations de recensement, Recensement de 2006 - Donn√?¬©es-√?¬©chantillon (20 %)
  3. √ʬ?¬? Recensement 2001 sur Statistique Canada : Connaissance de diverses langues (126), sexe (3) et groupes d'√?¬Ęge (15) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les r√?¬©gions
  4. √ʬ?¬? Traduction: √?¬ę J√ʬ?¬?aime son fils √?¬Ľ
  5. √ʬ?¬? a, b, c, d, e, f et g G. Lemoine, Pr√?¬™tre O.M.I., Dictionnaire fran√?¬ßais-algonquin, Chicoutimi, Imprimeur G. Delisle, Bureau de journal √?¬ę Le travailleur √?¬Ľ, 1909 (Conf√?¬©rence au Congr√?¬®s des Am√?¬©ricanistes √?¬† Qu√?¬©bec le 10 septembre 1906). Le p√?¬®re oblat Georges Lemoine (1860-1912) est l√ʬ?¬?auteur de plusieurs ouvrages, notamment le Dictionnaire fran√?¬ßais-montagnais (1901), une Histoire sainte en montagnais, et un Dictionnaire fran√?¬ßais-algonquin (1909).
  6. √ʬ?¬? Lexique de la langue algonquine; traduction: √?¬ę Une femme essuya la face de notre Seigneur √?¬Ľ
  7. √ʬ?¬? Le nom de l'√?¬?tat vient de l'algonquin √?¬ę guerriers, hommes courageux √?¬Ľ
  8. √ʬ?¬? Collections of the Maine Historical Society, Maine Historical Society, 1859
  9. √ʬ?¬? a, b et c √?¬?tudes philologiques sur quelques langues sauvages de l'Am√?¬©rique de Jean Andr√?¬© Cuoq. Montr√?¬©al. Dawson Brothers. 1866
  10. √ʬ?¬? Indicateurs des langues autochtones des membres des Premi√?¬®res nations, Canada, 2001 et 2006
  11. √ʬ?¬? Les donn√?¬©es ont √?¬©t√?¬© rajust√?¬©es pour tenir compte des r√?¬©serves partiellement d√?¬©nombr√?¬©es en 2001 et 2006
  12. √ʬ?¬? Commission de toponymie du Qu√?¬©bec √?¬?tablissements am√?¬©rindiens et inuits
  13. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Lac-Simon
  14. √ʬ?¬? Connaissance d'une ou de plusieurs langues autochtones. Inclut les r√?¬©ponses uniques et multiples.
  15. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Kitcisakik
  16. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Pikogan
  17. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Kitigan Zibi
  18. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Winneway
  19. √ʬ?¬? a et b Profils de la population autochtone du recensement de 2001 Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Pikwakanagan (Golden Lake 39)
  20. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Kebaowek
  21. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Timiskaming
  22. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Lac-Rapide
  23. √ʬ?¬? Statistique Canada Profils de la population autochtone du recensement de 2001. Voici les r√?¬©sultats de la recherche de Hunter's Point
  24. √ʬ?¬? Chiffre de 1998
  25. √ʬ?¬? Guide des collectivit√?¬©s indiennes et Innuites du Qu√?¬©bec en 2003
  26. √ʬ?¬? (en) Ontarioparks.com. Site du √?¬ę Petroglyphs Provincial Park √?¬Ľ.
  27. √ʬ?¬? Grammaire h√?¬©bra√?¬Įque se dit des lettres qui ne se prononcent pas.
  28. √ʬ?¬? Listes de lettres muettes
  29. √ʬ?¬? a, b, c et d (en) Algonquin Pronunciation and Spelling Guide de Laura Redish & Lewis Orrin
  30. √ʬ?¬? Le mot √?¬ę Moose √?¬Ľ qui signifie orignal en anglais, a une origine √?¬©tymologique algonquine
  31. √ʬ?¬? Devant une voyelle
  32. √ʬ?¬? Devant une consonne
  33. √ʬ?¬? Sauf devant une voyelle √?¬ę O √?¬Ľ comme : nij okoneia√?¬£ (deux bouch√?¬©es)
  34. √ʬ?¬? Pour les noms de fruit il faut mettre -min et -ak au pluriel quand le chiffre est plus grand qu'un. nisominak √?¬£abiminak
  35. √ʬ?¬? Mais il y a des exceptions comme: ne√?¬£ abik (quatre piastres) ne√?¬£ obotei (quatre pintes), ne√?¬£ kisis (quatre mois)

Bibliographie | modifier le code

  • Christian Artuso, noogom gaa-izhi-anishinaabemonaaniwag: Generational Diff√?¬©rence in Algonquin, Winnipeg, The University of Manitoba Press.,√ʬ?¬? 1998
  • Jean Andr√?¬© Cuoq, √?¬?tudes philologiques sur quelques langues sauvages de l'Am√?¬©rique, Montr√?¬©al, Dawson.,√ʬ?¬? 1866
  • Jean Andr√?¬© Cuoq, Lexique de la Langue Algonquine, Montr√?¬©al, J. Chapleau & Fils.,√ʬ?¬? 1886
  • Jean Andr√?¬© Cuoq, Grammaire de la Langue Algonquine,√ʬ?¬? 1891?
  • Marianne Mithun, The Langages of Native North America. Cambridge Langage Surveys, Cambridge, Cambridge University Press.,√ʬ?¬? 1999
  • Ernest Mcgregor, Algonquin Lexicon, Maniwaki, QC, Kitigan Zibi Education Council.,√ʬ?¬? 1994
  • Patricia M Ningewance, An Ojibwe text anthology. John D. Nichols, ed., London, Ont., Centre for Research and Teaching of Canadian Native Langages, University of Western Ontario,√ʬ?¬? 1988
  • Richard A Rhodes, Eastern Ojibwa√ʬ?¬?Chippewa√ʬ?¬?Ottawa Dictionary, New York, Mouton de Gruyter. PM853.R48 1993,√ʬ?¬? 1993 (ISBN 3-11-013749-6)
  • Cecilia Sugarhead, √°¬?¬?√°¬?¬?√°¬?¬?√°¬ź¬£ / Ninoontaan - I can hear it : Ojibwe stories from Lansdowne House, Winnipeg, Algonquian and Iroquoian Linguistics. Translated and with a glossary by John O'Meara,√ʬ?¬? 1996
  • Jerry R Valentine, Ojibwe Dialect Relations : Dissertation from the University of Texas, Austin. PM852.V35,√ʬ?¬? 1994

Articles connexes | modifier le code

Liens externes | modifier le code